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 save me from the nothing i've become | loukas&mia

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MessageSujet: save me from the nothing i've become | loukas&mia   Ven 8 Jan - 20:18



Im gonna take you back to my house
I love the feeling when you touch me baby


 
Encore un nouveau rêve qui semble si réaliste… Je vois ton visage Lou’, et je ressens une haine indescriptible envers toi. Je n’arrive pas vraiment à savoir pourquoi et tente en vain de percevoir ce que tu tiens entre les mains pour que je t’en veuille à ce point…Je te regarde droit dans les yeux et poussent de multiples jurons envers ta personne… Le rêve se brouille peu à peu et impossible de connaître la raison de mon énervement alors que ton visage s’efface de plus en plus. Mon bras se lève, ma main se tends et rencontre avec une violence sans nom ton visage qu’il m’est de plus en plus difficile d’abîmer…

Et mes yeux s’ouvrent alors et je me redresse, paniquée. Je respire rapidement et tente de reprendre un rythme cardiaque normal. Mon visage est trempé, mes draps en désordre et mes oreillers à terre. Je prends mon visage entre mes mains et ferme les yeux en secouant la tête. Encore un réveil dans ces conditions qui m’intriguent de plus en plus. Pourquoi ces rêves ? Et pourquoi Loukas cette fois-ci ? Cela fait plusieurs années que je rêve à l’avance de ce qu’il va se passer le lendemain, mais Loukas n’est jamais apparu dans mes rêves, je n’ai jamais eu aucune raison de rêver de lui. Et puis, je l’ai retrouvé depuis quelques temps seulement, sans doute est-ce la raison pour laquelle je ne l’ai jamais vu dans ces prémonitions. Je me lève et frissonne au contact de mes pieds avec la froideur du sol et me dirige directement vers la salle de bain. Je me place face au lavabo et fait couler de l’eau fraîche que je récolte entre mes mains pour la déposer soigneusement sur le visage, histoire de me rafraîchir quelque peu les idées. Je relève les yeux et me regarde dans le miroir pour y découvrir le reflet d’une femme au visage cerné, pâle et creux.  Je détourne le regard, dégoûtée par l’image que je renvoie sans trace de maquillage et pars dans la cuisine pour avaler un bol de céréales devant la télévision et une émission matinale lambda. Une boule au ventre m’empêche de manger plus de la moitié de mon bol et je jette alors le reste en soufflant. Je peine encore à me nourrir correctement, ma maladie n’étant pas encore totalement exclue de mon cerveau et le cauchemar de cette nuit ne m’aide absolument pas. Tout ce qui touche Loukas me touche personnellement, même s’il n’est rien pour moi à part mon ancien demi-frère que j’ai sauvagement frappé pendant un an, je ne peux m’empêcher d’être «liée» à lui malgré moi et même s’il est plus âgé que moi, je ressens le besoin de le protéger. Après tout, Lou’ est une fillette et je suis un homme avec l’oiseau en moins et la poitrine en plus, il est donc évident que je sois son garde du corps et non l’inverse. Je vais dans la chambre, ouvre les stores et la fenêtre avant de remettre mon lit en place et choisir mes vêtements pour la journée. Dehors, le ciel est gris et le vent est au rendez-vous. Je sors donc l’incontournable jean, bottes et manteau d’hiver pour sortir. Grâce à ce temps, il n’y a presque personne dehors, je suis donc réconfortée à l’idée de me retrouver bientôt dans ces rues quasi désertes. Arrivée dans la salle de bain à nouveau, j’enlève le peu de vêtements que j’ai sur moi et me mets dans la douche en faisant couler de l’eau bien chaude. Je ferme les yeux et profite de la sensation extra de l’eau qui coule sur l’ensemble de mon corps ce qui me fait oublier un instant tout les soucis de ma triste existence. Après plusieurs minutes de plaisir intense, je me décide enfin à me laver et sors, attrapant au passage une serviette que j’enroule rapidement autour de moi pour éviter que je n’attrape trop froid. Je me sèche, m’habille et passe à l’une des étapes les plus longues de ma matinée à savoir masquer ces innombrables imperfections qui sont d’après plusieurs personnes tirées tout droit de mon imagination débordante ; j’ai toujours cette manie de vouloir être parfaite et de considérer une rougeur sur mon visage comme quelque chose de totalement repoussant ce qui pourrait pousser autrui à parler de moi, à me regarder d’une manière trop insistante… Et tout ces phénomènes engendreraient une Mia encore plus paranoïaque et dingue que celle que je suis aujourd’hui, alors autant ne pas tenter l’expérience et me cacher derrière une couche de fond de teint comme je le fais habituellement.

Je vois à présent dans le miroir une femme au visage mat, aux yeux qui tentent de dissimuler bien des choses et au sourire plus que faux. J’ai réussi au fil du temps à me forger un masque que très peu de personnes arrivent à briser; ce masque me permets de cacher mes émotions, de ne les divulguer à personne. Ce n’est que le soir venu, quand je me retrouve seule face à moi même que ce masque tombe et que la vraie Mia reprends le dessus sur celle que je m’efforce d’être pour plaire aux autres. Toujours tracassée par cet étrange rêve, je décide d’attraper mon téléphone pour essayer d’avoir des nouvelles de Loukas. Je respire profondément à plusieurs reprises et compose son numéro, portant le téléphone au niveau de mon oreille avec appréhension. Les sonneries s'enchaînent sans aucune réponse de sa part et je raccroche sans laisser de message. Je ne renouvelle pas l’expérience et attends plusieurs minutes pour voir s’il daigne me rappeler, mais rien. Un silence sans fin. Je pousse un juron et attrape mon satané manteau et mon sac pour sortir en direction de l’appartement de Loukas. Je ne sais pas ce qu’il fait pour ne pas me répondre et c’est cela qui me pousse à sortir aussi précipitamment de chez moi pour le rejoindre. D’ailleurs, je ne sais même pas s’il se trouve chez lui mais je prends le risque de me déplacer pour rien, quitte à devoir le harceler de coups de fils par la suite pour savoir où il se trouve.  Le trajet à pied semble durer une éternité et j’arrive enfin chez lui. Je m’arrête quelques secondes devant sa demeure et l’observe. J’ai une impression de déjà vu et je fronce les sourcils. Toujours les mêmes choses qui se répètent ; des impressions de déjà vu et par la suite mon rêve se réalise. Si l’on peut bien sûr véritablement appeler ça un «rêve». Ce n’est pas le prince charmant que je rencontre, habituellement ce sont toujours des situations pour le moins embarrassantes qui se réalisent, alors autant appeler ça un cauchemar. Je me dirige vers la porte et frappe trois fois avant de me rendre compte que la porte est déjà ouverte. Sans gêne, je m’incruste chez lui en essayant de faire le moins de bruit possible pour que l’effet de surprise soit le plus grand possible. J’entends du bruit venant d’une pièce non loin de moi et m’y dirige alors espérant ne pas trouver Loukas avec quelqu’un. Je pousse rapidement la porte, m’apprétant avec un grand sourire aux lèvres à le saluer gaiement, heureuse qu’il soit sain et sauf présent chez lui mais mon sourire s’efface et mes poings se serrent…

« MERDE! LOUKAS C’EST QUOI CE BORDEL ?! »

La scène de mon cauchemar se réalise et je comprends enfin pourquoi j’étais tant remontée après lui ; Lou’, en train de fabriquer ses propres bières… Oh, mais dans quoi tu t’es encore fourré toi ?...




Dernière édition par Mia H. King le Dim 17 Jan - 12:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: save me from the nothing i've become | loukas&mia   Mer 13 Jan - 3:03


« I'm In The Dark. Will You Free Me From Myself?  »



Mia & Loukas
The Nothing I've Become

  Cette décision, il l’avait prise et elle était irrévocable. Cette décision, il l’assumait, malgré ses doutes, malgré ses peurs, Loukas tenait son bout comme le ferait un chien trop zélé et enjoué qui refuserait de desserrer sa prise sur jouet. Oh oui. Kylian tenait sa décision fermement dans sa gueule, serrant des dents à s’en faire saigner les gencives, mais il ne reculerait pas. Trop fier, trop borné, trop engagé, le daybreaker refusait de faire marche arrière et personne ne le ferait changer d’avis. Personne? Vraiment? Le gérant du old absinthe avait tout perdu suite à la prohibition. Il avait perdu son bar qu’il chérissait. Il avait perdu foi en la Résistance pour laquelle il militait. Il avait perdu son ange qu’il aimait. S’engager dans la mafia, à cet instant de sa vie, à ce moment précis de son existence semblait être la seule décision logique, la seule conclusion qui répondait à son entendement, le seul acte qu’il pouvait poser tout en étant en accord avec lui-même, ses valeurs, ses idéaux. Bien évidemment, Loukas crachait sur d’autres principes en prenant part à la Nemesis. Bien évidemment, son rôle dans une telle organisation criminelle l’obligeait à poser des gestes hors de son humanité habituelle, mais Loukas perdait de plus en plus cette sensibilité que certains décrirait comme futile en des temps pareil. Déjà, sa nature même de daybreaker qu’il commençait tout juste à assumer le forçait à redéfinir ses limites autrefois si bien définies entre le bien et le mal, cette morale stricte qu’il portait devenait de plus en plus flexible. Lui, homme modéré dans sa nature malgré sa témérité, il devenait radical, il prônait la révolution. Il avait saturé, il en avait marre, il allait exploser.

Le rôle de Loukas était pourtant restreint. Il produisait la marchandise, mais se tenait généralement loin du déplacement et de la vente. La seule fois où il avait pris part à ces étapes de la contrebande, il avait frôlé la mort. Le daybreaker préférait alors s’en tenir à un art qui lui colle bien à la peau, brasser sa bière. Loukas s’était installé dans un vieux bateau abandonné qui flottait sur le lac ste-catherine afin de produire sans que le Old’ ou sa demeure ne soient mis en danger. Or, un changement de dernière minute avait forcé un déplacement en deux temps et Loukas se devait d’héberger quelques barils sous son toît. L’idée ne lui plaisait pas du tout, il manquait de contrôle sur la situation, il détestait ça. Son insécurité allait lui faire faire des cauchemars, alors le gérant du Old Absinthe House choisit de ne simplement pas fermer l’oeil cette nuit. Lorsque le soleil se leva, Loukas avait les yeux enflés par le manque de sommeil. Il pris un café avant de s’installer dans le fond de son canapé, surveillant les barils inanimés du coin du regard. Sirotant son café, son téléphone sonna. Nerveusement, il mit la main sur ce dernier, attendant impatiemment l’appel du transporteur, mais il fut déçu de découvrir l’identité de Mia sur son afficheur. Loukas ne voulait pas prendre la chance de manquer l’appel de la Nemesis.  Il rappelait sa demie-sœur, s’il pouvait encore l’appeler ainsi, une fois que les barils ne traineraient plus dans son salon. Fixant le vide et attendant toujours que son téléphone sonne, les yeux du daybreaker devinrent trop lourds. Le marchand de sable lui joua un mauvais tour et il n’entendit jamais les trois coups qui martelèrent à sa porte. Mia s’immisça dans son appartement à son insu, malgré ses sens si aiguisés, pour constater le fruit de son dur labeur.

« MERDE! LOUKAS C’EST QUOI CE BORDEL ?! » Loukas revint à lui-même dans un sursaut, éveillé par la douce et mélodieuse voix de son indispensable Mia. Assis sur son canapé, le daybreaker se mit rapidement sur pied pour constater la rage sur le regard de son amie, s’il pouvait l’appeler ainsi. Son premier réflexe fut de s’interposer entre elle et les barils, plaçant ses mains devant lui comme le ferait un dompteur pour calmer une bête féroce. Oui, il tenait à protéger son travail, il y mettait énormément de temps et Mia regarda ses barils d’un air un peu trop menaçant à son goût. En faites, la fatigue devait assurément le mener en bateau, car il comprit à retardement la futilité de ses comportements et surtout, qu’il était la cible de toute la haine qu’il lisait sur le visage de la rouquine. La guerre, c’était presque la routine entre ces deux-là. À chaque fois que Loukas faisait une connerie, Mia était toujours derrière lui pour le rattraper, pour le recadrer, pour le raisonner. Elle était nettement plus solide que lui et elle lui apprenait quelque chose de capital dans ce monde de fou, être égoïste. Ainsi, les claques qu’elle lui mettait aux visages étaient dans son intérêt. Mia le poussait à devenir quelqu’un de meilleur, quelqu’un de plus fort. Or, la présente situation était hors de leurs habitudes, malgré la routinière crise de Mia qui précédait parfois ses excès de violence. Malgré ce scénario aux allures très communes, cette fois, la rédactrice en chef allait frapper un mur. À la différence des jadis événements, Loukas ne se pliera pas aux exigences de la belle rousse. Contrairement aux autres querelles, celle-ci tenait sur le seul et unique sujet qu’ils évitaient à tout prix : leur opinion politique. Pour Mia, aller à l’encontre de la loi et faire de l’alcool de contrebande ou pire encore, s’inclure dans une mafia, c’était de la folie pure et dure. Mais pour Loukas, c’était devenu une nécessité.

« Attends. C’est pas ce que tu crois. » Un mensonge? Surement. Or, Loukas n’avait aucune idée réelle de ce qu’elle pouvait s’imaginer, mais les faits jouaient clairement contre lui. Loukas avait laissé cette phrase lui sortir de la bouche, presque par réflexe, afin de la calmer, afin de se donner une chance de se justifier. Heureusement, aucun indice dans la présente salle ne pouvait faire le lien entre Loukas et la Nemesis aux yeux de la rouquine, c’était déjà un bon point.  « Je fais juste la produire comme je faisais au Old’ et c’est tout. Je prends pas part à la vente. Je laisse ça aux autres. » Perspicace ce petit Loukas. Maintenant, elle pouvait facilement mettre les morceaux du casse-tête ensemble et déduire son alliance avec une organisation criminelle. Oui, il venait de se tirer dans le pied comme un amateur. Sa nuit blanche lui faisait terriblement la vie dure, ses neurones n’arrivaient pas à s’activer normalement. Réalisant, encore une fois un peu trop tard, l’erreur qu’il avait commise, Loukas choisit de changer de stratégie afin de reprendre un peu de pouvoir dans cette délicate situation. Ainsi, il passa à l’offensive. « Oh et… Tu vis ici, maintenant? Tu te permets de rentrer chez moi comme ça? Sans cogner? Sans prévenir?  » Le sarcasme était-il véritablement un choix stratégique plus efficace? Non, Loukas. Tu devras dormir plutôt que de provoquer la bête.




Dernière édition par Loukas K. Kilverstone le Mar 2 Fév - 16:18, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: save me from the nothing i've become | loukas&mia   Dim 17 Jan - 13:23



Im gonna take you back to my house
I love the feeling when you touch me baby


 
Se sentir trahi par un être cher et un sentiment intense et déchirant. Nous avons bien trop l'habitude d'accorder notre confiance à n'importe qui, sans se dire qu'il est possible qu'un jour cette confiance soit brisée en une fraction de secondes. Nous ne voulons jamais regarder la vérité en face, nous ne voulons jamais nous dire qu'il est vain de faire confiance à qui que ce soit dans ce monde où autrui ne vit que pour lui, pour sa survie personnelle. L'humanité est égoïste, solitaire. Il n'y a plus une once d'entraide.. Et même si un jour nous avons l'impression que quelqu'un se soucie de nous et qu'il ferait n'importe quoi pour nous aider, il ne faut jamais oublier que l'amitié est fragile, comme un oisillon sortant à peine de son nid ; un rien à la possibilité de mettre fin à sa pitoyable existence.
Je n'arrive pas à détacher mes yeux de cet homme que je croyais si bien connaître et qui en réalité apparaît maintenant comme un inconnu. Je savais que Lou' n'était pas autant que moi «attaché» au gouvernement même si je ne suis pas une fanatique de ce régime comme peuvent l'être certaines personnes, mais j'étais loin d'imaginer qu'il était capable de confectionner ses propres breuvages alcoolisés chez lui, en tout intimité. J'ai envie de le frapper jusqu'à ce que toutes ses neurones -s'il lui en restent assez- se remettent en place pour qu'il se rende enfin compte de ce qu'il est en train de faire.. Mais je n'ai pas envie que mon rêve se réalise. Les yeux de Loukas me dissuadent de lui faire du mal, sûrement pour la première fois de ma vie. Et de toute façon, à quoi ça servirait que je lui défigure à nouveau le visage ? Probablement à rien, je sens de la détermination en lui, je le lis sur son visage et je me détruirait les poings vainement. Il est debout face à moi, ses bras tendus et ses mains dirigées vers moi comme pour m'empêcher de m'approcher de trop de ses précieux barils. Je pousse un juron, pose mes mains sur mon visage et souffle.

« . C’est pas ce que tu crois. Je fais juste la produire comme je faisais au Old’ et c’est tout. Je prends pas part à la vente. Je laisse ça aux autres. »

Je le regarde et fronce les sourcils en plissant les yeux, comme ci je n’avais pas très bien entendu. Les autres ? Alors Lou’ n’est pas tout seul dans cette histoire ? J’ai cette fâcheuse impression que je vais exploser dans très peu de temps… Je suis une bombe à retardement et Lou’ n’arrête pas de raccourcir le temps qu’il me reste avant de littéralement péter les plombs. Heureusement pour lui qu’il se trouve devant les barils, sinon je pense qu’ils ne seraient déjà plus présents ou du moins plus dans leur état actuel...

« Attends Loukas, c’est une blague ? Une caméra cachée je ne sais pas ! Mais si tu veux pas que tes barils disparaissent t’as intérêt à me dire qui sont les autre set pourquoi tu fabriques ces barils ! »

Si je n’arrive pas à frapper Loukas, je peux tout du moins continuer à le menacer comme je l’ai toujours fait. Après tout, j’ai toujours ressenti le besoin de le protéger. Il est plus âgé que moi, c’est un fait, mais derrière ses apparences, je sais qu’il est facilement brisable. Et l’idée que quelqu’un puisse un jour le mener plus bas que terre est une chose inimaginable pour moi. Il joue à la roulette russe en permanence et il est peut-être en ce moment même sur le point de perdre et je me dois alors de rester auprès de lui tant qu’il ne m’a pas craché le morceau sur ce qu’il fait actuellement et surtout pour qui il le fait.

« Oh et… Tu vis ici, maintenant? Tu te permets de rentrer chez moi comme ça? Sans cogner? Sans prévenir? »

« Je vais te dire une chose Loukas. Et écoute bien ce que je vais te dire. Je pense que la actuellement, tu as intérêt à te taire et à laisser de côté le fait que je sois rentrée chez toi... Et d'ailleurs, j'ai frappé trois fois et si tu n'étais pas si occupé à faire n'importe quoi tu aurais sans doute entendu. Tu devrais me remercier d'ailleurs, t'aurais pu te faire agresser ou tomber sur un mec du gouvernement qui sait ! C'est pas prudent de laisser la porte ouverte, prochaine fois tu réfléchiras avec la cervelle de moineau que t'as si t'es encore capable de mobiliser tes minuscules neurones ! Donc maintenant tu vas répondre aux questions que je t'ai posées et rapidement avant que mon énervement n'atteigne le point de non retour et que tout s’abatte soudainement sur ta petite personne »

Je ferme la porte qui se trouve derrière moi, croise les bras et m'appuie sur celle-ci pour lui montrer qu'il se trouve dans une situation vraiment délicate à laquelle il ne peut échapper et le fixe calmement, attendant des réponses claires et précises sur les multiples questions que je me pose actuellement...


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MessageSujet: Re: save me from the nothing i've become | loukas&mia   Mar 2 Fév - 16:11


« I'm In The Dark. Will You Free Me From Myself?  »



Mia & Loukas
The Nothing I've Become

  Se protéger est un réflexe humain et primaire. Ne pas se dévoiler entièrement, ne pas permettre aux autres de percevoir l’entièreté de notre personne, ne pas se montrer vulnérable, garder cette armure précieuse et lourde qui nous rassure, ne sont que des mécanismes de défense des plus humains, malgré que parfois destructeurs. Tisser un lien de confiance est terriblement angoissant, par peur qu’il se brise, par peur qu’il soit utilisé contre nous. Le monde, surtout celui dans lequel nous sommes aujourd’hui, grouillait d’êtres égoïstes qui ne cherchent qu’à profiter de vous. À l’instant précis, Loukas faisait tomber une partie du voile, à contre-cœur, évidemment, mais tout de même. Le gérant du Old’ montrait une facette de sa personne à Mia, une facette qu’il aurait préféré lui cacher pour éviter sa colère inutile, mais face à la situation, il ne lui restait que deux choix : fuir ou lui faire face. Or, le Daybreaker ne pouvait fuir, car cela impliquait qu’il mente à son amie et il ne voulait pas s’abaisser à une telle pratique. Loukas n’avait jamais été doué pour la fourberie, et malheureusement pour lui, sa langue, normalement si bien articulée de tact, perdait de son aisance sous l’effet de la fatigue. Le conflit était alors inévitable et il l’alimentait de sa maladresse. Le Daybreaker le comprit rapidement, alors que Mia semblait se gonfler d’une rage encore plus prononcée suite à son premier plaidoyer. Pour elle, il avait franchi une limite. Pour elle, le lien qui les unissait, un lien pourtant si fort, si longuement travaillé, était menacé. « Attends Loukas, c’est une blague ? Une caméra cachée je ne sais pas ! Mais si tu veux pas que tes barils disparaissent t’as intérêt à me dire qui sont les autres et pourquoi tu fabriques ces barils ! » Mia ne passait jamais par quatre chemin, elle allait droit à la cible. Elle voulait tout savoir, maintenant, sans attendre. La patience n’avait jamais été son fort. Or, plutôt que de s’écraser, Loukas tomba dans la défensive, la contre-attaque même. Alors qu’il se sentait martelé par Mia, agressé, il répondit du tac au tac. « Tu te prends pour qui pour me donner des ordres de la sorte? Je ne te dois aucune explication Mia, mes choix ne t’appartiennent pas. » Obtenir un refus de la part de Loukas était une chose inhabituelle. La carence de sommeil lui avait-il donné un coup sur la tête au passage? À quoi jouait-il? À lui faire face de la sorte? À se rebeller? Pourtant, d’une part, elle pouvait être fière de lui, Loukas arrivait à se tenir debout pour une fois. Or, peut-être aurait-elle préféré qu’il mette ses apprentissages en pratique envers une autre personne. Pourtant, le jeune homme commença rapidement à douter de sa propre prise de pouvoir. Son cœur se débattait dans sa poitrine, il devint incertain. Respirant lentement, profondément, sa voix se fragilisa, alors que sa soumission ne se voulait pas totale. « …De toute façon, tu connais la réponse à ta question, mais tu n’as pas envie de l’entendre, alors que je vais t’épargner cette torture. »

La belle rousse s’imposa, voulant remettre les pendules à l’heure malgré l’absence de violence de sa part. Les deux amis semblaient dans une position bien délicate. De l’extérieur, il serait difficile de croire qu’ils sont liés d’une affection des plus profondes et sincères, mais c’était ainsi qu’il vivait les choses, dans la confrontation. Si Mia se voulait si dure avec lui, c’était bien parce qu’elle était prête à tout sacrifier pour le bien du jeune homme. Si Loukas réagissait autant, c’était bien parce qu’il tenait à elle, plus qu’à sa propre personne.  « Je vais te dire une chose Loukas. Et écoute bien ce que je vais te dire. Je pense que la actuellement, tu as intérêt à te taire et à laisser de côté le fait que je sois rentrée chez toi... Et d'ailleurs, j'ai frappé trois fois et si tu n'étais pas si occupé à faire n'importe quoi tu aurais sans doute entendu. Tu devrais me remercier d'ailleurs, t'aurais pu te faire agresser ou tomber sur un mec du gouvernement qui sait ! C'est pas prudent de laisser la porte ouverte, prochaine fois tu réfléchiras avec la cervelle de moineau que t'as si t'es encore capable de mobiliser tes minuscules neurones ! Donc maintenant tu vas répondre aux questions que je t'ai posées et rapidement avant que mon énervement n'atteigne le point de non retour et que tout s’abatte soudainement sur ta petite personne » Elle le mettait au pied du mur comme elle savait si bien le faire. Fermant la porte derrière elle, croisant des bras, elle ne lui démontrait aucune ouverture. Loukas commença à tituber, sa détermination se froissa, son insécurité refit surface. Avait-elle raison? Au fond, Mia avait toujours raison, n’est-ce pas? À qui devait-il faire confiance? À cette voix dans le fond de sa tête, celle de la belle sorcière qui tentait de le ramener sur une route différente de celle que sa passion le menait? Cette morale, si fixe, si définie, qui découpait le bien du mal, venait-elle de faire tomber son verdict? La voix de Loukas se mit à trembler, alors qu’il fronça les sourcils, engloutit dans une réflexion profonde, dans un combat interminable avec lui-même. Il fléchit. « Je… T’as raison, j’ai pas été prudent… Je… Tu…Merci… Pour la porte. » Loukas passa sa main dans ses cheveux avant de refermer sa main sur ceux-ci comme s’il voulait se les arracher. Il soupira, le regard bas, il fixa le sol. À quoi devait-il se tenir? À ses propres convictions? À ses rêves? Ses idéaux? Ou devait-il faire face à la réalité? Risquait-il trop en jouant à un jeu si dangereux? Puis enfin, le jeune homme releva les yeux vers sa cible, Mia, contre ce mur, qui l’attendait de front. Serrant des poings, Loukas fit quelques pas vers elle, réduisant la distance entre eux à peut-être un demi-mètre, finalement décidé de la conclusion qu’il avait atteinte avec lui-même. « Mais je tiens mon point, je ne te dirai rien. » Combien de temps durerait cette petite rébellion?


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