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 « taste of a poison paradise » ㄨ liam&cordelia

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MessageSujet: « taste of a poison paradise » ㄨ liam&cordelia   Lun 28 Déc - 1:54


taste of a poison paradise

With a taste of your lips, I’m on a ride. You're toxic I'm slipping under with a taste of a poison paradise, I’m addicted to you. Don’t you know that you’re toxic?


Les ténèbres drapaient la Nouvelle-Orléans dans ses entrailles, couvrant les recoins de la ville d’un voile sibyllin, abreuvant l’horizon des couleurs les plus sinistres et nébuleuses qui soient. En revanche, Cordelia ne se complaisait pas moins dans cette tempête ténébreuses, elle qui s’accoutrait toujours de ces teintes de noir et de gris de toute manière. Ironique, en quelque sorte. Elle qui était donc si distinctive et qui, dans toute la prétention qui accompagne de telles réflexions, estimait tant sa singularité, se fondait – ironiquement – particulièrement bien dans la pénombre de la ville. Mais ça ne l’avait jamais vraiment dérangée. À vrai dire, lorsqu’on est aussi infâme et méprisable qu’elle ne l’était, être imperceptible aux piètres yeux de ses ennemis se révélait être parfois beaucoup plus avantageux que ça ne pouvait le paraître aux premiers abords. Même la succube savait mettre son orgueil de côté lorsque la situation sollicitait une telle chose – et, encore une fois, elle savait l’écarter avec beaucoup plus d’aisance et de naturel qu’on ne voudrait bien le lui accorder. Mais en soi, la sorcière était depuis belle lurette accoutumée au fait qu’on paraissait refuser lui reconnaître son mérite là où il est. Rendons à Cordelia ce qui lui appartient, non?
 
Chassée de ses propres réflexions, arrachée véhémentement par la réalité et la raison du pourquoi elle était là – dans le quartier Ouest ni plus ni moins, une terre sur lesquels ses talons ne fustigeaient pas très souvent en toute honnêteté – la démone réachemina son attention sur l’objet de ses concupiscences. Cette silhouette s’imprima presque trop impeccablement sur sa rétine, alors que ses iris se rassasièrent silencieusement de cette virtuose revêtue d’un costume onéreux, qui était probablement un trésor à lui tout seul, mais qui n’avait, pourtant, strictement rien à voir avec l’élégance même de la merveille en question.
Penchant la tête avec une désinvolture qui n’était que trop propre à la vipère, la chevelure de Cordelia dérailla contre ses épaules, ses boucles discrètes cascadant contre son épaule, alors qu’elle continuait de contempler sa proie avec fourberie. Elle ne pouvait s’empêcher de noter l’énorme différence entre lui et Nolan. C’était beaucoup trop patent pour être ignoré. Et pourtant, ils étaient, dans les faits, une réelle copie l’un de l’autre. Mais Liam était différent. Il transcendant le concept même de la classe et se mouvait presque dans une immaculation qui semblait à la sorcière plus incommodante qu’autre chose, mais soi. Pas un seul et pauvre cheveu déplacé, la poussière-même paraissait presque changer de trajectoire pour éviter de coaliser avec l’homme en question, sous peine d’une réprimande quelconque. Ce n’était pas forcément le genre même de la succube – ou peut-être disait-elle seulement ça parce qu’un autre homme, foncièrement différent, occupait constamment ses pensées – mais dans tous les cas, elle ne pouvait nier être sous le charme, comme tout le monde d’ailleurs. Et nul doute que c’était le but voulu ; l’intention était apparente et immaculée, tout comme l’acteur.
 
Ce n’est que lorsqu’elle constata qu’il avait franchi le seuil de cet immense immeuble qu’elle effectua son premier pas. Sa démarche se révéla être lente et molle, revêtant une nonchalance qui était particulière à la vipère, elle qui chancelait sur le pavé ardent du haut de ses talons. Dans un silence presque absolu, elle serpenta alors jusqu’à la porte qui ne se révéla pas être un gros challenge pour une rapace comme elle. De cet étage jusqu’à celui de sa proie ne fût pas bien long, et la sorcière vérifia même jusqu’à deux doigts le numéro sur la porte pour s’assurer que c’était bien celle de l’appartement désiré. Une fois de plus, le travail pour s’immiscer à l’intérieur se révéla être une tâche indulgente, bien que Cordelia prêta particulièrement attention à faire le moins de bruit possible.
 
Ce n’est qu’une fois à l’intérieur qu’elle put entendre le jet de la douche sourdre jusqu’à ses oreilles. Sa bouche se tordit en une arabesque corrompue, dont le reflet était sans doute exécrable et vicelard. Ses fins doigts effleurèrent les surfaces qui se tendaient à sa portée, admirant le travail impeccable d’une domestique qui avait probablement passé la journée entière à récurer les lieux avec une brosse à dent. Sa dextre se balada jusqu’à un cadre, dont le matériel semblait excessivement dispendieux pour ce que c’était vraiment – rien qu’un cadre. La photo qui y était bridée dépeignait ce qui semblait être Liam en vacances, probablement à un plus jeune âge quand des remparts n’entouraient pas encore les frontières et que le monde paraissait encore loin de sa fin, du moins c’est ce que présumait Cordelia. Elle ne prit pas la peine de remettre le cadre à sa place, tout comme les objets qui suivirent et qui tombèrent malheureusement entre ses mains.
 
Elle s’arrêta de fouiller que lorsqu’elle tomba sur une bouteille de whisky qu’elle ouvrit derechef. Elle apporta la bague de la bouteille ambrée à son nez pour en inhaler les parfums et les aromes, avant que son visage ne se tordre en une grimace  plus ou moins conquise, à défaut de ne pas avoir d’autres choix. Le liquide bronzé se transvasa dans un verre qu’elle apporta mollement à ses lippes rosées, avant que le son assidu du jet d’eau ne se meure dans un silence et accapare son attention. Pas le moindrement anxieuse, elle contempla la silhouette qui se présentait à elle, admirant les détails qu’on lui avait privé plus tôt alors qu’elle épiait sa proie, mais avec lesquels elle était familière. Son regard caféiné proférait une lubricité sans égale, caractère accentué par la lacération à la lèvre inférieure qu’elle s’affubla avec ses dents blanches comme lait. « Toujours un régal pour les yeux, à ce que je vois, Nicholas… » La remarque lui déracina du tréfonds de sa gorge un gloussement hautain qui fracassa l’air de sa douce mélodie. « Ou Liam, devrais-je dire. » déblatéra-t-elle, beaucoup trop nonchalante et placide pour les circonstances. « Qui est, entre toi et moi, franchement moins vieux-jeu que Nicholas. » Son timbre de voix se voulait un peu plus taquin, voire espiègle, mais il était difficile de réellement oublier ce visage de démon malgré les airs qui pouvaient s’y afficher. La jolie brunette ne put s’empêcher, non pas qu’elle aurait fait quand même bien qu’elle aurait pu, de contempler de nouveau la plastique de Liam, toute à l’image du modèle, c’est-à dire, parfaite. Apportant de nouveau le verre d’alcool à ses lèvres, elle en ingurgita une gorgée qui consuma les parois de son larynx, avant qu’elle ne s’attaque de nouveau au haut-placé du gouvernement. « J’ai cru comprendre que tu me cherchais, alors… me voilà, sucre d’orge. » Elle haussa les épaules, désinvolte. « J’aurais cru que quelqu’un avec autant d’influence n’aurait eu aucun mal à me retrouver, mais décidément je t’ai peut-être tenu en haute estime plus qu’il ne fallait. » dit-elle, son regard toisant celui du beau brun, une présomption sans égale dans le creux de ses yeux.

_________________
     

narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
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↳ Citation : "When life gives you lemons, don't make lemonade - make life take the lemons back! Get mad! I don't want your damn lemons, what am I supposed to do with these? Demand to see life's manager. [..]" C. J
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MessageSujet: Re: « taste of a poison paradise » ㄨ liam&cordelia   Lun 28 Déc - 14:38



taste of a poison paradise

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Face à la baie vitrée du bureau, j'observe l'extérieur. Exactement comme mon frère quelques jours plus tôt. La même place, la même posture. Lui se prenant pour moi. L'image me trotte encore bien trop grandement dans la tête et ça m'agace. On frappe à la porte, Elaine, rentre et s'excuse, déposant un dossier sur le bureau de verre. Je ne lui adresse même pas un regard. C'est pas le jour, pas le moment. Passant ma main sur mon menton rasé du matin, je me décide à me retourner et attraper ce qu'elle a déposé afin d'y jeter un œil. Je soupire. Rien d'important. De toutes façons, ces jours-ci, plus grand chose n'est important. J'attrape mon téléphone et me décide en quelques instants à rentrer à la maison. J'ai varié mes horaires et plus travaillé chez moi depuis cette fameuse rencontre. Trop irritable pour parler aux gens, trop agacé pour supporter leur bêtise.
J'attrape une pile de dossiers sous le bras, ferme la porte du bureau et salue la secrétaire d'un signe de tête. Descendant les étages sans un mot pour personne – et personne me le rend bien, je passe la porte du bâtiment non sans mécontentement. Je suis bien trop énervé pour faire semblant de m'intéresser à la médiocrité des gens. Et tout ça, c'est encore une fois à cause de toi. Tu ne pouvais pas rester bien à ta place, de reflet imparfait, il a fallu que tu fasses rater ça. Décidément, je suis meilleur en tout. Après tout, j'ai réussi à te faire accuser d'un meurtre quand tu n'es pas capable de savoir quand se déroule une de mes réunions. Mais peu importe.

Je marche d'un pas rapide, cherchant à m'éloigner du monde le plus vite possible. Si une chose a bel et bien été ravivée lors de notre rencontre c'est cette femme. Les rêves prémonitoires, il faut s'en méfier comme de la peste, il faut les étudier comme pour la soigner. Et elle en était le centre. Elle en était le tout, ou presque. Le nom qu'elle m'avait donné était sans aucun doute faux, et jusque là, mes recherches pour la retrouver n'avaient pas été concluantes. Certes, je n'avais pas mis tous les moyens afin de garder tout cela pour moi, cependant, si ce détail était une petite épine dans le pied jusqu'à la confrontation avec mon jumeau qui l'avait changé en épée bien enfoncée, impossible à ignorer. Il fallait que je me calme. Que je me sorte ces deux là de la tête, que je me sorte tout de la tête. Je ne rêvais que d'une douche chaude. Et à peine rentré, je lançais les dossiers sur la table basse du salon, les voyant se lover comme si eux aussi étaient ravis d'être là. Je me dirige sans un souffle de plus dans la salle de bain pour allumer la doucher et la laisser couler jusqu'à ce qu'elle soit bien trop chaude. Je me déshabille, et comme à mon habitude, face au miroir, j'évite mon reflet tout en lissant la cicatrice que tu m'as laissé du doigt. Identiques jusque dans les moindres détails, n'est-ce pas. D'un sourire coûteux, je m'éloigne de ton reflet pour me glisser sous l'eau chaude. Je la laisse couler là, un long moment, fermant les yeux et soufflant simplement. Les gouttes perlent sur mon corps, brûlantes, laissant des marques éphémères sur ma peau avant de disparaître à tout jamais. Si j'avais eu ton cœur, j'aurais sans doute lié mes larmes à cette histoire. Mais tu sais comme moi qu'il s'est éteint il y a longtemps. Après un long moment, me résignant à devoir vivre dans une réalité qui me déplaît, je sors de cette dernière, m'enroulant dans une serviette blanche, chauffée par la chaleur de la pièce et sans chercher à me sécher, je me redirige vers le salon. J'aurais bien besoin d'un verre.

Je sais, je sais. La prohibition, tout ça, mais que voulez-vous, quand on pourra acheter du bonheur, j'arrêterai les verres de Whisky. Sans vraiment regarder, j'avance dans mon appartement, déambulant tel un pantin qui connaît son chemin. Mais ça, c'était sans compter sur la surprise du jour.
Et quelle surprise.
Face à moi, tenant un verre à la main. Le mauvais présage. Surpris, réflexe incontrôlé j'octroie un léger mouvement de recul, levant les sourcils avant que la voix de la brune ne prenne toute la place dans la pièce. Quasi instantanément elle reprend la place qu'elle avait dans mon souvenir. Femme forte et manipulatrice, mon parfait double au féminin, en somme. D'une remarque espiègle elle me fait noter mon mensonge de notre précédente rencontre, ce qui lui vaut un sourire d'amusement, un regard de défi. Parce que tu n'as pas menti, toi, peut-être ? Elle continue, posant les cartes de son jeu. Elle connaît mon nom, elle sait que je la cherchais. J'aurais pu être piqué de voir tout ce qu'elle savait, mais au contraire, la voir être intriguée et venir jusque dans mon appartement me procure un étrange sentiment de satisfaction.

Alors que je m'avance vers elle, sourire au visage, toujours vêtu d'une simple serviette blanche, je lui passe à côté, la frôlant à peine, me servant un verre de Whisky qu'elle avait pris soin de laisser sur le comptoir de la cuisine ouverte. Le liquide se versant et baignant dans son contenant, sans un regard je me décide à ouvrir la bouche sans une once de surprise sur sa présence ici. « Peut-être que j'attendais que tu viennes à moi, lançant simplement des petits cailloux, comme dans un conte pour enfant. » Elle sait sans doute comme moi que le jeu du plus fier peut durer très longtemps entre nous. Il peut sans doute prendre des tournures très agréables comme tout l'inverse. Les cartes sont entre nos mains, et je présume que tant que l'on n'aura pas ce que l'on est venu chercher, ni elle ni moi n'allons céder. C'est bien un des seuls souvenirs honnêtes qu'elle m'ait laissé.

Me glissant de l'autre côté afin de m'asseoir sur le canapé, j'observe qu'elle a déjà pris soin de fouiller un peu avant mon arrivée. M'asseyant sans aucune gêne je l'invite d'un geste de la main. « Mais je t'en prie, fais comme chez toi, tu as si bien commencé. » Portant l'alcool ambré à mes lèvres je les pince après la première gorgée afin d'ajouter, le plus simplement du monde. « Mais toi, je présume que tu n'es ni venue pour me complimenter sur mon physique, ni pour me dire que j'avais menti. » Buvant une seconde gorgée j'ajoute dans un sourire joueur non dissimulé, « Parce que si c'est le cas, tu étais bien naïve. Je croyais qu'on se plaisait dans le mensonge à notre première entrevue. » Me redressant, laissant ma serviette glisser juste en dessous de ma hanche, je lui lance, toujours aussi joueur. « Et donc tu préfères Liam ? Tant mieux. Aurais-je le plaisir de connaître ton vrai nom, Faith ? » Parce que oui, moi non plus je n'ai pas oublié. Ni ton visage, ni ton nom. Et ce n'est pas les rêves prémonitoires qui m'ont laissé ce souvenir, ce n'est simplement pas tous les jours qu'on rencontre une telle démone. Parce que c'est bien ce que nous sommes, n'est-ce pas ? Deux démons cherchant leur trésors dans les ressources de l'autre. Jamais sans but, jamais sans intérêt, elle n'a sans doute pas plus l'ombre d'une âme que moi.

_________________

SOUND OF SILENCE
Hello darkness, my old friend. I've come to talk with you again because a vision softly creeping left its seeds while I was sleeping and the vision that was planted in my brain still remains within the sound of silence. In restless dreams I walked alone narrow streets of cobblestone 'neath the halo of a street lamp I turned my collar to the cold and damp when my eyes were stabbed by the flash of a neon light that split the night and touched the sound of silence.


Dernière édition par Liam P. Wiggins le Mar 12 Avr - 7:51, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: « taste of a poison paradise » ㄨ liam&cordelia   Lun 28 Déc - 20:07


taste of a poison paradise

With a taste of your lips, I’m on a ride. You're toxic I'm slipping under with a taste of a poison paradise, I’m addicted to you. Don’t you know that you’re toxic?


Son sourire lui aussi retraçait une perfection immaculée, de son arabesque sans failles, jusqu’à ses dents blanches comme lait. Teinte qu’il revêtait d’ailleurs également sous la ceinture, là où il n’était accoutré que d’une maigre serviette. Il était ardu pour la sorcière d’être le moindrement surprise dans de telles circonstances dans la mesure où elle avait entendu le jet de la douche geindre la seconde où elle avait déposé le pied dans l’appartement du beau brun. Sa silhouette vagua et erra jusqu’à elle, leur chair se frôlant presqu’une timidité qu’ils ne connaissaient pourtant pas tous les deux. Son regard, comparable au café tant par sa couleur que par son amertume, ne daigna pas suivre le ministre, mais elle pouvait entendre le goulot coaliser avec le verre, la mélodie de ces courtes vagues ambrées cascader tendrement contre les parois vitrées. « Peut-être que j'attendais que tu viennes à moi, lançant simplement des petits cailloux, comme dans un conte pour enfant. » Un gloussement lui fût arrachée une fois de plus, alors qu’elle roula des yeux –  geste qui ne pût être perçu par Liam ceci étant dit. La blague. La vérité, c’est surtout que Nolan avait réussi à faire un bien meilleur boulot que lui. Cordelia se tâtait d’ailleurs encore à lui faire part de cette réalité. Peut-être bien quand les circonstances s’y prêteront davantage. Son timbre de voix flageolait l’air d’une bourrasque de notes pédantes, son insolence coutumière transcendant ses airs jusqu’à même sa voix. « Tu as bien raison de t’affilier à de telles sottises pour enfants étant donné que tu sembles faire preuve d’autant de savoir-faire et de perspicacité que ces gamins, justement. » C'est-à-dire – aucun.  Mais elle n’était décidément pas à plaindre, après tout, l’inaptitude de Liam à la retrouver n’avait pas forcément été incommodante, au contraire. En revanche, il n’y avait qu’une pauvre sotte pour oser penser que ce petit manège aurait pu se perpétrer jusqu’à ses vieux jours. Il l’aurait retrouvé éventuellement, que ce soit par un malheureux hasard ou autre. Elle avait au moins le mérite d’avoir l’avantage présentement, d’être le Maître du jeu de la partie.

Leurs corps se frôlèrent de nouveaux dans une courte valse, toujours particulièrement pudique, avant que le beau brun ne déambule jusqu’au canapé sur lequel il se laissa tomber avec toute la grâce qu’on aurait pu lui imaginer. « Mais je t'en prie, fais comme chez toi, tu as si bien commencé. » L’assaille fût furtive, mais elle fût bien là. Ses lippes rosées s’étirèrent en un rictus discret, rapidement chassé de son gosier  par sa prochaine remarque. « Je trouvais que la décoration manquait cruellement d'une touche féminine, tu me pardonneras la liberté dont je me suis permise, j’espère? » souffla-t-elle affichant pendant un maigre instant une moue à priori innocente, avant que ce masque ne se déforme et laisse place au visage du démon, le vrai, soutenu par l’ombre d’un sourire mesquin. L’alcool caressa les lèvres du Ministre alors que la succube s’approchait doucement de sa proie. Il lui accorda le plus simplement du monde une troisième remarque, qui lui soutira un haussement de sourcil. « Mais toi, je présume que tu n'es ni venue pour me complimenter sur mon physique, ni pour me dire que j'avais menti. » Nonchalamment, la vipère pencha la tête, une grimace songeuse plaquée contre sa figure, comme si elle contemplait l’idée de n’être venue ici que pour contempler la plastique parfaite du pion du gouvernement. « Parce que si c'est le cas, tu étais bien naïve. Je croyais qu'on se plaisait dans le mensonge à notre première entrevue. » Les mains sur ses hanches, elle haussait les épaules, pratiquement désintéressée par la remarque. Mais Cordelia avait toujours valsée intimement avec la désinvolture et la nonchalance. Liam ne pouvait peut-être pas le savoir, mais il en prendrait rapidement conscience.

Le sorcier se redressa, bondissant du canapé, sa serviette blanche chutant lentement le long de ses hanches, arrachant forcément à la créature lubrique une grimace vicieuse, qui contrastait même avec le sourire joueur du Ministre, malgré leur intention presque semblable. « Et donc tu préfères Liam ? Tant mieux. Aurais-je le plaisir de connaître ton vrai nom, Faith ? » Le prénom lui soutira une énième arabesque qui fût rapidement dissimulée par la démone. ‘Faith’, elle avait oublié le sordide prénom qu’elle avait sortit cette nuit-là. Ça aurait pu être n’importe lequel, mais ‘Faith’ résonnait particulièrement bien avec elle. « Et moi qui croyais si naïvement qu’on se plaisait dans le mensonge, Liam? » susurra-t-elle, sa mélodie plus charnelle que jamais, elle la sirène qui scandait son chant en s’approchant lascivement de l’Homme. Sa main contre la chair de sa victime, elle admira le battement de cœur stable et contrôlé du beau brun. Elle ne s’attendait à rien de moins. La réflexion lui soutira un rictus qui s’étira davantage avec la remarque qui suivit. « Je ne sais pas, pour tout te dire. J’aime la poésie de ‘Faith’, je suppose. Après tout, je suis certaine que tu as gardé la foi qu’un jour on se rencontrerait de nouveau, non? » Ses yeux se plissèrent subtilement, avant qu’elle ne descende son regard de nouveau vers l’un des principaux atouts du sorcier. Ses doigts tapotèrent presqu’avec espièglerie le torse de Liam avant qu’elle ne le repousse contre le canapé d'une violence qui lui était bien distinctive.

Cordelia, de son côté, préféra se seoir sur la table base devant le canapé. Déplaçant une mèche de cheveux qui sembla en faire cascader plusieurs autres, la démone susurra de nouveau une douce mélodie pour son pigeon du Gouvernement. « Mais j’ai cru comprendre que la politique et la persuasion étaient ta spécialité, alors je ne doute pas une seule seconde que tu arriveras à m’en soutirer la réponse si tu y mets un peu du tien. » Elle marqua une pause, soutenant le regard fier de son interlocuteur. « Bien entendu, c'est dans la mesure où il est dans tes capacités de me divertir suffisamment longtemps pour parvenir à me faire rester. » Un clin d’œil aurait pu s’ajouter à cette remarque, mais ce n’était pas spécialement son genre. En revanche, le ton taquin demeurait le même.
Une dernière œillade à la plastique parfaite du sorcier la contraint à se mordre la lippe inférieure, dans une proximité qui ne lui permettait pas réellement de dissimuler quoique ce soit. Mais si elle avait à perdre de ce côté, Liam également. Et Cordelia comptait bel et bien se servir de cette dite proximité pour repérer tous les signes mensongers qu’elle pourrait apercevoir à l’aide de ses prunelles de rapace. « Pour ce faire, je suppose que tu pourrais d’abord m’expliquer pourquoi le Ministre lui-même, de toutes les personnes et autres imbéciles qui siègent au Gouvernement, s’intéresse tant à moi. Enfin, outre les raisons évidentes, bien entendu. » La prétention ne l'avait jamais abandonné, et si le beau brun avait le matériel et le concret pour supporter sa présomption, la vipère se ferait un plaisir de lui prouver qu’il ne suffisait parfois vraiment que d’un gros égo.

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MessageSujet: Re: « taste of a poison paradise » ㄨ liam&cordelia   Lun 28 Déc - 23:28



taste of a poison paradise

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Faith. Quelle ironie. À la minute où le mot était sorti de sa bouche j'avais souri. Mensonge odieux ou sort hasardeux. Si il avait été son vrai prénom, ses parents avaient du tomber des nues en voyant ce qu'elle était réellement. Sans plus attendre elle reprend mes mots, auxquels je souris. Faith, petit démon. Tu veux donc jouer, n'est-ce pas ? Je reste silencieux, laissant mon visage exprimer l'amusement et la joie de retrouver un partenaire de jeu à la hauteur. Le monde commençait à être ennuyeux, et il faut dire que si les souvenirs de notre nuits ne me laissaient pas indifférent, le jeu de l'honnêteté me plaisait d'autant plus. Elle s'approchait, lentement, élégamment. Elle était Lionne face à moi, et j'observai. Sans un geste, sans un mot, je la regardai jouer, se jouer de moi. Il ne fallut pas longtemps pour que toutes les distances, toutes les manières établies jusque là s'évanouissent.

Du bout du doigt elle effleurait mon torse nu. Son doigt, aussi fin qu'elle s'y déposait doucement. C'était fascinant, ce contrôle. Chaque geste était mesuré, aucun ne détonnait à notre mascarade. Ne détournant pas le regard du sien je me plongeais dans son regard. Il était étonnement clair pour ce qu'elle était. Les yeux d'un noir ébène lui aurait bien mieux été. Pour autant, le brun qui habillait ses iris avait quelque chose. Il n'était pas uni, il n'était pas banal. Il n'était pas marron. Il était profond, en s'y perdant un peu on pouvait voir plus sur elle que sa bouche ne l'avouerait jamais. Les teintes s'entremêlant pour créer la couleur qui nous attirait le regard étaient en vérité bien distinctes de plus près. Un peu d'attention et le détail vous dira la vérité. Petite démone, tu te crois si noire que ça, et pourtant il reste un peu de couleur en toi. Regarde par toi-même, tu verras. Un léger rictus se forme à mon observation. Nous sommes deux beaux menteurs. L'indifférence se rit de nous, et tu le sais aussi bien que moi. Nous pouvons manipuler autant que nous le voulons, nous pouvons paraître autant que nous savons, il n'empêche qu'il existe quelque part un fond d'humanité dont on est incapable de se détacher.

Ses lèvres s'ouvrent à nouveau et laissent encore une fois la mélodie de sa voix se perde dans la pièce. Je laisse échapper un rire à sa remarque, laissant son doigt mesurer le mouvement de ma poitrine avant de retrouver sa place sans un mot. Je choisis de me taire, encore un peu. Observer son jeu, ne lui offrant que des expressions pour la soutenir. Souffler un peu sur la braise avant d'y rajouter de l'essence. Mes yeux ne lâchent pas les siens, observant son regard qui descend sur mon corps. Mon rictus devient un peu plus joueur alors que je me laisse faire sans un mot, le tapotement de ses doigts me laisse un frisson imperceptible. Il ne faut pas une seconde de plus pour qu'elle me pousse avec force, me laissant m'écraser contre le dossier du canapé. J'aurais pu forcer, me retenir, mais non, c'est bien trop plaisant. La brune face à moi m'amuse et je me délecte du moindre de ses gestes tant que je le peux. Désormais avachi, je me redresse sans décoller mon dos du siège sur lequel elle l'a collé valant à ma serviette de glisser encore un peu. Peu importe. Après tout tout cela n'est qu'un jeu dont nous voulons chacun être maître.

Elle se posa face à moi, sur la table basse, avec une grâce et une élégance que j'avais rarement croisées. C'était tout de même ironique, de voir quelqu'un d'aussi hautain et gracieux à la fois. Alors qu'elle ouvrait à nouveau la bouche je glissais un bras derrière ma tête m'en servant comme appui. Mon torse tendu je senti la serviette perdre un peu de leste et le nœud sensé la tenir se desserrer un peu. Sans y prêter attention, je laisse la sirène chanter, me lançant ses cartes au visage. Elle cherche à nouveau à me piquer, sans pour autant me blesser. Sa remarque lui vaut un nouveau rictus, cette fois un peu plus franc, un peu plus prononcé aussi. Je me prépare à répliquer, lui laissant encore un peu le temps de se pavaner. M'abreuvant du défi dans son regard, de la taquinerie dans sa voix. Elle se mordit la lèvre, ce qui lui donna droit à un regard détourné, se fixant une seconde à peine sur ses lèvres démoniaques. Le jeu promettait d'être amusant, et si elle me demandait d'être assez intéressant pour la faire rester, je voyais pourtant bien qu'elle n'avait pas la moindre envie de partir. Du moins, pas tout de suite. Pas maintenant.

Un rire s'échappa de mes lèvres à sa dernière remarque. Ne bougeant pas de la position dans laquelle elle m'avait mise, je frottai l'arrière de ma tête avec ma main, me décoiffant légèrement et laissant le nœud de mon seul habit se desserrer encore un peu. La fixant, au plus profond de ses yeux, je commentais, d'abord aussi hautain qu'elle. « Le Ministre ne s'occupe que de ceux qui en valent la peine. » Une flatterie bien placée, tu veux jouer à me montrer que tu vaux beaucoup. Tu n'en as pas idée. Ce n'est pas pour ce que tu crois, mais ta valeur est grande pour moi. « Tu sais, Faith, même si le jeu du mensonge entre nous me plaisait particulièrement, je dois avouer que ta vraie nature ne me laisse pas indifférent. » Me redressant légèrement afin de couper encore un peu la distance entre nous, je passais mon bras près de son visage, l'effleurant à peine. Laissant juste le temps à une mèche de cheveu de s'enfuir de mon emprise. Un peu comme elle, elle était la fumée qu'on attrape pas. Elle était le vent qu'on ne maîtrise pas. Il ne fallait pas être si malin que ça pour le voir. Et ce côté intouchable, imprenable, me donnait encore plus envie de savoir qui elle était. Oublié le mauvais présage, il fallait que je sache. Pourquoi elle ? Pourquoi maintenant ?

« À en juger par ton attitude et ton charme indéniable, je ne doute pas de ta nature, Sorcière» C'était un coup dans le vide, pour autant, de part ma qualité de Ministre et ma propre nature, j'étais apte à reconnaître mes semblables. Et si il n'y en avait qu'une, ça ne pouvait être qu'elle. « Tu dois donc être familière avec les rêves prémonitoires. » Mon discours était bien moins joueur tout à coup, pour autant, mon attitude gardait le cap. Croisant mes bras face à moi, redressé près d'elle, je prenais un souffle, détournais le regard vers ses lèvres avant de me replonger dans son regard et d'ajouter, d'une voix franche mais beaucoup moins forte, presque imperceptible. Juste pour elle, comme un secret, comme une pierre précieuse que l'on veut garder. « Sache que tu occupes les miens, Faith. »

Me relevant brusquement, à quelques centimètres d'elle, la serviette glissant encore un peu, j'ajoutai, beaucoup plus joueur maintenant. « Alors tu comprends, outre ta beauté et ton charme, je devais savoir qui tu étais. Je n'aurais pas envie de me retrouver dans une situation où tu perdrais la vie. » Me décalant d'elle, je me dirige vers la cuisine ouverte, lui tournant le dos et continuant, toujours de la même voix. « Quel dommage cela serait de perdre la foi, n'est-ce pas ? ». Attrapant la bouteille pleine du liquide ambré, je revenais vers elle d'un pas lent, entièrement mesuré. Sans m'asseoir, j'attrape le verre déposé auparavant et le rempli, laissant place à l'ambre qui existe au fond de ses yeux dans un liquide que je tenais en main. À défaut d'avoir ses yeux, je pouvais avoir l'alcool. Leur effet n'était pas si différent après tout. Sans lui demander son avis, je complétais son propre verre, dans un bruit doux, poétique, comme ce ton qu'elle savait si bien adopter.

Relevant la bouteille et la déposant juste à côté d'elle, je portais le Whisky à mes lèvres avant de la regarder et d'ajouter, demandeur d'un peu plus de venin. « Tu n'es donc là que pour ça, savoir ce que je cherchais sur toi ? » M'autorisant un haussement d'épaules tout aussi faux que mesuré je continuai. « Quel dommage, tout de même, tu ne trouves pas ? ».

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MessageSujet: Re: « taste of a poison paradise » ㄨ liam&cordelia   Mar 29 Déc - 8:31


taste of a poison paradise

With a taste of your lips, I’m on a ride. You're toxic I'm slipping under with a taste of a poison paradise, I’m addicted to you. Don’t you know that you’re toxic?

Liam, comme tout bon chien, demeurait férocement docile et inspirerait à la sorcière plus d’un sentiment de satisfaction. Il allait de soi que Cordelia admirait la nonchalance avec laquelle il valsait, à l’instar de la sorcière elle-même qui avait initié la danse. Une main baladeuse se déposséda dans sa courte chevelure ébène, sombre comme ses yeux, rebelle comme son âme. La succube regarda ainsi le jeune homme se décoiffer et constatait presqu’avec admiration que ce qu’il perdait en immaculation, il gagnait en charme. La réflexion lui soutira de nouveau l’esquisse d’un rictus, elle qui ne défaillait pas malgré tout. Un rire ne suffirait pas, la confidence ludique d’un peu plus de chair non plus, et certainement pas un regard, aussi profond pouvait-il être. « Le Ministre ne s'occupe que de ceux qui en valent la peine. » Hautaine, elle haussa un sourcil, à priori flattée par le compliment, mais ultimement, ce n’était que de piètres chimères, tout comme l’étaient les mots de Liam auxquels elle n’accordait déjà que très peu de valeur. Un menteur, comme elle. Elle était plus preste que ça, mais c’était un jeu qui se jouait à deux et elle en avait pleinement conscience. « Tu sais, Faith, même si le jeu du mensonge entre nous me plaisait particulièrement, je dois avouer que ta vraie nature ne me laisse pas indifférent. » Pendant l’instant d’une maigre et furtive seconde, les propos du Ministre piquèrent son intérêt. Qu’une maigre et courte seconde. Bien entendu qu’il savait qu’elle était une sorcière. Lui aussi, d’ailleurs, en était un – sorcier. Il n’y avait, en toute franchise, pas la moindre raison d’être déconcerté ; elle n’avait, après tout, jamais tenté de cacher sa nature à Liam, et surtout, il aurait été assez naïf de penser, même l’instant d’une seconde d’incertitude, qu’un sorcier, tout comme elle, ne saurait pas reconnaître l’une de ses compères.

Sa main, éternellement baladeuse semblerait-il, rencontra une mèche rebelle qui semblait fuir l’emprise du sorcier, comme Cordelia elle-même avait toujours fuit la prise de n’importe quel homme. Comme le vent, elle était partout et nulle part, brise et bourrasque, inatteignable et pourtant toujours si proche, à portée de main. La succube en aurait pu être fière, si le concept même d’une telle réflexion ne lui paraissait pas puéril. « À en juger par ton attitude et ton charme indéniable, je ne doute pas de ta nature, Sorcière. » Si le Ministre lui faisait le présent de plates flatteries, la vipère recueillait ces dernières avec beaucoup moins de magnanimité, elle dont le maquillage reflétait à lui-même une suffisance sans pareil. Accentuant cette vanité et insolence d’un gloussement hautain, la démone ne paraissait pas particulièrement impressionnée – pour ne dire que ça. « Entre toi et moi, tu ne trouves pas ça un peu pathétique que ça soit la seule chose que tu aies réussis à apprendre à mon sujet? » Le gloussement qui suivit aurait pu être accordé à un enfant de la part d’une mère ; c’est-à-dire qu’il avait tout ce qu’il y a de plus réducteur et dénigreur.
Pourtant, la suite de leur propos se révéla beaucoup plus profonde que leurs balivernes et autres bagatelles dont le simple but semblait être celui de jouer avec sa proie. « Tu dois donc être familière avec les rêves prémonitoires. » Piquée dans son intérêt, enfin, la jolie brunette accompagna les mots du sorcier d’un froncement de sourcils discret, mais présent, inquisiteur de réponses qu’elle savait seraient pénibles à arracher au pigeon du Gouvernement. « Sache que tu occupes les miens, Faith. » Le murmure résonna plus longuement que désiré, cajolant l’air, effleurant ses douces oreilles ; un ténor qu’elle savourait ainsi dans un silence plénier avant qu’elle ne lui accorde une compagne qui s’envolait d’ores et déjà vers son âme-sœur. « Que d’honneur, Monsieur le Ministre. »

Leurs murmures trépassèrent la frontière du silence et celle du néant, succombant à leur tragique destinée, alors que le beau brun se redressait brusquement. Il allait de soi qu’elle remarqua la serviette jonchant sous la ceinture du Ministre glisser encore davantage – un acte délibéré qui paraissait beaucoup trop naturel pour un geste si calculé. La démone admirait l’effort. « Alors tu comprends, outre ta beauté et ton charme, je devais savoir qui tu étais. Je n'aurais pas envie de me retrouver dans une situation où tu perdrais la vie. » Le concept même la dérouta presque, la poussant à rouler des yeux. Elle avait compris qu’il ne savait pratiquement rien d’elle, mais l’idée même qu’elle, de toutes les personnes, perdrait la vie sonnait davantage comme une blague de mauvais goût, plutôt qu’une douce ironie. C’était sept siècles de survie qu’elle portait sur ses épaules, de quoi jeter Atlas dans l’ignominie. Si c’était le seul souci que Liam se faisait, il pouvait cesser immédiatement. Mais la sorcière comprit d’aussitôt où le sorcier voulait en venir lorsqu’il lui tourna le dos et lui déblatéra, probablement le visage fier. « Quel dommage cela serait de perdre la foi, n'est-ce pas ? » Son regard se tordit de nouveau dans un roulement. Elle aurait presqu’eu envie de lui concéder une confidence à propos de son prénom, mais ça serait baisser les bras et les armes que trop rapidement.

D’ailleurs, c’est le Ministre qui s’empara de l’une des armes les plus ravageuses ; l’alcool. Son bec d’harpie s’étira de nouveau en un sourire de vautour, l’observant ainsi verser dans son verre cette eau de vie ambrée, le vrai or de ce monde. La sorcière avait le pressentiment qu’il était futile de l’arrêter, il comptait nul doute sur le fait qu’elle s’enivre autant de ce Whisky que de lui. Un défi qu’elle était prête à relever, sans surprise. Rejoignant ses côtés, leur proximité était de nouveau presque indécente, mais pas particulièrement surprenante pour deux créatures aussi lubriques qu’eux. « Tu n'es donc là que pour ça, savoir ce que je cherchais sur toi ? » Il haussait les épaules, un autre geste calculé, faux, sans l’once d’authenticité sur laquelle rebondir. « Malheureux, tout de même, tu ne trouves pas ? » Ce fût à son tour à elle de rehausser les épaules, sa désinvolture s’imbibant de l’attitude semblable de son interlocuteur. « Peut-être, mais ce n’est pas comme si tu m’avais donné une quelconque raison de rester. » siffla-t-elle, se doutant bel et bien selon cet air joueur placardé contre son visage n’était quémandeur que davantage de venin de sa part. « Enfin, je veux dire… la vue est, certes, fort agréable et le whisky, exquis…Mais ce n’est rien que je n’ai pas déjà contemplé ou savouré dans le passé. » Susurra la sirène, s’approchant du visage de sa proie. L’Homme était faible, il eût toujours été. Liam n’en était pas une exception, tant bien que mal souhaiterait-il se convaincre du contraire.

Sa main, cette arme destructrice singulière à la succube, s’abandonna contre le cou encore tendrement humide de sa victime. Ses doigts caressèrent presque affectueusement cette joue qui lui paraissait drôlement douce, puis ils terminèrent par attirer son menton vers elle. Ses lèvres effleurant faiblement celle du beau brun, elle s’enivrait de l’arôme du Whisky encore imbibée contre les lippes de sa proie. « Et puis, bien mieux m’attend chez moi… » L’égo des Hommes eût toujours été une frêle chose. Quand est-ce que avait-elle fait l’effort de ne pas piétiner sur ce qu’il y avait de frêle?
Pourtant, parce qu’elle savait que la partie n’était pas encore gagnée, Cordelia s’affaira à se rapprocher d’avantage, se redressant mollement pour se laisser retomber de nouveau sur ses genoux couverts de la serviette qu’il avait si fièrement exhibé devant elle. « Tu réalises, j’espère, qu’à cet instant, je pourrais quitter cet appartement – et à priori, je n’aurais aucun soucis à me faire, puisqu’il est évident maintenant que tu ne seras pas en mesure de me retrouver? » Son regard se perdit et perdura dans ces yeux adverses, se déposséda et posséda à la fois celui de Liam d’un caractère énigmatique et magnétique, avant qu’elle ne le quitte. Ce fût à son tour de se lever et de lui tourner un dos – une vue qu’il apprécierait probablement autant que la précédente, soyons honnêtes. Toutefois, elle se retourna, amusée cette fois-ci. « Tout de même, je dois savoir quelque chose… Qu’est-ce qui te fait croire que c’est réellement moi dans ce rêve prémonitoire que tu as perçu? » Elle s’abreuva enfin du verre que lui avait servi quelques secondes plus tôt le pigeon du Gouvernement, et un sourire lubrique s’immisça sur son bec, dont les parois étaient encore incendiés par l’ambre. « Ce charme et cette beauté, je la partage peut-être avec une autre. » Il aurait fallu être bien bouché pour ne pas comprendre qu’elle parlait de jumelles. Ceci étant dit, l’ambigüité s’exauçait davantage dans les réflexions qui suivaient. Savait-elle pour Nolan? Était-ce un signe? Un soupçon? Ces échos eurent le mérite de lui soutirer un sourire, presque plus carnassier que les précédents cette fois-ci.

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MessageSujet: Re: « taste of a poison paradise » ㄨ liam&cordelia   Jeu 31 Déc - 20:26



taste of a poison paradise

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Le problème qu'il y a à interagir avec un suppôt de Satan, c'est que le jeu change de maître aussi facilement qu'un souffle s'échappe de ses douces lèvres. Le jeu de la vérité entre nous ne pouvait être complet. Il nous était tout autant impossible, à l'un comme à l'autre, d'être entièrement vrai. Lorsqu'elle leva les épaules aussi faussement que ma dernière parade je ne pus dissimuler un sourire. Ce jeu pouvait durer longtemps très longtemps. Mettez deux lions dans la même cage et regardez combien de temps il leur faut pour se sauter dessus. Sa remarque piqua cependant mon ego à demi. Mon sourire de l'instant passé se changea en un rictus bien plus calculé. Laissons la couler son venin avant de jouer les prochaines cartes. Entre nous, tout n'était qu'un jeu, rien qu'un jeu. Une mascarade dans laquelle je me complaisais un peu trop ; oubliant facilement le point central de cette histoire.

Flatteries plus que toutes faites, ne me décochant pas même un sourire, ne lui accordant qu'un regard insistant passant de ses lèvres à ses yeux ; j'attends sagement, assis là, sans bouger d'un pouce, parfaitement à mon aise dans mon canapé, liquide ambré toujours en main. Alors que je m'apprêtai à lever une nouvelle fois ce verre jusqu'à ma bouche, sa main vint interrompre mon geste. Reposant nonchalamment le Whisky sur l'accoudoir du canapé je savoure son doigt jouant avec ma peau. Sans quitter son visage du regard, je me plais à baisser les yeux jusqu'à son cou et le remonter brusquement vers ses lippes alors qu'elle attire mon menton vers le sien. En rien perturbé, je hausse un sourcil alors que son souffle effleure désormais le mien. Alors tu veux vraiment jouer à ça, démone ?

Hésitant un instant, un court instant, à peine le goût du liquide quittant mes lèvres pour se lover contre celles de la brune, je m'en vois désolé. Cherchant à me piquer, elle utilise le tour le plus commun et pour autant le plus efficace du monde. Me comparer à un autre. Un rire mesquin m'échappe, relevant doucement mon torse alors qu'elle vient prendre place sur mes genoux. La Sorcière sait pertinemment que je peux me venger, devenir réellement mauvais, et pourtant elle n'hésite pas à se servir de moi, cherchant sans nul doute les limites. Ne lui accordant pas le moindre geste pour le moment, je l'observe là, sans un mot, m'enfonçant un peu plus dans le canapé en cuir afin de la laisser glisser doucement vers moi. La laissant se jouer de moi encore un peu, menaçante sans réellement l'être, je lève finalement l'alcool jusqu'à mon visage pour en boire une nouvelle gorgée. À peine est-elle en train de brûler agréablement ma gorge que la succube se lève, me tournant le désormais le dos.

Toujours silencieux, je me permets de la dessiner du haut de sa chevelure d'ombre jusqu'à ses fines jambes. Mon rictus se change finalement en un sourire amusé, discret mais bien présent. Alors que je me prépare à me lever, pour enfin jouer à mon tour, m'étant suffisamment délecté des plaisirs de son poison, elle ajoute une dernière remarque alors que je suis à peine redressé. Remarque qui me pique bien plus que tout ce qu'elle aurait pu dire, sans doute bien plus que ce qu'elle imagine. Alors que mon sourire a définitivement disparu de mon visage, remplacé in extremis par un air bien trop sérieux pour le jeu que nous avions mis en place, je pose un peu brusquement le verre sur la table basse, lui octroyant un bruit sourd, détonant avec la  tension présente jusqu'ici. Elle avait tapé sur le mauvais coin, celui qui ne donnait plus du tout envie de jouer. Elle avait tapé un peu trop fort, un peu trop vicieusement aussi.

Me relevant, sans prendre la peine de serrer ma serviette qui ne manquait de plus en plus de quitter mon corps, je lui tournais le dos, fixant la cuisine américaine afin de couper tout contact visuel entre nous. Sans un instant de plus, je me décide finalement à parler. Mon frère occupant toute mes pensées suite à sa réplique, je passe une main sur mon visage avant d'arborer un ton froid, bien plus qu'il ne l'avait jamais été entre nous. « Tu te crois maligne, n'est-ce pas ? » Passant rapidement la main dans ma chevelure, lui enlevant toute cette spontanéité que la douche chaude lui avait donné, me retransformant en ce Ministre froid et totalement faux que j'étais, je me retourne, fixant la succube de cet air froid, et directeur, que les années m'ont si bien enseignées et que mon frère est bien incapable de reproduire.

« Tu crois que je ne vois pas où tu veux en venir ? » Sans m'avancer, je la dévisage une fois de plus, mais cet fois, sans aucune tension, plutôt avec une certaine menace. « Je ne sais pas à quoi tu joues, mais si tu as l'intention, de quelle que manière soit-il de t'en prendre à mon jumeau, je peux t'assurer ma jolie, que tu ne reverras plus jamais la lumière du jour. »

Je me détourne afin de reprendre mon verre et de laisser le liquide tourner entre mes doigts, l'observant sans le boire. Il était une chose d'avoir condamné son frère à mort, il était une chose de le laisser prendre pour moi des coups, physiques ou non, il était une chose de le haïr autant que je l'aimais mais personne. Personne. N'avait le droit de le toucher. Je savais pertinemment, ayant vu Nolan quelques jours auparavant qu'elle avait du être en contact avec lui. Elle avait certainement du le prendre pour moi. Ce qu'il lui avait dit ? Peu importe. Je connaissais le regard de la démone, je connaissais le moindre de ses mouvements, après tout, ils n'étaient pas vraiment différents des miens. Et c'est bien en ça, qu'elle devait rester loin de lui. Après tout, je l'avais conduit à la mort. Tout ça, alors qu'il était une partie de moi. Pour elle, il n'était rien. Et les gens qui n'étaient rien pour moi, je les écrasai sans scrupule du bout du doigt. Cette pensée me coupa le souffle et sans me contrôler, sans réfléchir, je m'avançai bien trop rapidement vers elle, le Whisky se reversant sur le parquet et sur ma main alors qu'un battement de paupière plus tard je me retrouvais lui attrapant le cou, la plaquant contre le mur.
Et si cette situation aurait eu tout du fantasme quelques instants plus tôt, elle n'en avait plus le moindre reste, pas même une poussière maintenant. Plongeant mes yeux dans les siens, j'ajoutai, plus menaçant que je n'oserai l'admettre.

« Ne. T'approche. Pas. de. Mon. Frère. C'est compris ? »

La relâchant ma phrase à peine achevée, je m'éloignais à nouveau d'elle. Agacé de ne pas avoir pris la menace assez au sérieux, et tout autant parce que je n'ai pas su contrôler ma rage. Elle a touché à mon frère, celui que j'ai tué de mes mains. Je suis capable de prétendre chaque jour que je m'en fiche. Je suis capable d'y croire un peu plus chaque jour. Et pourtant, la menace qui émane d'elle, bien trop réelle, bien trop proche de ma propre attitude me laisse tout sauf indifférent. Bien incapable de faire semblant, incapable de laisser croire que mon frère pourrait mourir des doigts de quelqu'un qui a sans doute les mains encore plus noires que les miennes. Incapable d'avoir maintenu le jeu plus longtemps. Je serre les mâchoires et le poing alors que mon regard se fixe dans le sien. On ne joue plus ma jolie, on ne rigole plus. Plus du tout cette fois. D'un dernier souffle j'ajoute. « Et ne pense même pas à sortir de ce bâtiment sans avoir réglé ça si tu veux vivre. »

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MessageSujet: Re: « taste of a poison paradise » ㄨ liam&cordelia   Dim 17 Jan - 7:13


taste of a poison paradise

With a taste of your lips, I’m on a ride. You're toxic I'm slipping under with a taste of a poison paradise, I’m addicted to you. Don’t you know that you’re toxic?

Le claquement du verre contre la robustesse de la table basse lui arracha les prémices d’un rictus, témoignage d’une victoire – courte, certes, mais que la succube savourait dans toute la prétention que l’on pouvait lui accorder dans de telles circonstances. Si la colère de Liam avait eu une mélodie à elle toute seule, Cordelia serait celle qui valserait au centre de la piste, se perdant dans le rythme de cet air enchanteur. L’éréthisme des hommes l’avaient toujours particulièrement fasciné. Peut-être était-ce la violence, peut-être était-ce leur fureur, ou peut-être était-ce simplement comment la haine chancelait dans leurs iris. Dans tous les cas, elle s'en exaltait. « Tu te crois maligne, n'est-ce pas ? » Ses lippes s’étirèrent discrètement, avant qu’ellez ne se tordent sous la force des mots qui décampèrent de son gosier. « Je peux me contenter d’au moins l’être plus que toi. » susurra-t-elle simplement, son timbre de voix lascif empruntant de doux airs tant nonchalants qu'arrogants, une mélodie qui la seyait si bien.
La haine qui vacillait dans son regard sombre s’incendia, calcinant ses iris d’un brun brûlé ; froid, et pourtant avec toute la hargne des flammes les plus frénétiques. « Tu crois que je ne vois pas où tu veux en venir ? » Dévisagée, la démone ne perdit pourtant pas l’once de son cran. Au contraire, elle semblait valser encore plus intimement avec la nonchalance, elle qui semblait si supérieure, flânant à des altitudes que personne d’autre ne pouvait atteindre. « Tout le contraire, mon amour ; j’espère que tu vois exactement où je veux en venir…Ou j’aurais réellement du souci à me faire. » Le venin gicla de sa gueule de vipère. En soi, Cordelia savait que c’était vain, que c’était peine perdue. Liam était immunisé à ce genre de venin, puisqu’il en était lui-même porteur. Ceci étant dit, l’immense satisfaction qu’ébranlait la sorcière lorsqu’elle enfonçait ses crocs dans ses proies pour en déverser tout son poison avait toujours été plus vigoureuse que cette logique. « Je ne sais pas à quoi tu joues, mais si tu as l'intention, de quelle que manière soit-il de t'en prendre à mon jumeau, je peux t'assurer ma jolie, que tu ne reverras plus jamais la lumière du jour. » Les menaces, aussi effrayantes auraient-elles pu paraître aux oreilles d’une autre, lui passa dans l’une et sortit de l’autre. Liam ne lui faisait pas peur, pas le moindrement, pour la simple et bonne raison que dans cette histoire, elle était toujours celle qui avait toutes les pièces en main. À l’opposé, le beau brun semblait lui mettre en scène un caprice mal digéré, alors qu’elle, la Reine, le menaçait de lui arracher son Roi. Quel sombre idiot.

Probablement mouvementé par les réflexions qu’elle avait imprégné en lui à l’aide la seule force de ses mots venimeux, la sorcière observait le larbin du Gouvernement tourné en rond, prenant ce moment de silence comme l’occasion idéale de faire ouïr ses invectives. « Quelqu’un a terriblement confiance en lui. » Il lui extirpa un pouffement railleur, elle qui se moquait éternellement de lui et sa sottise. « Et dis-moi… qu’est-ce qui, exactement, te fait penser que je ne l’ai pas déjà égorgé comme un sale porc? » Sa main joignit ses lippes pour en séquestrer un rire qu’elle ne laisserait pas franchir les frontières, tout comme pour en camoufler un sourire plus carnassier que d’habitude.
Curieusement, son sourire ne l’abandonna malgré l’agressivité dont s’éprit le sorcier lorsqu’il se dirigeait férocement vers elle. L’Homme dans ses instincts les plus primitifs. Un animal, un vrai. La sauvagerie avec laquelle il l’avait plaqué contre l’un des quatre murs de la pièce ne la dérouta pas, si ce n’est peut-être la seconde où sa tête fouetta la cloison. Son sourire se traça davantage sur son bec, alors que le ton saccadé du magicien caressait ses oreilles. « Ne. T'approche. Pas. de. Mon. Frère. C'est compris ? » La main de la succube, comme coutume le souhaitait, s’égara derrière le cou de Liam, caressant cette peau raide – probablement le contrecoup de ses muscles tendus. Nonchalante, la démone ignorait les menaces que lui scandaient le beau brun et répliqua au contraire avec une avance lubrique. « Tu sais que tu es encore plus attirant quand tu perds contenance comme ça? » Ses doigts glissèrent lascivement jusqu’à sa joue et son visage s’aspergea de teintes vicieuses – elle cette créature de débauche. L’un de ses doigts traina sur son torse encore dénudé alors qu’il s’éloignait d’elle, enfin libérée de cette emprise belliqueuse.

Si elle avait été plus proche de lui, elle aurait probablement pu entendre ses dents grincer les unes contre les autres, mais elle fût en revanche capable de le contempler serrer les poings. « Et ne pense même pas à sortir de ce bâtiment sans avoir réglé ça si tu veux vivre. » La remarque avait au moins eût le mérite de lui soutirer une moue affectée par la surprise, ébauché par un sourcil gracieusement arqué. Ignorant l’énième menace qui avait gracié la bouche du sorcier, et profané ses oreilles à elle, la vipère reprit la parole se dirigeant vers sa proie. « Tu sais c’est quoi la principale différence entre toi et moi, Liam? J’ai toujours deux longueurs d’avance sur les autres. » Elle n’avait pas particulièrement ménagé son égo jusqu’à présent, et pour ne dire que la vérité, elle ne voyait pas pourquoi elle le ferait maintenant. « Alors crois-moi quand je te dis que je compte bel et bien sortir de cet bâtiment en vie pour la simple et bonne raison que j’ai pris les mesures nécessaires pour m’en assurer. » Continuant de fixer la rage du beau sorcier avec une désinvolture sans pareil, elle valsa jusqu’à lui, probablement autant menaçante que séduisante, car il fallait bien souvent se méfier des démons comme elle – qui paraissent si passif aux premiers abords, mais qui ne veulent que vous baissiez votre garde suffisamment longtemps pour vous enfoncer la lame de leur arme dans le dos. « Certes, ces mesures ne concernent peut-être pas Nolan. Après tout, il a encore une certaine utilité. » Susurra-t-elle, délaissant à ses lippes le cadeau d’un rictus discret, ébauché splendidement sur ce bec d’harpie. « Heureusement pour moi, tu ne manques pas de proches. » laissa-t-elle sous-entendre pas si subtilement, une fois de plus.

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MessageSujet: Re: « taste of a poison paradise » ㄨ liam&cordelia   Mar 19 Jan - 2:14



taste of a poison paradise

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Mes prunelles se fixent dans les siennes. Elles se dilatent peu à peu avec la colère, passant d'un brun nuancé à un noir profond. La démone n'est pas le genre de personne face à qui on peut s'autoriser à perdre le contrôle et je le sais. Je suis à cran, bien trop à cran. Mon poing serré craque durement dans ma paume tant je le serre. Il faut que je me calme, il faut que je garde le contrôle. Elle ne doit pas se jouer de moi, la Sorcière ne peut pas prendre le contrôle sur cette entrevue. Encore moins après ce qu'elle a dit. Je souffle, durement, les dents serrées. Le sourire que la brune n'a pas lâché jusque là me laisse déglutir un peu plus. Calme-toi Liam, calme-toi.

Le nom de mon frère raisonne dans ma tête à sa remarque. Putain. Je ne peux pas autoriser ça. Des menaces à peine déguisées par un serpent encore plus vicieux que moi. Nolan est en danger et cet abruti n'en a sans doute pas la moindre idée. Tout ça, encore une fois, à cause de moi. J'ai mis la mort sur le chemin de mon frère, à nouveau. Ce sentiment de déjà vu me laisse amer. Je sais l'effet que ça fait, je connais tous les sentiments qui accompagne la faucheuse. Et si cette fois-ci, elle est bien plus agréable à regarder qu'un procès sombre, elle n'en est pas moins meurtrière. Alors que la trace de son doigt sur ma joue me donne encore un frisson je ne décolle pas mes rétines des siennes. La couleur reprend peu à peu sa place dans mes iris bruns et le calme me gagne à nouveau.

Tu n'es que le Mal, Faith. Je le sais, je le vois. La nuance dans tes yeux n'est qu'un mensonge. S'ils pouvaient parler de toi, sans doute me diraient-ils de fuir. Peut-être, que pour la première fois de ma vie, je me suis attaqué à plus fort que moi. Sois plus malin, Liam. Tu n'as jamais été le plus intelligent de tous, et tu le sais. Tu es encore moins le plus puissant des sorciers. Mais tu es vicieux, tu es vil, et tu peux jouer. Pas besoin d'être le meilleur, juste le plus malin. Ma poitrine se gonfle pour respirer à nouveau. Ma pensée apaise mon esprit alors que je cherche quoi faire d'elle. Quoi faire de ça. Alors que je tente désespéramment une solution pour te sortir de là. Et finalement, après de longues secondes elle s'avance vers moi.

La grâce et la puissance qu'elle dégage sont indéniables. Je ne bouge pas d'un pouce, ne cessant de fixer son regard noir. De sa hauteur de bras droit de Satan, elle crache à nouveau son venin. Elle l'étend partout dans la pièce et le répand sur moi dans le but de me brûler. Elle l'a déjà fait, elle a touché la corde sensible et maintenant, comme une araignée elle tisse sa toile. Si cela avait été possible, j'aurais vu au bout de son doigt le fil de soie s'enrouler alors qu'elle se dirigeait lentement vers moi. Et maintenant que la Sorcière est à quelques centimètres, le nom de mon frère sort enfin de ses lippes envenimées. Nolan. Mon cœur loupe involontairement un battement alors que mon visage reste impassible. Je ne lui offrirai rien de plus, je ne lui donnerai plus l'ombre d'un faux pas. Relevant doucement le menton pour caler mon visage au dessus du sien je me contente d'un haussement d'épaule à sa dernière remarque.

Elle menace ma famille. L'image de mes parents en tête, je souris intérieurement. Tu les soulagerais sans doute, tu sais. Ils ont perdu le bon fils, gardé le mauvais. Ils seraient heureux de croire qu'ils partiraient dans un monde meilleur le retrouver. Tu surestimes mon importance à leurs yeux. Mes proches ? Tous te diraient " mourir pour ce connard ? Quelle ironie, au moins je n'aurais plus à vivre dans la même vie que lui. " Mais je ne dis rien de tout cela. Alors que je coupe un peu plus la distance entre nous et pose délicatement ma main sur son cou pour mieux dessiner sa mâchoire, je la toise du regard et lentement ouvre la bouche pour lui offrir ma voix la plus fausse, la plus travaillée et la plus plate.

Tout cela n'est qu'un jeu, et je refuse que tu en sois la maîtresse. « Des menaces... des menaces... » mon doigt s'avance vers son menton pour finalement remonter à sa lèvre inférieure et se poser délicatement dessus. « … va-t-on vraiment jouer à cela, Faith ? » Mon pouce appuie sur sa lippe, l'entre-ouvrant légèrement alors que le reste de ma paume vient se fondre sur sa joue et qu'un rictus mauvais se dessine au même rythme sur mon visage. « Je pense que l'on vaut mieux que ça, ma douce. » Brusquement, je m'avance vers elle en resserrant mon emprise et colle mes lèvres aux siennes sans pour autant l'embrasser. Nos souffles étonnement chauds pour les témoins du mal que nous sommes se mêlent alors que mes yeux se plongent une une fois de plus dans les siens.

Mon corps suit mon visage pour se coller au sien alors que mes pas font grincer le plancher. Et une fois qu'il n'y a plus aucun espace entre nous, que ses vêtements se collent à mon torse nu, je change de ton pour lui offrir un grand sourire alors que ma seconde main se glisse doucement dans son dos jusqu'à ses reins. Je m'arrête un instant sur ces derniers pour lui dire. « Tu ne voudrais pas qu'on gâche notre potentiel pour agir en tant qu'adultes responsables ? » Et alors que ma main descend jusqu'à ses fesses dessinées pour les claquer vivement je lui passe à côté, épaule contre épaule, lui ayant offert un semblant de baiser au passage. Perfide et mauvais, sans me retourner, me dirigeant vers ma chambre afin de pouvoir enfin m'habiller je lance. « Merci bien, la [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Mais si tu n'as rien d'autre à me dire, autant te casser maintenant. » Mon insistance sur l'insulte que je lui ai offert dans cet environnement qui n'est clairement pas le sien, j'avance sur le parquet qui chante à mon poids, et ajoute, joueur. « Je te retrouverai quand j'en aurais réellement besoin j'imagine. Puisque tu n'es pas intéressée par le fait de découvrir ce qui nous lie, je te propose la porte. » Alors que je suis presque au bout du couloir, je pose ma main sur la poignée et d'une voix claire, le visage légèrement tourné vers la Sorcière sans pour autant lui accorder une réelle attention je conclus. « Je ne te propose pas de te raccompagner. »

J'ouvre finalement la porte sans la refermer, offrant une invitation claire à la succube. J'étais prêt à réellement jouer, tout perdre ou tout gagner. Quitte ou double. Je savais pertinemment que si je voulais la retrouver, je le pourrais, tout comme je savais que la perdre maintenant ne serait qu'une occasion pour moi de mieux placer mes pions. Je connaissais son visage, je connaissais sa voix. Je l'aurais en tant voulu, j'en étais certain. Si elle refusait de se donner librement maintenant, je l'aurais contre son gré demain. L'art et la manière. Et la manière m'importait peu, tant que j’obtenais l'art. Si j'avais suffisamment piqué son intérêt pour qu'elle se montre à moi, j'avais déjà gagné une partie. Échec, Faith. À toi maintenant, et dis-moi, que reste-t-il dans ton jeu ?

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SOUND OF SILENCE
Hello darkness, my old friend. I've come to talk with you again because a vision softly creeping left its seeds while I was sleeping and the vision that was planted in my brain still remains within the sound of silence. In restless dreams I walked alone narrow streets of cobblestone 'neath the halo of a street lamp I turned my collar to the cold and damp when my eyes were stabbed by the flash of a neon light that split the night and touched the sound of silence.


Dernière édition par Liam P. Wiggins le Mar 12 Avr - 7:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: « taste of a poison paradise » ㄨ liam&cordelia   Lun 1 Fév - 4:14


taste of a poison paradise

With a taste of your lips, I’m on a ride. You're toxic I'm slipping under with a taste of a poison paradise, I’m addicted to you. Don’t you know that you’re toxic?

Sa main rencontra sa gorge, puis ses doigts épousèrent son cou, découvrirent sa respiration – alors que ses yeux, aussi foncés que les siens, la toisèrent comme l’on toisait un ennemi. Bien. Car c’était ce que Cordelia était – son ennemie. Il avait au moins l’égard de ne pas négliger ce fait. « Des menaces... des menaces...  … va-t-on vraiment jouer à cela, Faith ? » Son pouce pesa lourdement sur sa lippe – et la démone le laissa faire, le contemplant déplacer une pièce de cet échiquier pour la première fois dans cette partie. Pourtant, son discours ne la dissuadait pas le moindrement ; ces menaces tenaient toujours, et Liam n’aurait que lui à blâmer réellement s’il décidait de les négliger. « Je pense que l'on vaut mieux que ça, ma douce. » Les mots lui arrachèrent un gloussement, comme ils avaient souvent tendance à le faire lorsqu’ils sortaient de la bouche d’un homme, avant que ses lippes ne se gondolent en un semblant de réplique dirigée à l’égard du ministre. « Ne me fais pas rire. Tu ne vaux pas grand-chose, Liam. » Brusquement coupée dans son assaut verbal, la sorcière observa le beau brun scinder la maigre distance entre eux pour resserrer son emprise contre sa gorge, coller ses lèvres aux siennes, fusionner leur souffle l’un contre l’autre. Naturellement, le reste de son corps suivit, son torse bombé collé contre sa poitrine à elle. Son gosier s’étira et se tordit en un sourire carnassier, sur lequel elle se concentra davantage que sur la main qui s’aventurait audacieusement dans son dos, puis vers ses reins.  Ne lui avait-elle pas justement demandé d’éviter de la faire rire? « Tu ne voudrais pas qu'on gâche notre potentiel pour agir en tant qu'adultes responsables ? » Un autre pouffement s’étouffa dans son gosier alors que la succube haussa les épaules, escortée de sa désinvolture quotidienne, ses lèvres encore collées à celles du ministre, mais dans un détachement particulier. La main du beau brun descendit jusqu’à ses fesses avant de les assaillir d’une claque – un geste vulgaire, mais qui étira quand même l’arabesque sur son menton. Comme si elle en avait pas suffisamment assez avec l'autre Texan. La simple réflexion qu’il n’y avait en réalité pas le moindre pas entre un garagiste sorti tout droit du trou de cul du Texas et le Ministre plein aux as de la ville lui semblait plus ironique qu'elle ne devrait l’être.

Rompant le contact, Liam s’éloigna – ses yeux sombres comme la nuit perçant toujours son regard malgré tout – et majora, son pauvre venin acariâtre ruisselant du coin de ses lèvres alors qu’il balançait sur table probablement une énième carte de son jeu. « Merci bien, la gueuse. Mais si tu n'as rien d'autre à me dire, autant te casser maintenant. » La sorcière plissa d’abord les yeux, une grimace perplexe se logeant sur son masque, avant qu’un ricanement étouffé ne décède dans son larynx. Le retour à la réalité était-il aussi pénible pour le pauvre Wiggins? « Je te retrouverai quand j'en aurais réellement besoin j'imagine. Puisque tu n'es pas intéressée par le fait de découvrir ce qui nous lie, je te propose la porte. Je ne te propose pas de te raccompagner. » Si susceptible malgré les apparences. C’est bien là que Liam avait tort ; Cordelia portait, au contraire, un intérêt raisonnablement modeste pour le jeune sorcier – sinon, elle ne se serait jamais aventurée dans ces recoins de la Nouvelle-Orléans. Logique 101. Une pénurie clairement drastique chez les Wiggins, décidément. La démone ne pouvait s’empêcher de penser qu’il devait probablement y en avoir un troisième qui leur avait piqué tout sens de perspicacité et discernement.
Valsant avec un air de supériorité, la brunette serpentait lentement vers le beau ténébreux, lui offrant une grimace à la fois affligée et condescendante, traitant de haut celui qui était pourtant un Ministre respecté aux yeux de bien des gens, mais qu’un pauvre pleutre aux yeux de la vipère. « Adorable…et accessoirement profondément pathétique…mais adorable. » Son assurance ne l’abandonna pas une seule seconde alors que sa silhouette se rapprochait davantage de la chambre dans lequel le sorcier l’avait invité avec une certaine subtilité. « Entre toi et moi … tu finis souvent par être obsédé par ce que tu appelles des gueuses une fois que tu as couché avec elles? » Empruntant un ton tant solennel que sarcastique, Cordelia renchérit derechef avant qu’un énième gloussement présomptueux n’épouse l’atmosphère. « Y’a probablement un sale complexe derrière tout ça. » L’esquisse d’un rictus perfide et gorgé d’assurance fraya son chemin sur sa bouche voluptueuse alors qu’elle épiait les traits et les recoins de la chambre du sorcier, sans réellement accorder une once de son attention au sorcier. Ses yeux rivèrent bien évidemment vers le lit dans lequel le beau brun aurait probablement bandé à l’idée d’y rouler avec elle – une largesse que la connasse ne comptait pas lui faire.

Sinuant davantage dans ce que l’on pourrait bien appeler l’antre du sorcier, la brunette ne pût s’empêcher de constater à quel point la pièce traduisait exactement ce qu’elle était sensée reflétée, c'est à dire l'essence même du beau brun. L’audace étant son éternel compagnon, et les façons n’étant qu’un concept flou pour elle, la vipère ne tarda pas à ouvrir les tiroirs qui tendaient sous ses doigts, inspectant davantage la vie privée du ministre – mais elle ne trouva rien qui ne l’étonna réellement. Attrapant une fiasque de parfum au passage, elle en vaporisa l’air pour en sentir le parfum qui ne laissa sur son visage qu’une moue pauvrement satisfaite. Ses iris caféinés se redéposèrent enfin sur le visage de Liam – dressé et droit, dans sa propre chambre, avec des intentions probablement différentes des siennes. « Sans surprise, t’es encore plus à l’ouest que je ne l’imaginais. » déblatéra-elle d’abord, en guise d’hors-d’œuvre, si l’on veut – l’entrée avant le plat principal. « Je suis, au contraire, Liam, raisonnablement intéressée par ce qui peut bien nous lier tous les deux. En revanche, pour l’instant, je n’ai le droit qu’à de puériles diversions digne du Ministre que tu es et qui, quant à elles, ne m’intéressent pas le moindrement. » Un ricanement s’empara de son gosier une fois de plus, alors que la sorcière évaluait le niveau de la situation – un bas jamais atteint question de pathétisme. « Tu as cru quoi, exactement? » La question valait d’être posée. Liam n’avait aucune carte en mains malgré ce qu’il voulait bien croire. Il ne savait rien de concret à son sujet, ni du lien qu’elle entretenait avec Nolan, et le seul avantage qu’il avait sur elle, c’était celui d’être dans son propre appartement – et encore, ce n’est pas comme si Cordelia avait tant de considération pour ce genre de fait de toute manière. « Que je suis venue ici pour me faire sauter par le reflet identique de Nolan – dont je peux difficilement tolérer l’existence, encore moins la gueule? S’il te plait. » Et pourtant, ce petit jeu avait pourtant suffisamment duré selon elle. Liam n’avait aucune carte en main – ce n’était que de la poudre aux yeux, et pire encore, il semblait être le seul à y croire. « Je suppose que tu peux te mettre à parler…ou  bien de mon côté, je peux prendre la porte tout de suite comme tu l’as recommandé… mais crois-moi, l’opportunité de me revoir ne se présentera que dans tes rêves prémonitoires…et probablement dans tes plus grands fantasmes, également. » susurra-t-elle, de son timbre de voix éternellement sybarite, cajolant l’atmosphère d’une mélodie qu’elle chantait à toutes ses proies. Un rictus malin se dressa de nouveau sur son masque, alors que la démone détourna de nouveau son regard vers les nouveaux détails de cette pièce qui accaparaient son attention.

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MessageSujet: Re: « taste of a poison paradise » ㄨ liam&cordelia   Sam 6 Fév - 2:47



taste of a poison paradise

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Je passe la porte sans me retourner. Qu'elle reste, qu'elle parte, je m'en remettrai. Peut-être était-ce idiot, de provoquer autant une telle démone. Mais peu importe, elle m'avait fait sortir de mes gonds et je n'aimais pas ça. Même si j'étais parfaitement capable de rester calme désormais, pensant à l'art et la manière de protéger mon frère de la succube sans qu'il le sache, il n'empêche qu'elle avait réussi. Et que pour ça, mon ego me disait que si elle voulait, elle pouvait se tirer. Après tout, même si le sentiment qui émanait du rêve dans lequel elle se trouvait était affreusement négatif, le fait de savoir qu'elle était dans le coin, le fait qu'elle avoue sans s'en cacher qu'elle était en contact avec Nolan me laissait un angle d'attaque plus grand que je n'aurais pu l'espérer ces derniers mois. Et s'il fallait me contenter de ça, alors je m'en contenterai.

J'ouvre la porte de mon dressing et observe les costumes parfaitement rangés, et ouvre un tiroir face à moi pour attraper un caleçon. L'air se refroidit au même moment et sans avoir à me retourner, je sais qu'elle m'a suivi. Elle est donc joueuse. C'est étonnant de se retrouver face à quelqu'un d'aussi mauvais que soi. Pire que ça, c'est déroutant de comprendre qu'on n'est pas si mauvais que ça. Mais qu'importe. Sa voix, telle celle d'une sirène, cherchant à vous envoûter pour mieux vous laisser mourir dans les fonds marins s'élève et sans me retourner, attrapant un jogging noir épais et un t-shirt blanc en plus des sous-vêtements je la laisse parler. Je ris, offrant un regard et un haussement d'épaules à la succube. Obsédé, rien que ça. Mais non, petite démone, obsédé par le cul d'une brune aussi belle soit-elle, ce n'est pas mon genre. Par contre, ne pas laisser dans la nature un disciple de la mort elle-même qui tourne autour de son frère, ça oui. Pour autant, je reste silencieux, ne lui accordant que des regards alors que je rassemble lentement mes affaires.

Et finalement, la voilà, tournant, virant, comme un vautour attendant la mort. Elle fouine, s'installe sans gêne. Sans lui prêter la moindre intention, je dépose mes affaires sur le lit et lance un coup d’œil à la boule de poils noire dormant sur mon oreiller, invisible pour quiconque n'y prête pas une réelle attention. Un sourire presque invisible se dessine sur mon visage à cette image. Faith, le bras droit de Satan lui-même se pavanant en diffusant tout son poison, et Diablo, dormant le plus sagement du monde, ne répandant que sa douceur dans la pièce. Quelle ironie. La voyant attraper la flasque de parfum et la diffuser je m'arrête un instant. Réflexe idiot, je me redresse, de cet air fier qui me colle à la peau alors qu'elle pratique son petit manège avant de s'adresser à nouveau à moi. Faussement étonné, je relève un sourcil. Moi, à l'ouest ? Ne serait-ce pas plutôt toi, qui te croit si irrésistible que tu n'imagines qu'on ne peut attendre que ça de toi. Croisant les bras sur mon torse, je la laisse jouer encore un peu, l'observant sagement avant de me décider à bouger.

Je ne peux m'empêcher de serrer un poing discrètement cette fois, à la mention de mon frère. Et après ça, souffler, las de ce jeu de qui à la plus grosse entre nous. Alors je ne la regarde plus, enlevant sans gêne ma serviette pour enfiler mon caleçon puis le reste de mes vêtements tout en commençant à lui dire, sans chercher à abuser d'un ton particulier. « Rassure toi, personne ne sautera personne aujourd'hui. » Je finis par ajuster mon t-shirt, et refermer mon armoire.

Vivre comme si elle n'était pas là, comme si elle n'avait pas tant d'importance que ça. Et puis j'enchaîne, cette fois en la regardant. « Non pas que ta gueule me dérange. D'ailleurs, la mienne n'avait pas l'air de te poser un quelconque problème lors de notre dernière rencontre. Mais bon, j'ai tendance à apprécier la nouveauté, et entre nous, rien chez toi n'est plus qualifiable ainsi. »

Je lui adresse mon plus beau sourire avant de la reluquer le moins discrètement du monde et de repasser la porte de ma chambre en disant. « Mais puisque tu as décidé de rester, autant discuter vraiment, tu as raison. » Je traverse le couloir, le dos toujours aussi droit, malgré l'absence de costume et de coiffure, d'un quelconque masque parfait, il y a des choses que je ne pouvais plus enlever. Et alors que je m'assois sur le canapé à nouveau, attrapant le verre de whisky que je n'avais pas pris le soin de finir avant, je la laisse revenir vers moi, attendant sagement.

Qu'elle prenne son temps si elle veut, qu'elle fouille même, si ça la chante. Alors que le plancher craque, je tourne les yeux vers le couloir pour voir les quatre pattes de mon chat se pointer, son petit air doux sur le visage. Le laissant grimper jusqu'à moi, je l'attrape et le caresse entre les oreilles. Dans son ronronnement discret, je finis par boire une gorgée du verre et lancer à la Sorcière.

« Alors, on se la joue franc jeu ? Tu penses réellement qu'on va se croire, toi comme moi ? » Je souris, et continue à m'occuper, là, en jogging, avec mon chat et mon verre, comme si elle ne venait rien perturber. Comme si sa présence ici n'était pas quelque chose d'exceptionnel et que le fait qu'elle soit rentrée par effraction était une chose tout à fait normale. Finalement, je lui tends la bouteille de Whisky, ne prenant pas la peine de la resservir en continuant. « Enfin bon, peu importe. Il semble évident que tu es bien plus expérimentée que moi dans le domaine de la magie. Alors peut-être que tu pourras m'expliquer ce que tu fous dans ce rêve prémonitoire, et si possible, faire en sorte de ne plus y revenir. » Je déplace le chat pour me lever et me diriger vers la cuisine.

J'ai besoin d'être en mouvement. Besoin d'avoir ma place dans mon appartement. Besoin de ne pas être celui qui ne se sent pas à sa place ici. Aussi, j'ouvre un placard et sors de quoi manger, commençant sans lui accorder un regard de plus à cuisiner. Suffisamment pour deux, sans pour autant lui dire quoique ce soit. Diablo vient se frotter contre mes jambes et je lui donne à manger avant de remettre la main à la patte et reprendre mon petit speech. « Bref. Mon rêve alors ? Puisque c'est pour ça que l'on se retrouve là tous les deux. » Couteau tranchant dans les mains, je coupe soigneusement les légumes, laissant le bruit de la lame sur la planche accompagner mes mots et relève finalement les yeux pour confronter le regard de la ténébreuse et lui dire, franchement.

« Tu sais comment sont ces trucs là, rien de clair, rien de précis. Mais une chose est sûre c'est que tu es là, bel et bien là. Et il y a Nolan à tes côtés. » J'accompagne mes mots de gestes, la pointant de la lame argentée avant de poursuivre. « Je ne saurais dire ce que vous faîtes. Mais tout ce que je peux te dire, c'est que ce n'est en rien positif. Ce sentiment qui émane du rêve n'a rien, réellement rien de bon. » Je dépose les légumes dans la casserole qui chauffe et attrape un morceau de viande de choix que je travaille avec soin en ajoutant. « Évidemment, je ne peux pas dire si ce sentiment ne concerne que l'un de vous, ou alors si il représente ce que l'un va faire subir à l'autre. » Je hausse les épaules et finit par dire, plantant mes iris bruns dans les siens. « Mais si tu veux mon avis, peu importe ce que c'était c'est mauvais. Et autant, ta survie n'est pas dans mes priorités. Autant celle de mon frère l'est. Et je ne peux pas prendre le risque d'ignorer un rêve qui laisse cette impression dans lequel tu apparais. »

Les odeurs commencent à envahir la pièce alors que j’essuie mes mains, les posant sur le plan de travail et disant, d'un air réellement mesquin. « Je suis peut-être à l'ouest, mais pas stupide non plus. Et il faudrait l'être pour ignorer un suppôt de Satan. » Finalement je me retourne et continue de préparer le repas, ne sortant pour le moment aucun couvert et m'offrant de temps à autres une gorgée de ce délicieux Whisky. Tout cela pouvait nous mener à quelque chose, si la Sorcière se décidait à être honnête à son tour, comme à rien. Mais peu importe. Cette fois, pas de menace. Juste des faits. Et j'osais croire qu'elle n'était pas assez stupide pour risquer sa vie inutilement. Et si nous pouvions l'un comme l'autre sentir nos natures respectives, il était évident que nous avions assez d'expérience en la matière pour savoir quand prendre un congénère au sérieux. Et là, mes prunelles qui s'étaient plongées dans ce brun caféiné pendant ma petite histoire ne pouvaient que lui montrer que je ne blaguais pas. J'aurais pu lui mentir et lui dire qu'elle était clairement en danger, j'aurais pu exagérer pour tenter de lui faire peur. Mais à quoi bon ? Il est un temps pour réaliser dans quelle cours on joue, et admettre que des subterfuges si simples ne tromperont plus personne. Il n'était pas dans mon intérêt de la prendre pour une idiote si je voulais avoir le fin mot de cette histoire. Et entre nous, il n'était pas dans le sien d'ignorer mes paroles. Après tout, j'avais vécu assez longtemps pour savoir que ces rêves pouvaient s'avérer de très très mauvaise augure.

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SOUND OF SILENCE
Hello darkness, my old friend. I've come to talk with you again because a vision softly creeping left its seeds while I was sleeping and the vision that was planted in my brain still remains within the sound of silence. In restless dreams I walked alone narrow streets of cobblestone 'neath the halo of a street lamp I turned my collar to the cold and damp when my eyes were stabbed by the flash of a neon light that split the night and touched the sound of silence.


Dernière édition par Liam P. Wiggins le Mar 12 Avr - 7:54, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: « taste of a poison paradise » ㄨ liam&cordelia   Lun 4 Avr - 9:00


taste of a poison paradise

With a taste of your lips, I’m on a ride. You're toxic I'm slipping under with a taste of a poison paradise, I’m addicted to you. Don’t you know that you’re toxic?

« Alors, on se la joue franc jeu ? Tu penses réellement qu'on va se croire, toi comme moi ? » Une courbe se traça sur les lèvres fielleuses du jeune homme dont le venin n’avait jamais réellement affectée la sorcière. Elle embrassa ses airs nonchalants comme une amie de longue date, haussant les épaules avec une mollesse déconcertante, et corrigea le silence. « C’est une question profondément stupide, même pour toi. » Ça n’empêcha pas le beau brun de lui tendre la bouteille de Whisky, probablement davantage par reflexe que par réelle affabilité. C’est d’ailleurs avec toute la politesse qu’elle ne possédait pas qu’elle ne daigna ni accepter la bouteille, ni réellement lui accorder le moindre mot, encore moins la moindre considération. « Enfin bon, peu importe. Il semble évident que tu es bien plus expérimentée que moi dans le domaine de la magie. Alors peut-être que tu pourras m'expliquer ce que tu fous dans ce rêve prémonitoire, et si possible, faire en sorte de ne plus y revenir. » La brunette ne se laissa, en apparence, pas flattée par le compliment, même s’il était évident qu’elle l'avait bel et bien entendu. L’avis des gens n’avaient jamais réellement eu de valeur à ses yeux, mais comme toute autre être centré sur sa personne, l’égo de la succube avait toujours raison d’elle, et l’avidité de ce dernier pour les louanges étaient tout comme l’on pouvait l’imaginer, malgré le peu d'intérêt qu'elle leur accordait par la suite. « En toute franchise, ça me semble être ton problème, pas le mien. » C’était plus facile comme ça, après tout. Et puis, depuis quand la vipère accordait-elle le moindre temps aux problèmes des autres? Dans la mesure où elle n’avait rien à y gagner, la sorcière n’en voyait tout simplement pas l’intérêt. Liam ne semblait pas connaître ni l’origine, ni les raisons, et encore moins le sens, de ce rêve – et dans cet ordre d’idées, il paraissait presque risible de s’attarder aussi longtemps sur un problème qui ne la concernait que de loin.

Il se leva de nouveau, se mouvant jusqu’à la cuisine. Cordelia se contenta de l’observer, les bras croisés sous sa poitrine. Il ne lui paraissait pas particulièrement anxieux, mais le fait qu’il sentait le besoin de bouger constamment exprimait un besoin de contrôle inassouvi dont elle ne pouvait raisonner qu’être la cause même. La réflexion lui soutira l’ébauche d’un rictus malin, elle qui se complaisait tant dans la défaite des autres. Et c’était bel et bien ce qui se produisait à ce moment-même. Liam perdait. Il perdait du terrain, d’ascendance, de contrôle, d’intérêt même. Et elle ne pouvait qu’imaginer que pour quelqu’un comme lui, rien de plus troublant ne pouvait arriver. Car il n’avait pas tort ; ils étaient beaucoup plus similaires qu’elle ne voudrait bien l’avouer de par le peu de considération qu’elle avait pour lui et ces beaux yeux bruns. Ils prospéraient au son de cette douce mélodie qu’était le contrôle et ils fanaient peu à peu lorsqu’on les isolait de cette aubade. Le contrôle était à Liam et Cordelia ce que l’eau était à la fleur, aussi puéril cela pouvait-il sonner. Et malheureusement pour le ministre, l’harpie n’avait pas la moindre intention de partager ce contrôle qu’elle chérissait presque comme un trésor dont elle appréhendait le vol avec paranoïa.

Sous l’illusion de ce contrôle qu’il pensait retrouver peu à peu alors qu’il se mettait en action, il fouillait, toujours sous le regard de la sorcière, dans ses armoires pour en sortir, à priori, quelque chose à se mettre sous la dent. Une routine qu’il ne laisserait pas même la sorcière perturber, présumait-elle. « Il cuisine, qui plus est! » s’exprima-t-elle d’abord, simulant un enjouement qu’elle ne possédait pas. « Est-ce que tu fais la vaisselle et le ménage également? » Un ricanement court et subtil fracassa l’air tendrement avant qu’elle ne conclut, sans le moindre regard de son interlocuteur. « Tu es un ministre plein de surprises, décidément. »
Le son de la lame du couteau qu’il avait tout juste happé accompagna ses paroles dans un rythme presque intriguant, alors qu’il lui faisait enfin présent d’un regard – une denrée qui s’était révélée extrêmement rare lors des dernières minutes. « Bref. Mon rêve alors ? Puisque c'est pour ça que l'on se retrouve là tous les deux. » La brunette feignit l’ignorance de façon trop peu crédible, avant de riposter de son timbre de voix suave. « Qui sait? Je suis peut-être venue seulement pour admirer le mobilier. » Un gloussement s’extirpa de son gosier de rapace avant, qu’à son tour, elle tranche du terrain et se rapproche de la cuisine dans laquelle œuvrait à présent le mage.

L’arme qu’il maniait habillement et qu’il brandissait par moment à son égard en lui adressant la parole ne l’effrayait pas. Plus les minutes avançaient, plus elle semblait cerner son personnage. « Tu sais comment sont ces trucs là, rien de clair, rien de précis. Mais une chose est sûre c'est que tu es là, bel et bien là. Et il y a Nolan à tes côtés. » Les mots du beau brun lui soutirèrent un roulement d’yeux qu’elle ne prit même pas la peine de cacher, non pas qu’elle en avait jamais eu l’intention, de toute manière. « Ça ressemble davantage à un cauchemar qu’à un rêve, si tu veux mon avis. » Cracha-t-elle en arquant les deux sourcils, une moue subtilement désabusée frayant son chemin sur ce masque de glace. Un humour qui ne serait peut-être pas apprécié par le larbin du gouvernement si son affection pour son frère était un quelconque indice. « Je ne saurais dire ce que vous faîtes. Mais tout ce que je peux te dire, c'est que ce n'est en rien positif. Ce sentiment qui émane du rêve n'a rien, réellement rien de bon. » Ça la surprenait quand même plus qu’elle ne voulait l’avouer. Sa relation avec Nolan n’avait rien de dangereuse, si ce n’est la nature complètement inauthentique de celle-ci. Dans tous les cas, ce qui pourrait arriver de pire, c’est que Nolan apprenne les réelles intentions de la succube et lui en veuille pour le reste de l’éternité. Pour le génie de l’informatique, ça sera probablement une tragédie ; pour Cordelia, ça sera qu’un autre jour comme les autres. Mais Liam avait un point ; le message des rêves prémonitoires étaient excessivement difficiles à déchiffrer, et l’étaient encore plus pour ceux qui n’avaient pas expérimenté le rêve en lui-même. « Évidemment, je ne peux pas dire si ce sentiment ne concerne que l'un de vous, ou alors si il représente ce que l'un va faire subir à l'autre. » Aussi dangereuse pouvait être la sorcière, elle n’avait – pour l’instant, du moins – aucunement l’intention de blesser Nolan d’une quelconque manière, et elle avait du mal à se faire à l’idée que Nolan soit capable d’autre chose que de l’attaquer d’un regard pitoyable. « Mais si tu veux mon avis, peu importe ce que c'était c'est mauvais. Et autant, ta survie n'est pas dans mes priorités. Autant celle de mon frère l'est. Et je ne peux pas prendre le risque d'ignorer un rêve qui laisse cette impression dans lequel tu apparais. » La discours eût raison d’elle et lui décrocha un gloussement, avant qu’elle ne roule de nouveau les yeux, blasée par la situation. « Terriblement touchant. » déblatéra-t-elle sans une once de compassion malgré le terme qu’elle employait.

L’odeur du plat que concoctait le magicien se prodiguait habilement dans le reste de la pièce, caressant les narines de la sorcière, sans forcément l’ébranler – elle qui gardait toute son attention sur les gestes du Wiggins en vue. Il était tout aussi vicieux qu’elle, elle ne pouvait pas se permettre de se laisser œuvrer à d’autres préoccupations si ce n’est celle de garder un œil sur lui. « Je suis peut-être à l'ouest, mais pas stupide non plus. Et il faudrait l'être pour ignorer un suppôt de Satan. » En bonne succube qui se respecte, elle s’approcha de sa proie, un pas lent, mais un déhanché toujours aussi naturel. À quelques centimètres du Ministre, elle attrapa un ustensile, prenant l’attention de soutenir son regard tout aussi sombre que le sien. « Non, je t’assure, tu es stupide. Mais heureusement pour toi, tu sais faire preuve d'un peu de jugement quand tu le souhaites. » La brunette harponna l’un des légumes que faisaient sauter Liam dans la casserole, l’apporta à ses lèvres situées une fois de plus à quelques centimètres de celle du Ministre avant d’afficher une moue plus ou moins satisfaite dans le but de se jouer davantage du beau brun. « Entre toi et moi, ça manque un peu d’épice. » Sur cette énième pique sans réel intérêt, la vipère slaloma un peu plus loin, s’accotant sur la première surface plate à sa disposition et croisa ses bras sous sa poitrine, admirant la silhouette du sorcier sous un nouvel angle. « Tu n’as pas à t’en faire pour Nolan, du moins pour l’instant. Tu vois, malgré le fait que c’est un sombre imbécile dépourvu du moindre discernement, ou de finesse par ailleurs, Nolan s’est révélé fort utile. Je ne peux pas en dire autant de toi, en revanche. … Enfin, à moins que tout ce manège soit un moyen subtil de me faire comprendre que tu souhaites particulièrement devenir mon chef cuisinier personnel… ce dont je doute. » Elle marqua une pause, contemplant Liam œuvrer davantage à son art culinaire. En soi, elle mentirait si elle disait que ça n’avait pas son certain charme. Un rictus vicieux s’invita sur son masque de démone, cambrant ses lippes voluptueuses. « Alors, entre toi et moi, tes rêves ne concernent que toi… et bien honnêtement, j’en ai rien à ciré s’ils te paraissent alarmants ou si Nolan y parait en danger. » C’était la vérité et ça en sonnait tout comme – peut-être que Liam trouverait réconfort dans cette réalité, à défaut de pouvoir le trouver ailleurs dans le venin de la sorcière. Se décollant de la surface sur laquelle elle s’était adossée, elle retrouva la proximité qu’elle partageait jadis avec le beau brun et lui susurra quelques nouvelles offenses. « Mais par simple curiosité, ça ne t’est jamais passé par l’esprit que peut-être…tu étais celui qui le mettait en danger? Vos disputes fraternelles ne sont pas de mes affaires, et elles ne m’intéressent pas des masses non plus, mais vos discours respectifs sur l’un et l’autre diffèrent démesurément, pour ne dire que ça. Tu en parles comme si tu en avais quelque chose à foutre, mais je peux t’assurer qu’à ses yeux, c’est tout comme si tu étais déjà mort. Enfin, peut-être que c’est parce que c’est la seule façon qu’il envisage son bonheur, tu me diras… » Satisfaite de cette invective à l’égard de l’égo du Ministre, elle s’éloigna de nouveau, n’hésitant pas une seule seconde à changer de sujet avec une dernière réplique, libérée de son gosier de façon molle et nonchalante. « On passe à table quand exactement? »

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MessageSujet: Re: « taste of a poison paradise » ㄨ liam&cordelia   Sam 9 Avr - 18:30



taste of a poison paradise

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Elle s'approche, lentement, de sa démarche gracieuse. Le sourire qui se colle sur mon visage à son mouvement me fait rire moi-même. Ce jeu, si bien joué, qu'elle a préparé et mis en place pendant des années est réellement devenu elle. Rien de faux, ce déhanché qui ferait pleurer de rire les gens sur des défilés laisserait un homme mâchoire ouverte devant elle. Je la laisse faire tandis que sous mes mains les ingrédients, les casseroles et autres passent. Elle ouvre à nouveau la bouche. Je prends le temps d'enfoncer mes pupilles brunes dans les siennes pour l'écouter. « Merci, venant de toi, on peut prendre ça pour un compliment. », dis-je simplement. Pas un sourire, toujours concentré sur ce que je fais. La voyant attraper l'un des légumes, je retiens un geste pour l'en empêcher. On s'en fout Liam.

Tout ça, c'est n'importe quoi, un jeu auquel vous jouez tous les deux. T'es pas en train de séduire qui que ce soit. T'es pas en train de faire quoique ce soit. T'as juste faim, idiot. Et tout ça mène à rien. Alors tu prépares le repas et tu la laisses goûter si ça lui chante. Tout cela doit avoir moins d'importance que j'ai bien voulu en donner. J'observe sans observer sa réaction au légume entre ses lippes. Je ne dis rien, ne laisse pas paraître. Je continue, prépare désormais la viande, alors que sa remarque se fait entendre. « Entre toi et moi, si tu n'es pas contente, personne ne te force à manger ici. Et de plus, je présume que tu es assez maligne pour ajouter des épices si tu en as envie. » Un geste rapide vers le placard grand ouverts, plein d'épices.

Oh non, je ne rentrerai pas dans ton jeu. Pas maintenant. Pas sur ce terrain là. Mais elle s'éloigne et je soupire. De toutes façons, tout ça, c'est du vent. Et en cet instant précis, je suis persuadé que la conversation ne mènera à rien. Je suis persuadé que je vais devoir trouver un autre moyen de comprendre, protéger mon frère, j'ai compris, bien compris, qu'elle ne serait jamais la solution. Mais finalement le venin sort de ses lèvres à nouveau et cette fois, mon geste s'arrête.
Le couteau contre mes phalanges, prêt à trancher la viande se stoppe à la simple évocation du nom de mon frère. Impossible de jouer les indifférents. Et puis vu ma scène d'il y a quelques temps, elle n'y croirait absolument pas. Et puis rien à faire, de ce qu'elle pouvait croire ou pas, ce qui m'importait c'est le chemin qu'elle allait prendre, maintenant. Parce que lorsqu'il s'agissait de moi, j'étais capable de jouer au plus malin un moment. Lorsqu'il s'agissait de lui, non.

À mes plus grands regrets, mais peu importe. Pour l'instant. Le mot m'arrache un rire sarcastique et mes yeux se plantent dans les siens. J'écoute pourtant la suite silencieux. Mes poings se serrent alors qu'elle insulte mon frère et le couteau s'enfonce tendrement dans ma chair sans même que je m'en rende compte. Juste une égratignure, une inattention, rien d'important. De toutes façons, ce n'est pas ce qui compte en ce moment. « Pardon ? » Le mot sort tout seul de ma bouche alors qu'elle parle de lui en tant qu'utile. À quoi joue-t-elle ? Je recommence à bouillonner, et tentant tant bien que mal de rester calme, je me recentre sur la cuisine pour continuer, ignorant les quelques gouttes de mon sang qui ont coulées.

Et puis son propre discours se calme, comme si de rien n'était. Elle passe du tout au tout. Nolan est un imbécile, mais un imbécile utile. Je ne suis pas un imbécile, mais je suis inutile. Je souris, à sa remarque, les dents toujours serrées, les remarques sur mon frères passant dans mon gosier comme des lames bien aiguisées. « Je ne peux que te donner raison, je n'ai aucune envie de t'avoir à ma table plus d'une fois. »

La remarque est froide, acerbe. Je continue tranquillement, ajoutant les ingrédients, et même des épices. Sans savoir pourquoi. Parce que je suis ce genre de con d'homme avec un ego trop grand. Que je n'ai pas envie qu'elle fasse une remarque de plus, même si elle en fera forcément une. Mais c'est plus fort que moi, et puis, je n'ai réellement aucune envie de combattre ma nature en cet instant. Ce qu'elle peut penser ? Rien à foutre. De toutes façons tout est perdu avec elle, à part ce dîner, y aura rien de plus à en tirer. Alors que le verre ambré vient joindre mes lèvres une fois de plus, alors qu'elle continue, sur le même ton, celui de la succube.

Si j'étais honnête, pas si borné, j'oserai même avouer que j'admire à quel point elle l'est. J'aurais même pu lui demander ses petits secrets pour parfaire mon propre masque. Mais les soirées pyjamas avec Faith, non merci. « J'avais cru comprendre, ma belle, qu'à part ton cul de toutes façons, t'en avais pas à cirer de grand chose. Alors de mon imbécile de frère, j'ose pas imaginer. » J'éteins la poêle à peine ma phrase terminée et me prépare à sortir des couverts alors que son odeur venue droit des Enfers m'arrive un peu trop près du nez, mes yeux se relèvent et je la regarde, haussant un sourcil. Qu'est-ce qu'elle a encore ? Mais sa voix sulfureuse, séductrice, cette fois, à tout l'effet inverse. Ses mots me font serrées les mâchoires à les faire craquer, mes poings se serrent à rouvrir ma pauvre blessure pourrie.

Celui qui le mettait en danger. Je suis toujours celui qui le met en danger, tristement. Parce qu'il n'existe plus, et qu'il est moi. Mais ça, tu n'as pas à le savoir. Je me tais, retiens mes pulsions, je la laisse déblatérer encore et elle lance sa dernière pique. Rien de nouveau. Rien que je ne sache pas. Mais il n'empêche que ça fait mal. Tellement mal. Parce que si on en est là, c'est entièrement ma faute. Pour autant, ce n'est pas son problème. Vraiment pas. Elle s'éloigne, de sa phrase toute simple, comme si tout cela n'était rien, rien du tout.

« Quand ce sera prêt. »

C'est malin, ça, Liam. Mais peu importe, il me fallait une seconde pour me calmer. J'ouvre les placards, tente tant bien que mal de ne pas laisser les mots de la sorcière m'atteindre réellement. Je pose les couverts sur la table, nous installe face à face. Je sors tout ce qu'il faut, eau, et compagnie. Et pendant mon petit séjour, le Whisky rencontre mes lèvres à nouveau, pour me donner le courage de parler sans en dire trop sans doute.

« Ta curiosité serait la bienvenue si tu n'étais pas si mauvaise tu sais ? Mais peu importe. Tu ne m'apprends rien, là. Évidemment, que je le mets en danger. Sauf que, vois-tu, je sais exactement quand et comment. Je maîtrise tout ce qui me concerne. » Les casseroles fumantes viennent prendre place sur la table alors que je m'assoie en continuant. « Ce qui te concerne toi en revanche, pas la moindre idée de comment ça peut tourner. Mais bon, j'ai bien compris que ce n'était pas ton problème. » Mon ton est froid, détonne complètement avec la chaleur de l'appartement, de la nourriture à l'odeur appétissante et de ma façon de la servir qui semble très naturelle, voire pleine de joie. « Nolan a raison de croire ça, et il faut qu'il le croit encore, c'est ce qui le protège plus qu'il ne le saura jamais. Mais peu importe. Peut-être me verra-t-il mort bientôt qui sait ? » Je porte ma fourchette à ma bouche et la regarde droit dans les yeux.

« Quand on commence à voir des amis de Lucifer dans ses rêves prémonitoires, c'est jamais très bon signe quant à sa longévité de vie. Alors quand ce même ami se retrouve à dîner à notre table, que dire ? » Je souris, sincèrement. Je laisse une pause, le repas prendre sa place, retrouver un peu de chaleur parce que si ce n'est pas le repas qui en donne, alors il n'y en aura pas ce soir dans cet appartement, Nouvelle-Orléans ou pas.

« Mais par contre, mon frère s'avère peut-être utile pour toi, je ne sais pourquoi et je crois que je ne préfère pas savoir. Mais il n'a rien d'un imbécile, vraiment. Et toi, ma douce, tu sembles être du genre à jeter ce qui te ne sert plus. Si tu fais du mal à mon frère, parce qu'il ne t'est plus utile ou je ne sais quelle connerie, tu en paieras le prix. Tu peux me faire confiance là dessus. Je suis bien assez stupide pour une vengeance fraternelle. »

Je mange un peu, me relève et attrape le sel, débouche une bouteille de vin. Je la regarde, de cet air tout aussi feint que le sien peu de temps auparavant et j'ajoute, simplement. « Un verre de vin, ça te dit ? Ou tu préfères rester à l'eau ? Surtout si tu as besoin de sel ou autre, dis-le moi. J'ai cru comprendre que tu aimais les choses épicées. »

Mon sourire, aussi faux que ce tableau s'y joint merveilleusement bien. Sérieusement Liam, tu joues à quoi ? Fous la dehors avant d'en dire trop. Fous la dehors avant que ce ne soit cet instant qui mette Nolan en danger. Arrête de jouer avec le feu, arrête tes conneries. Tu sais bien où ça mène ces personnes là, et tu sais bien que c'est jamais bon.

Et pourtant, je n'en démords pas, le vin dans la main, attendant la réponse, l'air plus politicien que jamais.

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SOUND OF SILENCE
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MessageSujet: Re: « taste of a poison paradise » ㄨ liam&cordelia   Lun 6 Juin - 0:03


taste of a poison paradise

With a taste of your lips, I’m on a ride. You're toxic I'm slipping under with a taste of a poison paradise, I’m addicted to you. Don’t you know that you’re toxic?

« Quand ce sera prêt. » Le gloussement qui s’écima de son larynx, et qui corrigea ce court silence, donnait le ton à cette conversation comme rien d’autre ne le pouvait. Naturellement, son venin trépassa ses lippes, une fois de plus, trouvant asile sur le visage bien trop parfait du ministre. « Sans déconner, Sherlock. » Abruti. Le roulement d’yeux qui se fraya chemin sur son regard – bruni, embrasé par les flammes de l’Enfer dans lesquelles elle baignait tant bien que trop souvent. De son côté, il lui tournait le visage, tournait le dos ; tout pour ne pas lui accorder la moindre attention, à elle ou à ses mots d’ailleurs. Si ça l’amusait, soit, mais il devait se douter assurément que ça n’ébranlerait pas la succube. Il pouvait même l’ignorer pour le reste de la soirée s’il le souhaitait, mais il devait également savoir mieux que quiconque qu’elle irait trouver quelqu’un d’autre à tourmenter, et que ce quelqu’un pourrait très bien se révéler n’être nul autre que son jumeau adoré. Ne se rendait-il pas compte qu'il avait au moins l’opportunité de garder un œil sur elle alors qu’elle était là, devant lui, prête à manger à sa table? Pourra-t-il au moins exercer un tel contrôle sur une fois qu’elle aurait franchi le seuil de porte? Cordelia en doutait fort. Liam, aussi, probablement.
« Ta curiosité serait la bienvenue si tu n'étais pas si mauvaise tu sais ? Mais peu importe. Tu ne m'apprends rien, là. Évidemment, que je le mets en danger. Sauf que, vois-tu, je sais exactement quand et comment. Je maîtrise tout ce qui me concerne. » La remarque lui soutira l’ébauche d’un rictus, subtile, dissimulateur – une énième intrigue chez la sorcière, un secret qui n’était pas le premier et qui ne serait certainement pas le dernier. Bien entendu qu’il était en quête de contrôle. Ils étaient assez semblables sur ce point, présumait la sorcière. Peut-être était-ce à cause de ça, d'ailleurs, qu’elle voyait si bien à travers son jeu, à travers ses artifices, à travers son âme. « Ce qui te concerne toi en revanche, pas la moindre idée de comment ça peut tourner. Mais bon, j'ai bien compris que ce n'était pas ton problème. » Son ton froid ne l’ébranla pas le moindrement. Rien chez Liam ne la déstabilisait, à vrai dire. Ne la méprenez pas, la vipère reconnaissait sans le moindre effort le fait que le ministre pouvait très bien se révéler être un danger éventuellement, mais il ne l’effrayait pas pour autant. Il devait en être conscient lui-même, d'ailleurs, malgré sa persistance à vouloir l’intimider de façon aussi puérile. Nonchalante, naturellement, elle délogea sa gorge tendrement à l’aide d’une réplique sans poids, dont le seul dessein est de meubler la conversation, mais également de réaffirmer son ascendant sur lui. « Hmm, je paris que ça te ronge l’esprit. » Il prétendrait probablement le contraire ou ignorerait certainement l’assaut de la succube –  peu importe – de son côté à elle, elle se satisferait au moins d’avoir raison.

Les mains du beau brun servirent le repas dans un rythme qui contrastait violemment avec le discours qu’il tenait, tant dans le contenu que dans la manière. Un art qu'il maitrisait tout aussi bien elle, supposait l'harpie. « Nolan a raison de croire ça, et il faut qu'il le croit encore, c'est ce qui le protège plus qu'il ne le saura jamais. Mais peu importe. Peut-être me verra-t-il mort bientôt qui sait ? » La fourchette fouetta ces lèvres, lui qui prenait alors sa première bouchée. Naturellement, la brunette l’observa subtilement, toujours tendrement parano, malgré ses allures les plus posées. Sans surprise, elle le laissait se délecter d’abord de son propre plat pour s’assurer que ce petit repas improvisé n’était pas un piège pour la faire sombrer, elle. Il était difficile pour elle de l'admettre, mais Cordelia était à ce point paranoïaque. Une fois rassurée, cela dit, elle se permit une œillade tendrement vorace à l’assiette devant elle, et glissa ses doigts entre les ustensiles à sa portée, tout en corrigeant de nouveau le silence, cette fois-ci plus mollement, sa nonchalance coutumière de mise. « Croisons les doigts, alors. Pour le bien de Nolan. » Le sarcasme était flagrant, suintant de sa gueule comme le venin de la sale vipère vénéneuse qu’elle était. La sorcière savait bien entendu que le sarcasme irait démanger les sens du politicien, et elle comptait bien là-dessus. Satisfaite, très certainement, la démone embrocha quelques légumes traînant dans son assiette, les enfonçant entre ses lippes rosées, elles qui dévoilèrent ensuite un sourire carnassier des plus contrefaits lorsque la sorcière eût fini d’avaler. « Quand on commence à voir des amis de Lucifer dans ses rêves prémonitoires, c'est jamais très bon signe quant à sa longévité de vie. Alors quand ce même ami se retrouve à dîner à notre table, que dire ? » La réplique eût le même mérite de soutirer à tous les deux le semblant d’un rictus. « Je ne sais pas. Mais je suppose que cuisiner pour lui est un bon début, très certainement. » Sans plus tarder, la sorcière s’affaira à engouffrer le repas que l’on lui avait concocté, ses iris caféinés croisant parfois ceux de Liam, tous les deux souhaitant probablement garder un œil sur l’autre. La méfiance demeurait de mise entre ces deux prédateurs, malgré le calme qu'ils semblaient tous les deux faire preuve. Ne réalisait-il pas qu'il était la proie dans cette histoire, et qu'il l'avait toujours été?

« Mais par contre, mon frère s'avère peut-être utile pour toi, je ne sais pourquoi et je crois que je ne préfère pas savoir. Mais il n'a rien d'un imbécile, vraiment. Et toi, ma douce, tu sembles être du genre à jeter ce qui te ne sert plus. Si tu fais du mal à mon frère, parce qu'il ne t'est plus utile ou je ne sais quelle connerie, tu en paieras le prix. Tu peux me faire confiance là dessus. Je suis bien assez stupide pour une vengeance fraternelle. » Pouvait-elle seulement compter sur lui pour s'acheter une personnalité? Il était puéril, peut-être encore plus que Nolan - et ça, c'était tout un défi. Un soupir las se déracina de sa gueule, mettant fin immédiatement au beau discours du ministre. « Petit conseil entre amis? Cesse de te préoccuper de ton frère, et commence un peu à penser à ton joli petit cul à toi. » L’ironie était poignante. Amis? Ces deux-là? La blague s’écrivait d’elle-même. Après tout, Cordelia n’avait-elle pas, pour le ministre, que des menaces? Et, en quelque sorte, ne pouvait-on pas dire que le plus diabolique des jumeaux Wiggins n’avait lui aussi que ça à lui offrir? Probablement, oui, mais ça serait aussi déprécier les efforts que le beau brun avait fait à l’égard de la vipère. « Qu’est-ce qui te fait penser que tu seras toujours dans les parages si ou quand je déciderais de me débarrasser de ton frère? » Les mots qui sortaient de sa gueule de succube étaient drapés de velours, la mélodie qui les berçait, presque innocente – un contraste incontestable avec les menaces qu’elle concédait si vaillamment.
Comme coutume le voulait, après des menaces sanglantes suivaient de feintes courtoisies et déférences, symboles d’une chaleur qui n’existait pas entre eux deux, mais qui était de mise lors d’un diner digne de ce nom. « Un verre de vin, ça te dit ? Ou tu préfères rester à l'eau ? Surtout si tu as besoin de sel ou autre, dis-le moi. J'ai cru comprendre que tu aimais les choses épicées. » La remarque lui soutira l’esquisse d’un rictus. Elle ne trouvait pas sa vanne particulièrement comique, mais la cocasserie de la chose avait eu le mérite de l’émoustiller. « J’ai l’air de quelqu’un qui préfère rester à l’eau? » Lança-t-elle de sa nonchalance habituelle, sa fourchette s’enfonçant dans son gosier, imposant par la même occasion un silence momentané - probablement au plus grand bonheur de Liam.

Croisant les bras, la sorcière se cala contre le dossier de sa chaise, son regard perçant celui du jeune homme assis face à elle. Malgré tout ce qu’elle pouvait bien dire à son sujet, elle lui trouvait un certain mystère. Ce n’était pas tant une question d’être intéressant ou captivant, mais davantage une question d’être intriguant en contraste avec Nolan. Deux opposés qui ne l’étaient peut-être pas tant, tout compte fait ; les deux faces de la même pièce, en quelque sorte. Qu’est-ce qui avait bien pu faire en sorte que ces deux gamins, tous les deux nés sous le même toit, ait pu prendre une trajectoire si différente l’un de l’autre? Sa curiosité, si l'on pouvait appeler ça de la curiosité, finement piquée, Cordelia se permit de questionner le sorcier une fois son verre de vin versée. « Ce n’est pas comme si ce n’était pas une réponse que je pourrais facilement soutirer à Nolan, mais je n’ai pas la moindre envie de l’écouter tergiverser pendant des heures sur une question qui ne m’intéresse pas tant au final, alors je vais te la poser à toi. » La brunette osait espérer qu’il saurait faire omission de ses talents de politicien, ceux qui lui  permettaient probablement de parler pendant des heures pour ne rien dire au final, et qu’il saurait donc en venir droit au bout. « Que s’est-il passé entre vous deux pour qu’il te déteste si profondément? » C’était en réalité plus une occasion d’enfoncer le couteau dans la plaie et rappeler à Liam comment son frère le détestait, malgré que le fait que le sorcier prétende ne vouloir que ça. Apportant la coupe de verre à ses lèvres, elle laissa le vin couler dans son gosier, un rictus tentant péniblement de se dessiner sur sa bouche par la même occasion. Déposant à nouveau le verre contre la table, elle le rapprocha du sorcier d'un geste élancé. Les mots n'étaient même plus nécessaires - Liam savait ce qu'il lui restait à faire.

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MessageSujet: Re: « taste of a poison paradise » ㄨ liam&cordelia   Ven 24 Juin - 7:45



taste of a poison paradise

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Les piques de la succubes sont nombreuses et quasi toutes en répartie avec le moindre mot qui sort de ma bouche. J'ai appris à ne plus y faire attention, ne pas me laisser atteindre, laisser couler. De toutes façons, je suis résolu à l'idée qu'elle ne va pas partir de si tôt de ma vie et qu'il va falloir faire avec. Et pour cela, il fallait que j'évite de m'énerver et de réagir outre mesure à chaque fois qu'elle m'attaquait, sinon il était clair que je n'allais pas faire long feu et qu'elle allait me tuer en m'usant. Le sourire qui se glisse sur son visage, se reflète sur le mien, et son énième remarque est accueillie par un rire feint, aussi faux que tout ce merveilleux tableau.

Plus qu'un public, et nous voilà dans une pièce de théâtre. L'observant manger pendant un instant, je lui sers le vin dans un bruit qu'enfin j'apprécie. La langue de la démone occupée, ce n'est que le bruit du raisin dans ce verre qui me tient compagnie, pour mon plus grand bonheur, et surtout celui de mes nerfs. Je n'avais pas réellement douté du fait qu'elle veuille boire un verre, mais qu'est-ce que j'étais heureux de m'en servir un. Reprenant place à table face à elle, je ne perçois pas sur l'instant son regard, m'occupant à mon tour de la nourriture dans mon assiette.

Il ne me faut quand même pas trop longtemps pour réagir, poser mes couverts et l'observer à mon tour. Si j'avais tendance à me perdre dans les yeux des gens, j'étais persuadé que dans les siens, je n'y verrais que du noir. J'avais évidemment tort, les nuances étaient nombreuses, et sans doute révélatrices de sa nature plus complexe qu'elle ne le laisse paraître, mais pour une fois, j'en avais rien à foutre. Il était clair pour moi que rien de bon n'émanait d'elle, et je n'avais pas vraiment envie de changer d'avis. Posé face à elle, un sourcil haussé, me demandant silencieusement ce qu'elle pouvait bien penser pour arrêter tout geste brusquement, je laisse le verre de vin se mettre entre nous et le savoure alors qu'elle ouvre à nouveau la bouche.

Je dépose quasi instantanément mon verre à ses propos, sans doute parce que les mots qui sortent de ses lèvres sont encore en rapport avec mon jumeau. Je me cale sur la chaise, m'appuie sur le dossier et l'écoute sans un mot. Sa question m'arrache un rire, froid, et dur. Il était clair qu'il valait mieux me la poser à moi plutôt qu'à lui, cette question. Nolan avait beaucoup plus à dire sur le sujet que moi. Et si la question pouvait sembler plus ou moins bien pensante de la part d'une quelconque personne il était clair que la demoiselle en face de moi n'avait aucun but de savoir la vérité pour rendre la vie de mon jumeau ou la mienne un peu meilleure.

Je souris, croise les bras sous mon menton et la regarde alors qu'elle vide son verre. « Le vin ça se savoure, ma chère amie, même toi tu dois savoir ça. » Je la sers à nouveau dans ce sourire que je ne perds pas, comme pour garder contenance, ne pas me laisser envahir par les sentiments qu'elle cherche à obtenir. Parce qu'elle ne mérite pas de voir mon cœur arraché et le mal que tout ça peut me faire. Elle ne doit pas savoir à quel point tout cela peut être un point sensible. Autant pour Nolan, que pour moi. Alors je bois, en écho au verre que je lui ai resservi. Je prends même le temps de manger encore un peu et me décide finalement à lui répondre, toujours sur le même ton.

« Je vais te répondre, mais tu dois bien admettre que pour quelques informations, je mérite d'en avoir en retour. Si tu dois t'amuser à remuer le couteau dans toutes les plaies qui me composent pour ton plaisir personnel, je peux au moins avoir un minimum de compensation, non ? »

Je lui souris à nouveau, prends tout mon temps. Bien plus pour moi que pour elle, parce que je veux choisir mes mots. Ne pas en dire trop, ne surtout rien montrer. Rester le plus neutre possible et surtout, ne pas me mettre plus mal que je ne le suis déjà. Une main se baladant contre ma mâchoire, retraçant les traits que Nolan et moi partageons, je plante à nouveau mes pupilles brunes dans les siennes et me décide finalement à parler.

« Je l'ai condamné à mort, pour un crime que j'ai commis. » Je ne perds pas mon sourire, encore moins mon dos droit, et alors que ma main retombe sur la table parce que je ne supporte plus l'idée d'être l'exacte réplique de mon frère, que je ne supporte plus ce que j'ai fait, et encore moins ce que je suis capable de faire j'ajoute du même ton, tout en attrapant le verre remplit du liquide bordeaux. « J'ai tué quelqu'un, et par soucis de praticité, j'ai fait accuser Nolan. Il a failli mourir, mais heureusement pour lui, les jolies portes qui t'ont ramenées parmi nous se sont ouverte et lui ont fourni une parfaite distraction. »

Je ne savais pas grand chose de « Faith », voire rien. Tout ce dont je pouvais être sûr c'était du pouvoir qui émanait d'elle. Et il fallait être idiot pour ne pas réaliser qu'un Sorcier avec une telle puissance n'était pas quelqu'un né hier. Il fallait sans doute l'être encore plus, pour ne pas imaginer qu'un enfant du diable comme elle n'avait pas été faire un tour auprès de son maître. Rien de bien extraordinaire comme déduction, mais tout de même, suffisamment importante pour la prendre au sérieux. J'avais beau avoir travaillé la magie encore et encore, il n'en restait pas moins qu'un Sorcier qui avait au moins le double de mon âge avait aussi le double d'expérience.

Je vide finalement mon verre en un nouveau coup de fourchette pour me resservir et décaler la bouteille vers elle. Qu'elle se démerde. Si d'apparence je tente de faire face, la haine qui se dégage à son égard ne fait que grandir – et ses questions n'aident pas, ce qui me donne de moins en moins envie de faire des efforts, et d'être le gentleman que je prétends être. C'est pas pour l'image de moi qu'elle aura, que j'en ai quelque chose à faire.

Alors que je me racle finalement la gorge, je reprends doucement. « Priorité, vois-tu, ma carrière avant tout. Nolan n'était pas de cet avis, et il semble avoir du mal à s'en remettre, pourtant, y a pas mort d'homme» Putain, si j'ai décidé de faire face, et montrer que je ne regrette pas, ne lui donner aucune opportunité pour me donner des nouveaux coups, ce n'est pas une raison pour m'en donner seul. La cicatrice sur mon rein me brûle, le mensonge me brûle, le regard de Nolan me brûle. Je baisse les yeux, juste un instant. Je soupire, me reprends, et retrouve son regard brun pour y planter le mien.

« Et c'est très bien comme ça, plus il est loin, plus il est en sécurité. Si tu veux bien ne pas trop compromettre cette idée, je t'en serais fort reconnaissant. » Je souris, tente de retourner la situation, éloigner le sujet, passer à autre chose. Ne pas me faire mal au point que mon visage finisse par me trahir. Et dans un regard joueur, le masque du politicien en avant, je laisse tous mes sentiments de côté, au moins pour l'instant, je cherche à prendre le dessus. Ne pas mettre Nolan au milieu de nous, parce qu'elle y gagnerait trop de points, et j'ajoute finalement, d'un ton plus langoureux, d'une caresse qui rendrait presque ce dîner crédible à des yeux inconnus.

« Et dis-moi, Faith, puisque je t'ai raconté la triste histoire des frères Wiggins, ça me vaut bien un petit quelque chose en retour, non ? Comme, ton vrai nom ? À moins que tu n'aies une belle histoire à me raconter. Certifiée vraie, bien entendue. »

Je souris, passe à nouveau cette main sur mon visage, comme une excuse silencieuse envers mon frère, comme un pardon que je ne dirai jamais. Pour tout ce que j'ai fait et que je n'ai pas encore fait. Je la retire, me concentre à nouveau sur la brune en face de moi, et esquisse un sourire tendre, avant de lui dire de ce ton qui s'accorde si bien au tableau que l'on dresse. « À toi de choisir, ma douce»

Sur ces derniers mots, j'apporte mon verre à mes lèvres, le lève doucement, comme pour un toast. À cette amitié ridicule, à cette soirée plus fausse que jamais. À cette discussion qui s'avère plus facile que je ne l'aurais cru. Au regret que je cache avec une facilité qui me tue. À Nolan, qui se trouve entre nous malgré tout. À cette démone, capable de me rappeler qu'il existe des gens pour faire ressortir le plus sombre en nous. Et pire que ça, nous faire croire que tout cela est le meilleur choix.

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MessageSujet: Re: « taste of a poison paradise » ㄨ liam&cordelia   Dim 7 Aoû - 6:39


taste of a poison paradise

With a taste of your lips, I’m on a ride. You're toxic I'm slipping under with a taste of a poison paradise, I’m addicted to you. Don’t you know that you’re toxic?

À son tour, un sourire corrigea ses lèvres, alors qu’il plissait également les bras sur son torse. Ses prunelles marronnes dérivèrent sur le t-shirt qu’il portait, puis dévorèrent, d’une débauche singulière à la succube qu’elle était, les muscles qui saillaient sous le tissu ivoirin. Il était beau, sans aucun doute. Fort probablement plus beau que Nolan, si cela avait même du sens. Et pourtant, il suscitait tout autant de mépris que son frère jumeau, si ce n’est peut-être plus – douce ironie. Mais là où elle ne pouvait à peine tolérer l’existence de Nolan, elle pouvait au moins savourer les efforts du Gouverneur pour parfaire son image et se rendre plus agréable à l’œil – un art auquel Nolan n’aurait rien à perdre à s’y exercer.
« Le vin ça se savoure, ma chère amie, même toi tu dois savoir ça. » Ça avait le mérite de lui arracher un gloussement, qu’elle tût d’aussitôt. Il n’avait pas tort, loin de là. D’ailleurs, ça lui rappelait surtout à quel point elle était en train de se rendre plus vulnérable qu’elle ne le devrait à se laisser séduire si facilement par les doux aromes de ce liquide bordeaux. Et c’était bien la dernière chose dont elle avait besoin. Sans oublier que, malgré les apparences, Cordelia ne sous-estimait guère le beau brun, loin de là. « Lorsqu’on est en bonne compagnie, peut-être bien. » La pique n’avait aucune importance, ce n’était qu’une énième aigreur de la part de sorcière dont le but bien distingué était de se glisser sous la peau du démon, sous ses nerfs. Ce n’était même pas important si cela fonctionnait ou pas, tant et aussi longtemps qu’elle en soutirait une certaine satisfaction.

Sous la mélodie du silence, d’une brève trêve, le verre du jeune homme embrassa ses lèvres, alors que de son côté, la jolie brunette prenait plus ou moins le commentaire du ministre à la lettre en mettant un frein à sa consommation. Sa fourchette fit de même alors qu’il dégustait à nouveau son plat, la faisant consciemment patienter un peu avant de lui octroyer la réponse que la sorcière attendait, malgré tout, avec toute la patience du monde. Son ténor révisa de nouveau l’atmosphère, et attira l’attention de la démone. « Je vais te répondre, mais tu dois bien admettre que pour quelques informations, je mérite d'en avoir en retour. Si tu dois t'amuser à remuer le couteau dans toutes les plaies qui me composent pour ton plaisir personnel, je peux au moins avoir un minimum de compensation, non ? » Un rictus s’entremit sur son masque de glace, dépeignant la satisfaction avec laquelle elle recueillait les douces paroles du gouverneur. Quel abruti.  « Hmmmm, bien entendu, Liam. » C’était dit avec tant de perfidie et de sournoiserie que ça en avait même pas un peu l’air crédible. Elle lui dirait ce qu’elle jugerait approprié de lui dire, selon ses termes, pas les siens. Cordelia lui avait dit clairement, après tout ; absolument rien de ce qu’il avait à dire ne pourrait ne pas être plutôt répété par Nolan. À vrai dire, si la sorcière lui demandait à lui, c’était pour offrir l’occasion à Liam de lui montrer qu’il avait une certaine valeur, qu’il pouvait se montrer utile éventuellement. Lui octroyer l’opportunité de lui donner quelque chose qui le rendrait intéressant aux yeux de la succube – en quelque sorte.
La voix du sorcier fouetta l’air, annonçant une réalité qui aurait choqué plus d’une personne, mais certainement pas la démone. « Je l'ai condamné à mort, pour un crime que j'ai commis. » L’aveu ne lui soutira donc pas la moindre réaction, bien qu’elle finît par hausser avec lassitude un sourcil. Elle ne trouvait pas ça réellement révoltant, ni de façon générale, ni de la part de quelqu’un comme Liam – même si, sur le coup, elle lui trouvait définitivement une conscience qu’elle ne partageait peut-être pas totalement avec lui. Conscience qu’il tentait, d’ailleurs, si pitoyablement de dissimuler.  « J'ai tué quelqu'un, et par soucis de praticité, j'ai fait accuser Nolan. Il a failli mourir, mais heureusement pour lui, les jolies portes qui t'ont ramenée parmi nous se sont ouvertes et lui ont fourni une parfaite distraction. » Darkness Falls, le concept même du chaos. Tant lorsque les portes eût été closes que lorsqu’elles eurent été ouvertes. Il y avait tout de même une ironie à toute cette histoire. L’ouverture des portes de l’Enfer, un bon augure ? L’idée lui arracha un rictus qu’elle dissimula assez prestement. Son timbre voluptueux révisa le silence, alors qu’elle retournait de nouveau la situation à son avantage. « On dirait que vous m’êtes tous les deux redevables alors. »

Ses doigts jouaient avec la coupe de vin qui caressait le bout de ces derniers, se privant d’une gorgée de vin qu’elle désirait pourtant ardemment. Un raclement de gorge fouetta l’air, alors que le beau brun poursuivait le récit de son histoire avec son frère jumeau.  « Priorité, vois-tu, ma carrière avant tout. Nolan n'était pas de cet avis, et il semble avoir du mal à s'en remettre, pourtant, y a pas mort d'homme. » La remarque eût le mérite de lui arracher un gloussement gras et manifeste. Pour tout dire, Cordelia avait presque l’impression de s’entendre parler. Elle questionna même si ce n’était pas l’intention initiale de Liam. Ils étaient peut-être plus semblables qu’elle l’imaginait…. Tout l’opposé donc d’elle et Nolan.
Puis, il baissa les yeux, ce qu’elle ne manqua pas de noter. Un signe de faiblesse parmi cette bravade vide d’authenticité. C’était souvent le cas lorsque son frère jumeau était mentionné, remarquait-elle. Et, bien entendu, la démone ne perdait jamais une opportunité d’exploiter les faiblesses d’un ennemi. « Tu connais Nolan. Incapable d’avoir une vue d’ensemble, de voir la grande image. Cela dit, il faut avouer… il est particulièrement stupide. » Ses mots n’avaient plus aucune valeur, plus aucune sincérité derrière eux. Ils n’étaient là que pour blesser le beau brun. Retourner, embrouiller, écorcher, blesser son esprit. Le reste n’était que prime en plus, vraiment.

Les yeux de Liam retrouvèrent ceux de la succube qui se délectait de tout ce qu’elle pouvait y lire, sans la moindre intention de cacher ses desseins les plus vicieux et mesquins. « Et c'est très bien comme ça, plus il est loin, plus il est en sécurité. Si tu veux bien ne pas trop compromettre cette idée, je t'en serais fort reconnaissant. » Toujours la putain de sécurité de Nolan. La blague. C’en était tellement risible que ça ne pût que déraciner un lourd sarcasme à la jolie brunette.  « Adorable. » Elle roula des yeux, exprimant avec son insolence coutumière ce qu’elle pensait réellement de la démarche ô si louable du ministre. Cette manie qu’il avait d’excuser ses actes sous prétexte qu’il ‘protégeait’ son frère. Sa moquerie était apparente, elle ne tentait même pas de la dissimuler. Son masque demeurait de marbre, du moins, autant qu’il le pouvait, mais ses iris caféinés annonçait la couleur.
À priori totalement désabusée, la démone feignit tout de même l’instant de quelques secondes un rictus. « Je crois que le mot que tu cherches, c’est redevable, mon cœur.  Je ne fais pas dans la reconnaissance, tu m’excuseras, mais tu comprendras, j’en suis certaine. » Satisfaite, elle apporta enfin le verre à ses lippes, laissant couler à flot dans sa gueule ce liquide pourpre. Tout comme elle se faisait plus joueuse, l’homme en face d’elle s’affaira à faire de même. Une énième tentative pour lui dissimuler des vérités qu’il lui avait pourtant mis au nez plus tôt. C’était vain, inutile, stupide. Mais ça l’amusait. Ainsi, elle jouait le jeu. Il se voulait plus séducteur, elle aussi en quelque sorte. « Et dis-moi, Faith, puisque je t'ai raconté la triste histoire des frères Wiggins, ça me vaut bien un petit quelque chose en retour, non ? Comme, ton vrai nom ? À moins que tu n'aies une belle histoire à me raconter. Certifiée vraie, bien entendue. » Fierté et séduction vêtirent son visage, avec une perfection qu’il maîtrisait prestement. « À toi de choisir, ma douce. »

Elle révisa l’air d’un pouffement de rire qu’elle étouffa aussitôt. Son vrai nom? Personne ne le connaissait. Pas même Connor. Oh, certes, elle pourrait lui révéler le prénom qu’elle utilisait présentement – mais à quoi bon? En quoi ‘Faith’ était-il si différent de ‘Cordelia’? La brunette haussa les épaules, affichant la même désinvolture que le politicien. « Et si je choisis de ne rien révéler? » susurra-t-elle, sa salacité au bout des lèvres, caressant chacun de ses mots, chaque syllabe qu’elle daignait bien faire virevolter en direction de Liam. « Ne crois-tu pas que maintenir tout ce mystère est tout simplement plus… excitant? »  Un rictus étira ses lippes vermeilles, fit exsuder sa lubricité de sa bouche, comme le venin coule de la gueule du serpent – un parallèle fort adéquat pour la démone. La démone se leva, faisant claquer froidement ses talons contre le sol à ses pieds, ses doigts caressèrent l’ébène tendrement, effleurèrent également ceux de Liam encore posé sur la table. « Mon vrai nom n’importe peu, mon cher et tendre. Vaquant sous les noms de ‘Victoria’ et ‘Isabella’ à une époque, j’ai aussi parfois opté pour ‘Rose’… »  Une moue gracia sa grimace, alors qu’elle haussait les épaules. « Pour la poésie de la chose, je suppose... Un peu comme ‘Faith’, à vrai dire. » Elle se privait bien entendu de lui révéler le prénom ‘Cordelia’ qu’elle utilisait encore actuellement, encore moins celui de ‘Narcissa’ qu’elle tentait péniblement d’oublier, autant que les douloureuses mémoires qui y étaient attachées. « Rare sont ceux qui connaissent le privilège d’avoir mon prénom, le vrai, sur le bout de leurs lèvres. Et toi, mon cœur, tu ne fais malheureusement pas parti des privilégiés. » Les doigts de la succube disposèrent de la main du ministre, et la silhouette de la sorcière se retrouva rapidement derrière celle du jeune homme, ses mains massant tendrement ses épaules, puis ses bras chutèrent, enlaçant son coup. Les lèvres de la succube rejoignirent l’oreille accueillante du sorcier, effleurèrent cette dernière lascivement avant que ce soit au tour de ses mots d’en faire de même. « Il commence à se faire tard… Sans oublier que le couvre-feu rend les aventures nocturnes fort préjudiciables, un présent que l’on doit à ton gouvernement – si jamais l’envie te prend de blâmer quelqu’un pour ce qui pourrait advenir en ces prochaines heures… » Ses dents lacèrent le lobe de son oreille, et un gloussement sournois corrigea de nouveau l’atmosphère, satisfaite probablement de l’idée qui venait d’honorer si gracieusement son esprit. Elle abandonna son enlace et recula de quelques pas, avant d’interroger Liam. « Et donc je me demande… le canapé est-il confortable? » Mais ce n’était pas pour elle.  Son ombre s’éloigna davantage de celle du beau brun, mais elle ne joignit pas le salon, mais plutôt la chambre du ministre dans lequel elle comptait bien dormir – et seule, pour l’occasion. Liam n’était pas de mauvaise compagnie – au contraire, mais le plaisir de le priver de son lit, de son confort et n’importe quel autre de ses biens, était considérablement plus grand que n’importe quel plaisir que le ministre pourrait lui bien infliger.

TOPIC TERMINÉ

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narcissa ⊹ she will try to run to the ends of the world; let her go. it will take her years of feeling the earth beneath her feet, dark water lashing her face, blood under her fingernails, to realise that nothing is chasing her and that you have not followed. she will return and kiss you, triumphant, exultant, restless and her lips will feel like a thousand little knives pressing into your skin: the knowledge that she will not stay, she cannot stay, not even for you.
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« taste of a poison paradise » ㄨ liam&cordelia

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