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 What have you done ? | Andreï

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MessageSujet: What have you done ? | Andreï   Mar 12 Jan - 11:59

What have you done ?

Andreï & Séraphina

Depuis qu’elle bossait pour la Menrva, Seraphina n’avait plus une minute à elle. Cela faisait quelques semaines maintenant qu’elle était devenue coursière pour la mafia. La jeune femme a toujours eu un  penchant prononcé pour l’art et les belles choses. Son côté artiste et ses fréquentations l’ont poussée à tremper dans le trafic d’œuvres d’art. Pour l’instant Seraphina ne faisait que s’occuper des livraisons, elle aspirerait ensuite à s’impliquer d’avantage. Encore fallait-il qu’elle fasse ses preuves. La journée touchait à sa fin lorsque l’architecte quitta son bureau. Le soleil déclinait déjà. Seraphina avait eu une longue après-midi, elle était épuisée, elle n’avait qu’une envie : rentrer chez elle. Ses yeux océans avisèrent la toile camouflée sous du papier marron tandis qu’un soupir passait la barrière de ses lèvres. Il fallait qu’elle se ressaisisse. Ce travail en plus elle l’avait voulu et Seraphina savait parfaitement que si elle voulait monter en grade, il fallait d’abord qu’elle accomplisse correctement son travail. Ce fut avec cette pensée en tête qu’elle alla saisir la toile posée dans un coin de son bureau avant de quitter les lieux. Dans d’autres circonstances, elle aurait sûrement appeler Andreï pour qu’il se charge de cette livraison. Elle avait une tonne de paperasses à remplir et aurait apprécié gagner du temps. Malheureusement pour elle, sa fierté maladive avait été blessée et elle préférait encore faire le travail elle-même plutôt que de se résoudre à appeler Andreï.  Cela faisait un moment qu’ils ne s’étaient pas vu. Seraphina l’avait laissé vaquer à ses occupations. La vérité était que leur dernière rencontre lui restait en travers de la gorge et qu’à chaque fois qu’elle y pensait, un goût amer lui piquait la langue. Bien sûr que ces deux là n’en étaient pas à leur première engueulade, mais cette fois les mots avaient été plus durs. Cette fois cela avait était différent, Seraphina avait failli se révéler, failli flancher. Heureusement pour elle, les mots blessants qu’avait eus le Daybreaker à son égard l’avait faite revenir sur Terre à temps.

La course de Seraphina la mena jusqu’à Treme. Il n’y avait pas à dire, avec sa petite robe fleurie près du corps et ses escarpins noirs vernis, Seraphina faisait tâche. D’elle se dégageait un parfum fruité et léger. Ses cheveux blonds tombaient en cascade sur ses épaules. Son sac à main sur l’avant-bras droit, Seraphina tenait l’œuvre de sa main gauche. Après qu’elle ait emprunté plusieurs taxis pour brouiller les pistes et qu’elle ait marché durant dix minutes, la jeune femme se retrouva aux pieds d’un bâtiment branlant. C’était un immeuble de plusieurs étages dont la construction n’avait jamais été achevée. C’était devenu une vieille bâtisse poussiéreuse à l’abri des regards. Un endroit parfait pour le genre de transaction que Seraphina était venue faire. Le client et elle s’étaient donné rendez-vous au troisième étage de l’immeuble.  Après qu’elle eut emprunté les escaliers poussiéreux, la jeune femme blonde s’était retrouvée sur un large palier retenu par plusieurs piliers de ciment. Quelques rayons orangés du soleil couchant éclairaient les lieux à travers l’espace où aurait dû se trouver des vitres qui n’avaient jamais été posées. Une brise légère souleva quelques mèches dorées de Seraphina qui s’avançait en silence. Outre les craquements de l’immeuble, seul les talons de la jeune femme contre le sol se faisaient entendre. Ses yeux bleus se plissèrent avant qu’ils n’avisent la montre d’or qui ornait son poignet. Elle était pile à l’heure. Elle espérait sincèrement que son client ne serait pas en retard car plus elle restait là, plus elle avait de risques d’avoir des soucis. Au milieu de cet immense espace, Seraphina tournait sur elle-même en scrutant toutes traces d’un éventuel arrivant. Elle n’aimait pas ça. De toute façon la règle était simple : si au bout de dix minutes personne n’arrivait, elle repartirait avec son œuvre contrefaite sous le bras.

Putain mais qu’est-ce qu’il fout ? pensa Seraphina avant qu’elle n’entende un bruit sourd. C’était comme si quelque chose venait de tomber au sol. Inquiète mais curieuse, la jeune femme prit la direction du bruit en question. Elle n’avait pas pensé à explorer l’étage que quelques murs nus séparaient en plusieurs vastes parties. Lorsqu’elle approcha du but, elle entendit de faibles bruits de pas. Il y avait quelqu’un. Mais était-ce son client? Méfiante, Seraphina déposa son œuvre contre le mur de béton et s’avança pour découvrir deux hommes. Un allongé au sol visiblement mal en point et l’autre… La jeune femme eut l’air désespérée. Andreï. Il l’avait suivi ou quoi ? Et puis que faisait-il ici ? En y regardant de plus près, Seraphina se demanda si l’homme au sol était son client. « Mais c’est pas vrai ! Qu’est-ce que tu fiches là toi ? » dit-elle sans la moindre amabilité. Elle leva l’index comme pour stopper toute réplique de la part du blond. « Et ne me sors pas une de tes répliques débiles. J'ai pas le temps de subir ton humour douteux aujourd'hui. » conclut-elle. Seraphina passa une main contre son front. Ses yeux s’attardèrent sur l’homme inerte allongé au sol. Elle était dans la merde. Il n’y avait pas d’autres mots. Qu’allait-elle dire à sa patronne ? Est-ce que cette dernière allait la croire ? Pire, imaginons qu’elle croit que Seraphina soit l’auteur du crime. La daybreaker espérait faire fausse route. Elle espérait qu’Andreï l’ait suivi et qu’il ait trouvé l’homme par terre car il venait de faire un simple malaise et qu’il allait se relever d’une minute à l’autre. Pourtant, étrangement, son insctinct lui disait que son schéma idyllique n’était que vague utopie.

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MessageSujet: Re: What have you done ? | Andreï   Dim 17 Jan - 22:32

What have you done ?

Andreï & Seraphina

Chaque marche est un mot, chaque pause est un point. Je. Te. Déteste. Seraphina. Point. Je. Te. Déteste. Seraphina. Point. Je ne m’en suis pas aperçu tout de suite. En même temps, lorsqu’elle m’a si gentiment ordonné de prendre les escaliers, je ne me suis pas fait prié pour passer le moins de temps possible en sa compagnie. Le problème s’est plutôt posé quand quelques jours plus tard, j’ai voulu grimper au quatrième étage d’un immeuble. Et que mettre le pied dans l’ascenseur m’a foutu des sueurs froides, une nausée telle que la voix de la blonde qui résonnait à mes oreilles me parvenait déformée et horrifique. Puis ça a recommencé. Encore et encore. Ne pars pas comme ça ! Une gifle. A chaque fois que je suis contraint de prendre les escaliers, c’est une piqûre de rappel de cette dispute, plus violente psychologiquement que les autres. On ne s’est pas revu depuis. Et je n’arrive pas à déterminer si c’est pour le mieux ou pour le pire, dans tous les cas, c’est comme ça. Et il faut bien s’en satisfaire.

J’imagine qu’en temps normal, j’aurais classé tout ça dans un coin de mon esprit pour ne plus y penser, pour me concentrer sur mon travail et toutes les emmerdes avec Hartley et compagnie, mais là… Je considère les quelques étages qu’il me reste à monter. Je te déteste, Seraphina. Je te déteste parce que même sans être là avec tes ordres stupides, je suis obligé de penser à toi et à nos cris de colère, à cette fureur dans mes omoplates, à cette gifle que tu m’as donné, à ce putain de médaillon qui m’oblige, par un jeu complexe de conditionnement mental, à obéir à ton dernier ordre. Qui aurait cru que devoir prendre les escaliers pourrait être aussi chiant ? Personne, et moi le dernier si ça peut vous rassurer, vous intéresser et même si vous vous en tamponnez l’oreille avec une babouche. Parce que dans l’affaire, c’est moi qui finis par arriver sur le palier et qui me force à détacher mon esprit de la harpie pour mieux me concentrer sur ma mission.

Rien de compliqué : juste ce que je sais faire de mieux. A dire vrai, là… je ne sais même plus qui est le commanditaire, je sais juste qu’il suffit que j’élimine un mec pour que Mikkel encaisse quelques dollars et éponge un chouillas les dettes qui continuent de s’accumuler malgré tout. Juste éliminer quelqu’un, rien de bien compliqué. J’essaye de me souvenir d’à quand remonte mon dernier état d’âme avant d’éliminer une personne, je me perds dans les années soixante. Dans tous les cas, je m’éloigne de la cage d’escalier, j’essaye de discipliner mes pensées en me décoiffant d’une main nerveuse. Je commence par me familiariser avec l’endroit. Un peu de poussière qui fait tousser fantôme-de-rat, quelques voiles en plastique, quelques craquements à la limite de l’inquiétant qui se répandent dans les différentes parois en béton. Ma main se pose sur un pilier, égraine le crépi qui menace d’alimenter la poussière. Un coup de pied, mes oreilles se laissent entraîner par un certain écho, une grimace mécontente s’arrache de mes lèvres. Déjà que je suis maladroit, si en plus le vide des lieux hurle aux voisins mes déboires, ça ne va pas le faire. Finalement, je termine mon tour d’horizon en m’approchant d’une des fenêtres sans verre et je me laisse attirer par le vide, me penchant comme un débile, une main accrochée à la paroi, me blessant sans y penser sur les éclats de verre qui subsistent malgré tout.

Une poignée de minutes, mes sens de Daybreaker se mettent en alerte, je détache mon regard du bas de l’immeuble pour me reconcentrer sur l’intérieur de l’étage désertique. Pas si désertique que ça. Mes doigts glissent dans mon dos, extraient de mon côté l’arme blanche que j’ai prise en prévision, au cas où. Je ne pense plus à Seraphina, je ne pense même plus à Mikkel, je fais ce que j’ai toujours sur faire de mieux. Un pas, une silhouette, une odeur, ça suffit pour que l’image s’imprime dans ma rétine et que je sois convaincu qu’il s’agit bien de mon contrat. Il ne m’en faut pas plus, en quelques pas je suis sûr lui, mon bras passé autour de sa gorge, ma main bâillonnant la sienne et un shhhh sifflant à son oreille pour qu’il se taise et qu’il s’habitue déjà au silence.

J’ai beau faire, lorsque son énergie se répand dans mes veines et que je lutte pour ne pas laisser ses pensées et ses souvenirs s’imposer à moi, lorsque son corps échoue sur le mien, vide de toute vie, je trébuche et mes pas résonnent malgré moi dans la structure. Un juron étouffé, en français celui là, je commence à le fouiller histoire de récupérer quelques billets parce que comme qui dirait, on sait jamais. Ce n’est même pas une question de vénalité ou d’appât du gain, hein, juste un simple bon sens : son fric aura maintenant bien plus d’utilité dans mes mains plutôt quand dans sa poche.

Je suis encore à palper les différentes poches de son manteau, et à envisager de piquer son manteau aussi, d’ailleurs, tant qu’on y est, lorsque je me rends compte un peu tard que je ne suis pas tout seul dans le bâtiment. Forcément. Mon cadavre n’était pas là par hasard. Bon sang que tu es con, Andreï. Très con. Je tourne le dos à la personne, fais semblant de continuer à être absorbé par ma tâche mais en réalité, je suis en train de réfléchir à la trajectoire que devra avoir mon poignard si je veux éliminer directement la menace. Pas de témoins, pas de bavure. Dans mon esprit tonnent les principes enfoncés dans mon crâne à force de répétition. Je ne suis plus un assassin pour une nation, je suis un tueur à gages mais il faut bien être honnête : si les prémices sont différentes, les conséquences restent les mains. Ma main glisse lentement à mon côté pour se refermer sur le manche du poignard. « Mais c’est pas vrai ! Qu’est-ce que tu fiches là toi ? » Je me fige immédiatement.

Forcément. FORCEMENT. Un soupir, à mi-chemin entre le soulagement – au moins ça règle la question de savoir si j’élimine l’intrus ou non – et la résignation. Forcément. Je me relève lentement, me retourne tout aussi lentement pour lui faire face. Forcément il fallait que ce soit elle. J’ouvre la bouche pour sortir la première phrase qui me vient à l’esprit, elle doit le voir venir parce qu’elle m’arrête d’un index levé. « Et ne me sors pas une de tes répliques débiles. J'ai pas le temps de subir ton humour douteux aujourd'hui. » Pas le temps ? C’est noté, je ne vais pas te retenir plus longtemps. Ce que je fiche là ? La question, c’est plutôt Mais qu’est ce que tu fiches dans ce coin de la ville, Seraphina, tu ne pouvais pas rester dans des endroits calmes, plus ou moins en sécurité ? T’es qu’un con indélicat et stupide. Je me pince l’arête du nez. Je suis désolé pour ta femme et ton enfant. Ma main descend jusqu’à mon menton. « Je bosse. Et toi ? » J’essaye d’être sec, j’essaye d’être calme, j’essaye d’être nonchalant ou, mieux encore, indifférent.

Ahah, excellente blague, Andreï. Ta spécialité, ce n’était pas l’infiltration et la comédie, c’était l’assassinat. Un point c’est tout. Alors oui, forcément, même si la raison m’imposerait d’en rester là… je ne peux pas m’empêcher de continuer. « Ca va depuis la dernière fois, t’as réussi à apprendre à te commander des pizzas toute seule ou tu meurs de faim depuis ? » Oui, je sais : tomber directement dans la provocation n’est pas une bonne idée. Mais voilà. Elle m’a manqué, il est hors de question pour le moment que j’accepte que la détentrice du médaillon puisse m’avoir manqué donc… donc.

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MessageSujet: Re: What have you done ? | Andreï   Jeu 21 Jan - 12:53

What have you done ?

Andreï & Séraphina

Comme si la Nouvelle-Orléans n’était pas assez grande pour que ces deux là puissent vivre sans se croiser. Les mains sur ses hanches, Seraphina avait fait claquer sa langue contre son palais. Elle était énervée, c’était évident. Son regard bleu ne quittait plus Andreï. Elle attendait une réponse qui ne tarda pas à venir. Il bossait donc. La jeune femme avisa l’homme inerte en secouant négativement la tête. Elle fit tout de même un effort et reporta toute son attention sur Andreï et sa nonchalance maladive. Dans ces moments là, Seraphina n’avait qu’une envie : le prendre par les épaules et le secouer de toutes ses forces. Ce trait de caractère était sans nul doute ce qui l’agaçait le plus autant que ça lui plaisait. « J’essayais de bosser. Mais visiblement c’est foutu. » soupira-t-elle en s’approchant de son client.  La blonde s’accroupie et vint porter son index et son majeur contre la jugulaire du type. Mais alors qu’elle tentait de se concentrer pour percevoir un quelconque signe de vie, Andreï se remit à parler. Seraphina releva son regard océan vers le blond. Un regard qui lançait des éclairs. « C’est une proposition ? Parce que justement j’ai un petit creux. » lança-t-elle avec colère. Seraphina fut forcée de constater que son client était bel et bien passé de l’autre côté et que rien ne le ramènerait parmi eux. La Daybreaker se releva d’un geste vif et pointa Andreï de son index. « Qu’est-ce que t'as fait ? » demanda-t-elle tandis que son doigt tapait sur son torse à plusieurs reprises. « Tu peux pas arrêter de pourrir mon existence. » constata-t-elle. Il y avait énormément de gens dans cette ville, pourtant le destin faisait que c’était son client qui venait d’être tué. Et même si Seraphina n’en avait pas la certitude, son instinct lui criait qu’Andreï en était le seul responsable. Bien sûr son accusation cachait bien autre chose. Il avait fallut que cet inconnu débarque dans sa vie pour qu’elle en soit chamboulée et totalement perturbée. Seraphina lui lança un regard curieux. Pourquoi est-ce que lorsqu’elle était près de lui elle se sentait différente ? Elle se recula soudainement et attrapa le médaillon entre ses doigts, comme si un éclair de génie venait de lui parvenir.

« Andreï, est-ce que ce médaillon crée un lien particulier entre nous ? » demanda-t-elle.

Seraphina était hors sujet, complètement hors sujet et sembla oublier sa course durant quelques secondes. Elle ne se rendit pas tout de suite compte que sa question pouvait porter à confusion. Que par cette interrogation, Andreï pourrait –potentiellement- comprendre que Seraphina se sentait différente lorsqu’elle était près de lui. De toute façon, la jeune femme était tellement persuadée qu’elle visait juste en accusant le médaillon qu’elle n’y prêta pas attention. Son visage sembla plus détendu, elle souriait même légèrement. Seraphina était soulagée. Elle aurait presque crut ces derniers temps qu’Andreï lui avait manqué. La jeune femme se conforta dans son idée. Envoyant une mèche blonde derrière son épaule, Seraphina lança un dernier regard à l’homme sans vie. Elle réfléchit un instant avant de croiser ses bras contre sa poitrine. Si elle ne ramenait pas l’argent à Lucrezia elle ne ferait pas bonne impression. Elle pourrait dire la vérité mais cela ferait encore moins bonne impression. A vrai dire cette course n’était que sa deuxième, alors dire que le client s’était fait tuer ne l’aiderait pas à gagner la confiance de sa nouvelle supérieure. Elle n’avait que deux options. Soit elle ramenait le tableau en disant qu’on lui avait fait faux bond soit… Son regard avisa une nouvelle fois Andreï. S’il était réellement responsable, Seraphina n’aurait sûrement aucun scrupule à lui demander de l’argent. Après tout, elle aussi devait bosser. Non pas qu’elle était sur la paille mais elle ne voyait pas pourquoi elle devrait sortir de l’argent de sa poche. Elle devinait pourtant qu’Andreï non plus ne devait pas rouler sur l’or alors pourquoi une telle idée ?

C’était simple pour elle. Le daybreaker la voyait déjà comme la Reine des Garces, alors la jeune femme ne se priverait pas pour qu’il continue de penser ça. En vérité la jeune femme était blessée. Elle avait toujours les propos d’Andreï en travers de la gorge. Elle ne voulait pas le reconnaître mais depuis leur dernière rencontre elle ne cessait d’y penser, de se remettre en question. Et Seraphina n’aimait pas du tout ça. Elle doutait souvent des autres mais jamais d’elle-même. Elle se l’interdisait car elle savait que ce serait le début de la fin. Elle se maudissait de l’avoir croisé mais ne se voyait plus s’en passer. Paradoxale comme situation. Oh bien sur, Seraphina n’irait pas jusqu’à quémander des excuses non. Elle se contenterait simplement de faire ce qu’elle savait faire de mieux : passer pour la dernière des garces.

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MessageSujet: Re: What have you done ? | Andreï   Dim 31 Jan - 1:15

What have you done ?

Andreï & Seraphina

Je dois reconnaître que si on peut voir de la tendresse dans mon mouvement lorsque je laisse le corps sans vie s’effondrer dans mes bras et que je l’allonge avec une certaine délicatesse et bien… si on peut voir ça, ce n’était pas l’objectif initial. On peut juste vaguement concéder que c’est une sorte de dommage collatéral relativement positif. Le seul but de la douceur que je glisse dans mes gestes, c’est de limiter le bruit. D’étouffer la chute du cadavre, de rester aussi silencieux qu’une ombre et que l’assassin que je suis supposé être. Supposé. Au dernier instant, ma maladresse reprend le dessus, mes pieds heurtent quelque chose et aussitôt l’espace résonne comme mieux se moquer et raconter au voisin à quel point je suis désespérant.

Le bruit n’a pas fini de se répandre que je suis accroupi auprès de ma victime, tâtonnant sa veste à la recherche de petits extras pour me faire de l’argent de poche. Un pas : je ne suis pas seul. Et si je conserve de – trop – nombreux réflexes de ce que l’on a fait de moi, j’ai de toute évidence oublié le principal : quitter les lieux au plus vite pour limiter au maximum le risque de réels dommages collatéraux. Et de rencontres aussi dérangeantes. Mon regard file dans ses yeux au moment même où je termine de me tourner pour lui faire face. Mon regard file dans ses yeux, mon instinct ne peut s’empêcher de l’observer à la recherche de quelconque marques, traces ou broutilles concernant sa santé. Comme si ça m’intéresser. Comme si ça me concernait. Je me giflerais bien mais je préfère me concentrer sur ce qu’elle me demande : ce que je fais ici. Une réponse laconique, une réponse sarcastique, une réponse que je tente de rendre aussi agressive que sèche, aussi indifférente que calme. C’est un échec, et ce qu’elle me renvoie me le confirme sans plus tarder : « j’essayais de bosser. Mais visiblement, c’est foutu. » J’arque un sourcil, croise les bras, clairement dans une attitude de défiance. Je réponds en écho. « De toute évidence, ouais. » avant de jeter un regard négligé en direction du cadavre.

Je ne comprends pas. Je ne comprends pas en quoi sa présence me dérange. Je sais que je suis un peu dérangé sur ce plan-là. Je sais que j’ai un rapport si particulier avec la mort, que ce soit celle dont je suis responsable ou celle à laquelle j’assiste, presque malsain par sa désinvolture. Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi je suis mal à l’aise à l’idée que Seraphina sache que je suis le responsable de ce meurtre. Ce n’est pas comme si c’était mon métier. Ce n’est pas comme si j’y étais foutrement habitué depuis des lustres. Je suis même incapable de culpabilité bon sang ! Alors pourquoi est-ce que j’ai envie de me décaler entre elle et lui pour le masquer – inutilement bien sûr – à son regard ? Je ne comprends pas. Et c’est peut être ça, couplé à ma connerie naturelle, qui me pousse à ne pas m’arrêter là, à ne pas me taire, à me perdre dans des reproches que j’aurais très certainement mieux fait de garder pour moi. Sa colère me fait sourire, par réflexe. Et je me rends compte d’une chose : sa colère m’a manqué, ses petites rides, ses fossettes malmenées, cette tension même qu’elle exsude certainement sans le savoir, tout ça m’a manqué. Et ça m’agace. Vraiment. Parce que je suis supposé la craindre, la mépriser, la fuir, la déteste. Parce que la logique voudrait que son absence me fasse plaisir, pas qu’elle me pèse. Sa colère, donc, me fait sourire. Ses mots beaucoup moins. « C’est une proposition ? Parce que justement, j’ai un petit creux » Eeeeet stop, arrêtez le chronomètre : il nous aura fallu moins d’une poignée de minutes pour nous retrouver au même point que la dernière fois. Son index se plante dans ma poitrine, je m’attends presque à une baffe, histoire qu’on s’en tienne au même scénario. Mais non. « Qu’est-ce que tu as fait ? Tu ne peux pas t’arrêter de pourrir mon existence ? » J’écarquille les yeux instantanément. Je ne me fais pas prier non plus pour cracher un « Pardon ?! » à la hauteur de ma stupéfaction. « Tu te fous de ma gueule ? C’est moi qui pourris ton existence ? » C’est nouveau ça. Aux dernières nouvelles, c’est… « Andreï, est-ce que ce médaillon crée un lien particulier entre nous » Au dernières nouvelles, voilà, c’est elle qui a un médaillon en main, c’est moi qui ai le cerveau bousillé par un conditionnement. Pas l’inverse. Et aux dernières nouvelles…

« Pourquoi cette question ? » Ma voix n’a rien d’agressif. Bien au contraire. Ma voix est curieuse, ma voix est étonnée, ma voix est à des années lumières de ce dont je me sens capable de lui hurler. Pourquoi cette question, Sera ? « En dehors d’un lien de maître à esclave, ce médaillon ne crée rien. » Je me mords la lèvre pour me taire. Elle croise les bras sur sa poitrine, je me demande si la conversation va se terminer là. Sauf que… sauf que non. Même si une part de moi, le fantôme du rat pour ne pas le nommer, me couine d’en profiter pour partir et l’ignorer, l’imbécile que je lui plante les talons dans le sol et croise les bras en miroir, dans un mimétisme déviant visant à tourner l’attitude de la blonde en ridicule. « Pour le reste, je suis désolé si ça t’emmerde, mais tout ne vient que de toi. Et de moi, accessoirement. Le médaillon n’est que la marque physique d’un conditionnement mental. Il ne t’a pas fait de toi une sacrée garce, si c’est ça ta question, tu l’étais déjà avant en théorie. Et il ne t’a pas rendu attirante non plus, tu l’étais déjà avant aussi. »

Ahem. Si je conserve mon calme et mon petit sourire, j’envisage un instant de se défenestrer dans les minutes à venir en récompense pour ma connerie exemplaire. Rebondir, ne pas s’arrêter sur cet aveu qui me donne envie de vider mon estomac sur les chaussures de Seraphina, ce n’est même pas une option : c’est une nécessité. « Et ça ne m’a pas rendu con, ça aussi je l’étais déjà avant ; je le précise avant que tu ne te sentes obligée d’en faire la remarque. » Je lui sers un souris crispé et insolent. « Désolé, tu as tiré le gros lot. Maintenant, sauf si tu as quelque chose de plus à me dire, je vais aller chercher ma prime et te laisser à tes… » Je cherche sur elle un quelconque indice qui expliquerait sa présence ici. Mon regard, dans son errance, se perd sur le cadavre. Et revient aussitôt sur Seraphina. « Qu’est ce que tu es venue foutre ici au juste ? »

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MessageSujet: Re: What have you done ? | Andreï   Mar 9 Fév - 11:27

What have you done ?

Andreï & Séraphina

Les réactions d’Andreï avaient toujours eu le chic pour énerver Seraphina. La jeune femme s’était rendue compte que, plus le temps passait, moins il lui en fallait pour qu’il l’irrite. En même temps, la patience de Seraphina n’était pas l’une de ses qualités. Ce qui la frustrait concernant Andreï et son comportement insolent, était que justement, cela la rendait hors d’elle autant que ça la séduisait. Et c’était sur le deuxième point que ça posait problème. Car la jeune femme n’avait pas à être séduite par cet homme. Cela aurait été une preuve d’attachement envers lui. Voilà ce qu’elle avait voulu sous-entendre par « pourrir mon existence ». Elle s’était d’ailleurs retenue de planter ses ongles dans les yeux écarquillés d’un Andreï indigné par ses propos. Heureusement pour elle, ou pour lui, la question que posa Seraphina eut le mérite d’éveiller la curiosité d’Andreï. Bien trop intéressée par la réponse, la jeune femme en oublia un instant son envie de meurtre. Mais la blonde fut bien vite déçue et plus perturbée que jamais. Son visage se décomposa littéralement sans même qu’elle n’ait pu s’en rendre compte. On aurait dit qu’elle venait d’apprendre la pire nouvelle de son existence. Elle avait donc fait fausse route et ce fichu bijou n’affectait en rien ses émotions. Ses sourcils se froncèrent légèrement pendant qu’elle dévisageait Andreï. Déstabilisée la jeune femme gardait ses bras croisés contre sa poitrine. Elle avait du mal à accepter le fait que le médaillon n’ait rien avoir avec ce qu’elle ressentait pour Andreï. Et voilà qu’il en rajoutait une couche. Seraphina avait entre-ouvert les lèvres lorsqu’elle se fit une nouvelle fois traiter de garce mais elle finit par fermer la bouche pour laisser place à un sourire en coin. Sa tête s’était légèrement inclinée sur le côté. Est-ce qu’elle venait de rêver ou est-ce qu’Andreï  venait vraiment de dire qu’elle était attirante ? Se rendant compte que son sourire laissait sous-entendre que cela lui faisait plaisir, la jeune femme tenta de le masquer. Malheureusement pour Seraphina, Andreï enchaîna et ne lui laissa pas le temps de rebondir sur sa remarque. La suite de ses propos continua de la faire sourire. Le bon point dans cette histoire était qu’il semblait parfaitement conscient de son attitude. Sauf que le malheureux pensait s’en sortir aussi facilement. La jeune femme hocha légèrement la tête et s’approcha du blond en décroisant ses bras.

« Alors comme ça je suis attirante mh ? dit-elle en haussant un sourcil je te posais cette question parce que… »

Parce que quoi ? Mh ? Qu’allait-elle dire ? Le regard océan de Seraphina s’égara un instant dans celui de son vis-à-vis. La jeune femme douta instant d’elle-même. La blonde ne savait pas si elle devait se dévoiler ou rester cloîtrée dans sa carapace. Elle tentait de chercher dans le regard d’Andreï un quelconque indice. Mais elle se rappela ses propos. Il avait raison, il était loin d’être le tact incarné. Et s’il lui riait au nez ? Pour sûr elle en entendrait parler durant des décennies. Sauf si elle lui ordonnait de ne plus en faire mention. C’était une idée. Quoique Seraphina n’était pas certaine de pouvoir ré-affronter le regard du Daybreaker si jamais il la tournait en ridicule. Il ne fallait pas laisser ce silence traîner. « parce que je… Je crois que malgré le fait que tu sois un con, ta compagnie n’est pas si désagréable, c’est tout. Je pensais que ça venait du médaillon mais faut croire que non… Tu peux comprendre que j'ai trouvé ça étrange non ? » autrement dit, à demi-mot et d’une manière bien à elle, Seraphina avouait qu’Andreï lui avait manqué. Malgré le ton sec et peu aimable qu’elle avait employé, n’importe qui aurait saisi le message. Le problème avec Andreï était qu’il n’était pas n’importe qui. La jeune femme prépara alors le terrain au cas où ce dernier répondrait à côté de la plaque. « Et puis je suis là parce que je devais livrer un tableau je te signale. Si je ne ramène pas l’argent je vais me faire tuer. Alors tu vas m’aider. Soit tu me trouves l’argent soit… J’invente une histoire. Mais pour ça va falloir que tu me frappes, fort. Quoique ça te rendrait sûrement trop heureux en y réfléchissant. » conclut-elle avec un haussement d’épaules.

L’idée qu’avait Seraphina était simple. Si elle disait qu’elle s’était faite agressée par des fous, qu’elle revenait couverte de bleus tout en ayant sauvé le tableau, elle passerait sûrement pour une fille impliquée et prête à tout pour défendre les œuvres qu’on lui confiait. C’était risqué mais le coup pouvait être tenté. Surtout qu’au niveau mensonge farfelu et osé, Seraphina n’en était pas à son coup d’essai, loin de là. C’était une actrice hors-pair. Néanmoins elle n’irait pas pousser la performance jusqu’à se blesser elle-même. Voilà toute l’utilité d’Andreï. Alors il n’allait sûrement pas se débarrasser d’elle aussitôt qu’il ne l’aurait pensé. « Bon alors, tu te décides ? J’ai d’autres choses à faire j’te signale. » dit-elle en s’approchant un peu plus d’Andreï. Un léger sourire vint courber les lèvres de la jeune femme tandis que son index glissait contre la machoire de son vis-à-vis. « La femme attirante que je suis doit aller se chercher à manger après ça. » ses paroles au goût de poison donnaient à Seraphina un air de veuve noire affamée. Mais vu les conséquences engendrées la dernière fois, elle ne serait pas assez imprudente pour se nourrir sur Andreï, les cris avaient suffit. Et puis elle ne comptait pas se remontrer aussi vulnérable, elle s’était promis que cela ne se reproduirait jamais.

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MessageSujet: Re: What have you done ? | Andreï   Jeu 25 Fév - 0:18

What have you done ?

Andreï & Seraphina

Alors autant que je l’arrête tout de suite, ce médaillon n’a jamais influencé et n’influencera jamais mes sentiments pour elle ou pour quiconque. Il me force à agir, violement, douloureusement. Il m’empêcher d’aller contre son autorité – la preuve : mon incapacité à utiliser des ascenseurs. Mais il ne modifie en rien ce que je pense. Ce médaillon et mon sorcier m’ont bousillé le cerveau, mais ils ne touchent pas à ce que je ressens au fond de mes tripes. Et encore moins à ce que elle, elle ressent. En dehors d’un lien d’esclavage dont je ne peux pas me défaire, ce médaillon ne crée rien. Il détruit. Il détruit mon libre-arbitre. Il saccage mon indépendance. Il piétine ce que je suis. Elle croise les bras, elle fronce les sourcils : il y a quelque chose d’immensément frustrant à ne pas savoir comment interpréter ses réactions. J’en rajoute une couche parce que je ne sais pas me taire. Et forcément, forcément, ça m’échappe. Je conserve mon petit sourire parce qu’il le faut bien, mais j’envisage sérieusement de me défenestrer. Ce qui serait assez douloureux, peut être davantage que songer seulement à désobéir aux ordres de Seraphina. J’enchaîne pour ne pas m’attarder sur cet aveu fortuit. J’enchaîne, je rebondis, je me pare d’un sourire aussi crispé qu’insolent, aussi faussement désinvolte que d’apparence naturel.

Et… ça ne prend pas. Forcément. C’eut été trop beau, c’eut été trop bien, c’eut été un peu trop titiller la chance que de songer une seule seconde qu’elle allait pouvoir se laisser distraire gentiment par mon Qu’est ce que tu es venue foutre ici au juste ?. « Alors comme ça je suis attirante mh ? Je te posais cette question parce que… » Je la fixe, remontant légèrement le menton comme pour la mettre au défi de poursuivre et de terminer sa phrase. Non, je ne répondrais pas au fait qu’elle est effectivement attirante, davantage que mon sorcier – ce qui n’est pas dur, qu’elle ne prenne pas ça non plus pour un compliment particulièrement exceptionnel. « parce que je… Je crois que malgré le fait que tu sois un con, ta compagnie n’est pas si désagréable, c’est tout. Je pensais que ça venait du médaillon mais faut croire que non… Tu peux comprendre que j'ai trouvé ça étrange non ? » J’ouvre automatiquement tout grand les yeux. Pardon ? « Hein ? » « Et puis je suis là parce que je devais livrer un tableau je te signale. Si je ne ramène pas l’argent je vais me faire tuer. Alors tu vas m’aider. Soit tu me trouves l’argent soit… J’invente une histoire. Mais pour ça va falloir que tu me frappes, fort. Quoique ça te rendrait sûrement trop heureux en y réfléchissant. » Ah, oui, je me disais bien. Ca ne pouvait pas être aussi simple, ça ne pouvait pas être aussi mignon. Elle ne vient absolument pas d’avouer que je lui plais, ou que je ne la dérange pas trop, ou quoique ce soit. Je viens de rêver, tout va bien dans le meilleur des mondes et tout va rester comme ça.

Sauf que… sauf. « Bon alors, tu te décides ? J’ai d’autres choses à faire j’te signale. » Elle se rapproche, j’arque un sourcil. Oh, oui, je le sais bien que je ne suis pas du genre rapide du ciboulot. Mais elle a bien dit qu’il allait falloir que je la frappe ? Vraiment ? Un sourire de sa part attire un sourire sur mes lèvres sans que je ne puisse le contrôler, sans même pouvoir le justifier. Son index frôle ma mâchoire, je recroise un peu plus les bras sur ma poitrine pour me retenir de chasser sa main. « La femme attirante que je suis doit aller se chercher à manger après ça. » « Tu essayes encore une fois de me bouffer, je te… » Je ne tiens pas : malgré tous mes efforts, je me dégage d’un mouvement d’épaule, de menton, d’un mouvement suffisamment fluide pour remettre un peu de distance entre elle et moi. Et, parce qu’il fallait bien que ça arrive, je trébuche sur le corps de mon cadavre, m’étale dans une flopée de jurons. Je me débats quelques secondes avec cette maladresse qui me colle à la peau comme un chewing-gum à une chaussure, réussis à me relever avant de me passer une main dans les cheveux, machinalement. J’aurais mieux fait de rester à terre. Parce que son impatience, son ordre, sa volonté perce mon esprit. « T’es au courant que… je suis incapable de te frapper ? » Il va falloir que tu me frappes fort. Je déglutis. « Oh, avant que tu te fasses des idées, je t’arrête tout de suite ma jolie, c’est pas l’envie qui m’en manque, mais… » Enfin, pas l’envie, c’est vite dit. Par principe, je la déteste. En théorie, même je devrais avoir envie de la baffer. En pratique… si on a été amant il y a quelques temps, ce n’est pas pour rien et c’était encore moins contre ma volonté. Mais elle n’a pas besoin de savoir que je regrette d’avoir brisé ce statu quo qu’il y avait entre nous deux pour un simple caprice de gamin. Je me rapproche d’elle, contournant avec application le corps histoire de ne pas terminer dans les bras de Seraphina après avoir à nouveau trébuché. Je reviens au contact. Parce que je n’aime pas l’idée de reculer, parce que je n’aime pas l’idée d’être son esclave, parce que… parce qu’elle est gonflante à me donner un ordre que tout mon être me hurle d’exécuter mais qu’un conditionnement m’interdit. Ce que je compte bien lui dire. « mais… je peux pas. Tu sais comment il fonctionne, ce médaillon ? » Mes doigts me donnent l’impression de brûler, lorsqu’ils attrapent la chaîne pour faire remonter le petit entrelacs de métal que je n’ose pas toucher davantage. J’ai envie de l’arracher, je meurs d’envie de tirer, de casser les maillons, de le piétiner. Mais je suis à peine capable de le regarder. Mon sang bat à mes tempes, tiraillé entre son ordre implicite, son invitation, sa volonté et cette interdiction qui me transperce les organes pour mieux m’éviscérer et m’empêcher de me révolter contre mon sorcier. « C’est du conditionnement mental. » Je ne lui ai pas parlé des règles principales imprimées au fer rouge dans mon cerveau. « Je n’ai pas le droit de te faire de mal. Je peux te pousser, te gifler, mais je n’ai pas le droit de te frapper. Il fallait me garder en laisse tu comprends. » Je relâche, je m’écarte à nouveau. Ce qui ne me laisse qu’une option. Pour un vénal comme je le suis… radin, rapiat, attiré par l’or et cupide, c’est douloureux. Finalement, entre la douleur imposée par son ordre et son contraire et celle infligée à l’idée de devoir lui donner de l’argent… je n’arrive pas à savoir laquelle est la plus agréable. Plus ça va, plus mes nerfs sont sous tension. « Combien il te faut niveau fric ? » Cette question m’écorche les lèvres, j’ai presque l’impression d’en pisser le sang. J’ai besoin d’affirmer un certain libre-arbitre. « Et c’est qui ton employeur, d’abord ? Histoire que je me fasse pas chier à t’aider à rembourser quelqu’un que je vais peut être devoir buter dans deux jours. » Question pratique, hein. Mes pensées virevoltent, au gré de mes pas qui tracent rapidement un chemin en huit avec pour épicentre le cadavre que j’enjambe à chaque passage. Je donne peut être l’impression de sauter du coq à l’âne mais… c’est le cas. Je ne suis pas tranquille, trop de tension dans mes pensées, trop de nervosité induite par trop de paramètres. Trop de trop, finalement. « Alors comme ça, ma compagnie n’est pas si désagréable que ça ? Tu veux dire quoi par là ? »

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: What have you done ? | Andreï   Jeu 3 Mar - 9:13

What have you done ?

Andreï & Séraphina

Est-ce qu’Andreï faisait ça avec tout le monde ou simplement avec elle ? Par ça Seraphina entendait sa tête d’ahuri. La moue outrée qu’il avait à chaque fois qu’elle ouvrait la bouche. La jeune femme commençait à s’y habituer mais cela ne l’empêchait pas de s’agacer. En plus de ça, l’impatience était venue se mêler à sa colère. Un cocktail qui, chez le Daybreaker qu’elle était, ne donnait jamais rien de bon. Andreï l’avait sûrement compris puisque quand elle s’était approchée de lui, le blond avait pris soin de s’éloigner. Sauf que dans sa démarche maladroite, le malheureux butta contre le cadavre et se retrouva face contre terre dans un bruit sourd qui résonna dans toute la bâtisse. Seraphina fronça d’abord les sourcils. Elle n’en croyait pas ses yeux. Etait-il possible d’être aussi empoté ? Malgré son indignation, la jeune femme ne put se retenir de rire. Un rire sincère. Sa main droite vint se placer contre son abdomen. « Mais c’est pas vrai… Tu l’as bien mérité. » dit-elle entre deux rires. La maladresse d’Andreï avait le don de faire rire Seraphina. Et c’était un spectacle plutôt rare. Il n’y avait que lui pour trébucher contre un cadavre. La daybreaker tenta de se calmer, ses yeux étaient remplis de larmes. Elle réussit à reprendre son sérieux quand Andreï se redressa enfin. Au niveau de la crédibilité il pouvait repasser. De toute façon, vu la réponse qu’il lui lança au visage, Seraphina n’avait pu que redevenir sérieuse. Après l’amusement, c’est la surprise qui marqua ses traits. Elle ignorait que le médaillon avait ce don là et qu’Andreï était incapable de la frapper. Un sourire intéressé courba les lèvres de Seraphina. Sourire qui disparut bien vite lorsqu’Andreï se rapprocha d’elle. Etrangement, cette proximité nouvelle et le fait qu’il touche à son médaillon lui provoqua une drôle de sensation. Comme une mini-décharge électrique lui parcourant tout le corps. A y regarder de plus près, on aurait presque pu la croire gêner. Et elle l’était d’ailleurs. Car jusqu’à présent, elle avait le contrôle. Jusque là c’était toujours elle qui s’était approché d’Andreï mais le contraire s’avérait plus perturbant qu’elle ne l’aurait cru. Seraphina se sentit bête mais ne perdit pas la face et soutint le regard du blond en face d’elle en écoutant ce qu’il avait à dire.

Seraphina apprit donc qu’Andreï n’avait pas le droit de lui faire du mal. Pourtant parfois il n’avait pas besoin d’actes mais bien de paroles pour atteindre la jeune femme. Bien sûr elle ne dit rien. Il ne fallait pas se montrer faible devant l’ennemie. Le problème était qu’Andreï n’en était pas un. Alors pourquoi avait-elle si peur de son jugement ? Des questions qui avaient le don de donner la migraine à la daybreaker qui sentait son cœur accélérer jusqu’à ce qu’enfin, Andreï s’éloigne.   « Tu m’en diras tant. Dommage pour toi mh, tu aurais pu décharger toute ta rancœur, faire payer la reine des garces. » répondit-elle, provocatrice. « Et je t’ordonne vivement de ne plus toucher ce médaillon. » ajouta-t-elle en touchant de ses doigts le bijou en question. . « Je n’aime pas qu’on touche à mes affaires, Andreï. ». Les yeux bleus de Seraphina brillaient plus qu’à l’habitude, comme si elle avait été à l’affut. Elle détourna un instant son regard sur la toile posée contre le mur avant de reporter son attention sur l’homme en face d’elle. « 400$. En cash. Et tu rêves si tu crois que je vais balancer mon employeur. » grogna-t-elle en croisant les bras. Attention, la garce en puissance faisait son entrée. Cet aspect là de Seraphina était de loin sa meilleure défense. Se faire détester d’office plutôt que de se faire rejeter en étant celle qu’elle était avant. On connaissait la chanson.

Incapable de tenir en place, Andreï s’était mis à marcher en enjambant le cadavre à chaque passage. Seraphina se demandait combien de temps il lui faudrait avant de se retrouver de nouveau face contre terre. Jusqu’à ce que la question du daybreaker la sorte de sa réfléction. Il venait de la prendre de court. Etant donné qu’il n’avait pas relevé, Seraphina pensait le sujet clos : grosse erreur. « Je veux dire que… T’as très bien compris ce que j’ai voulu dire. » ou comprenez qu’il était hors de question que Seraphina se répète. Elle regrettait déjà son aveu. « Et respecte ce cadavre, arrête de l’enjamber comme ça ! Tu vas encore te retrouver par terre. » râla-t-elle. Un petit pic histoire de montrer que la jeune femme ne baissait pas la garde. Malgré ça, le visage de la blonde sembla s’adoucir. Elle soupira légèrement en décroisant ses bras. « T’as beau dire que j’suis qu’une garce, il m’arrive d’apprécier ta compagnie. » reprit-elle comme si elle s’en était arrêtée là. Seraphina avait haussé les épaules, elle en avait bien trop dit, le sujet était clos maintenant. « Bon aller maintenant on range les mouchoirs et on sort les billets, j’espère que tu as ce qu’il faut. » dit-elle dans l’espoir que le sujet précédent tombe aux oubliettes.

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MessageSujet: Re: What have you done ? | Andreï   Mer 9 Mar - 23:34

What have you done ?

Andreï & Seraphina

La contradiction. De base, les contradictions ont quelque chose d’extrêmement frustrant. L’infiniment grand poussé à l’extrême débouche sur l’infiniment petit. Les gens les plus cons sont les plus hauts placés, ou ceux qu’on écoute. Le monde est rempli de contradiction et c’est usant. Mais elles n’ont pas encore le pouvoir de nous déranger totalement les méninges. Tandis que celle que Seraphina m’impose… c’est une autre histoire. Je recule, je trébuche, je m’étale et me relève immédiatement avec la vitalité d’un félin. Je reviens au contact. Elle est au courant que je ne peux pas la frapper ? Non, bien sûr que non : si je ne le lui ai pas dit, elle ne peut pas deviner que ses deux ordres me tiraillent et m’infligent une torture mentale que j’exacerbe en me rapprochant d’elle. Mon sang bat à mes tempes comme des coups de tambour sacrificiels, et la migraine me pousse à faire des métaphores aussi bancales que poétiques ce qui tranchent avec mes conneries habituelles. Mon regard se fixe dans le sien, lorsque je détruis la distance que j’avais imposée entre nous deux. Son sourire, écho de son « Mais c’est pas vrai… Tu l’as bien mérité. » éminément vexant que j’ai réussi à mettre de côté pour le moment me fait le plaisir de disparaître lorsque mes doigts se consument sur la chaîne que je soulève. Sans trop savoir pourquoi je prends le temps d’expliquer ça, je m’entends lui parler de ce que signifie véritablement ce qu’elle porte comme ça depuis bien trop de mois à mon goût. Un conditionnement. Mental. Des interdictions, bien trop d’interdictions. Et des impératifs. Je recule précipitamment avant de laisser mes jambes me traîner dans un périmètre restreint et réduire un peu de cette tension qu’elle fait naître par sa seule présence. Le rire de Seraphina me hante à chaque fois que j’enjambe le cadavre. « Tu m’en diras tant. Dommage pour toi mh, tu aurais pu décharger toute ta rancœur, faire payer la reine des garces. Et je t’ordonne vivement de ne plus toucher ce médaillon. » Je relève la tête dans un regard furibond. « La vie est mal foutue, hein » La reine des garces… c’est si peu dire lorsqu’on la regarde. C’est fatigant d’ailleurs de se rendre compte à quel point son rire ne correspond pas à ce qualificatif alors que les deux lui appartiennent sans qu’on puisse remettre ça en question. « Je n’aime pas qu’on touche à mes affaires, Andreï. ». Je m’arrête un instant avant de reprendre mon errance. Elle n’aime pas qu’on touche à ses affaires ? « C’est con pour toi » c’est tout ce que je trouve à rétorquer, incapable de rester muet plus d’une poignée de minutes, incapable de lui laisser ces petites victoires de rien du tout. Je ne peux pas la frapper, et comme elle ne réitère pas son ordre, la tension se dissipe petit à petit sur mon crâne. Je ne peux pas la frapper, mais je suis incapable non plus de la laisser dans le pétrin. Et putain, que j’aimerais que cette dernière chose soit du fait du médaillon… « 400$. En cash. Et tu rêves si tu crois que je vais balancer mon employeur. » Je trébuche. Une nouvelle fois. « Quatre cent ? Tu te fous de ma gueule ? Non mais c’est pas faisable, là, c’est le nom de ton boss que tu vas me balancer cash, tu vas voir, je vais régler le problème. » Il est hors de question que je débourse autant. Le rat couine que quatre, quarante ou quatre cents, ma réaction eut été la même dans tous les cas. Et ce n’est pas faux. Je sais qu’il va falloir que je finisse par lui donner le fric, surtout si elle me l’ordonne, mais le simple fait de me dépouiller de fric, ça me paraît être juste… hors de question.

Trop de nervosité, trop de trop, mes pas s’accélèrent et son rire continue de me hanter, à l’opposé de sa voix, à l’opposé de ses exigences. Collé à son aveu, ou quelque chose dans le genre, que je finis par lui faire remarquer dans une question presque aussi insolente que curieuse. « Je veux dire que… T’as très bien compris ce que j’ai voulu dire. Et respecte ce cadavre, arrête de l’enjamber comme ça ! Tu vas encore te retrouver par terre. » J’arque un sourcil mais bien malgré moi, mes pas ralentissent. Je franchis une dernière fois le cadavre pour l’arrêter face à elle. « Y’a rien à respecter, il est mort. Et si je te dis que je n’ai pas compris, tu fais quoi ? » Je croise les bras, avec un air de défi. Pourtant, son visage n’est pas le seul à s’adoucir devant le sujet de conversation. « T’as beau dire que j’suis qu’une garce, il m’arrive d’apprécier ta compagnie. Bon aller maintenant on range les mouchoirs et on sort les billets, j’espère que tu as ce qu’il faut. » Mon bras se pose immédiatement sur le sien. « Attends. »

Attends. Attendre, oui, mais quoi ? « Tu sais que… » Je m’arrête de justesse. Ce que je m’apprêtais à lui dire ? Que c’est peut être parce que c’est une garce, justement, que sa compagnie ne m’est pas totalement insupportable non plus. « Je ne me balade pas non plus avec du fric comme ça, tu me prends pour qui ? » Pour ce que je suis : un rapiat, un mercenaire, un homme qui loue ses services au plus offrant pour faire ce que les gens ne veulent pas faire en règle général. Je soupire. « T’en as besoin pour quand, de ton fric ? Tu ne veux vraiment pas me lâcher le nom de ton employeur ? Je t’assure, je le liquide et tu n’auras pas de problème… » Je regarde le cadavre que je pousse du bout du pied, comme pour m’assurer, encore, qu’il est bien mort. Et c’est ça qui me fait penser à un détail. Le fric qu’il avait dans ses poches, je peux peut être envisager de le donner à Seraphina. Peut être. « Il devait te donner du fric en échange d’un tableau ? On peut peut être le refourguer à un autre clampin, non ? »

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Dernière édition par Andreï C. Ievseï le Dim 20 Mar - 20:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: What have you done ? | Andreï   Mar 15 Mar - 11:00

What have you done ?

Andreï & Séraphina

Le regard impatient de Seraphina n’avait de cesse de suivre les moindres faits et gestes du Daybreaker en face d’elle. D’ailleurs il trébucha de nouveau à l’annonce du prix. Seraphina serra les dents pour ne pas sortir de nouvelle remarque. Sans grande surprise, Andreï s’indigna. La jeune femme le toisa d’un regard blasé. Quel radin celui-là. « Mais t’es bouché ou tu le fais exprès ? Je ne te balancerais pas mon boss. Alors maintenant tu te débrouilles mais je veux mon argent. Ou je t’ordonne de faire des trucs que tu regretteras. » dit-elle en fronçant les sourcils. Sa patience avait des limites. Et puis l’air insolent d’Andreï l’irritait. Même si c’était aussi ce qui l’attirait chez lui. Elle ne savait pas ce qui l’énervait le plus dans cette histoire. Sa tête commençait à lui faire mal. Exaspérée, Seraphina ne s’était même pas rendue compte de son soupir.  Elle parut encore plus énervée lorsqu’Andreï annonça que, puisque l’homme était mort, il n’avait rien à respecter et que de plus, il n’avait pas compris ce qu’elle avait voulu sous entendre. Les poings de la blonde se contractèrent. C’était pourtant clair non ? Elle savait bien qu’Andreï n’était pas l’être le plus perspicace de la planète mais tout de même. Pourtant Seraphina sembla se détendre en constatant que le visage du Daybreaker s’était lui aussi adouci.

Lorsqu’Andreï posa sa main sur le bras de la jeune femme, elle ne put contenir un léger frisson. Son regard sembla tout d’un coup beaucoup plus attentif, beaucoup plus doux. Pire même, on aurait pu y deviner de l’espoir. L’espoir qu’Andreï lui rende la pareille. Bien sûr il fit tout le contraire. Seraphina sembla réellement déçue et retira sèchement son bras afin de rompre le contact. Elle ne put s’empêcher de penser qu’Andreï n’était qu’un goujat et qu’il était l’indélicatesse née. Elle s’en voulut également d’avoir cru, ne serait-ce qu’un instant, qu’il puisse lui aussi apprécier sa compagnie. C’était pourtant évident. Andreï n’était pas une lumière certes, mais il n’était pas assez bête pour apprécier la compagnie de Seraphina. C’était ce à quoi elle songeait lorsque le blond reprit la parole. Elle l’avait à peine écouté. Elle reporta son attention sur lui avec l’air le moins aimable du monde. « J’en ai besoin maintenant de mon fric. Tu piges Andreï ? Et arrête de vouloir perdre du temps. C’est tes conneries tu les répares. » grogna Seraphina. Sa nature de daybreaker commençait à se réveiller et son ton avait été plus tranchant que la lame d’un katana.  Une nouvelle fois, le daybreaker en face d’elle poussa le cadavre. Seraphina leva les yeux au ciel. Il était vraiment incorrigible.

« Mh, je pense surtout qu’on devrait se débarrasser du tableau, comme ça il n’y a aucune trace. Trouver un autre acheteur n’est pas de mon ressort ... Je ne peux pas vendre ça à n’importe qui, des fois que ce soit un pion du Gouvernement… dit-elle en se tenant le menton, songeuse  et s’il tombe entre de mauvaises mains, je ne voudrais pas qu’on puisse remonter jusqu’à moi. Tu as un briquet dis-moi ?» demanda-t-elle sur un ton plus calme.

En attendant la réponse d’Andreï, Seraphina sembla se concentrer. A terme son ombre se détacha progressivement d’elle et alla s’emparer du tableau  poser un peu plus loin contre le mur. Seraphina restait concentrée puisque son don n’était pas encore totalement contrôlé. Néanmoins elle fut fière d’elle lorsque son ombre lui confia la toile avant de reprendre sa position initiale. Tenant le tableau de ses mains manucurées, la jeune femme releva les yeux vers Andreï. Mais tandis qu’elle entrouvrait la bouche, des bruits lointains se firent entendre. Andreï étant un daybreaker, il les avait sûrement entendus aussi. Quelqu’un approchait. Ils semblaient même être plusieurs. Le cœur de Seraphina se mit à battre plus fort. Et si c’était la milice qui inspectait le bâtiment ? Ils seraient piégés. Et puis ce cadavre… Il fallait qu’ils partent et vite. « T’as entendu ça ? » question rhétorique. Seraphina ne voulait pas le montrer mais la panique commençait à sérieusement l’envahir. S’il y avait bien quelque chose que la jeune femme redoutait c’était de se retrouver entre les griffes du Gouvernement. Elle savait parfaitement que sa condition lui ferait passer un très mauvais quart d’heure et elle n’était sincèrement pas prête pour ça. Elle voulait attendre avant de rejoindre Perséphone et Julian.

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MessageSujet: Re: What have you done ? | Andreï   Dim 20 Mar - 22:43

What have you done ?

Andreï & Seraphina

Quatre cent balles, putain. Le prix me fait trébucher : il est hors de question que je lâche autant de billets. Même pour tout l’or du monde. Quoique… Mais il n’est pas question d’or, il est question d’un cadavre que je n’ai même pas à respecter, d’un contrat que j’ai rempli, d’une blonde qui m’exaspère autant qu’elle m’attire et de ses ordres à la con. Son regard impatient, ses dents serrées, son visage crispé, ses ordres : la tension monte entre nous deux et ça me semble relativement évident que rien de bon ne va en sortir. Qu’elle me balance le nom de son boss et qu’on n’en parle plus : éliminer quelqu’un me pose au final bien moins de problème que payer pour une connerie. « Mais t’es bouché ou tu le fais exprès ? Je ne te balancerais pas mon boss. Alors maintenant tu te débrouilles mais je veux mon argent. Ou je t’ordonne de faire des trucs que tu regretteras. » Ses sourcils froncés s’opposent à ma colère, aussi brutale que violente, aussi contenue qu’affichée. Des trucs que je regretterai ? « Ah ouais ? Genre ? » Je la provoque, sciemment, pour la simple raison que je suis curieux et qu’il est hors de question que je me laisse intimider par ses menaces. Qu’elle mettra à exécution, je n’ai aucun doute à ce sujet. Je n’arrive pas à comprendre comment on est passé d’un statu quo relativement potable à une telle tension, je ne comprends pas quel enchaînement de choix et de mots nous a amenés à ça mais je ne lâcherai pas prise volontairement, ça non.

Et inutile de préciser que lorsqu’elle m’ordonne d’arrêter de bouger, lorsqu’elle me force à ralentir, lorsque son murmure s’articule, je ne comprends toujours pas ce qu’il se passe. Mais le ton s’adoucit brusquement, la tension s’évapore d’un seul coup, mon bras part retenir le sien sans raison. Son frisson, je le sens parce que j’ai le même. Attends. Attendre, oui, mais quoi ? Je m’interromps avant même de commencer. Tu sais que… Non. Elle ne sait pas et c’est très bien comme ça. Parce qu’il n’y a rien à savoir. Je m’arrête de justesse, je transforme, métamorphose, détruis mes mots pour les réarticuler en soupir et en dénégation. Bien évidemment que je ne vais rien lui avouer, ça me tuerait d’admettre que sa compagnie et cet équilibre que nous avions me manque et que nos nuits passées ensemble me manquent davantage encore. Ça me tuerait et en plus, je suis certain que ce serait un gros mensonge. Parce qu’elle ne peut pas me manquer, ça non. Non ? Dans tous les cas, j’en reviens au sujet le plus évident, j’en reviens au fric, j’en reviens au fait que je ne peux, veux pas lui donner ses quatre cents balles parce que non. « J’en ai besoin maintenant de mon fric. Tu piges Andreï ? Et arrête de vouloir perdre du temps. C’est tes conneries tu les répares. Mh, je pense surtout qu’on devrait se débarrasser du tableau, comme ça il n’y a aucune trace. Trouver un autre acheteur n’est pas de mon ressort ... Je ne peux pas vendre ça à n’importe qui, des fois que ce soit un pion du Gouvernement… et s’il tombe entre de mauvaises mains, je ne voudrais pas qu’on puisse remonter jusqu’à moi. Tu as un briquet dis-moi ?» J’hausse un sourcil, mes doigts filant dans mes poches tâter le portefeuille que je lui ai pris juste avant l’arrivée – chiante – de Seraphina. « Mais bien sûr, j’ai toujours 400 dollars et un briquet sur moi. Tu veux un kebab aussi ? J’dois avoir ça dans ma poche arrière… » Je n’ai pas pu m’en empêcher et je pourrais continuer longtemps encore si elle n’avait pas le chic pour me fasciner. Mes mots se perdent dans mes pensées lorsque son ombre se détache, va chercher le tableau et le ramène vers elle. Elle gère, la garce. Elle gère et elle m’impressionne, moi qui ne m’intéresse pour ainsi dire pas aux tours de passe-passe qui ressemblent bien trop à mon goût à de la sorcellerie. Mais ça me fascine. D’une fascination morbide qui ne fait qu’accentuer dans mon esprit la ressemblance avec mon précédent sorcier et atténuer les différences qui s’imposent.

Intrigué, je ne dis plus rien en la regardant faire, je croise les bras, je fronce les sourcils. Je me demande quelle va être l’issue de cette connerie, tout de même. Les dollars dans ma poche me brûlent, son impatience aussi : tout n’est que tension supplémentaire, tout n’est que… Ma réaction est instantanée face au bruit qui résonnent, sens exacerbés, réflexes conditionnés, instinct animal : faites votre choix mais dans tous les cas, mon poignard jaillit dans mon poing et je me rapproche de Seraphina comme pour la protéger. « T’as entendu ça ? » Je lève une main, soudain concentré. Des bruits de pas, oui, mais des mots aussi. Plusieurs personnes, peut être trop. Mon énergie est à son maximum, dopé comme je peux l’être par le cadavre qui traîne devant nous. « Donne-moi ça… » J’arrache le tableau de ses mains, en quelques gestes précis, je le massacre du couteau pour le jeter sur le cadavre avant de le jeter à quelques mètres de là. « Plus tu disperses les preuves, plus ils s’amusent à s’y intéresser et plus tu as du temps devant toi. » J’explique en quelques mots avant de lui prendre naturellement la main pour la tirer en direction de… de quoi ? La sortie. Sauf qu’avec le vide des lieux qui fait résonner les pas et les bâches qui compartimentent l’étage en amoindrissant la visibilité… les bruits résonnent de partout et j’en viens à douter de la localisation des intrus. Ma lame repart dans mon dos, mes mains emprisonnent d’autorité les épaules de Seraphina. « Tu sais qui ça pourrait être ? Milice, mafieux ? Tu arrives à déterminer leur nombre ? Jusqu’à huit, je peux gérer des mafieux communs. La milice, ce sera plus galère mais ça devrait le faire. Au dessus, c’est mort, je connais mes limites. En jouant avec l’espace, à la rigueur je peux m’en sortir face à une douzaine. Donc c’est important. Dans tous les cas, je ne veux pas qu’il t’arrive quoique ce soit, compris ? » Ca m’a échappé. Ce n’est pas le médaillon qui a parlé, c’est moi. Ce n’est pas un je ne peux pas laisser quelque chose t’arriver parce que le médaillon me l’interdit, c’est je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose. « Y’a quoi comme sortie ? »

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MessageSujet: Re: What have you done ? | Andreï   Mer 23 Mar - 11:59

What have you done ?

Andreï & Séraphina

La remarque provocatrice d’Andreï fit claquer les dents de Seraphina qui bouillonnait de l’intérieur. Doutait-il sérieusement du fait qu’elle n’irait pas au bout de ses dires ? Doutait-il du fait qu’elle ne trouve rien à lui faire faire qu’il regretterait ? Si tel était le cas, c’était une grave erreur. Il était tellement facile pour la daybreaker de le mettre hors de lui que le jeu l’aurait sans doute vite ennuyée. Pour l’instant la jeune femme n’avait pas le temps d’y réfléchir. Elle pensait que ses menaces pousseraient Andreï à lui donner son argent.  Elle l’espérait vivement en tout cas. Car dans le cas contraire, elle n’hésiterait pas à lui faire payer par n’importe quel moyen. Bien que l’idée de lui faire du mal lui laisse une drôle d’impression. Sans doute sa nature humaine (ou ce qu’il en restait) qui luttait contre le daybreaker qu’elle était devenue.

Finalement Seraphina crut pendant un court instant qu’Andreï s’apprêtait à lui donner son argent, histoire que les choses soient réglées. Pourtant il n’en fit rien. La jeune femme se demanda pourquoi il avait fait mine de tâter sa poche comme s’il allait en sortir un bijou hors de prix. La blonde avait roulé des yeux tandis que son ombre revenait vers elle. Elle avait avisé l’homme en face d’elle qui la regardait faire fasciné. Seraphina ignorait depuis combien de temps Andreï était un daybreaker. A vrai dire elle l’avait peut être su à un moment donné mais sa mémoire n’avait pas cru bon de garder ce souvenir. Après tout la relation qu’elle avait avec Andreï était plutôt sommaire quand elle n’était pas physique. Quoique ces derniers temps, le contact avait été si brûlant et explosif qu’on pouvait à peine parler de relation. Alors qu’elle tenait désormais le tableau remit par son ombre, Seraphina avait entendu un bruit. Bruit qu’Andreï avait bien évidemment perçu lui aussi. Les traits de la jeune femme venaient de changer du tout au tout. Elle laissa son vis-à-vis lui prendre la toile des mains et le regarda massacrer l’œuvre. L’heure n’était plus aux piques et à la provocation. D’ailleurs Seraphina n’avait pas le souvenir d’avoir vu Andreï aussi sérieux depuis qu’elle le connaissait. Ce fut sans doute ce qui la poussa à l’écouter attentivement. Ne sachant pas quoi dire, la daybreaker s’était contenté de hocher positivement la tête et de se laisser entraîner. Sans vraiment s’en rendre compte, la jeune femme avait serré ses doigts autour de la main du blond comme si sa vie en dépendait soudainement. Jusqu’à ce qu’il vienne lui attraper les épaules. Ses yeux océans plantés dans ceux du daybreaker, Seraphina rassembla toute sa concentration. L’entente du mot « millice » la mettait mal à l’aise. La jeune femme avait toujours su se glisser entre les mailles du filet. Elle avait toujours su se faire discrète. Elle s’en sortait souvent grâce à son joli minois mais cette fois ci était différente. Si la milice était bien là, le cadavre et le tableau éventré mettraient sûrement la puce à l’oreille des pions du Gouvernement.  Alors que la panique commençait à lui ronger le visage, Seraphina parut soudain surprise. Andreï ne voulait pas qu’il lui arrive quelque chose ? La jeune femme n’avait pu retenir un léger sourire. C’était assez étrange de sa part. S’il lui arrivait quelque chose, Andreï serait libre et n’aurait plus à la supporter. Dans d’autres circonstances, la blonde ne se serait pas gênée pour lancer une remarque mais ils n’avaient pas le temps, ils n’avaient plus le temps.

Les bruits se rapprochaient et semblaient venir de partout autour d’eux, comme s’ils étaient tombés dans un guet-apens. La jeune femme réfléchit un instant. « Viens. » dit-elle en prenant la main d’Andreï. Les sens de Seraphina étaient en alerte. La bâtisse ne coopérait pas, chacun de leurs faits et gestes étaient un indice sur leur position. La jeune femme savait qu’il y avait une issue de secours quelque part, mais les lieux n’aidaient pas vraiment à se repérer. La blonde suivait son instinct et continuait de tendre l’oreille. « Je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose. Si tu dois rester ici, moi aussi. » lança-t-elle à voix basse sans se retourner. Elle n’aurait pas assumé le regard d’Andreï, elle le savait. Peut-être croirait-il qu’elle disait ça à cause du médaillon mais cela n’avait réellement aucun rapport. Seraphina s’ouvrait juste et elle pensait ce qu’elle disait plus que jamais. Bien qu’elle soit une actrice et une enjôleuse, Seraphina n’était pas une trouillarde non plus. Elle était hargneuse quand elle voulait l’être et bien souvent les gens ne se méfiaient pas assez de sa bouille d’ange. « On sait que vous êtes là. Vous voulez jouer à cache-cache ? » une voix éraillée suivit d’un rire fit écho. Cette fois Seraphina s’était retournée. Au même moment un bruit de verre brisé fit sursauter la jeune femme, comme si on venait de casser une bouteille. Le bon point dans cette histoire était que la milice ne se promenait sûrement pas avec des bouteilles. Le mauvais point était qu’ils étaient repérés. Pressant le pas, Seraphina crut apercevoir un encadrement de porte qui menait à des escaliers « Il faut qu’on arrive jusque là bas. » tout ça sans faire de bruit, cela allait de soit.

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MessageSujet: Re: What have you done ? | Andreï   Ven 25 Mar - 16:30

What have you done ?

Andreï & Seraphina

Je sais que parfois, je ne perdrais rien à me la fermer un peu. Vraiment. Mes remarques insolentes ont pour seul but de provoquer Seraphina, ont pour seul objectif de me convaincre que je ne suis pas totalement asservi et que je garde malgré tout mon indépendance. Pourtant… bien sûr que je ne doute pas le moins du monde de sa sincérité et de son imagination. Si elle est capable de me pourrir la vie ? Le seul fait qu’elle respire me pourrit la vie, j’ai envie de dire avec toute la mauvaise foi du monde donc bon, hein… et son absence de réponse en dit long sur ce qu’elle pense de mon attitude. La discussion dérape, la discussion se poursuit, la discussion tombe sur la question du fric qu’elle était supposée recevoir et tout naturellement, j’en viens à penser au portefeuille que j’ai volé, qui doit certainement contenir plus que la somme qu’elle me réclame. Un gros lard comme le mec que je viens de tuer ne doit pas être du genre à compter ses centimes à la fin du mois bien au contraire. Mais… mais donner l’argent, ça me tue quand même, bien plus efficacement qu’une balle en plein cœur ou une connerie dans le genre. Au moins, avec son tour de passe-passe que j’observe sans cacher ma fascination, elle détourne d’elle-même la conversation. Ma nature de Daybreaker, je l’accepte sans souci, mais sans pousser assez loin le vice pour partir dans le surnaturel. Je préfère me contenter à ces points communs que je trouve avec le rat qui persiste à couiner dans mon crâne, comme pour que je ne l’oublie pas. Mais je te n’oublie pas, abruti : la preuve, un bruit résonne et tu me manques. Parce que mon réflexe premier a beau être la lucidité, savoir qu’une transformation en rat ne sera pas possible me fait serrer les dents.

Aussitôt, dans tous les cas, la concentration tombe sur mes traits, les déforme et prend le pas sur ma connerie et ma légèreté habituelle. Mouvements précis, instincts animaliers, je massacre la toile, la balance, résume à Seraphina l’objectif de la manœuvre avant de lui enserrer le poignet pour nous éloigner là. Nos pas résonnent tout autant que ceux des arrivants, l’espace et l’écho nous dénoncent et brouillent mes perceptions, j’ai l’amère impression d’avoir beaucoup perdu pendant mes mois d’inactivité sommaire lorsqu’on considère la facilité avec laquelle je massacre mes cibles et accomplis mes contrats – lorsque je décide de les accomplir tout du moins. Beaucoup perdu, mais pas assez pour devenir vulnérable. Professionnel, je me concentre sur l’important : mes mains se posent sur les épaules de Seraphina lorsque je nous estime suffisamment loin du corps. Elle est une daybreaker, elle aussi, et nettement plus douée que moi. Si elle peut réussir à déterminer le nombre de mecs que je vais devoir dégommer, c’est déjà ça. Ses yeux plantés dans les miens sont comme des aiguilles visant à aiguiser ma concentration, mon aveu s’enfuie de mes lèvres avant que je ne puisse le retenir. Il est hors de question qu’il lui arrive quoique ce soit. Je suis son esclave, j’ai été vaguement son amant, je suis son garde du corps. Et son sourire n’arrive même pas à me faire regretter mes mots. Les bruits se rapprochent, elle prend une décision au lieu de répondre à mes questions. C’est étrange de voir à quel point la tension entre nous deux a disparu à partir du moment où nos vies se sont retrouvées en danger. « Viens. » Les sens en alerte, je me concentre sur les sons en lui faisant étrangement confiance pour ne pas nous foutre davantage dans la mouise. « Je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose. Si tu dois rester ici, moi aussi. » Je ralentis, dégageant mon poignet de sa main d’un simple mouvement. « Pardon ? » Je ne lui demande pas de répéter, je… « Comment tu veux » je me reprends sans tarder. Quelque part, la réaction de Seraphina me rassure autant qu’elle me titille. Elle n’est pas restée immobile, elle ne panique pas, elle reste la même et comme moi, elle met notre colère et exaspération communes de côté le temps qu’on règle le… « On sait que vous êtes là. Vous voulez jouer à cache-cache ? » J’appuie ma main sur l’épaule de Seraphina pour la faire s’accroupir et m’accroupir à mon tour. Par réflexe. Plus petite cible, plus grande difficulté à nous localiser et à nous voir. Une voix, un bruit de verre brisé : je mets mon index sur mes lèvres pour faire comprendre à Seraphina de ne pas faire un bruit même si personnellement je n’ai qu’une envie : lui répondre d’aller se faire foutre, et je ferme les yeux. Je ne suis pas capable de faire bouger mon ombre comme elle parce que je m’en fous. En revanche, pendant plus de cinquante ans j’ai été un animal et je le suis encore à moitié. Si mes perceptions de daybreaker sont différentes de celles du rat… je ferme les yeux pour me concentre sur ce que j’entends. Séparer, distinguer, classer les bruits, me représenter les mouvements. « Il faut qu’on arrive jusqu’à là-bas. » J’ouvre les yeux, me mordant la lèvre, pour regarder la direction qu’elle a indiquée. En effet, y’a une sortie mais… je suis incapable d’être silencieux sur une aussi grande distance, je suis bien trop maladroit pour ça. Ce n’est pas pour rien qu’on a fait de moi un skinchanger, putain… Accroupi face à elle, j’essaye de mettre à profit le savoir-faire des Ievseï pour se sortir de la merde dans laquelle ils s’enfoncent comme des grands. « Je crois qu’ils sont une petite dizaine, donc c’est gérable. Mais il faudrait que tu envoies ton ombre… » Je réfléchis, désigne un coin presque à l’opposé de la sortie. Après tout, sans ombre, Sera sera moins visible. Et ça les mènera sur une fausse piste. Je glisse à nouveau mon arme dans ma main gauche – ce n’est pas pour rien que je suis mal-à-droit… - avant de me réhabituer à son équilibre. « T’envoies ton ombre, je pars de l’autre côté essayer d’en liquider quelques-uns et pendant ce temps-là, tu files vers la sortie, compris ? » Je la fixe du regard, son si tu dois rester ici, moi aussi flottant dans mon esprit. « Et promis, je te rej… » Plus vif que mon esprit – et je sais que ce n’est pas difficile donc que ma comparaison est maladroite – je bondis comme un chat sur la silhouette qui vient d’apparaitre, lui tranchant la gorge sans l’ombre d’une hésitation. Je m’écrase sur son dos. Le bruit est assourdissant, je fais un haussement d’épaules et un sourire désolé à destination de Seraphina que je retrouve sans tarder, essuyant ma lame sur mon jean. « Ils sont par là ! » Je m’apprêtais à dire quelque chose, je me contente juste de l’embrasser comme un voleur avant de tirer à nouveau son bras pour aller vers la sortie. Pas grave, j’en payerai les conséquences plus tard. L’important c’est qu’on s’en sorte sans trop de mal même si au final, ça ne me dérange pas plus que ça de me prendre des coups. Maintenant, si elle pouvait envoyer son ombre en diversion… ça ne serait pas de refus.

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MessageSujet: Re: What have you done ? | Andreï   Jeu 31 Mar - 11:43

What have you done ?

Andreï & Séraphina

Le « Pardon ? » d’Andreï, Seraphina fit mine de ne pas l’entendre. Heureusement pour elle, le Daybreaker n’insista pas. De toute façon ils avaient bien d’autres ennuis à gérer pour le moment. Mais avec Andreï, la jeune femme n’était jamais sûre de rien. Cela ne l’aurait pas étonnée qu’il insiste encore pour la faire parler. Mais l’urgence et le danger imminent eurent le mérite d’écarter tous désaccord. Pour une fois il semblait que les deux daybreakers soient sur la même longueur d’onde. Un moment rare mais appréciable pour la jeune femme qui n’était toujours pas rassurée. Une main sur son épaule plus tard, Seraphina se retrouva accroupie près d’Andreï. Ses yeux bleus le détaillèrent. Dans d’autres circonstances la jeune femme n’aurait pas retenu le sourire qui lui titillait les lèvres. L’homme en face d’elle avait l’air si concentré et sérieux qu’elle se demandait si c’était bien le même qui, cinq minutes plus tôt, s’était retrouvé par terre après avoir trébuché sur un cadavre.

Silencieuse, Seraphina laissa volontiers Andreï lui donner les directives. Elle n’était pas très forte pour les stratégies dans les moments d’action. Elle laissait ça à un professionnel. Encore heureux qu’elle en ait eu un sous la main à ce moment là. La jeune femme hocha la tête à la positive. Elle n’osa pas dire à Andreï que le contrôle de son ombre lui demandait énormément d’énergie à ce stade. Et que parfois, son ombre n’en faisait qu’à sa tête. L’explication du plan fut interrompue par un des hommes. Seraphina n’eut pas le temps de bouger que déjà Andreï tranchait la gorge de l’ennemi. Pas choquée le moins du monde, la jeune femme se contenta de se décaler légèrement lorsque le liquide rougeâtre se mit à couler. Il n’aurait pas fallut qu’elle se tâche voyez vous. Et comme les miracles n’existent guère, le bruit de la chute rameuta le reste. Andreï et Seraphina étaient repérés et s’ils ne s’activaient pas ils seraient faits comme des rats. C’était le cas de le dire. La jeune femme commençait à se concentrer pour détacher son ombre mais le baiser d’Andreï eut le mérite de la surprendre. Elle le regarda avec des yeux ronds. Elle était tellement étonnée qu’elle se laissa entraîner en silence. Pourtant elle en aurait eu des choses à dire à ce moment là. Seraphina ne dit mot, bizarrement ce baiser l’avait rassurée et motivée.

Derrière eux on entendait les bruits de pas maladroits des assaillants. Ils arrivaient. Seraphina devait agir. Chassant la panique qui la gagnait, la blonde puisa dans ses ressources d’énergie. Ses sourcils se froncèrent et tandis qu’elle suivait toujours Andreï, son ombre resta sur place puis partit vers la droite. Dans son sillage et dans un manque de contrôle camouflé, elle entraîna une bâche. On entendit les hommes s’arrêter et parler. Seraphina ne pouvait pas entendre ce qu’ils disaient, elle était bien trop occupée à gérer son ombre qui continuait de partir à l’autre bout de l’étage. Manquant de souffle, la daybreaker ralentit la cadence. Ils s’étaient déjà bien approchés de la sortie et l’ombre semblait avoir fait diversion. Par curiosité la jeune femme se retourna pour voir si personne ne les suivait. Même s’ils tentaient d’être silencieux, Andreï et elle faisaient aussi du bruit. Néanmoins l’écho de la pièce et l’ombre qui se cognait parfois brouillaient parfaitement les pistes. Le petit groupe d’hommes se disperserait et il serait plus facile de les avoir.

Alors qu’elle allait tourner la tête pour fixer de nouveau son objectif qu’était la sortie, Seraphina n’eut pas le temps de voir surgir un homme venu de sa gauche. Il devait s’être caché ici avant qu’ils ne quittent leur cachette. Il avait dû voir Andreï tuer son ami. La déconcentration de la daybreaker fit revenir son ombre. Sans plus réfléchir, elle appuya la paume de sa main libre sur le visage de l’homme qui n’eut le temps de rien faire que déjà, son énergie lui échappait à toute vitesse. La blonde sentit un flux nouveau l’envahir et perçut quelques parcelles de la vie de sa victime. Une enfance difficile, un père violent, un appartement minuscule. Puis bientôt plus rien. Le barbu s’étala au sol vide de toutes forces. La blonde quant à elle semblait en pleine forme. Elle serra la main d’Andreï avec force. « Ils vont débarquer par ici. Fais le tour je les occuperais si tu veux. Comme ça tu pourras les avoir par derrière. Et puis on a beau dire ce qu’on veut, les hommes ne se méfient jamais assez de la gente féminine.» dit Seraphina dans un haussement d’épaules. Sans vraiment attendre la réponse de son vis-à-vis, la jeune femme lui fit lâcher son bras. Elle avait soudainement pleinement confiance en lui et n’avait aucune crainte de se mettre en danger si cela pouvait les sortir de là.

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MessageSujet: Re: What have you done ? | Andreï   Dim 10 Avr - 12:52

What have you done ?

Andreï & Seraphina

Si on n’avait pas l’air aussi stupide, la situation aurait quelque chose d’infiniment ridicule et comique. Parce qu’il y a une poignée de minutes, nous étions prêt à nous étrangler et voilà que les aveux se multiplient, plus ou moins contre notre gré j’en suis sûr, au fur et à mesure que la situation se complexifie. L’écho du bâtiment m’empêche de savoir exactement à combien de gus nous avons affaire, le danger imminent presse sur ma colonne vertébrale comme pour mieux m’injecter de l’adrénaline pure et exacerber mes sens déjà surnaturel. Un mouvement, un éclat de voix, je la force à s’accroupir le temps qu’immobile, je me concentre sur les bruits environnants. Sérieux, concentré, j’imagine qu’il n’y a bien que dans ce genre de moment que je suis crédible en tant qu’assassin et qu’on ne peut pas remettre en question mes capacités. Parce qu’honnêtement, lorsque je trébuche sur un cadavre, je doute être totalement convainquant… un index sur mes lèvres, mon attention est toute tournée vers ce que j’entends. Sensation, nature différente mais même résultat : je repère les sons, les sépare, les classe et les analyse avec minutie. Sa voix m’interrompt, je ne daigne pas sursauter, j’ouvre simplement les yeux et regarde dans la direction qu’elle m’indique. En effet, une sortie. Mais un problème de taille aussi : je suis très au fait de ma propre discrétion et on va devoir traverser une grande zone à découvert. Pour autant, il ne me faut pas longtemps pour concevoir un plan me permettant de gérer ça, mes instructions se faufilent en direction de Seraphina sans hésitation. J’exploite ses forces, j’exploite les miennes, mon esprit n’est orienté que dans une seule direction : optimiser les chances de réussites de la mission en minimisant les risques et les pertes. En temps normal, je suis plutôt du genre à vouloir sauver ma vie avant même de songer à sauver la sienne mais là… là ce n’est pas n’importe qui qui est face à moi, là, ce n’est pas de n’importe qui dont je dois assurer la protection. Et en parlant de protection…

D’un bond, j’arrête mes explications pour éliminer le premier mafieux à nous avoir trouvés, dans un bruit proprement assourdissant – contrairement à l’égorgement qui pourrit davantage mes habits. De toute manière, ce n’est pas comme si mon tee-shirt et mon jean étaient de la première jeunesse et en plus, je n’en ai strictement rien à faire. Notre position est repérée, je nettoie rapidement la lame de mon poignard avant d’embrasser Seraphina, plus par envie que par réel calcul, plus pour me donner un peu de force que dans une réelle préméditation. On est dans une mauvaise, très mauvaise posture et même si je ne sais lequel de nous deux est en ligne de mire des mafieux, je n’arrive pas à oublier qu’en tuant non seulement la tête de la Mafia Russe mais aussi en trahissant Falciferae, je ne me suis pas fait que des amis.

Nos pas résonnent, ceux de nos assaillants aussi. Sauf qu’on ne va clairement pas avoir le temps d’atteindre la sortie. Même si l’ombre de Seraphina ne tarde pas à nous quitter pour faire volteface et courir dans une autre direction. C’est elle qui prend les commandes et sans perdre davantage de temps à regarder son tour de passe-passe, j’essaye de garder une oreille sur les déplacements. Sans un seul instant lâcher sa main. Lorsqu’elle commence à ralentir, d’ailleurs, je fronce les sourcils et j’essaye de me mettre à son rythme, incapable de la laisser à la traine. Mon inquiétude m’échappe lorsque je la regarde. Erreur, grossière erreur : lorsqu’un homme nous tombe dessus, je m’aperçois que j’ai été bien trop distrait pour faire attention à ce qui nous environnait. « Sera ! » Je m’interdis de réfléchir sur cette inquiétude qui enfle lorsque je me rends compte qu’en garde du corps, au final, je ne vaux pas un clou. Et qu’elle, en revanche, elle se débrouille plutôt bien : une poignée d’inspiration, c’est un cadavre qui s’écroule. « Ils vont débarquer par ici. Fais le tour je les occuperais si tu veux. Comme ça tu pourras les avoir par derrière. Et puis on a beau dire ce qu’on veut, les hommes ne se méfient jamais assez de la gente féminine.» Ma première pensée est qu’il en est proprement hors de question. Je ne vais pas la laisser seule, à la portée d’une arme à feu, vulnérable, je ne vais pas la lâcher, je ne vais pas… Ses mots sont des ordres : ma seconde pensée me chuchote qu’elle vient de me prouver qu’elle pouvait se débrouiller seule et que je n’ai pas mon mot à dire. Mais il faut qu’elle force le mouvement pour que j’accepte de la lâcher. « Tu les occuperas, oui, mais comment ? Tu… » Trop tard : je ne sais pas si j’ai perdu du temps ou si je n’en avais pas suffisamment pour lui obéir, mais dans tous les cas, ils sont sept à débarquer. Et merde. Je lui ai dit que je pouvais en gérer combien déjà ? J’avais oublié qu’il s’agissait de les gérer et de la protéger. Mon arme glisse dans ma main, je la fais tourner avec désinvolture, m’appliquant à me montrer parfaitement détendu. « La sortie est derrière vous, les gars, vous pouvez nous laisser passer ? » On sait jamais, sur un malentendu, ça pourrait marcher. Nerveux, mes yeux vont d’un mec à un autre, de leurs armes blanches à leurs attitudes, sans s’arrêter. J’ai un avantage sur eux : s’ils me blessent, je guéris. J’ai un désavantage sur eux : ils sont sept, on est deux.

Ça pue. Je me gratte le crâne, n’écoute pas ce qu’ils me répondent. Prends mon inspiration aussi, avant de raffermir ma poigne sur le manche du couteau. Pas de flingue, juste des armes blanches, j’imagine qu’ils voulaient se la jouer discret. Et brutalement, le fragile équilibre se rompt, on se retrouve au corps à corps sans qu’il n’y ait eu de signe avant-coureur. Violence, coups, réflexes : dans des moments comme celui-là, je ne pense pas, j’agis tout simplement en gardant en ligne de mire les sept corps. La première coupure n’est qu’un avertissement, la lame qui se plante dans mon épaule est une sanction, le coup qui me cueille dans l’estomac est une menace. Lorsque je m’écroule, le temps de prendre ma respiration, ils sont cinq à terre. Cinq morts. Et moi, avec mes blessures qui se résorbent à leur rythme, je suis vivant. Un coup d’œil me suffit pour comprendre que Seraphina s’est occupée à sa manière des deux restants mais je ne peux pas m’empêcher de me jeter sur elle pour en être certain, dans une inquiétude que je compenserai plus tard, je me le promets, histoire qu’elle ne se fasse pas trop d’illusion. Ou plutôt histoire que moi, je m’en fasse. Je la prends dans mes bras, puis la tiens au niveau des épaules pour l’ausculter du regard : « Ca va, tu n’as rien, tu vas bien ? » Tant pis pour la crédibilité, je rectifierai vraiment ça plus tard. « Viens, sortons d’ici rapidement, vu le boucan, si on n’a pas les Peacekeeper sur le dos d’ici cinq minutes, je veux bien t’embrasser une seconde fois. » En théorie, ils devraient arriver dans dix minutes. Mais ce n’est qu’un détail. Mes doigts glissent sur son front, replacent ses cheveux derrière son oreille. « Maintenant, au moins, tu as une bonne excuse pour avoir perdu ton tableau et ne pas avoir le fric, en plus. » La tension retombe, et avec elle revient ma connerie. Sauf que… Je fronce les sourcils. On en a éliminé cinq. Plus un elle, plus un moi. Ça fait neuf. Et même si je n’ai jamais brillé en maths, neuf, ça n’est pas égal à dix. Mon ouïe s’affine sous l’effort, sans trop de réussite parce que je ne capte rien. Rien du  tout. En dehors de nos respirations et… mes deux mains encadrent le visage de Seraphina, je chuchote le plus discrètement possible à l’oreille. « Il en reste un. Sauf que je ne l’entends pas. » Les hypothèses se succèdent dans mon esprit sans vraiment parvenir à une conclusion satisfaisante.

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MessageSujet: Re: What have you done ? | Andreï   Mer 13 Avr - 13:03

What have you done ?

Andreï & Séraphina

Des questions. Toujours et encore des questions. Comment allait-elle les occuper ? Elle ne savait pas vraiment mais elle trouverait sur le moment. Malheureusement le temps de réflexion fut de courte durée puisque déjà la bande leur barrait la route. Par réflexe Seraphina resta légèrement en retrait derrière Andreï. Pour une fois, sa remarque et l’ironie qu’elle dégageait était parfaitement bien placées et arrachèrent un sourire à la jeune femme. Elle n’était pourtant pas rassurée et se demandait comment Andreï s’en sortirait face à ces molosses. Quelque chose lui disait pourtant qu’il pourrait gérer la situation. Sans même qu’elle n’ait pu réagir le combat était engagé. La daybreaker ne voulait pas s’en mêler mais ne put s’empêcher de venir taper contre le dos d’un des agresseurs de toutes ses forces en lui ordonnant de lâcher Andreï. Bien sûr malgré son acharnement la jeune femme fut attrapée par deux des hommes et emmenée au loin.  Ils se moquaient d’elle en lui tenant les poignets. Quelques mèches blondes lui barraient le visage. Le contact était une bien grosse erreur. De nouveau Seraphina s’appliqua à aspirer l’énergie du plus gros des deux. L’utilisation de son ombre lui avait presque vidé de nouveau les batteries. Ce gros lard était donc une aubaine pour elle. Tandis qu’il commençait à être pris d’un violent vertige, la daybreaker se chargea de l’autre en le privant de son sens de l’équilibre. C’était bien l’une des rares fois où elle mettait à l’épreuve tous ses dons de daybreaker et elle n’en était pas peu fière. Si elle en avait eu le temps, Seraphina en aurait bien volontiers fait des zombis histoire qu’ils errent durant le reste de leur minable existence. Pour l’instant elle se contenta de repousser les deux hommes. Le premier s’effondra, il n’était pas mort mais était à la limite de la suffocation quant à l’autre, privé de son sens de l’équilibre il ne parvint pas à se relever. Soudainement prise d’une crise de rage et de haine, la jeune femme lui asséna plusieurs coups de pieds dont un dans le crâne. Sa nature de daybreaker prenait le dessus mais il n’y avait pas que ça… Andreï était au sol et bien qu’elle ait du mal à se l’avouer, cela la mettait hors d’elle. Les autres étant morts, le dernier en payait les conséquences.

Quelques secondes plus tard voilà que le blond venait la prendre dans ses bras. Seraphina l’enlaça doucement puis planta son regard dans le sien. Elle hocha légèrement la tête. Quelques traces rouges ornaient ses poignets mais à part ça elle allait très bien. C’était étrange pour elle de voir à quel point Andreï pouvait être sincère dans son inquiétude. Tout comme elle avait pu l’être quelques minutes auparavant. Seraphina souriait sans s’en rendre compte. Son sourire s’accentua lorsqu’Andreï évoqua un second baiser. Mais l’homme avait raison, il ne fallait surtout pas qu’ils restent là. Dans un geste incontrôlé alors qu’Andreï replaçait une de ses mèches blondes, Seraphina glissa sa main droite contre sa joue. Elle avait eu peur de le perdre. Peur de ne plus jamais pouvoir se disputer avec lui, peur de ne jamais subir son sarcasme ni de voir son sourire insolent qui la faisait tant craquer. Le froncement de sourcils de son vis-à-vis lui fit prendre conscience de son geste. La jeune femme retira sa main et écouta le chuchotement d’Andreï. Il avait raison… Il en manquait un. Seraphina ne l’avait même pas remarqué. C’était dingue comme le daybreaker pouvait être un autre lorsqu’il s’agissait de ce genre de mission. Autant il trébuchait sur les cadavres autant il en laissait derrière lui.

« Je pense qu’on devrait partir… S’il se cache il finira par se montrer. Vu leur Q.I il se croira sûrement assez fort pour venger ses potes. » dit-elle en chuchotant à son tour.

Seraphina se sentait en confiance auprès d’Andreï. Elle se remémora alors ce soir où il l’avait menacée dans cette ruelle glauque. Le soir où il lui avait révélé que le médaillon qu’elle portait autour du coup était bien plus qu’un simple bijou. Le soir de leur première dispute. Jamais elle n’aurait pensé en arriver là. Pour l’instant elle n’avait qu’une hâte : sortir d’ici. Sans plus attendre elle prit la main d’Andreï dans la sienne et se dirigea vers la cage d’escaliers. Aucun rempart pour les arrêter cette fois et la distance qui les éloignait fut finalement vite parcourue. Alors que la jeune femme tournait déjà sur sa droite pour descendre les marches, le dernier homme surgit du renfoncement qui masquait la visibilité. Seraphina en perdit presque l’équilibre. « J’vous attendait. » dit l’homme tandis qu’il enfonçait sa bouteille brisée dans l’abdomen de la jeune femme. Seraphina en eut le souffle coupé. Ses doigts lâchèrent ceux d’Andreï pour venir toucher son ventre. Son haut s’imbiba bientôt d’un liquide noir épais. Du sang. Son sang. C’était la première fois que la jeune femme subissait ce genre de blessure. Heureusement le fait qu’elle ait pu légèrement reculer faisait que le verre ne s’était pas enfoncé profondément dans son ventre auquel cas son mécanisme de de guérison serait bloqué. Elle avait beau dire ce qu’elle voulait elle souffrait le martyre. Tandis que l’homme s’apprêtait à s’occuper d’Andreï, Seraphina avait vacillé contre le mur histoire de s’y appuyer pour ne pas s’effondrer.

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