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 /!\ Ni psychose, ni névrose (Noah)

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MessageSujet: Re: /!\ Ni psychose, ni névrose (Noah)   Mer 18 Mai - 17:32



Et Dieu, dans son infinie mansuétude, avait doté ce jeune homme d'un cerveau nettement supérieur à celui d'un bulot. Mikkel s'était réveillé, et avait repris conscience, une bonne chose considérant ce par quoi il venait tout juste de passer. Mais loin de gober chacune des paroles du psychiatre comme l'auraient fait d'autres, du type Axl Hartley, Ievseï semblait parfaitement conscient de ce qu'il s'était réellement passé. Un problème, s'il en était, qu'il devrait régler en conséquence. Car il était hors de question que le psychiatre le laisse s'en tirer avec la certitude qu'il avait raison, bien malgré la véracité de ses paroles. Le sorcier savait, pour avoir assisté bien des transformations dans sa prime jeunesse, que les êtres métamorphes avaient des capacités sensorielles sur-développées. Leur monde, ses parfums, ses bruissements, ses couleurs, était entièrement différent de celui du commun des mortels. Un aspect de la transformation qui entraînait une perte substantielle de repères, au début, cet air hébété qu'avait arboré son jouet en reprenant connaissance. Mais ça, cette conscience profonde des choses passées, c'était nouveau.
Comme si Mikkel Ievseï avait été posé sur cette planète pour faire chier le monde. Noah pensa un instant qu'il apprécierait de rencontrer le père de ce jeune homme pour le féliciter sur ses prouesses tant sur le plan physique qu'intellectuel. Car il allait lui causer du fil à retordre, et le pousser à utiliser d'autres moyens de persuasions auxquels il ne souhaitait pas recourir, épuisé qu'il était.

Cynisme. La mention de leur séance particulière, à la faveur de la nuit, éveilla un frisson le long de son échine et une réminiscence de chaleur dans son abdomen, mais il baissa toutefois les yeux dans un soupir las. Abattu. Car même s'il avait lui-même apprécié leur petite sauterie, il était hors de question de reconnaître les faits. Pire, de l'avouer. Non, il était temps de tout nier en bloc, comme toujours, quitte à puiser dans ses dernières ressources pour appuyer ses propres propos. Ce fut pourquoi ses iris verts se posèrent à nouveau sur le jeune homme à la langue trop pendue, une expression de profonde pitié, sincère, les voilant partiellement. Le monde se lisait dans ses grands yeux, il le savait. Aida, Enya le lui disaient. Et cette mélancolie teintée de détresse n'avait rien de sincère, et pourtant pouvait l'être, renforcée qu'elle fut par la voix blanche, contrite, qui sortit de sa gorge.

-Vous persistez à nouveau dans votre fantasme, Mikkel...

A nouveau, oui. A nouveau dans ce mensonge qu'il tissait, à nouveau dans le monde que Noah Meadow bâtissait brique par brique dans son esprit pour rendre la psychose encore plus crédible. Il détourna le regard, un mouvement qui pouvait paraître comme une marque de malaise mais ne servait qu'à jauger l'ensemble de la pièce dans laquelle ils se trouvaient. Rien n'avait bougé, rien n'avait été déplacé. Le presse papier avait retrouvé sa place habituelle, sur le bureau où s'était appuyé son patient. Et lui, sur la méridienne, avait pris un soin tout particulier à enfiler des vêtements similaires à ceux qu'il portait avant que la situation ne s'envenime. Non, rien à modifier dans son monde. Rien à corriger dans son mensonge. Juste l'attention de Ievseï à capter dans ses grands yeux verts, pour l'y plonger et l'y noyer une bonne fois pour toutes.

-Vous vous complaisez dans votre version des évènements Mikkel, mais la vérité est qu'il ne s'est... Rien passé entre nous. Rien d'autre que ce que votre imagination vous dictait, images claires et crues que vous avez mis une application toute particulière à me décrire...

Il se tordait les mains, alliant le geste à la théorie, s'offrant à lui-même le point d'ancrage dont il avait besoin pour constituer son illusion. Il déglutit difficilement, comme si la véracité inexacte de ses propos n'était pas à prouver. Comme s'il avait été profondément choqué, à son tour, choqué et perturbé par ce qu'il s'était passé au cours de la séance. Et s'il manquait d'énergie, il ne lui était pas nécessaire de faire quelque chose de grandiose. Rassemblant les reliquats de puissance qu'il trouvait encore en lui, il enroba les souvenirs de Mikkel de sa propre version des faits. Un tout autre souvenir, conflictuel avec la réalité, où le jeune homme se serait approché du psychiatre pour lui parler de façon plus qu'explicite de tout ce qu'il lui aurait fait, hypothétiquement, sur ce bureau. Concentré sur son illusion, le sorcier s'appliqua à donner la sensation des mots perlant sur la langue trop bien pendue, des mots d'une violence, d'une clarté telle qu'ils faisaient pâlir son alter-ego illusoire, le poussant à se tasser dans son siège, clairement indisposé. Un rapport de force évident, que l'illusion renforçait certes, dans lequel le sorcier se plaçait volontairement en victime des propositions aussi vulgaires qu'audacieuses de son patient.
Des propositions qui retraçaient pas après pas tout ce dont le bureau avait été témoin dans la réalité, jusqu'à ce qu'il donne la sensation à Mikkel d'être parti dans un éclat de rire en prétendant achever son fantasme sur une dernière image, celle où le psychiatre s'afficherait comme une veuve noire et l'assommerait avec son presse-papier. Celui-là même qui avait repris sagement sa place sur le bureau, vierge de toutes traces, l'innocence faite objet.
D'une voix blanche, fantomatique, comme cherchant ses mots alors qu'il soutenait l'illusion du souvenir dans la charmante tête brune de son interlocuteur, Noah poursuivit :

-Vous avez parlé avec emphase de tout ce que vous me feriez, Mikkel. Vous étiez tellement persuadé du bien fondé de votre fantasme que vous avez déambulé dans mon bureau, décrivant avec exactitude chacune des choses que vous me... feriez. Mais je n'ai pas une seule fois bougé de mon fauteuil, contrairement à ce que vous imaginiez. Peut-être cela vous a-t-il frustré, je l'ignore. Toujours est-il que vous avez conclu nos... ébats hypothétiques sur une scène où je vous aurais assommé en utilisant un objet posé sur mon bureau, et vous avez joué un instant avec le presse-papier, l'avez soupesé en me disant qu'il serait l'objet contondant idéal pour une telle tâche. Vous décriviez toutes les scènes avec une telle... détermination, c'était comme si vous les viviez vous-même. Comme si vous étiez en transe, ou sous l'influence de substances vous détachant de la réalité... Substances que, contrairement à ce que vous prétendez, je ne vous ai pas données. Et qui, à mon humble avis, sont les raisons pour lesquelles vous avez perdu l'équilibre et fini assommé, inconscient, sur mon plancher.

Il projeta une nouvelle fois son illusion dans l'esprit de Mikkel, dans tout son corps, enveloppant ses sens pour lui donner l'impression de s'être dirigé jusqu'au bureau. Se concentrant sur les menus détails de son propre mensonge, il s'appliqua même à faire peser le poids du presse-papier dans sa paume, comme s'il avait lui-même fait les gestes décrits. Une illusion supplémentaire, si légère, si infime qu'elle ne lui demandait pas trop d'efforts. Si infime que parler en même temps, dans la réalité, n'était pas difficile, et n'altérait en rien le mirage.
Son regard finit par se désolidariser de celui de Ievseï, alors qu'il le détournait pour rassembler les dernières miettes d'énergie dans son vieux corps. Il s'était passé tellement de choses au cours de cette si formidable soirée qu'il devait distiller les images au compte goutte, et préférait encore économiser les dernières pour le cas échéant où il devrait simuler jusqu'à la prise d'un psychotrope suffisamment puissant pour venir appuyer ses propos. Mais vu ce que son patient avait naturellement eu dans le sang en arrivant, il n'aurait probablement pas besoin d'en arriver à une telle extrémité.
Alors il acheva ses dénégations sur un mouvement négatif de la tête, l'air grave et désolé, Mikkel toujours si dangereusement proche de la sortie qu'il en était risible. Profondément désolé.

-Je ne vous ai rien fait, Mikkel.

Et ça, pour une fois, c'était vrai. Si on considérait l'aspect rituel des évènements, Noah n'y était techniquement pour rien. Le sorcier ayant accompli le rituel n'étant autre que Liam, Noah ne mentait pas en admettant n'y être pour rien dans cette affaire. Quant au reste... Il était préférable de fermer les yeux là-dessus.

-Que vous souhaitiez partir est compréhensible, mais je dois toutefois vous prévenir qu'au vu des circonstances qui ont précipité la fin de notre séance, je ne pourrai donner mes conclusions au juge. Compte tenu de vos doutes quant à la véracité de mes propos, je comprendrai parfaitement que vous ne vouliez plus que nous nous entretenions à nouveau. Si vous m'en faites la demande, je peux rédiger une recommandation à un collègue estimé, le Dr Ravenwood, qui pourra s'occuper de votre attestation. Sauf si vous acceptez que nous reportions la séance à un autre jour...

Un jour où tu ne seras pas aussi délicieusement camé, jusqu'aux yeux, et où tu auras pleine possession de tes moyens. L'air profondément inquiet de l'état de son patient, le psychiatre se mordit la lèvre inférieure brièvement, esquissant un geste pour au moins le raccompagner avant d'avoir l'air de se souvenir de son injonction. Il se rassit aussi sec dans son fauteuil, jaugeant Ievseï sans se départir de son expression, attendant une réaction de sa part.
Et se demandant surtout si l'illusion avait pris, ou si cet esprit libre, contradictoire, avait réussi à lutter contre le paradoxe des souvenirs pour définir laquelle des deux versions était la bonne. Tout dépendrait de ce dernier aspect. Car s'il décidait qu'effectivement le psychiatre avait tort, il risquait d'en entendre parler pendant encore quelques temps.
Mais qui irait croire la parole d'un junkie plutôt que celle d'un psychiatre renommé, et reconnu ? Personne, assurément.


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MessageSujet: Re: /!\ Ni psychose, ni névrose (Noah)   Jeu 19 Mai - 15:10



« Ni psychose, ni névrose »

Noah, Liam & Mikkel
featuring


J'avais toujours été extrêmement méfiant, à la limite de la paranoïa parfois, c'était plus fort que moi. Je n'offrais ma confiance à personne en dehors des membres de ma famille. Et encore. Il m'était extrêmement difficile de faire autrement et de ne pas rechercher immédiatement des traces de mensonges ou d'hypocrisie dans les paroles ou les attitudes d'autrui. Peut-être parce que j'étais moi-même un excellent manipulateur. Peut-être parce que j'avais appris depuis toujours que le monde était une jungle.

Alors, le regard mélancolique du psychiatre ne m'atteignit pas le moins du monde. Il aurait pu intensifier autant qu'il le voulait cette expression de chien battu qu'il m'offrait que je n'en aurais pas éprouvé la moindre pitié. Je n'aimais pas ce sentiment, du reste, qu'il vienne de moi ou des autres. Et si le psychiatre faisait mine d'en éprouver pour ma pomme, cela ne ferait qu'accroître cette colère, tapie dans mes entrailles. Elle ne demandait qu'à sortir celle-là. Je serrai les poings en l'écoutant me répondre avant de relâcher un soupir agacé. Je n'étais pas surpris qu'il nie, en vérité. Cela faisait partie du personnage, du moins l'impression qu'il m'avait faite, de ce docteur respectable, si sérieux, poli et détaché. Sincèrement, je m'en foutais. Ce qui me dérangeait par contre, c'était sa mine, ses grands yeux que je ne pouvais m'empêcher de trouver magnifiques mais dont l'expression m'énervait à un point extrême. S'il préférait qu'on fasse comme si rien ne s'était passé, ça ne me dérangeait pas, j'étais franchement tolérant à ce niveau. Il y avait des semaines où je baisais avec un mec différent tous les jours dans les bas quartiers, et certains refusaient de me montrer leurs visages. Et alors, quelle importance ? Avec la prohibition, tout le monde avait la trouille et c'était bien compréhensible. Si sa fausse compassion me saoulait énormément, j'étais tout de même prêt à laisser tomber, sans insister, et endosser le rôle du salaud si ça lui chantait.

« Mon fantasme hein… ouais t'as raison, j'suis un obsédé. C'est pour ça que j'ai vu un psy après tout. »

J'avais envie d'une clope. Mes mains tremblaient toujours alors que je dévisageais Noah dans un mélange d'inquiétude et de nervosité. Son propre malaise semblait pourtant sincère et je secouais doucement la tête en fronçant les sourcils, dans une expression perplexe. J'appuyai mon dos contre le chambranle de la porte pour conserver mon équilibre, rendu précaire par cet afflux d'émotions ingérables. Mes souvenirs étaient tellement confus, totalement embrouillés, et je fermai les yeux quelques secondes pour essayer de me rassembler un peu. J'étais pourtant certain de ce qui s'était passé dans ce bureau, du moins je me souvenais des événements qui avaient précédés mon évanouissement. J'avais pris de la coke avant de venir, j'étais dans un état d'esprit jouasse et provocateur, comme souvent. L'envie de raconter de la merde à ce psy m'avait semblé très attrayante et je m'étais laissé aller à me foutre de lui avec un enthousiasme débridé. Et puis, j'avais essayé de le sonder concernant sa relation avec Isak, j'avais bluffé en lui affirmant que je savais des choses. Par la suite, mes soupçons s'étaient avérés exacts. Au vu de ses réactions, il m'avait paru évident qu'il cachait une relation ambiguë avec le dealer qu'il protégeait obstinément. Et enfin, il avait cédé à mes avances sans rechigner…

Pourtant, tout à coup, je n'en était plus trop sûr. Putain mais qu'est ce que ma tête me semblait lourde ! Je me mordis les lèvres, mon regard anxieux parcouru l'ensemble du bureau, à la recherche d'indices ou de quoique ce soit qui puisse m'aider à m'y retrouver dans ce fouillis de souvenirs… Est ce que je devenais dingue pour de bon ? Je scrutai à nouveau le visage fatigué du psy qui m'exposait les faits de sa voix grave et si stupidement accablée. Mes paupières cillèrent sans que je n'effectue le moindre mouvement, attaché à ses paroles sans l'interrompre. Impossible de savoir quoi penser à l'instant même. Je me sentais vide, désorienté, misérable. Et en colère contre ce connard de psy qui s'obstinait à me foutre dans le rôle du pauvre looser qui se donne en spectacle avant de se casser la gueule comme une merde. Était-ce donc vraiment ce qui s'était passé ? Je n'avais pourtant pas eu l'impression d'être camé à ce point là… Je me raclais la gorge, lui offrant une œillade résolument méfiante.

« Ah ouais, j'ai fait ça, moi ? Et genre... je t'ai menacé de te violer pendant que toi, tu tremblotais dans ton fauteuil ? T'as eu peur, j'espère. Putain... » Je repoussai mon sarcasme d'un geste las de la main. Ce n'était pas mon genre de menacer les gens, encore moins de les agresser et il me semblait me souvenir que le psy lui-même m'avait dit ne pas croire que je puisse être un violeur. Putain, est-ce que j'aurais été jusque là ? Est ce que j'étais capable de perdre le contrôle de moi-même au point de rentrer dans le délire total ? C'était carrément flippant et une vague de culpabilité désagréable m'envahit, l'espace de quelques secondes. « Sans déconner. Okay, c'est vrai, j'ai pris de la coke avant de venir. Mais je ne prend rien d'autre, je ne me pique pas ni rien et en plus, j'abuse pas de la poudre, je maîtrise, okay ? Et jamais, tu m'entends, jamais j'ai  eu ce genre de blackout bizarre où je m'embrouille à ce point. J'étais pas si déphasé que ça, j'en suis sûr... »

Au point où j'en étais, je ne voyais aucune raison de reprendre les vouvoiements ou de m'accorder au ton poli et respectable dont usait le psy. Il affirmait qu'il ne m'avait rien fait mais je n'arrivais décidément pas à y croire, sans réussir à dire pourquoi, quelque chose clochait. Je me souvenais de tout autre chose en parallèle et pourtant, je savais que je n'avais rien d'un psychotique, rien du tout ! Je soupirai en repensant au juge que Noah évoquait et à tous ces ennuis qui m'attendaient. C'était un peu trop pour moi en ce moment, je n'avais qu'une envie, c'était de rentrer chez moi, de m'enfermer dans les chiottes et de vomir mon âme. Une chose était sûre : je ne craquerais sûrement pas en face de ce type. Le simple fait de lui parler comme je venais de le faire était déjà bien trop, tout ça parce que j'étais bouleversé et merde !

Je me redressais dignement, quittant l'appui du chambranle, sans toutefois bouger d'un pas. Noah avait fait mine de venir vers moi avant de se reprendre et je le fixai en essayant autant que possible de dissimuler mon trouble. Je devais faire un effort pour réfléchir rapidement, lui offrir une réponse neutre et puis, foutre le camps aussi vite que possible. Mon impulsivité naturelle ne m'aurait pas permis d'hésiter bien longtemps, de toutes façons, j'étais du genre à prendre des décisions rapides. Je pris donc une grande inspiration pour m'affubler d'un masque théâtral et d'une voix exagérément suave. Ah oui, j'étais dingue ? Très bien. Qu'il aille se faire foutre. Qu'ils aillent tous se faire foutre.

« Non, ce n'est pas la peine de déranger un autre psychiatre. Je reviendrai ici même pour une autre séance, aussi frais et dispos que possible, et nous poursuivrons la délicieuse étude de mon âme malade. Par la suite, j'espère que nous pourrons offrir un rapport aussi attrayant que positif aux yeux esbaudis de ce cher juge. Je suis particulièrement charmé de savoir que je ne vous ai pas traumatisé puisque vous acceptez de me revoir, je bénéficie d'une chance incomparable avec un docteur tel que vous. Pourquoi en changer ? Alors, je vous souhaite une agréable soirée et je me retire, avec le plaisir de vous revoir une prochaine fois. Soyez assuré de mes salutations distinguées… et cætera. BYE !»

Là dessus, je fis aussitôt volte face pour sortir du bureau et rejoindre d'un pas leste la sortie de l'immeuble sans un seul regard en arrière. Il était évident que je n'étais pas sujet aux hallucinations, cela ne faisait pour moi pas l'ombre d'un doute. A dire vrai, je n'y comprenais rien du tout, j'étais paumé, plus que je n'aurais été capable de le décrire. Je savais également que je n'étais pas du tout un addict, la drogue ce n'était rien du tout, et puis la coke ne m'avait jamais mis les idées à l'envers à ce point. Okay, j'avais déjà eu l'impression que des scorpions marchaient sous ma peau un jour mais c'était à cause de la descente et puis ça n'avait rien à voir, et puis… Oh putain. Je n'attendis pas d'être chez moi pour me ramasser entre deux poubelles d'une rue déserte, tombant à genoux sous le choc pendant que mon estomac se retournait.


The Jackal comes,
blood lust on his lips.
He craves the dead,
our lives in his grips.

He's after our hearts,
he'll chew and swallow.
Blood pours from his mouth,
our lives will soon follow.

Death comes to those who wait,
He feels this. Eyes wide.
We try to run from our past,
but the truth we cannot hide.

[Dark Poem, The Jackal, by Chris W.]





~ FIN DE TOPIC ~

 

 

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