AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 What have you done ? | Andreï

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage

rirat bien qui rirat le dernier

Féminin
↳ Nombre de messages : 600
↳ Points : 1064
↳ Date d'inscription : 29/12/2013
↳ Age : 24
↳ Avatar : Luke Mitchell
↳ Age du Personnage : 31 ans (71 ans)
↳ Métier : tueur à gages indépendant - homme à tout faire - bête à abattre pour plusieurs mafia
↳ Opinion Politique : Neutre à tendance rebelle
↳ Niveau de Compétences : Nv. 1 - 2 en occultation des sens, guérison et en manipulation des ombres - Max en exhibitionnisme
↳ Playlist : One grain of sand - Ron Pope || I believe - Ron Pope
↳ Citation : « Quand le mort repose, laisse reposer sa mémoire. »
↳ Multicomptes : Rafael A. Morienval | Nolan A. Wiggins



Feuille de perso
↳ Copyright: (avatar) marelle
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: What have you done ? | Andreï   Mar 19 Avr - 0:07

What have you done ?

Andreï & Seraphina

La première fois que j’ai tué un homme, j’avais à peine dix ans. Et une arme dans les mains. Brûlante. Le coup de feu avait résonné, on avait dû m’arracher le fusil des mains pour que j’accepte de m’en défaire, on avait dû me gifler pour me faire articuler un mot et une explication. Et il m’avait fallu plus de deux semaines pour m’en remettre, pour redevenir le gosse plein de morgue, d’énergie, pour redevenir cette boule de nerfs qui ne pouvait pas rester en place. Soixante ans plus tard… Le sang que je fais couler ne me fait plus sourciller, loin de là, même. Les cadavres, j’en ai à la pelle dans mes placards, tués par arme blanche, arme à feu, étranglement, empoisonnement… et les cadavres que j’étale autour de moi, je les oublierai aussi facilement que le reste. Au final, j’ai dû commencer à m’y faire au bout du cinquième puis je suis passé à autre chose. La violence est dans mes veines, le meurtre est dans mon sang. Et lorsque je frappe pour me défendre, c’est pour ne pas avoir à recommencer. J’égorge, je frappe, je frappe encore et je reviens à l’assaut pour les achever. Ne pas laisser de menace, ne pas laisser de danger derrière moi. Ne surtout pas laisser de survivants. Pas de témoins, pas d’ennemis, juste des morts. Plus besoin de penser, plus besoin de réfléchir, j’agis à l’instinct, sans articuler une seule réflexion. Mes muscles réagissent d’eux-mêmes, ma nature de Daybreaker prend le dessus, mon poignard se plante, coupe. Je ne réagis pas à la coupe, je grogne à ma blessure, je m’écroule un instant le temps de reprendre ma respiration. Cinq à terre. Déjà deux éliminés. Je me relève dans un nouveau grognement, jouant de mon épaule qui se soigne déjà et le temps que je sois aux côtés de Sera… elle s’est occupée du dernier. Avec une violence qui fait écho à la mienne. Avec une colère qui pour une fois ne m’est pas adressée. Je la prends dans mes bras, d’autorité.

Je ne peux pas être inquiet. C’est stupide. Sa mort serait une putain d’aubaine, il faudrait que je la pousse à mourir, même, histoire d’être enfin débarrassé de ce médaillon, d’être enfin libre de cet asservissement. Je n’ai pas à être inquiet. Et pourtant… je suis sincère dans mes questions. Encore bouillant d’adrénaline, je persiste à ne pas réfléchir et à laisser parler fantôme-de-rat. J’évoque un deuxième baiser dans un sourire que je veux moqueur et taquin mais qui persiste à être sincère. Je suis foutu. Je suis foutu mais… mais ce n’est pas le moment d’y penser. Parce que si la tension retombe… les maths les plus élémentaires me reviennent à l’esprit. Mon ouïe s’affine, nos respirations deviennent sonores, je me rapproche de Seraphina. Il en manque un. Et je ne l’entends pas. « Je pense qu’on devrait partir… S’il se cache il finira par se montrer. Vu leur Q.I il se croira sûrement assez fort pour venger ses potes. » J’hoche la tête, pas convaincu. Ça me perturbe de ne pas l’entendre, ce n’est pas… pas normal. Autant en tant que rat qu’en tant que daybreaker, j’ai toujours conscience des battements de cœur qui m’environnent, surtout lorsque je m’efforce à y faire attention. Mais là… c’est comme s’il n’existait plus. Ou… Je la suis, perdu dans mes pensées, concentré sur mon ouïe et pas sur le reste. Ma main perdue dans la sienne, je lui fais confiance pour m’éviter les murs. Confiance. Ma main est moite dans la sienne, le contact est insupportable, je me surprends à oublier ma traque et à regarder son dos. Sa nuque. Sa silhouette. A descendre sur ses reins. A arrêter de respirer. « Sera… » Un battement de cœur sonore, Seraphina s’arrête brutalement. Et le sang, l’odeur du sang… « J’vous attendais. » Trop tard. Lorsque je pousse Seraphina pour m’interposer entre elle et lui, il est trop tard. Le sang est omniprésent à mes sens, il voile mon raisonnement, il voile mon humanité. Un mouvement continu, j’attrape à pleine main le tesson de bouteille. Et lorsque j’arrête de frapper, lorsque les vestiges du rat parviennent à me calmer, c’est pour voir un cadavre méconnaissable devant moi. Je crois que j’ai continué à le frapper bien après sa mort. Du sang, trop de sang, je me passe une main sur le visage après avoir retiré les éclats de bouteille plantés dans ma main et jeté ce qui me servait d’armes. Je ne ressemble plus à rien. Mais ça va devenir une habitude. Quoique… c’en est déjà une. Il me faut une poignée de seconde pour me calmer, pour parvenir à décrisper mes doigts.

La première fois que j’ai tué un homme, j’avais à peine dix ans. Et une arme dans les mains. Brûlante. Le coup de feu avait résonné, on avait dû m’arracher le fusil des mains pour que j’accepte de m’en défaire, on avait dû me gifler pour me faire articuler un mot et une explication. La première fois que j’ai tué, c’était pour sauver ma vie. Et je ne voulais pas lâcher l’arme parce que cette rage au creux de mon ventre ne voulait pas s’en aller, profondément implantée dans une peur tétanisante. Là… là, je ne viens pas de protéger ma vie. Je viens juste de paniquer. Méchamment. Violemment. Pour quelqu’un d’autre. Pour la première fois de ma vie. Tétanisé, je le suis à nouveau. De colère. Un mouvement de ma part, ce serait mon pied venant heurter le cadavre. J’ai paniqué. Pourquoi ? Seraphina. Brutalement, je sors de mon immobilité pour me retourner avec la souplesse du félin et m’agenouiller auprès de Sera. J’attrape sa main, j’enlève son haut pour voir l’étendue des dégâts. Qu’elle râle si elle veut… c’est quand même moche. Même si ça se résorbe. Battements de cœur, battements sonores. J’entremêle mes doigts aux siens. « Prends mon énergie, tu te soigneras plus vite. » Il faudrait que je la laisse crever. Que j’en profite pour partir. Que je la laisse, que je reviens chercher le médaillon sur son cadavre. Je plaque sa main sur ma poitrine, remonte mon tee-shirt pour qu’elle touche mon torse. Son épiderme contre le mien, contre ma respiration rapide. Pas besoin de réfléchir. Et il ne faut pas que je réfléchisse. « Sera, c’est un ordre. Il faut qu'on se casse. » Et que tu te soignes.

_________________
« De son point de vue, mieux valait mourir un jour que mourir aujourd'hui. ». @brandonsanderson ≈ © by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t2620-andrei-constant-

Féminin
↳ Nombre de messages : 489
↳ Points : 139
↳ Date d'inscription : 31/03/2015
↳ Age : 22
↳ Avatar : Natalie Portman
↳ Age du Personnage : 32 ans
↳ Métier : Astrophysicienne récemment recrutée par le Gouvernement
↳ Opinion Politique : Elle en aurait rien à faire s'il ne la faisait pas chanter
↳ Niveau de Compétences : Niveau 1
↳ Playlist : Turn on the lights ; Future | Maps ; Maroon 5 | We Found love ; Rihanna | Love in elevator ; Aerosmtih | Night of the Hunter ; 30STM | Kanye West ; Mercy | Radio GaGa ; Queen | California Love ; 2PAC | Stranger in a strange land ; 30STM | All over the watchtower ; Jimi Hendrix | Livin' on a prayer ; Bon Jovi | Smell like teen spirit ; Nirvana |
↳ Citation : It's like screaming no one can hear
↳ Multicomptes : Esperanza O'Connell & Jackson Montgomery
↳ Couleur RP : Lightblue



Feuille de perso
↳ Copyright: Minako
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: What have you done ? | Andreï   Ven 22 Avr - 12:51

What have you done ?

Andreï & Séraphina

Une douleur vive continuait de lui dévorer l’abdomen. Ca lui brûlait la chair. Seraphina avait beau avoir vécu certaines situations difficiles, elle était loin d’être habituée aux douleurs physiques. Et celle-ci, arrivée sans prévenir, était quelque chose dont elle se serait bien passée. Appuyée contre le mur, la jeune femme continuait de sentir le liquide chaud se rependre sur ses doigts. Elle serrait les dents de toutes ses forces pour ne pas gémir de douleur. En quelque sorte elle ne voulait pas se montrer faible devant Andreï. Lui qui avait affronté ces hommes sans moufeter. Seraphina prenait de petites inspirations car chaque bouffée d’air se transformait en véritable calvaire. Son regard bleu bordé de larmes fixa l’homme à terre. S’il venait à se retrouver à la morgue, ses proches auraient un mal fou à l’identifier. Son visage couvert de sang ne ressemblait plus à rien. Son nez semblait brisé en mille morceaux, ses yeux étaient clos mais extrêmement gonflés. Ses dents brisées jonchaient le sol. Le sang, rouge vif, masquait le reste. « Andreï il est mort. » avait murmuré Seraphina. Pourtant le blond continuait de se déchaîner contre le cadavre. La jeune femme se laissa finalement glisser contre le mur, ses jambes ne tenaient plus.

Elle attendit que le Daybreaker ait évacué sa fureur. Lorsqu’il s’approcha Seraphina l’observa comme si elle ne l’avait jamais vu. Elle était habituée à voir des choses horribles, mais elle ne comprenait pas pourquoi Andreï avait créé un tel bain de sang alors que l’homme avait rendu son dernier souffle depuis un moment. Elle mit ça sur le dos de sa nature… Cela lui était déjà arrivé de perdre pied elle aussi. Jamais à ce point certes, mais elle n’était pas un assassin professionnel et le meurtre lui restait moins familier. Seraphina grogna légèrement quand son vis-à-vis lui retira son haut. La blonde détourna la tête vers la droite, elle ne voulait pas vraiment voir à quoi ressemblait sa blessure. « Mmmh. » grogna-t-elle. La jeune femme vint tout de même croiser le regard d’Andreï lorsqu’il entremêla leurs doigts. Elle sentait que son ventre la tirait, la cicatrisation sans doute. Malgré la douleur, la daybreaker sourit légèrement. « Quelle ironie, il y a quelques semaines tu me traitais de garce et maintenant tu me demandes de prendre ton énergie ? » elle arqua l’un de ses sourcils en le regardant d’un air moqueur. Son pic était un moyen de masquer sa surprise. Après tout Andreï ne lui devait rien il pouvait parfaitement la laisser mourir ici. Sans son énergie peut-être que Seraphina se viderait de son sang avant d’avoir pu se soigner et surement qu’elle mourrait dans d’atroces souffrances comme elle l’avait sûrement mérité.

La jeune femme se maudissait de ne pas avoir fait attention. Si seulement elle n’avait pas été si sûre d’être tirée d’affaire… Maintenant elle n’avait d’autre choix que de dépendre d’Andreï. Et ça l’embêtait de devoir l’admettre. Pourtant elle savait qu’elle ne tiendrait pas vraiment longtemps dans cet état et que sa cicatrisation s’éterniserait en cas de refus. « Chef oui chef, je vais te prendre juste ce qu’il faut… Promis je n’ai pas envie de me faire traiter de garce, encore dit-elle à bout de souffle. Elle aurait mieux fait de se taire. Seraphina ferma les yeux et doucement, au contact du torse chaud d’Andreï, elle commença à lui prendre son énergie. C’était comme un flux qui lui traversait les veines, puis tout le corps. La même sensation agréable que les rayons brûlants du soleil, une gorgée d’eau fraîche dans la chaleur torride du désert. La blessure de Seraphina se refermait beaucoup plus vite et bientôt il n’y eut plus que les traces de sang noires pour témoigner de l’incident. Bien qu’elle en aurait voulu plus, beaucoup plus, la jeune femme rassembla ses forces pour se détacher d’Andreï. Sans s’en rendre compte ses doigts s’étaient crispés contre sa peau. Avec pudeur, la blonde retira précipitamment sa main. Elle avait tenté cette fois d’ignorer les images qui lui étaient parvenues. Parce qu’elle se rappelait bien de l’ennui que cela avait causé la dernière fois.

Tandis qu’elle ouvrait de nouveau les yeux, Seraphina vint saisir le tee-shirt d’Andreï entre ses doigts. En se redressant légèrement elle vint déposer un nouveau baiser contre ses lèvres. Elle n’avait pas vraiment réfléchi elle l’avait fait c’est tout. « Tirons nous maintenant.» sur ces mots elle se releva. Quelques bouts de verres précédemment éjectés de sa blessure tombèrent au sol. Seraphina tenait son haut souillé de son sang de sa main gauche. « Andreï donne moi ta veste… Je ne peux pas sortir comme ça. » à moins de vouloir attirer tous les ennuis de la terre forcément.

_________________


« Double Je »
Throw on your break lights, we're in the city of wonder. Ain't gonna play nice, watch out, you might just go under. Better think twice,
your train of thought will be altered, so if you must faulter be wise. Your mind's in disturbia. © .bizzle
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

rirat bien qui rirat le dernier

Féminin
↳ Nombre de messages : 600
↳ Points : 1064
↳ Date d'inscription : 29/12/2013
↳ Age : 24
↳ Avatar : Luke Mitchell
↳ Age du Personnage : 31 ans (71 ans)
↳ Métier : tueur à gages indépendant - homme à tout faire - bête à abattre pour plusieurs mafia
↳ Opinion Politique : Neutre à tendance rebelle
↳ Niveau de Compétences : Nv. 1 - 2 en occultation des sens, guérison et en manipulation des ombres - Max en exhibitionnisme
↳ Playlist : One grain of sand - Ron Pope || I believe - Ron Pope
↳ Citation : « Quand le mort repose, laisse reposer sa mémoire. »
↳ Multicomptes : Rafael A. Morienval | Nolan A. Wiggins



Feuille de perso
↳ Copyright: (avatar) marelle
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: What have you done ? | Andreï   Lun 25 Avr - 21:46

What have you done ?

Andreï & Seraphina

J’ai le regard voilé par la rage, l’animalité résiduelle du rat et la colère brûlante de l’assassin. J’ai le regard consumé par la violence, l’agressivité et le meurtre. Le sang, bouillant, de l’eau a une couleur bien trop carmine pour qu’il soit comme moi, mais je reste persuadé qu’il n’est pas plus humain et que Seraphina ou moi. Et il n’est plus grand-chose, surtout. Un cadavre, méconnaissable. Sur lequel sont tombés mes poings, mes pieds, ma brutalité et le tesson de bouteille qu’il a brandi contre lui. Sur lequel tous tombent encore, dans un reste de rage, comme s’il me faut absolument tout évacué de cette montée violente et douloureuse de fureur dévastatrice. « Andreï il est mort. » Dans le brouillard imposé par l’animal et le monstre, j’entends le murmure de Sera, je ne peux que l’entendre. Mais je n’arrête pas de frapper. Pour l’éliminer, pour me venger. Pour me défouler. J’ai besoin de le réduire à néant, j’ai besoin de le détruire. Je suis un meurtrier, je suis un assassin, mais je crois que c’est la première fois depuis des années que j’embrasse à ce point ma nature de monstre. Et lorsque je m’arrête enfin, il me faut encore quelque seconde pour calmer ma respiration. Pour délier mes muscles. Pour pouvoir bouger sans le frapper à nouveau. Pour redevenir un homme et plus seulement un monstre. Le rat est là, tout contre moi. Il plante ses crocs dans mes muscles, la douleur glacée qui se répercute dans mes tempes m’aide à y voir plus clair. Et à me souvenir que Seraphina est derrière moi. Blessée.

Plus vif qu’un chat, je m’accroupis à côté d’elle, ignorant le sang du cadavre qui macule mes phalanges, se craquèle sur mon jean. Ignorant aussi les gouttes qui ont éclaboussé mon visage. Je suis sur les nerfs. J’ai paniqué. Plus violemment que jamais. J’ai paniqué et… je me passe une main dans les cheveux avant de me concentrer sur la blonde qui se laisse faire dans un grognement lorsque je lui enlève son haut. Pas la peine qu’elle fasse sa pudique, je l’ai déjà vue bien moins vêtue. Et la plaie est moche. Très moche. « Mmmh. » Je fais une grimace. Esprit en ébullition, esprit instable. Rat qui couine, rat qui trottine. J’attrape sa main, entremêle nos doigts pour la forcer à me regarder. Pour établir un contact. Rat qui couine, cœur qui bat, il faut que je la laisse crever. Mais j’en suis incapable et l’absurdité convaincue qui sort de mes lèvres en est une preuve irréfutable. Rat qui couine, acculé, le monstre refait surface pour glacer mon regard en réponse à son sourire. « Quelle ironie, il y a quelques semaines tu me traitais de garce et maintenant tu me demandes de prendre ton énergie ? » Je serre les dents pour ne pas la frapper, pour contenir mes mouvements impulsifs guidés par un esprit plus que primaire. Fantôme de rat est là, avec moi. « Va te faire foutre. » C’est tout ce que j’arrive à siffler entre mes dents, en la forçant à plaquer sa main sur mon torse. Et mon ordre s’intensifie alors que j’arrive enfin à la regarder dans les yeux. Qu’elle ait peur de moi, je n’en ai rien à faire. Je ne suis pas un homme, je ne suis plus un animal, je suis une ombre à mi-chemin entre les deux, ravivée par le sang et la colère, par cette fureur destructrice qui peine à disparaître, éveillée par la panique, la peur, par mes instincts bestiaux. L’important, c’est qu’elle m’obéisse. Et je ne suis pas d’humeur à plaisanter, pas tant que les ténèbres n’auront pas complètement quitté mes yeux, pas tant que ma colère ne sera pas à nouveau sous mon contrôle. « Chef oui chef, je vais te prendre juste ce qu’il faut… Promis je n’ai pas envie de me faire traiter de garce, encore « Mais ferme la et sers toi, putain ! » Je crache, à bout de nerf, ma patience déjà inexistante dispersée entre elle et moi, dans son sang poisseux qui obscurcit son abdomen. Je suis à deux doigts de la frapper jusqu’à ce qu’elle ne puisse que se défendre et me pomper mon énergie lorsqu’elle se décide enfin à le faire. C’est comme un coup dans l’estomac. Plus violent que la première fois. Plus désagréable aussi. Je manque de m’écrouler, ne me rattrape que de justesse à l’épaule de la Daybreaker, luttant pour maintenir mes yeux plongés dans les siens, même s’ils se sont fermés. Et lorsqu’elle retire finalement sa main, je reprends ma respiration pour mieux perdre l’équilibre et finir à genoux. Sensation de froid, tremblement, je rassemble ma volonté pour me relever. Mais ses mains sur mon tee-shirt, ses lèvres sur les miennes, sa présence contre moi sabre ce qu’il me reste d’énergie. Dissipe aussi ce qu’il reste de l’animal. De ma fureur. Elle veut reculer, ma main file dans sa nuque pour la retenir et approfondir le baiser, savourer ses lèvres. Douche froide, claque glacée, son contact m’embrase et j’ai l’impression de sortir d’un cauchemar en retrouvant un peu de calme dans mon esprit. « Tirons nous maintenant.» Pour retomber dans un autre cauchemar sans attendre. Elle se relève, je mets une fraction de seconde à faire de même, m’appuyant au mur, les jambes flageolantes. « Andreï donne moi ta veste… Je ne peux pas sortir comme ça. » Mon premier réflexe est de la foudroyer du regard. Le deuxième, c’est de m’adosser au mur. Et le troisième… c’est d’obéir. Automatiquement. « Va te faire foutre. » Ma veste, pas franchement plus présentable que son haut mais qui a le mérite d’être foncée, quitte pourtant mes épaules et je la lui tends, sans parvenir à la quitter un instant du regard. Sans parvenir non plus à me retenir de suivre la courbe de sa poitrine pour descendre vers son nombril et vers ses reins. Sans parvenir à lutter contre ce besoin que j’ai de revenir sur ses lèvres. « Dégage. » C’est un murmure. Je veux qu’elle dégage. Je veux qu’elle me laisse tranquille. Je veux bien des choses mais surtout du contradictoire. « Ca y est, je t’ai sauvé la vie, tu as abusé de ton ascendance sur moi, tu as la preuve que tu avais un bon chienchien à tes pieds, maintenant dégage. » Je n’aurais pas dû la sauver. Sauf que je n’ai pas pu la laisser crever et que ça n’a rien, strictement rien à voir avec le conditionnement dont je suis la victime. Et que ça m’insupporte. Alors qu’elle dégage, et vite. « Je veux plus rien avoir à faire avec toi, Sera. » Il ne faut pas que je regarde le cadavre. J’ai perdu les pédales, complètement. Parce que j’ai eu peur qu’il ne lui soit arrivé quelque chose. Je ne veux plus rien avoir à faire avec elle mais je ne peux m’empêcher de la protéger, de m’inquiéter, de devenir fou à la seule idée d’avoir pu la laisser se faire blesser. Mon regard est anxieux, mon attitude clairement hostile. Ma voix teintée de supplique, mes mots sont acides. Je suis une contradiction à moi tout seul. Et ce que j’aimerais pouvoir à nouveau devenir rat pour disparaître, là, maintenant, tout de suite.

_________________
« De son point de vue, mieux valait mourir un jour que mourir aujourd'hui. ». @brandonsanderson ≈ © by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t2620-andrei-constant-

Féminin
↳ Nombre de messages : 489
↳ Points : 139
↳ Date d'inscription : 31/03/2015
↳ Age : 22
↳ Avatar : Natalie Portman
↳ Age du Personnage : 32 ans
↳ Métier : Astrophysicienne récemment recrutée par le Gouvernement
↳ Opinion Politique : Elle en aurait rien à faire s'il ne la faisait pas chanter
↳ Niveau de Compétences : Niveau 1
↳ Playlist : Turn on the lights ; Future | Maps ; Maroon 5 | We Found love ; Rihanna | Love in elevator ; Aerosmtih | Night of the Hunter ; 30STM | Kanye West ; Mercy | Radio GaGa ; Queen | California Love ; 2PAC | Stranger in a strange land ; 30STM | All over the watchtower ; Jimi Hendrix | Livin' on a prayer ; Bon Jovi | Smell like teen spirit ; Nirvana |
↳ Citation : It's like screaming no one can hear
↳ Multicomptes : Esperanza O'Connell & Jackson Montgomery
↳ Couleur RP : Lightblue



Feuille de perso
↳ Copyright: Minako
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: What have you done ? | Andreï   Lun 2 Mai - 10:14

What have you done ?

Andreï & Séraphina

 Bien sûr que si elle avait été dans un état normal, Seraphina aurait sûrement repoussé Andreï quand il la reteint pour approfondir leur baiser. Bien sûr qu’elle lui aurait subtilisé son énergie sans broncher et sans prêter attention à son état. Seraphina était une égoïste et l’avis des autres lorsqu’elle se mettait en avant n’avait jamais compté. Alors elle avait du mal à comprendre son attitude. Elle s’était simplement laissée aller et avait appris à apprécier la sensation de sentir les lèvres d’Andreï contre les siennes. C’était comme une décharge électrique. Une chaleur douce dans le bas-ventre. Pourtant la jeune femme savait qu’elle ne devait pas s’y habituer. Qu’ils étaient faits pour se déchirer, pour se détester et se haïr et pourtant. Leur rancœur mutuelle les avait conduits à ça… Cette relation indescriptible. Incompréhensible pour la jeune femme. Cette fois-ci elle avait décidé de ne pas trop se poser de questions, parce qu’à part lui donner la migraine, cela ne l’avançait jamais à rien. Et puis lorsqu’elle demanda la veste d’Andreï, sans avoir réfléchi au fait que cela l’obligerait à lui donner, elle eut du mal à comprendre sa réponse. Il l’envoya carrément se faire foutre. D’habitude la daybreaker aurait souri et aurait lancé un « avec plaisir » cinglant pourtant elle resta silencieuse. Ses sourcils s’étaient même froncés durant une demi-seconde. Doucement elle vint attraper le vêtement tendu, prenant soin de croiser le regard de l’homme en face d’elle. Elle mit le vêtement sur ses épaules. Et pendant qu’elle enfilait  la seconde manche, elle n’eut pas le temps de comprendre ce qui avait changé chez Andreï. Il lui disait de dégager. La jeune femme ne put masquer sa surprise. Alors qu’elle aurait dû rester totalement impassible devant lui, elle parut presque déçue. Surtout lorsque le russe renchérit. Seraphina ne comprenait pas ce changement d’attitude soudain. « La blague ! C’est toi qui est venu saboter mon travail j’te signale. Et puis je m’en serais passée de ton énergie, arrête de raconter n’importe quoi. Tu n’es pas mon chienchien. » le ton de la jeune femme était amer et chargé de colère.  Rien que de se dire que quelques minutes auparavant, elle était entrain d’embrasser Andreï lui paraissait être la plus grosse aberration du siècle.

Dans des circonstances normales, le volcan qu’elle était aurait explosé, elle ne se serait pas gênée pour déverser toute la haine que ce changement d’attitude lui inspirait. « Donc maintenant tu m’embrasses et puis dans la minute qui suit tu ne veux plus rien avoir à faire avec moi ? elle rit jaune je savais que tu étais loin d’être une lumière mais j’ignorais ta schizophrénie. J’ai une mauvaise nouvelle pour toi, tant que je porterais ce médaillon tu seras obligé d’avoir à faire à moi, Andreï. » la jeune femme avait saisi le bijou et l’agitait sous le nez de son vis-à-vis. Elle était simplement blessée et comme toujours dans ces cas là, elle réagissait avec colère. En même temps il fallait bien avouer que le comportement d’Andreï portait à confusion, surtout pour Seraphina qui craignait le rejet plus que tout et qui n’avait jamais su le gérer. Elle aurait bien été capable de lui trancher la gorge et de le laisser mourir sans se retourner, histoire de lui apprendre. Mais étrangement, elle se contentait de lui hurler dessus. C’était devenu une habitude à force.

Seraphina se calma. Les traits de son visage se relâchèrent, elle passa une mèche blonde derrière son oreille. Un petit sourire vint même courber ses lèvres. « Je te laisserais tranquille à une condition, si tu réponds honnêtement à ma question. Pourquoi ne m’as-tu pas laissée mourir ? » c’était une chose qui trottait dans l’esprit de la jeune femme. Après tout Andreï aurait pu la laisser partir mais il était resté là à lui forcer la main pour qu’elle lui subtilise son énergie. Ses yeux bleus plantés dans ceux d’Andreï, Seraphina dû finalement détourner le regard. Des bruits de pas se faisaient entendre. Ils étaient encore lointains mais l’instinct de la daybreaker lui hurlait de déguerpir le plus vite possible. « Ne restons pas là. » Seraphina n’attendit pas une seconde de plus. Sans savoir s’il s’agissait de la milice ou de d’autres voyous, elle se mit à descendre les quelques escaliers qui les séparaient du rez-de-chaussée. Avec les cadavres qui jonchaient le sol et son ventre taché de noir, il ne faudrait pas longtemps avant qu’elle ne se retrouve derrière les barreaux gouvernementaux ou pire, éventrée dans un laboratoire. Andreï s’en sortait pour cette fois, mais dès qu’ils seraient de nouveau à l’abris Seraphina ne le lâcherait pas. Elle voulait une réponse. Elle voulait comprendre pour une fois. Comprendre pourquoi les gens qui avaient un jour comptés pour elle lui tournaient systématiquement le dos. Est-ce que ça venait d'elle ? Était-elle condamnée à marcher seule ? Si c'était le cas, elle s'y ferait, elle s'y était déjà fait en vérité. Enfin ça c'était avant qu'Andreï ne vienne tout chambouler...

_________________


« Double Je »
Throw on your break lights, we're in the city of wonder. Ain't gonna play nice, watch out, you might just go under. Better think twice,
your train of thought will be altered, so if you must faulter be wise. Your mind's in disturbia. © .bizzle
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

rirat bien qui rirat le dernier

Féminin
↳ Nombre de messages : 600
↳ Points : 1064
↳ Date d'inscription : 29/12/2013
↳ Age : 24
↳ Avatar : Luke Mitchell
↳ Age du Personnage : 31 ans (71 ans)
↳ Métier : tueur à gages indépendant - homme à tout faire - bête à abattre pour plusieurs mafia
↳ Opinion Politique : Neutre à tendance rebelle
↳ Niveau de Compétences : Nv. 1 - 2 en occultation des sens, guérison et en manipulation des ombres - Max en exhibitionnisme
↳ Playlist : One grain of sand - Ron Pope || I believe - Ron Pope
↳ Citation : « Quand le mort repose, laisse reposer sa mémoire. »
↳ Multicomptes : Rafael A. Morienval | Nolan A. Wiggins



Feuille de perso
↳ Copyright: (avatar) marelle
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: What have you done ? | Andreï   Dim 8 Mai - 21:00

What have you done ?

Andreï & Seraphina

Je ne peux pas m’en empêcher. Lorsqu’elle m’embrasse, je ne peux que la retenir, qu’approfondir le baiser pour titiller mes reins et apaiser mon esprit. La chaleur me consume, j’ai du mal à la laisser partir, à la laisser reculer. Lucide, ou presque. Elle se relève, nous recentre sur le présent, m’électrise par son ordre qui détruit brutalement mon calme nouvellement créé. La tempête gronde à nouveau dans mes tripes, à la hauteur de ma violence, à la hauteur de la trêve qu’elle a imposée de ses lèvres. Je suis obligé de lui obéir et c’est mon obéissance qui brise le peu de paix que j’ai pu retrouver. Et qui me braque. Qu’elle aille se faire foutre, je ne veux plus avoir affaire à elle. Mon regard lutte pour ne pas la couver du regard, mes poings se serrent, replient mes doigts pour ne pas leur laisser le droit d’aller parcourir ses formes et caresser son dos, pour ne pas céder à la tentation qui enfle et qui me forcerait à me trahir. Qu’elle dégage, bon sang, qu’elle dégage. La tension du danger de mort s’évapore, laisse le désir brut prendre ses aises, laisse la colère bestiale au repos pour que l’homme soit le plus vulnérable possible. Qu’elle dégage, bon sang. Avant que je ne me perde. Avant qu’elle n’affirme encore plus son emprise sur moi dans ce mélange brûlant d’autorité et de grâce, d’enchaînement et d’attraction. Lorsque j’ai enlevé son haut sans le moindre scrupule pour voir l’étendue des dégâts, que je n’ai pu que frémir à vision du médaillon exposé, dénudé, sur sa poitrine. Ma servilité en métal, le rappel constant qu’elle est ma maîtresse mais pas qu’au sens sympathique du terme. « La blague ! C’est toi qui est venu saboter mon travail j’te signale. Et puis je m’en serais passée de ton énergie, arrête de raconter n’importe quoi. Tu n’es pas mon chienchien. » Sa colère est aussi palpable que justifiée mais il est hors de question que je baisse le regard. Bien au contraire, mon esprit de contradiction et ma tendance irrépressible à la provocation s’emparent de ma respiration et me font répondre au tac-au-tac. « Bien sûr que si tu en avais besoin. Et si je n’étais pas ton chien, tu cesserais de me donner des ordres aussi inutiles que constants. » Je siffle entre mes dents, sentant la colère enfler aussi dans ma poitrine. Elle n’a rien à voir avec la fureur d’un peu plus tôt mais elle a le goût du familier. Commence cette discussion. Comme nos attitudes, redevenues hostiles, loin de cette complicité qui nous embrassait un peu plus tôt, et qui m’embrasait aussi de toute évidence.

« Donc maintenant tu m’embrasses et puis dans la minute qui suit tu ne veux plus rien avoir à faire avec moi ? Je savais que tu étais loin d’être une lumière mais j’ignorais ta schizophrénie. J’ai une mauvaise nouvelle pour toi, tant que je porterais ce médaillon tu seras obligé d’avoir à faire à moi, Andreï. » Un pas en arrière, je me crispe davantage encore, tentant de fermer les yeux pour ne pas voir l’objet. Mais je n’arrive pas à quitter son balancement des yeux, même en dardant mes prunelles dans celle de Seraphina, qui m’hypnotisent aussi sûrement que lui. Si ce n’est plus. « Range moi ça, Sera. » Oui, je râle parce qu’elle me donne des ordres et je ne me gêne pas pour autant pour lui en donner. Sauf que… sauf que ce n’est pas la même chose. Et… « Qu’est ce qui te fait sourire ? » Mon ton est agressif. Je suis tendu. Extrêmement tendu. Entre ma perte d’énergie, entre l’adrénaline qui traîne dans mes veines, entre la fatigue, l’énervement, le contrecoup, entre sa présence, sa proximité, le médaillon, la tension entre nous… je suis tendu. Crispé. Et son sourire n’augure rien de bon. Mes yeux suivent ses doigts qui rangent une mèche blonde derrière son oreille, reviennent dans ses rétines. « Je te laisserai tranquille à une condition : si tu réponds honnêtement à ma question. Pourquoi ne m’as-tu pas laissée mourir ? » Je fronce les sourcils. C’est un ordre, un ordre détourné mais c’est un ordre. Et nos yeux se confrontent sans que je ne puisse lui concéder ni une vérité, ni un mensonge. Parce que les deux sont exclus, parce que les deux sont hors d’atteinte. Parce que… Des bruits de pas me sauvent la mise. « Ne restons pas là. » J’hoche la tête en la laissant filer, sans bouger. Pourquoi ne l’ai-je pas laissé mourir ? Parce qu’elle me rappelle Lara. C’est une évidence, qui se confirme, qui justifierait même ce jeu du chat et de la souris auquel nous jouons depuis plusieurs mois. Attiré par le démon, attiré par celle que je dois détester, repoussé par l’instinct, repoussé par celle que je ne peux qu’apprécier. Je commence à dégringoler les marches pour rejoindre Seraphina, parce que tout m’interdit de la laisser seul. En tee-shirt, ensanglanté, je ne risque pas de passer inaperçu. On arrive en bas de l’immeuble, je pose une main sur son épaule. « Attends » Ma poigne se resserre, je n’en ai rien à faire de lui faire mal, je veux juste qu’elle m’attende avant qu’on sorte et qu’on se sépare. « Je pouvais pas te laisser mourir. » Je me passe une main sur le visage. « C’est évident, j’imagine. T’as vu comme j’ai… » Je cherche mes mots, sans savoir exactement ceux que je cherche. C’est une tempête dans mon crâne. « Te voir en sang, j’ai un peu perdu le contrôle. » Un peu ? C’est un euphémisme. « Ca aurait été… con que je te laisse crever après ça. » Je suis maladroit. J’ai toujours été maladroit mais là… c’est pire encore. Parce que non content d’être maladroit avec les gestes, je le suis aussi avec les mots. C’est lamentable. « Je sais pas où j’en suis. Je suis supposé te détester. » Supposé, c’est le mot. Je serre les dents, crispe la mâchoire et injecte un peu de froideur dans ma voix, comme pour reprendre le contrôle. « Ca te suffit comme réponse ? »

_________________
« De son point de vue, mieux valait mourir un jour que mourir aujourd'hui. ». @brandonsanderson ≈ © by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t2620-andrei-constant-

Féminin
↳ Nombre de messages : 489
↳ Points : 139
↳ Date d'inscription : 31/03/2015
↳ Age : 22
↳ Avatar : Natalie Portman
↳ Age du Personnage : 32 ans
↳ Métier : Astrophysicienne récemment recrutée par le Gouvernement
↳ Opinion Politique : Elle en aurait rien à faire s'il ne la faisait pas chanter
↳ Niveau de Compétences : Niveau 1
↳ Playlist : Turn on the lights ; Future | Maps ; Maroon 5 | We Found love ; Rihanna | Love in elevator ; Aerosmtih | Night of the Hunter ; 30STM | Kanye West ; Mercy | Radio GaGa ; Queen | California Love ; 2PAC | Stranger in a strange land ; 30STM | All over the watchtower ; Jimi Hendrix | Livin' on a prayer ; Bon Jovi | Smell like teen spirit ; Nirvana |
↳ Citation : It's like screaming no one can hear
↳ Multicomptes : Esperanza O'Connell & Jackson Montgomery
↳ Couleur RP : Lightblue



Feuille de perso
↳ Copyright: Minako
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: What have you done ? | Andreï   Ven 27 Mai - 12:34

What have you done ?

Andreï & Séraphina

Passer du feu à la glace était devenu plus que coutumier pour Andreï et Seraphina. Tantôt alliés, tantôt ennemis, le spectacle auquel ils ne cessaient de s’adonner devenait terriblement prévisible. A chaque fois que l’atmosphère semblait s’adoucir, un orage, à chaque fois plus puissant rompait le calme apparent. Et la trêve se levait pour laisser place à leur éternelle rancœur. Un cercle vicieux duquel Seraphina avait cru sortir aujourd’hui. C’était sans compter sur Andreï qui la ramenait à la réalité avec ses accusations enfantines. Seraphina n’avait même pas réfléchis lorsqu’elle lui avait demandé sa veste, parfois elle faisait l’erreur d’oublier le bijou qu’elle portait autour du cou et le pouvoir qu’il avait sur son compagnon d’infortune. Et voilà ce que cela donnait. Des reproches, des cris. La jeune femme contenait sa colère.

Elle finit tout de même par reprendre son calme. Les rôles s’échangèrent un instant, Seraphina obéit à Andreï en replaçant le médaillon correctement. Un sourire continuait de courber ses lèvres rosées. Elle avait trouvé une tactique pour obtenir ce qu’elle voulait. Elle trouvait toujours un moyen d’arriver à ses fins. Bien sûr et à son plus grand regret, des bruits de pas vinrent interrompre la discussion. Avide de réponse, Seraphina ne comptait pourtant pas lâcher l’affaire aussi facilement. Après avoir dévalé les marches, la jeune femme fut stoppée dans son élan. Une main sur son épaule entrava sa fuite. Andreï ne voulait visiblement pas attendre plus avant de parler. Très bien. La jeune femme s’était tournée face à lui. Les bras croisés contre sa poitrine, c’était à peine si la Daybreaker ne tapait pas du pied. Elle fixait Andreï comme s’il était sur le point de lui révéler l’emplacement du plus faramineux des trésors engloutis.  Mais l’homme n’était pas clair et ne parlait pas assez vite au goût de Seraphina dont les sourcils froncés annonçaient clairement l’impatience. Et puis finalement Andreï cracha le morceau. La blonde sembla se détendre.

Ces mots n’avaient pas de réel sens. Encore une fois Andreï disait les choses à moitié sans apporter de réponse concrète. Mais sûrement était-ce trop lui demander après une énième dispute. Peut-être que Seraphina n’en obtiendrait jamais plus venant de lui. Elle ne savait pas. Et pour la première fois elle se sentait à deux doigts d’abandonner. Où mènerait cette relation ? Pourquoi ne pas se servir d’Andreï comme un simple homme à tout faire sans chercher à entamer le dialogue ? Bien sûr qu’elle y avait déjà pensé. Mais quelque chose au fond d’elle lui disait que cela serait plus dur qu’elle ne le voudrait. Seraphina soupira en laissant ses bras tomber le long de son corps. « Ca aurait été con de me laisser crever ? Je ne vois pas en quoi. Ca t’aurait sûrement libéré d’un poids. Tu n’aurais plus reçu d’ordres, tu aurais été libre. » elle continuait de fixer Andreï et agitait ses mains pour illustrer ses dires.

« C’est toi qui t’es mis en tête que tu étais supposé me détester je te signale. Mais je suis heureuse de constater que ce n’est pas le cas. Ce que j’aimerais savoir c’est… Qu’est-ce que tu ressens alors si tu ne me détestes pas ? Seraphina leva sa main avec désinvolture ne dis rien, pense y c’est tout. »

La garce impatiente semblait enfin prête à lacher du leste et à accorder un court temps de réflexion à son vis-à-vis. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elle-même ne savait pas réellement ce qu’elle ressentait pour Andreï. Et que dans un sens elle trouvait ça égoïste d’exiger de lui une réponse qu’elle serait incapable de donner. Depuis quand Seraphina avait-elle de l’empathie pour autrui ? Mh, depuis maintenant semblait-il. Sauf que dans le cas présent, il ne s’agissait pas de n’importe qui mais d’Andreï. Et que ce malotru avait le chic pour foutre la pagaille dans l’esprit déjà bien compliqué de la belle blonde. Les bruits se firent de plus en plus proches. Seraphina ne savait pas qui approchait mais la rencontre semblait imminente. Leurs vêtements souillés de sang et leur allure défraîchie ne les feraient aucunement passer inaperçus. Et puis Seraphina en avait marre de sentir tout ce liquide séché sur son abdomen. Elle n’avait qu’une envie c’était de prendre un bain et de retrouver Ramsès, son chat insupportable qui s’avérait pourtant être le mammifère qu’elle aimait le plus au monde.  La jeune femme lança un dernier regard vers Andreï. « Tu peux reprendre les ascenseurs. » lança-t-elle d’un air hautain. Ça n’avait aucun rapport avec la situation. L’annonce consistait simplement à lancer un dernier pique à Andreï avant de se quitter. Comme toujours. Leur au revoir n’aurait pu finir autrement.

_________________


« Double Je »
Throw on your break lights, we're in the city of wonder. Ain't gonna play nice, watch out, you might just go under. Better think twice,
your train of thought will be altered, so if you must faulter be wise. Your mind's in disturbia. © .bizzle
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

rirat bien qui rirat le dernier

Féminin
↳ Nombre de messages : 600
↳ Points : 1064
↳ Date d'inscription : 29/12/2013
↳ Age : 24
↳ Avatar : Luke Mitchell
↳ Age du Personnage : 31 ans (71 ans)
↳ Métier : tueur à gages indépendant - homme à tout faire - bête à abattre pour plusieurs mafia
↳ Opinion Politique : Neutre à tendance rebelle
↳ Niveau de Compétences : Nv. 1 - 2 en occultation des sens, guérison et en manipulation des ombres - Max en exhibitionnisme
↳ Playlist : One grain of sand - Ron Pope || I believe - Ron Pope
↳ Citation : « Quand le mort repose, laisse reposer sa mémoire. »
↳ Multicomptes : Rafael A. Morienval | Nolan A. Wiggins



Feuille de perso
↳ Copyright: (avatar) marelle
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: What have you done ? | Andreï   Dim 5 Juin - 16:12

What have you done ?

Andreï & Seraphina

Je suis incapable de l’ignorer, incapable de ne pas me crisper, incapable de ne pas le suivre des yeux, incapable d’en détourner le regard. Ce médaillon, qu’elle brandit devant moi, possède sur mon esprit un pouvoir aussi fatiguant que visible. Et destructeur. Qu’elle le range, bon sang, parce qu’il me met mal à l’aise par sa seule présence. Et qu’elle le sait. Qu’elle le range : je me fais autoritaire alors que rien ne me le permet, clairement. Et ça me surprend même qu’elle m’obéisse sans plus de cérémonie, enlevant de mes épaules un poids plus que désagréable… avant que son sourire ne le réimpose sur ma cage thoracique et mes muscles aussi tendus que crispés. Qu’est ce qu’elle a, encore, bon sang ? Pourquoi ne m’as-tu pas laissée mourir ? Inutile de le nier, inutile de le cacher, sa question me déconcerte autant qu’elle m’agace par sa pertinence. Je serre les dents, elle m’épargne la peine de répondre en filant dans les escaliers aux bruits de pas qui se rapprochent. Et moi, je reste un instant immobile parce que… C’est vrai, ça, pourquoi est ce que je ne l’ai pas laissée mourir ? Je la suis du regard, cherchant une autre réponse que celle logique et déplaisante qui s’impose à moi avec un naturel aussi dérangeant et déconcertant que sa question. Attends. Il faut croire que moi aussi, j’ai le sens de l’humour, ou alors que mon instinct de conservation a disparu avec le rat. Pourquoi est ce que je ne l’ai pas laissée mourir ? Parce que je ne pouvais, voilà tout. Parce que la folie dans laquelle j’ai pleinement dérapé lorsqu’elle a été menacée, lorsque sa vie a été en danger est suffisamment éloquente pour que même le plus aveugle des chiens ne puisse que s’en apercevoir. Je ne peux pas imaginer la laisser crever et ça n’a rien, strictement rien à voir avec le médaillon dont elle se sert sans vergogne, ça n’a rien à voir avec l’autorité qu’elle a sur moi, ça n’a rien à voir… Je ne sais pas où j’en suis. « Ca aurait été con de me laisser crever ? Je ne vois pas en quoi. Ca t’aurait sûrement libéré d’un poids. Tu n’aurais plus reçu d’ordres, tu aurais été libre. C’est toi qui t’es mis en tête que tu étais supposé me détester je te signale. Mais je suis heureuse de constater que ce n’est pas le cas. Ce que j’aimerais savoir c’est… Qu’est-ce que tu ressens alors si tu ne me détestes pas ? J’ouvre la bouche sans savoir ce que je m’apprête à répondre, juste pour le principe de ne pas laisser l’attaque sans réponse, sans réplique, sans… Ne dis rien, pense-y c’est tout. »

Je reste muet, comme un débile, me souvenant de justesse de fermer la gueule. Si je ne la déteste pas, ce que je ressens ? Je n’ai pas envie d’y penser, j’ai à peine envie d’envisager l’éventualité que je ne parvienne définitivement pas à la détester. J’imagine qu’elle doit être bien contente de pouvoir lire sur ma tronche d’imbécile toutes les réflexions par lesquelles je suis en train de passer, de l’exaspération à l’incertitude en passant par une réflexion involontaire. C’est à peine si je réussis à articuler un « Mais qu’est ce que tu racontes comme connerie encore ? » plus inarticulé qu’autre chose.

Je me gratte le cou, ébouriffe mes cheveux pour évacuer un peu de ma nervosité. Qu’est ce que tu ressens alors si tu ne me détestes pas ? La question me perturbe, bien davantage que la précédente. Parce qu’elle implique non seulement que je ressens forcément quelque chose, mais aussi qu’elle en est consciente. Qu’elle attend une réponse. Qu’elle attend peut être un faux pas, une erreur de ma part. Qu’elle attend peut être que je me trompe, peut être que je vise juste. Qu’elle… « Tu peux reprendre les ascenseurs. » Son petit air hautain, sa voix lorsqu’elle m’extirpe violemment de mes pensées, j’ai envie de rétorquer dans la foulée que c’est justement pour ça que je la déteste et que c’est un argument supplémentaire qui devrait me pousser à la laisser crever la prochaine fois mais… mais ce serait un mensonge. Je force un sourire insolent, provoquant. « Trop aimable, Sera… trop aimable » Je vais la tuer. Non, rectification : je veux la tuer. Tout en ne pouvant nier que sans ce petit air hautain et méprisant et bien… Seraphina ne serait pas Seraphina et ce serait honnêtement bien dommage. Elle ressemble à Lara tout en étant si différente de mon ex-femme que… qu’elle est déjà partie. Et moi, je devrais faire pareil de mon côté si je ne veux pas soit avoir davantage de sang sur les mains, soit me faire prendre et ne pas apprécier ce qui suivra inévitablement. Merde. Qu’est ce que tu ressens alors si tu ne me détestes pas. Une attirance évidente. Et une colère presque aussi évidente. Et un mélange explosif de tant de choses que démêler le sac de nœud serait non seulement une perte de temps pas possible mais aussi une prise de tête ridicule et superflue. Mais bon… j’imagine que dans mon malheur, j’aurais pu tomber sur pire que Seraphina. Et moins jolie. Et moins garce. Et moins détestablement… quelque chose. Qu’est ce que tu ressens alors, si tu ne me détestes pas ? C’est quoi déjà, le contraire de la haine ?


RP TERMINE

_________________
« De son point de vue, mieux valait mourir un jour que mourir aujourd'hui. ». @brandonsanderson ≈ © by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t2620-andrei-constant-
 

What have you done ? | Andreï

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

 Sujets similaires

-
» Andreï Constant Ievseï - “Chaque heure nous meurtrit ; la dernière nous tue.”

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-