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 Throw me in a landfill [PV Declan]

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MessageSujet: Throw me in a landfill [PV Declan]   Mer 13 Jan - 22:51

Throw me in a landfill

○ Don't think about the consequences. Throw me in the dirt pit. Don't think about the choices that you make. Throw me in the water. Don't think about the splash I will create. Leave me at the altar. Knowing all the things you just escaped. 'Cause this is torturous electricity between both of us and this is dangerous 'cause I want you so much but I hate your guts.



La porte claque derrière elle et aussi vite, les néons la traquent sur plusieurs mètres. L’environnement lui parait pratiquement hostile, couloir infini, murs immaculés. Il y a trop d’espace à enjamber. Le souffle s’éparpille très vite alors que les semelles martèlent le plancher avec plus d’avidité. La férocité poursuit son ascension jusqu’au larynx, expulse un nouveau chapelet d’injures alors qu’une main cherche à s’emparer de son bras et stoppe nette sa progression. « Putain mais fous-moi la paix. C’est quoi ton putain de problème ? » L’homme la dévisage, raffermit machinalement sa prise sur son poignet. « Tu peux me dire à quoi tu joues ? » La sorcière se débat inutilement tandis que son coéquipier demeure imperturbable. « Laisse-moi faire mon boulot Burty. Je t’ai dit que j’avais pas besoin de toi pour enquêter. Rentre chez toi, va baiser ta femme, j’en ai rien à foutre. » Elle croit avoir balancé la meilleure provocation qu’il soit mais son assaillant reste de marbre. Ils se défient ainsi longuement du regard. Joan craque la première, envoie son pied valser dans le tibia de l’impertinent afin que ce dernier la relâche.  « Depuis quand tu t’assigne toute seule tes missions ? » croit-il bon de demander. D’un geste obscène, la milicienne déploie toute son argumentation. « Mêle-toi de ton cul papy. » Elle disparait dans les vestiaires, se défait de sa combinaison de quelques mouvements secs pour mieux enfiler ses vêtements civils. Presque religieusement, elle embarque son holster, son flingue et toutes les munitions qu’elle peut, calant les chargeurs dans les poches de son jean ainsi que de son blouson. Et si ça ne suffisait pas ? L’angoisse noue ses entrailles. Et pas pour des raisons rationnelles. Elle a conscience que ce n’est pas sa propre survie qui l’importe et c'est ça qui la terrifie. Le sac emporté et l’esprit fragmenté, elle s’extirpe du local pour mieux tomber nez à nez avec son collège. « Non mais j’hallucine. Tu vas pas me laisser passer maintenant ? Barre-toi. Va emmerder quelqu’un d’autre. »  D’un coup d’épaule, elle écarte son acolyte du passage.

L’issue est proche quand la voix de son comparse résonne à nouveau. « Tu pourrais au moins garder ton uniforme bordel ! Il te protégerait ! » « C’est ça, c’est une bonne idée de se promener dans un quartier chaud avec la tenue complète, lâche-moi les baskets. T’es pas mon père ! » Hurle-t-elle ultimement avant de franchir le seuil pour rejoindre la rue. Une fois installée dans l’habitacle de sa voiture passée d’âge et à peine en état de marche, elle s’accorde une poignée de secondes pour réévaluer ses chances. En même temps, avait-elle vraiment le choix ? Comme si cet abruti de Rodriguez allait vraiment la faire sa ronde. Il aurait perdu ses moyens bien avant que la menace ne se présente. Non, s’ils veulent comprendre ce qu’ils se passent, s’ils veulent identifier les coupables, il faut que ça soit elle. Les meilleurs éléments s’occupent de la sécurité des hauts placés tandis que les bras cassés ne s’intéressent nullement au cas isolé d’un homme égaré dans les bas-fonds de cette maudite ville. Elle pourrait presque le blâmer d’avoir choisi un tel endroit pour s’installer. Mais l’heure des reproches viendrait. La carcasse rouillée s’élance sur les routes alors que la nervosité cale drastiquement les doigts de l'américaine contre le volant. La vitesse frôle l’indécence, le moteur se plaint. Tout ce qui effleure ses sens détient la saveur de l’urgence et ça, depuis qu’on a révélé à son unité les emplacements des prochaines victimes. Un compte à rebours s’est enclenché quand la paroi a subi le mépris et la folie de cette bande organisée. Ou de ce phénomène inconnu pour ce qu’ils en savent.

La peacekeeper se gare grossièrement à proximité de la bâtisse convoitée et admire le paysage dévasté par la pauvreté durant plus d’une minute. D’autres personnes ont été retrouvées au petit matin. Toujours le même mode opératoire, sélectionnés la veille, le corps noircis. Jusqu’ici, ils n’ont pu sauver que quelques personnes, celles qui ont assez d’importance pour avoir été déplacées, mises en sécurité loin de la menace. Personne n’a survécu à l’attaque en restant reclus de cette façon, dans sa demeure. Il sera donc le premier. Aucune erreur possible. Elle ne laisse pas la place au doute. Il survivra. Tout d’abord parce qu’elle ne doute pas que Declan soit lui-même capable de se défendre et puis, parce qu’elle refuse, tout simplement, que ça se produise. Elle aime obtenir ce  qu’elle souhaite et en règle générale, elle y arrive plutôt bien. Ses mains s’agitent, attrapent ses affaires, ôtent la clé du contact. Avec ironie, elle se voit sécuriser son véhicule, marquant cette seule action d’un ricanement sinistre qui s’évanouit sans mal dans la quiétude fausse et relative de ce pâté de maison. Il faudrait être excessivement désespéré ou incroyablement fou pour chercher à voler cette épave mais le coin regorge de dégénérés de ce genre. Ils pourront bien démonter les pneus, revendre des pièces, ça ne lui fait ni chaud, ni froid. Cette antiquité appartient au gouvernement. Qu’elle finisse brûlée ou non, peu importe. La brune emprunte le trottoir pour gagner le perron d’une sordide bicoque. Avant d’apposer le moindre coup à la porte, ses doigts glissent contre la paroi, soulignent l’empreinte de la malédiction. Sa main se replie pour former le poing qui s’abattra sous peu contre la cloison afin de solliciter l’attention du propriétaire. Elle ne se souvient même pas de leur dernière rencontre. Depuis sa confrontation avec Nymeria Grimes, sa sœur jusqu’aux dernières nouvelles, elle l’a sciemment évité. Au moins, elle a pu dénicher un prétexte décent pour se tenir là. Si on considère que vouloir sa survie l’est du moins. Elle n’en est pas certaine.

Des cris l’interpellent à quelques mètres de là. Prête à bondir, elle se tourne vers la source du chahut et adresse un regard meurtrier à la bande d’adolescents attardés qui s’amusent de toute évidence à terroriser le voisinage. Plus déterminée que jamais, elle se remet à frapper à grands coups la porte d’entrée. «  Magne-toi, putain. Je me les gèle. » Grogne-t-elle en doutant fortement que l’intéressé réussisse à percevoir le moindre mot. Les délinquants continuent  leur avancée dans sa direction, déterminés à l’effrayer sans doute. Elle va sûrement en abattre un ou deux avant que le métamorphe ne se décide à lui ouvrir la voie. Des dégâts collatéraux, il y en a toujours de toute manière, non ? Qui se soucierait du sort de gamins aussi peu fréquentables ? Sûrement pas le gouvernement. Elle recevrait presque une médaille pour ça même. Tout bien réfléchi, elle devrait vraiment considérer la question.

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MessageSujet: Re: Throw me in a landfill [PV Declan]   Jeu 28 Jan - 14:17

Les pleurs raisonnaient dans la pénombre, dans ce petit lit grinçant occupée par les frayeurs de l'enfance. Son neveu l'avait prévenu de cette ébauche annonciatrice du déclin qui avait été peinte sur leur vieille porte. Et la terreur n'avait pas tardé à naître dans ce jeune esprit trop curieux à qui on avait pourtant formellement interdit de fouler l'extérieur sans surveillance. Declan tentait en vain de l'apaiser. Lui même avait appris à redouter cette terrible marque dont personne ne connaissait la résolution de l'énigme. Elle amenait la mort au sein du foyer et ne laissait personne échapper à la fatalité. Voilà tout ce qu'il savait. Tout ce qu'il redoutait. Son sang se glaçait dans ses veines non pas à l'idée que la mort s'abattrait sur lui sans guère lui laisser l'ombre d'une chance, mais à celle qu'elle emporte là où il ne pourrait les suivre ces enfants qu'il avait recueillis. Ils étaient si jeunes. Trop jeunes pour mourir... Tendrement, de façon très paternelle et protectrice, il embrassa la progéniture de son cadet sur le front et recouvrit son frêle corps de sa couverture miteuse. Il lui chuchota que tout irait bien sans en être lui-même persuadé, mais ne montra rien de ces doutes qui l'assaillaient, de cette peur qui sournoisement s'était insinuée puis répandue. De marbre était sa face. Voilés étaient ses véritables sentiments, pour que les âmes des gamins finissent par s'endormir avec la sérénité dont elles avaient besoin. Puis, silencieusement, il ferma la porte derrière sa carrure rassurante en lui promettant qu'il ne laisserait jamais le moindre mal lui arriver.

Armé d'une longue lame au tranchant vif, il taillada le sombre avertissement sans parvenir à effacer ses traces. Il se déchaîna sur le bois avec dans le regard une lueur colérique, peut-être un tantinet présomptueuse, bravant simplement la mort de sa fière audace. Nulle réussite au bout de cette tempête d'acier qui avait lacéré la porte sans même atténuer un peu la marque. De frustration, il planta le couteau au beau milieu du dessin, à la manière d'une cible qu'il aurait atteinte au coeur et qu'il défiait d'oser le narguer à nouveau. La faucheuse ne ferait pas chez lui de quête fleurissante. Pas ce soir. Pas encore. Il claqua la porte et s'en retourna dans sa demeure en ruines avec la certitude que les ombres qui tenteraient de les atteindre feraient face à l'éclatante lumière de son courage. La rage grandissait pendant qu'il patientait calmement le corps noué dans son canapé défraîchit, les sens en alerte, attendant que la mort tente de frapper là où elle n'aurait jamais dû avoir la témérité de s'inviter. Ce fut à ce moment que la porte fut agressée par quelques coups bien sentis. Il se campa debout d'un élan brut et attrapa son revolver qu'il avait sans cesse à portée de mains avant de s'approcher doucement de son entrée. Le silence, de nouveau. Il cessa son avancée juste derrière le corps de bois et porta son oreille contre ce dernier. De grands coups retentirent derechef et parvinrent même à le faire sursauter. Puis une voix familière permit à toute la pression qui menaçait de le faire imploser de s'évanouir. Il dissimula son arme près de son rein droit et ouvrit la porte à Joan qui semblait plutôt pressée d'entrer. Le contraire aurait été étonnant cela dit, cette farouche demoiselle n'avait pas la moindre once de patience.

La porte s'ouvrit et Declan aperçut quelques silhouettes qu'il connaissait bien avant même de s'intéresser totalement à la mine peu aimable de la tigresse dont il sentait les griffes presque sorties. Des jeunots de quartiers défavorisés qu'étaient ces faux caïds aux looks de mauvais garçons. Tout se jouait dans l'apparence. " Garde ton calme ma grande " laissa t-il s'échapper de sa voix rauque sur un ton sûr et serein. " Si tant est qu'ce soit possible... " ajouta t-il avec tout le sérieux qu'il possédait. " Des branleurs à la con. Tout dans la gueule et rien dans le froc ". Declan leur jeta un coup d'oeil sévère et il n'en fallut pas plus à la troupe de faux bandits pour déguerpir. Le métamorphe en lâcha un soupir blasé, sa réputation était-elle si terrible ? Terriblement méritée, c'était certain.

Il détourna son oeillade azurée vers son invitée pas vraiment désirée en cette affreuse soirée. " Qu'est-ce tu fous là ? J'ai fini par un peu trop t'manquer ? ". Le tueur à gages était véritablement étonné de cette intrusion, sa belle dragonne n'avait pas daigné donner signe de vie depuis quelques temps déjà, sans qu'il n'en comprenne la raison. La relation qui les liait était plutôt du genre compliquée et tumultueuse et Declan n'avait pas non plus cherché à se tenir au courant de cette disparition soudaine, de peur que la peacekeeper ait découvert quelques petits indices compromettants qui pouvaient mettre le criminel qu'il était - ou qu'on avait plus précisément contraint de devenir - en péril. " Si tu viens jouer la chatte en chaleurs irritée par un peu trop d'temps d'abstinence, j'suis pas d'humeur et tu tombes franchement mal... ". L'homme se dévoilait désagréable. Finalement, il se rendait compte que cette absence l'avait un peu plus vexé que prévu. Peut-être commençait-il à s'attacher un peu trop à cette dangereuse sirène qui avait pourtant le pouvoir de l'étreindre dans ses filets. Et il considéra ce fait plutôt mauvais.
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MessageSujet: Re: Throw me in a landfill [PV Declan]   Ven 29 Jan - 1:56

La main toujours rangée sur l’arme, les sens traquant la nuit, se laissant malencontreusement happés par les cris d’adolescents en quête d’attention. Ont-ils conscience de ce qui guette sournoisement au détour de ces rues ? Ont-ils réalisé que cette allée serait bientôt le théâtre d’une macabre et sombre représentation ? Ce qui terrifie la milicienne, par-delà leur totale ignorance sur l'identité des tueurs, c'est ce mode opératoire. De mauvaises mises en scène qu’un dramaturge dérangé aurait pu concevoir. Ils préparent les dépouilles avec soin, ponctuant la scène de crime de détails inquiétants. Cette morbide créativité témoigne d'une profonde démence de la part de ces instigateurs. La folie est imprévisible, elle  frappe sans raison. On ne peut pas la comprendre ce qui la rend d’autant plus insaisissable. Joan s’est juré de ne pas céder au doute ou à l’anxiété avant d’atterrir sur ce perron. Face à la marque pourtant, les appréhensions fleurissent sans mal dans sa poitrine. Elle sait que la fatalité n’existe pas. Elle se le rappelle en serrant un peu plus sa paume autour de la crosse de son flingue. Elle a tout en main pour mettre en défaut le plan de ces criminels, les témoignages de rares voisins épargnés, les constats ainsi que les recommandations de la milice. Tous les éléments dont ils disposent sont en sa possession. Il ne manque que les effectifs mais elle n’a pas besoin d’un régiment pour venir à bout de ce mystère. Elle a confiance en ses capacités. Sans doute, même trop. Cet excès d’assurance ne provient que de son contraire. Cependant, tant qu’elle veille à l’ignorer, cela n’a pas tellement d’importance. Les quelques bouffées d’air qu’elle avale avant que la porte ne s’ouvre lui sont salutaires pour apaiser le trouble grandissant. Dès que la paroi grince, elle relève le menton pour se donner un air tout à fait désintéressé quand bien même, ce n'est pas du tout le cas.

Il apparaît finalement dans l’embrasure. Le regard aussi revêche que la langue. La sorcière détourne brièvement son attention quand les jeunes du quartier se mettent à hurler avec plus d’ardeur. Ses doigts se crispent sur le flingue quand Declan prend la parole. Elle a presque oublié à quel point il était doué dans l’art de l’agacer. A délier ses mots de cette voix trop grave avec un aplomb tout à fait irritant, il a toujours cette allure de celui qui maîtrise absolument tout. « Tu crois que j’allais me pisser dessus pour quelques petits merdeux boutonneux, sérieux ? »  Un ricanement s’échappe de ses lèvres serrées, s’évanouit dans l’air. Alors qu’il disperse les voyeurs silencieusement, elle se surprend à redécouvrir ses traits, à y chercher la préoccupation. Elle ne réalise même pas qu’elle relâche sa prise sur son pistolet, habitée par un faux sentiment de sécurité désormais. Plutôt ironique quand on sait ce qui l’a amenée à le côtoyer en premier lieu. Elle sait qu’il est dangereux. Elle a juste tendance à l’oublier depuis un bon moment. Alors qu’elle s’apprête à décliner la raison de sa présence, il la prend de cours et émet quelques hypothèses sordides qui la font rire jaune. La trentenaire croise les bras sur sa poitrine tout en dévisageant son interlocuteur des pieds à la tête. « Putain mais tu te prends vraiment pas pour de la merde, j’hallucine ! Faut quitter le pays imaginaire Peter Pan, je suis pas ta chienne. Prends pas tes fantasmes pour la réalité. Sérieux, va regarder ta gueule dans le miroir avant de la ramener, Don Juan à deux balles. Tu crois que ça y est, c’est la fête ? Mais ça tourne vraiment pas rond dans ta caboche, pauvre gars. Tu peux garder ton calbut, l’emmerdeur, j’en ai rien à secouer. » D’un mouvement de tête présomptueux, elle chasse la chevelure de ses épaules tout en fixant abruptement la source d’un bruit inattendu. Le bras se relève immédiatement vers le revolver quand un chat émerge d’un fourré. Elle siffle d’indignation en laissant mollement retomber sa main.

Pour faire bonne mesure avec cette réaction démesurée, elle enchaîne immédiatement. « Ça va peut-être te surprendre, vu que t’as l’air bien limité intellectuellement mais je suis pas que la meuf que tu sautes occasionnellement.  Je suis là pour le boulot et pas pour ton cul. Alors tu te tires de l’entrée gentiment ou je t’y arrache de force. J’ai pas que ça à foutre que de glander sur le seuil de ta foutue baraque pendant que tu te tapes un bon gros délire sur mes hormones. » Pour souligner son impatience, elle enjambe la distance les séparant, se place à quelques centimètres de son visage pour ne pas convier d’inopportuns témoins à leur petite conversation. « Apparemment, t’as Satan qui te colle l’arrière-train et petit veinard, t’es tombé sur le meilleur élément de la milice pour venir te sauver les miches. Cache ta joie surtout. » Son regard coulisse vers l’intérieur de la bâtisse tandis que son esprit échafaude déjà un semblant de plan. Elle n’a jamais été douée pour ça et cela semble se confirmer. « Faut qu’on barricade toutes les entrées possibles. Si t’as des armes, c’est le moment de les sortir. T’as placé les gosses ailleurs pour la nuit, j’espère ? Me dis pas que t’as fait la connerie de les garder sous ce foutu toit ? » L’ambre accoste l’azur précipitamment. Pendant une infime seconde, elle laisse son désarroi filtrer. Elle se reprend juste à temps pour délier d’un ton acerbe et sans chaleur. « Déjà, tu peux me dire ce que toi, tu fous encore là ? T’as pas pigé qu’il fallait décamper ? Tu te prends peut-être pour Rambo. Déjà que tu crois que tes couilles sont en or. »  Ses dents grincent. Finalement, c’est plus difficile qu’elle ne l’aurait pensé de ne pas se montrer affectée.  Ce qui n’arrange rien à son humeur de base. Elle déteste ne rien contrôler dès qu’il s’agit du plombier. Il entretient sans mal une contradiction contre laquelle elle n'a jamais pu lutter au point de se laisser avoir dans une relation chaotique et insensée. A croire qu’il faut toujours verser d’un extrême à l’autre avec lui, aucune demi-mesure pour ce jeu d’attraction et prétendue répulsion qui perdure et ne faiblit pas. Si en plus, il ne coopère pas, elle ne donne pas cher de son sang-froid.

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MessageSujet: Re: Throw me in a landfill [PV Declan]   Dim 7 Fév - 18:06

Joan, ou la femme à qui il ne manquait qu'une paire de couilles bien palpable pour parfaire tout l'attitude et la masculinité qui s'échappait de ses lèvres faussement féminines. Ce petit bout de femme au franc parler plutôt déroutant n'avait pas manqué de le surprendre la première fois qu'il l'avait rencontrée, et bien qu'il s'y était habitué au fil du temps, il se surprenait encore parfois à l'étonnement. L'hôpital qui se foutait de la charité, très certainement. Quoi qu'il en soit elle n'avait jamais réussi à l'ôter de son aplomb et ce n'était pas ce soir que les perturbations allaient commencé, bien qu'il sentait sa patience plus fébrile que jamais. " Toi, un fantasme ? ". L'amusement se peignait sur ses lippes pendant qu'il l'observait, plus qu'une réelle moquerie. " Quel genre de mec fantasmerait sur une meuf à qui on a zappé d'greffer la paire de couilles qui lui aurait offert sa totale crédibilité ? ". Joan pouvait se révéler risible, paradoxe qu'elle était entre le genre qu'elle se donnait et son apparence si frêle. Declan, lui, pensait plutôt que ça lui donnait tout son charme mais pour rien au monde il n'aurait lâché un tel aveu à la dragonne qui déjà lui crachait tout son feu au visage. " Et l'don juan à deux balles et à la sale gueule, il t'a quand même baiser ma belle. Donc soit effectivement j'ai des couilles en or, soit t'as carrément mauvais goût. Ou un peu trop le feu à la chatte ". Il n'y avait aucune agressivité dans ses paroles, seul un calme imperturbable accompagnait ses paroles pourtant peu séduisantes. Le romantisme ? Ah non, Declan ne connaissait guère cet artifice. " Puis Joan, sérieux ? Si l'engin bien calé dans mon froc t'intéressait pas du tout, pourquoi tu s'rais venue toute seule sans ameuter les troupes ? Comme si t'allais niquer la gueule à Satan en mode solo Rambo. Une affaire pareille, toute la flicaille d'vrait être sur l'pieds d'guerre ! Non pas pour m'sauver le derrière qui vaut que dalle, mais pour boucler l'affaire du siècle ! T'es peut-être plutôt douée dans ton job, mais t'as pas franchement pas la carrure de Wonder Woman, sans vouloir t'offenser " ajouta-il avec petit clin d'oeil en coin.

La tigresse entrée, Declan referma la porte derrière lui et y poussa l'unique meuble qui décorait le couloir. Il ne pesait pas bien lourd mais de toutes façons, face à la mort en personne, rien de ce qui se trouvait au sein du foyer n'aurait su faire le poids. Ce n'était qu'un geste de bonne mesure entraîné par l'élan de la peacekeeper qui déjà concoctait ses plans de bataille. " J'ai l'profile du mec qui s'taille à la moindre menace ? Ici c'est chez moi, c'est pas un foutu dessin qui m'en f'ra dégager. Qu'ils viennent ces enfoirés, j'leur ferai r'gretter leur putain d'geste... ". D'un geste à peine perceptible, il vint effleurer son revolver. La peur sillonnait son âme mais seule une confiance presque sans faille ornait ses traits. Le masque était parfait.

Il se dirigea vers la porte de la chambre de ses neveux d'un pas mesuré, silencieux, et la laissa s'entrouvrir sur une pénombre dont s'échappait quelques souffles endormis à peine perceptibles. Il la referma sans un bruit et se tourna vers Joan, puis chuchota. " Les gosses sont là, j'ai confiance en personne d'autre que moi pour les protéger. Puis c'est pas comme si leur sort intéressait qui qu'ce soit d'autre. J'ai pas trop l'choix alors t'avises pas d'me faire la morale ou tu saurais où j'te dirais de t'la carrer ". En s'acheminant vers son salon vétuste, il attrapa son arme et laissa Joan l'observer sans une once de crainte. Il n'avait jamais dévoilé en être porteur jusqu'à ce jour, parce qu'il se savait traqué par les soupçons de la gardienne de la paix. Mais ce soir, face à la terrible menace, son sort n'avait plus la moindre importance. Ses conclusions ne l'effrayaient plus. Son avenir s'assombrissait et les séquelles de la vérité n'avaient plus de poids face à la fatalité qui s'invitait. Il s'assura donc qu'il était correctement chargé d'un geste prompt, sûr, et la cala fermement dans sa main la plus habile avant de sortir bon nombre de munitions d'un simple tiroir. D'autres armes de plusieurs sortes étaient dissimulées dans une grande armoire qu'il conservait close et n'attendaient plus que la venue de la faucheuse pour être sorties de l'ombre. " Alors la sauveuse, c'est quoi ton plan ? S'cloîtrer comme des vieux rats et tirer dans l'tas, sans même savoir c'qu'on va être amené à toucher et si nos balles auront l'moindre impact ? Pas b'soin d'années d'entraînements dans une brigade pour échafauder un truc du genre... ". Declan se montrait de plus en plus rustre face à cette brune sulfureuse qui pourtant lui inspirait quelques sentiments. L'idée d'être incapable de protéger ces enfants qu'il avait fait le serment de couver commençait à l'ébranler. Et ne pas savoir à quel danger faire face amplifiait grandement cet état.
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MessageSujet: Re: Throw me in a landfill [PV Declan]   Mer 17 Fév - 1:34

Le danger les encadre encore quand les mots s’envolent. Cette conversation ne reflète aucunement la gravité de la situation. Elle s'apparente aux millions d'autres discussions stériles et sans importances qu'ils ont pu mener par le passé. A ce jeu d'orgueil et de fierté, elle sait qu'elle s'écorche sans nul doute plus que lui. Constamment stoïque, toujours prêt à arborer  cette expression résolument imperturbable, tout aussi indéchiffrable. Cette attitude la rend complètement folle. Rien de ce qu'elle peut lui cracher ne parvient à ébrécher cette suffisance. Elle va de plus en plus loin en espérant l'atteindre, sans comprendre elle-même l'objectif à cette guerre construite de paroles acides et de remarques blessantes. C'est elle, la perdante de toute manière et ça, avant même qu’elle n’ouvre la bouche. Mais elle refuse de rendre les armes, alors elle s'égosille. Pendant un bref instant, cette joute a au moins le mérite de la détourner de la terreur latente. Cette routine instaure une certaine stabilité qui éclipse partiellement les problèmes à gérer. Partiellement. L’acharnement éprouvé ce soir, provient des raisons à sa présence. Elle rêve de lui arracher cet amusement des traits, de le faire taire. D’ordinaire, il n’y a que ça pour les sauver d'une éternelle dispute. Qu’ils la bouclent. Et elle n’a, jusqu’à aujourd’hui, connu qu’une seule façon d’en arriver au silence. Méthode proscrite à l’heure actuelle. La nuit lui semble déjà longue, trop longue. Son énergie se disperse dans ce dialogue dénué de sens et tout à fait inapproprié. Un beau gâchis, pourtant nécessaire.

La sorcière fixe son interlocuteur avec une hargne de plus en plus vorace. Susceptible ne s’assumant nullement, elle encaisse chaque réplique avec amertume. Si seulement, elle pouvait lui arracher ce sourire. Les lèvres crispées sur un demi-rictus tordu, elle doit réellement se contenir pour ne pas faire preuve de puérilité. « Regardez-moi ça, le parfait petit discours du mâle qui se prend pour Jésus. Forcément, pour vous, les mecs, dès qu’une gonzesse se permet d’utiliser votre putain de langage fleuri et de vous remettre à votre digne place, ça coince, elle ne rentre plus dans le petit cadre machiste que vous lui avez créé. C’est pas parce que vous avez un truc entre les guiboles que vous pouvez vous réserver le droit de parler comme des merdes. Je suis pas là pour faire joli, ni pour dévaler les champs dans ma petite robe à fleurs. Quoi que nan… Ton fantasme doit être bien moins puritain. La soubrette peut-être ? T’as la gueule du minable petit pervers de base, sans la moindre originalité. » Un soupir, une inspiration. « Puis, tu peux te la fermer. Tes petites remarques douteuses, elles sont valables pour toi aussi. Le non-fantasme, tu l’as aussi baisé. » Elle redresse le menton d’un air dédaigneux, contractant chacun de ses muscles pour ne pas commettre le moindre geste obscène alors qu'il s'octroie le loisir et le plaisir de lui faire un clin d’œil.

Quitter les ombres menaçantes de la rue ne la soulage pas plus que ça. Même abritée par le toit du changeur, elle peut sentir le danger foncer droit sur eux. Ces distractions sommaires, opérées par cet échange décousu, ne parviennent même plus vraiment à semer les réalités. C’est sans doute mieux. « Mec, va vraiment falloir que t’arrêtes de te prendre pour le roi du monde. Tu crois que t’es le seul visé ce soir ? Et qu’ils en ont quelque chose à foutre de ta gueule en particulier ? Mais t’es mignon dis donc quand t’es naïf comme ça. J’aurais presque pitié si j’avais pas autant envie de t’en coller une dans la tronche. Mais tu crois qu’ils sont où les autres ? Auprès des gens importants. Tu sais, ceux qui roulent sur l’or. Ils vont jamais approcher pour protéger ton taudis quand bien même ça pourrait résoudre le fléau. Puis, va te faire foutre. Tu sais même pas ce que je vaux sur le terrain. J’en ai plus dans le pantalon que toute l’escouade réunie alors maintenant, tu me remercies et tu me fous la paix. » Elle se déplace tout en balançant sa tirade à toute vitesse, évaluant leurs chances à l’intérieur de la modeste bâtisse. Maigres, autant se l’avouer mais elle refuse d’accepter ce sort. De toute évidence, son acolyte partage d’ailleurs ce songe. Un peu trop même. Trop confiant, trop arrogant. « Ha ouais, c’est tout toi ça. Assez con pour faire preuve d’orgueil et se faire butter comme le dernier des abrutis. Tu veux mourir en martyr ? Fais-toi plaisir. » Agacée qu’il n’accorde pas plus d’importance à sa survie, plus irritée encore de réaliser qu’elle-même dédie plus d’efforts à ce seul but. Depuis quand se sent elle prête à le protéger de toute menace extérieure ? Elle préfère l’ignorer et attribuer ce seul concept à son travail dans la milice.

Ses yeux effleurent le pistolet qu’il porte au poing, elle n’en dit mot. Au contraire, la trentenaire en éprouve même un étrange soulagement. L’information sera sans doute traitée plus tard. Bien plus tard. Ou jamais. Elle ne sait plus ce qu’elle fiche exactement avec lui depuis quelques temps. Elle se détourne tandis qu’il s’éclipse un instant, cherchant à mieux appréhender leur environnement. Ce n’est pas comme s'il pouvait lui être étranger mais elle ne l’a jamais envisagé en tant que champ de bataille. Son regard dévie d’un meuble alors que la vérité éclate. En quelques enjambées, elle est face à lui. « Tu te fous de ma gueule ? Non mais tu te fous vraiment de ma gueule ? Arrête tu vas me faire chialer, papa poule. » Des frissons la parcourent des pieds à la tête mais elle se fige sur place pour les contrôler pendant que le soldat s’assure du bon fonctionnement de son arme. « Putain, Declan mais tu sais ce qu’ils font aux gens ? J’ai été déployée sur les lieux plus d’une fois, j’ai vu ce qu’ils… » La mâchoire se serre, la poitrine se soulève précipitamment. Sa seule faiblesse. Ou du moins, l’unique faiblesse qu’elle s’avoue entièrement. Elle ignore si c’est un mauvais parallèle qu’elle exécute entre sa fille décédée et les enfants en général ou s’il lui reste enfoui, des instincts maternels insoupçonnés. Mais la seule idée que des gamins soient sacrifiés, la fait pâlir. Elle ferme les paupières durant une poignée de secondes, se reprend très vite avant d’enfoncer à plusieurs reprises son index dans la poitrine du métamorphe. « Ils ont massacré des mômes plus jeunes que ça, bordel. Que tu foutes ta putain de vie en jeu, ça te regarde mais eux, putain de merde. Il est peut-être pas trop tard pour les amener à mon appart. Si on se magne le fion et que l’un de nous se dévoue pour jouer la baby-sitter. En l’occurrence, toi qui souhaites tant les couver. » Elle connaît déjà la réponse. Néanmoins, ça vaut la peine de poser la question. Aucun regret de son côté, il aura fait son choix tout seul.

Elle recule abruptement, vide ses poches trop lourdes sur la première surface plane à sa portée. Toutes les munitions, qu’elle a raflées avant de partir, s’étalent sous ses yeux. « Parce que t’as une meilleure idée, le génie ? Bloquer les issues, ouais et n’en laisser qu’une d’accessible. S’ils sont faits de chair et de sang, on doit pouvoir contrôler leur point d’entrée. Et tous les rapports tendent à ce constat. Ce sont sûrement des êtres humains comme toi et moi. » Les épaules se relèvent, retombent. Bien sûr qu’il a raison. Elle est nulle en stratégie. Nulle. Nulle. Nulle. Elle aurait dû embarquer Burton avec elle. Lui saurait quoi faire. « Puis merde, si t’es si intelligent que ça, dis-moi ce que tu comptais faire ? Hein ? Si j’étais pas là, tu te serais assis dans ton fauteuil en faisant un petit signe de croix ? Prier pour qu’un miracle survienne ? »  Le sarcasme claque alors qu’elle se met à espérer secrètement. Depuis quand base-t-elle son futur sur l’espoir ? Encore une chose qu’elle ne préfère pas savoir.

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Throw me in a landfill [PV Declan]

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