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 Bitterness [Violet]

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Féminin
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MessageSujet: Bitterness [Violet]   Dim 31 Jan - 19:17


« So no one told you life was gonna be this way »



Violet & Enya
featuring


"Vos tests ne sont pas inquiétants pour l'instant mais je dois surveiller vos constantes. On refera une batterie demain, d'accord? En attendant reposez-vous."
Après avoir laissé mon patient à son lit, je regardai ma montre, soupirai, puis me rendis au vestiaire d’un pas las. J’accrochai ma blouse, repris mon manteau, et après avoir salué mes collègues, sortis dans le froid, devant l’hôpital Adventist. Encore une journée de passée, je devrais aller me reposer, et pourtant je n’avais aucune envie de rentrer chez moi. Il n’y avait rien chez moi. J’allais juste me retrouver seule et pleurer sur mon sort, une fois de plus.
Ma vie professionnelle était sujette à une détresse sans fin depuis que la « peste noire » avait frappé. Les patients souffraient le martyre et mouraient les uns après les autres, sans que personne ne puisse rien faire pour l’empêcher. Nous n’avions aucune réponse, aucune solution, aucun semblant de solution même. Nous nous efforçions juste de faire partir ces pauvres gens dans un semblant de dignité. Mais ce n’était pas assez. Je ne pouvais pas m’en contenter.
Ma vie personnelle était un vrai désastre elle aussi. Je n’avais pas revu Ezra depuis notre épisode surnaturel de l’autre soir. Il devait m’en vouloir encore plus qu’avant, maintenant que je connaissais sa véritable nature. Et je ne tenais pas franchement à me retrouver face à lui. Je ne saurais pas quoi lui dire. Depuis ce soir-là, il n’apparaissait plus dans mes rêves, ce qui voulait dire qu’il tenait sa promesse. Mais à quel prix ? Les rêves d’une autre personne inconsciente de ce qu’il se passait ? Quant à Noah…c’était le pire de tout. Nos dernières conversations me hantaient. Il ne m’aimait pas, éprouvait quelque chose de compliqué, mais clairement pas de l’amour. Il me cachait tout de sa vie. Et même face au mur, il était resté fermé. Il ne m’ouvrirait peut-être jamais la porte. J’aimais un inconnu, et j’y étais attachée tellement fort, à cet inconnu, que j’en étais malade. J’avais dit que je pouvais l’accepter, et c’était vrai ; à vrai dire, je devais l’accepter. C’était ça ou le perdre, et le perdre était hors de question. Mais en réalité, parfois, savoir que mes sentiments à son égard n’étaient pas partagés me faisait mal, vraiment mal.

Alors que j’allais me diriger vers mon appartement, j’avisai une chevelure blonde pas très loin. C’était Violet. Cela faisait des jours qu’on ne s’était pas parlées, elle et moi. Violet était kinésithérapeute à l’hôpital. Un petit bout de femme discrète, simple, qui avait plutôt tendance à éviter d’attirer l’attention, dans un hôpital où certains faisaient tout pour la réclamer. Mais surtout, Violet était d’une gentillesse infinie. Nous nous étions connues alors que je lui amenais un patient que l’on pouvait qualifier de « difficile », de par le handicap qu’il avait. Je l’avais vue s’occuper de lui et de sa rééducation avec énormément de patience et surtout, d’empathie pour lui. Elle ne se contentait pas de faire son métier. Elle voulait aider les gens. J’avais eu l’impression de trouver quelqu’un qui ressentait la médecine comme moi. Depuis, je mettais un point d’honneur à être aimable avec elle et aidante. Je ne sais pas si on pouvait dire que nous étions proches, mais nous avions du respect l’une pour l’autre. C’était déjà le début de quelque chose de bien.

Je m’approchai d’elle en souriant.
« Salut Violet ! Tu as fini ta garde ? »
Elle ne semblait pas en pleine forme. Elle devait être dans le même état de détresse que moi, ou pas loin. Cette épidémie mettait le moral de tout le personnel à zéro. Je soupirai.
« Sale journée pour moi. La tienne a été meilleure ? »



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MessageSujet: Re: Bitterness [Violet]   Dim 21 Fév - 13:00


« So no one told you life was gonna be this way »



Violet & Enya
featuring


La jeune femme raccompagnait son patient à la porte de son cabinet avec un grand sourire. Ce sourire sonnait un peu faux et cela se sentait au niveau de ses yeux. Elle n'arrivait pas à le faire monter jusque là. Pourtant,  on ne pouvait pas dire que c'était une mauvaise journée pour elle ou pour ses patients, le travail se passait bien, ils faisaient presque tous des progrès. Mais, l'ambiance de l'hôpital était bien noire. La peste frappait, encore et encore, et si la jeune femme n'était pas confronter directement au traitement de cette maladie, certains de ses patients avaient finis par tomber malade et cela la mettait au trente-sixième dessous. En plus de cela, elle s’inquiétait pour tous ses amis. Que ce soit Eamon ou encore Chayton, elle n'avait pas la conscience tranquille. Elle avait ce goût amer dans l'arrière gorge qui ne lui revenait pas, souvent annonciateur de bonne nouvelle. Mais, elle ne voulait pas se laisser complètement happer par cette atmosphère angoissante et noire. Alors,tandis qu'elle pliait ses derniers dossiers de la journée, elle  tenta de trouver un moyen de se changer les idées. Mais, elle n'avait rien de bien extravagant chez elle et elle était trop fatiguée pour tenter de sortir seule. Malheureusement, une femme seule attirait toujours trop de gêneur. Enfin, c'était ce qu'elle avait finit par comprendre et, comme elle n'avait pas vraiment beaucoup d'amis, elle n'allait pas se lancer dans une telle expédition. Alors, elle enfila son manteau, ferma son bureau à clé et quitta l'hôpital Adventist. Elle respira l'air de la nuit et sentit alors son esprit dérivé vers le problème Rafaël, immédiatement ses joues se couvrirent d'un rouge écrevisse. Elle ne savait pas comment s'y prendre avec lui, il arrivait à la déstabiliser au plus profond de son être. Le problème était qu'elle n'arrivait pas à savoir si cela lui plaisait ou si cela la mettait mal à l'aise. Que devait-elle faire? S'enfuir, faire face à la réalité, à ce qu'elle ressentait, tout nier en bloc. Elle aurait presque tout donné pour revenir à ce moment où ils étaient simplement patient et médecin, où elle pouvait apprécier de le voir se diriger vers cette vie autonome. Maintenant, elle était perdue, perdue dans ses pensées, dans sa vie. Elle se contentait de fonctionner comme un automate afin de ne pas se perdre pleinement. Alors qu'elle réfléchissait, elle s'était arrêtée et quelqu'un la rattrapa, la faisant sursauter. Mais, quand elle s'aperçut de qui il s'agissait, elle retrouva un peu de son sourire. Enya était une collègue qu'elle respectait réellement, pour qui elle avait beaucoup de considération. Leur vision de la médecine, leur vision du rôle du soignant était la même et la blonde n'avait que rarement rencontré quelqu'un comme elle. Violet lui offrit un sourire avant de lui répondre.

-"Je l'ai finie mais, tu sais mes horaires sont bien plus variable que les tienne. Ergothérapeute est moins contraignant qu'interne en médecine. Et puis, je ne suis pas au contact des malades de la peste comme toi, cela ne doit vraiment pas être facile."

La voir fit alors ressurgir ce sentiment de solitude qu'elle tentait de masquer. Elle n'avait personne à qui parler, elle ne parlait de toutes les manières pas beaucoup mais, en ce moment, elle aurait aimé avoir quelqu'un avec qui passer du temps. Quelqu'un d'aligner des pensées cohérentes pendant une discussion, Eamon n'était généralement pas très cohérents. Ou tout du moins, leurs discussions étaient très limitées et souvent Violet préférait chercher à le rendre joyeux plutôt que de l'ennuyer avec quoi que ce soit. Enya aussi semblait fatiguée, peut-être qu'elle pouvait lui remonter le morale aussi. Violet cherchait toujours à apporter un peu de bonheur à tous ceux qu'elle croisait. La jeune femme redressa la tête, contempla le ciel déjà noir de nuit et se demanda si, une fois de plus, elle avait vraiment envie de rentrer directement chez elle, seule avec Misty pour unique compagnie. Et si, pour une fois, elle dérogeait à son train train quotidien et passait un peu de temps avec d'autres être humain. Autre être humain qui se présentait en la personne d'Enya. L'idée était alléchante et finalement la jeune femme décida de croquer à pleine dents cette possibilité, il ne restait plus à ce que sa compagne d'un soir accepte de la rejoindre.

-"Dit-moi Enya? Est-ce que tu aurais quelque chose de prévu ce soir? Par ce que si non... je n'ai pas envie de rentrer chez moi et comme cela faisait longtemps que nous n'avions pas eut l'occasion de parler, je me disais qu'on pouvait peut-être passer un peu de temps ensemble."

Lancer l'invitation n'était pas une chose facile pour Violet. Elle était plutôt timide, elle avait tendance à s'isoler naturellement, à rester discrète. Elle ne voulait embêter personne, surtout pas la jeune femme qui était à ses côtés, elle ne méritait pas d'être embêtée. Alors, la jeune femme se mordait la lèvre de stress. Elle n'était pas du genre à proposer ce genre de "sorties", en général c'était plutôt Enya qui venait la voir. Violet resserra son manteau contre elle, histoire de ne pas faire comme si elle était totalement mal à l'aise. Cela aurait sans doute marché si le rouge de ses joues n'était pas venue complètement la trahir.


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MessageSujet: Re: Bitterness [Violet]   Lun 29 Fév - 15:17

Violet avait l’air fatiguée aussi, mais contente de la voir. Je lui rendis son sourire. Oui, elle avait raison, la peste me touchait de plein fouet. Les patients mouraient les uns après les autres. On attendait du médecin qu’il sauve des vies, qu’il fasse aller mieux. Pas qu’il soit impuissant. C’était presque ancré, à force, dans l’état d’esprit d’un médecin qu’il n’avait pas le droit à l’erreur, que chaque vie devait être sauvée. Aux urgences, c’était peut-être pire, parce que les patients qui arrivaient venaient à peine de comprendre ce qui leur arrivait. Ils étaient, pour la plupart, dans la phase de déni de la maladie. Leur dire qu’ils allaient mourir était un exercice difficile et douloureux. Néanmoins, Violet aussi était confrontée à cette saleté de maladie. Elle voyait des patients en rémission tomber soudainement malade et être condamnés à mort. Elle voyait tous ses progrès voler en éclats, et elle n’y pouvait pas plus quelque chose que moi. Nous étions deux radeaux martyrisés par la houle violente, attendant jusque que le calme revienne et que l’on puisse retrouver la terre. Simplement, la houle s’étendait en longueur. Et en plus de ça, nos propres démons nous poursuivaient, comme des petits trous dans la coque bancale de nos radeaux de fortune.

-"Dit-moi Enya? Est-ce que tu aurais quelque chose de prévu ce soir? Par ce que si non... je n'ai pas envie de rentrer chez moi et comme cela faisait longtemps que nous n'avions pas eut l'occasion de parler, je me disais qu'on pouvait peut-être passer un peu de temps ensemble."

Je haussai un sourcil de surprise, avant d’esquisser un grand sourire. Ce n’était pas dans les habitudes de Violet de proposer une escapade de ce genre. En général, Violet arrivait le matin discrètement, faisait son travail, et une fois sa journée finie rentrait chez elle tout aussi discrètement. Elle était déjà sortie, rarement, à l’occasion d’un anniversaire d’un collègue ou autre. Mais elle ne proposait jamais. Alors là, c’était une opportunité exceptionnelle, et cela me faisait plaisir. Cela montrait que Violet m’appréciait autant que je l’appréciais. Et puis, comme elle le disait, cela faisait un bout de temps que nous n’avions pas pu discuter. Les dernières semaines avaient été compliquées pour moi. Je hochai vivement la tête.

« Excellente idée ! Je crois que j’ai besoin de changer d’air. Il y a un bar pas loin, sur Bourbon Street. Un petit soda, ça te tente ? », ajoutai-je avec un clin d’œil. L’alcool était interdit depuis un bout de temps maintenant, même si nous savions qu’en trouver sous le manteau était chose plutôt aisée dans certains quartiers. Treme, où j’habitais, regorgeait de vendeurs de douceurs en tous genres au marché noir. Mais autant ne pas laisser trainer nos intentions en pleine rue. Et puis, peut-être que l’on allait vraiment boire du soda. Je n’étais pas sûre de tenir l’alcool vu mon état. Tout en marchant, je soupirai et remis une mèche de cheveux rebelle en place.

« De toute façon, je n’ai pas franchement envie de rentrer chez moi et de me retrouver toute seule, en ce moment. Je n’arrête pas de penser aux patients quand je suis seule. Et à mes propres problèmes. »

Je haussai les épaules. Noah et moi étions de nouveau ensemble depuis plusieurs mois maintenant, et notre petit manège avait repris comme avant. J’avais revu Timothée, une fois. Ca avait suffi à me retourner les tripes. Ezra ne m’avait pas parlé depuis qu’il avait débarqué dans mon appartement. Nathan était mort, et je n’avais été au courant que parce qu’un ami d’ami d’ami me l’avait dit. Il me manquait. Ma vie personnelle était un bordel sans nom. Je me noyais au travail, sans succès.

« Des fois, j’aimerais bien prendre un sac à dos et me barrer quelque part pour quelques jours. Dommage qu’à l’extérieur de ces murs, mes chances de survie soient franchement faibles. », ajoutai-je en riant. « Et toi, comment tu vas en ce moment ? Tu as l’air…tristounette. »

Je n’avais pas l’intention de m’incruster dans la vie de Violet. Mais je l’appréciais et je m’inquiétais pour elle. Peut-être pourrais-je la réconforter un peu. J’aurais au moins réussi à faire ça de ma journée.

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MessageSujet: Re: Bitterness [Violet]   Dim 12 Juin - 15:49


« So no one told you life was gonna be this way »



Violet & Enya
featuring


Violet n'avait pas pour habitude de faire sa curieuse, les gens lui parlaient naturellement la plupart du temps. Comme si tout son être criait à la confidence. Si elle appréciait cela, il y avait parfois des choses qu'elle aurait aimé ne pas savoir, des choses qui lui pesaient sur la conscience. La demoiselle était comme un coffre-fort remplit à craquer et ce soir, la serrure semblait avoir des difficultés à tenir la porte. Les secrets, c'était tout ce qui marquait sa vie, tout ce qui la définissait. Comme un oiseau de malheur qui se laissait ballotter par le vent. Violet avait l'impression que parfois, une espèce de puissance supérieure s'amusait à la placer sur le chemin de personnages plus hauts en couleurs les uns que les autres. Alors, quand il s'agissait de personnes comme Enya, celles qui n'attendaient rien d'elle, qui se contentait d'avoir une discussion normale avec elle, le cœur de la jeune femme s'allégeait un peu. L'ergothérapeute ne buvait pas d'alcool. Elle avait eut une passade suffisamment larmoyante pour qu'elle s'enfonce dans l'alcool un peu. Cela n'avait pas durer longtemps et avait confirmer son inimitié avec les boissons trop fortes. Que voulez-vous, la vie réserve toujours des surprises. Une bière cela passait, plus, elle avait du mal. Disons qu'elle n'était pas de ceux dont l'interdiction de l'alcool avait provoqué une crise d'épilepsie. Heureuse de voir que sa proposition n'avait pas été rejetée, la jeune femme se sentait déjà beaucoup plus à l'aise que quelques minutes auparavant. Cette tension dans ses épaules et la panique sous-jacente s'étaient subitement envolées, remplacées par une douce sensation de confiance. Enfin, confiance, le mot était relatif. Personne n'avait jamais gagné la confiance de Violet depuis des années. Elle se contentait de vagues allusions à ce qu'elle vivait mais, jamais rien sur son passé. Ce n'était pas comme si elle pouvait se le permettre. Qui sait ce que cela lui réserverait comme mauvaise surprise. Elle n'avait d'ailleurs aucune idée de ce qui avait pu arriver à sa famille. Parfois, comme le disait Enya, elle aurait voulut s'éloigner, retourner un peu au Mexique, si ce dernier était resté le même, mais... aujourd'hui, elle n'avait plus aucun espoir de revoir sa terre natale. Elle se tourna vers elle en souriant, tentant d'effacer la nostalgie de son visage. Elle n'était pas du genre à aimer trop laisser transparaître ses émotions mais, elle n'avait aucun contrôle. Trop franche pour son propre bien-être.

-"Je... J'ai quelques soucis avec un client et je ne sais pas quoi faire. Et puis avec tout ces gens qui souffrent à côté, cela à tendance à me miner le moral. Je crois qu'il me faudrait une véritable carapace pour ne pas me sentir coupable. J'aimerais pouvoir faire plus mais, je suis ergothérapeute pas médecin..."

Il est vrai que sa capacité d'action limitée l'énervait profondément. Si elle avait eut la patience et l'argent, elle se serait lancée dans des études supplémentaires, simplement pour pouvoir aider à l'hôpital. Elle était de ces personnes qui ne supportaient pas de voir la souffrance dans le regard des autres. C'est pour cela que lorsqu'elle était à New-York, elle avait son propre cabinet plutôt que de travailler en hôpital. Mais, elle n'avait pas eut le choix en arrivant à la Nouvelle-Orléans, et elle n'était pas du genre à vouloir faire des vagues. Elle hébergeait déjà Eamon parfois et sachant qu'elle était incapable de laisser quelqu'un en danger ou dans le besoin... des ennuis, elle s'en créait potentiellement toute seule facilement. Elle continuait à marcher quand finalement elle aperçut l'endroit dont devait parler son amie. Elle était tout sauf une adepte des sorties, alors l'endroit lui était totalement inconnu. Interdite, elle se tourna vers elle:

-"C'est ici? Enfin, c'est de là dont tu parlais tout à l'heure?"

Elle poussa la porte et elles allèrent s'installer, suivant les conseils d'Enya. Regardant l'endroit curieuse, elle finit par arrêter de tout dévisager en se rendant compte qu'elle avait l'air un peu idiote. Elle se mit à rougir et se retourna rapidement vers sa camarade, décidant qu'il fallait mieux s'arrêter d'être ridicule et se concentrer sur la jeune femme. Bizarrement, elle s'était silencieusement mise à s’inquiéter pour elle lorsqu'elle lui avait parlé de partir d'ici. Que pouvait-il se passer dans sa vie pour que cela en soit à ce point?

-"Je ne veux pas être indiscrète mais, tu m'as l'air d'avoir une vie personnelle bien compliquée en plus de ton travail pour que tu puisses envisager d'aller survivre au milieu des zombies."

C'était sa manière à elle de s'enquérir de la situation sans être trop intrusive. Si elle ne voulait pas lui en parler, la conversation pouvait dévier. Et puis, Violet n'était pas le genre de personnes à trop vouloir s’immiscer dans la vie des gens. Ces derniers finissaient en général par le lui raconter mais, comme elle avait du mal, elle-même, à parler de sa vie, elle ne faisait jamais de forcing. En même temps, il y avait peu de personnes auprès desquelles elle pouvait faire du forcing. Solitaire, secrète et trop gentille. Drôle de mélange quand on y repense.


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MessageSujet: Re: Bitterness [Violet]   Jeu 30 Juin - 19:32

Quelques soucis avec un client. C’était drôle, que Violet parle de clients. Je parlais de patients. Un langage typique de médecin, je suppose. Mais les soucis avec les patients, je connaissais. Et je ne pouvais qu’acquiescer en écoutant Violet parler des gens qui souffrent. Mais je n’en demandai pas plus. Si j’avais appris une chose en côtoyant la jeune femme, c’est qu’elle était plutôt réservée, et qu’elle ne se livrait que lorsqu’elle l’avait décidé.

-" J'aimerais pouvoir faire plus mais, je suis ergothérapeute pas médecin..."
Je haussai les épaules. Je voyais mal en quoi c’était mieux d’être médecin qu’ergothérapeute. Après tout, j’étais médecin, enfin presque, et pour autant j’étais complètement démunie face à l’épidémie qui se propageait. Ma situation n’était pas très envieuse.
Nous étions déjà arrivées sur Bourbon Street. Le bruit nous entourait. Je souris : la vie nous entourait. J’appréciais le ronronnement de la vie qui suivait son cours, des amis qui se retrouvaient autour d’un verre le soir, des amoureux qui se donnaient rendez-vous, des duos improbables qui se formaient et se déformaient. Après le silence parfois écrasant des couloirs de l’hôpital, ou les cris des patients, ce bruit-là était agréable. J’opinai de la tête et on entra toutes les deux dans le bar. Assises dans un coin, au calme, je commandai un soda : je n’avais clairement pas la forme de prendre de l’alcool. Autant éviter de perdre mes moyens en présence de Violet, ou pire, de démarrer une crise due à un mélange d’alcool et de fatigue. Je crois qu’elle n’était pas au courant de mon piteux état psychiatrique, et je ne tenais pas à ce qu’elle le soit. Nous étions collègues et je l’appréciais, certes. Mais ma bipolarité était un sujet sensible que j’abordais rarement. En fait, je crois bien que seuls Noah, Vaas et Ellie étaient au courant. Et encore, Vaas, c’était par la force du hasard. Je soupirai et me calai dans le fond de mon fauteuil. C’était une bonne chose que je sois tombée sur Violet, en réalité. Cela me ferait du bien de passer la soirée avec quelqu’un.

-"Je ne veux pas être indiscrète mais, tu m'as l'air d'avoir une vie personnelle bien compliquée en plus de ton travail pour que tu puisses envisager d'aller survivre au milieu des zombies."
Je la regardai, puis éclatai de rire. Elle n’avait pas tort, ma métaphore était un peu extrême. Mais elle reflétai bien l’état dans lequel je me trouvais en ce moment. Je haussai les épaules et plongeai le regard dans le fond de mon verre, mon regard s’assombrissant un peu.
« Ma vie personnelle est un vrai bazar, oui. Je…. »
Je soupirai et remis une mèche de cheveux en place, avant de reporter de nouveau mon regard sur Violet.
« C’est Noah. Tu sais, on est en couple. Ou peut-être que tu ne le savais pas d’ailleurs, enfin voilà. Noah Meadow et moi, on est ensemble. Mais c’est un peu chaotique. Il est….disons qu’il est difficile parfois. Remarque, je dis ça, je ne suis pas facile à vivre non plus. On a des hauts et des bas, comme tous les couples, je suppose. Sauf que là on est clairement dans un bas. En fait….je ne sais pas trop ce que je représente pour lui et c’est un peu difficile. Et puis il y a un autre gars, je sais pas quoi en penser. Et puis y'a Ezra qui est toujours aussi désagréable avec moi. Enfin bon, tout ça c'est un peu lourd à porter parfois. »

Un peu lourd : doux euphémisme. C’était une torture certains moments. On avait beau s’être réconciliés, j’avais beau avoir retrouvé mon Noah, l’homme que j’aimais plus que tout au monde, parfois le souvenir de ces quelques mots prononcés dans mon appartement me brisaient le cœur. Il ne m’aimait pas, c’était juste comme ça. Je ne pouvais rien y faire. Et on vivait un couple asymétrique. Et je l’acceptais, parce que c’était la seule solution envisageable. Je souris, un peu blasée.
« M’enfin, ça passera. Et toi ? C’est quel genre de souci avec ton client ? Récalcitrant à la thérapie ? C’est un patient de l’hôpital ? »
Puisque Violet s’était permise d’aborder la vie privée, j’estimais que je pouvais bien en faire de même. Après tout, nous étions là aussi pour ça, non ? Déballer sa vie et ses déboires autour d’un verre. C’était à cela que servaient les amis. Violet en était-elle une ? Je n’en avais pas beaucoup. Mais je pense que je pouvais compter la blondinette parmi ceux-ci. Elle au moins ne me jugeait pas. Elle semblait gentille quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit. Elle était une espèe en voie d’extinction, maltraitée par le monde actuelle, une chose fragile à préserver pour que notre société humaine ne sombre pas dans le chaos le plus total et s’auto-détruise. Quoique….ne l’avions-nous pas déjà fait une fois ?

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