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 /!\ La passion est le sexe de l'âme. (Isak)

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Laugh like a jackal

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↳ Opinion Politique : Contre le Gouvernement en place mais surtout contre la Prohibition.
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MessageSujet: /! La passion est le sexe de l'âme. (Isak)   Dim 3 Jan - 0:58



« La passion est le sexe de l'âme. »

Isak & Mikkel
featuring

En lui parlant comme ça, je tentais le diable, je jouais avec le feu et je savais parfaitement que je risquais gros en étant aussi provocateur mais c'était plus fort que moi, comme toujours. Un autre que moi aurait sans doute estimé qu'il valait mieux écraser et se la fermer mais j'avais aucune envie de baisser la tête, c'était pas mon style de faire profil bas. Je ne préméditais pas ce qui allait suivre, généralement je balançais ce qui me venait en tête sans vraiment réfléchir, motivé par mon impulsivité. Pourtant, j'avais à peine prononcé ces paroles que je me préparais déjà à essuyer la tôle qu'il me mettrait dans la gueule juste après. Je cherchais la merde avec mon impertinence, non ? Il allait sans toute me rétorquer une saloperie dans la même veine que ce qu'il m'avait dit avant....

Vas-y, refroidis moi, mec, crache moi encore ton mépris à la face ! Alors quoi, j'me fais des films et j'te plais pas en réalité ? J'suis qu'une petite pute de merde, sans intérêt pour toi hein, c'est ça ? Essaie de m'casser, j'suis prêt et je t'offrirai pas le plaisir de trembler, je te monterai pas que ça me touche, tu sauras rien, tu me verras te rire au nez et tu croiras juste que moi je m'en tape ! Parce que, tu sais, Mikkel se tape toujours de tout. De tout...

Je retins ma respiration, les lèvres pincées. Mais à la place des vannes que je croyais devoir encaisser, je n'eus droit qu'à de sobres ricanements et… rien d'autre. Je fronçai un peu les sourcils, décontenancé par son étrange manque de répartie. Je plissai les yeux, incertain. Oh dis moi, Isak, je te plais vraiment, alors... ?

Pendant un très court un instant, je cru qu'il allait m'annoncer qu'il s'était foutu de moi avec sa proposition et qu'il allait juste se contenter de me casser la figure. Est-ce que c'était pas pour ça qu'il était venu, en réalité : me faire peur ? Je me mordillai les lèvres avec appréhension, écoutant la suite sans cesser de le dévisager. Je réfléchissais à toute vitesse, des milliards d'idées me traversant le crâne sur un laps de temps très court. Ce mec allait forcément me faire chier, ça aurait été trop simple qu'il accepte qu'on aille ailleurs. Il allait forcément refuser de sortir d'ici, juste pour le plaisir de me contrarier et de me mettre la pression ! Que faire alors ?

J'allais pas baiser avec lui au beau milieu du salon ! Alors il faudrait bien que j'utilise une des pièces pour avoir de l'intimité. Impossible pour moi de faire ça dans la chambre de ma sœur, pas avec toutes ses affaires perso autour de moi ça aurait été dégueu… putain. Celle du frangin était trop petite. Ne restait que la piaule de mon vieux qui disposait d'un verrou mais, si jamais mon père se pointait plus tôt et se rendait compte de l'usage que je faisais de sa chambre, il se foutrait fameusement en rogne. En plus son plumard grinçait. Bordel... Penser à ces détails techniques avait quelque chose de surréaliste en l'instant présent. Évidemment, j'avais pas envie d'expliquer tout ça à Isak mais il me surprit encore une fois par sa réaction, me laissant muet quelques secondes.

«T'inquiètes pas pour ça...» Dis-je finalement dans un souffle, cillant légèrement. Alors, il acceptait de sortir de l'appart sans faire d'histoires ? J'arrivais pas à croire que ce soit si facile et le soulagement que j'en ressentis me détendit au point de ne même pas capter son sarcasme.
«Ouais... ouais allons chez toi, ça me va parfaitement. »

Mais Isak m’entraînait déjà vers l'extérieur et je le suivis docilement, trop content de le voir quitter l'appart. Je descendis les escaliers quatre à quatre, pressant le pas malgré moi. Une fois arrivé dans la rue, je jetai des coups d’œil autour de moi, attentifs aux animaux qui pouvaient rôder alentour. Il m'avait parlé de Skinchangers, prêts à intervenir, et si je ne voyais rien de spécial, j’imaginais que des bêtes cruelles pouvaient s'être embusquées dans chaque recoin d'ombre. Laissant le dealer me guider jusque chez lui, je restai silencieux, les mains enfoncées dans les poches de mon fut' serré. On n'eut qu'à remonter Bourbon Street pour parvenir à une maison de style colonial située un peu plus haut. Les couleurs de la façade étaient chaudes et je me retournai vers lui pour le regarder avec curiosité, le laissant déverrouiller l'entrée et me précéder à l'intérieur.

« Hé ben… Dire que je pensais que t'allais m'emmener dans un coin sinistre, c'est plutôt chaleureux ta tanière. » Je sifflai légèrement, m'imposant sans gêne pour traverser le hall et me retrouver dans le living. Je ne pus m'empêcher de remarquer des touches féminines dans les éléments de décor et je me baladai dans la pièce avec ma désinvolture naturelle, chipotant aux bibelots qui traînaient sur les meubles.

« Tu vis avec une meuf ? C'est qui, ta copine ? Elle sait que tu fais payer tes clients en nature ? » Le sourire que j'esquissais tenait plus du rictus grimaçant mais en fait j'essayais de cacher tant bien que mal ma nervosité derrière mon insolence. Qu'est ce que j'étais censé faire maintenant ? Me foutre à poil directement ? Et m'agenouiller devant lui pour ouvrir sa braguette... autant passer tout de suite aux choses sérieuses, il avait dit qu'il était pressé.

J'abandonnai le bibelot que j'avais en main pour m'avancer lentement vers lui, retrouvant enfin son regard. Je n'étais pas un mec timide ni prude, loin de là. Mais quelque chose me retenait de me montrer trop entreprenant et je n'aurais pas su exprimer ce qui me dérangeait vraiment. Était-ce le fait qu'il m'ait traité comme si j'avais aucune valeur ? Un mec facile, une pute d’occase, voilà ce qu'il avait dit. Je savais que j'aurais dû me foutre comme d'une guigne de ce qu'il pensait de moi et ça me saoulait que ce ne soit pas le cas. Le vrai problème c'était que ce mec ne me laissait pas indifférent, clairement pas.... A mesure que je m'approchai de lui, mon regard se faisait plus enjôleur, le caressant des yeux. Je passai furtivement ma langue contre mes lèvres.

« Tu dois avoir de quoi faire la fête dans tes réserves. Alors... j'espère que tu pourras agrémenter l'ambiance. » J'aurai pas dit non à une bonne dose de came, ça me détendrait. Et puis, autant plonger dans la débauche à fond, j'avais l'impression qu'il aimait ça lui aussi, non ? « On monte ? » Je le dévorais littéralement du regard, ma main frôlant son bras. J'ignorai ce qu'il voulait de moi au juste, un beau mec dans son genre n'avait pas besoin de faire appel à des putes en principe. C'était quoi son trip ? Il aimait dominer ? Ou bien prendre plaisir à effrayer ? La crainte qu'il se montre violent me frôla un instant et je cillai un peu dans un murmure. « T'es… assez troublant comme mec. »
 

 

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MessageSujet: Re: /!\ La passion est le sexe de l'âme. (Isak)   Sam 16 Jan - 22:33


Isak observait Mikkel arriver et se comporter comme s’il avait été invité. Comme quoi le junkie faisait réellement partie de ces sans-gênes qui font comme chez eux sans y être invités. Cela eut le don de l’agacer un peu parce que c’était comme fouiller dans son intimité. En l’emmenant ici, Isak n’avait pas réfléchi aux inconvénients que cela pouvait présenter.

« Désolé que ça ne ressemble pas à la tanière du grand méchant loup » ironisa-t-il alors que le malpoli tournait un peu partout.  Pendant un instant, l’homme se demanda s’il avait bien fait de le ramener. Le temps des questions suivit immanquablement.

« Tu veux pas mes derniers résultats toxicologiques aussi ? Spoiler alert, ils sont positifs. »
Comme s’il allait répondre à ce petit con des morceaux de sa vie. Le brun n’avait pas envie de partager son existence de façon trop intime avec une autre personne. S’engager c’était se mettre en danger car on s’exposait. L’homme touchait déjà un peu trop à son intimité en touchant les mêmes affaires que celles que Solveig avaient effleurés. Ce type n’était pas digne de s’approcher, même de très loin, de tout ce que sa sacrosainte sœur représentait. Si Solveig avait fréquenté un type comme celui-là, un type un peu comme lui au fond, Isak aurait tout fait pour lui expliquer gentiment le tableau… à coups de tableau. Il eut un ricanement sarcastique d’imaginer qu’il ne laisserait pas quelqu’un comme lui approcher la sœur dont il ne pouvait pas s’éloigner. Comme tout bon trésor, la femme était bien mieux cachée qu’exposée à la vue de tous.

Brusquement le dealeur se sentit un peu con. Il ne l’aurait pas admis pour ne pas perdre contenance mais c’était la première fois qu’une telle folie lui passait à l’esprit. Maintenant, il n’était plus question de faire machine arrière mais, merde, c’était déroutant. Jamais personne ne s’était senti obliger de coucher avec lui. Bien au contraire, c’était souvent lui qui repoussait les avances des personnes peu à son goût. Même si globalement, le sorcier appréciait de se vautrer dans le stupre et la luxure. Ses doigts effleurèrent un meuble alors que la phrase de Mikkel atteignait enfin le cerveau. S’ils étaient tous les deux en train de perdre le sens des réalités alors c’était presque consentant. Du moins, c’était ce que décida l’esprit dérangé de l’homme qui n’aurait pas assumé de quasiment violer un inconnu sous prétexte qu’il lui devait du fric. Cette idée ne franchit jamais la barrière mentale difficilement instaurée par les années pour filtrer le comportement du brun.

« Ouais, j’ai ce qu’il faut pour s’éclater en haut. » Une bonne partie de sa réserve de produits servait à sa consommation personnelle. Sa sœur s’en désolait certainement mais ne s’en plaignait que rarement. La brune était trop douce, trop gentille  et trop tolérante avec lui. Sans doute aurait-il eu besoin qu’on lui remette les pendules à l’heure. Toutefois, la seule personne capable d’avoir un impact avait trop peur de le perdre pour changer ce statu quo malsain mais arrangeant.  Alors qu’ils montaient tous deux les marches, il entendit Mikkel dire quelque chose dont il ne sut pas réellement quoi penser.
« Troublant ? Ouais, je suis sans doute un peu trouble. » Sans plus d’explications, il l’emmena dans sa chambre qui portait encore les stigmates de la dernière fois où il s’était énervé contre un mur car Solveig avait disparu. Ce n’était rien de plus qu’un peu de sang provenant de ses phalanges et un mur qui était un peu abimé à force de subir des outrages. Les couvertures étaient posées sur le sol avec tous les coussins, le tout dans un coin de la pièce où il s’était pris pour un sultan la dernière fois.

« Fais pas attention au bordel. » Il l’invita à entrer presque gentleman alors qu’il en profitait pour observer son postérieur. D’un geste de la main, il lui indiqua un tiroir dans lequel se cachaient pas mal de petites merveilles.  Souple et leste, il le suivit et se pencha contre son dos pour regarder dans le tiroir alors que Mikkel fouillait.

« Tu devrais commencer par du poppers si ça te fait encore quelque chose. » Son bras se tendit pour passer contre les flancs de l’homme avec lequel il allait coucher pour aller récupérer un peu d’opium de très grand qualité. Le produit était tellement rare et tellement exceptionnel pour lui qu’Isak ne l’avait pas encore mis en vente. Il avait tenu à le tester pour vérifier si ce qu’on disait sur « l’opium du chah d’Iran » était vrai. Il s’installa ensuite en plein de ses couvertures et de ses couettes alors qu’il en sortait sa pipe à opium qui trainait. C’était un bel objet sculpté qu’il avait réussi à chipper plus jeune à un mec friqué. Il y tenait beaucoup parce que l’instrument était unique. Et puis, c’était une des premières choses qu’il avait volé alors une petite valeur sentimentale s’y ajoutait. Il prépara le nécessaire et commença à fumer un peu. Souriant un peu, détendu par la prise d’opium il observait Mikkel.

« Alors, t’as pris quoi ? » Un des effets des psychotropes sur Isak était que ça le rendait plus curieux, un peu plus enfantin et capricieux, mais surtout, ça donnait l’impression qu’il était presque vivant brusquement. « Tu sais ce que je trouve troublant chez toi, ce sont tes yeux.  Ils disent « Prends-moi » et « va te faire foutre » en même temps. J’aime bien, ça me rappelle moi quand j’étais encore quelqu’un. » D’un doigt, il fit signe à sa victime d’approcher. Lorsque sa victime fut assez proche pour qu’il lui attrape le menton, ses yeux se rivèrent dans les siens alors qu’il demandait le plus naturellement du monde. « T’aimes ça comment, le cul ? » Lui appréciait quand les rapports étaient musclés plein de contradictions, de morsures et de cris. Isak aimait lorsque le cul c’était l’apocalypse parce que c’était mourir et vivre en même temps. Après, selon ce qu’il avait pris, c’était possible qu’il apprécie un rapport plus intense et plus suave. Tout dépendait de la drogue car ses humeurs étaient dictées par les substances qu’ils prenaient plus que par son cerveau. Ce qui était une de ses choses préférées dans la consommation de substances illicites. On laissait quelqu’un d’autre aux commandes et bordel ça faisait du bien.  
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MessageSujet: Re: /!\ La passion est le sexe de l'âme. (Isak)   Ven 22 Jan - 21:13



« La passion est le sexe de l'âme. »

Isak & Mikkel
featuring

La trouille que j'avais éprouvé en le voyant envahir ma piaule m'avait quitté. A présent que ma famille se trouvait loin du danger, je retrouvais ma nonchalance coutumière, savourant le fait de me vautrer dans l'antre de l'ennemi. Je glissai de temps à autre une œillade dans sa direction, appréciant de troubler le confort de son intimité. Les choses n'étaient plus pareilles maintenant, je pouvais fureter dans ses affaires personnelles et saisir ainsi une part de sa vie privée. Quelque part, je me sentais en situation de force et  je me contentai de sourire à ses réparties ironiques, le narguant avec arrogance. C'était vrai qu'il avait bien la gueule d'un putain de grand méchant loup.

« Grave, j'suis presque déçu, ça casse un peu le mythe. » Haussant doucement les épaules, je n'insistai pas pour l'instant mais j'avais bien compris que j'avais touché un point sensible en évoquant cette meuf qui partageait ses murs. C'était une info que je rangeai dans un coin de ma tête. Cela étant dit, il ne répondait pas non plus à ma question concernant ses habitudes sexuelles. L'un de mes sourcils s’arqua pendant que je sondais son regard avec curiosité. J'avais presque eu l'impression de saisir un vague malaise chez lui, un peu comme s'il était embarrassé. Je retrouvai mon sérieux, le fixant un moment. « Tu m'en diras tant. Okay, j'te suis. »

Je soupirai un peu en silence tout en montant les marches. C'était vrai que ce mec était foutrement troublant et je m'étais laissé aller à le lui confier dans un vague murmure que je regrettais presque. J'avais flashé sur lui la toute première fois que je l'avais rencontré et je ne m'en étais pas caché. Mais aujourd'hui, les choses étaient totalement différentes et je n'avais aucune idée de la façon dont j'avais envie de me comporter. Une chose était sûre : je détestais l'idée qu'il puisse me considérer comme un vulgaire sac à foutre, je valais sacrément mieux que ça ! Et rien que par esprit de contradiction, j'avais eu envie de refuser sa proposition, parce que bordel de merde, je détestais être contraint, tout autant bien sûr que me sentir soumis à une volonté autre que la mienne. Je passais d'une envie à une autre, sans réussir à me décider. Mais qu'est ce que je voulais au juste ? L'envoyer se faire foutre ? Ou bien lui sauter dessus ? Je répondis à sa phrase d'une voix mal aisée, saisissant la perche qu'il me tendait pour me rattraper aussitôt. « C'est ça ouais, t'es trouble. Pas net. Un drôle de gars... »

Je me mordillai les lèvres en parvenant au seuil de sa chambre où il s'effaça galamment, à ma grande surprise pour me laisser entrer. Son amabilité était assez désarmante, compte tenu des circonstances. Je rêvais ou quoi ? Pire que tout, je ne pus empêcher un sourire niais de s'afficher sur mes lèvres alors que je sentais son regard m'écraser. Je le voyais bien du coin de l’œil, il me reluquait ce petit salaud… et j'adorais ça. Je me cambrai légèrement avec naturel, traversant la pièce d'une démarche féline, prenant plaisir à onduler doucement des hanches. Qu'il se rince l’œil seulement, ça ne lui ferait pas de tort. Satisfait, j'offris un regard circulaire à l'ensemble de la pièce, remarquant aussitôt les traces contre l'un des murs qui donnaient l'impression qu'on y avait donné des coups de poings de rage, jusqu'à se faire saigner. C'était assez étrange de voir ça et encore plus de se dire que mon dealer avait décidé de me montrer un endroit aussi personnel. Moi, par exemple, je n'aurai jamais montré ma chambre à n'importe qui, parce que ça reviendrait à m'exposer un peu, à livrer une part de mes secrets, de ma vie intime. La question ne se posait pas de toute façon, je n'avais pas de chambre. Ta gueule Mikkel.

« Hum. T'inquiète pour le bordel, j'en ai vu d'autres... » Je renonçai à faire le moindre commentaire désobligeant, sans même savoir pourquoi. Autant dire que ça ne me ressemblait pas, j'avais toujours une vanne accrochée au coin de la gueule d'habitude, elles me venaient trop facilement. Là, au contraire, je me dirigeai avec docilité vers le tiroir qu'il m'indiquait, souriant encore plus à la vue des trésors qui m'y attendait. J'avais la sensation d'être un gosse en train de découvrir ses cadeaux de Noël. « La vache… y'a du choix. » Je réprimai un frisson en sentant aussitôt sa présence chaude contre mon dos. Si j'avais eu l'envie de jouer les indifférents, rien que pour le faire chier, la partie s'avérait difficile... Je réussis pourtant à ne rien montrer, manipulant les différents sachets et boites en tous genre qui étaient rangées là. Il y avait de quoi se faire un fameux trip et l'envie me frôla de m'en remplir les poches avant de partir. Mais on verrait plus tard si j'avais l'occasion de lui chiper deux ou trois trucs. En attendant, je ne pus m'empêcher de ricaner à sa proposition. J'avais sûrement pas envie de lui dire que même sans poppers, le simple fait qu'il m'effleure me donnait envie de me retourner et de lui rouler la pelle de sa vie... Bordel, j'avais déjà chaud.

« Merci du conseil. Et si ça me fait plus rien, t'en tireras les conclusions que tu veux. »

Je lui offris un regard velouté tandis qu'il emportait certains produits que je ne reconnaissais pas. Très bizarrement, il me laissait donc le choix de ce que je voulais. Comme j'étais contrariant, j'avais pas envie de commencer par le poppers. Je décidai donc d'avaler quelques amphet et je ramassai aussitôt un sachet de poudre blanche que je reconnu comme étant de la cocaïne. Certes, j'aurais eu besoin de me décontracter et d'oublier la nature du deal qui nous liait. Mais d'un autre coté, j'avais pas envie de trop me laisser aller avec ce gars là. La coke me permettrait de réfléchir plus rapidement et efficacement, tout autant que raffermir ma confiance en moi. Je me préparai donc une ligne sur le meuble, la sniffant d'une traite avant de me redresser. Le dos toujours tourné à lui, j'hésitai une seconde avant de ramasser quand même le flacon de poppers et inhaler une bonne fois.

Ainsi, je me retournai pour le rejoindre d'un pas nonchalant et me planter face à lui dans un demi-sourire. Je l'observai un peu, lui et sa posture de pacha, au milieu de ses coussins d'apparence si confortables. Il était trop sexy avec sa pipe aux lèvres et des idées salaces me traversèrent l'esprit alors que je le caressais du regard. Les effets de la came se faisait agréablement ressentir. Grisants. Euphorisants. Les restes d'appréhension qui rôdaient encore dans mon crâne s'évaporaient complètement. Je n'avais plus peur de lui. Ne restait que la curiosité sincère et cette envie de lui qui m’électrisait de plus en plus alors que je l'écoutais me parler. J'aimais sa voix aussi, séduisante, presque chaleureuse.

Je haussai doucement les épaules à sa question. « T'es trop curieux. » J'avais pas de raison de lui cacher ce que je venais de prendre mais j'avais juste pas envie d'être trop complaisant. Pourtant, il réussit à faire naître un nouveau sourire sur mes lèvres avec sa traduction de mon regard. « Putain, quelle imagination… tu crois lire mes pensées hein ? »

Le plus marrant, c'est qu'il n'avait pas tort et son interprétation était bien loin de me déplaire. Par contre, son dernier commentaire me laissa songeur, une fois de plus. Je ne relevai pourtant pas, inclinant la tête de coté avant de suivre sa demande, m'agenouillant lentement devant lui, mon visage face au sien. Lorsqu'il s'empara de mon menton, une vague de chaleur embrasa mon bas ventre et, à nouveau, l'envie de lui voler ses lèvres me submergea. J'avais surement le feu aux joues. Est ce que c'était le poppers ? Mais sa question me prit de court et des étincelles amusées brillèrent dans mes yeux.

« T'en as de ces questions... » Non pas que sa façon d'évoquer crûment le sexe me choquait, c'était plutôt moi qui heurtait les gens avec ma vulgarité, d'habitude. Mais ce qui était étonnant, c'était qu'il se préoccupait de mes préférences en la matière. Finalement, le tableau du salaud qui me forçait à faire la pute devenait de plus en plus flou.

Je glissai sur mes genoux pour me rapprocher de lui, entourant ses cuisses de mes bras, sans réserve, les massant avec langueur par dessus son jean. Passé une seconde de réflexion, je décidai de répondre tout bonnement la vérité. « J'aime quand c'est sauvage, limite violent, j'aime la décadence, la bestialité. Tu l'as dit toi même, j'suis pas un mec romantique. » Je roulai des yeux avant de déporter mon regard ailleurs. C'était pas complètement vrai mais il n'avait pas à le savoir. Mes mains remontèrent pour effleurer son ventre et me concentrer sur sa chemise que j'entrepris de déboutonner rapidement pour m'occuper les mains.  « J'aime pas la douceur, les trucs vanilles tout ça, c'est chiant. J'suis pas un adepte du latex et du fouet pour autant, mais en fait, j'aime pas trop les catégories. Enfin… j'aime quand c'est spontané et... » J'allais ajouter sincère mais je me retins au dernier moment. On n'était pas censés avoir des rapports sincères si on tenait compte du fait que j'étais sa pute du soir.  Et pourtant…  « Tu ferais mieux d'enlever tout ça... »

Là dessus, je lui pris sa pipe des mains sans prévenir. Elle me faisait envie et j'étais pas du genre à me brider, encore moins quand j'étais sous coke. J'en inspirai donc une franche bouffée tout en le dévisageant avec perversité. Ma bouche entourait l'objet avec un érotisme accentué. Je ne la délaissa que pour mieux le fixer avec insolence. « Vas-y, essaie encore de lire dans mes yeux. Je pense à quoi là ? Hum non attend... c'est mon tour. » Je me mordillai les lèvres en le regardant intensément.« Tu penses… que t'as foutrement de la chance que j'sois un mauvais payeur. Ça te donne une belle raison de t'offrir mes fesses. T'as irrésistiblement envie de moi. Et c'est la première fois que tu proposes ce deal à un client. T'es pas si salaud que ça, en vrai.» Je lui souris, provocateur avant de me redresser sur mes genoux, l'attrapant par la ceinture pour le ramener vers moi brutalement. J'allais dire une connerie, je le savais mais je m'entendis l'articuler avant d'en prendre conscience, mon regard ancré dans le sien.

« Prends-moi, Isak. »
 

 

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MessageSujet: Re: /!\ La passion est le sexe de l'âme. (Isak)   Mer 10 Fév - 2:24


Isak ricana sobrement à la réponse de Mikkel. Sans savoir tellement pourquoi, il avait une forme de  sympathie pour ce que représentait ce jeune junkie. Probablement parce qu’ils partageaient la même passion et manifestement un peu les mêmes attirances. La situation précédente commençait à s’estomper doucement alors que l’intimité de la chambre se présentait.  

« Je ne crois pas. Je sais. » Dit-il en oubliant purement et simplement le concept de la modestie. La vérité était que lorsque la lucidité s’installait parfois, il avait un côté clairvoyant décontenançant en comparaison de ses moments délirants. L’opium commençait à faire doucement son effet. Il se sentait un peu détendu alors qu’il écoutait presque religieusement l’homme qui allait lui servir de partenaire. Ses doigts glissaient, et sans doute était-ce l’imagination du sorcier mais il sentit comme un frémissement. Il n’aurait pas su évaluer quel genre de frémissements c’était mais il n’en avait pas tellement quelque chose à foutre. Plus le produit lui faisait de l’effet plus il commençait à se foutre de tout ce qui se passait autour de lui. Ses vêtements furent déboutonnés. L’ambiance changeait. Si quelqu’un avait dû observer la scène à cet instant, il n’aurait peut-être pas dit que le rapport avait quelque chose de forcé.

« Tu ne sais pas ce que tu veux. » Se contenta-t-il de répondre avec un sourire de sphinx. La réponse ne l’avait satisfait qu’à moitié. « Tu sais bien répondre ce que les autres veulent que tu répondes. » Ses yeux brillaient d’un éclat différent à présent. Le brun  ressentait presque palpablement du désir. Toutefois, c’était possible qu’il l’imagine comme ces gens qui pensent que les femmes rêvent secrètement d’être violées. Au fond, il veut ça, oui c’est plus facile de se dire ça.  Beaucoup plus simple, en même temps, sa pipe à opium à la bouche, il donnait l’impression d’avoir fait cela toute sa vie. Isak Eriksson ne savait pas s’il devait en être réellement fier mais il connaissait bien les qualités qui font d’une pute une bonne pute. Mikkel aurait pu être le numéro un de ses ventes pendant des mois voire des années. C’était une sorte d’écran de perversité enfermé dans un corps diabolique.  Sans compter, ce petit côté rebelle qui donne encore plus envie de soumettre et de dominer. En un mot comme en cent, il était simplement parfait.

« Je n’infirmerais ni ne confirmerais. Je suis un mec trouble, t’as oublié. » Fermant les yeux un instant,  ses mains se posèrent contre les flancs du jeune homme pour caresser les reliefs marqués par les os et la chair. Ses yeux se tournant de nouveau vers lui, il lisait beaucoup, beaucoup de vices, et de l’envie. Son imagination ne pouvait pas être si fantasque et aller si loin. Sa mâchoire manqua de tomber mais il resta relativement stoïque devant la provocation du jeune homme. Cet homme n’était que provocation, que moqueries, que vices et il méritait ce qui allait lui arriver. C’était totalement sa faute. Le reliquat de vêtements superflus fut enlevé avec empressement.


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: /!\ La passion est le sexe de l'âme. (Isak)   Jeu 11 Fév - 19:42


« La passion est le sexe de l'âme »



Isak & Mikkel
featuring


I'm perfection. I'm greatness. I'm the future.

Des sentiments intenses de joie et de confiance m'enveloppaient, à la manière d'un drap de soie. Mes prunelles dilatées par la drogue semblaient prêtes à dévorer l'image d'Isak que je dévisageais intensément, un sourire mutin aux lèvres. J'avais l'impression que les mélanges très speed stimulaient mon cerveau, j'étais ouvert à des tas de choses et mon esprit me semblait plus clair que jamais. J'étais énergique, j'étais puissant, j'étais invincible. A la manière d'un dieu décadent. Ah ! J'aurais pu mimer Dionysos, le thyrse à la main, une grappe de raisin dans l'autre, siégeant majestueusement au sein du temple dédié à sa gloire. Le temple des délices charnels. Le jeune dieu que j'étais se retrouvait à présent nu dans les bras d'un homme, pour une étreinte scandaleuse. Je me laissais aller, vaguement surpris par ses attentions délicates, me cabrant sous l'assurance de ses gestes, le laissant mener les opérations avec une autorité appréciable. Sensible. « Ça te plairait que je le sois… ?  » Je l'étais. Mais nous n'infirmerions ni ne confirmerions rien du tout, ni l'un ni l'autre.

J'allais toujours jusqu'au bout de mes provocations, les assumant avec une obstination presque malsaine. Alors, même s'il m'avait fait mal, j'aurais caché ma souffrance, allant peut-être jusqu'à lui faire croire que j'aimais ça. J'étais le dieu de tous les excès, de la folie et de la démesure ! Moi, Dyonisos, maître des Tragédies ! Souverain du théâtre et des masques ! Mais dans les bras d'Isak, je n'avais eu aucun besoin de simuler mes soupirs ou le moindre de mes frissons. Je ne savais pas à quoi m'attendre de sa part et en dépit de mes affirmations précédentes, je n'étais en vérité sûr de rien. Il aurait pu faire ce qu'il voulait de moi, après tout, j'étais dans son antre.  Et pourtant, il avait agit comme un amant parfait, sûrement pas comme un violeur sans scrupules. Après l'acte, je m'abandonnai avec légèreté dans les coussins, les yeux mi-clos, le corps en sueur et l'esprit serein, vide de toute question. Il me fallu une bonne minute pour émerger de cette demi-torpeur agréable et chercher le regard du dealer. Ma main s'égara contre son flanc, posé contre le mien. Ma voix était basse, presque un murmure. « Alors… on pourrait dire qu'on est quitte maintenant. Tu es satisfait, j'imagine... » Pas moi. Dans un mouvement leste, je me redressai pour le repousser sur le dos et le chevaucher.

Mais au lieu de m'empaler contre lui, je me reculai soudain brusquement pour lui échapper, dans un sourire ingénu.

« Il te fallait au moins un souvenir. » Je désignai son cou si joliment décoré d'un suçon. « Je l'ai fameusement bien réussi. Quel artiste franchement. » J'inclinai la tête de côté. « Tu crois que tu m'as bien inspiré ?  Peut-être que tu es devenu ma tulipe noire ou mon dahlia bleu. Oh oui, tu sais, c'est comme ça que Baudelaire appelait sa muse. Ou peut-être... que je te dis juste ce que tu as envie d'entendre. Il paraît que je fais ça très bien...» A ces mots, je grimaçai, comme au théâtre, me redressant souplement dans le même mouvement. « C'est ta faute, tu m'as drogué, je dis n'importe quoi. » Ce qui n'était pas faux, même si je gardais toute ma conscience, j'avais envie de me défouler en parlant. Pour chasser quoi, au juste ? Peut-être un vague embarras. Isak avait raison, même si ça m'aurait arraché la gueule de l'admettre. Je n'avais aucune idée de ce que je voulais vraiment en cet instant. Ou plutôt si mais c'était sacrément déconcertant de l'avouer. De toute façon, ma nudité cachait difficilement mon désir. Je baissais les yeux sur le traître si fièrement dressé avant de hausser les épaules dans une moue boudeuse.

« Au fait. La came que tu m'as donné aujourd'hui, c'était gratos je présume ? Genre, tu vas pas me faire le coup de l'inscrire sur ma note. » Ce serait tout de même un comble. Mais je n'avais pas l'impression que ce soit le cas, après tout il m'avait invité à me servir, non ? Je n'aurais sans doute pas dû aborder le sujet si lui-même ne le faisait pas mais c'était trop tard. Je ne m'en tracassais pourtant pas, à croire que rien ne pouvait réellement m'inquiéter en ce moment. L'envie de taquiner le dealer me plaisait plus que tout autre chose, étrangement. Il possédait une belle marque sur le cou à présent, faite par mes soins, une marque que ni ses cheveux ni le col d'aucune chemise n'aurait pu camoufler. Il pourrait bien s'en vanter à qui il voudrait, je supposais que ça ne pourrait que lui plaire. A moins que la présence féminine que j'avais devinée dans cette maison n'appartienne réellement à sa meuf plus ou moins officielle. J'imaginais déjà une grosse dinde blondasse – à moins qu'elle ne soit plutôt du genre frêle perdrix brune - lui jouer une scène de jalousie et j'esquissai un sourire jaune.

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MessageSujet: Re: /!\ La passion est le sexe de l'âme. (Isak)   Sam 20 Fév - 20:52


Non, non, non, non, non et non. Il n’était pas satisfait. Ce n’était pas possible de l’être après avoir simplement eu un aperçu de ce qu’il était possible d’obtenir. Ça le rendait un peu fou de réaliser que cette simple dose avait suffi à lui donner envie de plus. D’un côté, il n’aurait pas dû se surprendre de cela. Il ne connaissait aucune drogue dont il n’avait pas fini par vouloir de nouveau.

Leurs corps se frottaient encore, l’excitation remontait un peu. Il ne faisait ça que pour être tranquille mais c’était un acteur remarquable. Et un acteur porno prometteur s’il avait voulu pensa-t-il avec amusement. Les sensations étaient exaltantes teintés de sensualité. Après le sexe, son corps était encore frissonnant dans l’attente du moindre geste.

« Je commence à me dire que le viol n’est pas un mot qu’on peut mettre dans la même phrase que ton prénom. » Soupira-t-il alors qu’il mordait dans son oreille. Brusquement ce bruit devint un grognement lorsqu’il sentit la marque. Isak passa de l’endorphine post-coït à l’énervement post-coït très rapidement. Comment se permettait-il de le marquer comme un vulgaire jouet ? D’ailleurs pourquoi TOUT LE MONDE se pensait en droit de lui laisser des traces. Il aimait sa peau aussi blanche et aussi soignée que possible.

« Putain, tu fais chier. » Cela aurait pu s’arrêter à cette simple remarque si le petit drogué un peu trop joueur pour son propre bien ne venait pas tout simplement de l’allumer pour décider de ne pas s’empaler sur lui.  Ses yeux balayèrent la pièce et il tenta de chasser aussi vite que possible son trouble et son érection. «  Un artiste ? Un sal con comme toi npeut pas être un artiste, et je SUIS PAS une putain de fleur !? T’es vraiment un connard, je t’ai pas permis de me laisser un souvenir. » La frustration et la contrariété l’avaient fait remonter à son intensité précédente lorsque la rage manquait de dépasser la raison. Ne jamais emmerder un homme sur une question sexuelle. En tant qu’homme Mikkel ne pouvait pas être sans l’ignorer. Il en conclue que c’était donc une provocation gratuite. Et que comme toute provocation, ça attendait une réponse à la hauteur. Ses yeux se noircirent un peu. Si ses yeux avaient pu lui injecter la toxine la plus douloureuse, c’est ce qu’ils auraient fait à cet instant. Pour le moment, il ne réagit pas, sans doute l’opium et le mélange de toutes les hormones jouaient encore un rôle de contrôle.
Puis il remarqua le membre en érection juste en face de lui. Sans faire particulièrement de manière, il se mit à quatre pattes et s’en approcha.



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MessageSujet: Re: /!\ La passion est le sexe de l'âme. (Isak)   Mer 24 Fév - 16:32


« La passion est le sexe de l'âme »



Isak & Mikkel
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La colère que je lisais dans les yeux du dealer m'inspirait une joie malsaine. Si je n'attendais pas une réaction aussi explosive de sa part à cause d'un simple suçon, j'en étais encore plus satisfait. Le fixant avec arrogance, mon sourire vorace était éloquent : je jubilais de le voir aussi énervé. Et je le toisais de toute ma superbe, attentif aux étincelles de désir qui brillaient dans ses yeux et que j'avais sciemment allumé. Mon sang imbibé de drogue pulsait dans mes veines et me donnait l’impression d'être une torche humaine incandescente, je me sentais plus brûlant que de la braise. Pas un instant je ne songeais au danger lié aux conséquences de mes provocations. Les insultes qu'il proféra glissèrent sur moi comme de l'eau. Pire, elles ne firent qu’égayer mon humeur extatique, comme si ces qualifications n'étaient qu'une avalanche de compliments, une ode à mon talent d'emmerdeur. J'exultai, la drogue effaçant les barrières de la peur et ne laissant qu'un terrain libre à mon humeur gaillarde. « J'attends pas de permission pour faire ce que je veux. Tu croyais quoi ?» Je l'observais, lui et ses yeux si enténébrés de frustration, mon propre cœur battant la chamade.

En le voyant s'avancer vers moi comme un prédateur, je me forçai à ne pas reculer ni même esquisser le moindre mouvement de repli, en toute conscience de ma prise de risque. Je baissai le regard vers lui, agenouillé devant moi, dans un léger frémissement, soudain plus incertain concernant la suite des événements. C'était toujours comme ça : tu provoques, tu assumes. J'inclinai légèrement la tête dans un souffle en réponse à son commentaire. « C'est toi qui vois... » La logique aurait voulu que je n'insiste pas, que je laisse tomber cette histoire de note en espérant qu'il l'oublie pour de bon. Mais en cet instant précis, c'est moi qui oubliais tout. J'oubliais tout à cause de ses lèvres, de ses doigts, de son emprise sur moi. Peut-être bien que ça ne me déplaisait pas tant que ça de le payer en nature. Je restais sur mes gardes, attentif à ses gestes, avec toujours cette crainte qu'ils ne deviennent plus brutaux et ces sensations qui m’électrisaient plus que je ne l'aurais cru.



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MessageSujet: Re: /!\ La passion est le sexe de l'âme. (Isak)   Dim 13 Mar - 20:09


Quelle belle enflure ce type. Sincèrement le pire de tous. Pourtant, il aimait le baiser. Lorsque l’autre résistait, ça comblait un manque terrible d’aventure en lui. Isak se sentait dominant, puissant. Une conquête restait une conquête qu’elle soit avec ou sans fondement.  Toujours ce regard impertinent le forçait à vouloir soumettre un peu plus. Il ne reculait devant lui ce terrible Mikkel avec ses yeux plein de vices. Rien ne paraissait le faire frémir.

« Tu fais moins le malin là » ricana-t-il sardoniquement entraîné dans sa propre violence. Pourquoi fallait-il toujours que ça finisse dans le sang et les larmes avec lui ? Le sorcier aurait pu légitimement se poser la question mais ça aurait été admettre que tout cela restait en partie, voire totalement sa faute. La jubilation que l’homme ressentait à ses gestes dépassait l’entendement et les standards du bon père de famille. Le drogué n’avait pas ce genre de d’ambition de toute manière alors ça n’était pas bien grave. Les bruits qui trahissaient la réalité des sensations de son partenaire composaient une musique de toute beauté mais la satisfaction se faisait plus grande à chaque contestation. La prise sur le bras de l’homme ne faiblissait pas, de même que les amples coups de rein qu’il lui octroyait de bon cœur. Le corps se contorsionnait contre lui, symbole de l’envie et du dégoût. Le meilleur des sexes commençait toujours selon lui dans l’affrontement. Pour être honnête, une fois de temps en temps ça ne tuait personne, presque cent pour cent de ses rapports avaient d’une manière ou d’une autre été engendrés par la violence ou source de celle-ci. Le corps terriblement sensuel et maigre du mauvais payeur ne faisait qu’accentuer cette envie de briser.
« Tu t’entends parler ? Tu t’entends gémir ? » Lâcha-t-il avec une voix entrecoupée par la fatigue des allers-retours.

Les mouvements du garçon bien loin de le déranger, le faisait frémir. Pourtant son membre se trouvait soumis à rude épreuve serré dans ce corps étranger et ballotté de toute part. C’était bon. Putain c’était bon de se sentir vivant ainsi. Son érection diminua pourtant d’ampleur lorsqu’il entendit l’évocation de sa sœur dans le laïus. D’un coup, la rage la plus noire naquit au creux de son estomac. Déjà dans une situation de supériorité, le brun ne remplissait pas les rangs de ceux qui n’en abusent pas. En un sens, il suivait à la lettre le comportement de ce cher gouvernement. Brusquement les coups de bassin s’arrêtèrent l’attrapant avec violence de son autre main, il tira les cheveux d’un coup sec pour amener sa tête en arrière.

« Ecoute moi sac à foutre, je t’interdis d’évoquer de nouveau ma sœur. Si tu le fais, je te tue. » Son bras se serra sur l’épaule et pendant de longues secondes la tentation de la disloquer se fit sentir. Au lieu de cela, il décida de prendre à son propre piège cet enfoiré. Frustré, mais plus vraiment excité, il resta malgré tout bien au fond poussant son bassin presque en lui faisant mal. « Tu n’auras qu’un avertissement aujourd’hui ». Déjà l’érection repartait de plus belle. Imaginer défoncer le cul de cette salope le remplissait d’une joie malsaine. Il n’était que ça ce gars, il ne pouvait pas être autre chose de toute manière.  Ses bras lâchèrent complètement l’homme pour maintenir son bassin et les coups s’intensifièrent comme s’il voulait marteler dans son esprit que sa sœur lui appartenait et que personne ne pouvait au grand jamais la salir. Un gars comme lui ne serait jamais assez pur pour évoquer sa douce sœur.  Penser à sa sœur pendant l’acte aurait pu sembler étrange à n’importe qui sauf à Isak qui ne s’ôtait jamais réellement sa petite sœur parfaite de l’esprit. La jouissance vint assez vite après cet événement.  Se retirant en oubliant toute notion de délicatesse, il profita de l’état d’hébétude  de son partenaire pour  le faire pivoter et passer ses mains sans ménagement autour de son cou.

« Je voulais te dire plusieurs choses. J’ai attendu un peu parce que j’ai envie de jouir dans ton petit cul pour marquer ma propriété mais là ça me parait le bon moment. Premièrement, ma menace peut devenir facilement une réalité donc j’espère que tu sauras te tenir. Deuxièmement, j’ai décidé qu’à partir d’aujourd’hui, on se verrait quand j’aurais envie de toi. En échange, je te filerais une dose. Après tout, t’as pas de thunes et moi j’ai pas de vide-couille. Je suis certain qu’on peut s’entendre. A et troisièmement si tu crois que je te demandais ton avis, sache que ça n’est pas le cas. Tu as scellé ta destinée quand tu m’as provoqué une fois de trop. » Ses doigts se serrèrent un peu puis il le relâcha pour se mettre à côté de lui.

« Si tu veux bien trouver la porte tout seul. A la prochaine. » Il ne prit pas la peine de faire plus qu’un petit signe de main avant de se tourner pour se mettre dos à lui.

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MessageSujet: Re: /!\ La passion est le sexe de l'âme. (Isak)   Mar 15 Mar - 20:12


« La passion est le sexe de l'âme »



Isak & Mikkel
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Ce mec voulait juste me faire du mal. Cette vérité éclata soudainement dans mon esprit enfiévré par la drogue. Les théories que je construisais sur le fonctionnement de cet homme se montaient et se démontaient plus vite que des châteaux de cartes. Je ne comprenais rien. J'avais maintenant la sensation étrange qu'il ne concevait aucun plaisir physique de nos ébats et que sa motivation n'était dictée que par un esprit pervers et mauvais. Un être qui ne jouissait que face à la douleur d'autrui. Nom de dieu, il allait vraiment me péter le bras… Je fermais les yeux, bouleversé par le plaisir infâme que je ressentais malgré tout et qui s'associait à une douleur de plus en plus crue. Quand il me tira soudainement par les cheveux, le souffle me manqua et j'expulsai une plainte, entre grognement de douleur et de protestation. Ses insultes fusèrent contre mon oreille, en des menaces aussi choquantes que disproportionnées. « Ta sœur… ? » Je hoquetai avec surprise, troublé par l'intensité de violence qui transparaissait de ses paroles. Ma si belle humeur avait été refroidie abruptement, comme par un seau d'eau glacée en pleine poire. Le désir que je ressentais s'était troublé lui aussi, me faisant chanceler sur le sol, j'étais pareil à un sac comme il l'avait si joliment décrit. Sous la brutalité de ses assauts, des larmes de douleur me brûlaient les yeux et mes mains se crispèrent contre les coussins. Ils étouffaient une partie des cris qui m'échappaient, sourds et douloureux. Jusqu'à ce que la jouissance me dépasse malgré moi dans un ultime soupir. Mécanique, brûlante et honteuse.

La brusquerie du dealer me prit de court une nouvelle fois alors qu'il me retournait sans ménagement et que nos regards se croisaient à nouveau. Dans un cillement égaré, j'expulsai en silence les larmes qui brouillaient encore mes yeux et qui coulèrent sur mes joues. Mon regard se perdit un moment sur le visage si insensible du bourreau, s'agrandissant un peu à ses paroles. J’agrippai vivement ses doigts qui m'enserraient la gorge, luttant pour me débarrasser de cet étau qui m'étouffait à présent. Incapable de répondre immédiatement ou même de réfléchir, je me contentai de happer l'air quand il me libéra enfin, m'écartant de lui dans un sursaut. J'avais du mal à retrouver mon souffle, mon cœur battait si fort dans ma poitrine qu'il me faisait un mal de chien. Entre mes cuisses, la douleur était cuisante, je me sentais souillé, meurtri et je ne me rendais même pas compte que je saignais, suite à ces outrages. Je cillai un peu. Isak me tournait le dos et j'en fus soulagé, derrière ma souffrance. Au moins, il m'épargnait la honte de me redresser difficilement face à lui...

« J'tai provoqué hein… c'est ça quoi. T'es… complètement dingue, mec. Tu l'sais ? » Je me redressai doucement sur mes coudes, d'une voix blême. Je ne savais même pas quoi rétorquer à tout ça et je me frottai vivement le visage de mes mains. Je ne lui avais rien fait putain. J'étais pas loin, je m'étais juste éloigné par jeu, par badinage, pour le forcer à me rattraper. Et après ouais, j'avais déliré et alors ? J'avais rien dit de si pourri ! Qu'est ce que j'avais fait pour mériter d'être traité comme ça ? C'était pas si grave pourtant, juste de simples jeux ouais. Et lui, il m'avait presque pété le bras en contrepartie, comme si j'étais censé courber l'échine devant lui ou me soumettre totalement à son autorité. Comme si j'étais censé rien faire d'autre que trembler devant lui. Il était vraiment sérieux ? Bordel, j'avais jamais rencontré de mec comme ça. Il m'intriguait autant qu'il me faisait flipper déjà avant mais là, ça dépassait tout...

Un frisson parcouru mon échine alors que je fixais son dos dans un murmure. « T'as pas de vide-couilles hein ouais, j'te plains tellement, c'pas une vie. Sans déconner... j'ai jamais rien entendu de plus dégueulasse...» Ma voix devint inaudible. Mon regard se perdit vers mes fringues, éparpillées un peu partout et je fis un effort intense pour me redresser malgré la douleur et les enfiler une à une, aussi dignement que possible. Le foutre et le sang coulaient sur mes jambes. J'aurais eu envie de me laver avant de me rhabiller mais j'avais pas envie de rester plus longtemps dans cette piaule. En ramassant mon jean, je découvris la pipe à opium délaissée et j’hésitai moins d'un quart de seconde avant de la cacher sous ma chemise. Isak me tournait toujours le dos. Elle devait valoir son prix, je pourrais la revendre à un amateur d'objet d'art très facilement. Mais je valais bien plus que ça putain. Tout ce qu'il m'avait pris ce soir valait plus que ça… Je frémis en me redressant, le contre-choc me rendait vacillant. Mes jambes tremblaient.

Devant moi, j’apercevais les traces de coups anciens qui abîmaient la décoration de la chambre. L'incompréhension et la curiosité prenaient le dessus dans mon esprit égaré et souffrant. J'avais tellement envie d'une nouvelle dose. Peut-être que j'en avais déjà trop pris pour ce soir, je me sentais éteint, presque anesthésié. Vide d'émotion. Et paradoxalement, un besoin intense de parler, de me libérer, de prononcer les mille conneries qui me traversaient la tête. Délire de la came. « Je les emmerde tes avertissements. T'as pas intérêt à revenir te pointer chez moi. Pas chez moi, non. Ailleurs s'tu veux mais pas chez moi.» Ailleurs ? Mais qu'est ce que je racontais ? Non, nulle part ! Jamais ! J'avançai de deux pas lentement, la voix brouillée. Mon regard tomba sur lui, presque par hasard. J'aurais pu le tuer. J'aurais pu profiter qu'il me tourne le dos pour l'attaquer. J'avais de bonnes raisons pour ça après tout ce qu'il venait de me dire et il le savait. Alors pourquoi ? Et de son coté, pourquoi prendre de tels risques ? Pourquoi m'emmener dans sa tanière, dans son antre que j'aurais très bien pu saccager ? « T'as un peu trop la confiance, Isak. » Ou bien, il était un peu trop suicidaire. Moi, je me sentais juste vide. A la sortie de la pièce, je m'appuyai contre le chambranle pour le regarder. «Je savais pas que c'était ta sœur qui vivait ici. J'aurais pas gueulé sinon, pauvre tache.» Et après ? Je haussai les épaules avant de descendre les escaliers. Casse-toi, Mikky, casse-toi.


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