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 Déguisé en pas moi (pv Noah)

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MessageSujet: Déguisé en pas moi (pv Noah)   Ven 1 Jan - 23:27



Il n’aimait pas les hôpitaux. S’il devait choisir un établissement dans lequel Vaas se sentait le moins à l’aise, il s’agissait de ceux-là. C’était un tout : l’odeur de javel omniprésente, les sols et les murs trop propres pour être réel, des locaux aux infirmières et infirmiers soit trop souriants soit faisant la tronche, les raisons pour bouder les hôpitaux étaient dans l’esprit de Vaas nombreuses. Puis il y avait les souvenirs. Voir l’ombre de sa mère errer dans un couloir grisâtre de l’hôpital psychiatrique de Chicago, ressentir le même sentiment de malaise et frustration face à son impuissance à la maladie juste en posant les yeux sur le logo de n’importe quel hôpital. Et pourtant, l’ouvrier Milligan se trouvait en ces lieux. Et aussi dangereux que cela puisse l’être pour ses poumons, respirer l’odeur de peinture fraîche pendant des heures étaient préférable à rester enfermer dans un cabinet où un spécialiste forçait son passage vers son subconscient.

Sa présence ici était due au hasard le plus total. Accoudé contre l’unique fenêtre de la pièce, il souffla la fumée de cigarette qu’il venait d’inspirer à l’extérieur de la pièce. Ses yeux bleus dans le vague suivant le déambulement de la ville, il se remémora les événements qui ont fait qu’il se retrouvait au milieu du bureau d’un psychiatre qu’il ne connaissait pas il y a encore quelques semaines. Une rencontre inopinée qui déboucha sur une occasion inattendue. Un homme nommé Noah dont les ambitions touchaient la curiosité de Vaas. Il avait suffi d’échanger quelques mots afin que les deux hommes trouvent mieux qu’un terrain d’entente ; mais un terrain d’intérêt. Lorsque Noah Meadow lui avait proposé quelques travaux mineurs dans son cabinet, Vaas était de premier abord dubitatif. Puis les quelques retouches qu’il avait aperçu lors d’une visite de courtoisie avaient finalement fini par le convaincre. Le plastique sur le sol et presque tous les meubles avaient achevé à transformer un bureau de psy en un chantier poussiéreux. Il fallait bien ça pour ne pas abimer les meubles. Et puis il s’agissait plutôt de la convenance dû à son travail plutôt qu’à un sentiment de bon sens.
Balançant son reste de cigarette par la fenêtre, il marcha d’un pas nonchalant sur le plastique qui provoqua un son désagréable à chaque mouvement. Il reprit en main ses outils dont une spatule. L’enduit qu’il passa sur le mur faisait apparaître des scènes dans son esprit. La couleur blanchâtre d’un lissage parfait fit émerger dans les souvenirs brumeux de Vaas quant à sa première rencontre avec le psychiatre dont ils partageaient une connaissance en commun. Noah Meadow semblait être le parfait exemple d’un homme trop propre sur lui pour être honnête. ET Vaas en avait eu la confirmation lorsqu’il a appris ses étranges affaires encore trop sombres pour lui avec la dîtes Marie Armstrong. Rancœur et amertume était tout ce que représentait cette femme pour l’ouvrier. S’il possédait ne serait-ce qu’un morceau du puzzle de sa vie pour retourner la situation à son avantage, Vaas s’y précipiterait. C’est alors que lui aussi semblait intéressé. Cet homme trop propre, trop bien habillé, trop éloigné du mode de vie de Vaas. Il semblait néanmoins lui portait le même type d’intérêt. D’où sa présence. Il lui avait suffi de préciser ce qu’il faisait pour gagner son pain pour que le psychiatre lui offre de quoi en manger pendant quelques temps. Aujourd’hui, c’était comme si plus personne ne savait se servir de ses mains. Vaas avait souvent souffert d’un immense problème d’égo lors de son adolescence, à voir disparaître les uns après les autres ses camarades de classes faire de longues études et devenir avocat, médecin, ingénieur. Que faisaient-ils lors d’une fuite d’eau ? Tout, sauf se salir les mains. Vu que certains étaient payés pour, pourquoi le faire eux-mêmes ? Puisque justement, Vaas faisait partie de ce genre d’individu.

Les allées et venues étaient une chose régulière devant la porte du cabinet de Meadow. Vaas entendaient la majeure partie de la journée des pas déambulant dans les couloirs sans s’arrêter. Ils devaient tous savoir que ce cabinet en particulier était en travaux. Car Vaas n’avait vu personne d’autres à part son propriétaire et lui-même franchir la porte afin d’examiner les lieux.

L’horloge du cabinet indiquait pour bientôt la fin de la journée de travail de l’ouvrier. Le timing était parfait, alors qu’il était sur le point de finir d’étaler la couche d’enduits sur les murs, une nuit était plus que suffisante pour que le tout sèche et qu’il se mette à la peinture le lendemain. Au moment des dernières finitions, il entendit la porte s’ouvrir derrière lui. Même sans se retourner, son instinct lui avait d’emblée deviné qu’il s’agissait du propriétaire du cabinet qui était venu pour sa visite quotidienne de l’avancement des travaux.

« Z’en faites pas. On en verra bientôt le bout. » Il désigna de ce fait du regard les quatre murs dont il avait fallu refaire toute la façade à cause de cette poisseuse peinture écailleuse désagréable à l’œil. Le fait était que Vaas ne devait normalement qu’intervenir pour des dégâts mineurs. Sauf qu’à la première visite, rien qu’au premier coup d’œil, Vaas avait remarqué qu’en quelques jours il aurait vite fait le tour. Mais ce qu’il avait en tête pour avoir des renseignements sur la miss Armstrong devait prendre plus de temps. Il remarqua alors également d’autres petits  dommages sans importances mais dont Vaas voyait là l’opportunité de rester une semaine ou deux en plus dans le cabinet du psychiatre. De cette manière, il serait plus facile pour lui par la suite d’obtenir ce qu’il voudrait. Rangeant ses outils dans sa boîte qui n’avait pas bougé depuis le début du chantier, il s’assit en même temps sur un pot de peinture rempli qui n’a pour l’instant pas encore été ouvert et qui débutera son baptême le lendemain même pour les murs du cabinet de Meadow.

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MessageSujet: Re: Déguisé en pas moi (pv Noah)   Mar 5 Jan - 17:06



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Il n'aimait tellement pas son bureau d'appoint, si petit, si étroit, et dont la vue ne débouchait que sur l'arrière de l'Hôpital, non loin de la chaufferie. Un bourdonnement incessant qui l'empêchait de se concentrer sur ce que racontaient ses patients, quand la chaudière du bâtiment central ne se mettait pas à crachoter et émettre des sons de métal s'entrechoquant qui n'annonçaient rien qui vaille. Dans tout ce capharnaüm, il s'était remis à prier Dieu. Pour que ce bon à rien finisse par lui rendre son cabinet qui, s'il était particulièrement abimé aux dires de Milligan, n'en restait pas moins confortable. Surtout maintenant qu'il avait un élément de comparaison.

C'était par hasard qu'il s'était retrouvé dans cette situation, pour tout dire. Un coup du sort qui avait mis son ouvrier sur sa route, complètement arbitrairement, avec lequel il avait fini par sympathiser et qu'il avait même réussi à convaincre d'effectuer de menus travaux dans son cabinet. A l'exception qu'il avait soit sous-estimé l'ampleur des dégâts, soit que le fameux ouvrier faisait exprès de les faire traîner. N'ayant nulle envie de polémiquer, au départ, le psychiatre avait laissé faire. Puis il s'était piqué de la nécessité de revenir régulièrement pour évaluer l'étendue du travail, et demander d'une voix presque suppliante combien de temps Milligan pensait être encore dans son cabinet. Le bruit de la chaufferie lui provoquait un mal de crâne sans nom. Mais il y avait autre chose.

Une petite chose invisible à l'oeil nu mais qui avait attiré son attention. En ces temps de désolation, il ne s'était pas étonné de le sentir, à l'approche du maître d'oeuvre. Un petit courant d'air froid, qui hérissait les poils sur ses bras ainsi que les petits cheveux dans sa nuque. Une sensation légère, comme une brise, mais qui n'avait pas lieu d'être dans le contexte surchauffé de l'Adventist Hospital. Et si les murs de son cabinet laissaient à désirer, Noah avait pleine confiance dans les fenêtres en triple vitrage de la pièce, puisqu'il les avait commandées lui-même. C'était partiellement pour cette raison qu'il se donnait comme point d'honneur à revenir évaluer le travailleur, chaque soir, faisant un détour à son bureau initial. Histoire de confirmer son hypothèse.
Les premiers jours, il ne l'avait pas vu. Juste senti. Mais l'impression s'était affinée, comme une forme floue au creux de l’œil inattentif. Une silhouette qui se dessinait tout autour de Milligan, sombre, évanescente, et disparaissait pour peu qu'il reporte son attention sur lui. Une âme, mais pas celle de l'ouvrier.
Il avait vu le même phénomène plus d'une fois, et savait ce que cela signifiait. Certains vivants portaient ce fardeau, plus qu'on ne l'imaginait. Un être, des fois un proche, d'autres fois une personne complètement détachée du vivant, le prenait comme hôte pour ne pas avoir à errer indéfiniment à la surface de la Terre. Parfois innocentes, ces âmes pouvaient causer de très gros problèmes de stabilité à leurs hôtes. La dernière qu'il avait aperçue était celle de Niklas, quand, quittant ses bras, il s'était retourné pour lui voler un baiser. Les yeux mi-clos, il l'avait vue, la petite silhouette diaphane, perchée au-dessus de son épaule comme pour mieux scruter ce qu'il se passait.
Vaas Milligan aussi était comme ça. Habité. Mais contrairement à Niklas, la silhouette était sombre. Et la trouvaille secouait chacune des cellules du psychiatre, au point qu'une part de lui n'était finalement pas contre sacrifier son confort sur l'autel de la Curiosité.

L'heure approchait de son inspection quotidienne, et Noah rangea soigneusement ses dossiers avant de les mettre sous clé, comme à chaque fois. Les patients avaient été particulièrement rasoirs, ce jour-là, et le psychiatre lassé par sa journée. Sa seule illumination résidait dans sa découverte. Si bien qu'il abandonna le cabinet de fortune avec un plaisir incommensurable pour aller rejoindre Milligan. Conscient qu'il devait être la seule âme qui vive que l'ouvrier ait croisée de la journée, sans mauvais jeux de mots, il s'adossa à l'encadrement de la porte en jetant un coup d’œil circulaire à la pièce. La différence était notable, même pour un profane comme lui. Il siffla d'admiration.

-Vous faites un boulot remarquable, Vaas.

Et il appréciait le travail bien fait tout autant qu'il aimait les belles choses. Son crâne tambourinant sous ses boucles brunes, il serait bien parti, mais vue l'attitude de son ouvrier, ce dernier avait clairement envie de discuter. Se pinçant l'arrête du nez pour masser un peu ses yeux fatigués, le psychiatre finit par reposer son regard sur Milligan. Soit par chance, soit parce que son état n'était pas glorieux, il voyait clairement la silhouette autour du jeune homme. Ses pupilles se dilatèrent. Il allait rester.
Louvoyant entre les grandes nappes de plastique et les divers outils au sol, il déposa son manteau sur une table de chantier et tira un pot de peinture encore intact pour s'y asseoir, imitant son interlocuteur. Plus sa tête cognait, et plus il voyait clairement l'âme parasite autour de Vaas. Ses Pères lui avaient plus d'une fois appris qu'un sorcier affaibli ou sous l'emprise de stupéfiants pouvait repérer plus facilement les esprits. Ils avaient manifestement plus que raison.

-Vous pensez en avoir pour combien de temps, encore ?

Pour une fois, sa voix n'était pas une supplique, mais juste une question badine, trahissant une pointe de regret. Il n'avait même pas eu le temps de tenter de communiquer avec l'hôte ou l'âme que le travail allait être achevé, et il sentait bien qu'il louperait un nouvel hobby plutôt amusant en les laissant filer aussi facilement. Passant ses mains sur ses bras pour les frotter, il continua, d'un ton badin.

-Je ne sais pas vous, mais j'ai toujours eu froid dans ce cabinet. Comme cela, quand je n'y pense plus ou que j'arrête de me concentrer sur quelque chose, je sens comme une sorte de brise glaciale pendant une fraction de seconde, puis plus rien. Ca ne vous l'a pas fait, depuis que vous êtes ici ?

Il voulait savoir comment cela fonctionnait, en interne, quand une âme venait de vous choisir. Et attaquer sur de petits détails pourraient peut-être même permettre à l'esprit de se réveiller lui-même. Comme pour tout, il devait chercher l'accès. La clé, pour ouvrir la serrure et relâcher la bête. Il avait un don pour titiller les gens et les faire s'ouvrir comme des huîtres, parfois dans le mauvais sens du terme. Et s'il ne connaissait pas les réelles intentions de Milligan à son égard, les siennes n'étaient pas plus catholiques. Noah laissa échapper un léger rire gêné et se passa la main sur le visage, en accentuant volontairement les marques de fatigue pour ne réveiller aucun soupçon. Pour autant, il n'en cessa pas de fixer ce point au-dessus de l'épaule gauche de l'ouvrier, ayant manifestement capté l'attention de la silhouette. Le froid s'était intensifié. Il avait la sensation d'être scruté.

-Ne vous préoccupez pas de ce que je viens de dire, ma tête me lance tellement que je ne réfléchis plus à mes propres paroles

Menteur.

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MessageSujet: Re: Déguisé en pas moi (pv Noah)   Lun 11 Jan - 1:30



La cigarette coincée entre ses lèvres, Vaas rapprocha son briquet et d’une flamme succincte, inspira les premières bouffées de tabac pour la première fois en trois minutes. Noah s’installa en face de lui. Vaas était encore dans une phase où il essayait de percer l’homme qu’était le psychiatre. Il ne savait pas encore par quel moyen il arriverait à faire tirez les vers du nez de Noah ; les relations sociales envers ayant toujours été une chose qui lui semblait en dehors de sa juridiction, bien qu’il en appréciait la chaleur cependant. Si bien qu’au compliment de Noah, Vaas laissa échapper autant d’émotion qu’une langoustine. Hochant simplement de la tête et expirant une longue fumée blanchâtre de sa bouche au-dessus de sa tête provoquant ainsi un petit nuage de fumée éphémère.

« C’est rien qu’mon job. »

Il jeta la cendre qui s’échappait du bout de sa cigarette sur un verre en plastique usagée qui faisait office de cendrier. Son travail ne lui tenait pas tant à cœur que ça, mais il s’avérait être plutôt bon dans ce qu’il faisait. Résultat d’une adolescence paresseuse, plutôt que de trouver quelle était sa véritable passion, il se dirigea par défaut vers la seule voie qu’il connaissait, celle du travail manuel et de l’utilité dans la vie de tous les jours. Qui a besoin de passion, de toute manière, dans ces jours sombres, où le gouvernement scrute encore chaque geste des citoyens, où n’importe quelle personne tel un angelot cache en vérité un diablotin prêt à bondir sur n’importe quelle occasion pour en tirer profit. Fort heureusement, Vaas n’avait pas le visage d’un chérubin. Noah lui demanda alors pendant combien de temps sera la durée de ses travaux. A dire vrai, cela pouvait être aussi bien trois jours que trois semaines. Pour son intérêt, les travaux se devaient de durer plus que ce qui était prévu. Avec ce que Vaas avait déjà entamé, ce n’était plus qu’une question de quelques jours. Un peu plus s’il abusait des temps de pause.

« Bah, une semaine à tout casser. J’viens de terminer de poser la couche d’enduit v’voyez, elle prendra son temps pour sécher c’te nuit, et dès demain j’m’attaque à la peinture. »

En conclusion, il tapota le pot de peinture qui lui servait de tabouret et qui sera entamé en bonne et due forme dès le lendemain si tout se passait comme prévu. Vaas faisait partie de ces ouvriers qui aimaient décrire les étapes de leur avancement, ainsi, leur employeur se sentait lié à la progression du chantier d’une certaine manière. Beaucoup d’entre eux se contentaient d’acquiescer poliment sans rien ajouter de plus. Il y en avait bien quelques-uns qui appréciaient apporter leur petit commentaire tel un professionnel du bâtiment voulant ajouter sa pierre à l’édifice, ne se doutant pas qu’il n’est qu’une dinde de plus parmi une bande de renard n’attendant seulement qu’il se retrouve le dos tourné pour lui sauter dessus.  Les angelots étaient des dindes en somme.
Au vu de sa cigarette pratiquement arrivée à son bout, Vaas n’avait toujours aucune idée de comment il pourrait engager la conversation sur les relations douteuses qu’avait le psychiatre. Sa curiosité finirait de toute manière par prendre le dessus et tôt ou tard, il trouvera. C’était souvent dans les moments les plus inattendus qu’un éclair de génie lui traversait l’esprit et qu’il recouvrait soudainement son habilité à soutirer des informations. La tirade de Noah le fit sortir de sa pseudo réflexion.

« Euh… » Son regard se plaça alternativement à droite à gauche tout en se posant sur Noah entre temps. Un frisson lui parcouru le dos en prenant son point de départ des reins jusqu’à finir à sa nuque. « J’ai jamais vraiment fait gaffe. Faut dire que, j’ai toujours froid t’façon. » conclua-t-il en aspirant une bouffée de sa cigarette, une bouffée particulièrement longue qu'il recracha en direction du sol plastifié, la fumée se séparant en une multitude de vaguelette disparaissant presque aussitôt. Une confession qui n’allait étrangement pas à l’encontre de ses envies. Pourquoi lui avoir avoué ce détail ? Il s’en foutait royalement ce Meadow après tout. S’il avait froid, il devait avoir suffisamment de fric pour se payer un radiateur en plus. Milligan n’aimait pas évoquer ses démons intérieurs lorsqu’il avait la chance de ne pas être en confrontation avec eux. Il ne se posait pas de question. Il accumulait, il encaissait, c’était la force de Vaas. Tout encaisser jusqu’au jour où tout explosera. Vaas avait presque toujours l’impression d’avoir froid. Il n’avait pas toujours eu cette sensation cependant, ça non. C’était récent. Mais c’était comme si cette sensation avait tout balayé sur son passage, tout souvenir de chaleur aimante ou réconfortante. Maintenant, il se sentait comme une papillote à moitié consommé mit au réfrigérateur pour ne pas qu’il pourrisse. Vaas ne le remarqua que maintenant mais le psychiatre semblait particulièrement exténué. L’ouvrier eut l’étrange sensation que même son regard semblait dévier. Il pencha la tête de son côté gauche afin d’avoir les yeux de Noah dans les siens.  

«  Ne vous préoccupez pas de ce que je viens de dire, ma tête me lance tellement que je ne réfléchis plus à mes propres paroles. » Vaas laissa échapper à son tour un petit rire discret. Il était particulier ce toubib. Il ne savait pas encore à quel sujet précisément, mais il le pressentait. Ou bien était-ce l'adage de tous les psychiatres ? Il n'a jamais voulu en consulter un malgré ses crises. Jamais il n'en consultera, il se l'était promit à lui-même et y tenait. « Bah, ça arrive. Vous voulez… une aspirine, quel’chose... ? » Vaas n’était plus sur des médicaments qu’il transportait sur lui, pas sûr qu’il en avait en sa possession aujourd’hui d’ailleurs, mais après tout, ils étaient dans un hôpital, trouver de quoi soigner une migraine ne devrait pas être une mission relevant de l’impossible.

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MessageSujet: Re: Déguisé en pas moi (pv Noah)   Mer 13 Jan - 18:13



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Plus il se concentrait, plus la silhouette semblait disparaître. Le sang n'en cessait pas de tambouriner dans son crâne, pulsant un rythme plus rapide que précédemment. Il y avait définitivement quelque chose de pas net dans l'ouvrier, tout du moins dans cette présence qui semblait l'habiter. Une sensation de danger, sourde, lointaine mais pourtant bien présente, une omniprésence qui faisait se hérisser les poils sur la nuque du sorcier. Pas tant que Milligan ait été effrayant, non. Le type ne payait absolument pas de mine, et Noah ne l'aurait probablement jamais remarqué si ce n'avait pas été pour cette rencontre aussi fortuite qu'étrange, quelques soirs plus tôt. Et s'il était parfaitement inconscient des intentions de son ouvrier, il n'en était pas moins confondu. Autre chose se tramait. Quelque chose de nettement plus grand que Milligan lui-même, qui se cachait tranquillement dans son ombre.
Peut-être que pour pouvoir permettre à cette fameuse silhouette de se révéler, il allait lui-même devoir faire en sorte que les travaux durent plus longtemps. Après tout, il ne l'avait engagé que pour refaire les murs, mais vu le domaine de compétences du jeune homme il trouverait certainement d'autres menus travaux à lui faire faire juste pour le garder sous la main. Quitte à dépenser une fortune. Cela en valait certainement la peine, si son intuition était bonne.
Une bonne poire habitée. Décidément l'année était riche en jouets de la sorte, entre Axl et Vaas. Au point qu'il se demandait même de quel type serait son prochain cobaye. Un métamorphe ? Un autre possédé ? Un béhémoth à apparence humaine ? Allez savoir.

-Vous êtes sûr que ça sera suffisant ? Ce cabinet est vraiment vieux, alors s'il faut y mettre suffisamment d'efforts pour qu'il soit aux normes, je suis plus que partant.

Cette histoire de normes était superflue, mais bien vraie en soit. Vieux comme était le local, il n'y avait pas de doutes quant au fait qu'il ne soit pas viable pour un hôpital. Encore moins pour un hôpital qui se voulait moderne. Et si la façon de poser les choses avait été un peu directe, vue la dégaine de Vaas, Noah n'avait aucun doute quant à l'attractivité de son offre. Tout travail mérite salaire, n'est-ce pas ? Le sorcier força un sourire malgré l'air concerné de ses traits. Il s'en foutait, honnêtement, des normes. Depuis que les travaux avaient commencé, il recevait bien ses patients dans un cagibi bruyant et insalubre, et ça n'avait dérangé personne, pas même l'inspection sanitaire qui avait estimé qu'aucune des pièces ne méritait de gros travaux. Restait que cela semblait un bon argument pour le garder un peu plus longtemps. Il s'y accrocherait en espérant que l'autre morde à l'hameçon.

-Curieux ça, c'est récent ou ça vous l'a toujours fait ? Je peux vous recommander à un confrère, si vous le désirez, rester dans le froid n'est jamais la meilleure des vies...

Intéressant, surtout. Très intéressant. Ainsi les possédés pouvaient bien sentir la différence eux aussi, restait à savoir si elle influençait également leurs relations au monde. Même si en soit, le psychiatre n'avait pas vraiment envie de communiquer avec l'hôte mais d'avantage avec l'esprit, la réponse de Vaas constituait un premier pas vers la compréhension de ce que c'était. Oh, Noah n'allait pas le guérir, non. Il avait juste envie de ce petit soupçon d'adrénaline, ce petit pic délicieux qui faisait courir son sang à chaque fois qu'il avait l'occasion de s'adresser à un esprit. Parlerait-il par le biais de son hôte ou se dissocierait-il de lui ? Serait-il négatif, juste errant, ou déterminé ? Tant de questions qui se bousculaient à présent sous ses boucles brunes.
Pris au jeu, il tendit la main pour toucher celle de Vaas, d'un geste qu'il voulait aussi compatissant que professionnel, sans le quitter des yeux. Ses doigts au-dessus de la peau claire de l'ouvrier, il sentit un courant d'air glacial envelopper sa main puis son poignet, remonter le long du bras, gelant son articulation en provoquant une douleur saillante qu'il cacha en se mordant l'intérieur de la joue. Une fois sa main posée sur la sienne, il ne ressentit plus la morsure du froid, juste la peau rêche et chaude du jeune homme. Amusant. Il la tint quelques secondes avant de la relâcher.

-Veuillez m'excuser, curiosité professionnelle. Vous n'avez pas la peau gelée pour autant.

Le regard posé sur son nouveau cobaye, il pouvait apercevoir la silhouette, intensifiée, au creux de sa vision périphérique. Peut-être que le geste avait attisé sa propre curiosité, ce qui signifierait qu'elle était dotée d'une conscience propre. Ou tout du moins qu'elle avait conscience de ce qu'était le sorcier, et de ce qu'il était en train de tenter.
Alors il était temps de tester autre chose. Se concentrer sur une illusion ne lui demanderait pas trop d'efforts, vu qu'il ne la tiendrait pas bien longtemps. Une illusion toute simple de discussion avec Milligan quand, dans la pièce, la vraie "personne" avec laquelle il parlerait serait l'esprit. Parfait. Il ferma les yeux une petite seconde pour se concentrer, puis leva l'index gauche pour attirer le regard de l'ouvrier sur lui. L'image qu'il projeta devant ses rétines ne fut rien d'autre que la suite de leur conversation. Un Noah hypothétique qui s'excusait une nouvelle fois à cause de ses migraines et qui insistait pour que le jeune homme aille consulter un spécialiste.

Sauf que la réelle action se trouvait encore dans la salle. L'index toujours levé pour laisser Vaas divaguer dans les méandres de son illusion, le sorcier se pencha en avant dans sa direction, fixant la silhouette d'un regard qui n'avait plus rien d'affaibli ou de gêné. Il susurra, d'une voix sombre où sourdait une certaine ironie.

-Je vous vois, qui que vous soyez.

Il ignorait si la silhouette lui répondrait, ou si elle était indissociable de l'ouvrier. Si ça se trouvait, son attention était elle aussi happée par l'illusion. Alors il attendit patiemment, pour savoir. Pour satisfaire sa curiosité grandissante.

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MessageSujet: Re: Déguisé en pas moi (pv Noah)   Jeu 21 Jan - 13:17



Vaas : couleur
Esprit : couleur

Vaas n’aurait peut-être pas tant d’efforts à faire pour prolonger sa présence en ces lieux. A entendre le psychiatre, lui-même voulait que son cabinet soit parfaitement aux normes. Soit, cela ne serait pas difficile de trouver de quoi faire. Il transféra son regard vers le plafond pour les faire retomber sur son interlocuteur à leur descente tout en tapotant doucement sur sa cigarette pour en faire tomber la cendre. « J’pourrais tout r’faire à neuf ouais. Ça prendrait plus de temps ouais… mais vous s’rez tranquille jusqu’à la retraite ! »

Jusque-là, l’intérêt qu’il portait à son travail ne le dérangeait pas plus qu’il ne le perturbait. Meadow faisait partie des propriétaires investis dans l’avancement des travaux. Mais Vaas conservait tout de même une certaine liberté dans ses gestes ce qui était parfaitement à sa convenance. Cependant, l’intérêt qu’il portait pour sa personne était d’une autre envergure. L’ouvrier se sentait mal à l’aise par rapport à quiconque qui essayait de comprendre ce qu’il pouvait ressentir. Il y en avait qui appuyait directement sur la détente et qui visait juste, ce qui attirait sa curiosité. Puis il y en avait d’autre qui était simplement curieux, comme semblait l’être le psychiatre. Ainsi, la surprise du contact de sa main libre de toute cigarette sur la sienne le fit se redresser brusquement en fronçant les sourcils. Ça n’avait duré que quelques secondes, à peine le temps de réagir à dire vrai. Pourtant, Vaas ne pouvait empêcher sa mâchoire de se serrer si fort qu’il en fit grincer ses dents malgré lui. Quelque chose en lui n’aimait pas ça, aussi professionnelle que son geste pouvait être comme Noah semblait le préciser.

« Nan… C’est plus en dedans… Vous faites souvent ça ? Vot’ truc de curiosité professionnelle ? » Il montra d’un signe de la tête la main avec laquelle il venait d’entrer en contact. Il mit sa cigarette à la bouche et inspira fortement avant de se rendre compte qu’il en était arrivé au bout. Il appuya le reste de cendre sur le soulier de sa chaussure et jeta ce qu’il reste dans son gobelet/cendrier. Être une curiosité professionnelle n’avait rien de gratifiant pour l’ouvrier, et ça ne le rassurait pas non plus. « C’est une technique de psy, hein ? »

Vaas renifla bruyamment. Il était peut-être temps de rentrer chez lui. Il pourrait toujours tenter une approche moins centré sur sa personne la prochaine fois. Ça ne lui plaisait guère et le rendait particulièrement mal à l’aise. Il chauffa ses mains sur ses cuisses mais Noah fit alors un geste dénué de tout sens commun pour le jeune Milligan. Il leva son index gauche. Vaas aurait ri de bon cœur s’il ne s’était pas retrouvé envoûté par cette absurde image. Et à la fois, c’était comme s’il n’avait absolument rien fait d’insensé. Ne sont-ils pas en train de terminer leur conversation ? Il semblait bien que oui.
Tout d’un coup, une force malsaine mais bien connue apparu au creux de son estomac. La voix qui cohabitait dans sa tête mais qui avait demeuré jusque là silencieuse se manifesta brutalement et de façon plus bruyante que d'habitude. Ce n’est pas réel, détourne les yeux, détourne les yeux, DETOURNE LES YEUX. Regarder le plafond, le sol plastifié, tout et n’importe quoi aurait été mieux que cet index vulgairement tendu sous ses yeux. Mais pourquoi n’y arrivait-il pas ? Et ça recommençait. Il ne contrôlait plus son corps. Vaas sentit cette force familière et répugnante prendre possession de lui. Le malaise qui avait commencé à son estomac se répandit peu à peu dans tout son corps jusqu’à ce que Vaas sentait son cerveau se remplir d’une substance épaisse et étouffante. Il ne voulait pas. Cela ne devait pas se produire. Pas ici, pas maintenant. Pas devant un médecin, psychiatre qui plus est. Vaas n’arrivait plus à penser. Il savait qu’il ne devait pas fixer ce doigt tendu. Il le savait. Mais il n’arrivait pas à le penser. A simplement prononcer l’ordre dans sa tête pour qu’il l’exécute. Cela relevait de l’impossible. Et ce doigt n'était d'ailleurs pas tendu. Ils discutaient, amicalement, chaleureusement. Alors, il prit les choses en main.
Vaas défaillit tout en restant immobile. Son visage était resté étrangement impassible, sans émotion. Une voix fit écho en lui. Noah lui parlait. Pas à Vaas. A moi. Son âme trépassa. Il fut englouti. Et il disparut.
D’une vitesse qui dépassait toute logique, ses sourcils se braquèrent et ses yeux fixèrent Noah. Une rage perceptible s’y lisait de la même manière que ses gestes : empoignant le col du psychiatre, il profita de son rapprochement pour se lever, emportant Meadow avec lui. Possédant une force qu’il n’avait pas habituellement, ses ongles enfoncés dans la chemise parfaite de monsieur parfait, ses yeux enflèrent de colère. Vaas n’était plus. Lorsqu’il réapparaîtrait, il subira une vague d’émotion vague et confuse, pensant se réveiller d’une de ses crises habituelles. Mais pour le moment, il souffrait en silence. Car le voici possesseur de son corps sans que le jeune Milligan ne puisse rien y faire.

« Ça t’amuses, sorcier ? » Lâchant son col, il repoussa brutalement Noah loin de lui en le frappant avec hargne sur sa poitrine. Ses dents furent si serrés qu’ils grinçaient de colère et de frustration. « Qui es-tu ? Non… Que veux-tu ? » Il marcha lentement en cercle autour de Noah. L’examinant, scrutant chaque parcelle de son anatomie comme s’il découvrait le psychiatre pour la première fois. Puis il sourit. S’en suivait un ricanement presque indicible de par sa malignité. Il s’arrêta. Physiquement, il s’agissait toujours de Vaas Milligan. Psychiquement, ce même Vaas s’était retrouvé retranché dans les abimes de son esprit. Comme recroquevillé et incapable de se manifester, paralysé par la domination écrasante de cet esprit vengeur et maléfique. Qui était-il, d’où venait-il, Vaas l’ignorait. Non, Vaas se trompait. Il n’était pas malade. Il ne tenait pas ceci de sa mère, autrefois bipolaire, disparue dans la nature. Il n’était pas fou. Il était possédé.

Ne quittant pas Noah des yeux, l’esprit se manifesta une fois de plus. Sa voix était la même. Tout était identique. Mise à part cette assurance démesurée et provocatrice. « Il m’appartient déjà. Tu ne peux pas l’avoir. » ajouta-t-il d’un ton calme mais toujours muni d’une audace unique. Le fait d’avoir pris possession du corps entier de Vaas était rare, et même pour lui, dangereux. Généralement, il manifestait sa présence par de simple pulsion, des gestes, mais ce qu’il préférait était se manifester par une voix claire et limpide qui lui dictait que faire et surtout que penser. Cela rendait Vaas faible. Et c’était ce qu’il cherchait.

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MessageSujet: Re: Déguisé en pas moi (pv Noah)   Mer 27 Jan - 0:56

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Pendant une fraction de seconde, le froid. Glacial, mordant, plus douloureux encore que sa migraine ou que la prise qu'avait l'ouvrier sur son col. Plus encore que la sensation désagréable d'être soulevé par plus fort que soi, plus encore que le fait de chercher désespérément à respirer sous l'étau que faisait le col de sa chemise sur sa gorge. Un froid si intense qu'il en était douloureux, si vif que le sorcier n'avait même pas pu lever la garde. Il avait réussi, d'une certaine manière, à attirer l'attention de la silhouette. Et si ses efforts avaient porté leurs fruits, ils n'étaient pas franchement des plus agréables.
Au moins, il avait réussi quelque chose. Il pourrait se coucher moins con et un chouïa fier de lui, ce soir, sauf si l'esprit finissait par énucléer ses deux yeux voire réussissait à l'abattre. Il ne suffirait pas de grand chose en soit, vue sa puissance. Restait que le sorcier avait la sensation que sa fin ne serait pas pour ce soir, pour la simple et bonne raison qu'il sentait qu'une possession complète, comme celle-là, n'était pas dans les habitudes du parasite. Pas dans ces conditions. Pas alors que l'ouvrier pouvait potentiellement le voir, l'agression du sorcier ayant levé l'illusion qui le maintenait dans une réalité alternative pleine de douceur et de bons sentiments.

Comme si se faire tenir au-dessus du sol n'était pas suffisant, Noah reçut un violent coup dans la poitrine qui le poussa quelques pas en arrière, lui coupant net la respiration. Autant dire que là, il n'y avait plus de concentration possible. Peinant à reprendre son souffle, le sorcier hoqueta un peu sous la douleur, levant un regard noir sur l'homme qui se dressait devant lui. Les questions qu'il posait étaient sommaires, certes. Mais une telle violence n'était pas particulièrement nécessaire, si ? Si. Il avait caressé l'esprit dans le mauvais sens du poil, et la toux qui secouait ses épaules en était la conséquence. Un jour il finirait par se faire tuer, à trop titiller ceux qui clairement n'en avaient pas envie. Mais tant qu'il ne voyait pas ce jour au cours d'une vision, il continuerait allègrement à assouvir sa curiosité dévorante.
Le psychiatre finit par prendre appui d'une main sur un mur environnant, son autre main pressée sur sa poitrine pour atténuer la douleur. Estimant que le coup l'avait porté à une distance suffisamment sûre pour pouvoir anticiper une nouvelle attaque, il laissa la créature tourner autour de lui, prédatrice, et finit par répondre d'une voix hachée, coupée par le manque d'air.

-Tu sais donc ce que sont les sorciers, et tu as donc une conscience propre... Intéressant.

Rien à voir avec les esprits errants lambdas. Une telle puissance, même venant d'une possession, n'était pas l’œuvre d'un esprit ordinaire. Ce qui se terrait dans Milligan était bien plus qu'un simple fantôme. Bien plus que juste un petit parasite gentillet. Les pupilles du sorcier se dilatèrent d'intérêt devant cette trouvaille, et il se redressa en massant toujours sa poitrine endolorie. Ils n'avaient pas besoin de se battre pour discuter. Pas alors qu'ils avaient tous les deux la possibilité d'apprendre un peu plus l'un de l'autre, même temporairement.

-Je ne suis que poussé par la curiosité, et, contrairement à toi, je ne cache pas mon identité. Alors qui es-tu ? Et surtout.. Qu'es-tu ?

Si l'esprit s'amusait à s'épancher sur sa véritable identité, le sorcier serait surpris. Vue son attitude, il avait tout sauf envie de ça. Par contre il s'était trahi quant à son droit de cuissage sur le jeune Milligan. Ce n'était donc pas une possession simple et sans but précis. Une telle possessivité marquait une volonté profonde. Indicible. Farouche. Le sorcier ne put empêcher le rictus qui s'étira sur ses traits alors qu'il sentait le froid aller et venir en vagues plus ou moins puissantes, vacillantes.

-Pourquoi es-tu si attaché à cet ouvrier, d'ailleurs ? Il ne m'intéresse que pour finir les travaux qu'il a commencés ici. Et pour toi, pour être honnête. Pour le reste il ne m'est d'aucun intérêt, mais ton attachement à lui est pour le moins singulier.

Intriguant, même. Cela signifiait-il que les deux entretenaient une relation particulière, ou que cette possession était le fruit le plus complet du hasard ? Trop préoccupé par ses interrogations, le sorcier ne montra aucun signe particulier d'aggressivité. Il n'était pas là pour régler son compte à l'esprit, et le lui montra en claudiquant lentement, sans gestes brusques, vers une boite à outils suffisamment solide pour qu'il puisse s'y asseoir. Ce qu'il fit, sans lâcher son interlocuteur des yeux. Certes, il pourrait se défendre. Mais il savait aussi parfaitement qu'il ne pourrait pas faire grand chose de plus en l'état contre lui. Alors autant discuter, si l'autre était enclin à ce genre de petites digressions dans ses journées de possessions.
Frottant toujours machinalement son torse, la douleur ayant fini par se diffuser dans ses chairs pour ne plus être qu'une ombre de souvenir, Noah reposa ses yeux clairs sur l'ouvrier. Ce n'était qu'une illusion mais il semblait grandi. Plus triomphant. Probablement car la personnalité qui avait pris sa place ne se prenait pas pour le dos de la cuillère, ce qu'elle lui avait prouvé à plusieurs reprises déjà. Restait qu'il était intéressant de constater qu'il n'y avait plus une seule trace de Vaas dans ce corps. Du moins en apparence.

-Pardonne ma curiosité mais Vaas assiste-t-il à tout cela ? Car j'aurais peut-être une proposition à te faire, s'il est incapable de se souvenir de notre petit tête à tête. Ou plusieurs selon ton état d'esprit, sans mauvais jeux de mots.

Il était fort probable que son trait d'esprit passe soit à la trappe, soit directement au travers de l'égo du parasite, mais les mots étaient sortis tous seuls. Restait qu'il avait à présent une idée en tête, qui permettrait d'assouvir sa curiosité pendant un temps et pourrait être intéressante pour les deux partis. Le psychiatre ignorait pourquoi, mais l'ouvrier avait une façon de lorgner sur lui qui ne lui disait rien qui vaille. Ce jeune homme était après quelque chose, et il ignorait quoi précisément. S'ils collaboraient, le Parasite et lui, il pourrait facilement retourner la situation en son propre avantage tout en laissant miroiter la possibilité d'un contrôle complet de l'esprit sur son hôte. Ce n'était qu'une ébauche d'idée à ce stade, trop ténue, trop indistincte pour être dévoilée tout de suite, mais elle avait du potentiel.
D'autant qu'elle pouvait facilement être retournée si le besoin se présentait. Après tout, Noah n'était pas connu pour être l'homme auquel on pouvait faire la confiance la plus aveugle. Et si l'esprit ne souhaitait pas l'entier contrôle, il pourrait toujours trouver une solution pour s'en débarrasser.

Juste comme ça. Juste pour le plaisir.

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MessageSujet: Re: Déguisé en pas moi (pv Noah)   Mer 3 Fév - 12:05



Ce corps, si gracieusement acquis, il ne devait cet effort qu’à lui-même. L’aide apporté par le sort raté qui lui avait valu sa libération n’était que le commencement de son plan de réappropriation d’une enveloppe charnelle. Cela aurait pu être un avocat, un médecin, un ingénieur, un home politique. Non, Vaas Milligan était parfait. C’était celui que n’importe quel esprit rongé par le mal raffolait. Faible, paranoïaque, avec des antécédents alléchants sur le domaine psychiatrique dans la famille. Il ne lui faudrait pas longtemps avant de contrôler entièrement cet homme, et de l’évincer.

Cependant, lui-même se savait en danger. Prendre le contrôle du corps entier de son hôte n’était pas évident. D’ailleurs, il commençait déjà à ressentir un étrange malaise. Comme une concubine se sentant affreusement trop serré dans sa lingerie. Comme s’il n’était pas à sa place et qu’on lui demandait expressément de foutre le camp le plus distinctement possible. Pourtant, le plus longtemps il tiendrait, le plus rapidement Vaas disparaîtrait. Il était déjà faible à son arrivé, sa disparition n’était qu’une question de temps et de volonté. Lui-même ne faisait pas tant d’effort face à la brutalité de sa présence. Il ne faisait que nier. Vaas pensait que tout encaisser était la meilleure solution. Ne rien laisser paraître, tout simplement. Sauf qu’à force de tout porter seul sur ses frêles épaules, le jeune Milligan a peur. Il craint, car il se sent aussi rêche et tendu qu’un vieux balai qu’on aurait laissé à l’abandon, sur le point de s’émietter à la simple bourrasque. Vaas a peur. Et il le sait.

A la réaction de Noah, le haut de son visage resta étrangement impassible. Mais ses émotions furent trahis par le sourire dérangeant qu’il abordait, sans même que ses yeux ne clignent. Bien sûr qu’il voulait savoir qui il était. Il comprenait sa curiosité. Plus que ça, il s’en délectait un peu plus chaque seconde. Que c’était euphorique ! D’exister, d’être en vie ! D’avoir ne serait-ce qu’une once de contrôle ! C’était une ivresse dont il ne pourrait jamais s’en lasser. Mais ce qu’il préférait par-dessus-tout, c’était bien le pouvoir. Et par ce biais, la connaissance en des forces dont personnes ne soupçonne encore l’existence.

« Je suis Vaas. » Il écarte les bras tout en fixant éternellement les yeux de Noah sans jamais les cligner. Entité supérieure, esprit du Mal, ombre psychique, peu importait les noms. Il les abordait tous. Il ne se dévoilerait pas. Le risque d’apparaître en prenant totalement le corps de Vaas était un danger suffisamment élevé pour s’aventurer encore davantage dans le chemin de la découverte surnaturelle. Et le psychiatre n’avait pas besoin d’en savoir plus. Le simple fait qu’il ait pu le voir relevait d’un don particulier. C’en était déjà assez.

« Que t’importe d’en connaître les raisons. Mais je suis ravi d’apprendre que je ne suis d’aucun intérêt pour toi. Je pourrais lui en toucher deux mots. »

Il fallait qu’il parle à la première personne. Faire de lui une personne extérieure serait un signe d’échec. Son but était de faire perdre confiance, à Vaas encore et toujours. Lui faire perdre ses moyens de plus en plus afin d’accéder au contrôle absolu. Arriver jusqu’à lui faire faire des gestes pendant que Vaas serait conscient de sa personne. Jusqu’à ce qu’il perde la raison. Jusqu’à ce que ses craintes l’engloutissent définitivement et qu’il retrouve toutes ses forces. Il le regarda s’assoir, sans le lâcher du regard. Puis il lui fit une proposition qui selon lui se trouvait dans la frontière de l’indécence et de la curiosité. Était-ce pour cette raison qu’il voulait communiquer avec lui ? Il n’avait réagi en prenant l’entière possession de Vaas uniquement car il pensait que son enveloppe corporelle était en danger. Ça serait dommage qu’un sorcier se retrouve à l’abimer. Les dommages physiques ne lui plaisaient guère. Il ne sentait rien lorsque Vaas se blessait, cela lui était déjà arrivé lors de divers travaux de chantier même si cela restait superficiel. Les blessures psychiques par contre, c’était un plaisir de les déclencher lui-même. Vaas étant de nature à se les provoquer naturellement bien avant sa venue, il ne fit qu’accentuer ce côté particulièrement appréciable de sa personnalité.
Ne cessant jamais de le fixer, il s’assit en face de son interlocuteur en soulevant d’une main le pot de peinture encore fermé et neuf le plus proche de lui. Il ne voulait pas rater une miette des gestes du sorcier. Il savait ces êtres aux ressources infinies dont certains possédaient des connaissances insoupçonnées. Celui-là en particulier, ne devait pas être pris à la légère. Croisant ses doigts, il courba doucement son dos, ses mains suspendues au-dessus de ses genoux.

« Nous sommes seuls. Mais gare au réveil. »


Le « réveil » de Vaas pouvait se faire aussi vite que son arrivée. La vérité était qu’il ne pouvait le contrôler entièrement encore. Après tout, ce n’était pas son corps. Bien qu’il fût faible mentalement, il possédait en lui la force minimale nécessaire pour reprendre ses esprits et se libérer des limbes ténébreux dans lesquels il se trouvait. Vaas était toujours endormi, silencieusement mais difficilement. Il avait mal, il pouvait le sentir. Il se débattait comme un enfant qui faisait un terrible cauchemar et qui s’agitait avec le plus de mouvement possible dans l’espoir de s’en défaire. Rien n’y faisant, il ne pouvait que continuer de dormir et de subir le mal-être qui grandissait en lui et qui sera farouchement réel lorsqu’il sera conscient. Le plus dur pour Vaas, c’était ça : le « réveil ». Car il prenait conscience des instants manqués, des zones d’ombres, de sa mère, de sa maladie et de cette frayeur. Quant à lui, il disparaîtra brutalement, sonnant le chant du cygne de la journée. Mais continuera à l’influencer, de l’intérieur, renforçant sa présence, accentuant ses craintes.

Noah avait eu le mérite d’attirer sa curiosité. A cet instant précis, il s’attendait à tout. Il ne voulait pas avoir de mauvaises surprises mais après tout, ils étaient encore dans un établissement qu’on aimait  nommer un hôpital. Ils étaient bel et bien seuls dans cette pièce, mais avec un peu de vitesse et d’ingéniosité, il pourrait s’échapper par la porte et prendre à témoin le premier individu qui croiserait son chemin. Enfin, cela ne devait pas forcément arriver, n’est-ce-pas. Ce Noah semblait suffisamment éduqué et intelligent pour ne pas l’évincer. En était-il réellement capable ? Non, sans doute pas.

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MessageSujet: Re: Déguisé en pas moi (pv Noah)   Mar 9 Fév - 23:51



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Il pouvait bien le voir, que l'autre se délectait du sentiment de puissance que lui procurait la pleine possession de Vaas. Et s'il prétendait être l'ouvrier Noah n'était quand même pas aussi con que ça. Il savait pertinemment qu'il ne s'agissait pas de lui. Qu'une telle sensation, une telle puissance ne pouvaient pas provenir de quelqu'un souffrant d'un trouble quelconque de la personnalité. Il en avait vus d'autres. Il en suivait même quelques uns, comme ce cher Axl Hartley, avec son potentiel destructeur illimité. Mais un tel pouvoir ne venait pas de là. Un tel pouvoir ne venait pas d'un être humain normal, tout aussi désinhibé qu'il soit.
Une telle puissance venait d'une créature surnaturelle, du type esprit notamment, et qui avait la fâcheuse tendance à prendre les sorciers en face de lui pour des couillons. Et Noah n'appréciait pas ce dernier aspect de la conclusion.
Non parce que bon, oui, il était allé au devant du danger tout seul comme un grand. Il avait provoqué lui-même l'échange, avait fait en sorte d'endormir littéralement les sens de Milligan pour réveiller son démon intérieur et tailler une bavette avec lui. Il avait même un peu donné de sa personne en se laissant malmener par ledit démon, pour lui donner une infime sensation de supériorité. Mais il ne fallait pas déconner. Noah était sorcier. Du covent frioulan le plus craint et respecté d'Italie. Parmi les meilleurs. Et curé avec ça. L'autre n'avait aucune chance, malgré ses petits coups de jus mégalomaniaque et sa grande gueule. Et le regard méprisant que dardait le psychiatre sur son interlocuteur en disait long quant à l'indignation qui sourdait sous ses boucles brunes.

Sérieux pezzo di merda, me prends pas pour un con.

Profondément courroucé, il le fusilla encore un peu du regard, levant la garde autant que possible. Il connaissait ce type de comportements pour en avoir vus plus d'une fois au cours de ses pérégrinations d'une autre époque. Les esprits, qu'ils fussent simples fantômes ou instances démoniaques, avaient cette fâcheuse habitude de prendre bien trop longtemps leurs aises. Plus que de raison. Il suffirait d'un peu de temps pour que l'humain reprenne le dessus, mais maintenant que la porte était ouverte il y avait de fortes probabilités que l'arrogant prenne de plus en plus de place. Jusqu'à finalement étouffer son hôte dans son propre corps, et enfiler définitivement son costume. Il en avait vus de tous types, de toutes espèces, et celui-là ne serait certainement pas le pire de tous.
Il avait pensé faire sa proposition à partir de là. Un allié surnaturel n'est jamais de refus, surtout en ces temps de chaos apocalyptique. Mais maintenant que l'autre l'avait vexé, il pourrait s'enfiler son égo bien profondément jusqu'à ce qu'il lui ressorte par les racines des cheveux.

-Tu peux prétendre être Milligan, nous savons tous les deux qu'il s'agit d'un mensonge aussi imposant que ta propre suffisance. Et si lui, l'humain, n'est pas aussi digne d'intérêt que tu peux l'être, en tant qu'esprit, il n'en est pas moins utile. Et j'espère sincèrement qu'il nous entend, sinon pour se méfier de moi, au moins pour s'armer contre toi. Enfin...

Il marqua une pause théâtrale, observant ses ongles avec nonchalance. Rien que pour montrer qui avait la plus grosse dans l'assemblée. Rien que pour prouver, sinon à lui-même, au moins à l'esprit, qu'il n'était pas non plus un jeune sorcier avide de parler avec son premier fantôme. Estimant que les secondes s'étaient suffisamment égrénées depuis le début de sa phrase, il finit par esquisser un rictus tout en se penchant dans la direction de l'intrus. Mauvais. Sinistre.

-...Enfin sauf si tu es prêt à entendre ma proposition. Du moins s'il te reste assez de temps pour cela.

Occuper le temps. C'était quelque chose qu'il savait bien faire. Après tout dans toutes les parties de chasse, c'était comme cela que les prédateurs procédaient. Tout n'était qu'une question de course contre la montre, d'attente de l'épuisement extrême de la proie pour pouvoir porter le coup fatal. Il ne l'achèverait pas cette fois, pas tout de suite, trop curieux de savoir si l'autre serait assez malléable pour accepter son offre, ou du moins pour en savoir plus. Autant garder la carte de son ancienne profession bien au chaud dans sa manche, pour la partie de poker suivante. En attendant, le bluff lui permettrait d'acheter suffisamment de minutes afin de ruiner les forces de son adversaire, et rafler la mise l'air de rien cette fois-ci.

-Dis-moi au juste qui tu comptes impressionner en prétendant être Milligan. Moi ? Grossière erreur. S'il vient à se réveiller après ton passage éclair dans son corps, il suffira de le manipuler une nouvelle fois pour que tout rentre dans l'ordre. Se souviendra-t-il de notre conversation ? Là est toute l'énigme. Parce que si tel est le cas je saurai précisément où te frapper la prochaine fois si tu t'avères être une nuisance plus qu'un allié potentiel.
Ne te trompe pas, je ne suis pas ici pour te détruire. Du moins pas si nous trouvons un terrain d'entente. Tu es puissant, je peux aisément le concevoir, et même m'en rendre compte. Mais tu es faible. Trop faible pour rester suffisamment longtemps dans cette enveloppe charnelle. Imagine seulement les possibilités que cela t'offrirait de pouvoir te maintenir à chaque fois plus longtemps. L'effet que cela pourrait avoir sur la psyché de Vaas, le potentiel colossal d'amusement que notre petite association pourrait avoir sur lui. Sauf que pour cela, il faut que tu acceptes.


Il entremêla ses doigts comme pour une prière, factice, dans ce Dieu tout aussi factice qui l'avait abandonné. Ou qui l'avait répudié pour ses agissements, il n'avait jamais réellement su faire la différence. Dans tous les cas il savait qu'il lui restait encore suffisamment de pouvoir, à défaut de foi, pour anéantir l'être qui se trouvait en face de lui. Mais ce n'était que du vent. Il ne le ferait pas, trop curieux qu'il était de connaître les effets que cette possession pouvait avoir sur le jeune ouvrier. Ce n'était qu'en tout dernier recours.
En attendant... Il devait continuer à épuiser le temps de possession. Evaluer les limites, repérer où se trouvaient les dernières forces de l'esprit pour mieux connaître ses faiblesses. C'était ça aussi, le jeu. S'il devait s'en faire un allié, il ne tolèrerait pas quelqu'un de faible à ses côtés.
Plutôt abandonner l'idée, si l'autre n'était pas foutu d'être à la hauteur de ses propres palabres.

-Bien sûr, je pourrais aussi bien attendre que tu ne sois plus qu'une ombre de pensée, trop épuisé pour agir, et profiter de l'instant pour apprendre à Vaas les réalités de son état. Je suis psychiatre, je suis après tout la personne la plus indiquée à aller voir si l'on expérimente ce type de dissociation cognitive. Ton attitude laisse entendre que tu en es fier, de ton petit jeu. Que c'est une source infinie d'amusement, mais tu ne vois que ton petit carré de pelouse alors que tu as tout le terrain tout autour de toi. Qui n'attend que nous.
Sauf que bien évidemment, si ta réponse n'est pas satisfaisante, je vais devoir agir. Personnellement. Vaas est rustre mais pas idiot. Si un psychiatre lui dit qu'il a besoin de séances, d'aide, et la lui offre sans compter il finira par dire oui un jour ou l'autre. Alors réfléchis bien, "Vaas bis". Tu as été repéré et rien que pour cela tu es en danger. Tu peux me blesser, tu sais que j'ai d'autres moyens de coercition sur ton hôte.
Et surtout, je peux arrêter ton petit jeu quand ça me chante.


Le sorcier savait pertinemment que l'autre pouvait quand même encore l'atteindre. Il lui suffirait d'être assez vif, à défaut d'être malin, pour tendre le bras et le frapper. Et s'il fallait qu'il prenne un coup, tant pis, il le prendrait.
Pour la Science.
Et parce que la situation était bien trop amusante pour la laisser filer.

-Le choix est tien. Même si je sens que nous allons devoir attendre une prochaine rencontre, vu les tremblements de tes mains ou tes spasmes faciaux.

La remarque était une autre manière d'évaluer à quel point l'esprit avait possession de son hôte. S'il pouvait également sentir ses sensation, s'il avait conscience des actions de son corps d'accueil ou s'il faisait paraître le contrôle absolu. Dans tous les cas, il commençait à montrer des signes évidents de faiblesse. Bientôt, il tirerait le rideau. Bientôt, Noah se retrouverait à nouveau devant Vaas et devrait endosser son rôle de psychiatre bonhomme et bien pensant, le seul que l'ouvrier doive connaître.

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MessageSujet: Re: Déguisé en pas moi (pv Noah)   Mer 24 Fév - 1:44



Que son regard était intense ! Il ne lui en fallait plus beaucoup pour avoir la sensation de se trouver sur un peloton d’exécution. Mais étrangement, ça n’était pas si désagréable. Il ne ressemblait plus au gentil et attentionné psychiatre d’il y a quelques minutes, il semblait maintenant révéler ce qu’il était réellement. Son regard était dédaigneux, presque aussi arrogant que lui. Suffisant ? Oui, il l’était. Presque autant que Vaas lui était provocateur, torturé, et angoissé. Il était la balance dans le monde brisé de Milligan. Il était la colle des fissures qui tailladaient son âme. Il était le souffle glacial qui habitait le désert suffocant du cœur de son hôte. Et le regard hautain de Noah confirmait que sa présence était autant la bienvenue que celle d’un parasite qui s’incrustait dans la partition propre et bien écrite de la vie de monsieur tout le monde.
Il jouait les provocateurs. Ce sorcier cachant sa véritable nature. Ayant pris l’apparence d’un homme dont le métier se veut d’aider les gens. Mais ils n’étaient pas si différents. Tous deux revêtaient différents costumes selon la situation ou la personne qu’ils avaient en face d’eux. Une once d’hypocrisie qui faisait tourner le monde.

Il l’admettait volontiers cependant, Noah savait magner les mots à son avantage. Il n’avait pas choisis son métier pour rien le bougre. Alors soit, il avait accepté. Assis, il attendait son offre. Sa proposition comme il le disait. Il était évident que la confiance n’était pas de rigueur entre les deux individus, mais cet homme avait un quelque chose qui faisait qu’on avait envie d’entendre ce qu’il avait à dire. Son regard était bien trop ancien et intriguant pour que ses paroles soient des mots dénués d’intérêts. Il aura donc l’attention qu’il voulait.
Et il parla. Dans un monologue que lui-même trouva à la fois fascinant d’intrigue et de questionnement. Comme si monseigneur avait envie de déballer là toute la magnificence de son éducation. Il y avait un piège là-dessous. C’était évident. Il était en train de jouer avec lui comme il le faisait avec Vaas. Malgré le fait qu’il possédait quelques pas d’avance sur Noah, il commençait à sentir son souffle sur sa nuque. Il ne tenait qu’à lui de s’allier avec cet être qui empestait les manigances et la fourberie. Il se leva lentement, en ne décollant pas les yeux sur le grand brun. La mâchoire serrée, il testa l’homme seulement avec un regard glacial. Pourquoi lui proposer une telle offre ? Quel était l’intérêt d’un tel geste de sa part ? Noah n’était pas seulement fourbe. Il était vil. Une offre comme ceci venait forcément avec une compensation énorme en retour. Il passa une main sur son menton, caressant son semblant de barbe naissante. La chaleur de son corps augmentait un peu.

« Il se souviendra de cette conversation seulement si je veux qu’il s’en souvienne. »

Il était hors de question de tout dévoiler à cet homme tant que ses intentions n’étaient pas claires comme du cristal. Vaas ne se souvenait jamais de ses pertes de contrôle de son propre corps. Pour lui, il ne s’agissait que de black-out dont le réveil était particulièrement désagréable. Mais Noah n’avait pas fini. Il continua son monologue en s’attaquant à un autre terrain. Son terrain. Il pensait le connaître. Mais prétendre connaître l’entité qu’il était n’était que la preuve d’une attitude suffisante. Sa mâchoire fut une nouvelle fois serrée. L’entendre parler était presque insupportable. Sans doute dû au fait qu’il pensait posséder le savoir absolu. Et que dans ce cas précis, il n’avait pas foncièrement tort. Vaas ne devait pas savoir qu’il était là. Lui faire perdre la raison jusqu’à prendre possession de son corps était la solution. C’était sa solution. S’il venait à prendre le dessus, il n’aurait plus autant de liberté qu’il le souhaiterait. Ce n’était pas envisageable. Il devait faire en sorte que ce corps soit aussi malléable qu’un vieillard à qui on donnerait de la soupe à la petite cuillère.
Sa température corporelle continua d’augmenter. C’était un signe qu’il ne connaissait que trop bien. Il fallait bientôt rentrer au port. « Pas maintenant, je suis loin d’avoir fini. » Il s’approcha de son interlocuteur si bien que son visage fut à moins de trente centimètres du sien.

« Tu penses me connaître. Et ça, vois-tu, ça m’agace. Beaucoup. Et tu penses pouvoir m’arrêter ? Et bien vas-y ! Montre-moi toute ta puissance ! Prouve-moi que tu mérites ton titre ! Tu ne tireras rien de lui, parce que pour lui, je n’existe pas. Je ne suis que l’ombre dévastatrice de son état psychologique qui chute toujours un peu plus à mesure que je prends sa place. »

Son désir de le prendre par la gorge et de le pousser à terre pour l’étouffer de tout son poids était si fort qu’il sentit une veine naitre sur sa tempe. Il s’écarta de Noah. Il fallait qu’il bouge. Faisant les cents pas tout autour de la pièce, il bouillonnait.
Non, c’était autre chose. Meadow avait eu raison, encore une fois. Il perdait le contrôle. Il fut pris de sueurs froides. Ses mains ne cessèrent de trembler. Vaas cognait, et il cognait fort. « Non, non, NON » hurla-t-il à son hôte encore prisonnier dans les limbes de son propre subconscient. Il manquait de temps. Et il n’avait pas eu toutes les réponses à cette étrange manipulation que lui vouait Noah. Il lui fallait comprendre pourquoi avant qu’il ne perde connaissance. Il fallait qu’il sache qu’elles étaient les rouages de l’industrie vile du sorcier.

« Pourquoi tu m’aiderais ? Qu’est-ce que tu y gagnes ? Qu’est c’que tu veux ? Qu’est c’que tu VEUX ? »

Il hurla cette dernière phrase comme s’il l’avait crié des abysses. Il s’était approché de lui à mesure que ses questions furent posées, tout en bouillonnant de l’intérieur. De l’extérieur, cela était perceptible comme s’il était soudainement habité par des spasmes sur tout le corps. Il ne décolla pas son regard que des larmes de souffrance firent transformer en océan de flamme d’un bleu hypnotisant. Elles ne coulaient pas mais étaient révélatrices d’une force incommensurable qu’il donnait pour ne pas laisser Vaas revenir trop rapidement. Noah se jouait de lui, ce n’était pas une chose qu’il pouvait concevoir. Lui seul était le maître de la situation. Il le lui ferait savoir tôt ou tard.

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MessageSujet: Re: Déguisé en pas moi (pv Noah)   Jeu 17 Mar - 22:55



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Exaltation. Cette petite victoire de l'Homme sur le Démon, ce petit plaisir coupable que celui de pouvoir asseoir réellement sa puissance sur la face même de l'autre. En l'occurrence, sur le visage d'une entité qui se prétendait être ce qu'elle n'était pas, un humain de chairs et d'os, d'âme et de conscience. C'était distrayant. Noah n'aurait pas pensé passé sa soirée autrement, maintenant que l'opportunité de continuer à s'amuser aux dépends de cette créature s'était présentée, flagrante, face à lui. Certes l'esprit avait un potentiel non négligeable. Il savait décupler la force de son hôte, savait maîtriser son corps pour s'en servir contre le sorcier. Mais il était faible. Et plus il gagnait, lui, du temps, plus son interlocuteur perdait de sa superbe. Un petit jeu qui n'aurait, quoi qu'il en soit, qu'un seul vainqueur. Lui. Noah en était particulièrement ravi.

Certes, il n'avait pas la science infuse, il ne le savait que trop bien. Il savait même que dans ce petit combat d'égos démesurés, il était le bluffeur face au Maître, le petit joueur face au grand joueur de poker. Mais il savait accessoirement qu'il avait plus de chance que son partenaire de jeu. Un cul bordé de nouilles. Celui de l'homme qui sait quoi faire pour faire pencher les choses en sa faveur, ayant la carte maîtresse qu'il suffirait d'abattre pour mettre fin à toute cette mascarade. C'était pour cette raison que son sourire narquois ne quittait pas ses traits, pour cette raison que si ses yeux suivaient obstinément chacun des mouvements de l'esprit, ils restaient rieurs, moqueurs. Vaas perdait du terrain. Ses mains, sa voix, son regard tremblaient progressivement, alors que le temps passait. Ses paroles étaient entrecoupées de spasmes, ses mots plus épars, et moins contrôlés. Magnifique.
Toute aussi magnifique fut cette révélation quant à l'étendue de sa domination sur l'ouvrier. Il ne s'en souviendrait que si l'autre lui en laissait l'opportunité. Et vue la direction dans laquelle allait leur conversation, il était facile de croire qu'il s'arrangerait ainsi pour ne pas laisser le moindre souvenir à Vaas. Intéressant. Le sorcier croisa ses jambes, toujours assis sur son pot de peinture, posant ses mains tranquillement sur ses genoux. Il exsudait tellement la confiance en ses propres capacités que l'autre ne pouvait que le sentir. Une telle confiance qu'elle en était quasiment palpable, et qu'il aurait appréciée d'autre plus si elle avait pu littéralement gifler son interlocuteur au passage. Mais bon, on ne pouvait pas tout avoir.

-Nous n'avons donc aucun intérêt l'un et l'autre qu'il se souvienne de quoi que ce soit. C'est une évidence.

Pour autant, lui n'avait pas autant à perdre que l'esprit, dans toute cette affaire. Et c'était clairement ce qu'il ressentait, malgré la soudaine explosion d'égo dont le gratifia son compagnon. Ce qu'il avait à lui offrir ? Du bluff, une fois de plus. Il pouvait concocter un plan, là, dans la minute, rien que pour le faire taire, mais cela ne l'intéressait guère. Certes, il avait de la ressource et suffisamment de puissance pour se prouver intéressant. Il pourrait, à défaut de lui offrir des rivières de diamants ou la sagesse du monde, lui octroyer d'avantage de puissance sur son hôte, nettement plus de contrôle. Mais dans l'immédiat, il voulait surtout prouver quelque chose aux deux âmes conscientes dans la pièce : c'était lui qui, contre tout ce qu'aurait pu espérer l'esprit, contrôlait la situation. Dans son intégralité. D'où son léger haussement d'épaules, alors que son sourire s'élargissait, trahissant l'ironie profonde de la situation.

-Non, effectivement, je ne te connais pas aussi bien que je le prétends. Pour autant tu viens d'apporter un peu plus d'eau à mon moulin. L'ombre dévastatrice de son état psychologique, dis-tu ? N'est-ce pas en rajouter un peu que de dire une chose pareille ? Parce que pour moi, tu n'as d'ombre que l'apparence, et de dévastateur que l'ampleur d'une colère que tu n'arrives même pas à maintenir pour qu'elle soit crédible. Alors l'ombre dévastatrice de son état psychologique n'est au final qu'une allusion fantoche à un esprit tout aussi léger.
Une chimère.


Il resserra les jambes, serein, pas le moins du monde effrayé par les bravades de l'esprit, bien au contraire. Il suffirait de si peu pour le déstabiliser. Pour l'arrêter. Pour le faire plier à sa volonté. Posément, son regard se reporta à nouveau sur la silhouette frêle de Miligan, à peine grandie par son parasite.

-Quel besoin aurais-je de te montrer l'étendue de mes capacités, vu que tu es déjà en train de faiblir ? Ce serait un affreux gaspillage de temps et d'énergie. Comme le dit si bien l'expression : "pas ce soir, chéri, j'ai mal à la tête".

Sa migraine n'avait pas cessé du seul fait de la présence de son nouveau compagnon, non. Elle s'était juste tapie dans un recoin de sa tête, de sa conscience, revenant par à-coups brefs et violents, et repartant aussitôt. Comme une moustique, elle brisait posément sa concentration, l'agaçant sans toutefois lui faire vraiment mal.
Il laissa pour autant l'autre approcher. Venir, prêt à bondir. Il le laissa hurler, sentant sa frustration, savourant les veines croissantes dans le blanc de ses yeux alors qu'il luttait contre lui-même. C'était magnifique. Noah se redressa à peine, levant à nouveau un index dans le champ de vision de Vaas.

-Ma proposition, puisque tu me demandes mon intérêt dans toute cette histoire, c'est que tu me rendes quelques services en l'échange de sessions comme celle-ci. Des sessions qui te permettraient d'avoir encore plus de pouvoir sur ton hôte, pour peu que l'un comme l'autre vous en valiez réellement la peine. Vous pouvez à tous les deux êtres forts. Et ce que j'aurais à y gagner ? L'évitement d'un ennui mortel, tout simplement. Et peut-être même un allié.
Reste que tu n'as plus la force ni la patience pour ce genre de conversations, manifestement. Je crains que nous ne devions nous dire adieu, dès lors, jusqu'à une éventuelle prochaine rencontre.


Son index pointé vers le plafond, il le reposa à nouveau dans le champ de vision de l'esprit. La ruse avait déjà fonctionné une première fois, happant le malléable Milligan pour faire sortir son démon personnel de sa prison. Et aussi malin qu'il lui arrive de l'être, Noah savait pertinemment que le piège ne marcherait pas deux fois en moins d'une heure. Pourtant cela valait bien la peine d'essayer.
Se concentrant sur le regard fou de son interlocuteur, il provoqua une nouvelle illusion, noyant l'esprit comme son corps dans la même pièce, la même situation, la même configuration de lieux et d'espaces que celle dans laquelle ils se trouvaient déjà. Un Noah fatigué, inquiet, se penchait au-dessus de l'ouvrier en l'appelant doucement d'une voix toutefois peu rassurée : "Monsieur Milligan ? Vaas ? Vous vous sentez bien ?" L'air soucieux, il tendait sa main libre vers l'épaule de son interlocuteur, l'effleurant à peine du bout des doigts, cherchant à guetter son attention.

Cherchant à guetter l'attention de Vaas, le vrai, alors que le parasite faisait toujours face au sorcier, lors que dans l'illusion c'était le psychiatre qui tentait de faire face à l'ouvrier. Deux mondes parallèles avec pour seul point d'ancrage cet index levé, et le sourire goguenard de Noah Meadow.

-Ce n'est plus qu'une affaire de secondes. Adieu, cher ami.

La voix calme, le sourire au creux des lèvres, il murmura les premiers vers d'un Notre Père en langue latine, celle de ses origines, celle que ses Pères utilisaient tant de fois au cours de leurs exorcismes, dans ces temps immémoriaux où les Hommes brûlaient les sorciers. Un Notre Père dont il n'était pas sûr qu'il fonctionnerait, qui servait d'avantage de test pour voir s'il avait une quelconque incidence sur l'autre ou non, mais qui lui donnait assez de marge pour accentuer l'illusion, au cours de laquelle son intonation se faisait plus pressante. Plus implorante. Au cours de laquelle sa main s'était posée sur l'épaule de Milligan, ses doigts serrés sur son t-shirt alors qu'il le secouait doucement pour le ramener à ses esprits.

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MessageSujet: Re: Déguisé en pas moi (pv Noah)   Mar 29 Mar - 16:01



Il fallait lui reconnaître une chose : le psychiatre était doué avec les mots. Il n’avait plus le temps pour toutes ses affabulations. Vaas détestait ne pas contrôler la situation. Ce qu’il partageait avec le parasite en lui.  Voir Meadow se délecter de la situation était extrêmement dérangeant et perturbant. L’utilisation du mot chimère par son interlocuteur lui fit redresser sa nuque comme s’il était pris soudainement d’un désagréable torticolis. Il se passa la main derrière la nuque comme pour soulager ce mal invisible en laissant ses nerfs ricaner de la situation.

« Ais-je bien entendu ? Une chimère, moi ? » Il ricana de plus belle comme une hyène fière de la carcasse qu’il a trouvé pour dîner. Il pointa un index sur son crâne « Il y a un mal ici qui pourrait affirmer le contraire à qui veut bien l’entendre. »

Son orgueil l’avait trahi rien qu’avec cet aveu, et Noah en profitait une nouvelle fois. Il était effectivement en train de faiblir. Les lignes de sueurs qu’il sentait s’écouler sur son dos le prouvaient. Le corps et l’esprit de Vaas réclamaient du repos. Il perdit patiente, se retrouva face à Noah dans un amas de spasmes incontrôlables. Ce n’est qu’après qu’il recommença son geste. Un index levé dans son champ de vision. Cependant, il fut pris de court par la réponse du psychiatre. Non, ça ne pouvait pas être aussi simple. Lui éviter un ennui mortel ? Qu’il devienne son allié ?! Un rire. Plus nerveux encore que le précédent. Plus aigu aussi, presque machiavélique. « Vous êtes plein de surprise, docteur ! » Mais pas pour tous les domaines apparemment. Puisque le voici qui recommençait à agir avec le même geste qui l’avait fait apparaître au grand jour. Mais comme hors de son corps, il ne pouvait faire autrement que fixer ce doigt ingrat. Hors de l’espace, il sentit que le sorcier voulait l’aspirer dans une nouvelle illusion. Mais pour qui se prenait-il ? Les génies étaient décidément beaucoup trop imbus de leur personne pour faire face à la réalité. . Car celui-ci avait décidé de l’utiliser à des fins personnelles, comme la plupart des gens intelligents. Ils étaient les plus dangereux, ceux dont il fallait toujours se méfier. Il était intervenu afin d’empêcher Vaas de le fixer, ce doigt misérable à l’origine de ce sortilège. Mais le désir de s’approprier ce corps en entier n’était pas à la hauteur de la réalité des faits. Noah voulait s’assurer qu’il allait bien. Que le petit Milligan allait bien. Sa main de libre frôla son épaule comme s’il voulait effleurer la surface d’un étang pour capter l’attention de celui qui était engloutit dans ses profondeurs.

« Si j’me sens bien ? Hum, voyons voir… » Il s’approcha si bien qu’il empoigna le doigt qui fut à l’origine de toute sorcellerie depuis le début de la séance. S’il était faible, Noah n’était pas au mieux de sa forme non plus. Et pour une fois, c’était lui qui se délectait de la situation. « Je dirais presque tout autant que toi. » Vaas saura relâcher la pression avec lui, il fera en sorte qu’il le fasse. Le même Vaas qui n’allait pas tarder à resurgir. Il entendit des paroles latines qui ne lui étaient pas inconnus, que n’importe quel profane aurait pu reconnaitre d’ailleurs. Mais en connaître aussi bien les mots d’origine relevait d’un lourd passé dans le domaine. Ses intentions étaient aussi pourries que son savoir qu’il croyait supérieur à n’importe quel autre mortel. Ça le rendait laid. « Bien essayé. » Un sourire dont il laissa entrevoir toute sa mâchoire fut choisie comme étant son dernier geste. Sans même un clignement d’œil, le visage de Vaas changea. Son regard amusé fut alors troublé par un froncement de sourcil. Ses lèvres s’abaissèrent pour ne laisser qu’une légère fente pour laisser son souffle s’aspirer et s’expirer de manière saccadée. La main du psychiatre qui serrait son épaule et le secouait le gênait. Il souleva cette épaule prise par la main de Meadow en la gigotant nerveusement, signe qu’il n’avait nullement besoin d’être secoué comme s’il venait de se perdre dans un mauvais rêve. Suite à ce geste, il s’éloigna en titubant légèrement tout en se tenant la tête avec ses deux mains. « Euh… ouais, ouais ça va ouais… » . Il ne savait pas pourquoi il venait de dire ça. Il n’a pas le souvenir que le psychiatre lui ait demandé quelque chose. Ils étaient en train de parler, ça, Vaas pouvait le jurer. De son avancement dans le travail, de la future couche de peinture qu’il allait enduire, même de l’emplacement des meubles. Puis le voici qui était debout en face de Noah le secouant par l’épaule. Il lui manquait un épisode. Encore. Il fit glisser ses mains derrière sa nuque en respirant plus fort que d’habitude. Il ne savait pas pourquoi mais il bouillonnait. Il avait besoin de réfléchir. A quoi ? Il ne le savait pas, mais il sentait qu’une bonne cigarette là, à l’instant, ne lui ferait que le plus grand bien.

« Je, euh, scusez-moi mais j’dois y aller. »

Les mots lui manquaient. Vaas avait la sensation d’avoir rêvé. Le genre de rêve que l’on sait avoir fait mais dont il est impossible de se souvenir. Avec la même frustration qui accompagne ce sentiment. Un reniflement bruyant suivit d’un profond soupir lui fit se rendre compte de l’extrême lassitude qui le prenait subitement. Sans même croiser le regard de Noah, Vaas empoigna sa veste qui gisait dans un des recoins du bureau, posée nonchalamment sur un support se voulant moins poussiéreuse que l’ensemble de la pièce. Il lui fallait prendre l’air avant de tourner de l’œil. Il ressentait l’une des sensations les plus désagréable qui lui était donné de ressentir, et il ne savait pas à quoi cela était dues.
Avant de quitter totalement la pièce, il se retourna une dernière fois vers Noah.

« On s’revoit bientôt. »

Bien sûr que tu l’revois bientôt ducon, tu retapes son bureau. C’était comme si de manière totalement impulsive, il se sentait dans l’obligation de lui souhaiter la bonne soirée jusqu’à la prochaine rencontre. Son regard se perdit dans un point imaginaire derrière le dos du psychiatre. Sa tête hocha doucement. Il le reverra, et devra expliquer son comportement imprévisible une fois de plus à une pauvre âme qui ne demande qu’à comprendre son côté caractériel. Qui plus est, cette pauvre âme était un psychiatre qui allait lui faire un malin plaisir d’analyser son subconscient. Chose dont Vaas craignait atrocement. Et qui le rendait un tantinet mauvais garçon. Il trouvera bien comment éviter le sujet. Comme il le faisait toujours. Sauf si ça en décide autrement.

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Déguisé en pas moi (pv Noah)

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