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 Lose your mind [Mackou]

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MessageSujet: Lose your mind [Mackou]   Mar 5 Jan - 0:28



« On ne rencontre que ceux qu'on a déjà rencontrés. »

Mackenzie & Callum
featuring

Le mur n’est pas particulièrement froid, il est juste robuste. Comme lui. Robuste. Le pompier grimace tout de même au fond d’un soupire en observant la ruelle par laquelle elle a disparu.

Il revit la scène. Oui. Il s’amuse de cette facilité à se souvenir de ce genre d’évènement. Il en tire un plaisir qu’il devrait ressentir coupable mais ne fait que se délecter de la situation. Son poing s’enfonce dans la cage thoracique de l’inconscient sans aucune retenu. Il pourrait presque entendre la côte se briser mais le râle de l’homme couvre cette mélodie. Callum n’en est que plus agacé, énervé. Il n’aime pas le râle douloureux des personnes blessées lorsqu’il éveille ce qu’il ne fait qu’apprécier sans culpabilité : sa violence, son démon. Il aime, lui, entendre les corps subirent dans une sonorité qui, jusque là, n’était connu par personne. Une mélodie qu’il est probablement le seul à toucher du doigt, à matérialiser et à imaginer en symphonie. Un combat est une danse qu’il maitrise. La violence est un art tout comme la mort. Le garçon, puisqu’il ne peut être que ça vu l’absence de férocité qu’il dégage, recule péniblement. Pour sûr, il était loin d’imaginer que cet ours lui tomberait dessus avec autant de force. Une rage si paradoxale face au faciès du pompier, parfaitement calme, parfaitement serein. Il apprécie simplement l’échange si court fut-il. Le garçon venait de lui donner une première satisfaction, ira-t-il jusqu’à provoquer sa mort ? L’assassin l’espère. Oh oui, il l’espère. C’est viscéral. Ses tripes l’observent et s’accordent à son regard dénué d’humanité. Le sang l’appelle. Sa folie l’attise comme on attise un feu déjà hardant. Pas besoin de lutter pour raviver ce qui ne cesse d’exister. Ce logo sur sa poitrine n’est rien qu’un espoir inconscient, une barrière fragile. Pourtant, aujourd’hui, alors que sa poitrine n’est pas recouverte de ce logo, il est intervenu. Quelque chose change, s’active et c’est surement ce qui nécessite encore l’intervention de sa folie, de cette part de haine qui l’habite et ne cesse de vivre dans ce gout pour la violence. Callum en a presque oublié la jeune femme qu’il est pourtant venu aider. Oui. Aidé. Il l’a oublié quelque part entre l’exercice d’un instinct qu’il croyait pourtant mort et la volonté de l’exécuté dans l’immédiat, dans l’œuf. Pourtant, son visage s’impose, le déstabilise et l’immobilise. Son cœur s’emballe un énième de seconde permettant à l’autre de frapper. Un coup qui enrage l’ex militaire, blessé dans son orgueil, perturbé par des sensations qu’ils n’espéraient pas revenir à la surface. C’est sa faute. Oui, à elle, cette fille aux attitudes si… Il soupire, observe le couteau qui le menace sans sourciller. Son sourire va même jusqu’à s’étendre. Oui, laisse-le oublier encore ce qui émerge en lui. Déstabilise sa folie, laisse la aimer ce que l’ancien soldat, l’ancien père aurait répugné. Qu’importe, n’est-ce pas le prix à payer pour revoir la lumière du jour ?

Il secoue la tête et se remet sur ses pieds en crachant au sol. La patience n’est pas quelque chose d’intégrée chez lui aujourd’hui comme auparavant. Il n’a même pas attendu qu’elle s’éloigne de son champ de vision et entame de la suivre d’un pas encore assuré. Ce n’est pas une plaie par balle qui va l’achever, juste le picoter, juste l’affaiblir assez pour permettre à l’une ou l’autre des partis de prendre l’ascendance sur ce qu’il avait décidé de définir lui-même ce fameux matin devant son miroir. Son bras percute le cadre de la porte pendant que son pied frappe une barre de fer lui rappelant le coup de feu. Ca pique. Il cligne des yeux, recule et regarde par-dessus son épaule. Son regard s’accroche à celui de la brune tenant toujours son arme devant elle. En l’air…la prochaine fois… en l’air ! Il est en pleine hallucination, c’est évident. Pourtant, il finit par soupirer en s’intéressant de nouveau au gars avec son couteau. Gars qui n’est plus là. Radical le tir. Brouillant aussi. Sa main se lève, gratte sa barbe qui commence à être abondante et lève les épaules. C’est fini. Tout l’est. Cette rage s’extirpe progressivement pour reprendre la forme d’un calme désabusé, une posture qui lui convient mieux. Une posture qu’il devrait pourtant arboré même en plein combat. Pourquoi cette rage aujourd’hui ? Il accuse sa folie de déjouer ce qu’il a accepté d’être. Ne pourrait-elle pas se satisfaire du monstre de violence qu’il est au lieu de vouloir toujours plus ? Il soupire. Pour une fois, l’accusation est en partie fondée. Ce qu’il était est devenu plus farouche depuis aout et si cela a permis de réveiller le fils, le frère, l’ami, le père, qu’il fut auparavant, il éveille toute la panoplie de sentiment qui n’existait plus. Une profusion d’un tout qu’il avait oublié. Qu’il doit apprendre à maitriser bien qu’il ne s’en rende pas encore totalement compte. Pose ça avant de tuer quelqu’un… c’est mon domaine. Cette information ne le perturbe pas. Il exprime un fait sans se soucier qu’on y prête attention ou non. Il s’en fiche éperdument et ce rapproche de la demoiselle lorsqu’il percute, secoue la tête. Caches toi. Ce n’est pas un conseil, pas une option, ce n’est rien d’autre qu’un ordre. C’est sans appel, sans discussion. Il n’a pas envie de s’exprimer davantage et encore moins de s’expliquer ou de prendre connaissance de la blessure qui picore un peu plus son épaule. Son regard se pose sur les peacekeppers qui s’approchent. Le pompier entame un sketch qu’il semble bien maitriser. L’un d’eux le reconnait, fronce les sourcils et lui demande ce qu’il s’est passé. Rien juste un connard incapable d’assumer sa vie misérable qui s’est senti pousser des ailes avec sa drogue du jour …. Un mec à jeter à coup de pieds au cul dans le colosseum ! Il râle, parle fort avec une habitude étrange. Il joue le même rôle qu’il exploite depuis plus d’un mois, ce même rôle que le peacekepper l’a vu endossé sous son uniforme. Le type en question sourit, hoche la tête et lui demande la description du drogué. Il ment. Ment avec une facilité déconcertante mais qu’importe, il y prend goût. Quelque part, un souvenir tente de percer la carapace qu’a forgé sa folie sans résultat. C’est un bar, ses yeux parcourent l’espace. Il y est déjà allé lors de ses missions mais ne juge pas nécessaire de s’offrir le plaisir des flashbacks de ses assassinats. Qui sait ce qu’il pourrait lui donner envie de faire ? Ce n’est pas le moment. L’espace est vide. Il contourne le bar, entre dans une pièce au fond, et descend le long d’un escalier.

Les prunelles de la jeune femme se posent sur lui, visiblement surprise tout en étant agacée. Charmant ta grotte… Qu’importe, oui, à cet instant, il ne voit pas elle mais sa petite sœur. Il sourit. Quoi ? j’ai attendu…t’es trop longue.




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MessageSujet: Re: Lose your mind [Mackou]   Jeu 7 Jan - 18:30




Elle pénètre dans le club, s'engouffre dans son antre à demi personnelle comme l'impalpable poison s'insinue dans son esprit à demi possédé. Elle a appris à organiser ses pensées et le laboratoire qu'elle occupe avec la plus grande des précautions. Mais les résidus de poudre entachant ses ongles lui arrachent des tremblements nerveux, elle peut encore sentir la raisonnance du coup de feu retentissant trop près d'elle, chaque vibration engendrée se répercutant sur son épiderme hypersensible. L'arme qu'elle a braqué sur l'agresseur qui l'avait prise en victime, bien vite amorcée et enclenchée, brisant l'atmosphère d'une ruelle agitée. Elle secoue la tête, le souffle se fait court dans ses poumons. L'australienne fronce les sourcils, manifestation involontaire de sa volonté à chasser les images de l'agression qu'elle vient de subir. Une géhenne qui aurait se révéler bien pire si le pire des cafards ne s'était pas miraculeusement montré au moment opportun. Les murs lui paraissent trop proches, le carrelage fendu et grisé lui renvoie une fraîcheur désagréable. Elle frissonne alors que son rythme cardiaque se fait de plus en plus irrégulier. Elle peine à calmer ses nerfs et l'idée que l'un de ces fardeaux l'attende là, dehors, ne l'apaise en rien. Loin de là. Elle peut sentir l'étau se resserrer autour d'elle, compressant sa boîte crânienne à n'en plus finir. Elle ne veut pas se souvenir, ne veut pas revivre ce moment désagréable. Cet autre moment désagréable, s'ajoutant à la liste des similarités. Surtout quand elle finit par comprendre que d'autres moments de ce genre ne vont pas tarder à arriver. Dans son tourment, elle ne s'est pas rendue compte qu'une ombre la suivait.

Elle se redresse brutalement quand le timbre masculin la surprend. Son visage se transforme et se pare de ses plus tristes atouts. Des traits tirés, énervés. Elle se met à le toiser, assurant son équilibre en posant la paume d'une main sur le plan de travail à proximité. La nervosité transparaît dans son regard et elle lutte pour ne pas se laisse gagner par trop de colère. « - Je t’avais pourtant dit de m’attendre en haut » Le soupire lui échappe, tout comme les mots brisent le silence dans lequel elle s'était pourtant plongé. Ses prunelles se dilatent alors qu'elle les plonge dans celles du pompier. « - T’as un problème de compréhension ou tu voulais juste me taper sur les nerfs une fois de plus ? » Il l'exaspère. Plus qu'elle ne pourrait le décrire. Sa manière de lui adresser la parole, ce ton supérieur qu'il emploie à son égard, le choix de ses mots. Jusque dans sa gestuelle agressive. Il l'exaspère. Parce qu'elle ne comprend pas ce qu'il fait encore là. Elle ne comprend pas pourquoi il l'a aidée, encore une fois. « - Non laisse tomber, je veux même pas savoir » Le murmure à peine inaudible franchit la barrière de ses lèvres non sans une certaine amertume. La dealeuse finit par lui tourner le dos, s'en allant fouiller dans ses tiroirs en quête de matériel médical. « - Assieds-toi, maintenant que t'es là » Le ton se veut autoritaire et le souffle qu'elle balance se perd avant de rebondir contre les murs dégarnis. Elle désigne un tabouret de la tête, agacée. Presque révoltée par son attitude à la limite de l'irrespectueux. Qui est-il pour la traiter comme une gamine insouciante ? Qui est-il pour lui donner des leçons de morale qu'on donne à des jeunes inconscients ? Tout ce qu'il a fait, c'est être là au bon endroit et au bon moment. L'incompréhension la gagne quand elle se met à penser à sa manière d'être envers elle et le peu d'estime qu'il semble avoir pour la mafieuse. S'il la tient si peu dans son cœur, pourquoi persiste-t-il à l'aider ? Les évènements du jour ne font que la troubler un peu plus. Tout se mélange dans sa tête et elle peine à sortir de cette prison de doutes et d'interrogations.

« - Enlève ton haut, montre moi l’impact » L'ordre s'impose entre eux comme une évidence. Presque une insulte. Le masque qu'elle s'impose lui tiraille les joues jusqu'à lui faire grincer des dents. Elle s'approche du blessé, munie de tout le nécessaire de soins qu'elle a jugé bon de sortir du placard. Une armure de glace s'empare de son derme laissant son visage sans aucune expression visible. Mais à l'intérieur elle bouillonne. Des centaines de questions lui bousillent les neurones et lui grignotent les nerfs. Pourquoi l'a-t-il protégée ? Pourquoi lui a-t-il ordonné de se cacher ? Pourquoi a-t-il menti aux Peacekeepers ? Pourquoi était-il là à ce moment précis ? Autant de pourquoi pour le moment sans réponse et qu'elle n'est pas prête de formuler. Sa rage murit sur ses cordes vocales et finit par mourir dans sa gorge irritée par la fumée. De nouveau face au mâle, son front se plisse, laissant paraître une faille sur son teint de porcelaine. Une fissure bien engagée dans sa volonté de ne rien lui laisser voir. « - Pour ta gouverne, ma grotte est censée rester privée. C’est la première et dernière fois que tu mets les pieds ici » Le couperet tombe, s'abat entre leurs deux organismes défaillants comme une sentence. Elle ne supporte pas les intrus et encore moins quand ils se permettent l'entrée dans son laboratoire. Tout ici est soumis à un certain secret professionnel et si jamais les formules qu'elle met des semaines, voire des mois, à élaborer, venaient à se retrouver entre de mauvaises mains, c'est tout son business qui se verrait menacé. Un risque qu'elle n'est pas prête à prendre. « - Que ce soit clair, si je te soignes c’est parce que j’ai une dette envers toi, pas par plaisir » Le constat lui arrache une mine de dégoût. Elle détourne le regard comme pour éviter à ses nerfs une nouvelle rude mise à l'épreuve. Elle serre et desserre les poings machinalement pour mieux recaler sa respiration sur ses pulsations cardiaques. Un souffle, les phalanges de ses doigts craquent, l'examen de la plaie commence.     
  

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MessageSujet: Re: Lose your mind [Mackou]   Mar 19 Jan - 21:34

« Je t’avais pourtant dit de m’attendre en haut » Un mince sourire apparait sur ses traits sans que lui-même ne s’en rende compte. Ses yeux parcourent la jeune femme en face de lui. Il fronce les sourcils, oscillant entre la parfaite conscience de l’hallucination qui se joue face à lui et l’envie de se laisser emporter par elle. « T’as un problème de compréhension ou tu voulais juste me taper sur les nerfs une fois de plus ? » Cette manière de s’exprimer. Ce timbre de voix. Il la voit. Oui. Comment peut-il éviter ce constat ? Comment peut-il lutter ? Sa sœur. La jeune femme se trouve en face de lui, elle est exaspérée, au bord d’une crise d’hystérie alors qu’il vient juste d’apparaitre dans le cadre de la fenêtre. Une ombre ou plutôt une sensu selon elle. Il avait toujours eu le don de lire en elle, de comprendre ce qu’elle m’aime n’avait pas encore saisi, d’agir avant qu’elle ne le fasse. Une particularité qui la mettait hors d’elle, devenant une enfant, une adolescente puis une femme farouche et rusée. Elle avait progressivement élevé le niveau de leur chamaillerie, usant de stratagème loin d’être stupide afin de contrecarrer les propres plans du militaire. C’était un jeu. Qui dura aussi longtemps que sa vie, les enjeux étant devenus bien différents. Mais qu’importe. Celle qu’il voit a tous justes dix-sept ans et l’envie de vivre sa propre vie sans la pression de la base militaire dans laquelle elle n’avait jamais demandé atterrir. « Assieds-toi, maintenant que t'es là. » Ca grésille. Quelque chose se trouble. Il happe l’air d’un mouvement de tête en cherchant ce qui n’est plus de sa réalité. Pourtant… pourtant, lorsque ses prunelles se posent sur la jeune femme en train de s’activer, il ne peut s’empêcher de voir quelqu’un d’autre. La superposition s’entrecoupe. Il lutte, fronce les sourcils et finit par secouer la tête en s’asseyant. La dealeuse est loin d’imaginer ce qu’elle entraine au fond de cet être damné. Très loin. L’assassin se bat. Il tente de rattraper une sensation qu’il ressent dans le même temps, comme s’il avait peur de perdre définitivement ce visage qui se transporte sur la jeune femme en face de lui. Comme si sa mémoire pouvait s’écrouler à tout instant. Comme s’il n’était plus maitre de celle-ci. Une peur qui le pousse en parallèle à fuir, ses poings se serrent autant par l’envie de conserver ce bout du frère qu’il était que par la nécessité de l’enterrer de nouveau afin de rester ce qu’il est aujourd’hui. Une dualité qui entraine, en effet, une perte de mémoire presque chronique, totalement dévastatrice, à mille lieux de ce qu’il avait juré quelques semaines plus tôt. « Enlève ton haut, montre moi l’impact »

« La colère, l’ordre, le dédin… les meilleures relations commencent ainsi… » Il articule sans y mettre un quelconque ton, estimant que sa passivité ne ferait qu’attiser le bouillon de sentiments rageurs qu’elle garde en elle pour la forme. Il sent qu’elle va exploser, comme sa sœur le ferait. L’ex militaire ôte sa veste et retire son sweat sans parvenir à cacher un léger pique de douleur. A croire qu’il n’était pas si imperméable à la douleur le monstre. « Pour ta gouverne, ma grotte est censée rester privée. C’est la première et dernière fois que tu mets les pieds ici » Il inspire profondément, expire, se permet même de fermer les yeux avant de les poser sur le visage de sa sœur. Soupirant face à ce visage qu’il a tant aimé et tant voulu protéger, il secoue la tête. L’efface d’un simple mouvement pour laisser place à un vide qu’il apprécie conserver, loin, de cette joie éphémère qu’il ressent à chaque fois que ces cheveux bouclés lui offrent l’illusion d’un présent plus glorieux. Un présent où la vie s’écoule en lui et non autour de lui. « Que ce soit clair, si je te soignes c’est parce que j’ai une dette envers toi, pas par plaisir. » « Deux. » Il tourne son visage vers elle, reste un instant sans rien dire, à détailler ce visage, son vrai visage, pour la première fois. Oui, tu n’as pas qu’une dette. Il me semble t’avoir déjà aidé… Il hausse un sourcil et ajoute ce qui ne fera surement que l’énerver davantage. Il le sait, s’en fout. Quelque part, au fin fond de lui, il s’amuse de cette similarité qu’il voit entre elle et sa jeune sœur. Il s’amuse de cette personnalité. Il s’amuse de ce qu’il ne pensait plus croiser. « A moins, que ça n’effleure pas vraiment les dealeuses ce genre de principe…. » Son ton est proche du dédain mais la lassitude de ses traités mêlé à un rictus offre un tableau bien controversé de ce qu’il défend être : tout sauf un être humain. En fait, la blessure semble affaiblir la folie et non le frère. « en tout cas, on apprend pas à tirer avec un flingue à l’école des chimistes en herbe… » Sa tête se penche vers son bras et ce qu’il observe le paralyse un instant avant qu’il ne lève son bras, attrape son coude et tire celui-ci vers lui afin de mieux observer. Après un instant, il relâche l’ensemble, soupire. « Monstre » Son murmure s’échoue dans ses propres tympans comme une simple confirmation de ce qu’il juge être. D’abord son visage maintenant son bras… qu’importe. L’horreur touche sa chaire et ne fait que corréler ce qu’il a consenti a être. Qu’importe. Oui. Qu’importe. Pourtant, alors que ses yeux se reposent sur la jeune femme et que ses traits se confondent à nouveau avec ceux de sa sœur, un doute émerge. Subtile. Presque inexistant mais présent.

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MessageSujet: Re: Lose your mind [Mackou]   Mer 27 Jan - 21:43




Rien ne la rend plus amère, plus hostile, que cette attitude qu’elle se voit contrainte d’affronter. Elle s’enferme dans une armure assez épaisse pour ne rien laisse transparaître. Mais le seul concept carcan enserrant ses nerfs la débecte. Tout comme l’intrusion qu’elle n’a pas choisie. L’immixtion qu’elle n’a pas su contrôler. Elle en vient à douter du protagoniste à blâmer pour ce qu’elle juge comme une forme d’agression. Bien que tout lui indique de tourner son regard vers le mâle en sa présence, elle ne peut s’empêcher de s’en vouloir de l’avoir conduit si près de son repère en premiers lieux. Elle aurait du se douter, se méfier, de ce comportement qu’il semble prendre plaisir à se trimballer depuis leur première rencontre. Une conduite qu’elle n’a jamais su apprécier, jamais pu supporter. Malgré tout le bien qu’il à l’air de vouloir lui porter, tout à toujours été fait pour lui rappeler sa médiocrité générale et elle n’a certainement pas besoin d’un homme comme lui pour la sermonner. Il n’est personne, personne d’assez influent pour sa conscience pour se permettre ce genre d’attitude et ce ton de reproche. Bien que la pensée contraire paraisse lui avoir envahi l’esprit. Ce qu’il lui inflige l’exècre mais elle se sent pourtant toujours redevable en un sens, et ça la rend folle. Quelque chose qu’elle ne s’explique pas, qu’elle ne comprend pas et qui la pousse à ne pas vraiment le repousser. Une autre voix à l’arrière de son crâne qui lui murmure que ce lien qu’ils ont tissé maladroitement lui sera certainement bénéfique, qu’elle en retirera quelque chose de positif. Mais tout ce qu’elle entrevoit pour le moment, c’est le pompier, égal à lui-même, le visage étiré par la douleur. Et sa voix, encore une fois si neutre et pourtant si cinglante à son oreille.

Les orbes aussi claires que sombres se connectent et ne se lâchent plus. Les secondes s’égrènent sans qu’elle ne perde une miette de ce qui défile devant le regard troublé de l’intrus. Perturbée par cette expression qu’il lui réserve, encore inconnue et pas tout à fait agréable à subir. Le front plissé, l’australienne s’active, le matériel vibre entre ses doigts alors qu’elle s’installe aux côtés du blessé. Le timbre éraillé vient frapper ses tympans de la manière la plus détestable qui soit. Une fois de plus, l’incompréhension la gagne mais elle préfère feindre l’indifférence. À la limite de l’insensibilité. Elle se pince la lèvre inférieure, retenant le flot de paroles plus ou moins heureuses qui pourraient franchir ses muqueuses. S’il cherche à la faire craquer, plier sous le poids de sa prétendue supériorité, elle ne lui fera pas ce plaisir. « - T’as qu’à tenir les comptes si ça te chante. J’aurais du me douter que t’étais du genre radin sur les bords » Elle ponctue la locution d’un soupire étendu en un léger sourire. L’amertume s’en ressent mais elle ne peut pas dissimuler complètement son ressenti. « - Tu n’as aucune idée des principes que peut avoir une dealeuse et je te conseille de ne pas chercher à les comprendre. Tu pourrais être soit très surpris, soit très déçu. Ou les deux. Qui sait ? » Elle l’embrouille, volontairement. Ne veut pas qu’il la comprenne, ni même qu’il essaie. Ce qu’il peut bien savoir d’elle se résume à ce qu’il a contemplé dans des moments de faiblesse. Il ne sait rien et c’est certainement mieux comme ça. La perspective du pompier en train d’effeuiller dangereusement le parchemin de sa personnalité l’effraie. La chimiste se referme encore un peu plus sur elle-même alors que ses prunelles neurasthéniques finissent par se poser sur la blessure du ténébreux.

La noirceur à laquelle elle fait face la fait tiquer. Elle grimace, prend le temps de penser. De poser sa réflexion et la méthode à appliquer. L’impact ensanglanté s’est entouré de ce poison noir qu’elle ne connaît que trop bien. Des souvenirs tout aussi douloureux refont soudainement surface et la lutte qui prend place dans son esprit n’aide en rien à organiser ses pensées. Elle n’a aucune idée de ce que cette nécrose prématurée signifie mais une chose est sûre, c’est que ce phénomène ne lui est pas inconnu - pour en avoir été victime elle-même. La signification, en revanche, lui reste inconnue. Le brouillard s’épaissit autour d’elle et elle semble s’empourprer dans les interrogations qui percutent l’arrière de son crâne. Elle aurait aimé se laisser aller à des questions, en savoir plus, connaître d’avantage pour être en mesure de comprendre. Mais sa fierté l’en empêche et elle se contente de reprendre contenance en réfugiant ses iris troublées sur le matériel médical à sa droite. « - Je sais peut-être pas me servir d’un flingue, mais j’ai appris bien d’autres choses qu’aucune autre école n’aurait pu m’enseigner. Comme fabriquer des anti-douleurs ou soigner des blessures… Il faut croire que celle-ci m’aura été utile au final » Le ton s’appose mesquin et joueur alors que tout en elle indique le contraire. À mesure que le vocable échappe à sa gorge irrité par la fumée, ses doigts entament leur œuvre sur la blessure, nettoient l’impact, jouent avec la chaire. Appuyant son propos à coup d’index dans le muscle, ne ménageant sa victime volontaire en aucun cas. « - Évite de te plaindre, la balle n’a fait qu’effleurer ton bras. Ça saigne beaucoup mais c’est pas très grave » Le constat se fait plus léger mais tombe tout de même lourdement dans l’atmosphère. Les mains de la dealeuse s’affairent sans qu’elle n’aie besoin de plus réfléchir. L’automatisme de ses mouvements prend le dessus et elle achève d’enjoliver la plaie avant de se préparer à suturer. Ses yeux se baladent sur les outils argentés, évitent volontairement de croiser ceux du blessé. « - Je peux savoir ce que tu venais faire dans ce coin du quartier ? J’ai pourtant pas entendu parlé d’une quelconque flamme un peu trop vive dans le coin… » Ses traits s’adoucissent alors que sa voix se fait mutine. Elle perd patience mais parvient à combler cette frustration par un autre exutoire bien plus efficace. Retenant un sourire malvenu, elle amorce la couture en jetant un coup d’œil rapide sur son patient. L’aiguille ne tarde pas à venir percer l’épiderme et la chaire grignotée par le métal, les cinq doigts de sa main déjà bien rougis par l’hémoglobine.

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MessageSujet: Re: Lose your mind [Mackou]   Mar 9 Fév - 10:03

Le doute de ce qu’il est aujourd’hui. De ce qu’il était. De ce qu’il pourrait être. Sa sœur l’observe. Sa sœur le transperce. Sa sœur l’ordonne. Sa sœur le rappelle. Sa sœur lui parle. Un long discours dont il ne percute aucun mot si ce n’est la ferveur qu’elle y intègre. Elle veut qu’il comprenne. Qu’il accepte une réalité dont il ne perçoit ni les contours ni même les souvenirs. Il aimerait bien pourtant, un instant, oui, il aimerait  lui répondre avec facilité. Rien y fait. Rien ne peut rien y faire aujourd’hui. Il n’est plus. Ne vis plus. N’existe plus. Il l’observe à son tour, se déchire de ne parvenir à ressentir qu’un vide abyssal. Pourquoi ne souffre-t-il pas ? Pourquoi son cœur semble si imperméable ? Sa sœur était son existence, il l’aimait. Qu’importe leur désaccord, qu’importe sa façon de lui montrer, qu’importe les disputes de leurs jeunes années…. Qu’importe. Sa sœur était son menhir autant qu’il était le sien qu’il le veuille ou non, qu’elle l’accepte ou non. Aujourd’hui, le voila bien incapable d’entendre ses mots, de les comprendre voire même, de les considérer. Elle est morte. Morte depuis trop longtemps, morte trop jeune, morte sans raison. Comment entendre quoique ce soit venant d’elle aujourd’hui ? de cette illusion qu’il a conscience de regarder … Son regard est lasse. Son regard se plonge dans l’obscurité qui est la sienne sans parvenir à totalement regretter cette réalité. Ne l’a-t-il pas voulu ? « T’as qu’à tenir les comptes si ça te chante. J’aurais du me douter que t’étais du genre radin sur les bords » Les mots l’éveillent, il cligne des yeux et retrouve le visage de la jeune femme. Un instant, il cherche sa sœur et finit par comprendre qu’elle est masquée par la dealeuse. Elle est cachée, glissée derrière les traits plus fins de l’apprentie reine de la gâchette. Imperceptiblement ce constat le fait sourire faisant contraste avec l’attitude et le ton employé de la remarque précédente. Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi sa sœur se manifeste ici. Loin de l’être même. « Tu n’as aucune idée des principes que peut avoir une dealeuse et je te conseille de ne pas chercher à les comprendre. Tu pourrais être soit très surpris, soit très déçu. Ou les deux. Qui sait ? » Amertume. Agacement. Colère. Il semble qu’il ait réussi à atteindre son objectif. C’est un talent qu’il possède : mettre hors d’elle chaque personne qu’il croise. Aujourd’hui plus encore qu’hier bien que son tempérament d’autant le lui permettait très facilement aussi. Un trait de caractère qu’on ne gomme pas en acceptant la haine, en prenant le gout du sang, à devenir un monstre mais qu’on accentue et déploie comme un aigle déploie ses ailes. L’image aurait pu le faire sourire puisqu’il se persuade depuis longtemps de cette nouvelle forme de liberté qu’il a pu acquérir en acceptant sa condition mais là, il n’est plus tout à fait présent.

Les yeux de sa sœur ponctuent un flash back, l’entrainent plusieurs années auparavant. Elle est assise derrière cette table en fer avec l’attitude de la rebelle, confiante, elle ne semble pas du tout intimidé par qui que ce soit dans la pièce ou non loin. Elle a pourtant conscience de toute l’implication qu’il y a derrière sa présence ici. Elle sait ce qu’elle risque. Elle sait ce qu’il risque. Elle s’en fiche, du moins, c’est ce qu’elle montre. Callum vit, lui, un tourbillon de sentiment entre la colère, la déception, la honte, le regret et cette indescriptible peur pour sa jeune sœur. Qu’a-t-il raté ? Aurait-il dû arrêter l’armée ? Trouver un autre emploi ? Rester près d’elle ? Il secoue la tête sans savoir comment agir, quoi dire, quoi faire. Lui qui a toujours su gérer la moindre situation déplaisante, aujourd’hui, il semble dénué de toute idée de génie. Il est coupable de la situation. L’image de sa sœur s’éloigne, s’estompe. Son cœur rate des battements, il se serre puis se relache dans une mélodie qu’il reconnait facilement. Il est de retour. Imperméable. Pourtant, ses yeux, eux, expriment ce changement avec des temps de retard, l’obscurité a fait place à cette tristesse, ce trouble dont il a été victime pour sa sœur. « ou bien plus… qui sait ? » Cela met plusieurs secondes avant de disparaitre, juste le temps de secouer la tête en frottant sa barbe. Son soupire parcourt l’espace, offre un torrent de sentiment passé afin de reprendre sa contenance habituelle et pouvoir se concentrer sur la dealeuse. Celle-ci semble encrée dans ses propres pensées. Elle observe la blessure, ce qu’il fait également. En plus de la noirceur, la peau semble se nécroser ce qui le fait davantage froncer les sourcils. Sa curiosité est effleurée mais bientôt balayé par cette autre attitude qu’il maitrise. « Je sais peut-être pas me servir d’un flingue, mais j’ai appris bien d’autres choses qu’aucune autre école n’aurait pu m’enseigner. Comme fabriquer des anti-douleurs ou soigner des blessures… Il faut croire que celle-ci m’aura été utile au final » Ses yeux suivent les gestes de l’improvisé infirmière qui semble ne plus se soucier du contenu ni de la signification de sa blessure. Elle agit avec méthode, efficacité et habitude. Un instant il se demande ce qu’elle a pu vivre pour en arriver là avant de se rappeler, qu’il s’en fout. Une pression le fait grimacer, il en est certain, elle s’en donne à cœur joie. Sa sœur le maintient au sol avec force, fière de le battre dans un jeu qu’il excelle. Satisfaite qu’il grimace en réponse à la pression qu’elle exerce sur son bras dans le dos. Après plusieurs minutes, le jeune garçon octroie la victoire à sa cadette et se redresse difficilement. Celle-ci l’observe, conserve sa moue gagnante avant de succomber à l’inquiétude… c’est là qu’il sourit et lui saute à son tour dessus faisant passer ses doigts le long de son ventre. Le rire de sa sœur se repend sur les murs, font écho au sien. Le pompier secoue la tête, tente d’évacuer cette mélodie que son cœur a dû mal à encaisser tout en cherchant à augmenter le son. Un paradoxe qui fait de lui le pantin de son propre corps, de sa propre âme sans s’en rendre compte. Sans l’accepter. Sans l’effleurer. « Je peux savoir ce que tu venais faire dans ce coin du quartier ? Je n’ai pourtant pas entendu parler d’une quelconque flamme un peu trop vive dans le coin… » Sarcasme ? Qu’importe, pour quelqu’un qui ne veut pas de lui ici, elle parle beaucoup. Moins que Shae mais tout de même. Il sourit légèrement pour l’énerver davantage et tente de le conserver lorsque l’aiguille perce sa peau. Décidément, il préfère lorsqu’il maintient l’arme et non l’inverse. Piqué au vif, il ferme les poings et soupire après un effort. « Pour ta gouverne, un pompier ne se déplace pas que pour des flammes…. Enfin…. Si ton sens de l’observation était plus éclairée, t’aurais pu constater que je suis en civil… » Oui, en civil. Aucune raison pour l’aider. Aucune raison d’agir pour son bien. Beaucoup plus de raison, ou plutôt, d’envie d’agir à son encontre. Observer le sang, la violence, la douleur. Agir pour en créer davantage. Pourtant, ce n’est pas ce qu’il a fait. Sans hésité qui plus est. Son regard. Son attitude. C’est si étrange. Elle est loin d’imaginer ce qu’il se trame dans cette pièce, dans sa propre tête. Elle est loin de voir ce qu’il voit ou de ressentir ce qu’il parvient difficilement à ressentir. Elle est une clé vers ce qu’il ne sait pas encore vouloir. Elle, pour ce qu’elle est bien plus que pour ce qu’elle représente mais ça.. il est loin de le comprendre. Loin de vouloir se rapprocher de qui que ce soit. Il agit parce qu’il le peut. Parce qu’il en a le pouvoir. La force. Il agit sans crainte des conséquences, de la mort pourtant, pour elle… il s’est interposé sans avoir son insigne sur lui. Elle ne peut pas comprendre, tout comme lui. Le pompier secoue la tête avec légèreté, repose ses yeux sur elle. « Soit juste contente que je sois passé par là… pas besoin de savoir ce que je voulais faire à la base… » L’emmerder, oui. C’est ça qu’il voulait faire comme il le faisait pour sa sœur. « Tu sembles très forte pour te mettre toute seule dans des situations amusantes… » Il sourit, désir la piquer au vif alors qu’elle est encore entrain de charcuter son bras. « …mais incapable de t’en sortir seule… »

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MessageSujet: Re: Lose your mind [Mackou]   Dim 21 Fév - 19:05




Elle le voit sombrer dans des profondeurs au coeur desquelles elle ne peut, ni ne veut le suivre. Les prunelles du ténébreux se troublent alors que les doigts fins de la chimiste s’affairent autour de la blessure noircie. La nécrose s’étend comme le poison dans les interstices de son âme, contamine sa raison et entachent son humanité. À mesure que les secondes s’égrènent, il semble perdre un peu plus pied jusqu’à décrocher complètement. Elle, ne s’en inquiète pas. Préfère s’en réjouir même. Profitant du silence qu’il lui alloue gracieusement pour s’acquitter de sa tâche le plus rapidement possible. Se débarrasser de sa besogne et en avoir terminé avec cet individu qu’elle ne porte guère dans son coeur. À cet instant, elle n’a que faire de son état. Il aurait bien pu mourir que ça ne lui aurait causé aucune tristesse. Le dédain qu’elle éprouve à son égard est sans limite. La seule pensée qui l’anime est la dette qu’elle a toujours envers lui et dont elle est bien décidée à se décharger au plus vite. Un paiement qu’elle se voit enfin en train d’effectuer par des soins bateau qu’elle espère bien suivis du départ immédiat du pompier. Le voir quitter son laboratoire est son voeu le plus cher, lui offrant la possibilité de retrouver le calme de son antre et une atmosphère plus tranquille. Sans parler du risque qui plane au dessus de sa tête que l’un de ses patrons les trouvent et viennent lui remonter les bretelles. Perdre sa place n’est pas une option envisageable pour la dealeuse et si jamais cela devait arriver à cause du manque de respect de l’énergumène blessé qu’elle manipule, nul doute qu’elle serait capable du pire. Pire que quelques mots balancés dans le vent, que de fausses menaces ou de simples piques qu’elle ne peut retenir.

Elle n’a aucune idée de ce qui peut lui passer par la tête et elle s’en contre fou, à vrai dire. Aussi tordues et fourbes que les pensées qui le traversent peuvent être, elle n’en a que faire. Le voile de mystère qu’il semble vouloir dresser entre eux la laisse bien indifférente bien que le comportement qu’il s’emploie à conserver agite ses nerfs douloureusement. Il semble prendre le plus grand des plaisirs à mettre le doigt sur la moindre de ses erreurs, remuer le couteau dans la plaie, en oubliant que c’est elle qui manipule sa chaire. En réponse à tant d’insolence, elle ne se gène pas pour accélérer le processus dans lequel elle s’est engagé, remuant la plaie ensanglantée sans ménagement, pressant ses doigts contre les nerfs à vif qu’il lui a confié. La douleur ne devrait en être que plus grande mais elle s’en fiche. Ne gardant à l’esprit que la rapidité de ses gestes. Plus vite elle en aura terminé avec lui, plus vite il sera parti. Il continue pourtant. N’a de cesse de la provoquer. Il cherche certainement à la faire craquer, prendrait plaisir à la voir exploser, laisser éclater son agacement. Mais elle ne lui fera pas cet honneur et si elle brûle de connaître la vérité sur la nécrose qui ronge les tissus du pompier, elle ne s’abaissera pas à lui demander une aide quelconque. La satisfaction qu’il pourrait en retirer serait bien trop grande et son ego ne s’en verrait que plus encouragé. Ce qu’elle ne permet pas, n’autorise pas. Elle préfère ignorer l’incitation qu’il lui envoie. Réfute cet air de défi qu’il lui adresse. Ne préfère pas y répondre, se plonge dans un mutisme salvateur et se concentre sur sa tâche. L’ignorance comme la meilleure des réponses puisqu’il trouvera toujours quelque chose à redire à la moindre de ses paroles.


L’œuvre à demi achevée, elle s’éloigne quelques secondes à peine, le temps de partir en quête de matériel manquant. Plus vite qu’elle ne l’aurait voulu, elle se retrouve à nouveaux aux côtés du blessé, les mains chargées de bandages. Habiles, ses doigts enroulent le tissus immaculé autour du bras du pompier, espérant en son fort intérieur que la fin de la manipulation médicale marque également la fin de leur entrevue. Son agacement ne tarde pas à se transformer en véritable colère et elle peine de plus en plus à la dissimuler. Elle se retient de faire valser tout son attirail contre le mur, consciente que ça ne ferait que lui nuire à elle, et pas à lui. « - Je vais te donner quelques antidouleurs qui ne risquent pas de te faire faire une hémorragie et après ça, on est quitte » Le ton est sec, tranchant. Autoritaire. Elle pose le point final à sa bonne action quotidienne, clôture le pansement et la conversation. Du moins c’est ce qu’elle voudrait. Mais elle ne doute pas qu’il enchaînera sur de nouvelles provocations. Prenant de nouveau ses distances avec le mâle, elle fouille dans ses tiroirs, cherchant ce qu’elle jugera adapté pour l’individu qu’elle doit affronter en tant que patient. Hors de question qu’elle lui offre gracieusement l’une de ses dernières créations, ça lui coûterait beaucoup trop cher pour le peu de reconnaissance qu’elle va en tirer. Inutile de se donner autant de mal, peu importe combien de fois il lui est venu en aide sans qu’elle ne demande quoi que ce soit. « - Tu vas me dire que t’en as pas besoin, parce que t’es tellement résistant à toute forme de douleur que ça te sera bien inutile, mais j’en ai rien à foutre. Tu les prends et avec ça, on considère que je te dois plus rien c’est clair ? » Elle ne prend plus la peine d’enfiler des gants blancs en retournant vers lui, la boîte de gélules dans la main. La simple idée de le voir fouler le chemin de la sortie la rend euphorique et de plus en plus impatiente. « - Je t’ai jamais demandé de m’aider, je sais même pas pourquoi tu le fais. Mais ça doit pas être par pure bonté vu que tu viens réclamer après coup. Je trouve ça légèrement dégueulasse si tu veux mon avis, mais je suis sûre que tu t’en fous, comme le reste. Tu peux bien penser ce que tu veux de moi, ça me fait ni chaud ni froid. Ce qui m’énerve c’est ton attitude de connard qui sait tout mieux que tout le monde. Mais je t’ai jamais rien demandé, Callum. Alors, va te faire voir, tu peux partir, bonne vie » Un soupire pour achever la tirade. Elle articule soigneusement, ne lui laissant pas l’occasion de l’interrompre. Pas un mot plus haut que l’autre, elle s’efforce de ne pas céder à la hargne qu’il provoque en elle. Il pourra bien lui rire au visage qu’elle ne réagira pas. Elle a vidé son sac et ne cherche pas à comprendre puisqu’elle s’est faite à l’idée qu’il n’y a rien à comprendre. Il a juste décidé de l’emmerder profondément et jusque là, ce qu’il a entreprit fonctionne plutôt bien, mettant ses nerfs à rude épreuve.

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MessageSujet: Re: Lose your mind [Mackou]   Jeu 3 Mar - 20:58

Réponse immédiate. Elle s’active, charcute cette chair noircie sans sembler soucier une seconde de l’ampleur que prend la blessure. Elle se nourrit de son épiderme, s’alimente de ses fibres, s’étend, prend possession de son corps à l’instar de cette rage qu’il ressent bien plus facilement qu’auparavant. Qu’est-il devenu ? Celui qu’il a choisi d’être, certainement, le retour de bâton, la conséquence du choix. Une conséquence bien étrange pour toute l’implication de ses désirs. N’avait-il pas déjà accepté de se noyer dans le sang des autres ? Sans une once de remord. Sans un doute. Sans aucun problème de conscience. Pourquoi ressentir aujourd’hui ce dont il se foutait encore hier ? Pourquoi éveiller ce qui sommeillait ? Il est loin de trouver cette vérité. Loin de s’y intéresser. Il avance sur une ligne droite qui le soutient au dessus d’un précipice avec lequel il a pris l’habitude de dîner. Une relation intime, intense, nécessaire. Un trait de caractère qu’il possède depuis toujours : être sur le fil du rasoir. Etre à la limite des clous, oscillant entre aller en dehors ou s’y introduire et s’y lover. Une qualité qui lui valut des accusations. Jugé trop inconstant, trop colérique, trop risqué, trop ambivalent, trop menteur… Jugé par ses actes poussés par son impulsivité, ils étaient peu à deviner tout ce qu’il pouvait être d’autres. Aujourd’hui le juge, c’est lui. Il se plait dans ce rôle. S’autocritique et offre la délivrance à qui le mérite et l’agace. Il s’encombre de peu. Pourtant, le voila, là à observer cette femme le détester, s’acharner à lui faire payer sa présence, s’enfoncer dans un mutisme qu’elle doit juger plus offensant que toutes les insultes du monde. Pourtant, Callum ressent cet étrange sentiment d’amusement enrobé d’une vive curiosité qu’il met en cage par principe. Elle enroule le bras de bandage avec dextérité sans lui offrir un regard, une considération. C’est là que lui effleure un simple constat : c’est à peu près à ça qu’il ressemble le ¾ du temps. Le dédain, l’inintérêt total pour autrui, l’agacement… un parfait cocktail si ce n’est que la dealeuse s’active bien trop vite, ne marque pas assez ses gestes. Il le devine aisément : il la rebute, l’énerve même. « Je vais te donner quelques antidouleurs qui ne risquent pas de te faire faire une hémorragie et après ça, on est quitte » Son sourire réapparait. « Non je vais surement, juste, planer … c’est aimable… » Il secoue la tête, masse son épaule par reflexe en vérifiant le bandage ; il n’a rien à redire alors il n’ajoute rien. La regarde chercher dans son laboratoire ce qui lui donne accès à faire de même. Ses yeux parcourent la pièce, notent les sorties par reflexes, mémorisent les différents éléments s’y trouvant, l’organisation assumée, le contrôle affiché. Un instant il se dit « bien l’y reconnaitre » avant de secouer la tête, ôter ce constat erroné et descendre de son promontoire. « Tu vas me dire que t’en as pas besoin, parce que t’es tellement résistant à toute forme de douleur que ça te sera bien inutile, mais j’en ai rien à foutre. Tu les prends et avec ça, on considère que je te dois plus rien c’est clair ? » Plus directe, elle ne masque plus ses sentiments derrière ses gestes d’infirmière. Etrangement, il apprécie. Callum a toujours aimé les gens directes, aujourd’hui plus encore qu’hier bien que le terme « aimer » soit absent de son vocabulaire sauf s’il est accolé à Anna. Et encore… La boite en main, il l’ouvre et avale déjà un comprimé. « Tout dépend de t… » « Je t’ai jamais demandé de m’aider, je sais même pas pourquoi tu le fais. » Son cœur s’arrête dans un boum fracassant. « Mais ça doit pas être par pure bonté vu que tu viens réclamer après coup. Je trouve ça légèrement dégueulasse si tu veux mon avis… mais je suis sûre que tu t’en fous, comme le reste. » Son regard se fixe sur elle avec une lenteur implacable. Son regard est tout autant perdu qu’autoritaire. Deux évènements s’articulent et dansent auprès de ses tympans, bientôt de ses yeux. C’est étrange. Elle ne lui ressemble pourtant pas. Pas autant que… « Tu peux bien penser ce que tu veux de moi, ça me fait ni chaud ni froid. Ce qui m’énerve c’est ton attitude de connard qui sait tout mieux que tout le monde. » … ça. Elle est toujours là, sur cette chaise, les bras posés avec nonchalance contre le métal froid. Elle observe un coin de la pièce puis s’arrête sur la vitre devant elle avant de le fixer lui. Elle le fixe avec autant de dédain et d’impétuosité qu’il lui offre sa colère et sa peine.  Elle se rapproche, fait glisser ses mains le long de la table avant de les poser sur ses cuisses et se rapproche. « Mais je t’ai jamais rien demandé, Cal. Alors, va te faire voir, tu peux partir, bonne vie » Le militaire jette un œil à son collègue, celui-ci s’en va après un regard entendu. Une seconde plus tard, ils sont là, tous les deux. Sa droiture est en parfaite contradiction avec la posture de sa sœur, elle le sait tout autant que lui, il n’est pas naturellement ainsi. Bien vite, son attitude se brise, ses mains se posent sur la table avec calme. Elle ne le craint pas, pas depuis longtemps mais n’a jamais voulu lui manquer de respect, n’a jamais voulu le blesser, l’humilier, le haïr. Il est perdu et quelque part elle le sait alors elle sourit. « Je répète, va te faire voir…. Casse-toi … Bonne vie Cal ! » Il ne réagit pas. Les secondes passent, se transforment en minutes. Il ne sait pas quoi dire. Cherche ses erreurs. Se souvient. Se culpabiliser. Se chercher des raisons. Puis accuse. Observe sa soeur, tente de comprendre.Le temps s’écoule et rien n’avance, elle commence à perdre patience, s’énerve, veut le voir réagir. Il le sait. Alors elle explose, lui hurle dessus, envoie valser sa chaise contre le mur en se redressant. Elle fait le tour de la table le pousse, tente de le forcer à se relever. Elle lui hurle de partir. Encore. Lui souhaite une meilleure vie sans elle. Elle frappe de toutes ses forces, cri son nom, déverse sa colère, ses doutes.  « Casse-toi ! Pourquoi tu restes là !? Bordel ! Va faire ta vie…. Laisse-moi là comme tu l’as déjà fait ! Casse-toi ! DEGAGE ! J’ai pas besoin de toi …. » Alors elle s’arrête, fait disparaitre les larmes qui perlaient, observe son frère qui n’a bougé que pour la confronter du regard et se redresse. « C’est ça abandonne… t’es qu’un connard… incapable de sauver qui que ce soit… tu dois être bien content de me voir là… c’est toi qui pourri tout… » Il tique, serre le poing pour le première fois de cette explosion. Ses prunelles dessinent le visage de sa sœur enfant et ne reconnait pas l’aplomb qu’elle donne à sa dernière tirade. La réaction est immédiate, il se redresse en frappant du poing la table et hurle à son tour.

« LA FERME KATE ! LA FERME PUTAIN ! Parce que tu te crois maligne avec ta merde que tu vends i…. »

Son bras s’échappe, percute un présentoir de fioles qui s’écrase sur le sol avec fracas. Le pompier pose le regard sur le contenu  qui se déverse, cligne des yeux, respire fort et bloque un instant. Il peut presque entendre sa voix se répercuter sur les murs pourtant, cette pièce est loin du décor d’où son esprit vient de s’extirper avec violence. Son cœur fait le 100 mètres en une micro seconde et c’est avec difficulté qu’il reprend son calme, se tourne vers la dealeuse sans interpréter sa gestuelle. Pas encore, pas de suite. Quelque part il devine encore sa sœur. Sa main passe sur son visage et il recule, se déplace dans la pièce met un bureau d’écart entre eux. Plus calme par miracle, il accuse les frappes de cet unique souvenir capable de revenir vers lui alors qu’il ne cherche pas à le retenir. L’échappatoire, il le cherche et le trouve au fond de la cage dans laquelle il a enfermé sa curiosité. « Je ne suis pas le seul que t’a vu avec cette blessure … » plus une affirmation qu’une question, la diversion marche. Pour lui en tout cas.

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MessageSujet: Re: Lose your mind [Mackou]   Sam 12 Mar - 22:10




La vague s’articule et se pare de sons plus découpés les uns que les autres. Un flot de paroles dont elle s’abreuve avec envie, se laissant complètement portée par le timbre acide qu’elle emploie. Le vocable franchit la barrière de ses lèvres d’une manière de plus en plus fluide, à mesure que le monologue s’allonge. Incapable de maintenir ce masque de froideur et de désintérêt plus longtemps, elle laisse finalement exploser sa colère et son agacement, sans prendre de gants, sans ménagement. Elle le déteste encore plus pour ça. Pour provoquer ce genre de réaction chez elle. Un comportement qui ne lui ressemble pas. Du vocabulaire qu’elle préfère étranger à sa bouche. Elle ne l’écoute pas. Ne prête pas attention à ce qu’il essaie de lui faire comprendre. Ne lui laisse pas le temps d’imposer son ténor rocailleux entre eux, prenant complètement possession de leur atmosphère sonore. Les chemins détournés s’effritent, se désagrègent, laissant place à l’évidence et l’honnêteté. Presque vindicative, son attitude ne reflète en rien son état d’esprit. Si sa gorge s’enflamme, ses membres n’en restent pas moins immobiles et pourtant fermes. Imitant la voix qui s’élève, autoritaire et assurée. Elle juxtapose le vocable sans réfléchir à la manière de le faire, plante un regard assassin dans celui du pompier, le front plissé, attentive et en même temps distraite. Mais pas aussi absente que lui. Elle le toise, l’examine, achève la tirade et bat en retraite. L’invitation se déguise derrière l’insulte et elle espère fortement qu’il choisira d’y répondre positivement. Le plus simplement du monde, en partant. Mais elle ne trouve dans ses prunelles neurasthéniques que du vide. Un néant, inquiétant, qu’elle contemple se remplir doucement de colère et qui ne tarde pas à se faire entendre.

Le timbre rauque explose, lui arrache un sursaut désagréable. Elle peine à croire ce qu’elle voit, ce qu’elle entend. Le bruit du verre qui se brise contre le sol décrépi et froid percute ses tympans avec fracas. Elle ne sait rien de la personne à laquelle il s’adresse, mais devine qu’elle doit être la raison de son acharnement à vouloir lui casser les pieds sans cesse. L’australienne le dévisage, plus irritée que jamais, affligée et haineuse. Impuissante, elle contemple son matériel joncher le sol en paillettes. Des fioles qui contenaient le fruit d’un travail acharné, de longues heures passées à étudier des réactions chimiques, précipité après précipité. Des heures perdues. Des travaux envolés. Un investissement gâché et de l’argent qu’elle ne reverra jamais. Il ne se rend certainement pas compte du déficit que ce simple geste représente pour elle, lui en veut encore plus pour ça. « - Bordel Callum, c’est pas vrai ! » Affligée, un souffle irascible et persifflant dépasse la frontière de ses lippes. Elle se mord la lèvre inférieur en portant deux mains exaspérées à son front, se refusant d’en dire plus. Les iris noisettes ne quittent pas des yeux le liquide si précieux qui s’écoule le long des rugosités de son plancher. Les tripes retournées par la vision d’un tel chaos, elle se retrouve, une demi-seconde plus tard, agenouillée à ramasser les morceaux de quartz éparpillés dans la pièce. Les rotules craquent sous l’effort mais c’est la rage qui guide chacun de ses gestes, ne percevant plus rien d’autre autour d’elle que le cliquetis des pièces translucides les unes contre les autres au creux de sa main.

« - Sérieusement, tu t’assois ou tu te casses, mais t’arrêtes de foutre en l’air mon travail et surtout, tu touches plus à rien, c’est clair ? » Le timbre se fait hargneux. Sa colère grandissant à mesure que les morceaux de verre s’accumulent dans la cavité de sa paume. Les yeux roulent dans leurs orbites, elle s’impatiente une fois de plus, s’exaspère plus encore. Devoir faire face à la perte qu’elle vient de subir l’affecte d’une manière qu’elle ne soupçonnait pas et la douleur que cela lui procure lui remue chacun de ses nerfs déjà à vif. Ravivant le feu qu’elle s’était pourtant acharnée à éteindre. Les doigts referment leur étreinte autour des débris entassés dangereusement contre l’épiderme fragile. Son manque d’attention, conséquence d’une nervosité croissante, s’intensifie. Elle continue de se mouvoir machinalement, alors qu’il prend la précaution d’instaurer une certaine distance entre eux. Un nouveau soupir prend forme dans le fond de sa gorge, s’apprête à franchir ses muqueuses acerbes mais se transforme finalement en une plainte sourde, étouffée par un regard réprobateur sur sa propre main. La douleur n’est que minime, elle ne sent presque rien, pour ne pas dire rien du tout. Mais l’hémoglobine qui commence lentement à tâcher sa peau diaphane est bien réelle. « - Et merde » La coupure légère mais mal placée se met à saigner abondamment. Elle s’empresse de se relever, balance les débris dans l’évier, ouvre le robinet, rince la plaie. Le protocole qu’elle suit quand ce genre de chose arrive. Lui arrive. Bien que ça ne lui arrive jamais aussi bêtement. Un morceau de tissus enroulé autour de sa main et dont elle se contente comme pansement, déguisant sa propre condition aux yeux de l’intrus.

« - Qu’est-ce que ça peut faire que tu sois le seul ou pas ? Qu’est ce que ça change ? » Elle s’en fiche. Ne cherche pas à comprendre, à lire entre les lignes. Ne veut pas comprendre. Le comprendre. Elle le veut hors de sa vue, de son laboratoire. La main valide exerce une pression manifeste sur la deuxième, endiguant l’hémorragie mais bien inutile contre la nécrose qu’elle peut déjà sentir le long de la coupure. « - Et puis c’est qui cette Kate ? C’est pas comme si nos deux prénoms sonnaient pareils, ils commencent même pas par la même lettre, alors j’aimerais bien savoir pourquoi t’as décidé de m’appeler comme ça » Elle se laisse gagner par l’incompréhension, lui lance alternativement des regards amplis de questions et de colère, un afflux qu’elle ne contrôle pas. « - Si c’est une autre de tes blagues douteuses, tu peux te la garder, c’est loin d’être drôle. Comme tout le reste » Les orbes de la mafieuse caressent le ciel, se détachent du pompier inerte. Elle reporte son attention sur sa paume endolorie, blessée. Alors que déjà, l’étoffe immaculée se teinte de rouge et la blessure se pare de noir.

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MessageSujet: Re: Lose your mind [Mackou]   Jeu 17 Mar - 22:25

La colère forme un duo bien étrange avec le doute. L’atmosphère se fige dans une tornade emportant à peu près tous les convictions du pompier pour s’échouer dans un souvenir qu’il préférait conserver dans les tréfonds d’une mémoire perdue. Pourquoi chercher ce qui n’existe plus ? Ce qui n’a plus de raison d’être ? Anna est le seul objectif, le but d’une vie, la sienne. Pas sa sœur, pas ses parents. Personne d’autre. Le pompier ne veut vivre ces cures de rappel uniquement pour la retrouver, pour confirmer ce que l’impression laissé par un flash back disparu lui a fait croire. Croire ou espérer. La tornade se canalise dans une partie de la pièce. Les yeux de l’assassin se posent sur le dos de la jeune femme, elle râle, lui parle, l’ordonne. Il répond d’un silence tant il se contre-fout de ses états d’âmes. Elle n’est rien. Anna est tout. Pourtant lorsqu’elle tente de cacher sa blessure. Lorsqu’elle tente de masquer la douleur qui se repend dans son corps en partant de cette main endolorie, il émet un pas vers elle puis s’immobilise. Ses poings se serrent, cueille la colère échappée par les cheveux colorés en face de lui, par cette tornade qui ne demandait qu’à imploser, et s’en nourrit. Ses prunelles font le tour, dessinent mentalement chaque objet, une seconde fois. Ses ambitions sont différentes, ce n’est pas dans un reflexe militaire mais davantage dans celui d’un con. Parce qu’appelons un chat, un chat. N’est-ce pas la penser d’un con, de vouloir tout briser ici ? Tout faire exploser ? Laisser place à une colère qui remonte d’une époque révolue, d’un évènement ayant brisé un préétablie bancale pour créer… du mieux ? Mais ça, ce mieux. Il ne parvient pas à s’en souvenir. Au lieu de ça, il ne voit que sa sœur au milieu d’une salle d’interrogatoire de la base militaire. Il ne voit que les risques qu’elle prend, que les conséquences qu’elle va récolter, que le visage d’une jeune femme qu’il ne reconnait plus, que la rage d’une enfant qu’il a toujours voulu protéger, que l’attitude d’une gamine devenue dealeuse pour … pourquoi d’ailleurs ? faire de la merde ? Dire merde au monde ? vendre de la merde ? crier merde ? foutre la merde ? C’était quoi son problème avec la merde ? Dans cette salle, il n’en savait rien et dans ce laboratoire, il se contrefoutait de savoir le pourquoi du comment, ni de réfléchir à la suite de cet évènement ni même admettre que ce petit point de leur histoire a amené Anna dans ce monde. Non, comment sa folie autoriserait la suite des souvenirs ? Comment pourrait-elle laisser une place au calme alors qu’il semble si à point, prêt à bondir, à exploser, à se laisser de nouveau déborder par une rage qu’il ne devrait plus lui appartenir ? Elle ne peut pas. Ne veut pas. Ce qui se trame en lui d’une manière sourde, silencieuse, méticuleuse, le pompier n’en a pas la moindre idée. Il sent juste ce feu se répandre alors que sa respiration s’alimente avec rapidité. Il ne se souvient pas que le militaire avec lui ce jour là n’est autre que son beau frère, il ne se souvient pas qu’il sera là pour aider et aimer sa sœur, qu’il lui demandera de l’épouser, lui fera un enfant qu’il rêvera de nommer Anna sans pouvoir le faire. Non il ne veut pas l’associer à ce sentiment, il se laisse dominer, happer par une obscurité différente de sa voisine qu’il côtoie avec passion. C’est différent et il le sent. Oui, un instant, il comprend. Trop tard.  « c’est qui cette Kate ? C’est pas comme si nos deux prénoms sonnaient pareils, ils commencent même pas par la même lettre, alors j’aimerais bien savoir pourquoi t’as décidé de m’appeler comme ça » Kate… Ou presque… Kate. Kate. Kate.  « Kate ! » Aucune réponse mais il sent déjà la main sur son épaule. On le tape amicalement et c’est dans un soupire qu’il tourne légèrement son visage pour voir son officier regarder Kate s’éloigner. « Kate… tu sais que tu n’arriveras jamais à l’arrêter ? C’est comme un feu ardent… à moins que tu ne l’attaches au fond d’une piscine… » « Je vais finir par y songer… surtout si ça peu l’éloigner de toi… Moi ? qu… moi ? mais… moi ? » Leur regard se croise, un sourire finit par s’entendre, un soupire répond accompagné d’un léger rire. « Comment tu…. Non, arrêtes ça se voit pas sur ma gueule ? Si ? okay… » Le militaire lâche alors un rire, étend son bras l’enroule autour des épaules de son officier et surtout ami avant de le tirer à lui. « Respire, ça va… je suis content pour elle… mais toi… s’il lui arrive quoique ce soit… tu meurs.. » Il le serre légèrement et le relâche en tapant son crâne d’une claque. « N’oublie pas, c’est … » « …ma petite sœur »

Son corps se mouve plus par automatisme que par volonté. Ses mains se desserrent alors qu’il lâche un grand soupire et se positionne face à Mackenzie. Ses yeux se posent sur elle, observe un instant des traits qui ne se rapprochent nullement de ceux de sa sœur et soupire de nouveau. Pourquoi son esprit joue-t-il avec lui lorsqu’elle est là ? Elle n’a rien à voir avec Katelyn, rien. Du moins, physiquement. Le pompier se détourne récupère les affaires de la jeune femme et revient vers elle. D’un geste, il impose sa volonté en attrapant fermement le poignet emmitouflé de la dealeuse et retire la protection. Récalcitrante, elle ne le laisse pas voir. Il lâche le poignet, lui rend sa main et pose son regard sur elle. Elle a tout à voir, tout. « Mes blagues douteuses n’ont eu qu’un but, te montrer qu’en vu du métier que tu t’es choisi, ta capacité à te servir d’une arme et ton imposante carrure, apprendre à te battre et affiner tes réflexes ne seraient pas du luxe. Loin de là même.  Que tu refuses ce constat est déjà un entêtement stupide, refuser d’apprendre quoique ce soit de qui que ce soit c’est également stupide mais que tu refuses de montrer ta putain de blessure de guerre à un pompier qui, en prime, essaye vaguement de te faire réagir, c’est complètement débile. C’est un peu con pour une fille brillante… à moins qu’il n’y ait que tes éprouvettes pour prouver qu’un vrai cerveau se cache derrière cet amas de cheveux. Arrêtes un peu de faire ta dure à cuire dans un monde de sauvages, de dépravés et de défoncés et assume que t’as mal le temps que je vois ce qu’il en est. » Sa paume se place entre eux, il agite les doigts, attend. « On va pas y passer la nuit, me semble que tu veux que je dégage de ta vie, alors plus vite je m’occupe de ça plus vite je disparais et tu pourras continuer à conter tes pilules bleues en jouant ton apprentie Einstein dans ta cave »[/color]

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MessageSujet: Re: Lose your mind [Mackou]   Dim 20 Mar - 17:11




L’irritation se fait grandissante. Toujours plus envahissante. Incontrôlable et impossible pour elle de s’en défaire. Par tous les moyens en sa possession, autant de possibilité auxquelles elle s’essaie intérieurement, elle ne parvient pas à retrouver son calme. Le masque d’indifférence qui lui sied si bien d’ordinaire s’est fendillée, explosé en miettes, laissant son visage crispé par  l’irascibilité et la rage. À mesure que ses nerfs s’échauffent et se frictionnent, elle peut sentir le sang battre à l’arrière de son crâne, frapper le cortex épris du démon qui l’habite. La migraine, elle la sent poindre tout autant, menaçante, comme l’ombre qui sévit sur elle. Elle perd peu à peu le contrôle sur ce qu’elle pensait dominer jusqu’à présent. Ce côté sombre d’elle-même qu’elle prenait soin de cacher derrière le teint blafard et les couleurs pastels. Il ne fait rien pour arranger les choses. Semble même prendre plaisir à la voir sombrer dans cette noirceur qu’il ne lui connaissait pas. Qu’il ne soupçonnait pas. Elle le déteste encore plus pour ça. Autant d’efforts déployés pour ne rien en garder. Pour les voir s’envoler. Le front plissé, elle n’essaie même plus de réfréner ce qui lui vient naturellement, laisse couler ce qu’on lui murmure. Ce que l’on sème dans son esprit tourmenté.

La proximité retrouvée ne lui plaît guère. Elle le préférait loin d’elle, la distance salvatrice de cette bulle dans laquelle elle aime se plonger mais qu’il ne tarde pas à faire imploser. Une nouvelle provocation qu’elle encaisse de plein fouet. Mais encaisse mal. Elle grimace, aimerait le gifler mais se contente de serrer les poings. La douleur se rappelle à elle de la manière la plus violente, une décharge électrique dans son avant-bras qui la pousse à tiquer, se mordre les lèvres pour ne pas laisser échapper une plainte sourde. Le monologue ne lui fait que très peu d’effet. Comme tous les autres. Comme ceux d’Elias. Elle ne l’écoute d’ailleurs qu’à moitié, déjà ennuyée à la seconde respiration qu’il prend. Elle n’en saisit que des bribes, des extraits amplement suffisants à résumer toute sa pensée. Elle se révulse quand il se permet de se saisir de son poignet, se débat. Le bandage de fortune se détache malgré ses efforts pour le maintenir en place. La noirceur finit par apparaître et elle grimace face à l’horreur. Quand il la lâche, elle soupire. Se frotte l’avant-bras rougie par l’emprise du pompier. Ajoute ce détail à la liste des raisons pour lesquelles détester Callum. « - Épargne moi tes leçons de morale, par pitié » Qu’il lui épargne tout le reste aussi. Tout ce qu’il lui inflige de sa présence si peu agréable. Elle s’empresse de camoufler la blessure, retrouve contenance en replaçant le morceau de tissus tâché de rouge sur la plaie noircie. Ne lui laisse pas en voir plus. Ne veut pas qu’il en voit plus. Puisqu’il en a déjà trop vu, sans qu’elle ne le lui autorise quoi que ce soit.

« - Alors quoi ? Tu te portes volontaire pour apprendre l’art et la manière du combat plus ou moins rapproché à la jeune dealeuse écervelée ? Non merci, je passe mon tour » Le sarcasme ne se fait qu’à peine sentir tant sa voix est rocailleuse d’agacement. Elle lui adresse quelques regards noirs en corrigeant le bandage de ses doigts habiles. L’étau invisible se resserre autour de son cerveau dérangé, elle peut le sentir comme elle sent l’eau ruisseler sur sa peau diaphane les jours de pluie. Incapable d’inverser la tendance, elle succombe pas à pas. Guidée par sa seule fureur. « - Il va falloir que je te le dise en quelle langue ? Je me contre fiche de ce que tu peux penser Callum, rentre toi bien ça dans le crâne » Elle se répète mais le juge nécessaire puisqu’il ne semble pas avoir compris dès la première fois. De plus en plus impatiente, elle secoue la tête. Les orbes claires roulent dans leurs cavités osseuses, manifestation physique de la hargne qui s’empare doucement de son organisme. « - Pour qui tu te prends sérieusement ? Je viens de t’arranger une blessure par balle et tu crois que j’ai besoin de toi pour soigner une vulgaire coupure ? Tu pourrais être chirurgien que je te ferais pas plus confiance. Je te confierais même pas mon chien alors n’espère pas toucher à ma main » La raison pour laquelle il s’acharne autant reste un mystère pour elle qui ne souhaite qu’une chose. Une chose bien assez simple pourtant. Le voir le plus loin d’elle possible.

« - Tu commences vraiment à m’énerver. Y’a pas beaucoup de gens qui sont capables de me mettre dans un état de colère pareil, mais toi, je dois dire que tu bats des records. J’espère sincèrement que c’est la dernière fois que je te vois parce que j’ai horreur de ça » Elle s’extirpe de cette confrontation, rejette l’offre qu’il lui fait, y trouve même une certaine satisfaction. Se dérobant à l’ascendant qu’il pensait avoir sur elle, l’australienne s’éloigne, les yeux assassins croisant une dernière fois ceux du pompier, avant de les lâcher pour de bon. « - Qu’est-ce que tu fous encore là, hein ? Je t’ai déjà dit de partir. Tu veux pas y passer la nuit ? Moi non plus, alors tire-toi avant que mon boss te trouve ici et te foute une raclée » Elle lui parle de loin. Le ton plus autoritaire que jamais. La voix meurtrière et le timbre tranchant. Ne lui accordant pas plus de crédit, elle s’affaire, nettoie. Range le bordel qu’il trouve normal de laisser derrière lui. Quelques secondes s’écoulent avant qu’elle ne s’arrête, se tourne vers l’intrus et plante ses iris sévères dans celles du pompier. « - Je plaisante pas, tire-toi » L’ordre résonne, tombe comme un kilos de plomb entre eux. Son regard se ferme, imperméable à toute autre tentative de défi, de la faire sortir de ses gonds. Elle le veut dehors.

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MessageSujet: Re: Lose your mind [Mackou]   Ven 1 Avr - 0:07

[color:1d42= #E04848]« Je plaisante pas, tire-toi »

L’ordre s’approprie l’espace. Impose sa volonté avec une ardeur retrouvée, occultant même la douleur lancinante qu’elle devrait ressentir à cause de sa blessure. Il sait déjà qu’étonnamment, il va s’exécuter. Contre toute attente, c’est ce qu’il va faire, partir. Mais pas seulement puisqu’il reste le type même d’homme incapable de cautionner la moindre obligation sur son comportement. Déjà à l’armée cela se ressentait, il n’y a qu’à voir la relation qu’il a entretenu avec Rachel, sa supérieur. Sa sœur s’était souvent demandé ce qui avait bien pu lui passer par la tête le jour où il s’est engagé et plus encore ce qui l’a entrainé à renouveler son contrat. Enfin, elle le connaissait assez bien pour connaitre les raisons profondes mais n’avait jamais considéré que c’était un métier fait pour lui. Contre toute attente elle s’était trompée. Il transpirait l’essence même de son emploi, loin de ses ambitions premières et de la caserne. La dealeuse n’a pas bougé l’observe avant de se détourner, un bref instant ce qui lui permet de se rapprocher. Le mouvement se veut fluide et rapide pourtant il est emporté ailleurs dans ce qui lui semble une petite éternité. Des minutes empruntées à une mémoire scellée s’infiltrent dans son esprit et développe le film de ce qu’était sa relation avec sa sœur. Cette guerre existante depuis toujours malgré cette étrange complicité. Elle était tout pour lui. N’avait-il pas juré de la protéger ? Et quelque part, il savait que la réciproque était vraie. Malgré tout. La complicité qui animait ces deux orphelins n’avaient de cesse d’exister dans les attaques du quotidiens, et en cela, il avait toujours su quand partir en retraite. Aujourd’hui, à cet instant, la même conviction s’infiltre et s’impose. Plus encore que l’ordre c’est simplement une nécessité. Il y a des choses qu’on ne peut forcer. La dealeuse, tout comme sa sœur, n’est qu’un électron libre croyant profondément en leur condition et si la force existait belle et bien, il ne fallait pas occulter toutes les limites pourtant existantes. Incapable d’accepter des vérités allant à l’encontre de leurs aspirations. Incapable d’y réfléchir. D’accepter. Comprendre.

Tout comme lui, au fond. Après tout ses dernières paroles, sont autant de vérités qu’il occulte. Une incapacité à ouvrir les yeux sur ce qu’il est ou, plutôt, une incapacité à ouvrir les yeux sur ce qu’il devrait être et peut encore redevenir. Il est incapable d’éveiller volontairement ce qui créait sa véritable identité et le voila qu’il s’accommode d’instant comme celui-ci à attaquer ce qui fait émerger une partie de lui tout en conservant ce qui fait qu’il est loin du Callum d’autant. Une dualité aussi vivace et encrée en lui que le sel dans la mer. Le pompier entend tous ces mots, ces attaques, ces accusations. L’ensemble s’est déjà constitué en un disque qu’il écoutera sans comprendre, revivra lorsqu’il s’y attendra le moins. Ce disque n’est qu’une arme qui n’a pas encore trouvée de propriétaire ni d’utilité mais n’a de cesse que cette existence : lui rappeler ce qu’il est ou l’enterrer. La dealeuse est loin d’imaginer ce qui se trame. Elle ne peut que le détester pour ce qu’il lui montre et exprime, parfois, malgré lui. S’il pouvait être qu’un connard ou que Callum, ce serait peut être différent. De l’attaque qu’il avait prévu, une douceur apparait. Une étrangeté qu’il occultera bien vite tel un déchet. Proche d’elle, il se penche, évite de la toucher. « Etre une force c’est une chose, la conserver en est une autre. Demander de l’aide, même à un con n’est pas une tare ou une faiblesse. Choisi juste bien la personne. » Il s’éloigne après ce murmure et se détourne avant de s’immobiliser. « Sois vigilante et tue personne… » Le pompier offre même un sourire sincère, une étrangeté sur son visage lorsqu’on ne connait que l’être acerbe. Une étrangeté qui lui va bien, un sourire n’ayant que rarement repris place sur son visage depuis plusieurs années mais qui nourrit le stupide espoir qu’il puisse redevenir un père, un frère, un fils… un ami. Espoir qu’il se défend encore de réellement vouloir, se motivant que par les réminiscences des souvenirs de sa fille et la croyance folle qu’elle soit encore en vie. Plus écorché qu’il pense l’être, le pompier monte à peine les marches qu’il ne se souvient déjà plus de ce bout de paix qu’il a offert à la guerre existante entre Mackenzie et lui. Il occulte. Efface. Volontairement. « N’oublie pas que tu es la cause de ma blessure…. Fais pas passer tes soins pour un don de ton incroyable personne…. » Une fin moins mélodieuse, plus en accord avec ce qu’il est aujourd’hui.


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