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 Le passé ne parvient jamais bien longtemps à rester éloigné du présent

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MessageSujet: Re: Le passé ne parvient jamais bien longtemps à rester éloigné du présent   Lun 7 Mar - 0:50

Ici rien ne se contrôle avec aisance. Ils se répondent avec la même vivacité qu’auparavant. Une habitude encrée dans leurs gestes qui s’animent de concert. Leurs mains prennent possessions de l’autre, leur souffle s’extirpent en saccade, leurs lèvres se heurtent avec tendresse presque inexistante. Elle n’a pas hésité, il n’a pas l’intention de le faire. Callum est là, présent, conscient de ce qu’il n’était pas venu chercher et se retrouve à avoir. Le passé s’écoule entre eux telle une vieille mélodie, elle se mélange à une symphonie très contemporaine orchestrant un spectacle qui ne peut satisfaire que leur immédiateté. Qu’importe, l’intensité suffit à complaire l’ancien militaire qui oublie la raison de sa présence, l’absence de sa vie, les années passées entre Rachel et leur retrouvaille. En réalité il semble même convaincu d’avoir oublié leurs querelles professionnelles comme s’il vivait à cette époque révolue. Il se perd, en réalité, en jouant avec une langue qui ne lui avait pas manqué mais dont il apprécie toute la spontanéité. Pourtant, il est vrai, il ne le voit pas venir. L’intensité sensuelle, sexuelle ne laisse pas soudainement à une douleur intense. Rien de sympathique à la suite d’une morsure qui aurait pu amener à une poursuite plus attrayante. La douleur lui coupe le souffle, il se laisse tomber sur le côté, le visage rougi et les mains entre les jambes. Fourbe. Douloureux. Très bas. Pourtant, là encore, au fond de ce qui devrait être une colère sourde, un sourire nait. Un amusement. Il avait oublié sa ténacité, elle ira jusqu’au bout pour ne pas se laisser tenter, plus encore aujourd’hui qu’hier. La violence dont elle fait preuve n’est qu’une attraction supplémentaire pour un homme qui ne vit que pour elle. Parfait donc, ses yeux expriment un désir à peine voilé par la douleur et cette légère colère de s’être fait avoir comme un bleu. Il roule donc, grimpe sur ses genoux et l’observe du coin de l’œil se stabiliser avec une nouvelle garde. « T'aurais pourtant dû savoir que rien n'est jamais aussi facile. Les années auraient endormi ta vigilance en dehors du combat ? » Son souffle est rauque, comme celui de Callum. Les battements de leur cœur expriment bien malgré eux la tension qui se repend sur chaque cm² de la pièce. Le regard de l’ancien militaire se pose sur elle, dessine ses courbes, constate les dégâts sur ses habits. Ses lèvres forment un trait léger, un amusement narquois. Les traces de leur fougue se discernent sur chaque fibre de leur corps. On y devine la lutte et l’empressement. Son sang s’est étalé sur elle, se mélangeant à celui déposé par une griffure contre sa peau. Rien en comparaison des hématomes qui se feront une joie de lui rappeler qu’elle aurait pu simplement jouer de son instrument. « Tu peux pas te pointer comme ça et attendre qu'on te serve tout sur un plateau d'argent. Ni aujourd'hui, ni jamais. Viens mériter ce que tu veux prendre » Son souffle se stabilise et il se redresse en lui offrant un rire franc, s’essuie les lèvres du contact de celles de sa comparse. Ses yeux la parcourent avec plus d’assistance, il se veut hautain, narquois, absoluement détestable mais la folie qui électrise ses pupilles laisse transparaitre une forme d’amusement obscur. « J’aurai pu croire que les années t’auraient offert un peu de bon sens… regarde toi… Tu aurais pu accepter l’échappatoire dès maintenant et t’éviter de finir les membres brisés…. mais tu en es incapable... Cela dit j’apprécie que tu essayes encore de prouver ce que tu vaux ... » Il s’avance, pose avec lenteur sa garde, plonge dans son regard dans celui de son acolyte. Enfin… t’écraser me va aussi… c’est juste qu’une fois fini, nous aurons aucune possibilité de revenir à cette échappatoire… » Son sourire s’étend, sa folie se dévoile, sa langue parcourt ses lèvres avec envie. « … tu seras incapable de satisfaire qui que ce soit…. Ce qui est… dommage …. »

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MessageSujet: Re: Le passé ne parvient jamais bien longtemps à rester éloigné du présent   Lun 7 Mar - 21:24



« It is only in the world of objects that we have time and space and selves. »

Callum & Rachael
featuring

Rachael redresse le menton face à l'assurance hautaine dont fait preuve son vis-à-vis, toujours aussi fière malgré les coups accusés par son corps clairement plus fragile que celui de l'homme qui les a portés sans le moindre scrupule. Cette ébauche de conversation qui prend place les jette en plein dans l'œil du cyclone, un maigre répit qui, elle est parfaitement consciente, ne durera pas. Pour autant, elle en profite pour se préparer à la vague suivante, refusant à son corps la moindre détente, le plus infime relâchement. Elle sait, elle l'admet sans difficulté, qu'elle ne fait pas le poids contre Callum. Peu importe ce qu'il a bien pu vivre pendant toutes ces années où ils avaient cessé de se côtoyer, le résultat est là aujourd'hui : si la milicienne s'abreuve à la violence et ne cherche pas à cacher le plaisir qu'elle éprouve dans cet affrontement sans merci, lui s'est trouvé quelques graines de folies autrement plus sombres.
Au fond cela n'est guère étonnant, si l'on prend en considération la nature cruelle du monde sans lequel ils vivent.

« Et quel échappatoire ! Non mais tu t'entends parler, sérieusement ? » Son regard, toujours farouchement planté sur lui, et son corps qui déjà ressent l'absence de contact, encore brûlant d'un désir qu'à moitié assumé. « Tu donnes des ordres et des menaces à la cantonade comme si je n'étais qu'un vulgaire péon simplement voué à t'obéir sans battre un cil. Tu te rappelles encore ce que ça fait, de se comporter en tant que personne civilisée ? » Elle lui gueule sa frustration avec colère, refuse encore de s'avouer vaincue malgré l'évidence aussi claire que de l'eau de roche. « Et c'est toi qui oses me parler de bon sens ? » Le rire fuse, plein d'un cynisme aux résonances amères. Rachael a beau savoir dans quoi elle s'embarque en s'obstinant de la sorte, il lui est impossible de faire machine arrière car sa fierté masque toute possibilité de retrait. A ce moment, elle admet qu'une aide extérieure pourrait être un élément salvateur pour elle mais elle a choisi cette maison précisément pour son isolement. De toute façon, elle se veut exclusive, ne souhaite pas partager cet instant avec quelqu'un d'autre que Callum. Quoi qu'il advienne. « Eh bien, écrase-moi. » De la manière dont elle lui réplique, elle aurait pu tout aussi bien lui cracher au visage vu l'agressivité contenue dans ces deux simples mots. « C'est pas comme si je pouvais t'empêcher de faire quoi que ce soit ici après tout. T'as tellement pris tes aises qu'on croirait que t'habites déjà ici. » Un temps. « Mais ne te rate pas. » L'air de le prendre à la légère. Elle sait qu'elle ne devrait pas, mais ne parvient pas à s'en empêcher. L'humour caustique trouve naturellement son chemin dans ses réparties.

Dans le salon aux allures de Bagdad, un silence tombe dans une immobilité de pierre. En réalité, ce n'est que la surface car il est aisé de deviné que chacun des deux individus en présence se tient prêt à réagir dans la seconde. Attendant, peut-être, que l'autre esquisse le premier mouvement. La tension ne fait pas mine de baisser du moindre cran et les regards se fixent et se soutiennent, refusant de céder l'un devant l'autre. Est-ce quelques secondes ou bien quelques minutes qui s'écoulent ainsi, la milicienne ne saurait le dire. Trop absorbée par la présence de son adversaire, à la fois trop proche et pas assez. Instinctivement, son corps se tend vers lui, réclame ce dont elle l'a privé, réclame ce dont il se souvient. Elle se déteste pour ça, tout autant qu'elle déteste l'air narquois et provocateur de Callum. Son sourire qui flirte avec la démence. Il est fou. Grande nouvelle : elle ne vaut pas mieux. « Oh et puis merde ! Va au diable. » Elle abandonne, laisse la distance s'évanouir au profit d'une nouvelle réunion. Quitte à crever comme un chien, autant profiter.

 
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MessageSujet: Re: Le passé ne parvient jamais bien longtemps à rester éloigné du présent   Mer 9 Mar - 21:46

« Tu donnes des ordres et des menaces à la cantonade comme si je n'étais qu'un vulgaire péon simplement voué à t'obéir sans battre un cil. Tu te rappelles encore ce que ça fait, de se comporter en tant que personne civilisée ? » Une question qu’il ne s’est jamais posé et ne compte pas se poser aujourd’hui. Pourtant, dans une infime cavité de sa cage aortique, le pique enrobée d’interrogation le percute. Légèrement. Subrepticement. Délicatement. Une attaque aux allures de caresses tant il est excité par la situation se jouant devant lui, avec lui. Le sang qui s’égoutte de leur corps, ces souffles éreintés par ce surplus et ce trop peu, ces peaux en manque d’un contact brutal ou sensuel, peut être les deux. Il jubile, attend plus dans l’une ou l’autre des directions. Son regard se perd sur elle, ne l’écoute qu’à travers un filtre qui se veut possessif envers la moindre partie de son corps. Quoiqu’il en soit, quoiqu’elle puisse dire, il sortira satisfait sans pourtant avoir obtenir sa première nécessité. Ce besoin enfuie dans les profondeurs de son être et qui ne semble vouloir s’extirper de ses tripes que dans des moments de perdition, trop aléatoire, trop intense, trop peu contrôlable. Instable, voila ce qu’il est. Instable dans une définition qui semble n’existait que pour lui puisqu’elle s’exécute uniquement lorsque sa conscience lui rappelle son passé, le reste du temps, il est stable. Stable quand il juge. Stable quand il frappe. Stable quand il tue. Stable dans le détestable. Instable lorsque son cœur s’active pour lui, sans qu’il ne l’ait demandé. Callum possède son propre code, son propre dictionnaire, son propre annuaire. Ses références se conjuguent au singulier sous simple prénom. Qui peut lui ordonner quoique ce soit ? Elle ? Certainement pas. Pourtant ses paroles s’infiltrent sans qu’il n’en prenne conscience. Ses coups marquent sa peau d’une manière plus intrusive, telle une marque à l’ultra violet. Sa ténacité s’approprie un respect que le pompier ne daignerait offrir à personne d’autre. Son sourire pour toute réponse, il ne la quitte pas des yeux. La bataille fait rage. La même depuis des années et pourtant, elle semble bien plus féroce qu’auparavant. Un niveau supplémentaire allant de pair avec le monde semble-t-il. « Eh bien, écrase-moi. » Ses yeux pétillent, son visage se penche dans un oui inaudible. Pas de problème. Il veut continuer. Oui, l’écraser. Lui exprimer ce qu’il est aujourd’hui et n’est plus. Pourtant, Rachel connait de lui ce bout de passé, ce caractère, cette impétuosité, cette stature, cette obscurité depuis bien longtemps. Une compétitivité passée à un stade inavouable pour n’importe quel être humain… sauf lui. « …. T'as tellement pris tes aises qu'on croirait que t'habites déjà ici… Mais ne te rate pas. »

Pour habiter ici, faudrait qu’il déménage. Pour déménager, faudrait qu’il ait un appart. Pour avoir un appart… faudrait certainement qu’il ne s’enfouisse pas dans une vie de nomade. Impossible pour lui de se poser en un simple endroit. Il squatte plutôt que s’installe. Sa carcasse et son baluchon se déplacent à son gré depuis plusieurs années mais plus encore depuis septembre. Depuis qu’il a choisi de ne plus tuer sous la demande d’autrui, limiter sa présence pour eux passait par une présence fantôme. Qu’importe s’il était pompier sous son nom, ce n’est pas là qu’on irait chercher un type pareil. Toutefois, il agrandit ce trait qui fait office de sourire. « avec plaisir » Le silence s’installe aussi vite. Efface leurs mots, leurs menaces, leurs jeux. Conserve la tension, l’attraction, la colère, l’agacement, la rage, l’attente. L’électricité les plonge dans un nouveau round avec volupté. Simple, pas tout à fait efficace mais poignant. Cal sourit, ne cille pas, offre le plus pure de ce qu’il peut être : un bout de sa vérité, de sa vie. Celui-ci ne s’en rend pas compte, trop absorbé par ce défi qu’elle veut imposer tout en connaissant la suite. Quelque part, il sent ce respect qui s’immisce dans sa perception. Un respect qu’il n’a pas accordé depuis longtemps, des années surement ? Le temps file. Le présent confond le passé jusqu’à ce que ce dernier s’étiole, en une phrase, une exaspération, un verdict, un abandon, un désir plus fort, une nécessité. Elle brise l’espace avec rage, le pompier la cueille au vol sans une hésitation, laisse ses mains passer sous le chemisier de son ancienne supérieur. Ses doigts parcourent ce chemin si connu, si loin. Aucun contraste ne s’applique ici entre présent et passé. L’ensemble fait mouche, s’impose, s’acquière sans rigidité, sans doute. Juste la passion, abrupte, féroce, foutrement vivace. Ses lèvres attrapent sa peau, exprime la frustration passée, la tension présente, la pulsion insatiable. Le chemisier s’échoue au sol, le dos percute un meuble puis celui de Callum un mur. Ils semblent danser sans se séparer plus d’une rebuffade. La violence de cette danse amuse leur corps, les font grimacer, grogner, sourire, soupirer… Elle le pousse, il la rejoint, l’enlace, la possède. Hôte leur entrave avec frénésie, se penche pour attraper ses jambes, la soulève, la porte, l’éjecte, la touche, la domine, l’épouse de caresses. Le passé s’étire devant leurs yeux, leurs sensations avec cette force nouvelle commune, une folie partagée. Le désir le brûle, inlassablement. « Où ?» L’impératif d’un jeu sensuel, d’une attraction passé et présente…

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MessageSujet: Re: Le passé ne parvient jamais bien longtemps à rester éloigné du présent   Dim 13 Mar - 23:39



« It is only in the world of objects that we have time and space and selves. »

Callum & Rachael
featuring

Faible. La conscience aiguë de sa bêtise lui susurre le mot à l'oreille tandis qu'elle s'abandonne finalement à ses désirs sans leur opposer la moindre résistance. Faible. Et pourtant le regret d'avoir agi de la sorte ne fait pas mine de s'immiscer ne serait-ce que l'ombre d'une seconde dans ses pensées. La violence des coups et de l'envie de blesser l'autre cède le pas devant la violence d'une passion réveillée de son long sommeil au cours de leur affrontement. Les vêtements chutent les uns après les autres pour se joindre au chaos régnant déjà sur la pièce tandis que leurs gestes s'approprient le corps de l'autre sans la moindre douceur : celle-ci n'a jamais eu l'apanage de leur relation basée essentiellement sur le conflit. « Quelle importance ? » Dans un souffle avant que sa bouche ne soit de nouveau occupée, animée par un désir fiévreux. Quelle importance tant qu'il ne la fait pas attendre. Quelle importance du moment qu'elle obtient ce que son corps réclame au travers de ses mouvements brusques et impérieux.
Faible d'avoir cédé aussi facilement et d'en réclamer toujours davantage. Elle bâillonne ses pensées.


Le calme après la tempête. La maison pour seul témoin de leurs ébats débridés. Dehors, la nuit a fini par tomber et par les fenêtres restées ouvertes, l'obscurité s'invite dans le salon où elle est venue récupérer ses habits abandonnés en vrac. Traversant la pièce à l'aveuglette, elle grimace en percevant un débris se ficher dans la plante de son pied nu et la sensation du sang chaud sur sa peau. D'un main, elle active l'interrupteur et laisse son regard constater l'étendue des dégâts autour d'elle, l'impression que l'endroit a été traversé par une tornade ou bien mis à sac par quelques canailles de passage. L'archet délaissé attire son attention, miraculeusement épargné dans l'histoire et elle se baisse pour le ramasser, se songe déjà seule, vogue en esprit vers la stature muette de l'instrument et se retrouve face à lui sans avoir eu conscience d'avoir franchi la distance les séparant. Sa main s'égare sur le bois vieilli quand un bruit attire son attention. « T'es pas encore parti ? » Se retournant sans hâte, Rachael fait face à Callum, plus détendue, moins apte à l'agressivité mais toujours sur ses gardes. La méfiance ne transparaît plus dans sa façon de se mouvoir mais reste sous-jacente, prête à resurgir au moindre geste, à la moindre parole déplacée. Sous les quelques vêtements remis afin de couvrir décemment la peau nue, les traces de leur duel se lisent déjà et l'on peut sans peine deviner les ecchymoses à venir. Rien de tout cela ne semble dans la déranger, habituée comme la milicienne l'est de subir son corps meurtri du fait de son inconscience face au bon sens.
Égarant son regard sur la silhouette indiscutablement masculine de son vis-à-vis, elle se permet l'ombre d'un sourire avant de reprendre à nouveau d'une voix posée : « Je pense qu'on a fait le tour des raisons de ta présence ici. Alors à moins que tu t'accroche toujours autant à l'idée de finir de m'écraser, je ne t'apprends rien en te disant que la porte est par là. » D'un geste ample, elle désigne de la main l'entrée de la maison qu'il ne s'est précédemment pas gêné d'emprunter sans s'embarrasser de prévenir la propriétaire des lieux.
Peu habituée à avoir de la compagnie chez elle en dehors des exceptionnelles visites de sa fille, Rachael est lasse d'avoir à supporter quelqu'un d'autre. Même si son humeur s'est considérablement améliorée maintenant qu'ils ont cessé de s'agresser aussi bien verbalement que physiquement, même si sa soif de violence s'est pour l'heure assagie et maintenant qu'elle a obtenu ce qu'elle admet avoir désiré, l'agacement de la proximité persistante se trouve juste en dessous de la surface, à deux doigts d'affleurer et de faire retomber la milicienne dans une phase d'énervement. Pour ça elle n'a pas besoin de grand-chose… « Fiche le camp. » Ce qu'elle ne dit pas, c'est qu'elle préférerait que leurs retrouvailles sorties de nulle part se terminent sur une note correcte ; ce qu'elle n'avoue pas, c'est le besoin qui s'est saisi d'elle lorsque ses doigts se sont refermés sur l'archet, celui de continuer cette partition que l'intrusion a dérangée. Si Callum persiste à rester, elle doute fortement que l'une et l'autre de ses envies prennent pied dans la réalité.

 
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MessageSujet: Re: Le passé ne parvient jamais bien longtemps à rester éloigné du présent   Jeu 17 Mar - 23:17

Spoiler:
 

La tornade s’estompe dans un emballement sensoriel. Intense. Prompt. Nécessaire. Le canapé cédant sa place au sol, le sol devenant un lieu de repos pour deux corps échoués dans un essoufflement qui marque à la fois cet ébat et le combat ayant eu lieu plus tôt. Une tension et une excitation qui dominent leur être, impose un repos, un oubli. Un sommeil d’une courte de durée dont l’obscurité a encore fait ses preuves, le pompier s’éveille avec le même brouillard habituel, incapable de se souvenir de quoique ce soit de ses rêves ou cauchemars, devinant simplement à l’état de son corps. Une intuition dont il se fout au final. Ses prunelles se posent sur la femme encore endormie, ce qui devrait attendrir son être, émoustillé ce qui fait de lui un être insatiable des bonnes choses (selon sa définition toutefois) ne parvient qu’à lui donner envie de boire. En réalié, c’est une chevelure rousse qui effleure son esprit, émoustille son corps. Encore. Alors il se lève, s’immobilise dans l’obscurité en attendant que sa vision s’adapte et qu’il puisse se déplacer sans rencontrer quoique ce soit sur son passage. La cuisine n’est pas difficile à trouver, encore moins le frigo, encore moins la bouteille de lait. Il se l’approprie, la pose sur le côté, fouille les placards, sort ce qui l’intéresse et s’installe contre le bois froid d’un meuble de la cuisine. Son regard s’étend à deviner le paysage éclairé partiellement par la lumière de la lune. Pleine lune d’ailleurs. Les loups garou nouvelles générations doivent s’éclater, le zoo se répand dans Nolan tel le bestiaire que le monde est devenu. Certains lui feront le plaisir de crever bouffer par d’autres, offrant le parfait cycle de la vie, et de sacrés emmerdeurs futurs possible. Que fait-il ici ? Soudainement lasse, de nouveau, loin de ses dernières impressions, loin de ses derniers inspirations, sensations. Il s’approprie alors ce qui ne lui appartient pas sans aucune gène oubliant d’ailleurs la notion même de propriété, allant même à se balader nue dans un espace qu’il ne connait pas. Ce n’est pas leur tour du mobilier au milieu de leurs ébats qui suffira à faire de cette baraque, un lieu connu. Non. Il boit une gorgée de lait à la bouteille. Entends soudainement ce rire cristallin. Sa tête se tourne s’attendant presque à la voir débarquer. Elle serait bien étonnée de le voir si peu vêtu, ici, dans ce monde, dans un corps qu’elle connait sans pouvoir reconnaitre celui qu’il est devenu. Pourquoi s’énerve-t-il encore ? Pourquoi cette colère en lui ? Il n’en sait rien mais semble présente, latente, nouvelle. Des sentiments. Voila ce qu’il a et n’a plus l’habitude de côtoyer. Il fait claquer le meuble lorsqu’il se redresse en s’appuyant un peu trop dessus. « T'es pas encore parti ? » Un microscopique sourire apparait. Second round ? Il traverse la pièce, s’approche du salon, s’adosse à l’encadrement toujours la bouteille dans sa main et boit une gorgée lorsqu’elle tourne le visage vers lui. Le regard qu’il capte, et ce sourire qu’elle tente de dissimuler pourraient l’amuser. Pourtant, il n’en montre rien, boit encore et laisse tomber son bras le long de  son corps. Toujours nu. La pudeur n’est plus quelque chose qui l’effleure bien qu’il soit rarement dans la tenue d’Eve dans d’autres circonstances.

« Je pense qu'on a fait le tour des raisons de ta présence ici. Alors à moins que tu t'accroche toujours autant à l'idée de finir de m'écraser, je ne t'apprends rien en te disant que la porte est par là. » Elle lui indique le chemin. Il hoche la tête. Attend qu’elle ouvre encore la bouche pour se décoller du mur et s’approche d’elle. Aujourd’hui ils savent tous deux, qu’encore une fois, ils sont bien incapables de se refuser grand-chose dès le moment où une certaine forme de violence est présente. Ils sont violents, des soldats par nature voire, quelque part, par nécessité. Ils se comprennent, le savent. Lui, il s’en fiche et veut bien accepter cet état de fait. Elle, non. Comme si la bestialité qu’elle possédait n’était qu’une once d’égarement, un moment de folie. Il le sait, c’est un mensonge qui s’active comme avant. Une forme de regret. Il se penche, passe une main derrière le dos de la femme et se redresse avec en se collant de nouveau contre. Ses lèvres effleurent son cou, ses doigts sa peau. « Ma présence n’avait rien à voir avec … ça. J’attends toujours. Il la pousse doucement sans quitter réellement son contact vers l’instrument, la plaque contre un mur, attrape le bras qui aurait aisément pu frapper et l’intègre au papier peint. Son corps ne  s’éloigne guère, juste assez pour poser son regard dans celui de son ancienne supérieur. Un sourire s’étire, alors que son autre main dessine de ses doigts les contours d’hématomes naissants. « Ne me tente pas de reprendre notre première activité…. Enfin… je repasserai pour t’écouter maintenant que je sais où tu vis… et que tu es assez conserver pour tout le reste… » Il étend son sourire, puis recule, se détourne, attrape ses affaires qu’il enfile avec rapidité et se tourne vers elle. « Soigne ça, quand je reviendrais, faudrait que tu sois encore en forme… » De nouveau se détournant, il descend, quitte la maison et se retrouve au milieu des arbres. Un instant immobile, le pompier lève la tête, observe les armes, entend leurs sonorités avec un apaisement qui sonne bien étrange dans sa cavité puis la course reprend. Une nouvelle fois bien que dans un sens inverse.

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