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 Just another lie | Giulietta.

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↳ Opinion Politique : Quand on a le pouvoir, l'argent, et les passe-droits, on ne peut pas vraiment reprocher quoique ce soit au gouvernement en place.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3 ( Niveau 4 en Guérison & Prémonition.) Niveau 84 en Serviettophilie
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MessageSujet: Just another lie | Giulietta.   Mer 13 Jan - 19:20



just another lie

 
Sweet masquerade


Je fixe mon reflet dans le miroir, une fois de plus. Comme à mon habitude, j'enlève la buée qui me rend flou. Et je me regarde, un instant. Je soupire, longuement, derrière moi on peut apercevoir une tenue qui ne me ressemble en rien. J'y jette un regard avant de me concentrer sur le miroir, me concentrer sur toi. Je déride difficilement mon visage, me forçant à sourire avec cet air béat qui n'appartient qu'à toi. Je lève un sourcil avant de me mordre la lèvre. C'est vraiment ridicule. Tout est si facile, d'être toi. Je l'ai été pendant des années. Sans difficulté. Mais tu sais, aujourd'hui, je porte déjà un masque au quotidien, l'ôter pour en mettre un nouveau n'est pas si évident.

Surtout qu'il s'agit de toi et que j'ai un goût amer dans la bouche. Les scènes de notre entrevue viennent me hanter et je me demande encore et toujours comment on a pu sortir indemne de tout ça. Enfin indemne. En vie serait plus exact. Je secoue la tête pour me sortir l'image de mon frère de l'esprit afin de mieux prendre son apparence. Je craque mes doigts et m'habille. Jean, t-shirt. Je me décoiffe soigneusement pour ressembler à s'y méprendre à Nolan. On dit souvent que les vrais jumeaux peuvent profiter de leur ressemblance pour échanger leur place à l'école, ce genre de chose qui fait rire tout le monde. Nous, on a poussé le jeu un peu plus loin. On a poussé le jeu vraiment très loin. Mais je suis bien décidé.

Je suis décidé pour Nolan, certes, mais aussi pour mon ami, pour un meurtre qu'elle a commis. Il n'est qu'un outil qui me permettra de mieux l'atteindre. T'es tombé sur le mauvais cheval Nolan, tu as fait un mauvais pari. La blanche colombe que tu idolâtres n'est qu'un messager de mort. Je serre les dents en repensant à ça et me sort une fois de plus de mes pensées pour prendre l'apparence parfaite. J'adopte l'instant d'après la démarche de mon frère, l'air de mon frère. Je suis mon frère.

Comme avant, pas vrai ? Sauf que cette fois-ci, ce n'est pas pour échapper à ma vie, ni même te voler la tienne. C'est elle. Juste elle, l'atteindre réellement. Je ferme mon appartement derrière moi et passe discrètement dans l'immeuble afin de ne pas attiser trop de regards et de questions. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, j'arrive devant sa maison. Je ne l'avais jamais vue avant. Je prends un instant pour l'observer, la dame à bon goût. Mon frère doit être ravi de traîner par ici. Je souris à cette pensée avant de m'avancer un peu en me raclant doucement la gorge.

J'ai pris le temps de me renseigner plus que parfaitement sur tout ce que Nolan avait pu faire. J'ai pris le temps de faire ce qu'il fait depuis trois ans. Ne pas commettre d'erreur, tout calculer pour être le parfait lui. Et il n'y a pas de doute, à ma façon de frapper à la porte, je suis Nolan. Liam est bien loin derrière tout ça, et le frisson qui se glisse en moi, me rappelant tout mon passé est vite effacé lorsque les pas se font entendre derrière la porte.

L'air gêné, embarassé, de débarquer ainsi, j'octroie à Giulietta le plus beau sourire que j'ai en réserve pour m'annoncer.  Levant les bras le plus maladroitement du monde pour me pointer du doigt, j'ouvre la bouche dans le même ton pour sortir. « Surprise ! » Qu'est-ce que je suis con. À cette remarque, je me rends compte que je suis définitivement dans la peau de mon frère. Sans attendre plus je me rattrape et ajoute. « Enfin... J'espère que ça te dérange pas que j'débarque. » Je regarde son visage, passant de ses lèvres à ses pupilles en me mordillant la lèvre pour continuer sur le même air. « J'ai évité la chemise c'te fois-ci... J'ai l'droit à une autre chance ? » Mon regard se fait doux, pire qu'un agneau.

Si on pouvait brûler du mensonge, je serai en cendres à cet instant. Au lieu de ça, je m'avance un peu vers elle pour lui attraper la main tendrement, et rougissant légèrement, lui dire d'une vois plus douce. « J'peux entrer ? À moins que tu veuilles plus m'voir... » Un regard succin à l'intérieur de la maison. Il ne faut pas sembler perdu. Bien que, Nolan soit de toutes façons toujours perdu. C'est pas le moment de flancher. Pas le moment de retrouver un soupçon de mon identité. Je reste vigilant. Cherche à lui faire gagner toute confiance pour mieux l'avoir quand le moment sera venu. Au fond de moi, il existe deux choses bien séparées. La vengeance que je cherche désespéramment à accomplir pour Vincenzo, et le masque de mon frère qui doit si bien m'aller que je n'ai plus rien de moi.

Et si l'heure de la vérité a sonné pour l'honneur de mon ami, elle a sonné pour toi, Giulietta. Sois certaine que rien de ce que tu as fait ne restera impuni. Tes cheveux sont peut-être plus blonds et purs que les blés, ton regard plus doux que de la soie, ça ne change rien au monstre qui se cache en toi. Je ne suis pas le seul à porter un masque, mais le tien va tomber. Je ferai tout pour qu'il tombe. Et j'y arriverai, je n'en doute pas un seul instant.

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MessageSujet: Re: Just another lie | Giulietta.   Jeu 14 Jan - 18:05


C’est dans ma salle de peinture que je me sens toujours la plus à l’aise. Dans mes couleurs et mes pinceaux, je suis la personne que je suis censée être. Quand dans tous les autres moments, je ne suis qu’une boule de colère qui ne demande à exploser, dans ces moments là, je suis plus calme, plus souriante, apaisée. Aussi, quand la porte se fait harceler de coups, je sursaute et sens une pointe d’agacement s’emparer de moi. Etre tranquille plus d’une heure semble devenir une chimère dernièrement, mais je ne peux ignorer ce bruit incessant, qui fini par me faire bouger de mon siège. Rapidement je resserre les pans de mon peignoir fin et m’aventure dans le couloir, jusqu’à enfin ouvrir la porte. Derrière se trouve une surprise, à laquelle je ne m’attendais pas une seconde. Sourcils froncés, j’accueille ce visiteur de mes lèvres pincées malgré le ridicule de la situation. Son doigt pointé sur lui, son sourire, me font sourire intérieurement, mais je me force à conserver un masque d’impassibilité qui ne me sied pas. Incapable pourtant de me dérider réellement, je parviens à me parer d’un sérieux à toute épreuve, tout en renforçant mon effet de mes bras croisés sur ma poitrine. Il s’emballe, commence à parler, de cette voix qui m’agace autant qu’elle me fait fondre. L’air sur son visage, me donne l’impression d’un chien battu et je sais que l’échec est proche. Je vais le laisser entrer. Je vais le laisser m’abreuver de sa stupidité. Je vais le laisser combler le manque que notre éloignement provoque en moi. Seulement, je ne compte pas rendre les choses faciles. Je le laisse donc parler, sans me départir de mon air agacé, ni de mon regard sombre. C’est sa main dans la mienne, qui achève finalement de m’affaiblir et d’abord sans répondre avec des mots, je referme lentement mes doigts et tire légèrement sur son bras. « Allez reste pas dehors. »

Lorsqu’il franchit le seuil de ma maison, je referme la porte lentement avant d’avancer sans me préoccuper de lui. Toujours dans mon optique de lui en faire baver avant de le laisser se comporter à son aise, je retourne dans ma salle préférée, lançant à la volée. « Fais comme chez toi Nolan. J’ai un dessin à finir, tu peux venir si tu veux. » Bien sûr, cette salle n’est rien d’autre qu’emplie de mauvais souvenirs, mais je m’efforce de ne pas y penser alors que je me positionne de nouveau sur mon siège pour reprendre mes pinceaux. Levé devant ma toile je ne l’appose pourtant pas. Sa présence, de nouveau ici, pour la première fois depuis qu’il est resté pour la nuit, me met légèrement mal à l’aise. Simplement parce que je ne sais pas ce qu’il veut… et que les images, celles que j’ai volontairement mis de côté, reviennent me harceler soudain. Plus nettes, plus agréables, elles m’empêchent de me concentrer et c’est le rouge aux joues que je laisse pivoter mon tabouret pour le regarder. « Tu fais quoi ici en fait ? Pourquoi tu es venu Nolan ? » Abrupte, j’essaye de ne pas montrer le trouble qui monte lentement en moi alors que je me perds dans ses yeux. Ils ne m’ont pas fait cet effet là, la dernière fois. Là, je ne peux les quitter, je ne peux me défaire de son regard envoûtant, ni du frisson qui court lentement le long de ma colonne vertébrale.

Et je me souviens soudain du terme qu’il a employé. Seconde chance. Peut être que je dois effectivement lui laisser une autre chance, sur tous les plans, même celui qui nous a enfoncé dans une dispute désagréable. Il est après tout le premier à avoir éveillé mes sens d’un baiser. Je ne peux croire qu’il s‘agisse d’une coïncidence alors lentement, je quitte finalement mon assise pour venir près de lui. Jamais mes prunelles ne quittent les siennes et, pieds nus, je relève le visage vers lui, tandis que mes mains, douces, viennent se poser sur son torse « Bon point pour le t shirt… » Ce n’est qu’un murmure qui s’échappe dans un sourire, alors que j’hésite une seconde à me hisser sur la pointe des pieds pour prendre ses lèvres. Je n’oublie pourtant pas les mots entre nous, alors je préfère finalement soupirer, en reculant d’un pas, cessant tout contact. « T’es toujours là où on t’attends pas, hein mio scioccio » Le surnom affectueux m’échappe soudain et c’est avec un sourire lumineux que je conclus finalement.

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MessageSujet: Re: Just another lie | Giulietta.   Sam 16 Jan - 3:22



Le visage de la blonde prend toute la place dans ma tête. Moue boudeuse, air sérieux mais pourtant pépite dans le fond des yeux. Reflet d'une âme qui semble bien plus pure que celle qu'elle est. Et pourtant, en cet instant j'oublie. J'oublie parce que mon rôle doit être parfait. Il faut que je sois Nolan, il faut qu'elle me croit. Elle croise les bras sur sa poitrine et une moue s'installe en réponse immédiate à son geste. C'est étonnant, à quel point c'est naturel de réagir humainement, étonnant à quel point c'est facile d'être toi. C'est même soulageant. Le temps de ce changement de masque, de ton masque est tellement léger. Il est tellement doux, comme une caresse. Et c'est la seule façon où tu peux être proche de moi sans qu'on s'entre-tue, avec des mots ou des gestes.

Jouer à être toi. Simplement toi. Dans une facilité déconcertante bien que les vêtements – aussi confortables soient-ils me semblent totalement inadaptés. La main toujours dans la sienne, la fraîcheur de sa peau se glissant à merveille à la chaleur de mes doigts j'attends à peine un instant avant qu'elle referme ses doigts sur les miens, m'incitant à rentrer d'une voix que je ne me rappelais pas si douce. Peut-être était-ce parce que la dernière fois que nous avions parlé elle était saoule, ou peut-être était-ce parce que j'étais dans ma peau et pas dans la tienne. Pour autant, quelque soit l'explication, ce souffle doux qui s'était échappé de ses lèvres m'avait donné un sourire léger, toujours un peu embarassé alors que je la suivais.

Je la suis d'un pas pour me glisser contre elle, la frôlant sans pour autant réellement la toucher alors que la porte se referme derrière nous. Je prends un instant pour regarder la maison, me commentant à moi-même que cette femme à du goût. Alors qu'elle me passe à nouveau devant, j'attends une seconde que sa voix s'élève à nouveau avant de la suivre. Je ne savais pas à quel point ils étaient proches, pas non plus les détails. Je comptais simplement gagner assez de confiance pour pouvoir atteindre mon but. Rien de plus que ça. Il était évident qu'elle allait m'appeler par le nom de mon frère, et je ne montre aucun signe de surprise. Plus de quinze ans à me faire appeler ainsi, et des années avant à changer ma place pour rire avec mon jumeau. Des années où j'ai été lui et moi. Répondant aux deux noms sans distinction. Je la suis maladroitement, passant mon doigt contre le mur pour le longer, et observer la démarche de la demoiselle.

La dernière fois que j'ai eu cette vue, tout était moins stable, tout était plus trouble et mes intentions étaient beaucoup plus claires, je devais coucher avec elle. Et si son corps, sa chevelure de soleil et sa peau blanche ne me laissaient pas indifférent, je n'avais pas l'intention d'en arriver là. Pas cette fois. Alors que je la laisse s'asseoir, reprendre possession de la pièce qu'elle semble aimer profondément je m'appuie contre le battant de la porte et observe les œuvres. Nolan l'a sans doute déjà fait avant, mais rêveur comme il est, il pourrait le faire cent fois que rien ne paraitrait suspect. Je croise mes mains devant mon torse, prenant une position détendu, le dos non droit alors que je me mets à l'observer en silence. Elle est belle, concentrée sur son art, le pinceau en main. Je reste silencieux, prêt à la regarder pendant des heures. Mais au bout de quelques instants seulement elle se retourne vers moi, les joues empourprées, couleur de groseilles. D'un petit sourire embarassé je remonte jusqu'à ses yeux pour me plonger dedans. Ses prunelles d'un brun clair m'envoûtent et me rappellent le charme indéniable qu'elle avait cette nuit là. Elles me rappellent également comment je me suis laissé avoir, et la culpabilité qui m'a gagnée le lendemain de n'avoir rien.

Elle parle, et à sa question j'ouvre la bouche sans qu'un mot n'en sorte. La regardant toujours assise là, je referme la bouche en retroussant le nez, cherchant les mots juste à ma visite, à la visite de Nolan, si tant est qu'il y en ait. L'artiste se lève finalement pour me rejoindre et j'observe ses pas en bredouillant maladroitement. « Bin... » et sans avoir le temps de dire plus de mots, la voilà collée à moi, les iris s'entremêlant toujours aux miennes, je distingue le reflet des bruns qui se mélange dans ses prunelles. Alors qu'elle pose ses mains sur mon torse je rougis un instant, très légèrement. À sa remarque je souris, tendrement. Le rôle est complet, aucun geste n'est réfléchi, je ne suis plus moi, je suis toi. Juste toi. Elle rompt le contact et mon visage prend une moue contrariée un instant. Elle ouvre encore la bouche, son accent un peu plus prononcé pour finir par un surnom italien que je ne comprends pas. Pas besoin.

Le sourire qui s'affiche sur son visage en cet instant réchauffe l'atmosphère autant qu'il réchauffe mes veines. D'une voix douce et taquine je finis par dire. « Si tu m'attendais, je n'arriverais pas à obtenir ce sourire sur ton visage. » Je m'avance d'un pas vers elle pour poser ma main sur sa joue et la caresser doucement alors que mon bras descend sur sa nuque pour finalement venir prendre sa main. « Je... je voulais te voir Giu'... » Je joue avec ses doigts, détournant finalement mon regard du sien pour dire d'une voix qui se veut sûre mais qui ne trompe personne. « J'sais que j'peux être le dernier des idiots mais... j'peux me rattraper. » Je hausse les épaules et avance d'un tout petit pas vers elle, réduisant la distance qui se trouve entre nous presque à néant. « 'Fin essayer tu vois. » Je souris et ajoute, de cet air béat qui me donne envie de frapper mon frère à grands coups de poing. « J'voudrais pas que tu crois que j'm'en fiche de toi... J'suis juste... bin j'sais pas. J'sais pas comment m'y prendre avec toi Giu'... J'sais pas comment... 'fin tu vois ? » Je relève mes yeux dans les siens, de cet air désolé qui te sieds si bien et ajoute. « Oh 'puis merde. » Et ma deuxième main se glisse dans sa nuque, sans la quitter un instant des yeux je viens poser mes lèvres contre les siennes, lui déposant un baiser tendre, un baiser qui a du sens. Celui qui montre que ce n'est pas une histoire de cul, mais une histoire de cœur. Un baiser qui dans toute une vie, n'a encore jamais été mien. Et pour la première fois, il a fallu que ce soit en me faisant passer pour toi. Me reculant d'elle, je me mords finalement la lèvre et d'une moue désolée je finis par dire. « Je.. pardon ? » je frotte mes cheveux ébouriffés sans les recoiffer avec la main que j'ai délicatement retirée de ton cou.

C'est un jeu dangereux que tu joues Liam. Dans tout ça, dans ce sentiment plus agréable que tout ce qui fait ta vie, ne te perds pas. Pas une nouvelle fois. C'est pour Vincenzo que tu es là. Ne l'oublie pas. Ne te laisse pas charmer, ne te laisse pas berner. N'oublie pas qui tu es. N'oublie pas qui elle est. Surtout pas. Pas cette fois.

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MessageSujet: Re: Just another lie | Giulietta.   Jeu 28 Jan - 22:02


Le naturel revient entre nous, comme si jamais aucune dispute n’a pu nous animer. Le tableau qui se dessine à cette seconde ressemble étrangement à une scène niaise d’un film romantique. Ceux que je me plaisais à regarder, à la fenêtre des amoureux, lorsque je n’étais encore qu’une colombe éternelle. A cette seconde tout s’efface, pour ne laisser qu’une ambiance sereine et douce. Mes yeux sur lui, me dispensent de la moindre parole. Mes mains sur son torse, m’empêchent de radoter ma rancœur. Il n’est qu’un idiot… Seulement c’est un idiot vers lequel je reviens sans cesse, sans parvenir à m’en empêcher. Je le laisse donc prendre ma nuque et savoure la caresse qui s’en vient. Un curieux frisson s’empare de mon être tout entier, si inédit que je laisse échapper un léger glapissement, incontrôlable. Savoureux, je le laisse me prendre entièrement et sursaute lorsqu’il ouvre la bouche. Et ses mots que j’accueille dans un nouveau sourire, me font trembler juste un peu plus. Oublié, l’ennuyeux Nolan. Aux cachots, le bavard Nolan. Inexistant, l’agaçant Nolan. Ne reste que celui qui me fais rire et sourire. Et le timide, qui n’ose exprimer ce qu’il désire. Son attitude me rend perplexe tandis que je réfrène avec mal les sensations qu’il fait naître en moi de ses mains. C’est inédit, carrément appréciable et je n’attends qu’une chose, la suite. Cette fois, ce ne sont pas ses lèvres qui me rendent folles, mais bien chacune de ses attentions, qui me rendent toute chose. Et ses mots… J’entrouvre les lèvres, pour esquisser une réponse, mais me retrouve face à lui, incapable de proférer le moindre son. C’est un idiot, mon idiot, et s’il veut se rattraper de cette façon, je n’esquisserai aucune réticence.

« Et moi je sais pas m’y prendre avec toi. » Le murmure m’échappe sournoisement, en réponse à ses mots et j’espère une seconde qu’il ne m’a pas entendu. Tout simplement parce que je ne veux pas le laisser croire qu’il peut s’en sortir si facilement. Pourtant il a déjà gagné. Ma rancœur s’en est allée vers d’autres cieux et je ne souhaite qu’une chose à cet instant, rester ainsi pour toujours. Avec ses mains sur moi et son corps si proche. Avec ses lippes si proches soudain. Hypnotisée, je le laisse s’approche inexorablement et incapable de lui refuser mes lèvres, je le laisse mener la danse, surprise par la douceur dont il peut faire preuve. Il m’a habitué à bien d’autres baisers, plus sauvages, plus passionnels et je ne sais que faire de cette tendresse. Pourtant, si mon esprit s’agite de mille questions, je me laisse faire et savoure l’instant sans hésite à perdre pied, même si ce n’est que pour une seconde. Ses lèvres me quittent, le baiser cesse, mais il me faut plus d’une seconde avant de rouvrir les yeux, bercée par le sentiment de désir qui m’a pris tout entier. L’espoir renouvelé d’une nuit de passion s’empare de mon être et alors qu’il s’excuse bien maladroitement, je laisse un regard passionné l’entourer tout entier.

Pourtant je prends mon mal en patience, mords ma lèvre inférieure pour contenir la passion que je veux laisser échapper et tente de garder un visage neutre, alors que je lui réponds, une voix plus rauque qu’à l’accoutumée. « C’est bien la première fois que tu t’excuses de m’avoir embrassé Nolan. Le refais pas, c’est nul. » Mon regard se fait mutin tandis que j’échappe un léger rire moqueur à son encontre. Il ne dure pas, se veut taquin et je retrouve bien vite mon sérieux, accablée par la distance qu’il a remis entre nous. Ce sale tentateur m’offre notre plus beau baiser pour me priver ensuite de sa chaleur, de son corps que j’ai envie de retrouver malgré le désastre de la dernière fois. Pour autant, je ne retourne pas vers lui et lui préfère mon dessin, que je retrouve en quelques pas. Ma main tremblante m’empêche de réaliser les traits que je désire et bien vite, je dois me rendre à l’évidence. Sa seule place actuellement est sur le corps de l’homme derrière moi, dont je devine le regard chaud entre mes reins. Chaque parcelle de mon être cherche son contact et lui refuser relève maintenant du sadisme. Pourtant, je me contente de me tourner vers lui, un fin sourire aux lèvres. « Fais comme chez toi… Tu te souviens d’où se trouve la cuisine non ? L’heure du dîner arrive après tout… » D’un clin d’œil mutin, je le laisse s’occuper et sa présence en moins, je parviens enfin à me concentrer de nouveau pour terminer mon œuvre, commande que je me dois de finir rapidement.

C’est une odeur alléchante qui bientôt me déconcentre de nouveau et j’en viens à me demander pourquoi j’ai pu douter des talents de cuisinier de Nolan. Bientôt, heureusement, j’appose le dernier trait à mon dessin et suivant l’odeur, je parviens rapidement dans la grande pièce. Une minute je l’observe, le regarde s’affairer sans me départir d’un sourire attendri. Il est beau. Cette constatation me frappe soudain et je préfère m’approcher pour passer mes bras autour de sa taille et déposer mon menton dans le creux de son dos. Il ne vaut mieux pas que je me questionne sur cette foule de sentiments contradictoires qui m’agitent. « Ca sent super bon. T’as fait quoi ? » Et en le lâchant finalement, je le contourne pour m’assoir non loin, l’eau déjà à la bouche. « Je suis désolée d’avoir sous entendu que t’étais nul en cuisine. Ca a l’air trop bon ! »

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MessageSujet: Re: Just another lie | Giulietta.   Mar 2 Fév - 3:27



La gêne n'est pas un sentiment que je ressens souvent dans ma peau de Ministre. Pas plus qu'en ma peau de Liam, d'ailleurs. Pourtant, à peine le masque de mon jumeau enfilé que mes joues trouvaient le pourpre et mon cœur bat n'importe comment. Fini la régularité et la vie mesurée dans chaque geste. Place à des sentiments bruts, des actions irréfléchies. Place à tout ce que j'ai rayé de ma vie. Le souffle, la sensation de ce sentiment est enivrant. Comme un ancien fumeur qui retrouve la sensation d'une cigarette après des années. Réapprendre à vivre. Juste le temps d'une nuit. Juste le temps de révélations. Parce qu'aussi agréable soit la sensation qui coule à cet instant dans mes veines, il est hors de question que je perde mon but de vue. Hors de question que cette fois, je la laisse filer entre mes doigts.

Mais le moment n'est pas aux révélations. L'instant est à la mise en confiance, créer une situation. Alors autant profiter de l'enivrement éphémère. Autant profiter de cette légèreté passagère qui n'attend que le bon moment pour s'enfuir loin. La lèvre de la blonde se cache sous ses dents et mon sourire se dessine à cette observation. Doux, lent, et surtout joueur. Un sourire dont Nolan a le secret. Ou peut-être, est-ce un sourire dont la gentillesse a le secret. Lorsque sa voix chantante s'élève mes joues s'empourprent légèrement alors que je retrousse le nez et lui offre une moue désolée. S'excuser de ce baiser était en effet une bêtise. Un réflexe d'une vie trop droite, d'une sincérité trop vite dévoilée. Mais qu'importe, son rire vient effacer les regrets qui s'insinuaient tendrement pour les remplacer par une joie indéniable. Un rire discret vient se mêler au sien alors que mon regard se fond dans le sien. Et si le jeu semblait devenir vite intéressant, elle profite de la distante que j'ai initiée pour retourner à ses crayons.

Silencieux, je l'observe un instant, ses traits et son corps, la tête légèrement penchée comme pour mieux capturer la nature de ce moment. Du moins, la nature pour moi. Et si je me retenais d'avoir des état-d'âmes, me rappelant consciencieusement pourquoi j'étais là, je me surprenais à me mordiller la lèvre, sachant pertinemment que ce n'était pas réellement juste de faire cela. Lorsqu'elle se retourne vers moi, je lui souris à nouveau, le plus naturellement du monde avant qu'elle parle. Haussant un sourcil, je lui accorde une révérence exagérée pour lui dire d'un accent anglais minable. « Bien, my lady. » Et d'un coup de vent je me décale de l'ouverture de la porte pour observer l'agencement de la maison. Évidemment, il aurait été aisé de dire que je ne me rappelais pas d'où se trouvait la cuisine, mais j'en aurais perdu l'occasion d'observer un peu. Nolan était fouineur, rien de surprenant à ce que je flâne un peu si quelqu'un me prenait en flagrant délit. Pour autant, mon instinct me mena assez vite à la cuisine convoitée.

Après tout, j'avais faim. Et, contrairement à mon frère, j'étais un très bon cuisinier. Le fait qu'elle lui ait demandé de faire le repas me laissait supposer qu'elle n'avait pas fait les frais de son art culinaire. Pour autant, je ne pouvais me permettre de faire un plat trop gastronomique au risque d'être démasqué. Alors que j'ouvrais nonchalamment les placards afin d'en faire le tour, je me risquais à prendre des pâtes, ainsi que divers morceaux de viande et crème dans le réfrigérateur. Nolan aurait sans doute préparé de la purée avec du jambon mais qu'importe. Mon plat n'avait rien de compliqué et cuisiner des pâtes lui offrirait un léger clin d’œil quant à ses origines. Trouvant un tablier et un torchon non loin, je me mets rapidement à la tâche, retrouvant mon sérieux en son absence.

Pour autant, si le Liam en moi est en train de jouer avec les ustensiles de cuisine et caresser les aliments du bout d'une lame, le Nolan, ou alors le naturel, qu'importe, bien présent, me laisse sifflotant, affublé ridiculement d'un tablier de femme. Le temps semble passer sans passer dans cette réalité qui n'est que moitié mienne lorsque la douce italienne vient se coller à moi. De sa douceur de colombe, ses bras entourent ma taille et un instant je ferme les yeux, sentant son souffle dans le creux de mon dos. D'un sourire qu'elle ne voit pas, je lui lance, taquin. « Des pasta pour te faire honneur, supplément sauce à la Wiggins. » Ou l'art de ne pas réellement mentir tout en se faisant passer pour un autre. Et finalement, lorsqu'elle se détache de moi et que je suis son déplacement d'un œil, je l'écoute en lui offrant une petite moue vexée. « Je dois avouer que... je pourrais t'en vouloir. » Haussant les épaules et m'avançant vers elle avec la cuillère de la sauce dans la main je lui tends sans m'approcher assez pour qu'elle l'atteigne.

« Mérites-tu de goûter ce délice sans pareil ? » Mon regard se fait joueur alors que je me rapproche en même temps que la cuillère d'elle et la lui tend toujours avec un peu de recul. « Tu pourrais au moins vouloir te faire pardonner pour cet affront. » Mon sourire la cherche tandis que je regarde la sauce qui commence à couler et dit. « Mais ! Comme j'ai besoin d'un goûteur, je propose de passer l'éponge, repartir sur de bonnes bases... Qu'en dis-tu, Giu' ? » Je savais que mon frère et mon hôte s'étaient quittés en plus ou moins bons termes après une soirée discutable. Il n'était pas difficile de savoir ces choses là en ma position, surtout vu comme je surveillais les déplacements de mon frère ces derniers temps. Aussi, mon geste de pardon déguisé, digne de mon frère, noyer le poisson derrière quelque chose de foncièrement gentil, aiderait sans doute à la mettre en confiance. Et sa confiance, j'en rêvais.

J'en avais encore plus besoin que de la douceur de ce moment, que de ce sourire qui m'apaisait. J'en avais besoin pour savoir la vérité. Parce qu'au final, c'était ça qui importait, et il était important de ne surtout pas l'oublier.

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MessageSujet: Re: Just another lie | Giulietta.   Ven 19 Fév - 17:23


Ravie d’avoir obtenu un peu de tranquillité afin de terminer mon œuvre, je me trouve soudain préoccupée par une toute nouvelle chose. Ces quelques dialogues ressemblent presque une routine, que je trouve presque dérangeante. Nous ne sommes pas un couple. Nous ne sommes rien d’autres que des collègues qui ont fait l’erreur d’un jour coucher ensemble… mais lorsque cette constatation me frappe, je me rends compte qu’il n’en est finalement rien. Les mots que nous avons eus, les paroles que nous avons échangées, ne ressemblent en rien à de simples parties de jambe en l’air. Et le fait qu’il ne puisse y avoir aucun avantage à notre relation me touche autant que le tourment d’un plus. Les yeux rivés sur les traits apposés sur la toile, je ne parviens pas à me défaire de cette vilaine impression de ne pas faire ce que je devrais. En le laissant pénétrer ma vie de cette façon, je me laisse emmener dans l’inconnu, dans unvide, qui me déplaît étrangement. Pourtant, l’odeur qui me parvient, alors que je dessine la dernière esquisse, réussi à me détourner de mes macabres pensées. Un sourire lumineux aux lèvres, je me laisse porter et le mot menteur se dessine dans ma tête alors que je le vois autant à l’aise dans la cuisine. Lui qui a pu se hâter de m’annoncer sa nullité en cuisine. Pourtant, je ne m’offusque pas, profitant de l’odeur alléchante qui chatouille mes narines. Et de sa prestance, que je savoure d’un regard acéré. Et bientôt je viens le rejoindre et l’enserrer de mes bras frêles mais câlins. J’entends son sourire sans le voir et j’esquisse moi-même un rire, en l’entendant. Des pâtes. Guère original, mais j’apprécie l’effort de vouloir me ramener chez moi, d’un plat que je savoure pourtant souvent. Je dois avouer que sa sauce aiguise ma curiosité et j’ai hâte de la goûter.

Il semble d’ailleurs vouloir aller dans mon sens, mais pas assez puisque dans un soupir de frustration, je le regarde se stopper et vouloir se jouer de moi. Bien sûr, je pourrais combler la distance moi-même, mais cela sera bien moins drôle, alors je reste là, le regarde d’un air taquin et le laisse se jouer de ma personne, dans un éclat de rire. « Délice hein ? Je n’y crois pas une seconde. T’as dis toi-même que le comestible et toi, ça faisait deux. » Pourtant l’odeur ne me trompe pas, je suis presque certaine que c’est bon. Alors je continue à rire de ses facéties, jusqu’à ce qu’un air plus sérieux ne vienne remplacer les sourires. Son sous entendu semble clair, il veut faire table rase de nos précédentes disputes et je suis plutôt contente d’aller dans son sens. Sans mot dire, sans jurons, je me dispense de la moindre vraie réaction. Pour autant, je me contente de foncer sur la cuillère, pour savourer d’un air ravi sa préparation, qui pourrait faire rougir quelques italiens de par son goût. Je suis très étonnée, mais me contente de l’observer, avant de passer une langue avide, sur mes lèvres encore pleine du goût de la sauce.

« Très bien, je m’avoue vaincue. Ta sauce est exceptionnelle Wiggins. Je savais que tu m’avais menti ! » Et après m’être mordue la lèvre inférieure, dans l’optique de conserver une soudaine pulsion au chaud, je ne résiste pas réellement à la tentation et attrape sa main tendue vers moi, pleine de la cuillère, pour l’attirer vers moi. Et dans un geste continu, je viens cueillir ses lèvres dans un baiser plus tendre que les précédents. Trop probablement, puisque bientôt, je sens la passion m’envahir et dans un souffle je la libère, pour me satisfaire d’un échange beaucoup plus sauvage. Chaque parcelle de ma peau s’éveille, je sais que les frissons ne sont pas loin et dans un besoin de les ressentir, je me colle encore un peu plus à lui, plus passionnée de secondes en secondes. Sa sauce est bonne… Ses pâtes le sont probablement, mais ce n’est soudain pas de cela dont je suis affamée. Ses petites blagues, sa douceur et sa proposition me rendent incontrôlable, incapable de réfréner chaque envie qui me traverse soudain, qui transperce ma carapace toujours un peu plus. Peu habituée à de telles sensations, je les laisse m’envahir entièrement, sans trop de considération pour mon partenaire.

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MessageSujet: Re: Just another lie | Giulietta.   Mar 15 Mar - 5:48



J'observe la blonde, pressé de voir une réaction dans son regard. Pourtant, lorsque mes prunelles se perdent sur son visage, je n'y vois rien de notable. Fronçant légèrement les sourcils, cherchant à traquer une micro-expression si possible, je me perds finalement dans mon propre jeu alors qu'elle me vole la cuillère, ne me laissant plus d'occasion de la narguer encore un peu. Un haussement de sourcil et un air faussement boudeur s'invite sur mon visage alors que le sien ne ment pas sur l'appréciation qu'elle a de ma sauce. Un sourire franc vient se glisser lentement mais sûrement sur mes lèvres alors qu'elle essuie ses lèvres d'un coup de langue qui est loin de me laisser indifférent.

Les yeux rivés sur ses lèvres, je me retiens d'un quelconque geste alors que sa voix vient rompre l'instant. Je lui offre un large sourire, alors que sa remarque me rappelle que non, mon frère ne lui a pas menti. Il cuisine comme un pied, tout ça parce qu'il n'a jamais su prêter attention à ce que l'on nous enseignait. Je balaye la pensée d'un regard sur la demoiselle assise face à moi et tente de laisser Nolan hors de mon esprit. Ce n'est pas le moment de culpabiliser. Tout ça n'est pas contre lui, c'est un mauvais hasard. J'aurais été stupide de laisser passer une telle chance, stupide de ne pas faire ce qui était en mon pouvoir pour obtenir vengeance.

Et finalement, ce sont ses lèvres qui m'attirent alors qu'elles les mordillent devant moi. Décidément, elle sait plus que jouer de ses charmes. Plus que dans mon souvenir, plus que tout ce qui peut me sembler être sain pour cette mission. La main toujours vers elle, je me laisse guider, les pas suivant son geste alors que je me rapproche d'elle. C'est une mauvaise idée, et je le sais pertinemment. C'est une mauvaise idée parce que tout cela ne se déroule selon aucun plan et la perte de contrôle mène rarement aux réponses espérées. Pourtant, l'envie de lui résister n'étant absolument pas présente à mon esprit en cet instant, je laisse ses lèvres se joindre aux miennes dans un baiser dont elle est clairement maîtresse. Alors que ma main se glisse lentement dans sa chevelure, je lâche la cuillère qui se trouvait en mon autre main pour répondre plus ardemment à ses attentes.

Son corps se collant un peu plus au mien je descends ma main jusqu'à sa chute de reins pour la retenir un peu plus. Pour que ce moment soit notable, qu'il soit sincère. Et à mon plus grand désespoir, il l'est vraiment. C'est pour cela que sans réfléchir plus longtemps, je resserre mon emprise en passant une main sous sa cuisse, la collant contre mon dos dans l'optique de la soulever. Lâchant ses lèvres une seconde pour atteindre son cou, j'embrasse sa peau tout en l'appuyant plus près de moi, profitant de la douceur de sa peau. Ma main remontant le dessous de sa cuisse, mes lèvres se glissant lentement à son oreille je lui murmure, le plus détaché possible. « Les pâtes vont refroidir... tu ne crois pas que je devrais... m'éloigner lentement de toi... » ma voix s'accompagne de mes dents qui jouent avec sa nuque et son oreille.

Mes mains se glissent sur sa peau alors que mon souffle se perd dans le sien. Et une seconde, juste une seule. J'oublie tout, je la vois juste elle, ce délice interdit qui me rappelle que je suis en vie. Alors que mon visage se rapproche du sien, mes lèvres rencontrant à nouveau les siennes, je regarde un instant ses yeux avant de lui dire, lèvres contre lèvres. « Sauf si... tu... as une autre idée ? » La proposition n'avait absolument rien de subtile et je ne comptais pas l'être. Pour être honnête, je comptais plutôt l'influencer dans son choix. Égoïstement, je voulais profiter de cette sensation que je n'avais pas connu depuis longtemps. Le désir pur et simple. Une simple envie assouvie, dans un regard qui nous montre monts et merveilles. Dans cette optique, je n'attends pas de réponse et la soulève finalement, une main se glissant sous son t-shirt et l'autre la retenant solidement alors que mes lippes se perdent dans les siennes.

Le choix est à elle, elle peut parfaitement toucher le sol de ses jambes délicates et m'amener à manger ce plat qui nous attend, comme rester dans mes bras, et m'amener où elle veut, faire ce qu'elle veut. Parce qu'en cet instant, Liam, Nolan, ce n'est pas l'important. En ce moment précis ce qui compte, c'est de se rappeler que la vie vaut la peine, pour des plaisirs qui laissent des marques, et il est certain qu'elle en laissera une. Certainement une bien plus importante que je ne le voudrais. Mais pour le moment, aucune de ces conséquences ne compte. On verra bien, pas vrai ? Tout ça ne peut pas être si catastrophique au final, si ?

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MessageSujet: Re: Just another lie | Giulietta.   Jeu 24 Mar - 12:42


plusieurs heures plus tard

Dans un brouillard de félicité, je m’éveille et laisse un sourire un peu trop béat traîner sur mes lèvres. Je n’ai pas encore ouvert les paupières, cherchant à traîner juste un peu plus dans ce moment inédit et incroyable. Le film de la soirée se déroule dans mes yeux clos, renforce mon sourire et m’empêche de complètement sortir de ce demi sommeil dans lequel je me complais. Le flou du désir embrume légèrement mes souvenirs mais je me souviens de mes jambes, qui s’enroulent autour de sa taille lorsque notre baiser s’est fait plus intense encore. Les sensations, je les sens encore dans chaque centimètre de ma peau, dans chaque fibre de mon être. Chaque frisson est attribué à la présence de Nolan près de moi, que ce soit ceux véhiculés par mon cœur ou alors ceux que mon corps a senti pour la toute première fois. Dans un brouillard d’enchantement, je m’entends encore lui répondre que les pâtes peuvent être réchauffées et lancer un sous entendu pour lui faire comprendre que cette fois, ça ne sera pas nul… Loin de là. Le reste, la suite, n’est qu’un enchevêtrement de corps, de vêtements qui volent et de découvertes que je bénirais pendant des mois voire des années. Notre dispute passée a finalement eu du bon, si elle a permis de me libérer de ce carcan d’indifférence. Nolan est seul responsable pour les sentiments si intenses que j’ai pu ressentir et qui se battent encore la première place maintenant. Le désir n’est pas mort, il est toujours là, dans le creux de mes reins et s’intensifie au fur et à mesure que je sors de ma léthargie. Mon cœur s’agite et s’emballe dans une danse frénétique que je ne cherche pas à stopper. En ce matin encore jeune, je le veux, le désire et ne le laisserai pas partir sans profiter encore un peu de ses caresses, de sa si agréable présence près de moi.

Lentement, je me redresse sur un coude, ouvre enfin les yeux pour en déposer les prunelles sur le corps endormi et alangui à mes côtés. Il est beau, lorsque détendu, il siège si près de moi. Une seconde de plus, mon cœur s’emballe, cogne si fort dans ma poitrine que je crains le réveiller sous le raffut. Le brun ne bouge pourtant pas, reste endormi et dans un sourire, je viens déposer mon autre main sur sa joue. Coquine, joueuse, elle s’égare et vient s’échouer dans son cou, qu’elle taquine juste assez pour déclencher une vague de frissons endormis, mais pas trop pour ne pas chatouiller son bel endormi. Toujours aventureuse elle s’égare, joue de son corps sans quitter son visage des yeux. C’est un moment comme celui là qu’elle attendait la dernière fois. Un simple et tendre réveil sans conséquences… Et à cette simple idée, ma gorge se serre juste assez pour ramener une once de réminiscence douloureuse. Je me promets cette fois de ne pas ouvrir la bouche quand à ses performances et continue mon petit jeu, sans parvenir totalement à me défaire de cette gêne qui m’a pris soudain. Indécise lors de mon précédent réveil en sa présence, je ne cherche pas cette fois à m’échapper du cliché d’un réveil romantique. Adviendra que pourra et que voudra, je ne serais pas responsable d’avoir cherché un moment doux dans un monde de brutes.

Mes doigts, viennent finalement s’échouer contre les siens, qu’ils attrapent avec une douceur que je savoure chaque secondes. Sa main est si douce sous la pulpe, je parcoure chaque trait, me délecte de la perfection qui se fait sentir, dans cette main meurtrie par mes actes passés… Mes… Il me faut plusieurs secondes pour comprendre le déroulé de mes pensées. Sa main est douce. Sa main est parfaite. Sa main n’est pas la main de Nolan. Lorsque je comprends avec horreur qui est l’homme dans mon lit, je me redresse aussitôt et cesse tout contact, incapable de ne pas sentir une nausée horrible monter lentement le long de ma trachée. Je saute, quitte le confort du meuble pour poser un regard d’ensemble sur le jumeau maléfique. Non, je ne l’ai pas reconnu, j’ai été incapable de reconnaître Nolan et cette situation m’effraie autant qu’elle me dégoûte. Dans une impulsion irrépressible, je me rue vers les toilettes afin de me délester du contenu d’un estomac trop vide. La bile s’écoule, mais le malaise reste, bien ancré dans mon être. La culpabilité vient aussitôt s’ajouter, heureusement contrebalancée par la colère sourde qui monte lentement dans mon être. Amplifiée de la présence dans ma tête, je sens tout mon corps nu se tendre et c’est finalement une fureur aveugle qui s’est insinuée dans mon être. Mes yeux s’égarent, cherchent une arme lorsque rien ne semble utilisable. Je veux l’attaquer, lui faire du mal, aussi j’agrippe une bouteille de parfum, hors de prix, en verre, et pénètre de nouveau dans la chambre, d’un pas si vigoureux que leur résonnance pourrait le réveiller.

C’est un corps toujours endormi que je retrouve finalement, la main crispée sur mon arme de fortune, que je voudrais lui lancer en pleine tête, indifférente aux blessures que cela pourrait infliger, amusée à l’idée future de pouvoir différencier les jumeaux d’un regard, un seul. Je me trouve pourtant incapable de faire mal sciemment à l’image de Nolan alors dans un geste sec, c’est sur le mur, au dessus de lui, que je balance la bouteille, qui s’éclate dans un fracas et mille morceaux, éparpillée maintenant sur lui et non loin… « Espèce de sale connard ! » L’italien m’a échappé, je voudrais m’énerver dans ma langue natale, mais me concentre pour conserver un anglais qu’il peut comprendre. « Connard ! » Alors que le mot s’échappe, c’est une partie de mon âme maléfique qui s’élance vers Liam, dans une optique clairement maléfique. Complètement soumis à une impulsion, incapable de la réfréner, j’exacerbe ses émotions, cherche à le rendre mal, à le faire souffrir de l’intérieur, sans parvenir à un résultat probant. « T’es pas capable de chopper des filles tout seul qu’il faut que tu voles celle de ton frère ? » Nous ne sommes pas un couple. Nous sommes juste amis… Mais cette phrase m’a échappée, et le ton trop calme sur lequel je m’exprime, ne peut être qu’inquiétant…

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MessageSujet: Re: Just another lie | Giulietta.   Lun 4 Avr - 4:23



La nuit est douce. Beaucoup trop douce. La confiance que j'ai voulu installer a pris un peu trop de place, et pas celle qu'il fallait. Aucune réponse, aucune information. Les langues se sont liées au lieu de se délier. Et je suis comme un con, pas plus avancé, le cœur déchiré. Je suis l'abruti qui réalise que ce n'est pas forcément un mal d'être aimé. Mais là, ce n'est pas moi qu'on aime, c'est mon frère. Et quelle est la personne qui aime mon frère ? Elle est celle qui a tué mon meilleur ami. Alors certes, j'ai tué quelqu'un aussi. Certes, j'ose croire que je ne suis pas la pire des personnes au monde pour ça. Peut-être qu'elle avait des bonnes raisons. De très bonnes raisons. Mais en attendant, je n'en sais rien. Rien du tout.

Je ne suis pas plus avancé, si ce n'est moins. Et la colère que j'éprouvais envers mon frère en venant ici s'est transformée en culpabilité énorme, immense. Le sommeil s'extirpe lentement de mon corps. Trop lentement. Il faudrait que je sois à vif, que je reprenne le dessus. C'est pas le moment de devenir un petit con émotif et d'aller lui préparer le petit déjeuner. C'est le moment de comprendre, la jouer fine. Avoir des informations. C'est maintenant. C'est maintenant ou jamais, et tu le sais pertinemment. Il n'y aura pas de troisième chance. Cette fois, c'est la seule. La seule occasion de savoir la vérité.

La vérité pour laquelle tu t'es tant battu. Celle pour laquelle tu as trahi ton frère une fois de plus. Celle pour laquelle tu t'es un peu plus perdu dans les méandres de la noirceur qui t'envahit. Alors rate pas ton coup. Réveille-toi. Maintenant. Allez. Bouge ton cul. Ouvre les yeux. C'est le moment. Gâche pas tout. Ne ruine pas tout ça. Perdre ton frère, rien n'en vaut la peine, mais si tu n'es même pas capable de réussir ça, alors vraiment, vraiment, rien de ces dernières années n'aura valu le coup. Et finalement c'est un éclat dur, violent, trop fort pour mes oreilles endormies qui vient me faire sursauter et me rattraper sur mes deux bras.

Je lève les yeux en l'air, sens lentement le liquide couler lentement sur moi, l'odeur se répandre et le verre prendre place dans le lit comme s'il venait se coucher à mes côtés. Pourtant, ce dernier est accompagné d'insultes que je ne comprends pas. Italien. Mais pas besoin d'être un génie pour réaliser qu'elle ne m'explique pas que je suis le coup du siècle. Je me redresse, attrape en vitesse mon t-shirt et mon pantalon avant qu'elle répète l'insulte. Au moins cette fois-ci, plus aucun doute sur la signification. Plus aucun doute non plus sur le fait que la couverture est grillée et que la demoiselle n'est pas ravie de ne pas avoir su différencier les jumeaux.

Une part de moi à envie de lui hurler que c'est de sa faute. Qu'elle est trop conne pour m'avoir confondu avec mon frère. Il vaut bien mieux que moi, il est bien mieux que moi, et elle me prend pour lui ? Alors elle ne le mérite pas. Je retiens mes remarques entre mes dents alors que son regard se noircit. Quelque part, quelque chose au fond de moi se mélange. Mais rien de probant. Quoique ce soit, il n'est pas assez fort pour passer au dessus de ce que je suis et sans doute de mes propres dons. Je reste à distance, proche du lit qui sent affreusement le parfum, retenant les expressions de mon visage histoire de ne pas en rajouter une couche et finalement elle ouvre à nouveau la bouche. Sa remarque me fait rire. Mon rire est froid, mon regard est de plus en plus noir et les mots qui sortent de ma bouche sont plus glacials que jamais.

« Tu crois que t'es la gentille dans cette histoire, Giulietta ? Tu crois que tu peux te permettre de faire une esclandre alors que t'es pas foutue de différencier deux mecs ? » Je m'avance lentement vers elle, les mâchoires serrées et les poings sur le torse et je la toise du regard. « Tu vas me jouer la vierge effarouchée aussi ? Pauvre petite Giulietta avec qui le monde est injuste, qui s'est faite sauter par le mauvais jumeau et qui a aimé ça. Bouhouhou. Tu crois que je vais te plaindre ? Parce que c'est raté. » Ma langue claque et mon doigt pointe son visage si angélique.

« T'as peut-être trompé ton monde avec ta petite gueule d'ange. T'as peut-être trompé mon frère. Mais pas moi. T'as tué mon meilleur ami. Tu l'as tué de tes petites mains que tu laisses croire si fragiles. Alors ton petit jeu, il vaut pas mieux que le mien. Je ne vole personne, tu as volé mon meilleur ami. Tu as volé sa vie. Et ça, ma belle, ta gueule d'ange ne l'enlève pas. Et si tu veux tout savoir. Coucher avec toi n'était qu'un bonus. Tant qu'à faire, autant mettre la petite amie parfaite en confiance, pas vrai ? »

Menteur. Mauvais. Tellement mauvais. Je deviens méchant, je deviens le Liam que j'ai passé tant d'années à créer. Le masque se fond enfin dans ma peau et alors que je m'approche de plus en plus d'elle, que ma voix se fait proche du murmure et que je la frôle sans la toucher. « Mais visiblement c'est pas pour aujourd'hui la confiance. Tant pis. »

Je ramasse mes affaires et lui passe à côté avant de me diriger vers la porte d'entrée. « Tu sais quoi, je n'ai même pas envie de savoir pourquoi tu l'as tué. Parce que quelque soit ta réponse, elle n'en vaut pas la peine. Tu n'en vaux pas la peine. Et surtout, surtout Giulietta, tu ne vaux pas mon frère. » Je lui lance le regard le plus franc et le plus froid qui existe. Parce que masque ou non, cette phrase là elle est pensée. « Meurtrière, et je ne sais quoi qui n'est sans doute plus un humain, incapable de le reconnaître alors qu'il est la meilleure personne en ce monde. Tu ne vaux pas grand chose. Vicenzo a de la chance de ne plus être là pour voir ça. »

Mes mots s'arrêtent là. Tout bouillonne à l'intérieur. Le masque se fond tellement sur mon visage que je ne suis plus sûr de ce que je ressens en cet instant. Je ne sais même plus ce que je suis, qui je suis. Je ne sais pas ce que veux et ne veux plus. La vérité valait-elle tout ça ? Quelque chose le vaut-il ? Je n'en sais plus rien. Tout ce que je sais, en cet instant, c'est que la blonde derrière moi n'est pas assez bien pour mon frère. Non. Parce que ce que j'ai ressenti, ne serait-ce qu'un tout petit instant, me rappelle tous les dossiers sur ces nouveaux monstres que j'ai lu. Et il est hors de question qu'une telle chose puisse faire du mal à mon frère. Le regard sur elle et les mâchoires serrées, je me retiens d'utiliser n'importe lequel de mes dons, ou une simple force physique, juste pour qu'elle n'existe plus. Oiseau de malheur, tu n'apporteras jamais rien de bien. Et pourtant, quelque chose me retient. Quelque chose, son regard quand elle pensait que j'étais Nolan.

Le souvenir de son bonheur lorsqu'elle a cru le retrouver lui m'en empêche. Douloureusement. L'amour que cette fille porte à mon frère, ce bien être qu'elle m'a fait ressentir lorsque j'étais lui, m'empêche d'aller plus loin, de lui faire réellement mal. Même si au fond de moi, quelque chose me persuade que c'est la meilleure chose à faire.

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MessageSujet: Re: Just another lie | Giulietta.   Mer 20 Avr - 16:57


Son regard, sur moi, me déroute et me déstabilise, tant il me dérange. Les regards noirs, j’y suis habituée, je ne m’en préoccupe normalement peu mais cette fois… Ses prunelles viennent m’attaquer au plus profond de mon âme et il me faut quelques secondes pour comprendre pourquoi ses yeux me touchent autant. Ce sont ceux de Nolan. Ce regard, c’est Nolan qui me l’impose. Et cette simple idée déclenche un ensemble de frisson de terreur. Je ne veux pas voir cette méchanceté dans ses yeux. C’est trop dur à supporter pour mon cœur qui s’emballe soudain. Au fond, bien sûr, je sais que ce n’est pas lui, je sais que l’homme devant moi n’est pas celui qui hante mes pensées jours après jours. Leur ressemblance pourtant, me perturbe tant que j’esquisse un pas en arrière, qui n’a rien à voir avec ce qu’il voudrait me faire ressentir. C’est une simple peur, d’un jour retrouver ces mêmes prunelles sur le vrai Nolan… Avec toutes les conséquences qui pourraient en découler. Je ne réprime pas ce long frisson, lorsque son rire résonne entre ces quatre murs, que je déteste soudain. Le projet de tout brûler dès son départ effleure mes pensées, qui se retrouvent pourtant rapidement happée par son discours. Les mots s’écoulent et pour la première fois, je me demande comment j’ai pu les confondre. Ils ne parlent pas de la même façon. N’utilisent pas le même vocabulaire. Et jamais je ne pourrais imaginer de tels propos quittant les lippes de Nolan. Cette idée me semble si inconcevable que je ris une demi-seconde, avant d’être rattrapée par la gravité de ses dires.

Je le laisse parler et déverser son venin, incapable d’hausser le ton pour le contredire. Parce que dans le fond il a raison. Je l’ai laissé me berner, emportée dans cette tempête de sensations qu’il a su réveiller pour la première fois. Je le maudis, pour avoir réussi là où son frère a échoué. Je le maudis, pour son jeu si parfait de la veille. Je me maudis, d’avoir été suffisamment stupide pour tomber dans le panneau. A mon tour du coup, je croise les bras sur ma poitrine, en une attitude offusquée, plus pour masquer la tristesse visible de mon visage que pour le provoquer. La suite pourtant, fait retomber mes bras le long de mon corps et impose à ma bouche de s’entrouvrir, dans une expression de surprise visible. Son meilleur ami ? Et lorsqu’il termine l’une de ses diatribes, c’est encore une fois un rire qui traverse mes lèvres. Que ce type soit l’ancien meilleur ami de Vincenzo, ne m’étonne pas une seconde et je me surprends à rouler des yeux, pour simplement exprimer mon mépris soudain. Sentiment qui s’envole alors que lui s’approche toujours un peu plus. Et c’est cette fois mon corps que je maudis, d’oser réclamer son toucher si parfait. Heureusement, il se contente de m’effleurer, pour s’éloigner et me permettre de respirer juste un peu mieux. Ce sentiment léger d’oppression me quitte lorsqu’il se retrouve à une distance respectable, mais c’est pour mieux revenir quand il reprend la parole, toujours plus cruel.

Tu ne vaux pas mon frère Et cette simple affirmation amène mes yeux au bord des larmes. Je ne veux pas les laisser s’écouler, tout comme je ne veux pas lui laisser l’occasion de me faire du mal, mais ces quelques mots, sont autant d’épines plantées dans mon corps et mon cœur. Je le sens saigner lorsque la suite de ses propos se diffuse dans une brume. Je sens qu’il se tait, plus que je ne l’entends et enfin je parviens à braver son regard en redressant mon menton, en une expression volontaire de défi. « Je comprends que tu ais pu être un ami de Vincenzo. Vous vous valez bien tous les deux. Tu ne sais pas et ne sauras jamais ce qui nous liait et ce qu’il m’a fait. Tu peux juger tout ce que tu veux, je m’en moque, parce que tu pourras sortir tous les discours de la terre, ça ne fera jamais de toi un homme meilleur que moi. » Lentement, ma mâchoire se crispe, les mots se font moins articulés et mon accent se permet de ressortir, rendant probablement mes mots difficiles à suivre. « Tu lui ressembles. Tu as joué un parfait Nolan hier… mais dans le fond tu as raison, j’aurais du le reconnaître. Parce que t’es pas le millième de ce qu’il est. Tu veux jouer au jeu de celui qui est le plus mauvais entre nous ? Bien allons y ! J’ai couché avec toi, j’ai été incapable de reconnaître Nolan. Et toi, quelle est ton excuse ? Tu as couché avec moi, alors que tu sais ce que ton frère est dans ma vie. Tu as joué de ta ressemblance avec Nolan pour coucher avec moi ! Le prix du frère de l’année devrait te revenir, pour sûr ! »

Je suis amère, presque cruelle mais je ne digère par sa propre cruauté, ce rappel que Nolan est bien trop bien pour moi. De cela, je suis au courant, mais l’entendre de ces lèvres si identiques aux siennes, me rend fébrile et incapable de réfréner les pires pensées de mon existence. « Je ne veux plus jamais avoir à faire à toi. Je ne veux plus te voir. Et ne t’avise plus de prétendre être lui. Tu pourrais découvrir à quel point, je ne suis pas humaine ! » Ma voix prend des accents menaçants, si effrayants que je ne me reconnais pas moi-même. Une seconde, je me fais peur, mais je refuse de lui laisser plus de terrains dans cette histoire horrible. « Tu as raison sur un point, je ne mérite pas ton frère. Malheureusement pour toi, c’est à lui de le découvrir et je ne compte pas l’éloigner, sous prétexte que tu es un connard. Et si je peux le récupérer, malgré ce que j’ai fais, alors tu ne seras plus que celui qui a essayé de lui faire du mal sciemment. Adieu Wiggins, je ne me souviens plus de ton prénom et il n’a de toute façon aucune importance. » La créature se délecte de chaque méchanceté mais je m’efforce de ne pas y penser lorsqu’essoufflée, je pointe du doigt la porte, en une demande évidente.

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MessageSujet: Re: Just another lie | Giulietta.   Sam 23 Avr - 2:51

Les larmes sur son visage me laissent indifférent. Pour être totalement honnête je ne sens même plus mon cœur battre. Une limite est franchie, celle entre le masque et moi. Alors qu'elle lève la tête vers moi et que je n'ai pas encore franchi le pas de la porte pour une raison que j'ignore. Quoique non, je ne l'ignore pas. Je cherche en vain, quelque chose au fond de cette femme qui peut valoir mon frère, qui peut lui apporter du bon.

Sa remarque sur Vincenzo ne me touche même pas, c'est un sourire noir qui se dessine sur mes lèvres alors que la petite blonde tente de taper là où ça fait mal. Et je la laisse continuer, déverser ce qu'elle croit être du venin mais qui n'est que preuve qu'elle ne vaut pas grand chose. Et les sentiments qui ont pu se faire ressentir dans mon cœur la veille semblent tellement loin. Le regard qu'elle posait sur moi, sur Nolan, cette femme là, cette douceur, cette innocence, tout ça semble envolé, d'un coup. Sans doute sur le coup, et je me prendrai un revers plus tard. Mais sur l'instant elle n'est rien. Rien qu'une pauvre femme qui cherche encore à taper, encore à blesser. Je sens mon sourire s'agrandir sur mon visage, devenir de plus en plus noir alors que mon regard ne la quitte pas. Et finalement, c'est un rire extrêmement froid qui quitte mes lèvres tandis que la demoiselle croit m'atteindre.

Raté. Pour ça, il aurait fallu dire des choses que je ne savais pas déjà. Mon cœur, mon âme disparu, mon masque fondu sur mon visage, je la regarde encore alors qu'elle me sort de son air dramatique une leçon de vie. Ne plus prétendre être mon frère. Oh ma douce, comme si tu savais à quel point ton avis m'importe peu. Et puis finalement, elle lance sa dernière vague, tentant de me rendre responsable de ses actes ou je ne sais quoi. Et d'un regard vers son doigt je lance froid, sans aucune émotion.

« Tu sais, Giulietta. Tu peux jouer toutes tes petites cartes pour prouver que c'est moi le méchant dans cette histoire si ça t'amuse. Ça n'enlève pas ce que tu as fait. Et je ne te parle pas de coucher avec moi, parce que je présume que tu t'es bien gardée de dire à mon frère que tu avais déjà rencontré son double bien avant tout ça. Je te parle de ce que tu es toi, et de tout ce que tu caches derrière ta belle façade. » Je ris, mauvais et continue tout en m'avançant lentement vers la porte sans la quitter du regard. « La différence entre nous, c'est que je n'ai jamais prétendu être autre chose que mauvais. Et si tu connaissais un minimum mon frère, je présume que tu le saurais. Alors que toi, tu te caches. Et tu sais quoi ? T'as qu'à lui dire. »

Je la pointe du menton avant de poursuivre. « T'as qu'à lui dire que t'as couché avec son jumeau et que t'as aimé ça, mais que tout ce temps tu pensais que c'était lui. Je m'en fais pas pour toi, Nolan saura très bien me le reprocher et tout me mettre sur le dos, et toi, jouer la pauvre victime. Alors que tu savais pertinemment que je n'étais pas lui, tu n'as juste pas voulu l'admettre. Je veux dire... c'est pas comme si tu savais pas qu'il avait un jumeau. »

Je souris, et toujours vide de toute émotion j'ajoute. « Mais fais-toi plaisir, crois ce que tu veux, et laisse croire à Nolan que je suis encore plus mauvais qu'il ne le pense. Pour ce que ça change pour moi tu sais. Par contre, je te préviens. » Mon regard se plonge dans le sien et mes pupilles virent au noir alors qu'une mouche n'oserait pas voler. « Si tu fais du mal à mon frère, sous entendu qui n'a rien à voir avec hier soir, j'en prends la responsabilité avec plaisir, je te jure que je te détruirai. Alors les adieux ne tiennent qu'à toi, Bella»

Les menaces sont claires et non dissimulées. Il est hors de question que quelqu'un fasse du mal à mon frère. C'est bien pour le souvenir de son regard de la veille, ses pauvres larmes ou ses aveux pitoyables de ne pas être à la hauteur que j'en reste là. Parce qu'il y a toujours ce reste de Nolan au fond de moi, sa gueule d'imbécile heureux qui croit qu'il y a du bon en tout le monde. Qu'il y a du bon en moi. Alors il doit être persuadé qu'il y en a une tonne en elle. Et pour ça, je lui laisse sa chance, je veux bien y croire. Un fond d'humanité est bel et bien présent en moi au final. Comme toujours, il est ma seule faiblesse.

J'actionne la poignée de la porte et dans un dernier coup de langue je finis par dire. « J'avais un but, savoir pourquoi t'avais tué Vincenzo. Mais ne parle pas trop vite sur ce que je sais et ne sais pas, blondinette. Ta langue pourrait te jouer des tours, et tu pourrais le regretter. En attendant, continue à jouer les bonnes petites filles. Vincenzo, moi, on est les mauvais. Et toi, t'es la pauvre victime. T'es tellement une victime que tu ne vaux pas mon frère. Pauvre petit chat à qui la Terre entière veut du mal. Je ne te juge pas, Giulietta. Je ne parle que de ce que je vois. »

La phrase à peine achevée et je claque la porte derrière moi, remettant ma veste sur mes épaules et craquant ma nuque. Tu peux être fier, Liam, t'es devenu celui que tu prétends être. Tu vas réussir à faire en sorte que ton frère te haïsse plus qu'il ne le fait déjà. Tu peux être fier Liam, parce que tu ne sens plus ton cœur battre en toi. Et ça, c'est le début de la fin. La fin que t'attends depuis tellement longtemps. Celle où t'es plus capable d'aucun sentiment.

| Sujet terminé ♥

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