AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 The wonderful mess that we made [PV Louiza]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage

Invité
Invité






MessageSujet: Re: The wonderful mess that we made [PV Louiza]   Jeu 5 Mai - 22:18

Louiza se sentait jugée. Elias ne le faisait peut-être pas, il ne la jugeait peut-être pas volontairement, pas avec le dégoût qu'elle attendait, pas avec le mépris et l'incompréhension auxquels elle s'attendait. Mais Louiza, contre sa porte, et dos au bruit qu'Allie continuait à produire, ne voyait que ça, n'imaginait que ça. Elle avait l'impression d'être un monstre, car il fallait bien être un monstre pour oser enfermer sa petite fille de la sorte. L'enfermer, l'enchaîner. Et ce n'était pas une métaphore.
Une mère indigne, une sœur indigne, une fille indigne, voilà tout ce qu'elle voyait dans le reflet du miroir. Les premiers mots qui s'échappèrent de la bouche d'Elias vinrent s'enfoncer comme de belles lames tranchantes. Comme avez-vous pu... Elle n'en savait rien, elle savait simplement qu'elle ne pouvait pas se permettre de perdre sa fille, parce qu'elle était encore en vie.
Et Louiza continuait à bredouiller ses excuses car elle n'était pas capable de plus. Elle lui demandait pardon, pardon d'être aussi ignoble, et pardon de perpétuer ce que leurs parents leur avait fait. Elle lui demandait pardon parce que c'était la seule chose dont elle était capable à ce moment-là, effrayée.

Elle le laissa venir près d'elle, à sa hauteur. Elle écoutait chacun de ses mots, pleins d'incompréhension, pleins d'interrogations. Elle ne s'attendait pas à ce qu'il comprenne. Elle ne s'attendait pas à ce que quiconque comprenne, car elle ignorait comment Rhys et elle étaient arrivés là. Comment ils avaient pu raisonner pour se dire que garder Allie enchaînée était ce qu'il y avait de mieux à faire, elle ne comprenait pas mais elle savait, elle savait et croyait dur comme fer que c'était la meilleure des solutions. Ou la meilleure des options, en tout cas. Et c'était ce conflit là qui rendait le fardeau si lourd – la conscience. Le semblant de morale qui persistait, comme une tâche de café qu'on n'arrive pas à faire partir et qu'on gratte en vain.
Elle se laissait guider, appuyant sa tête contre celle d'Elias, sans avoir l'impression d'un geste réconfortant. Elle se sentait presque mal à l'aise, là. Elle n'avait jamais eu cette tendresse ou cette compassion avec son frère, et bien qu'elle était loin de le détester, ils avaient cette sorte d'indifférence constante qui les éloignait. Elle l'aimait parce que c'était son frère, et avait toujours ressenti que la réciproque était vraie. Mais elle avait toujours senti qu'un fossé les séparait, et que les constructions de ponts n'étaient que des échecs.
« Promet-le moi. Promet-moi que tu ne le diras à personne. PERSONNE. » Elle se fit pressante, les yeux rougis et humides, elle avait retourné la tête pour lui faire face. Elle le perçait du regard, plus désespérée que déterminée. « Parce que je pourrai pas... Je... Promet-le moi. Vraiment. » Elle marqua une pause, avant de reprendre : « Je peux pas la perdre maintenant. Pas après tout ça... Je sais pas comment je fais, comment on fait. » C'était sans doute la première fois qu'elle faisait référence à Rhys – pour autre chose que lui cracher son venin bien entendu. Car malgré tout ce qui les séparait aujourd'hui, Allie restait l'unique sujet sur lequel ils arrivaient à se mettre d'accord. Et si Rhys était devenu imbuvable, que Louiza finissait par le détester plus qu'elle ne l'aimait, elle savait, quelque part au fond d'elle, qu'il crevait de douleur de voir sa fille dans cet état. Il ne l'exprimait pas comme elle. Elle, avait besoin de se raccrocher à quelque chose, consulter les dernières études cliniques s'il en existaient, chercher des témoignages, des expériences qui pourraient se rapprocher de la leur, évaluer les possibilités. Elle avait besoin d'être là, de partager ce qu'elle pouvait avec Allison. Elle avait désespérément besoin de grappiller toutes les miettes qu'elle pouvait avoir, et constater que Rhys ne partageait pas cet avis la rendait folle. « Et je peux pas te dire qu'on y arrive vraiment. C'est insupportable... »

Louiza ne savait même plus comment cette spirale infernale avait commencé. Elle ne savait pas si elle était celle qui avait fait pousser l'idée, si elle était celle qui les avait poussé au fond du trou, ou si Rhys était celui qui avait pris les choses en main. Si cette expression faisait encore sens dans une situation pareille. « Je sais plus. Je me souviens pas, j'ai l'impression que c'était il y a tellement longtemps. Mais j'aurais pas pu la perdre Elias, je peux pas la perdre. Je veux dire... J'ai bien survécu, et... Allie c'est différent, mais je suis sûre qu'on peut trouver une solution... J'ai envie de croire qu'il en existe une. »
Elle lui agrippa l'avant bras de ses mains moites, comme soudainement reprise par la réalité – la sombre réalité qui était sienne, qui venait la fouetter en pleine gueule. Elle avait beau se dire qu'il s'agissait d'Elias, qu'il était son frère, et qu'elle pouvait sans doute lui faire confiance, elle ne pouvait s'y résoudre sans le moindre doute. « Je m'attends pas à ce que tu comprennes, Elias. Je veux dire... je sais ce que tu penses, mais, promet-moi que ça restera vraiment entre nous. C'est tout ce que je te demande. »

Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 2940
↳ Points : 865
↳ Date d'inscription : 14/04/2014
↳ Age : 27
↳ Avatar : Milo Ventimiglia
↳ Age du Personnage : 35 ans
↳ Métier : Créateur et rédacteur en chef du Blackbird
↳ Opinion Politique : Anti-gouvernement
↳ Niveau de Compétences : Nv. 1 / 2 en détection de mensonge
↳ Playlist : Keane - Crystal Ball / Twenty one pilots - Car Radio / Daughter - Medicine / Greg Laswell - This Woman's Work / Foals - Spanish Sahara / Sleeping at Last - Light / Coldplay - Don't panic / Daughter - Doing the right thing PLAYLIST YOUTUBE
↳ Citation : "They may torture my body, break my bones, even kill me. Then, they will have my dead body. Not my obedience."
↳ Multicomptes : Ezra S. Reilly & Joan C. Valentine
↳ Couleur RP : White



Feuille de perso
↳ Copyright: Nanami
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: The wonderful mess that we made [PV Louiza]   Lun 9 Mai - 2:19

Le chagrin dépasse le stade du concept chuchoté, dispersé en quelques lignes improvisées par une voix fatiguée. Le chagrin devient une litanie fredonnée avec insistance, de plus en plus assourdissante. Une mélodie qui le poursuivra, se rejouera en boucle dans son crâne sans jamais lui laisser le moindre répit. Actuellement, cette complainte  remplit la pièce, s’attarde sur le faciès de la mère brisée et déjoue bien des pensées du journaliste avachi au sol. Elias peine à trouver un réel sens à tout ce qu’il se passe depuis que le monde a perdu ses assises, a basculé dans la plus totale incohérence. Les épreuves endurées se sont multipliées par deux. Les conséquences à chacune d’entre elles, par trois. Un calcul plus laborieux à chaque nouvelle tragédie ajoutée. Comment feindre un optimisme de moins en moins tangible ? Partout où le regard s’arrête, la misère sentimentale s’insurge. Dans les quelques promesses qu’elle cherche à lui soutirer, il ne voit qu’un désespoir entretenu par l’effroi, pas un seul son ne s’échappe avec assurance de sa gorge. Une requête absurde car il vient déjà de promettre. Une demande pressante qui ne démontre que l’instabilité de sa sœur,  son incapacité à comprendre le plus simple des faits. Il ne la vendra jamais, ne la mettra pas en péril. Il a compris que tout son fragile univers, son peu d’équilibre repose sur ce qu’elle a caché dans le garage. Lui ôter le macchabée, c’est lui retirer la vie. L’évidence dérange ses traits crispés, le soumet à l’inéluctable anxiété de la savoir si proche du gouffre. Lui qui pensait qu’elle digérait. Lui qui croyait naïvement qu’elle dépassait peu à peu le drame à sa façon, pansant ses plaies dans une solitude choisie, voulue. Rien n’est refermé, aucun processus de cicatrisation n’est enclenché. Elle étreint des fantômes et prolonge un déni rendu morbide par les circonstances.

La terreur guette, se propage dans les secondes à venir. Les paroles de la benjamine blessent par leur perte totale d’aplomb et plus encore, par la carence en confiance. « Je te le promets. Je dirai rien. A personne. » répète-t-il pour mettre un terme à la psychose entretenue. Il commence à douter de sa capacité à croire ce serment qu’il scelle sans la moindre hésitation pourtant. Il se détache progressivement d’elle jusqu'à reprendre son bras, avant que les mains de la doctoresse ne le rattrapent précipitamment. Aucune chaleur dans ce geste, juste une supplique prolongée. Dans cette confusion affective, le grec peine à  s’entendre penser, raisonner clairement. Les émotions voraces, brutes de sa cadette le privent d’un semblant de recul. Parmi tout ce désordre mémoriel, il perçoit avec amertume ce qu’elle assume et ce qui est. La voix toujours agitée, le regard voilé par le trouble mais la hargne soudainement insérée dans le discours. Brève mais tangible. « Tu ne sais pas ce que je pense, non. Depuis quand tu peux prétendre ça d’ailleurs ? Tu crois que je te prends pour une cinglée ? Je peux comprendre que tu t’accroches à ce que tu peux. Que t’aies besoin d’espoir. C’est humain… Je ne peux pas te juger pour ça. » Il ne serait qu’un hypocrite s’il s’essayait à un pareil exercice de dénigrement. Un piètre frère également. Il l’a longtemps été. Toujours été. Ne peut-il pas vouloir inverser la tendance pour une fois ? La paume coulisse contre le front. Toutes ces questions qui n’ont pas de réponses assez solides pour pouvoir poursuivre avec plus de sérénité, délaisser les craintes.

Ses prunelles accostent celles de son interlocutrice. Elle a déjà perdu Allie mais refuse de l’admettre. Qu’arrivera-t-il le jour où elle s’en rendra brutalement compte ? Cette idée crée de nouvelles brèches. Démantelé par l’appréhension, le damné lutte contre la précipitation. A la secouer, à lui faire voir la vérité. A la réveiller d'un cauchemar pour la propulser dans un autre. « Je ne sais pas si c’est une solution que tu trouveras, à la garder ici dans cet état. Ça te détruit à petit feu. Tu l’as dit toi-même, c’est insupportable. » L’éclopé ne sait déjà plus s’il lui parle ou s’il se parle. Il divulgue leurs réalités, cherche à s’écouter la conseiller pour une situation qu’il n’est pas tout à fait à même de comprendre bien qu’il en connaisse et endure certains stigmates. Tous deux réclamant un sursis. Tous deux cherchant à protéger le peu de ce qu’il leur reste de santé mental en poursuivant le mensonge. A refuser les évidences pour ne pas succomber à la douleur. Tous deux fuient. Des lâches par défaut. La génétique n’a pas achevé son œuvre à moitié. Ils sont tout aussi aveuglés que leurs géniteurs. Il ne peut pas lui reprocher ce qu’il ne fait pas lui-même. Accepter la mort.

Mais pourtant, elle risque plus gros qu’un compte en banque dépouillé de ses derniers centimes pour quelques machines louées. C’est ce pressentiment qui presse les mots contre ses lèvres. « C’est… » Non, elle la voit encore comme une personne à part entière. Pas comme un de ces monstres. Il ne peut pas prétendre l'inverse. « Elle n’est pas sans défense. Elle … Et si elle parvenait à se détacher, Nora ?  Qu’est-ce qui arriverait ? Si elle cherchait à vous... » Dévorer. L’idée lui arrache un frisson d’effroi. Il respire pesamment, visualisant une scène d’horreur impliquant son ami d’enfance et son épouse. « Nuire ? » Ses doigts glissent contre son menton. Sonné et désorienté, il fixe un point imprécis dans le décor qui l’abrite encore.  « J’en parlerai pas, je te le jure. Mais tu ne peux pas continuer à … L’entretenir éternellement. Ca va vous tuer d’une façon ou d’une autre, toi et Rhys. » Si pas physiquement, moralement. D’un murmure, il met en forme la seule conclusion à tirer aux espoirs sans doute vains de Louiza. Il ne peut s’empêcher d’en arriver à ce point précis, celui où elle se trompe forcément. Elle est seule, sans matériel adapté pour découvrir un remède qui n’existe pas. Rien ne peut soulager cette peine, rien ne peut faire disparaitre le deuil. Il est trop tard pour la fillette. « Et s’il n’y avait pas de solution ? Pas de remède ? Qu’est-ce que tu feras ? » L’achever ? Comment pourrait-elle s’y résigner ? Se voit-il débrancher les machines de Bran lui-même ? Pourtant l’acte serait bien moins violent, bien plus naturel, bien plus logique. Il s’en veut immédiatement d’avoir posé ces questions, les regrette tant qu’il aimerait pouvoir les retirer. Mais elles sont là maintenant. Balancées dans l'air, si prêtes à tout détruire sur leurs passages.

_________________

    Before all of this, what did I miss ? Do you ever get homesick ? I can't get used to it. I can't get used to it. I'll never get used to it. I'll never get used to it. I'm under that night. I'm under those same stars. We're in a red car, you asleep at my side. Going in and out of the headlights. Could I have saved you ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t2879-i-m-nothing-with

Invité
Invité






MessageSujet: Re: The wonderful mess that we made [PV Louiza]   Lun 16 Mai - 23:03

Elle ne savait pas comment interpréter ses mots, car le ton ne semblait jamais coller. Elle ne savait pas si c'était un ton accusateur qui lui pleuvait dessus, ou si Elias était réellement compréhensif – s'il y avait quelque chose à comprendre. Elle ne savait pas s'il cherchait des solutions, ou s'il critiquait les siennes. Le ton lui semblait toujours ambigu, à double tranchant. Est-ce des reproches dissimulés sous un enduit de politesse, ou une compassion recouverte de maladresse ?

Elle finit par hausser les épaules lorsqu'il évoqua le risque qu'Allie – ce qu'il restait d'Allie du moins, les attaque. Elle n'allait pas nier, elle n'allait pas lui assurer qu'elle était inoffensive, car elle ne l'était pas. Louiza l'avait bien vu, cette escalade de la violence, cette perte de contrôle qui grandissait chaque jour. Elle avait tenté de se leurrer au départ, se disant que la situation devait être difficile pour Allison aussi, qu'elle devait faire face à quelque chose de terrifiant, et que cette peur s'exprimait à travers des accès de violence. Mais elle voyait bien que ce n'était pas transitoire, et que les rares fois où elle devenait calme étaient précédées par des violences extrêmes qui avaient dû la drainer de toutes ses forces.
Mais après tout, que pouvait-elle faire ?

« Je ne sais pas. » répondit-elle doucement, alors qu'Elias la confrontait à la question tant redoutée. « Je me dis que peut-être... je sais pas. Il doit bien y avoir une solution, quelque chose qui fait que... Je sais pas. Mais elle est encore en vie, et peut-être que dans quelques temps ça s'améliorera doucement. Moi aussi j'ai été blessée et après quelques jours, semaines, tu vois bien que ça va. Alors peut-être que c'est différent pour elle, parce que c'est une enfant, et que l'infection est plus sévère, mais peut-être que ça ira. Peut-être que ça prend juste plus de temps, mais que c'est bénin en réalité... Je sais pas, Elias. »
Bien qu'elle essayait de se concentrer sur les possibilités, elle ne pouvait se défaire des scénarios finaux qui gambadaient comme de joyeux moutons dans sa tête. Et toutes les issues étaient toujours plus sombres. Aucune d'elles n'était envisageable – car la seule envisageable était qu'Allie redevienne Allie, et qu'une partie de Louiza avait déjà posé les armes au sol.
Allie ne pouvait pas mourir, elle ne pouvait pas la perdre. Elle ne l'imaginait pas, elle n'y survivrait pas. Allie était arrivée dans une période sombre, et elle avait tout balayé avec ses tornades de cris, ses pleurs incessants et ses rires fracassants. Elle était née pendant une nuit noire, et elle avait gardé Louiza éveillée toutes les nuits qui avaient suivi. Elle n'avait jamais imaginé pouvoir aimer quelqu'un en si peu de temps, aimer sans mesure, sans connaître, jusqu'à la naissance de sa fille.
Elle n'avait jamais osé imaginer, car elle n'avait jamais eu l'impression que sa mère l'ait autant aimée.
Parallèlement, elle savait qu'elle ne pouvait pas continuer à vivre cette vie, car ce n'était pas une vie. Mais qu'elle le ferait si c'était la seule option. Si elle continuait à vivre et à rester comme elle l'était, Louiza savait qu'elle courberait l'échine et qu'elle resterait auprès d'Allison, quoiqu'il en coûte. Après tout, qu'est-ce qu'il lui restait encore à perdre ? Elle n'avait plus rien à perdre. Elle avait perdu Rhys, se répétait-elle. Elle l'avait perdu quelque part il y a des années de ça, et Allison n'avait fait que rajouter un pansement sur la blessure qu'ils étaient. Rapprocher les berges de la plaie, et temporiser. Puis même, s'il y avait un choix à faire entre sauver sa fille et sauver son mariage, Louiza n'hésiterait pas une seconde.

« Ça m'insupporte mais... parfois je me dis que je les comprends. Je comprends papa et maman, quand ils ont perdu... Tu sais. » Le prénom était toujours difficile à prononcer. Elle pensait toujours à elle-même lorsque ce nom lui traversait l'esprit, et paradoxalement, elle ne pouvait le détacher du fantôme de leur défunte sœur. « Je veux pas devenir comme eux, Elias... pas quand je nous vois. » Si elle les comprenait, si elle imaginait leur peine, elle s'était promis de ne jamais emprunté la même voie que leurs parents – et même si elle en prenait déjà la route, elle s'était jurée qu'il n'y aurait pas d'autre enfant après Allie.

[TERMINE]
Revenir en haut Aller en bas
 

The wonderful mess that we made [PV Louiza]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

 Sujets similaires

-
» Wonderful. ❖parcequemontitreesttroplong :D
» [Aken] Fake Made [Stylize IC]
» Système de refroidissement home made
» European IndieGames Made also with Game Maker
» jai recue se mess dans mon panneau d'administration ????

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-