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 J'ai kidnappé ton attention, non? [Pv. Alexan]

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MessageSujet: J'ai kidnappé ton attention, non? [Pv. Alexan]   Ven 16 Nov - 23:24



Il y avait déjà quelques jours, que la belle inconnue à la silhouette digne d’un mannequin affamé, suivait celui qui devait être châtié. D’un geste blasphématoire, il avait incendié son esprit déraisonnable. De ce fait, elle n’avait pu résister à l’envie de remettre les pendules à l’heure. D’une ou deux acrobaties, la jeune femme c’était introduite à l’intérieur de son appartement, cherchant la source de cette situation. Chose, qu’elle n’eut aucune difficulté à trouver. L’odeur de peinture fraîche guidant ses gestes. Une toute nouvelle toile apparue sous son regard émerveillé et elle ne pu que rester ébahi que le peintre ait eu le culot de détruire son œuvre. Qui, avec des mains aussi béni, aurait pu détruire sa propre création?

Sachant, avec précision, l'horaire du jeune artiste, l'intruse se permit une petite mise en scène tout droit sorti de son imaginaire enfantin. Un tableau vierge prit place, une note épinglé tout en haut de cette blancheur éblouissante. On pouvait y lire, d'un rose fuchsia, les quelques mots suivants : « Peintre de mon cœur, oublie la peur. Je ne veux que jouer un peu. Ce soir, à 22h, rejoins moi derrière le cinéma. Ton talent au poker contre mon silence. » Qui aurait pu y résister? D'un dernier coup de théâtre, elle arrêta tout ce qui indiquait l'heure dans cet appartement, les fixant sur vingt-deux heures précises, puis bloqua la fenêtre grande ouverte, laissant une dernière note de son cru. « Je suis venue, j'ai vu... » Bon, en réalité, elle avait entendu cela quelque part. Avec une suite, bien entendu.

L'espace d'un instant, juste avant de filer par où elle était venue, soit le mur extérieur, celle qu'on surnommait Gypsy, cru apercevoir de son coin d'œil, sa propre silhouette se blottissant spontanément contre le corps d'un homme. Comme une furtive vision de ce qui n'avait pas encore eu lieu. Auparavant, elle en aurait tenu compte, aurait cherché à en comprendre le sens, mais aujourd'hui... N'était pas auparavant. Elle quitta donc, une toile sous le bras, ce lieu qui ne lui appartenait pas et entreprit de se préparer pour le rendez-vous de ce soir. Quelques cartes ne seraient pas de refus, pour disputer une partie de poker contre Alexan.

Dame lune enveloppa la ruelle, attenante au cinéma, d'une douce lueur naturelle. Assise sur le rebord d'une table abandonnée, son lit installé sous ce même meuble, l'initiatrice à la convocation, fixait le ciel de ses yeux emplit d'émerveillement. Elle revoyait les lumières de la fête foraine, du chapiteau qui lui avait servi de maison, toutes ses années. On pouvait apercevoir la triste lueur d'une bougie longuement utiliser, ainsi que le jeu de carte dignement gagné qui occupait le reste de l'espace. Un homme, rendu frêle par la faim, sembla hésiter à approcher. Les femmes, vivant dans la rue n'étant pas toujours de bonne accueille. Cette hésitation, suffit à attirer l'attention de la belle qui sorti du petit sac noir, ayant jusque là passé inaperçu, une pomme et un morceau de fromage, qu'elle lui tendit en trottinant doucement en sa direction. « Tenez! Je crois que vous avez plus faim que moi. » Dit-elle de sa voix où resplendissait le bien-être. De tous les clochards, elle était bien la seule à avoir choisi cette vie.

Le visage amaigri, cachait les traits d’un vieil homme qui lui sourit en remerciement et reprit son chemin avec une douce parole pour la gamine l’ayant aidé. Lorsqu’il traversa l’entièreté de la ruelle, elle le suivi du regard, pour mieux découvrir que son rendez-vous était arrivé.


Dernière édition par Gypsy Fawkes le Ven 7 Déc - 0:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: J'ai kidnappé ton attention, non? [Pv. Alexan]   Lun 26 Nov - 0:41


Tu fronces les sourcils, un peu trop ... Prend garde Alexan, tu ressemblerais presque à Frida Kahlo en adoptant ce genre de tête déconfite aux accents de contrariété. Il faut dire que la surprise est de taille et qu'en rentrant d'une journée de travail ardue, à peine après avoir desserré ta cravate, avoir abandonné ton blaser au pas de la porte, et avoir balancé ton attaché-caisse sur le sofa tu te retrouves face à l'une des situations que tu redoutes le plus. Ton regard s'arrête sur l'horloge du salon, celle de la cuisine et même sur le réveil de ta table de chevet ... L'heure n'est plus de ce monde ... Les aiguilles se sont arrêtées sur vingt-deux heures ... Si tu devais classer les situations redoutées par importance, celle-ci se situerait en deuxième position derrière "Voir Ewan reprendre ma place lors des Hunter's Seasons, place me revenant de droit". C'est effaré que tu lâches ton nœud de cravate et t'avance au ralenti vers le lieu du crime ... Et quel crime ! Ton petit secret est sacrément en danger Alex, tu viens de te faire griller par on ne sait quelle créature assez agile et furtive pour s'incruster dans ton appartement et prendre une partie de ton être que tu aurais préféré brûler. En t’ébouriffant les cheveux et te mordant l'intérieur de la joue droite, tu te dis qu'il aurait peut-être mieux fallu brûler toutes les toiles créées au moment même où tu les avais achevées. Mais bon, de toute évidence il est trop tard pour regretter, le mal est fait et tu ne pourras revenir en arrière ... à moins que ?

Tu t'apprêtais à te défaire de ta tenue de trader aussi classieuse soit-elle pour retrouver la simplicité d'une tenue plus légère, prêt à te coucher mais au final, tes plans viennent d'être contrecarrés par l'intervention d'une personne étrangère à ton environnement sécurisé. Jusqu'à présent, tu ne t'étais jamais senti menacé. Ton petit cocon était inviolable, tu avais même dépensé une belle somme dans les outils de sécurité protégeant ton appartement de toute invasion nuisible mais apparemment, inconnu-man a tout de même pu frapper avec dextérité et intelligence. Tu fais plusieurs fois le tour de l'appartement afin de vérifier que rien ne manque à l'appel et reviens vers le lieu du crime ... Levant les yeux, tu aperçois peut-être un maigre espoir de résoudre le problème du jour. À côté de ça, les affaires que tu as conclu aujourd'hui te paraissent dérisoires ... Nerveusement, tu retrousses tes manches, défaits deux trois boutons de ta chemise impeccablement repassée n'ayant pas pris un pli de toute la journée et lève le bras en direction du sommet de la toile installée au beau milieu du salon. Tu laisses ce monosourcil de côté pour arquer l'un des deux, en te plongeant dans la brève lecture de cette note laissée à ton attention.

En plus d'être subtil, l'intrus manie l'art et la manière de s'adresser à sa victime sans que cette dernière n'ait l'impression d'être en danger. Cependant, tu ne peux t'empêcher de frissonner. En plus d'être au courant pour tes talents de peintre, la créature de la nuit sait que tu as un petit faible pour les jeux d'argent et en particulier le poker ... Avait-on engagé un détective privé pour te suivre et te soumettre ? Devenir paranoïaque serait de mise mais tu retrouves bientôt contenance, froisse le papier au creux de ta paume et l'envoi en plein dans le feu brûlant de la petite cheminée en pierre s'adaptant merveilleusement au design moderne et sobre de ton logis . Ton visage se détend, tu te retrouves dans ton élément car, si ce que ce "voleur" dit vrai, tu te retrouveras bientôt en position de force et ce petit soucis ne sera plus qu'un mauvais souvenir. Réajustant ta chemise, tu ne prends pas le temps de la reboutonner entièrement et te précipites à l'extérieur après avoir bien veillé à fermer convenablement la porte d'entrée. Il t'a fallu pas moins de trois fois pour être bien sûr que tu avais correctement fermé et encore maintenant, alors que tu prends route vers l'église, tu doutes. Tu te rappelles avoir pris le temps de remettre toutes les horloges à l'heure et même avoir mis ton réveil à sonner pour 6 heures le lendemain matin ... En revanche, tu as un soucis avec les serrures et n'est même pas sûr d'avoir correctement fermé la baie vitrée permettant de s'échapper par le balcon.

Serrant les dents, ta mâchoire se contracte alors que tu passe dans un couloir d'ombre pour entrer de nouveau dans la lumière projetée par un lampadaire. Ta démarche est assurée, ton regard perçant et tu te précipites vers ce qui t'attend sans plus te méfier une seule seconde. Bien plus que d'obtenir le silence de cette tierce personne, tu as hâte de voir à quoi elle ressemble ne serait-ce que pour saluer son habilité mais aussi pour savoir en quoi se mêler de la vie d'autrui est utile. Peut-être que inconnu-man te donnera les réponses que tu attends ... peut-être pas. En tout cas, si un paquet de cartes t'attends, tu peux être sûr que les hostilités vont être animées et tu ne pars pas défaitiste. Personne ne t'as jamais égalé dans l'art du bluff et des quintes flush. Tu maîtrises les cartes peut-être aussi bien que le pinceau bien qu'en ce qui concerne la peinture, tu ne t'y épanouis pas pleinement.

L'église se profile non loin, tu es bientôt arrivé ... Ton rythme cardiaque s'accélère, le taux d'adrénaline montant à ton cerveau augmente et tu te sens planer. Alexan n'a peur de rien, encore moins d'une jeune donzelle donnant ses vivres à un pauvre homme démuni. Clairement, tu n'as rien à craindre en apparence de cette jolie jeune femme. Tu l'observes derrière ton pan de mur quelques instants et t'avances en sa direction une fois le vieil homme parti. Les gens dans le besoin, tu les fuis comme la peste mais là, tu n'as pas le choix ... Tu retrouves en elle les traits de l'Alexan que tu étais lorsque tu vivais avec ton frère dans le Bronx et franchement, ça ne te réjouis pas des masses. Tu n'as pas hésité un seul instant et t'es avancé vers elle tout naturellement comme si tu la connaissais, comme si tu savais que c'était elle qui avait violé ton intimité. « Ne vous reste plus qu'à vaincre créature de la nuit. » Achevant la dernière tirade transcrite par la jeune femme sur la note laissée à son attention, il lui adresse une légère révérence et n'attend plus qu'à ce qu'elle ne dégaine ses cartes ou ne le conduise vers un endroit plus approprié à un combat de titans. « Vous avez quelque chose qui m'appartiens et je ne saurai attendre plus longtemps. Si vous le permettez, allons prendre quelque chose à manger et commençons, c'est moi qui régale. » Tu n'as pas mangé bien évidemment alors cette proposition s'impose d'elle-même. Peut-être refusera-t-elle que tu lui payes quoique ce soit mais, quoiqu'elle dise, tu sais qu'elle est dans le besoin et qu'elle a certainement deux fois plus faim que toi. Tant qu'à disputer un match épique, autant le faire à armes égales et dans les règles de l'art. Tu ne la connais pas mais tu la penses forte, redoutable et démunie. Qui est-elle ? Pourquoi a-t-elle réellement tenu à s'emparer de ton plus grand secret ?
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MessageSujet: Re: J'ai kidnappé ton attention, non? [Pv. Alexan]   Ven 7 Déc - 0:52



La silhouette n'était qu'une ombre et le cœur de n'importe quelle femme se serait emballé. Seule dans une ruelle sombre, avec une personne inconnue s'approchant lentement, un esprit saint aurait imaginé les pires situations et des jambes fonctionnelles auraient prit la fuite. Malheureusement, bien que les deux lui soient accordés, Gypsy n'était pas raisonnable et cette ruelle crasseuse était son dortoir de la semaine. À la place de la peur qui aurait dû naître, un sourire éclatant de joie s'inscrivit en un éclair sur son visage. Croisant les mains derrières son dos, elle attendit patiemment qu'il arrive à sa hauteur, tout en observant les moindres détails qui lui sautaient aux yeux. La seule pensée qui surplombait son examen minutieux des manies du jeune homme, c'était celle qui l'avait mené à punir ce riche de la zone un.

Pourquoi? Pourquoi cacher un talent aussi exceptionnel? C’était d’un ridicule et d’un offensant, que son instinct d’anti injustice avait prit le déçu et sans s’en rendre compte l’itinérante avait dépassé les bornes. Bien que dans son petit monde construit solidement dans son esprit, l’acrobate n’avait pas les mêmes limites que celles qu’on reléguait dans la réalité de tous et chacun. « Ne vous reste plus qu'à vaincre créature de la nuit. » Cette tirade, imprévu elle devait l’admettre, c’est toutefois la légère révérence qui lui tira un léger rire. Envoutant tout autant que léger, c’était typiquement Gypsy qu’on entendait, alors que sa voix se répercutait dans le silence de la nuit. « Vous avez quelque chose qui m'appartiens et je ne saurai attendre plus longtemps. Si vous le permettez, allons prendre quelque chose à manger et commençons, c'est moi qui régale. »

Son sourire ne se figea pas, ni même ne tiqua, mais elle ignora l'invitation à dîner. La faim elle connaissait et sans se souvenir pourquoi, elle voulait la ressentir. C'était d'ailleurs, une des principales raisons qui la poussaient à vivre dans la rue et non dans un luxueux hôtel où elle aurait dû travailler comme boniche. S'approchant de quelques pas, la jeune femme envahie la limite de l'espace personnel de son invité. Se penchant vers l'avant, elle ne se rendit point compte que leurs visages auraient pu se frôler sans problème, si une rafale de vent les avait bousculés. Bien entendu, on aurait pu s'attendre à ce qu'elle ne soit pas savonnée et fraîchement sorti d'une douche, mais c'était bien le cas. Ayant rendu visite, justement, à un hôtel pendant qu'un riche héritier était sorti travailler. Son corps sentait donc, bon la rose et on aurait pu jurer qu'elle ne vivait pas nécessairement en ce lieu.

« Je suis désolée, mais à moins que tu ne sois capable d'escalader la façade de cette bâtisse pour allez retrouver ce que tu désires, je ne crois pas que tu sois en mesure de m'imposer ton impatience. » Elle avait indiqué, d'un léger mouvement de tête, le cinéma qui surplombait l'endroit. Oui, elle avait bel et bien caché la toile de cette artiste tout là-haut. Bref, la familiarité faisait partie de son comportement, quoi de moins étonnant que de la voir tutoyer un parfait étranger? Redressant légèrement le dos, elle entreprit de gambader vers la table où reposait ses cartes et s'y installa en indien. D'un geste rapide et terriblement précis, elle étendit le paquet devant elle et lui fit signe d'approcher. « Mais bon, il est tard et je suppose, que je ne peux pas te faire patienter éternellement... Alors, on la joue cette partie? »

Sans le regarder, elle attrapa une petite bougie rester discrètement cacher et sorti un briquet de la poche de son pantalon. Allumant la mèche une douce lueur éclaira la table, révélant un peu mieux les traits de la voleuse. Son visage était doux et on n’y lisait nullement l’avidité des gains. Au contraire, elle semblait simplement sur le point de s’amuser. Un peu à la façon d’une enfant. « Oh, j’ai oublié de me présenter. Je suis Gypsy. Ravi de finalement faire ta connaissance. » Dit-elle en lui tendant la main.

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MessageSujet: Re: J'ai kidnappé ton attention, non? [Pv. Alexan]   Jeu 10 Jan - 22:12

Spoiler:
 

Étincelle dans le noir, ses yeux ronds te dévisagent et ses lèvres s'agitent en une tirade t'étant déballée sans aucune cérémonie. Être pompeux n'est pas vraiment ton genre mais tu aurais apprécié être au moins pris au sérieux ou que cette voleuse du dimanche rentre dans ton jeu ne serait-ce que quelques instants mais l'inconnue au visage amaigri et au corps svelte a bien d'autres préoccupations que les besoins primaires de l'homme aussi ne prête-t-elle pas attention à ton invitation à manger ... La moindre des choses aurait été d'accepter à moins qu'elle ne soit trop fière pour cela. En tous les cas, cette redoutable créature aux talents inavoués t'intrigue et son attitude te rend mal à l'aise, bien plus que tu n'aimerais bien l'avouer. À l'instant même où elle entreprend quelques pas en ta direction de sorte à entrer sous ce fin rayon de lumière dispensé par intermittence par un lampadaire capricieux te surplombant, tu te sens menacé. Cette intrusion dans ton espace personnel intensifie le froncement de tes sourcils et, comme si tu souhaitais défendre ton territoire en jaugeant ton adversaire, tu t'écartes légèrement.

Ce qui te déstabilises peut-être le plus est ce mystère l'entourant. Qui est-elle ? D'où vient-elle ? Pourquoi cherche-t-elle à te faire perdre tes moyens en te dérobant un bien compromettant ? Se prendrait-elle pour une justicière volant aux riches pour ensuite leur proposer un marché qu'ils ne pourront refuser grâce auquel elle donnera aux pauvres ? Tu pourrais bien imaginer ce que tu désirais, tu ne saurais peut-être jamais rien à son sujet aussi éphémère vôtre rencontre soit-elle. Tu doutes quant à tes intentions et tu as horreur de ce sentiment. Être sûr de soi, un sentiment t'ayant été octroyé à l'instant même où tu posais tes premiers pas sur cette terre promise de la zone 1 était certainement l'une des meilleures choses qui t'était arrivée jusqu'à présent mais là, en à peine un regard et deux trois mouvements, elle avait fait s'effriter cette bulle de bien-être dans laquelle tu te complaisais depuis bien trop de temps. Aurait-elle agi de la sorte si tu étais resté le pauvre ère de la zone 4 et qu'elle était tombée sur une de tes œuvres ? Encore faudrait-il pour cela considérer que ce besoin de peindre soit survenu bien avant la victoire de ton frère ce qui ... n'était pas le cas. L'expression même de la violence refoulée reposait selon ses dires à une distance conséquente que tu n'atteindrais pas avant elle et ce même si tu te mettais à courir dans l'espoir d'y parvenir avant elle. Mais à cet instant, ELLE fixait les règles et tu t'y soumettais. « Je suis désolée, mais à moins que tu ne sois capable d'escalader la façade de cette bâtisse pour allez retrouver ce que tu désires, je ne crois pas que tu sois en mesure de m'imposer ton impatience. » Grinçant des dents, serrant les poings, tu manques de t'étouffer avec ta propre salive en avalant de travers à l'instant même où elle te réplique cela. Depuis quand se permet-on de se jouer de toi de la sorte ? De plus, elle te tutoie sans aucune gêne ... Est-ce que tous les voleurs de son genre tutoient leurs victimes ?

Tes doigts trouvent finalement refuge en glissant sur les boutons brillants de ta chemise noire et le simple fait d'en dessiner le contour semble t'apaiser. L'inconnue redresse légèrement le dos, s'esquive en quelques pas silencieux et prend place à une table que tu n'avais pas encore perçue ... Une magicienne ... ça ne pouvait être que cela. Ou alors une folle échappée de l'asile ... Mais à choisir entre les deux, tu préfères opter pour la magicienne et la suit du regard, ne bougeant pas et ce jusqu'à ce qu'elle t'invite à la rejoindre. « Mais bon, il est tard et je suppose, que je ne peux pas te faire patienter éternellement... Alors, on la joue cette partie? » Nulle impatience ne trahi ce ton monocorde ni son son visage de marbre contrairement au tien qui ne cesse de manifester des signes de fatigue tant par tes clignements d'yeux incessants que par cette manie que tu as de te mordiller le creux de la joue lorsque tu ne t'exprimes pas et que tu tentes de garder contenance. Tandis que tu te questionnes sur cette personnalité surprenante qui distribue les cartes avec autant d'agilité que le meilleur des croupiers, ton séant prend place sur le sol et tes doigts frôlent le meuble de bois en jetant un œil curieux sur les lieux qui ne tardent pas à t'être dévoilés à la lueur d'une bougie sortie de nulle part. Vous vous trouvez toujours dans la rue et pourtant, tu as l'impression d'être entre quatre murs curieusement proches les uns des autres te clouant à la place que tu occupes sans guère te laisser le loisir de te mouvoir à volonté. Tu en as même oublié cette faim qui te rongeait l'estomac relégué en seconde position derrière l'intérêt que tu portes à ce jeu qu'est le poker et à cet adversaire qui ne paye pas de mine mais qui s'avère déroutant. Ce que tu parviens à discerner sur son visage n'est autre qu'un éclat de malice la faisant rayonner et te laissant penser qu'elle est bien loin de prendre au sérieux cet échange.

« Oh, j’ai oublié de me présenter. Je suis Gypsy. Ravi de finalement faire ta connaissance. » Saisissant tes cartes, tu daignes lever l'espace de quelques secondes les yeux vers elle à l'instant où elle se présente puis, d'un clignement d’œil entendu, lui réplique. « Alexan. Mais ça, tu le savais, non ? » Tes doigts se referment sur les siens alors que tu consens à lui serrer la main. Nul besoin d'épiloguer, tu n'es pas ici pour étaler ta richesse ni même te faire brosser dans le sens du poil. Bien sûr que non. Cette jeune femme a bien plus à t'apporter qu'un peu d'argent dans le sens où son expérience et son apparente maturité risque de te donner du fil à retordre. Accoutumée au lieu, elle semble l'être parfaitement. Peut-être règne-t-elle en maître sur les rues bordant le cinéma ? Peut-être est-elle tout simplement SDF ... Peut-être t'aurait-elle comprise, elle aussi, si vous aviez partagé votre enfance ... Il se pouvait même que vous ayez le même âge ... En tout cas, tu ne l'imagines pas plus vieille que toi mais n'arrive pas non plus à imaginer quoique ce soit à son sujet. Elle inspire le mystère et cela te trouble. « Comment es-tu montée là-haut ? » Ton index indique la cachette parfaite où se trouve, selon ses dires, ton bien. Une pointe de curiosité perce ton intérêt alors que tu replonges dans tes cartes. Trêve de civilités, tu retrouves tes habitudes de la zone 4 et ne réfléchis plus à l'étique ni même aux bonnes manières et la vouvoyer semble à présent déplacé maintenant que vos identités sont dévoilées. Les cartes sont distribuées, l'intérêt ravivé, ne te reste plus qu'à remporter cette énième bataille ...
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MessageSujet: Re: J'ai kidnappé ton attention, non? [Pv. Alexan]   Mar 15 Jan - 2:25



« Alexan. Mais ça, tu le savais, non ? » Sa voix avait quelque chose d'accrocheur, qui plaisait aux oreilles de la jeune cambrioleuse... Et la voix importait beaucoup à cette créature étrange et qui ne soumettait qu'à la réalité qu'elle désirait. Si, l'homme ou la femme à qui elle parlait n'avait pas une certaine chaleur en lui adressant la parole ou quoi que ce soit qui n'attise son intérêt, la bohémienne perdait bien vite toute intention de harceler, son vis-à-vis. Certains, avait échappé au pire ainsi, tout autant que le jeune homme qui lui faisait face, venait de lui donner une nouvelle raison de le prendre entre ses filets. Haussant les sourcils d'une manière comique, tout en ayant un mouvement de tête légèrement enfantin, la belle prit la parole. « Il est vrai, que j'ai lu ton prénom sur un bout de papier et dans ton appartement. Mais, sans présentation, je ne pouvais tout de même pas l'utiliser non? ... Je veux dire, sans passer pour une harceleuse. »

Le contact de leurs mains, fut de courte duré. Comme si, il aurait préféré être ailleurs, ce qui renouvela l'envie de faire durer en longueur que Gypsy tentait de contenir. Oui, elle avait un certain esprit de contradiction et un humour que seule sa propre personne appréciait, en général. Les cartes s'étalent sur la table malmenée par les orages récents et la joueuse se demande si elle aura ce qu'elle désire en débutant cette partie. Souvent, elle avait arnaqué les touristes, mais c'était il y a longtemps. Aujourd'hui, elle voulait comprendre ce qu'un artiste faisait dans cette apparence d'homme d'affaire déplaisante. Une question des plus importantes pour Gypsy, qui n'appréciait pas qu'on brime qui que ce soit dans ses élans artistiques.

« Comment es-tu montée là-haut ? » La question, lui fit battre des cils... Alors, qu'un sourire emplit d'une touche de mystère étirait ses lèvres. L'instant d'après, son expression était devenu celle d'une gamine qui sait quelque chose que l'autre ignore. Se penchant vers l'avant, elle murmura sa réponse. « De la même façon que j'ai pu entrer chez toi, mon loup. De la même méthode. » Puis, rompant cet instant de rapprochement, elle débuta le jeu. Des mouvements vifs et habiles, qui trahissait l'habitude de manier les cartes, avait remplacé ses gestes exagérer qu'on lui voyait en permanence.

S’étirant, telle une chatte qui n’avait pas bougé assez souvent, elle plongea son regard dans celui d’Alexan, lui souriant. Elle aimait le regain d’intérêt et le sérieux qu’elle pouvait lire dans sa posture. Il aimait, tout autant que l’itinérante, l’appât du poker. Peut-être, qu’elle finirait par l’apprécier et lui pardonner son geste blasphématoire. À cet être, qui avait incendié un cadeau de dieu. Pouvait-elle lui accorder une seconde chance et peut-être même l’aider à franchir le mur qui l’empêchait d’être simplement lui-même… Oui, réfléchir ainsi, était légèrement de la folie. Surtout, lorsqu’on savait que cette rencontre était la première, mais ce n’était pas la première fois qu’elle forçait le destin, lui imposant son choix. Elle agissait différemment et produisait des rencontres imprévus. Si on ne pouvait pas l’endurer, on la chassait, bien qu’il faille pratiquement un exterminateur pour s’en débarrasser.

Attendri par la vie qu'elle s'était construite, elle attendait qu'il joue et se demandait s'il viendrait, dans sa vie comme un passager fantôme ou comme l'un de ceux qui laisseraient une marque importante. Ne le voyant point bouger, elle penchant la tête sur le côté, la chandelle faisant scintiller ses yeux. « C’est à ton tour, Lexan. » Dit-elle avait un soudain accent chaud qui ne venait certainement des États-Unis. « Et si tu veux, on peut décider de règles pour s’amuser. »


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