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 Dans le creux de tes mains ▬ Violet.

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↳ Date d'inscription : 25/11/2015
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↳ Opinion Politique : Il ne supporte ni la politique actuelle, ni la résistance
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MessageSujet: Dans le creux de tes mains ▬ Violet.   Lun 21 Déc - 6:10



dans le creux de tes mains

 
The price of freedom


Je me lève et la nuit tombe déjà. Les derniers jours ont été difficiles. Je me bats bien plus qu'avant, bien trop. Le souvenir de la nuit chez le docteur Meadow est encore douloureux me laissant un sale goût amer dans la bouche. Je soupire et sors du lit, passant rapidement sous la douche avant de me coller, comme trop souvent, le nez à la fenêtre, rêvant du dehors. C'est étrange cette sensation, j'ai juste à ouvrir la fenêtre mais pourtant tout cela semble si loin. Parfois, j'ai l'impression que la distance entre les étoiles et la Terre et celle entre moi et dehors est la même. C'est comme cette liberté à laquelle j'avais touché puis renoncé. Tout est plus petit depuis, tout est plus oppressant.
L'oiseau en moi se moque, me répétant jour après jour que je n'ai qu'à partir. Il sait que je ne peux pas, il n'y a que lui qui pourrait, mais lui sans moi ça n'existe pas. Pourtant, bien décidé à faire partir ce sentiment d'oppression au moins pour ce soir, je commence à me déshabiller et poser mes vêtements, pliés soigneusement près de la fenêtre. Je verrouille la porte de ma chambre en tournant la serrure. Une fois, deux fois, trois fois. Puis je m'approche de la fenêtre. Demain, c'est un jour de meurtre et si je veux le gérer, je dois m'envoler.

Je dépose finalement mes lunettes en les croisant sur mon sweat usé avant d'ouvrir la fenêtre et de m'envoler. Un de mes derniers souvenirs de vols est celui de ma rencontre avec un alligator. Si cela avait pu paraître déplaisant au premier abord, pourtant la tournure des événements ne m'avait pas laissé indifférent. Je n'étais tout de même pas prêt à revivre ça aujourd'hui, et c'est pour cela qu'au lieu de me diriger vers la verdure je tournais d'un battement d'ailes vers la ville et ses lumières. À défaut de toucher les étoiles je pourrais prétendre de mes yeux d'oiseau que je m'en approche. Comme à mon habitude, je laisse l'opiacé prendre soin des directions, profitant simplement du goût de la liberté et du vent dans mes plumes. On vole bas ce soir, un peu une manière de se dire qu'on ne s'enfuira pas. La liberté surveillée, conditionnée en somme. Mais qu'importe, cela me suffit. Alors que je slalome tranquillement entre les bâtiments, passant des rues délabrées avoisinant ma propre maison, je finis par me retrouver à voler dans un quartier plutôt animé que je connais bien. Passant inaperçu, l'ébène de mes plumes me permet de créer de simples ombres qui n'attirent pas un regard. Et je respire, enfin.

Dans ce brouhaha dont je ne fais pas parti, je me plais à respirer, observer et voler au rythme de la vie des passants. Je virevolte sans penser, passant d'un rire à une conversation bruyante avant d'être brutalement arrêté. Sur le coup, je cherche à voler, me dépêtrer de ce qui me retient sans lui porter un regard et pourtant me voilà retenu. L'animal ayant le dessus je commence à paniquer et d'un mouvement de bec cherche à repérer mon agresseur. Il ne me fallut pas plus d'une seconde pour repérer que c'était un félin. Pas spécialement gros, mais bien trop pour ma forme animale. Cherchant tant bien que mal à me débattre je sentis mon aile gauche se plier dans un craquement douloureux qui me laissa échapper un croassement vif qui, surprenant le chat me laissa m'écarter de ses griffes menaçantes. Se sortir indemne d'un alligator et blessé d'un chaton, c'était un comble. Ne pouvant plus voler, je cherchais du regard une ruelle pour pouvoir me changer et chercher ainsi une alternative à ma condition peu glorieuse de l'instant. Et ce, même si cela impliquait de me retrouver nu en pleine nuit, au moins je pourrais me soigner. Mais c'était sans compter sur le destin.

Celui qui pourrit toujours le semblant de plan que j'essaie d'effectuer. Alors que je sautillais à peine, j'entendais un bruit qui sur le coup ne m'avait pas alarmé mais qui très vite prenait toute la place. Pire que les griffes du chat, je me retrouvais dans les mains du maître. Et si ces dernières semblaient douces et bienveillantes, le fait que je ne sois pas un simple oiseau me semblait compliquer la situation. Pour autant, j'étais bien incapable de lui résister d'une quelconque façon et soyons honnêtes, je souffrais aussi affreusement de la cassure dans mon aile, y aillant laissé quelques plumes. Cherchant à me calmer, je fermais mes yeux d'oiseau et en les rouvrant me trouvait à l'intérieur d'une maison, ou tout du moins d'une pièce. La chaleur enveloppant ma carcasse était réconfortante et rendait la douleur plus supportable. Profitant de l'instant pour respirer un peu, cherchant à garder le sentiment de liberté tant bien que mal, j'en oubliais presque que j'étais chez quelqu'un. D'autant plus, chez quelqu'un que je ne connaissais pas du tout. Revenant à la réalité, j'entendais des bruits, quelqu'un s'agitait sans doute un peu plus loin. C'était le moment. Le moment ou jamais de trouver un échappatoire. Une fenêtre ouverte, une porte accessible. Peu importante.

Tournant la tête et cherchant comme je pouvais, tentant de maîtriser le mélange de douleur et d'adrénaline, alors que je voyais enfin un semblant de solution pointer le bout de son nez, une porte, sans doute facile à rejoindre si je jouais bien mes cartes, elle se voyait obstruée à peine ma réflexion achevée par une jeune femme.

Décidément. Elle était belle, et semblait douce. Ne déterminant pas bien ce qu'elle avait dans les mains je choisissais de me reposer un petit instant. Elle finirait bien par me laisser, et je pourrais m'en aller. Il fallait être patient, encore un peu. Rester calme, et si possible laisser la douleur se calmer un peu.

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Dernière édition par Axl N. Hartley le Mar 12 Avr - 8:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dans le creux de tes mains ▬ Violet.   Ven 25 Déc - 22:22

Violet avait un jour de congé. Ce qui était extrêmement rare, et elle comptait bien en profiter pour se reposer. Enfin, pour faire aussi tout ce qu'elle ne faisait pas en général. Par exemple, racheter un pantalon supplémentaire. Elle n'était pas le genre de femmes à dépenser énormément en vêtements. Mais, elle avait irrémédiablement tâcher l'un de ses pantalons en glissant dans une flaque de sang frais à l'hôpital. Il s'agissait de petits accidents qui arrivaient de temps à autres. Même si en général, elle était assez douée pour éviter les flaques de sang. Disons qu'elle n'en était pas à son premier pantalon gâché et qu'à force de chute, elle avait appris de son expérience. Mais, il faut croire que cela n'avait pas suffit et sa maladresse naturelle avait finalement repris le dessus, une fois de plus. Ce n'était pas comme si la jeune femme ne faisait pas attention, il y avait simplement des fois où elle oubliait de regarder où elle mettait les pieds, ou bien ce que faisaient ses mains. Bref, ce genre d'accidents lui arrivaient souvent. En se réveillant ce matin-là, elle s'était dis qu'un peu de shopping, pour une fois ne lui ferait pas de mal. Un bain aussi. Elle se glissa dans l'eau chaude avec délice, plongeant la tête sous l'eau. Elle avait toujours apprécié cette sensation de bulle, d'oublie, comme si on était enfin seul au monde. Parfois l'eau était le meilleur des refuges. Cela l'empêchait de penser à ses patients qui en général tournaient en permanence dans sa tête. Un en particulier d'ailleurs. Le visage de Rafaël vint se superposer au calme et elle ressortit rapidement la tête. Si même là, il continuait à la poursuivre, cela n'allait vraiment pas le faire. Elle se dépêcha de sortir, de chez-elle, d'aller faire son shopping, se permettant d'acheter en plus d'un jean, une jupe et un haut et rentra chez elle. Alors qu'elle rentrait dans la cours du petit ensemble de maisons et d'immeubles où elle vivait, une masse sombre ressemblant à Misty, son chat, attira son attention. Mais, qu'avait-il entre ses pattes et ses crocs. Un pauvre oiseau venait de devenir la proie de ce satané félin. La jeune femme courut, l’attrapa par le peau du cou et l'envoya balader. Elle considérait qu'elle le nourrissait suffisamment pour ne pas qu'il n'aille pas bouloter des victimes en plus. J'envoyais valser mon chat, m'approchant du pauvre oiseau, un corbeau. Il était blessé. La jeune femme se sentit immédiatement mal. Pauvre créature. Elle la prit doucement dans ses mains, espérant qu'elle ne se débarrerait pas et rentra rapidement chez elle. J'attrapais un des coussins du salon, le déposait délicatement dessus, fermant les fenêtres pour laisser Misty dehors et éviter une autre catastrophe. Il fallait que je la soigne. J'allais chercher quelques bandages, des ciseaux et des bâtons plats, si il y avait nécessité de faire une attelle. Ne demandez pas pourquoi elle avait tout cela, elle ne s'en souvenait pas. Elle retourna vers le petit animal et se posa doucement à côté de lui. L'air attristé, elle se mit à lui parler.

-"Je suis désolé, vraiment désolé pour ce que Misty t'a fait. Je vais essayer de te soigner un peu. Alors, s'il te plait, ne me fait pas de mal. Je te promets que je fais mon possible."

La jeune femme n'était pas une experte vétérinaire mais, elle n'en était pas au premier oiseau blessé que son chat lui ramenait. Elle n'en était pas non plus à sa première aile brisée. L'autre n'y était pas allé de main morte et cela la fit siffler de mécontentement. Elle commença par désinfecter les plaies visible avec du coton et du désinfectant. Elle n'était pas rebutée par le sang, heureusement. Un sourire, et elle s'était mise à chantonner. La musique apaisait les mœurs, elle espérait que cela était aussi vrai pour les animaux. Elle n'avait pas de solution miracle, elle allait sans doute garder l'animal quelques temps, histoire que ses blessures ne s'aggravent pas. Elle manipula son aile avec délicatesse, tentant de replacer l'os comme il fallait et de faire ses bandages. Elle sentait qu'il avait mal, elle s'en voulait. Elle le prit délicatement dans le creux de sa main, se rappelant que la dernière fois, le bruit des battements de son cœur avaient eut un effet apaisant. Elle l'approcha de sa poitrine, tentant de ne pas lui faire trop de mal. Elle se dit que quittes à parler toute seule comme d'habitude, autant parler à un oiseau.

-"Tu n'as pas eut une journée facile pas vrai? Je suis rentrée tard moi. Heureusement que je suis arrivée à temps. Et que c'était mon jour de congé, sinon, je serais sans doute rentrée beaucoup plus tard. Il faut faire attention quand tu voles, il y en a pleins des animaux agressifs. Ne t'inquiète pas, avec moi, tu ne risques rien pour l'instant. En même temps, je n'ai franchement pas envie d'aller travailler demain... L'hôpital est vraiment un endroit triste."

Elle monologuait, continuait à parler toute seule alors que l'animal était contre elle. Elle voulait qu'il se sente bien, qu'il n'ait pas envie de s'enfuir avant d'être guéri. Sinon, elle allait s’inquiéter. Même pour un animal. Il y avait parfois des jours où on regrettait d'avoir trop bon cœur. Mais seulement quelquefois, par ce qu'il valait mieux être humain quand personne autour ne l'était.
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MessageSujet: Re: Dans le creux de tes mains ▬ Violet.   Jeu 31 Déc - 18:06

Elle s'approche avec des pas doux. Tout chez elle, du visage que j'aperçois de ma vue d'oiseau, en passant par sa voix et ses gestes délicats ne semblent être que douceur. L'avantage d'être un animal c'est que l'on peut percevoir chez les hommes ce qu'ils ne montrent pas à leurs semblables. Très rares sont ceux qui sont faux face à un être qui ne semble ni les comprendre ni pouvoir leur répondre. Pour autant, la demoiselle qui m'avait recueilli semblait vouloir me considérer comme plus qu'un oiseau. Du moins, plus que n'importe qui considère un oiseau. Elle se met à parler, d'une voix si calme qu'elle apaise mes battements, et sans le savoir, accélère le processus de guérison. Si j'avais pu lui répondre, je l'aurais fait. Mais de ma voix d'oiseau, il m'était impossible de lui faire comprendre quoique ce soit. Profitant de son ton pour ne l'écouter qu'en fond et reposer mes paupières je ne vois pas le temps passer.

Je la laisse d'ailleurs poser divers pansements et autres dans le but de me soigner sans rechigner. Sa voix s'élève une fois encore, chantonnant cette fois. Un sourire se colle sur mon visage qu'elle ne voit pas, ne laissant qu'à l'oiseau le loisir de battre doucement de l'aile non-cassée en guise d'appréciation. Tout était d'une douceur sans pareille, que je n'avais plus connue depuis bien longtemps. Pourtant, même si la guérison avait lentement commencé son processus la blessure était assez importante et ma déconcentration n'aidant pas, les doigts aussi délicats étaient-ils de la blonde, tirèrent de l'oiseau un mouvement de pseudo-recul impossible à retenir. Je retenais tant que je pouvais les gestes réflexes tandis qu'elle faisait de son mieux. Plus vite elle aurait fini de triturer mes ailes, plus vite je pourrais finir de me soigner. Sans attendre beaucoup plus longtemps, elle me prit à nouveau dans ses mains. Les billes noires à nouveau closes, je respirai, laissant la poitrine de l'oiseau se gonfler doucement et se caler dans les mains de ma sauveuse. Elle avait beau ne pas avoir besoin de me soigner, son effet apaisant n'était pas refus.

À défaut d'être pour l'oiseau blessé, il l'était pour l'homme meurtri qui se cachait en son centre. La demoiselle ne me quittait pas des mains, la chaleur humaine me réchauffant tendrement je ne m'en plaignais décidément pas. Elle finit par à nouveau ouvrir la bouche. Toujours aussi tendrement, toujours aussi délicatement. Je l'écoutais cette fois-ci un peu plus attentivement, c'était l'occasion d'en apprendre un peu plus sur celle qui m'avait tiré des griffes acérées du félin. Elle semblait triste, un peu fatiguée aussi. La laissant un peu parler sans bouger afin d'écouter attentivement ce qu'elle avait à dire, je finis par décider d'avoir à mon tour un geste tendre envers elle. Il fallait se rendre à l'évidence, j'étais incapable de fuir maintenant, encore moins de me rechanger en être humain alors autant offrir à la personne la plus gentille que j'ai pu croiser ces temps-ci un peu de douceur. Contrairement à elle, je n'étais pas très doué dans le domaine, pas non plus sûr de réussir de ma petitesse de corbeau à faire quoique ce soit d'efficace. Mais ça ne coûtait rien d'essayer, n'est-ce pas ?

Alors que sa voix se faisait toujours entendre dans la pièce, un peu berçante mais désormais avec une pointe certaine de mélancolie, je posais mon bec contre ses doigts, les tapotant légèrement avant de glisser mon corps d'oiseau contre sa paume et de lui offrir une respiration régulière. Je fermai les billes de l'opiacé afin de lui montrer l'effet de sa douceur. Tournant légèrement sur mes pattes, je glissai mon bec sous mon aile, devenant une boule noire prenant à peine l'intérieur de ses mains tout en rouvrant les yeux en les posant délicatement dans les siens. Ses pupilles étaient plus claires que celles de ma version humaine, et définitivement plus douces que celles de l'oiseau. Elle ne pouvait pas voir l'humain en moi, elle ne pouvait voir rien d'autre qu'un oiseau. Pourtant, fixant mes iris dans les siens, je cherchais à lui dire, à travers le regard d'un oiseau, qu'elle irait bien. Que si je pouvais, je ferais en sorte de veiller sur elle. Parce qu'elle semblait n'avoir rien d'un humain, si ce n'est l'apparence. Que tant de gentillesse et de douceur en une personne ne pouvait mériter autre chose que de la joie. Jamais de mélancolie, et surtout pas, tant que je serai là.

Regarde moi, jolie blondinette. Toi et le creux de tes mains, vous avez réussi là où tout le monde échoue. Apaiser le cœur d'un oiseau blessé. Apaiser les maux d'un homme brisé. Vous méritez tout sourire, vous méritez tout amour. Ne laissez pas la mélancolie vous gagner, l'ébène de mes plumes s'éclaircit sans aucun doute au contact de votre peau. Ne perdez jamais l'espoir, vous avez ce pouvoir que bien d'autres envieraient. Celui de rendre le cœur d'un homme un peu plus doré.

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MessageSujet: Re: Dans le creux de tes mains ▬ Violet.   Dim 3 Jan - 12:54

Violet aimait les animaux, elle appréciait leur compagnie qui ne jugeait pas, qui se contentait d'apprécier les moments passer. Elle savait l'amour et l'affection d'un animal factice, simplement du à la nourriture et à l'intérêt, quoi qu'avec le temps, elle était à peu prêt sûre que Misty n'irait pas voir ailleurs. Ce chat était un chien dans bien trop de ses comportements, peut-être avait-il été un labrador dans une vie antérieure. Depuis qu'elle vivait seule, elle avait recueillit pas mal de petites bêtes même si Misty était sans doute le seul qui ne l'ai jamais quitté. Elle l'avait trouvé juste après sa fuite de chez son frère, pauvre chaton abandonné dans un carton, meurtri par le froid. Elle l'avait pris dans ses bras et l'avait emmené avec elle vers sa nouvelle maison. Il savait ce qu'elle n'appréciait pas et ce qu'elle appréciait. Il était ce fidèle compagnon que certains trouvaient chez les chiens. Mais, aujourd'hui, il avait réussit à mettre en rogne sa maîtresse. Comment avait-il pu s'en prendre à un oiseau sans défenses. Lorsqu'elle regardait le plumage noir du corbeau, d'un noir profond, aux reflets presque bleutés, elle se sentait apaisée. C'était beau, magnifique. Et dans ces petits ronds noirs, elle avait l'impression de retrouver une étincelle d'humanité, comme s'il comprenait ce qu'elle disait, comme s'il ressentait ce qu'elle ressentait. Mais, la jeune femme avait l'habitude d'humaniser les animaux beaucoup trop. Elle était presque certaine qu'avec la peste qui courait dans les rues, on la prendrait pour une folle ou pour une suicidaire mais, elle ne pouvait pas s'en empêcher. L'hôpital était devenu... Particulièrement stressant. Elle adorait pourtant son métier, elle aimait franchement aider mais, toutes les ailes de conditionnements et les discussions de ses collègues avaient tendance à la plonger dans une profonde tristesse. Toutes ces victimes, tous ces innocents qu'une maladie aussi cruelle emportait, cela lui brisait le cœur. Alors on se réconfortait comme on pouvait et un oiseau qui se calait dans sa main, qui lui montrait son appréciation lui arrachait un petit sourire. Il ne lui en fallait que peu pour que son cœur se remette à être heureux. Elle avait appris à se contenter de ces petits plaisirs fugaces qu'offrait la vie. L'oiseau semblait paisible maintenant et la jeune femme le contemplait comme une enfant devant quelque chose de nouveau. Et puis, se rappelant qu'elle avait tout de même affaire à un blessé, elle se leva, tranquillement, sans se brusquer et se dirigea vers la cuisine, sortant une petite coupelle pour la remplir d'eau, et une autre avec ce qu'elle mangeait au petit matin mais, qu'elle essaya d'écraser un peu pour que cela ne soit pas trop difficile à avaler. Elle le déposa sur le comptoir de sa cuisine pour le laisser se désaltérer et se prit elle aussi quelques biscuits à grignoter.

-"J'espère vraiment que ton aile ira mieux, je m'en voudrais beaucoup si ce n'était pas le cas! Dis-tu penses que je peux te donner un surnom? Je trouve que c'est plus simple et plus correct!"

Elle ne savait pas comment le surnommer mais, tout ce qu'elle savait c'est qu'elle avait l'impression d'avoir en face d'elle un humain. La jeune femme ne pouvait pas savoir à quel point, elle avait raison, le surnaturel n'occupait pas dans sa vie une place importante, elle n'y pensait même pas en général. De toutes les manières, cela n'aurait fait aucune différence à ses yeux. Une âme en peine, un corps blessé, qu'il soit métamorphe, sorcier ou humain avait totalement le droit d'exister et d'être aidé. Elle se servit à son tour un verre d'eau et alla ranger rapidement son sac de vêtements dans sa chambre et de revenir. Il n'avait pas bougé et elle avait même eut une idée de surnom. L'espagnol, sa langue natale, était revenue au galop tandis qu'elle cherchait des idées. Elle n'avait pas la chance de pratiquer sa langue régulièrement, cela faisait des années même qu'elle n'avait pas eut une discussion complètement en espagnol. Heureusement, elle n'avait pas vraiment perdue, et puis cela lui donnait un petit accent par moment. Revenant à côté de l'animal, elle eut un grand sourire:

-"Tu penses que je peux t'appeler Pàja? De pàjaro, oiseau en espagnol? Je trouves que c'est assez mignon. Je me demande ce que cela fait de pouvoir voler, j'aimerais bien pouvoir le faire, m'échapper, avoir quelque manière de ne pas être toujours sur terre."

C'est vrai qu'il y avait parfois des jours où elle aurait aimer être un oiseau, cette liberté d'aller où bon vous semble en un coup d'elle, elle aurait aimé avoir une paire d'aile et des plumes. Comme lorsqu'elle était enfant et qu'elle regardait les nuages, simplement pour avoir l'impression que le ciel était tout à elle et que la vie s'offrait devant elle. Mais, aujourd'hui, elle avait 29 ans, elle était supposé ne plus être aussi rêveuse. Et elle savait que ses rêves d'enfant n'étaient plus à portée de mains. Heureusement, elle était satisfaite de sa vie actuelle. Heureusement.
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MessageSujet: Re: Dans le creux de tes mains ▬ Violet.   Sam 16 Jan - 4:00

Je savais que je ne pourrais pas rester en oiseau trop longtemps. Briser le cœur de cette demoiselle en partant sans qu'elle me le demande était hors de portée. Passer des jours entiers ici à attendre qu'elle se décide à me laisser sortir était tout autant inconcevable. Savait-elle qu'il y avait des métamorphe dans ce monde ? Je n'en avais pas la moindre idée, mais si une personne était prête à l'accepter, une seule dans ce monde, je ne doutais pas un instant que c'était elle. La douceur de cette femme était sincère. La seule chose qui se cachait derrière était la mélancolie, et peut-être un peu de tristesse. Pourtant, le moment n'était pas encore venu. Elle s'agitait, tentait de m'aider. Me déposant à côté d'un petit bol d'eau  et des biscuits qu'elle avait pris le soin d'écraser dans la cuisine, j'aurais aimé lui dire merci. Épuisé de mes péripéties, me désaltérer me faisait le plus grand bien. À toute petites gorgées je buvais alors que je l'observais du coin de mon œil charbonneux.

Alors que le bruit de l'eau claquait contre la langue de l'oiseau, elle se mettait à me parler à nouveau. Et c'est à ça, qu'on pouvait voir la vraie gentillesse chez un être humain. Regardez comment il traite les animaux, vous saurez qui il est vraiment. Elle parlait d'être correcte avec moi, ce qui décocha un sourire à l'humain caché qu'elle ne pouvait pas voir. Peu de gens se préoccupaient d'être corrects avec leur propre race, alors avec de simples animaux. Comme pour lui donner un peu de joie, un peu de retour de la part de l'animal, je secouais doucement le bec au dessus de l'eau.

Fais-toi plaisir, douce demoiselle, tu n'es que douceur et tendresse. Elle partit un instant de la pièce et du regard je cherchais une solution pour redevenir moi. L'aile bandée, un peu soignée et l'attention posée m'avait suffisamment calmé pour que je recouvre quasi complètement mes capacités et surtout pour que je sois en mesure de redevenir le vrai moi. Parce qu'au fond, je ne voulais pas lui mentir. Pas lui faire croire que j'étais un simple oiseau alors que je pourrais être amené à la recroiser. Pas non plus duper une personne si honnête et si généreuse. Mais alors que je me perdais dans mes pensées elle était déjà de retour et moi toujours une boule de plumes. Elle ouvrait à nouveau la bouche, proposant finalement le surnom dont elle parlait d'un accent qui chantait à mes oreilles. Autant à celles de l'oiseau qu'aux miennes, d'ailleurs. Et sa deuxième remarque me prît au cœur.

Peu importe comment elle m'appelait, la mélancolie dans sa voix, se demandant ce que cela faisait de voler me donnait envie de lui répondre. Il fallait définitivement que je me change, que je redevienne l'humain. Il fallait que je lui dise, parce qu'elle méritait plus que quiconque de savoir. Cette demoiselle méritait les réponses à ses douces questions remplies de bonnes intentions. Et je ne savais pas grand chose, je n'étais pas en mesure de lui donner beaucoup, mais ça, ça je pouvais lui dire et je me jurais de le faire. Son regard perdu dans ses pensées j'attendais quelques instants pour qu'elle quitte la pièce. Et cette fois, c'était le moment. Cette fois, je n'attendais pas. À peine avait-elle quitté la pièce que je sautais au sol, réveillant un peu la douleur qui ne s'était qu'endormie. Mais c'était pas le moment de s'apitoyer, il fallait faire vite.

Alors les yeux alertes, je me changeais. Mes os craquant douloureusement dans un bruit que seul mon crâne avait le plaisir d'entendre, je me retrouvais au bout de quelques courts instants dans mon corps d'humain. Jetant un œil à la bande qui s'était détaché de mon aile, j'accordais un regard succin à mon bras qui avait récupéré la douleur. Tout cela n'avait rien d'une priorité, la priorité était que, bien qu'elle pouvait bien prendre la chose, je restais un inconnu dans sa cuisine. Qui plus est, un inconnu nu. Touchant mon nez par réflexe pour remonter les lunettes qui ne s'y trouvaient pas je tournais le regard pour apercevoir un tablier que je m'empressais de mettre. Éloigné de l'entrée de la cuisine je l'entendais revenir sur ses pas. Plus réellement nu mais loin d'être habillé, cela suffirait sans doute à ne pas la faire tomber dans les pommes. Alors que je voyais son pied dans mon champ de vision je me raclais doucement la gorge pour dire de manière très gênée et maladroite.

« Ne... ne paniquez pas... Je... je vais vous expliquer. » Alors qu'elle s'avançait, je ne me voyais pas attendre une réaction, pensant que toutes les idées qui pouvaient lui passer par la tête seraient pire que la vérité peu importe comment je l'énonçais. « Je suis l'oiseau. Je vous promets, Pàja ? C'est... c'est moi. » Je tremblais un peu, entre le froid de se retrouver la peau à nu, non protégé par ces plumes ébènes, de la voir face à moi de ma hauteur d'humain alors que quelques minutes auparavant je tenais dans le creux de ses mains et pourtant je continuais, cafouillant. « Je... je suis un métamorphe. Je peux me changer, me changer en oiseau. Je.. je ne suis pas un monstre ! Et.. je-je ne vous veux aucun mal. » Levant mon bras blessé par réflexe, m'arrachant une moue douloureuse j'insistai pourtant. « Aucun mal. Vraiment, vraiment aucun mal. Je.. je peux partir maintenant si vous voulez ? Je... je ne veux pas vous déranger ! Vous avez été si gentille. Merci ! Je... » Complètement perdu dans mon explication je me décidais à me taire, frottant mes doigts contre ma paume de main. Une fois, deux fois, trois fois. Il fallait que je me calme. Et alors que mon cœur se calmait finalement un peu, j'ajoutai d'une voix légèrement plus posée. « Juste... est-ce que... vous auriez des vêtements... ? » Ma peau des joues vire au rouge cerise, me chauffant considérablement le visage.

Sérieusement, Axl. Il faut commencer à être plus prudent. Tout cela ne va m'attirer que des ennuis. Et des ennuis, c'était ce qui inquiétait le plus Vixen. Ce que je voulais le moins au monde. Le regard bas, n'osant pas regarder mon hôte dans les yeux je me sentais plus honteux que jamais. Nu, idiot, blessé, dans la cuisine de la femme la plus gentille de cette pauvre planète apocalyptique.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Dans le creux de tes mains ▬ Violet.   Ven 29 Jan - 20:36

Un petit glapissement sortit pitoyablement de sa bouche sous la surprise. Elle n'avait pas l'habitude d'être facilement choquée par ce qui se passait dans sa vie, quelque soit la situation mais un homme vêtu d'un simple tablier dans sa cuisine était une première qu'elle devrait marquer d'une pierre blanche sur le calendrier. Et si dans son travail il lui arrivait de se retrouver face à des hommes particulièrement dénudés, parfois seulement, le contexte faisait qu'elle n'avait aucun problème avec cela. Là... elle devait ressembler à une tomate bien mûre vue la chaleur insupportable qui avait envahie ses joues. Elle n'avait pas l'habitude de se sentir aussi ridicule et idiote. La jeune femme, en revenant dans sa cuisine, avait hésité à courir en direction de la porte pour s'enfuir ou attraper la lampe posée sur le guéridon de l'entrée pour se défendre. Bien entendue, elle ne l'aurait jamais frappé, trop pacifique au plus profond de son être pour blesser volontairement quelqu'un. Mais disons que retrouver à la place d'un oiseau un individu de sexe masculin, elle ne s'y était pas franchement attendue. Violet connaissait l'existence des métamorphes par un client qui en était un mais qui avait perdu une main durant un de ces combats sanglants qui avaient fait rage ces dernières années. L'homme s'en était bien sorti avec sa réadaptation et il lui avait parlé de l'origine des métamorphes et ainsi de suite. Lui était un métamorphe saumon... L'idée de le voir gigoter sur une plage comme un ballotin qui frétille dans l'eau entrain de cuire était assez cocasse. Violet n'était pas effrayée par le surnaturel mais, elle ne s'attendait pas à le croiser à chaque coins de rue... ou dans sa cuisine sous la forme d'un corbeau.Elle n'y pouvait rien, parfois sa gentillesse naturelle la faisait passer comme une victime naturelle mais, en réalité elle avait pas mal de caractère. Sauf qu'elle se laissait facilement attendrir et la vision du jeune homme qui ressemblait à un chevreuil coincé dans le viseur du fusil du chasseur. Et finalement, même si elle avait hésité à crier au scandale et à la frayeur, elle se retint, gênée, abasourdis mais, surtout incapable de savoir quoi faire précisément. Elle finit par lui tourner le dos afin d'éviter d'avoir à le mettre dans l'embarras avec son regard. Il n'avait pas l'air méchant, et une fois la première frayeur de la surprise passée, la jeune femme se mis à réfléchir à une façon de rendre la situation un peu plus confortable. Des vêtements... Des vêtements... Est-ce qu'elle en avait ici... Eamon allait peut-être lui sauver la vie.

-"Ne bougez  pas Paja! Ne bougez pas, je vais chercher quelque chose."

Elle se mit à courir en direction de ce que l'on pouvait appeler sa "buanderie" si le placard à balais où elle avait casé le linge sale et la machine à laver pouvait être considéré comme une buanderie. Elle commença à regarder pour voir si elle avait un t-shirt et un pantalon masculin pour lui permettre de se rhabiller. Heureusement pour elle, il y en avait. Ils ne sentaient pas très bons mais, cela ferait l'affaire pour une telle situation. Elle ressortit et avant de rentrer dans l'ensemble cuisine/salon, elle ferma les yeux pour avancer à tâtons, elle n'avait pas envie d'en voir plus que ce qu'elle avait déjà vue. Il s'était au moins couvert. Avançant en essayant d'éviter de tomber, elle trébucha lamentablement sur le coin d'un meuble et s'étala sur le plancher dans un bruit sourd. Elle se redressa rapidement les yeux toujours fermés et déposa les vêtements sur le sol pour venir tâter son front. Sa tête n'avait malheureusement pas réussit à éviter le sol, sa maladresse l'avait rattrapée surtout en marchant les yeux fermés. A quoi avait-elle pensé nom d'un chien, elle savait pourtant qu'elle n'était pas douée pour ce genre d'acrobaties. Elle s'assit en tailleur avant de réussir à prononcer quelque chose.

-"Je... Je vais bien! Tout va bien. Voilà des vêtements, habillez-vous se sera plus simple déjà."

Elle se traîna les yeux fermés et à quatre pattes jusqu'à son canapé qui faisait dos à la cuisine et recouvrit son sens de la vue afin d'examiner ses blessures. Ses coudes et ses avants-bras avaient morflés, elle n'y était pas allée de main morte. Elle saignait un peu mais, rien de bien méchant, elle allait simplement avoir des bleus et des tas de griffures, rien de bien nouveau sous le soleil. Après tout, elle était capable de se cogner contre une porte qu'elle était entrain d'ouvrir alors, une chute de plus ou de moins, cela ne lui changerait pas la vie. Tout à coup, une pensée la traversa:

-"Ne partez pas! Je veux au moins jeter un coup d’œil à votre bras! Et au fait, vous pouvez peut-être me dire votre prénom? Cela sera plus simple je pense."

La voix de Violet était toujours chaleureuse, même si elle avait perdue le ton amical qu'elle avait précédemment. Elle était mal à l'aise, ne savait pas comment franchement se comporter. Elle avait toujours eut un peu de difficulté avec les surprises, surtout de ce genre, mais elle ne pouvait pas s'empêcher de s’inquiéter pour l'inconnu même si il avait quelque part outrepasser les limites de sa vie privée.
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MessageSujet: Re: Dans le creux de tes mains ▬ Violet.   Mar 2 Fév - 5:38

Il était évident qu'il existait des gens bons dans ce monde. L'apocalypse n'avait pas trié l'humanité et il était évident que plus d'un aurait mieux fait d'y passer mais, il existait toujours des gens qui nous rappelaient pourquoi l'espèce humaine était en vie. Mon hôtesse était sans aucun doute permis l'une d'elle. Si ma condition de métamorphe n'était pas à crier sur les toits et si ce que j'avais pu lire ou entendre sur la réaction du commun des mortels n'avait rien d'encourageant quant à se dévoiler, elle, donnait une impression toute autre. Il était évident qu'elle était gênée. En même temps, comment ne pas l'être ? La jeune blonde se retrouvait avec un homme nu dans sa cuisine à qui elle parlait quelques minutes auparavant, sous une forme d'un oiseau assez petit pour tenir entre ses mains.

Lorsqu'elle se retourna, je ne pus m'empêcher de me pincer les lèvres, me demandant si me dévoiler maintenant avait réellement été la bonne idée. Pour autant, je ne voyais pas en quoi le faire plus tard aurait été mieux. Ni même en quoi le fait de sortir de chez elle en ayant piqué des vêtements alors qu'elle n'aurait pas été là aurait pu aider une jeune femme si gentille. Non, vraiment, mon choix semblait encore le plus raisonnable malgré le chantier que tout cela créait. Me retenant de dire une fois de plus combien j'étais désolé c'est finalement sa voix qui remplit la pièce dans un affolement qui m'offrit un rire étouffé. Décidément, elle était vraiment adorable.

Ne voulant pas la gêner dans sa petite course, ayant surtout peur d'aggraver la situation, je restai là, écoutant les bruits qu'elle faisait, regardant mon bras qui tardait à guérir. Sans doute à cause du stress et de l'inconvenance de la situation. N'osant pas non plus réellement bouger de peur de perdre ma petite couverture de fortune, j'étais incapable de juger de l'étendu des dégâts. Elle réapparut assez rapidement, et trébucha contre un meuble. Un regard de surprise vint teindre mon visage alors que je me rapprochais par réflexe d'elle pour aller l'aider. Mais avant d'avoir pu faire quoique ce soit pour aider ma sauveuse sa douce voix s'élevait à nouveau, me proposant d'enfiler les vêtements pour lesquels elle venait de perdre un peu de peau.

Encore plus coupable désormais, je ne tardais pas à m'habiller, enfilant des vêtements qui m'allaient à peu près et l'observant du coin de l’œil. Alors que j'ajustais un peu nerveusement le t-shirt qu'elle m'avait donné, prêt à partir pour ne pas causer plus de problèmes que ce n'était déjà fait, sa voix vint contre mes oreilles une fois de plus pour me demander de rester. Rougissant à vue d’œil, j'hésitais un instant en regardant la porte avant de me dire que je lui devais bien ça. M’avançant lentement vers elle afin de ne pas l'effrayer plus, je tendais ma main non blessée une fois proche de son champ de vision pour dire. « Je suis là, je suis là. Et... habillé. Merci... »

Alors que je continuais mes pas pour lui faire face et observer ses blessures, mon teint vira au cerise alors que je bafouillais nerveusement. « Mon dieu... Je suis tellement ! Tellement désolé ! Vous vous êtes fait mal à cause de moi ! » Réflexe idiot, je me cognais le front de mon bras blessé, m'arrachant un cri de douleur difficilement dissimulé. Et tout de suite après j'enchaînais. « Je vais bien. Vraiment. Faut pas vous en faire je... heu... » devais-je réellement lui dire que je pouvais me soigner ? Lui dire que dans quelques heures tout serait oublié pour moi, pas même une cicatrice alors qu'elle, se retrouverait avec des plaies par ma faute encore pendant quelques jours ? « … guéris vite ? » ma phrase n'avait rien de moins sûr. Mais peu importe. Il était bien compliqué d'expliquer sa situation à quelqu'un qui semblait tout ignorer de ce monde.

Et c'est à ce moment que sa dernière question me frappa, et comme pour changer de sujet, histoire de ne pas me retrouver dans une position dans laquelle je ne pourrais pas me sortir – surtout que je ne savais rien d'elle, ni de pour qui elle travaillait, je lui disais, d'un ton aussi chaleureux que possible, avec un sourire franc mais fatigué. « Je m'appelle Axl... Et... et vous ? » m'asseyant face à elle, je choisissais de lui tendre naturellement mon bras en continuant sur le même ton.

« Je vous remercie encore de m'avoir sauvé... Votre chat à de bons crocs. » une moue se voulant légère s'affiche sur mes lèvres alors que je regarde la fenêtre. « Je suis... un peu tête en l'air, et je n'avais pas du tout pensé aux chats. Je suis désolé d'avoir perturbé votre soirée. » Tournant les yeux vers ses blessures à elle j'ajoute. « Mais s'il vous plaît, laissez moi vous aidez à soigner un peu ça... C'est le minimum... Vous... vous n'avez pas trop mal au moins ? » Le bras toujours face à elle, j'entrecoupais mes mots de grimaces douloureuses, les camouflant instantanément avec des sourires. Il était hors de question qu'elle s'inquiète pour moi, la blonde en avait bien assez fait et si quelqu'un devait prendre soin d'un autre, c'était définitivement mon tour, personne ne me contredirait sur ça. « Vous... vous n'êtes pas obligée de vous occuper de moi vous savez ? » Ma question se voulait douce, j'en avais assez fait. Et si je voulais m'occuper d'elle, refusant de la laisser dans cet état, il était plus que vrai qu'elle, n'avait plus besoin de s'en faire pour moi. Elle avait suffisamment donné ce soir.

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MessageSujet: Re: Dans le creux de tes mains ▬ Violet.   Sam 7 Mai - 20:33

Elle était encore très mal à l'aise. L'habitude de n'être sociable que dans son cabinet était dure pour elle à dépassée. Sa timidité naturelle finissait toujours par prendre le dessus quand elle sortait de son travail. Parfois, on pensait qu'elle était juste franchement associable. Elle était simplement secrète et attentive aux autres. Elle avait peur de gêner, de dire quelque chose qui les blesserait et elle avait aussi franchement peur de se dévoiler. Mais que pouvait-elle vraiment craindre de cet homme-oiseau, de cette pauvre victime des griffes de son chat? Elle n'en savait rien, elle voulait croire qu'elle n'avait rien à craindre, comme elle le faisait pour tous ceux qu'elle croisait. Elle était du genre à chercher le meilleur en chacun, quand bien même il s'agissait d'un cas désespéré. Elle accueillait ben chez elle Eamon quand il en avait besoin. N'importe qui l'aurait accusée d'être complètement folle. Mais, elle se fichait de ce que les autres pensait. Elle se contentait de faire ce qu'elle pensait être juste, de faire ce qu'elle pensait que tout le monde devrait faire. Un jour, cela la mènerait certainement vers une abysse d'ennuis, mais elle ne pouvait pas s'empêcher d'être ainsi. Comme une graine de gentillesse et d'inquiétude qui ne cessait de fleurir dès qu'elle croisait un pauvre chat errant ou une âme en peine. Si elle n'avait pas été ergothérapeute, elle aurait certainement fait des études de psychologie ou psychiatrie. Prêter une oreille attentive aux situations complexes, elle était habituée. En avait-elle la force psychologique, elle n'en savait rien et sans doute n'aurait-elle jamais à se poser la question. En tous les cas, elle savait garder son calme. La situation précédente lui permettait d'en être sûre. Et si la surprise l'avait quelque peut rendu grognon, cela lui était passé bien vite. Et les deux êtres complètement incapable de savoir quoi faire l'un en face de l'autre rendait la situation encore complexe. Alors que tous deux s'inquiétaient pour les blessures de l'autre, ils avaient l'air profondément ridicules. La jeune femme avait trop l'habitude de collectionner les plaies sans importances. Elle désinfecterait plus tard, pour l'instant ce n'était pas le plus important. Même si il ne voulait pas vraiment lui présenter son bras, elle n'allait pas franchement lui laisser le choix. Elle lui offrit un grand sourire tandis qu'il essayait de repousser son aide:

-"Axl alors! Moi c'est Violet. Ne vous inquiétez pas, je suis ergothérapeute, je veux simplement voir si votre bras n'aura pas besoin de rééducation, je cherche de nouveaux clients!"

Elle lui fit un clin d’œil, passée en mode professionnelle. Cela n'était pas sérieusement le cas, elle n'allait certainement pas faire de lui un client. Elle ne pensait pas qu'il en ait réellement besoin. Elle attrapa alors délicatement son membre, commençant à le tâter en observant ses réactions. Cela n'avait pas l'air trop grave en dehors des os cassés. Il n'aurait certainement pas de séquelles mais, elle ne pouvait pas en être certaine. Elle n'avait pas des yeux à rayons X, simplement un bon instinct et l'habitude de traiter des fractures. Finalement, elle chercha de quoi lui faire une attèle de fortune mais... elle était tout sauf doué pour le bricolage ce qui n'aidait pas. Et puis, se rendant compte que de toutes les manières elle ne pourrait rien faire de plus, elle se leva pour servir deux verres d'eau. La politesse avant tout. Elle ne voulait pas qu'il ait une trop mauvaise impression d'elle. Comme si elle était simplement amicale avec les animaux et pas le reste de l'humanité. Mais, les êtres vivants, tous sans exceptions, avaient le droit au même traitement à ses yeux. Lui offrant un énième sourire doux, elle tenta de la rassurer.

-"Cela ne devrait pas être trop grave. Même si vous êtes un métamorphe, vous devriez tout de même faire un tour à l'hôpital pour en être certains. Et ne vous inquiétez pas, cela ne me dérange pas de m'occuper de vous."

Elle avala une gorgée d'eau. Maintenant qu'ils en étaient là, la jeune femme décida de faire connaissance. Sa gêne et sa timidité était un peu passée parce qu'elle l'avait vue sous forme animale. Elle avait l'impression de déjà le connaître et cela lui facilitait la tâche.

-"Et vous vous envolez comme ça souvent? Maintenant, dès que je vais croiser un corbeau, je vais croire qu'il s'agit de vous! Vous habitez loin? Vous avez besoin d'une aide quelconque?"

Elle eut un petit rire cristallin tout en espérant qu'il n'aurait pas à vagabonder dans la rue avec un bras cassé pendant trop longtemps. C'était dangereux et surtout cela risquait d'être douloureux si jamais il se faisait bousculer par quelqu'un inattentif.
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MessageSujet: Re: Dans le creux de tes mains ▬ Violet.   Dim 8 Mai - 0:30

Violet. Un prénom qui me laisse un sourire fin sur les lèvres. Prénom doux pour une personne douce. Je la laisse toucher mon bras, n'osant pas réellement mettre les pieds dans le plat quant à ma condition. Elle avait plutôt l'air de bien prendre le fait qu'un oiseau se soit retrouvé homme, mais il ne fallait peut-être pas pousser jusqu'à dire que j'étais capable de guérir seul facilement noir sur blanc. L'idée de la traumatiser plus qu'elle ne l'est déjà me paraissait impossible.

Je souris à sa remarque sur les nouveaux clients. C'est sûr qu'en cherchant du côté des métamorphes, elle ne risquait pas de s'en faire beaucoup. Pour autant, je la laissais faire, grimaçant de douleur lorsque les mouvements qu'elle faisait me tiraient un peu trop. Sans me plaindre pour autant, je restais silencieux, observant ses propres blessures qu'elle ne se décidait pas à soigner. Comprenant que je n'aurais pas mon mot à dire tant qu'elle n'aurait pas fini, je la laisse simplement faire, jusqu'à ce que le verdict tombe. Je lui souris gentiment lorsqu'elle me suggère d'aller à l'hôpital. Elle n'était donc réellement pas au courant de toutes mes capacités, tout en les acceptant incroyablement bien.

D'un sourire généreux, je la remercie presque silencieux alors qu'elle m'avait, en plus de la vie, des habits, d'un diagnostic, ramené un verre d'eau. Décidément, la bonté de cette demoiselle n'avait pas de limites. Je buvais en écho à sa gorgée tandis que je ne savais pas trop où me mettre. Calant mon bras de sorte à ce qu'il ne me fasse pas trop mal, mais aussi que je n'ai pas réflexe de le bouger, sentant le processus de guérison faire lentement son effet, je relève les yeux vers elle et rigole à sa question.

Ses questions, d'ailleurs. Elle était adorable et alors que je pose mon verre à côté de moi par terre je me décide à être honnête. Je n'ai pas grand chose à perdre, et puis de toutes façons, elle était la dernière personne avec qui j'avais envie de jouer un rôle – c'était un peu trop tard pour ça.

« Un peu trop souvent, à vrai dire. Mais soyons francs, quel homme n'a jamais de voler ? Dès que j'ai besoin d'air, je préfère m'envoler, sentir le vent au plus près, ce genre de choses. Mais je vous rassure, tous les corbeaux ne sont pas des humains, et tous les humains ne sont pas des corbeaux. Mais je vous promets, si je vous croise à nouveau sous cette forme, je vous ferai signe. »

Je souris. C'était un peu idiot comme remarque. Non pas que je n'allais pas le faire. Mais sincèrement, le signe d'un corbeau n'était peut-être pas la chose la plus reconnaissable au monde. Avalant une autre gorgée d'eau, je continue à parler, calmement.

« Je n'habite pas très loin non, ne vous en faîtes pas pour moi, vous en avez largement assez fait. Vous ne me devez rien du tout, je me débrouillerai comme un grand. Mais, si vous voulez bien, je vais attendre un peu avant de partir, la douleur s'estompe un peu. Sauf si ça vous gêne, auquel cas je pars maintenant. »

Je souris, une fois encore gêné de la situation dans laquelle je me suis fourré, et sans attendre une réponse de l'intéressée je reprends à parler. Intéressé bien plus par elle que par moi.

« Ergothérapeute ? Ce doit être un métier intéressant. Je ne doute pas que vous manquiez de patients par les temps qui courent. Et par ma faute, vous en avez jusqu'à la maison... Vous vous plaisez ici ? »

Je bois une nouvelle gorgée d'eau. Sincèrement intéressé par le fait de connaître ma sauveuse mais prêt à partir si jamais elle le veut. Je ne pouvais pas me permettre d'en demander plus. Et même si cette aventure m'avait complètement changé les idées et sorti de mes pensées noires, je me sentais bien incapable de m'imposer. Le regard sur la porte, attendant de la franchir à chaque mot qui sortait de sa bouche. Puis finalement, je me vois, sans contrôler les mots qui sortent de ma bouche, la regarder dans les yeux, et lui sortir, rougissant légèrement.

« Je vous suis redevable Violet, plus que redevable. Laissez-moi vous rendre service, pour tout ce que vous voulez, ce soir ou non peu importe. Mais je ne veux pas laisser quelqu'un capable de sauver un pauvre oiseau sans rien... de toutes façons il faudra bien que vous récupériez les vêtements que vous m'avez prêté. Je ne sais vraiment pas comment vous remercier. »

Une moue désolée s'affiche sur mon visage à ce constat. Non vraiment, j'avais beau chercher, un cœur si pur c'était dur de trouver de quoi le remercier à sa juste valeur. Aussi j'espérais qu'elle allait me trouver quelque chose à faire, à dire, ou je-ne-sais-pas, parce que moi, je ne savais vraiment pas. Et les gorgées d'eau, mon esprit plus clair, n'y changeaient strictement rien.

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