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 Play with fire you're gonna get burned | Grayson

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Féminin
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MessageSujet: Play with fire you're gonna get burned | Grayson   Lun 21 Déc - 12:11

Play with fire, you're gonna get burned

Grayson & Solveig

La nuit était déjà bien entamée. Comme à son habitude, l'Est de la Nouvelle-Orléans grouillait encore de touristes et de fêtards bien décidés à s'amuser. Solveig, elle, n'arrivait pas à fermer l'oeil. Ses préoccupations semblaient avoir chassé Morphée pour les heures à venir. Ce fut ce qui la décida à quitter son lit pour aller arpenter les rues animées de son quartier. Elle avait d'abord vérifié qu'Isak dormait puis s'était rendue compte que lui aussi avait déserté les lieux. Après avoir haussé les épaules, Solveig s’était rapidement mise en quête d’un passe-temps. La Skinchanger cogitait en déambulant parmi les groupes de gens qui marchaient dehors. Quelques notes de jazz typiques de la Louisiane lui parfumaient les oreilles. L’air chaud et moite lui collait à la peau. Ce dont elle avait besoin ce soir était tout simple. Avec le temps, Solveig était devenue gourmande en adrénaline. Sa vie chaotique lui donnait une vague impression d’ennui. Ce qu’elle aimait, elle, c’était de se mettre en danger, de se retrouver dans des situations extrêmes. De frôler la mort, de l’approcher de si près qu’elle pouvait lui effleurer les doigts. Mais à chaque fois, la main de la Grande Faucheuse la laissait repartir. Solveig savait qu’un jour elle y laisserait sa peau. Mais bizarrement, cette idée l’excitait plus qu’elle ne la résignait.

Après avoir réfléchi durant quelques minutes, un éclair de génie traversa ses iris bleus. Le Bones. Cette fausse librairie qui renfermait un Casino assez spécial. Si le concept  était interessant, ce n’était pas ce qui avait interpellé Solveig. La seule chose qui l’amenait là-bas était le videur des lieux. Grayson. Un daybreaker à qui elle offrait son énergie volontiers. Ce fut le premier d’ailleurs à se nourrir sur elle. Solveig avait senti son cœur battre puis avait soudain eut l’impression qu’on aspirait son âme. Jamais elle n’avait ressentie une sensation comparable. Pour n’importe qui, cela aurait été une expérience horrible mais pas pour Solveig. Malgré les réticences éprouvées plusieurs fois par le Daybreaker, Solveig avait toujours obtenu de lui qu’il se nourrisse sur elle. La Skinchanger ne souriait pas mais dans ses yeux on devinait une lueur d’excitation. Dans le fond c’était assez triste de constater que la souffrance extrême s’avérait être un carburant pour cette femme désabusée. Une enfant désenchantée sur qui le grand frère exerçait une domination malsaine.

La musique des bars s’estompa. Elle ne devint qu’un vague écho lointain. Plus Solveig s’approchait du Bones, moins il y avait de monde. Il fallait être un connaisseur pour savoir ce qu’il se tramait dans le coin. Il y avait quelques badauds ici et là mais rien de comparable aux rues touristiques que la Skinchanger venait de quitter. Bientôt sa marche l’amena dans une ruelle. Il faisait sombre, ça sentait l’humidité. En général, c’était là qu’elle trouvait Grayson, la rue longeait le Bones. Parfois il y était, parfois elle l’attendait pendant quelques minutes. Ce soir là, la ruelle semblait déserte. La jeune femme se demanda un instant si le Daybreaker travaillait aujourd’hui. Elle sentit son estomac se torde sous l’inquiètude. S’il n’était pas là, elle n’aurait pas ce qu’elle voulait et rentrerait bredouille. Heureusement pour elle, alors qu’elle imaginait le pire, une silhouette familière se dessina au bout de la rue. Pas de doute sur la personne. Solveig se décolla du mur qui abritait le Bones pour venir à la rencontre de l’homme qui venait d’apparaitre. Elle aurait pu sauter de joie mais elle avait un air triste. Elle savait que ça ne serait pas facile. Plus le temps passait, plus Grayson était réticent et il fallait qu’elle insiste toujours plus pour qu’il cède et se laisse guider par son appétit. « Hey Grayson… Je passais dans le coin et je me demandais si tu n’avais pas une petite faim. Ça fait longtemps depuis la dernière fois. » dit-elle avec un ton qui transpirait l’innocence. Elle y était allée franco, encore qu'elle aurait pu dire "Ça fait longtemps que je n'ai pas frôlé la mort, tu n'aurais pas une petite faim par hasard ?" comme elle l'avait pensé mais... Tous deux savaient, il était inutile de prendre des pincettes. Solveig avait une bouille d’ange et pourtant, elle était du genre coriace. Elle était déterminée à ne pas bouger de là et à faire craquer le Daybreaker en face d’elle. Elle n’avait aucuns scrupules à se mettre en danger. Elle avait même du mal à comprendre pourquoi est-ce que Grayson s’obstinait à refuser son offre. Solveig ne s’en était pas rendue compte mais avec le temps, leur petit jeu devenait de plus en plus risqué. Elle perdait de plus en plus souvent connaissance. Ca ne durait jamais longtemps cependant et elle finissait toujours par rentrer chez elle avec un drôle d’air peint sur le visage. Bien mieux que toutes les drogues sur terre, Grayson était devenue sa came favorite.

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MessageSujet: Re: Play with fire you're gonna get burned | Grayson   Lun 11 Jan - 5:58



Play with fire...

...You're gonna get burned
Solveig & Grayson

C’est une de mes plus belles réussites à ce jour. Il m’a drainé de toute mon énergie, mais il est parfait. Affalé sur une vieille chaise en bois, pantelant, le front en sueur, j’admire mon œuvre, trop crevé pour trouver le courage de me relever immédiatement. Au bout de mon bras, raclant presque le sol, le fond d’une bouteille de bourbon. Ce n’est pas de cette force dont j’ai besoin, mais ça compensera en attendant. En ouvrant le sac mortuaire livré la veille par Aleksi, j’avais cru rêver. Le cadavre était littéralement une montagne de muscles, un géant de plus de deux mètres à la carrure de rhinocéros.

Moïra allait faire une syncope quand je lui présenterais son nouveau champion, et j’anticipais déjà l’expression que je pourrais lire dans ses yeux. Mais pour le moment, c’était mon secret. Je m’étais lancé à corps perdu dans le rituel, incertain de son issue. Le corps était encore frais, la cause du décès imputée à un œdème pulmonaire. Mais ce n’était pas tout. Après quelques recherches, j’avais découvert que moins de cinq ans auparavant, en atteignant la quarantaine, l’homme avait mis fin à sa carrière de boxeur. Une opportunité comme celle-ci ne se présenterait pas deux fois, je savais que je n’avais pas le droit à l’erreur.

Seulement, j’avais déjà créé un rôdeur la semaine précédente, et je n’étais pas certain de disposer encore des ressources nécessaires pour ramener ce colosse à la vie. J’aurais peut-être pu demander son aide à Kyran, c’était même certainement le truc le plus raisonnable à faire au vu de la chance inestimable que représentait cette carcasse, mais j’avais ma fierté. Je voulais y arriver seul.

Et pour être totalement honnête avec moi-même… Je souhaitais aussi pouvoir m’accorder le seul crédit de cet exploit quand viendrait l’heure de le dévoiler à ma patronne. C’était égoïste et arrogant, mais eh bien… En ce moment, j’avais une fâcheuse tendance à devenir assez mesquin dès lors qu’elle était concernée. Au point de faire des trucs un peu irrationnels, comme ramener au Bones la dépouille mutilée et toujours mouvante de Norah, mon ex. Mais il est inutile de penser à tout cela pour l’instant.

J’ai réussi. J’ai réussi à le ranimer. De l’autre côté des barreaux, la créature souffle comme un taureau, les naseaux dilatés contrastant avec son regard vacant. Il fera un combattant extraordinaire… La star du Bones. Et il lui faut un nom. De son vivant, l’homme se nommait Reggie Claiborne, mais il nous faut autre chose, un truc terrifiant et accrocheur qui mettrait nos clients en transe et leur donnerait envie de balancer tout leur fric sur ses muscles saillants. Le Putréfacteur, ou quelque chose dans ce goût-là… Ce choix-là reviendra certainement à Moïra, c’est elle qui sait jouer avec les mots.

Une douleur sourde m’élance dans la poitrine à l’idée d’exhiber ma créature. À moins que ce ne soit simplement la faim. J’en crève, je m’en racornis, les entrailles desséchées par la Mort qui les a étreintes. Quelques minutes encore, je cède à l’immobilité, le regard fixement posé sur ma prouesse. Et dire qu’il faut que j’aille assurer ma garde à l’entrée du Bones… En me redressant finalement, j’ai l’impression que toutes mes articulations crissent les unes contre les autres et suis presque pris d’un vertige. Il va falloir que je me nourrisse. Ce soir-même. Impossible de repousser l’échéance… Après mon service, j’irai traîner dans un des bars glauques de Storyville.

Le corps alourdi d’une torpeur mortifère, je traîne mes membres à l’étage supérieur et rejoins la discrète porte de la librairie pour une nouvelle nuit de débauche maquillée. Les premières heures s’égrainent sans encombres, je suis plus renfermé que jamais, me contentant de saluer les clients qui entrent d’un vague hochement de tête, mon air revêche les dissuadant d’engager une quelconque communication avec moi.

Le dérapage a lieu vers une heure du matin, quand un habitué me tape machinalement sur l’épaule en pénétrant dans le club. Il n’a pas dû le sentir, mais ce contact met immédiatement tous mes sens en éveil et cette demi-seconde de jonction suffit à me laisser arracher un filament d’énergie. Ce vol n’était même pas conscient, mon corps a réagi avant mon esprit, gouverné par le manque. Les doigts tremblants, je prends conscience du danger que je représente. Si je venais à faire une gaffe, Moïra ne me le pardonnerait pas. Il faut que je me reprenne…

D’un geste, j’indique à Ty que je sors fumer. Il hoche la tête et vient prendre ma place, tandis que je disparais dans la nuit. L’obscurité m’enveloppe comme une couverture bienfaitrice, masquant mes pulsions voraces. Je fais quelques pas dans la ruelle, les doigts fouillant déjà les poches de mon blouson à la recherche de mon paquet de clopes. Quand je redresse la tête, une silhouette s’avance à ma rencontre. Je la reconnais immédiatement, frêle et féminine, avec ce soupçon d’audace que je ne lui connais que trop bien. L’angoisse enserre deux doigts noueux autour de ma gorge et je laisse échapper un souffle rauque.

— Non non non non nooon…

Mes yeux agrandis d’horreur se ferment sous la pression de mes paumes, que je frotte vigoureusement contre mes traits rudes, comme pour effacer ce mauvais rêve. Pas elle, pas maintenant ! Sa présence sonne comme un coup du Sort, une vicieuse épreuve. Si je croyais encore au Paradis et à l’Enfer, je jurerais que le Diable s’est glissé sous la peau de cette fille pour venir me tenter. N’importe quelle autre nuit, n’importe quelle autre nuit j’aurais pu résister. Mais pas celle-ci.

L’envie de tourner les talons et de m’enfuir à toutes jambes me surprend comme un instinct de survie. Pourtant je reste là, campé sur mes deux jambes écartées, accueillant d’un air sombre ses grands yeux implorants. Elle connaît ses charmes et sait en jouer, bien que la nature de nos échanges soit tout sauf sentimentale. Je suis parfaitement insensible à la touche de détresse qui noie son regard. C’est sa Vie qui me rend dingue, dansant autour d’elle comme un feu follet.

Elle ouvre la bouche et j’ai envie de la frapper.

Pourquoi tu fais ça putain, pourquoi tu reviens toujours ? T’auras jamais ta dose, t’es une foutue tarée, comme tout le monde dans cette saloperie de ville, l’esprit bouffé par une armée de démons qui te pousseront à recommencer, encore et encore, jusqu’à ce que tu ne te relèves plus. Et tout ça pour quoi ? Ça te donne vraiment l’impression de vivre ? Mais tu te goures complètement ma fille, la vie c’est pas ça, la vie ça n’a rien à voir, t’as même certainement oublié ce que c’était, parce que tout ce que tu fais c’est flirter avec la Mort. Et moi, moi, celle-là, je la connais intimement. Elle t’apportera jamais rien de bon. Oh ouais, y a toujours cette grande Poésie du morbide, l’attraction fatale des limites, mais tu vois pas que c’est qu’une illusion ? Tu le sais, tu ne peux pas l’ignorer, mais tu continues encore, comme un foutu… zombie.

Ces mots, j’aimerais les tordre sur ma langue et lui cracher à la figure, acérés comme des lames, pour diviser sa volonté. Mais ceux qui s’extraient finalement de mes lèvres craquelées sonnent comme une imploration.

— Rentre chez toi, Solveig. J’ai pas de temps à perdre avec tes conneries ce soir.

Je croise les bras sur mon torse pour lui prouver que je ne flancherai pas, alors que c’est surtout une manière de me restreindre. Ne pas tendre la main vers sa peau veloutée, ne pas toucher du doigt la vibrante énergie qui l’anime, ne pas la dévorer sur place. J’espère de tout cœur qu’elle ne percevra pas mon hésitation, le brûlant désir d’aspirer sa vie pour la faire mienne.

Une vague de faiblesse me force à m’accoter au mur le plus proche, au risque de voir mes jambes se dérober sous moi. Je la masque d’une tirade cynique. Il faut absolument que je parvienne à la repousser, à la faire fuir avant qu’il ne soit trop tard et que je cède définitivement à la tentation qu’elle m’offre. Un vieux réverbère à gaz éclaire mes mains, qui tremblent légèrement en allumant ma cigarette, dont je tente désespérément de tirer une bouffée salvatrice.

— Trouve-toi un autre vice, pique-toi à l’héro, t’en as pas déjà plein les poches ? Le résultat serait le même, une loque à demi-morte, c’est pas ça que tu cherches à devenir ? Parce que c’est ce que tu fais, avec moi. Fous le camp, gamine...

Je t’en supplie. Avant qu’il ne soit trop tard.

 

 


Dernière édition par Grayson Hawk le Mar 19 Avr - 3:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Play with fire you're gonna get burned | Grayson   Lun 18 Jan - 12:40

Play with fire, you're gonna get burned

Grayson & Solveig

L’apparition de Grayson avait été un véritable soulagement pour Solveig. Elle s’était détendue lorsqu’elle avait vu la silhouette du daybreaker se dessiner dans la pénombre. Son visage restait impassible tandis que son regard clair s’égarait sur le visage de celui qu’elle cherchait. La Skinchanger percevait aisément le mécontentement de Grayson. Plusieurs fois il l’avait rembarée en lui disant de rentrer chez elle. Malgré ça, Solveig était toujours revenue à la charge. Le plus souvent elle parvenait à ses fins et réussissait à le faire craquer. Ce soir elle semblait plus déterminée que jamais. Elle connaissait bien le discours du Daybreaker et elle savait parfaitement comment le faire flancher. Son apparence juvénile cachait bien des vices. Sans grande surprise, lorsqu’elle se retrouva face à Grayson, elle dût essuyer un rejet prévisible. La brune ne moufta pas. Elle ne s’attendait pas à être accueillie les bras ouverts. D’ailleurs le videur avait opté pour une attitude fermée. Solveig l’observa attentivement lorsqu’il s’appuya contre le mur. Ses mains légèrement tremblantes le trahissaient. Il ne semblait pas tranquille. Une nouvelle fois l’homme avait envoyé balader Solveig. La jeune femme avait presque sourit. De l’héroïne… Visiblement Grayson ne comprenait rien. Si cela avait été si facile pour elle de frôler la mort elle ne serait sûrement pas en face de lui. Particulièrement calme, la suédoise fit un pas en avant.

« C’est incomparable. L’héro c’est de la merde, on le sait tous les deux. » s’agaça presque Solveig. Non ce qu’elle voulait elle, c’était de sentir son énergie lui échapper. La sensation éprouvée était jusque là inégalable. La trafiquante n’avait pas d’autres alternatives. Avec Grayson elle n’avait jamais eu de problèmes. Depuis la première fois qui n’avait été qu’un accident, le Daybreaker avait pris soin de s’arrêter à temps. Solveig savait pertinemment qu’en se risquant à chercher un autre de son espèce, elle risquerait de tomber sur des gens louches. De plus les Daybreakers n’étaient pas si faciles à dénicher. Le videur était sa seule et unique solution. La suédoise avait légèrement avancé. Elle voyait que Grayson tentait de paraître déterminé. Elle espérait que ce n’était qu’un masque et qu’à l’intérieur de lui, un combat était entrain d’être mené. « S’il-te-plait Grayson, j’comprends pas pourquoi tu fais ton cinéma à chaque fois… On y gagne tous les deux. » Dit-elle en cherchant son regard de ses yeux clairs. Pour elle, il n’y avait aucun souci. Surtout qu’elle ne pensait sincèrement pas que le Daybreaker était un enfant de cœur. Alors pourquoi tant de scrupules tout d’un coup ? C’était pourtant simple, il ne suffisait que d’un simple contact, un infime contact pour que le transfert d’énergie commence. Lui serait en pleine forme et elle aurait obtenu ce qu’elle était venue chercher. Dans le fond, Solveig ne se rendait même plus compte de ses travers. Pour elle cette demande était presque devenue anodine. Elle ne comprenait pas la réticence de l’homme en face d’elle. Elle sentait l’angoisse lui tordre les entrailles. Et si jamais il refusait réellement ? Ses iris se mirent à briller d’une drôle de lueur, c’était de la peur.

« Aller, c’est la dernière fois, après je trouverais un autre moyen. » mentit-elle comme une gamine.

Elle n’avait rien à perdre. Comme un camé fauché, la jeune femme était prête à dire tout et n’importe quoi pour faire craquer Grayson. Elle restait pourtant calme d’apparence, histoire de ne pas paraître totalement névrosée. Pourtant intérieurement, elle sentait une boule se former dans sa gorge. Elle était à fleur de peau.  Sans prévenir, Solveig avança de quelques pas et réduisit presque à néant la distance qui la séparait du videur. Elle vint poser ses doigts fins contre l’avant-bras de Grayson comme pour le retenir de tirer sur sa cigarette. Elle espérait en fait que ce contact lui fasse perdre le contrôle. C’était inconscient car le Daybreaker pouvait très bien l’éjecter violemment, mais la suédoise était déterminée à le faire flancher.  Elle savait également que la cigarette avait des effets apaisant pour un fumeur aguerrit. Son regard était suppliant. On frôlait le pathétique. Il était dommage de constater comme le retour de son frère dans sa vie avait complètement piégé Solveig dans une spirale infernale. Elle avait vécu plus de deux siècles et pourtant, à force de jouer avec sa vie, elle risquait de mourir en un claquement de doigt. Toute sa joie de vivre s’était envolée. Pourtant autour d’elle personne ne semblait comprendre. Pour elle c’était certain, elle était incomprise, emmurée dans  un rôle qui lui rongeait l’esprit et dont la seule échappatoire se trouvait devant elle.

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MessageSujet: Re: Play with fire you're gonna get burned | Grayson   Mer 17 Fév - 2:35



Play with fire...

...You're gonna get burned
Solveig & Grayson

J’aurais dû me douter que ça ne suffirait pas. Solveig est une créature étrange. Avec son visage angélique et sa voix douce, on pourrait lui prêter des allures de princesse en détresse. Ce serait une grave erreur. En détresse, elle l’est probablement, comme les trois quarts de la ville environ, et c’est bien ce qui la pousse à tenter de se détruire entre mes mains. Mais princesse ? On est loin de l’ingénue des contes, à moins que Blanche-Neige ait sacrément mal tourné.

Quand j’y pense, peut-être qu’on a tous pris un sale détour. Le grand méchant loup et ses compères à poils ou à plumes peuvent se croiser à chaque coin de rue, les méchantes sorcières bossent pour le gouvernement, la nuit est peuplée de dévoreurs d’âmes et une horde d’autres monstres se presse aux abords de la ville comme du bétail. Dans ce cauchemar, l’innocence se transforme en serpent biblique.

Je me concentre sur la sensation du papier entre mes lèvres craquelées, le brin de tabac échoué sur ma langue, la fumée chaude, âcre et vivante, la solidité friable des briques contre mes omoplates. Je fixe toute la force de mon esprit sur ces expériences physiques pour ne pas céder au désir de l’abstrait. Incongrument, je repense à cette expression stupide, « vivre d’amour et d’eau fraîche ». Il n’y a rien de plus éculé, de plus naïvement absurde que cette idée. Et pourtant… J’en connais un qui survit de rêves et de bourbon.

Le regard étréci, je m’efforce de la maintenir à distance. Le pire, c’est que je connais déjà parfaitement le goût de son essence, je pourrais presque la sentir irriguer mes muscles, soumettre ma volonté à son énergie bienfaitrice. Et c’est ce qu’elle veut. Une voix dissonante commence à se faire entendre dans la rumeur scrupuleuse de mes pensées.

C’est ce qu’elle veut. Pourquoi résister ? Je devrais bien finir par me nourrir, et ce ne sont généralement pas les scrupules qui m’étouffent. Si c’est pas elle, ce sera quelqu’un d’autre, de préférence rapidement, avant que je perde le contrôle. Cette règle du « jamais deux fois la même victime » est stupide et complètement hypocrite. Pourquoi ai-je eu l’idée de l’instaurer ?

Justement pour éviter ce genre de cas de conscience, je suppose. J’ai tué, mais je ne suis pas un meurtrier. Pas dans l’âme, pas sans honte. Et je sais qu’à chaque nouvelle prise, je l’affaiblis un peu plus. Parce qu’elle n’est pas humaine, et que la puissance de son énergie est trop tentante pour être ignorée. Les êtres surnaturels ont cet effet là. Leur essence est pure et brillante, incomparable à celle des simples mortels, un cataclysme dans mes os, pulvérisant la mort hors de mes organes pour les ramener à la vie. C’est du moins la sensation que j’éprouve, à chaque fois. Celle d’une renaissance.

Dans ces conditions, comment refuser la Vie même ? Où trouver la force d’interrompre son flot, quand tout ce que l’on désire est de se laisser immerger ?

— Ça aussi, c’est de la merde. Crois pas que ce soit si spécial.

Je piétine le Sacré de mes mots brusques, cherchant à me convaincre moi-même. Que je peux m’en passer, que j’en ai pas tellement envie, qu’il serait tout aussi facile de la laisser filer pour privilégier une autre proie, n’importe laquelle. Mais Solveig avance, téméraire comme au premier jour, et la façade à laquelle je m’adosse me coupe désormais toute retraite.

Je tire furieusement sur ma clope, emplissant mes narines de fumée comme pour occulter le reste de mes sens, ignorer cette vitalité magnétique dont je suis affamé. J’évite son regard et sa voix tend quelques fibres de colère dans mes muscles. Un son détestable, une prière pathétique.

— Ouais, tous les deux, jusqu’au jour où j’aurai ton cadavre sur les bras et ta mort sur la conscience.

Mais ça, elle s’en fout. Ce sera plus son problème. Uniquement le mien, comme si j’en avais pas déjà assez. Disposer de cadavres est peut-être ma routine, mais ça ne veut pas dire que je tiens à jouer un rôle dans leur création. Mon trip, c’est tout ce qui vient après la Mort, pas avant. Mais pour Solveig, en bonne toxico, le fix est plus important que la raison… Et je ne suis pas loin de la rejoindre dans son délire, poussé par l’appétit. À se demander qui est la drogue et qui est le junkie.

À contre cœur, je consens finalement à reposer le regard sur elle. Je lis l’angoisse dans le sien, cette terreur primordiale du manque, d’un vide bien trop profond pour être jamais comblé. C’est certainement ce qu’elle tente de faire en venant me voir. Remplir le gouffre, le saturer de sensations ou lui opposer un néant supérieur. Quant à savoir ce qui l’a créé, c’est un mystère que je n’ai jamais cherché à élucider. Je ne sais rien d’elle, et cet état de fait m’a toujours convenu, puisque je m’obstine à marteler depuis des mois que cette fois serait la dernière, tout en sachant pertinemment qu’elle reviendrait. De son côté, il a toujours été clair qu’elle n’était pas là non plus pour discuter.

Je sais seulement qu’elle deale, j'ai eu le droit à son boniment de charlatan en herbe lors de notre première rencontre, mais j’ignore pour le compte de quelle mafia parmi toutes celles qui pullulent en ville. C’est probablement une bonne recrue : elle n’a ni la tête ni le look de l’emploi, et on lui donnerait le bon dieu sans confession. Qu’est-ce qui a bien pu la pousser là-dedans ? Le fric, j’imagine, mais j’ai du mal à croire qu’avec une gueule comme la sienne elle n’ait pas trouvé mieux. À moins qu’on ne lui force la main, un petit ami tyrannique, par exemple. Ce qui expliquerait aussi qu’elle joue avec le danger.

Mais ça me regarde pas. Tous les camés ont leurs raisons, leur passé traumatique et leur histoire à faire pleurer dans les chaumières. Si on commence à s’attendrir là dessus, on se met à porter la misère du monde sur ses épaules. Ses affres ne m’émeuvent pas, pas plus que ses suppliques. Elle ne me fera pas flancher ainsi, et je pense qu’elle le sait. D’où la crainte dans ses yeux.

Insensiblement, je reprends confiance en ma volonté, en ma force. Je peux tenir. Je peux finir ma clope et la planter là, trouver une autre victime que je ne reverrai jamais, qui ne me harcèlera pas pour que j’arrache sa vie en lambeaux. Sa dernière réplique me tire même un sourire en coin, convaincu que je suis d’avoir repris le dessus.

— Menteuse… La dernière fois, c’était la dernière fois. T’avais qu’à chercher avant.

Le cuir de ma veste râpe la brique tandis que je me redresse pour la surplomber de toute ma stature, l’œil acéré. Mais elle avance en retour, vive et têtue comme savent l’être les petites choses, de celles qui ignorent leur insignifiance le temps de remonter le courant. Je me raidis, me raccroche une nouvelle fois à mon mégot dans un geste instinctif de protection. Ridicule... C’est moi le prédateur, dans l’histoire.

Sa main interrompt mon mouvement. De sa paume s’échappe une onde vibratile, un appel. Elle ne peut pas la voir, sa propre énergie, mais tout mon être s’immobilise, captivé par ce bouillonnement à portée de peau. Elle a fait exprès, elle m’a piégé. Cette pensée déclenche un accès d’humeur auquel s’arriment mes nouveaux instincts. Mon bras échappe à ses doigts et pivote, permettant aux miens d’encercler durement ses deux poignets. Je serre trop fort, assez pour faire apparaître des zébrures rouges sur l’épiderme.

Je n’y prends pas garde.

L’Énergie déferle comme un torrent dans le creux de mes mains, remonte en flux électriques le long de mes muscles, droit au cœur, qu’elle inonde et gonfle d’un nouveau souffle. C’est grisant, mais c’est surtout nécessaire. Vital. Ce que mon corps réclamait à grands cris depuis la veille. Je n’ai pas le moindre désir de m’arrêter, je voudrais extirper toute parcelle de lumière de son organisme jusqu’à la voir s’avachir et me sentir revivre. Elle l’aurait bien mérité. Mais elle aurait aussi gagné…

Elle emporterait avec elle une partie de mon âme, celle qui m’ancre encore au monde des vivants et me sépare des créatures que je produis dans les sous-sols du Bones. Plus que tout, je lui en veux de m’avoir forcé la main, d’avoir volontairement éveillé des pulsions que je ne maîtrise pas encore parfaitement. Elle s’est jouée de moi, comme la sournoise petite souris qu’elle est.

Concentrant ces convictions dans un effort surhumain pour briser le contact, je la repousse brusquement, l’envoyant rouler au sol. Mes mains ont recommencé à trembler, plus intensément qu’avant. Le souffle court, je lui dédie un regard de bête, à mi-chemin entre le lion et la gazelle ; l’avidité et l’effroi. Impossible de retourner bosser dans cet état, de risquer de croiser Moïra ou d’attaquer un client qui me frôlerait d’un peu trop près.

Car je ne lui ai pas pris suffisamment. Juste assez pour ne rêver que de lui arracher sauvagement le reste, la vider totalement de sa substance. Et je ne lui ai pas donné suffisamment. Juste assez pour lui laisser un avant-goût fébrile des sensations vertigineuses dont elle crève.
 

 


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MessageSujet: Re: Play with fire you're gonna get burned | Grayson   Jeu 25 Fév - 13:12

Play with fire, you're gonna get burned

Grayson & Solveig

Entre désespoir et impatience, Solveig ne quittait plus Grayson du regard. Ce soir là l’homme semblait camper sur ses positions, et la petite Eriksson commençait très sérieusement à douter de la réussite de la mission. Le regard fuyant de son vis-à-vis laissait néanmoins penser qu’il était en plein doute, et Solveig comptait bien le faire craquer. Alors elle revint à la charge et poussa Grayson à avouer ses craintes. Il avait donc peur d’avoir sa mort sur la conscience ? Solveig ne put s’empêcher de hausser les sourcils. Elle était légèrement surprise et n’attendait pas de Grayson qu’il puisse culpabiliser si jamais les choses se passaient mal. Solveig n’avait jamais réellement envisagé le pire. Pour elle tout ceci n’était qu’un jeu vicieux. Jamais elle n’avait pensé aux conséquences. Jamais elle n’avait pensé que le prix de sa course à l’adrénaline était certainement la mort. Peut-être qu’elle se voilait simplement la face. Pour l’instant, bien trop en manque, elle ne voulait pas admettre le risque et continua son petit manège. « Mais tu t’arrêteras à temps, comme à chaque fois. Aller Grayson. » assura-t-elle d’une voix presque enfantine, une voix suppliante qui laissait supposer de l’impatience. Mais ses supplications n'y changèrent rien et l’homme en face d’elle finit même par afficher un sourire en coin. Solveig fronça légèrement les sourcils lorsqu’il l’accusa d’être une menteuse. Dans le fond il n’avait pas tord mais là n’était pas la question.  L’agacement avait fini par faire agir la jeune femme. Elle n’aurait jamais pensé que son geste aurait fait réagir le Daybreaker aussi vivement.

Sans comprendre comment Solveig constata que Grayson entravait ses poignets avec force. Il sembla, pendant quelques secondes, perdre totalement le contrôle. La brune ne prit pas garde à la douleur qui lui enflammait les poignets. Ses paupières s’étaient presque refermées, ses sourcils s’étaient froncés. Elle sentit son énergie la quitter comme si on lui aspirait le sang qu’elle avait dans les veines. C’était une sensation puissante et prenante. Une sensation qu’elle affectionnait particulièrement malgré le caractère peu agréable de la chose. Son cœur battait à tout rompre. Elle pensait avoir gagné jusqu’à ce que le Daybreaker retrouve la raison et l’envoie valser au sol. Tant bien que mal, Solveig se retint en s’écorchant légèrement la paume des mains sur le bitume humide de la ruelle. Quelques mèches châtains lui tombèrent devant les yeux. Elle resta un instant immobile en fixant le sol. Elle reprenait doucement ses esprits et sa respiration. Finalement après quelques secondes son regard bleu vint croiser celui de Grayson. Elle fit mine d’ignorer l’effroi que ce dernier lui renvoyait et se concentra sur son avidité. Elle n’en avait pas eu assez. Elle n’en avait jamais et n’en aurait jamais sûrement assez d'ailleurs. Solveig en voulait plus. Toujours plus. Secouant légèrement la tête, la cadette Eriksson se releva. De sa main droite elle envoya valser les cheveux qui lui barraient le visage. « Tu vois c’est pas si compliqué que ça. » le ton employé était à la limite de la provocation, on sentait qu’elle était satisfaite.

C’était tout le paradoxe de Solveig. Son allure angélique renfermait un être bien plus sombre. Un être rongé de l’intérieur. Sans prendre garde aux marques rouges apparues sur ses poignets, la jeune femme revint à la charge et s’approcha de nouveau du Daybreaker. Inconsciente et avide de nouvelles sensations, Solveig encercla de nouveau le poignet de Grayson. « On sait très bien que tu peux faire mieux que ça, pas vrai ? » dit-elle avec conviction. Elle était sincèrement désespérée et certainement un peu pathétique à ce moment précis mais elle n’en avait que faire. Ce qui comptait pour Solveig était d’obtenir ce qu’elle voulait. C’était tout ou rien. Et en l’occurrence, Grayson et elle étaient visiblement restés chacun sur leur faim. Le jeune femme n’avait rien à perdre alors elle prenait des risques. Même si en agissant de la sorte elle risquait fort de se retrouver de nouveau par terre. Ses pupilles s’étaient dilatées et son souffle s’était fait plus court. Bien que le pillage d’énergie n’ait duré qu’un court instant, Solveig se sentait déjà affaiblie. Mais malgré son allure frêle la jeune femme se sentait capable d’en encaisser plus. Après tout elle n’en était pas à son premier essai.

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MessageSujet: Re: Play with fire you're gonna get burned | Grayson   Mar 19 Avr - 6:12



Play with fire...

...You're gonna get burned
Solveig & Grayson

En la voyant ainsi, échevelée, jetée au sol par la violence d’un rejet poussif et forcé, je sais qu’il est trop tard. Je sais que cette brutalité n’était que l’expression désespérée de ma reddition. Et je me sens floué, acculé dans une situation à laquelle je me suis clairement opposé. J’ai toujours détesté qu’on me dicte ma conduite. D’aussi loin que je me souvienne, je n’en ai fait qu’à ma tête, ne me suis laissé influencer par quiconque. Et si j’ai accepté la réalité de ma nouvelle nature sans un haussement de sourcils, j’ai quand même du mal à avaler cette nouvelle pilule : il n’a pas fallu plus de quelques minutes à cette fille pour exercer un contrôle réel sur moi. Mes instincts n’ont pas de conscience, ils font désormais partie de moi et je n’ai pas eu grand mal à les accepter. En tout cas, c’est ce dont je m’étais persuadé. Mais Solveig, elle, a une conscience, ou le bout d’une, pas de celles qui lui donnent un brin de bon sens, mais bien assez pour savoir pertinemment ce qu’elle fait. Pour se douter qu’en initiant un contact, elle réussirait probablement à me faire perdre les pédales. Et elle avait raison.

Je suis peut-être plus déçu de moi-même qu’en colère après elle, mais la seconde option est plus confortable. Il est trop aisé de la voir comme la vilaine petite tentatrice qui me pousse dans mes retranchements, bien plus que d’admettre être incapable de résister à mes pulsions. La faim laminant mes entrailles, le regard fiévreux braqué en meurtrières sur cette gamine étalée par terre, je suis désormais contraint d’affronter la vérité. J’ai été trop complaisant. J’ai pris ce qui m’est arrivé à la légère, parce que je me considérais déjà à demi-mort. Ou non-vivant. Ma transformation n’était que la manifestation physique d’un ressenti ancré en moi depuis longtemps. Le stade final de ma métamorphose. No big deal. Mais Solveig vient de me rappeler à la réalité. Je ne suis peut-être plus humain, mais j’existe toujours, tout comme mes scrupules. Je suis soumis aux mêmes tourments, aux mêmes questions, auxquels s’ajoute maintenant la nécessité impérieuse de maîtriser ma nature. L’entraînement de Kyran n’est pas suffisant. Je dois le doubler, au minimum.

Toutes ces réflexions traversent mon esprit comme une tempête, portée par l’écho encore frais des mots de la jeune femme. « Tu t’arrêteras à temps, comme à chaque fois. » Je m’y accroche avec férocité. Oui, je m’arrêterai à temps, parce que je n’ai pas le choix. Il le faut. À ce stade, je suis incapable de la repousser encore. Elle se redresse d’ailleurs déjà, et j’espère une dernière fois la voir s’enfuir à toutes jambes, terrifiée par ma violence et la conscience du risque encouru. Bien entendu, elle n’en fait rien. Elle est déjà trop loin, elle aussi. Nous sommes tous deux prisonniers de pulsions incontrôlables.

Je l’observe d’un œil prudent, tressaillant légèrement à son impertinence. Je la savais inconsciente, mais à ce point ? Elle me déstabiliserait presque, s’il me restait encore une once de volonté dans ma carcasse. Elle ne cherche pas seulement à me convaincre… Son attitude a quelque chose de plus inquiétant : c’est presque comme si elle me dédouanait par avance. En cas d’accident – une possibilité à laquelle je ne veux pas penser – les idées et les mots se formeraient naturellement dans mon esprit. Elle l’avait bien cherché. Je lui ai dit non, elle a insisté. Elle le voulait. Je n’ai pas besoin qu’elle trouve des excuses à ma place.

Je la laisse pourtant revenir à la charge, parfaitement conscient de l’issue de ce bref combat. Il est temps d’assumer. Ses doigts délicats se referment une nouvelle fois contre ma peau, tandis que mon regard court sur les lésions que ma résistance a imprimées sur la sienne. Ma voix est tendue, filtrée par l’étau d’une mâchoire contractée, mais mon corps ne se débat plus, répondant à l’appel de son énergie.

— C’est bon Solveig, ferme-la. Tu sais que t’as gagné.

De ma main libre, je coince son visage entre deux doigts, délicatement. L’index sur une joue, le pouce sur l’autre, pour la forcer à me regarder, ou peut-être l’inverse. Ne pas la quitter des yeux, pour ne pas oublier que j’ai affaire à un être vivant, pour ne pas me perdre dans sa dévoration. Son énergie est vive et brillante comme un poisson, elle afflue sous ma peau comme la rivière qui le transporte, un flot bienfaiteur et ininterrompu qui noie toutes mes hésitations, mes doutes, mes craintes. Je ne veux pas que ça s’arrête. Je n’en aurais de toute façon pas la force. Un voile est tombé sur mes yeux, obscurcissant ses traits. Elle le voulait elle le voulait elle le voulait elle le voulait elle le voulait. Avec sa vie, ce sont quelques images qui me parviennent également, des impressions fugaces, des sensations qui ne m’appartiennent pas. Je ne m’y arrête pas vraiment, grisé par l’incroyable vitalité qui fuse comme un courant dans mes muscles, apaisant ma faim, rassasiant mon âme.

Toutefois, parmi ce flot indifférencié de souvenirs et d’idées, un visage me brûle soudain la rétine, d’une clarté péniblement familière. Celui-là, je le connais. Ce fouteur de merde d’Eriksson. La vision me heurte avec la puissance de son inadéquation. Qu’est-ce qu’il fout là ? Qu’est-ce que je fous là ? Solveig a relâché sa prise sur mon bras, sa main pend désormais contre son flanc. Elle ne tient encore debout que sous ma poigne douloureuse, la gorge exposée par sa tête lourdement affaissée en arrière.

Je ne me suis pas arrêté. Je n’ai pas même lutté, totalement emporté par le tsunami de son énergie. Dans un mouvement d’horreur, je la relâche. Elle s’écroule, se répand au sol comme une flaque. Fluide inertie. Mes sens engourdis par ce festin reprennent subitement vie. L’odeur chaude et fétide de la ville. Le halo pisseux du lampadaire. La rumeur lointaine de rares véhicules à moteur encore en circulation, coupée par le soudain écho d’un éclat de voix. La Nouvelle-Orléans est vivante, éveillée. Et je me trouve dans une ruelle, une fille inanimée gisant à mes pieds.

Est-elle morte ? Une angoisse aigüe me prend à la gorge. Je porte deux doigts à la sienne, accroupi à ses côtés. Elle l’a cherché elle la cherché elle la cherché  elle la cherché. L’angoisse se transforme en désespoir. Et puis je le sens. Faible, erratique, vacillant, mais bien présent. Un pouls. Je ne laisse pas le soulagement déferler. Tout demeure incertain. La ruelle est faiblement éclairée, mais suffisamment pour que nos silhouettes se découpent nettement dans l’ombre. C’est un miracle qu’aucun client du Bones ne nous ait encore surpris. Une chance sur laquelle je ne peux pas compter plus longtemps.

J’agis sans penser, sans m’interroger sur la vacuité totale de mes émotions. Soulevant le corps flaccide de la gamine, je me faufile rapidement vers la porte de service qui mène directement à mes sous-sols. Le trousseau cliquète doucement dans ma main, tandis que je rajuste sa position sur mon épaule. Des détails qui s’inscrivent avec une précision cuisante dans ma mémoire. Une fois la lourde porte de métal refermée derrière nous, je me sens déjà mieux. Je n’ai pas besoin de lumière pour descendre les quelques marches au parfum de salpêtre et déboucher dans le vaste espace de mon antre.

Les cages forment une haie d’honneur sur notre passage, ses occupants semblent accueillir ma présence avec un plaisir lugubre. Tu nous ramènes une amie ? Elle est morte, n’est-ce pas… Tu l’as tuée ? Bien sûr que tu l’as tuée, tu ne sais jouer qu’avec les morts. Et tu t’occupes si bien de nous. J’ignore ces pensées intrusives, fruits du stress qui m’écrase. Encore quelques pas, et j’étends finalement le corps inanimé de Solveig sur mon lit de camp. Nouvelle vérification : le pouls est toujours présent, il me paraît même plus vigoureux que tout à l’heure, à moins que je prenne mes désirs pour des réalités. Je ne sais pas quoi faire. D’habitude, quand je ramène des créatures à la vie, elles sont déjà décédées. Mes connaissances en médecine sont plus que rudimentaires.

L’espace d’une seconde, l’idée d’appeler Moïra en renfort me traverse l’esprit. Je la chasse aussitôt. Je ne veux pas qu’elle découvre l’étendue de ma faiblesse, qu’elle comprenne que je ne sais pas toujours me maîtriser. Alors qui ? Vittoria ? Elle ne travaillait pas ce soir, et je me rends compte que je n’ai aucune idée d’où elle habite, et aucun moyen de la contacter sans repasser par la grande salle. Une ambulance ou les urgences sont évidemment hors de question. L’image entrevue tout à l’heure éclate comme une bulle à la surface de mon esprit, mais l’idée est tout aussi ridicule que le reste. Pas moyen que j’appelle Eriksson, d’autant que j’ai aucune idée de ce qui le lie à Solveig. Si c’est sa meuf, ça va pas arranger les choses et il ne me sera d’aucun secours, le type n’a aucun sang-froid. Si c’est l’une de ses employées, je me demande s’il ferait même le déplacement. Non, je tiens pas le mec en haute estime, et peut-être bien que j’exagère ses travers sous le prisme de notre expérience commune, mais là n’est pas la question. Je vais devoir me débrouiller seul.

J’ai arraché une grande quantité d’énergie à cette fille, c'est donc ce dont elle aurait besoin pour se remettre. Réfléchis Gray, réfléchis. La première chose qui me vient en tête est le sucre. Comme si on avait affaire à une vulgaire crise d’hypoglycémie. Ridicule, mais j’ai pas mieux. Sans attendre, je me précipite vers la pièce attenante, le Bones à proprement parler. La clameur du Casino m’explose aux oreilles, mais je l’ignore pour me frayer un passage jusqu’au bar, où je hèle Ty avec autorité.

— J’ai besoin de sucre en poudre. Et d’un verre d’eau. Vite.

Le barman me renvoie un regard mi-perplexe, mi blasé, mais s’exécute sans poser de questions. C’est ce que j’aime bien chez ce type, il se mêle jamais de ce qui le regarde pas. Mon butin en main – une poignée de paquets individuels et une pinte d’eau tiède – je traverse la pièce en sens inverse et reviens au chevet de ma victime. Son pouls semble toujours stable, elle respire normalement. Je verse méthodiquement le contenu d’une dizaine de sachets de sucre dans l’eau et fais tourner le liquide dans son récipient pour mélanger le tout. Ça a l’air dégueulasse.

Enfin, soulevant sa nuque pour la redresser, je porte prudemment le verre à ses lèvres et y fais couler un peu de liquide. Si elle ne boit pas, j’ai pas d’autre idée. Et si elle ne se réveille pas, je devrais probablement me résoudre à appeler Moe. Mais je préfèrerais vraiment ne pas en venir à de telles extrémités. D’une voix basse et irrégulière, moi, l’éternel taiseux, je me mets à lui parler. Des bouts de phrases qui s’adressent autant à moi qu’à elle, des négociations sans queues ni têtes avec les puissances chaotiques de l’univers.

— Allez, petite. Réveille-toi. Réveille-toi putain, t’es plus résistante que ça, je l’sais bien, pas la peine de faire semblant… Réveille-toi et je jure de plus jamais te tirer une goutte d’énergie, ok ? Réveille-toi ou j’appelle ce crétin d’Eriksson.

 

 
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MessageSujet: Re: Play with fire you're gonna get burned | Grayson   Ven 22 Avr - 10:10

Play with fire, you're gonna get burned

Grayson & Solveig

Lorsqu’elle revint à la charge Solveig continuait de douter. Elle venait pourtant de mettre toutes ses cartes sur la table et espérait que cela suffirait à faire flancher Grayson. Bien qu’elle tenta de le masquer, Solveig sourit furtivement quand le Daybreaker abdiqua enfin. Ça y était. Elle allait enfin obtenir ce pourquoi elle était venue. Ce dont elle rêvait depuis des jours maintenant. Elle se laissa faire doucement pendant que sa respiration s’accélérait. Elle sentit l’impatience et l’adrénaline lui courir le long de l’échine. Un léger frisson d’excitation la traversa avant que son regard ne se plante dans celui de Grayson. Le manège commença et Solveig sentit de nouveau son énergie lui filer entre les doigts. C’était une sensation indescriptible comme si toutes ses préoccupations lui échappaient. Comme si tous ses souvenirs douloureux n’avaient jamais existé. La jeune femme avait l’impression de flotter dans les airs. Ses doigts se crispèrent un instant sur le bras de Grayson mais bientôt elle n’eut plus la force de s’y retenir. Sa main vint pendre dans le vide. Ses paupières s’alourdirent. Solveig venait de perdre pied. Sa tête bascula vers l’arrière en même temps que son esprit dans l’inconscient. Le néant. Solveig y était si bien…

Il ne fallut pas longtemps avant que le corps frêle de la jeune femme ne revienne heurter le sol poisseux de la ruelle. Cette fois Solveig n’avait aucune chance de se relever. Dans un sens n’était-ce pas ce qu’elle avait cherché ? Frôler la limite qui la séparait de l’autre monde ? Ses yeux clos lui donnaient un air paisible.

Une brise légère lui caressait le visage. La petite fille brune était assise au bord du lac. Ses pieds s’agitaient dans l’eau créant des remous à la surface de l’étendue. Les épicéas géants s’agitaient doucement au rythme du vent. Le soleil brillait de milles feux. Derrière elle Solveig entendait ses frères rires aux éclats. Trois petites têtes brunes couraient dans tous les sens. La petite fille finit par s’allonger contre l’herbe. Ses yeux détaillèrent le ciel puis elle finit par clore ses paupières pour respirer l’air frais. Mais quelqu’un la priva de la lumière de l’astre solaire en se penchant au dessus d’elle. Elle entendit la voix de son frère « Solveig reveille toi. » et puis un liquide sucré dévala dans sa gorge. La petite fille ne comprenait pas ce qui lui arrivait.

« Réveille-toi ou j’appelle ce crétin d’Eriksson. » la voix n’était plus celle d’un enfant mais celle d’un homme. Un homme que Solveig connaissait très bien. Elle ne sentait plus l’eau contre ses jambes, elle ne sentait plus la brise fraîche lui caresser le visage. L’odeur n’était plus celle des épicéas suédois mais une odeur de renfermé. La jeune femme déglutis pour avaler le liquide qui lui coulait dans la gorge. Ses paupières se mirent à battre doucement. Lorsqu’elle ouvrit enfin grand les yeux, la jeune femme sembla totalement perdue. Mais il y avait autre chose dans son regard, il y avait de la terreur et de l’angoisse. Encore très faible, elle resta silencieuse en regardant Grayson. Dans un geste lent, elle secoua légèrement la tête pour indiquer une négation. Ce crétin d’Eriksson ne pouvait être qu’Isak puisqu’il était le seul Eriksson à être encore en vie. Solveig savait que Grayson avait dû l’apercevoir dans ses souvenirs lorsqu’il lui avait prit son énergie. La cadette était terrorisée à l’idée que son fraternel puisse venir ici. Pour sûr il se mettrait dans une colère noire et sortirait de ses gonds. Isak s’avérait déjà incontrôlable en temps normal alors s’il apprenait qu’on avait touché à sa sœur chérie… Les dégâts seraient irréversibles et Solveig pourrait dire adieu à sa came pour toujours. De plus elle serait encore plus surveillée qu’elle ne l’était déjà. Il ne fallait surtout pas qu’Isak soit au courant. Rassemblant ses dernières forces, Solveig se concentra pour articuler. « Ne l’appelle surtout pas, je suis réveillée. Ca va regarde… » elle lui adressa un faible sourire. Solveig avait le teint blafard et ne semblait pas en grande forme. Sa respiration était calme, elle semblait sortie d’affaire. Il lui faudrait sûrement du repos avant de totalement avoir retrouvé ses esprits mais elle allait bien. Pourtant à l’instant présent, elle aurait voulu sombrer de nouveau dans l’inconscience histoire d’éviter la confrontation avec Grayson. Histoire de retrouver une dernière fois les paysages de son enfance, sa Suède natale. « Qu'est-ce qu'il s'est passé je me suis endormie c'est ça mh ? On est où ? » elle regarda la pièce avec intérêt. Elle ne se rappelait de presque rien.

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