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 Somewhere I Belong {Aslinn & Mikkel}

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MessageSujet: Somewhere I Belong {Aslinn & Mikkel}   Lun 8 Fév - 15:47


« Loterie du RP »



Aslinn & Mikkel
featuring


« I wanna heal, I wanna feel what I thought was never real
I wanna let go of the pain I've felt so long
Erase all the pain till it's gone
I wanna heal, I wanna feel like I'm close to something real
I wanna find something I've wanted all along
Somewhere I belong. »

Quoi de mieux qu’un moment privilégié dans un café du Central Business District, rare lieu semblant parfois avoir gardé un semblant de convivialité dans cette ville rongée par l'oppression ? En cette belle après-midi, l’air est léger, les rires bruyants, comme si l’espace d’un instant toute forme d’inquiétude s’était envolée. Mais nier l’existence du chaos, même quelques instants, trouve vite punition. Le bâtiment s’effondre soudain, prenant au piège les pauvres humains qui n’avaient rien vu venir. Du sang, des corps enchevêtrés et parfois méconnaissables, de la poussière, des débris… et contre toute attente des miraculés qui vont devoir survivre jusqu’à l’arrivée d’hypothétiques secours, coincés à l'intérieur des décombres. L’œuvre de mafieux, désireux de donner une leçon aux quelques membres du Gouvernement qui souhaitaient se détendre en ces lieux. Saurez-vous vous entraider en dépit de vos personnalités respectives ?

Ordre de passage:
1 - Aslinn O'Brady
2 - Mikkel G. Ievseï



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MessageSujet: Re: Somewhere I Belong {Aslinn & Mikkel}   Mar 9 Fév - 16:14



« Une propension à l’ignorance peut être nécessaire à la survie du poète. »

Mikkel Ievseï & Aslinn O’Brady
featuring


La jeune femme n’avait rien vu venir. Sa tasse de thé refroidissait alors qu’elle était plongée dans la lecture de son livre, un Dickens qu’elle appréciait particulièrement et qu’elle relisait régulièrement depuis sa « renaissance ». Dickens la rapprochait un peu de l’époque qui l’avait vu grandir et l’empêchait d’éprouver un sentiment de déracinée. En ce milieu de journée, elle avait voulu prendre une bouffée d’air frais, de rire et d’insouciance. Ce café était le mieux placé pour cela. Comme si, ici, rien n’avait changé. Pourtant, pour elle, tout avait changé. La démocratie, elle n’avait jamais connu. Peut-on regretter quelque chose que l’on ne connaît pas ? Pas sûr. Roman lui avait un peu expliqué comment les gens vivaient juste avant sa « renaissance », mais elle avait du mal à imaginer réellement. Pour elle, c’était comme un livre d’histoire relatant des faits réels mais qui ne nous touchent pas parce-qu’on ne les a pas connus. Pas vraiment. Peut-être qu’elle le regrettait un peu. Mais une chose était certaine, cela ne lui manquait pas. Dickens, c’était un peu ça. Le constat de ce qui ne va pas. L’espoir. Mais jamais d’action. C’était un cocon dans lequel elle trouvait son compte. Aujourd’hui, elle voulait respirer ce nouveau monde inconnu pour elle. Encore inconnu malgré les mois, les années, parce-que la différence avec son monde à elle est bien grande. Elle devrait l'accepter et le faire sien, elle le sait. Mais c'est dur. Aujourd'hui, elle essaye encore.

Mais aujourd’hui n’avait pas décidé d’être comme les autres. Aujourd’hui voulait être différent de la veille et de la peur tranquille. Aujourd’hui voulait se transformer en peur viscérale. Le bruit d’un paquet de chips qui explose dans un micro. La poussière. Les cris. La panique. Aslinn avait laissé son livre sur la table avant de glisser dessous pour se protéger. De quoi ? Quelle réaction stupide. Autour d’elle, ça s’affole. Son instinct lui dit de sortir de sous la table et de trouver un meilleur abri. La porte est condamnée par les gravats. Une jambe inerte dépasse de la pierre et la jeune femme se sent tétanisée. Comme pour reprendre contenance, elle glisse une main sur la table, son livre n’y est plus. Elle tâtonne et regarde autour d’elle alors que le mur près d’elle semble sur le point de finir sa course sur son maigre corps. Elle repère enfin la couverture et l’attrape, comme si elle attrapait sa propre vie avant de s’enfuir au moment où le mur dégringole et vient transformer la table où elle se trouvait une minute plus tôt en puzzle interminable.

Elle enjambe des corps assommés. Peut-être morts. Son collant a un trou au niveau du mollet laissant apparaître une plaie qu’il lui faudra soigner. Elle ne sent rien pour le moment. Le choc est trop grand. Son visage est probablement plein de poussière quand elle rejoint le bar pour s’y cacher. Elle inspire. Elle ne s’était pas rendu compte qu’elle avait retenu sa respiration. D’autre personne ont pensé à la même idée qu’elle. Des visages qu’elle ne connaît pas. Ou bien le choc a rayé sa mémoire vive pour quelques heures. Sa respiration est saccadée. Elle a survécu. Encore. Toujours. Elle est forte pour ça : survivre. Est-ce que cela se passera encore longtemps comme ça ?

Elle tente de regarder vers l'entrée mais une nouvelle explosion la surprend. Le bruit est bien trop fort et elle ramène ses genoux contre elle en essayant vainement de se protéger. Il faut espérer que les secours arrivent vite. Elle s'imagine les voir arriver et se jeter dehors, mais non. Les minutes défilent, aussi longues que des heures, des journées. Aucun secours ne montre le bout de son nez. Alors quoi ? Première chose à faire : se calmer. Elle inspire encore. Les fourmis dans la tête dansent à en perdre haleine. Elle inspire. Et finalement, ses sens reviennent. Elle entend à nouveau. Elle voit à nouveau.
 

 
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MessageSujet: Re: Somewhere I Belong {Aslinn & Mikkel}   Jeu 11 Fév - 13:22


“Je sais maintenant qu'à l'origine, le chaos fut illuminé d'un immense éclat de rire.”



Aslinn & Mikkel
featuring

J'étais adossé contre la façade chaude d'une rue inondée de lumière. La cigarette allait et venait, de mes doigts à mes lèvres, son filet de fumée grise se dissipant dans l'air. La teinture rouge qui colorait les pointes de mes cheveux brillait davantage sous l'éclat du soleil et je m'étirai légèrement, à la manière d'un chat. Sur le trottoir opposé au mien, je suivais du regard monsieur le Juge Howard et son épouse, qui se rendaient comme chaque jeudi dans ce café du Central Business District. Ils étaient toujours aussi ponctuels qu'à leur chère habitude et lorsqu'ils pénétrèrent dans l'établissement, un mince sourire s'afficha sur mes lèvres.

Un groupe de mafieux anti-gouvernement avait prévu de mettre un peu d'ambiance aujourd'hui, je l'avais appris de la bouche même de l'artificier. M'avait-il dit la vérité ou bien la bière dont il était imbibé l'avait-il rendu mythomane ? Je n'en étais pas sûr à cent pour cent, le bellâtre ayant une fâcheuse tendance à la vantardise, même sobre. Cela ne m'avait pas empêché de baiser avec lui dans le feu de l'action mais c'était une autre histoire. En ce moment, j'espérais bien que ses promesses soient vraies et que je puisse admirer le magnifique spectacle d'une formidable explosion, là juste devant moi. Une explosion qui fermerait pour toujours le clapet de cette bande de faux-cul du gouvernement. Et celle du Juge Howard, par la même occasion.

« Bienvenue en enfer, connard... » Je murmurai pour moi même alors que ma clope se consumait entre mes doigts. C'était à cause de ce Juge que j'avais été obligé de voir un psy. A cause de ce Juge que j'avais rencontré Noah. Il pouvait bien crever à présent, lui et tout ses potes, sales enfoirés. J'emmerdais la prohibition ! J'envoyai valser mon mégot d'une chiquenaude, toujours appuyé contre le mur avec nonchalance.

Pourtant, tout à coup, une silhouette gracile attira mon attention et mon visage perdit son sourire trop désinvolte. Une gamine rousse, entourée de starlettes de son genre, s'avançait en gloussant vers le café et je me redressai doucement en l'apercevant. Je reconnaissais Sonia, la meilleure pote de ma sœur, une gosse d'à peine dix-sept ans. Sa besta depuis l'école primaire, son âme sœur qui la suivait partout. Et voilà que la drôlesse en question pénétrait dans le café, riant à gorge déployée avec les autres dindes, toute jouasse à l'idée de boire un bon petit Milk Shake vanille. « Putain mais merde. »

Mes pensées s'emballèrent à toute vitesse. Et si ma sœur était à l'intérieur ? Et si Lizzie attendait ses potes en toute inconscience ? Je ne pouvais pas en être sûr mais mon impulsivité ne me permit pas de réfléchir trop longtemps. Je traversai la rue en un rien de temps, surgissant dans la place où les rires et la musique se mélangeaient en un doux chaos. Mon projet était simple : je repérais ma sœur et si elle était là, je le prenais sous mon bras et je filais dare-dare avant que les choses ne se gâtent. Je fis quelques pas dans la grande salle, balayant l'ensemble du regard jusqu'à repérer le groupe d'adolescentes, amassées devant le comptoir. Pas de Lizzie parmi elles. J'aurais dû partir maintenant, je le savais. Mais si... Avisant Sonia la rouquine, j'allais lui demander si ma sœur était dans le coin, histoire d'être complètement rassuré, mais je n'eus même pas le temps d'articuler une syllabe.

Le souffle de l'explosion me fit chanceler. Une partie du plafond s'effondra, le plâtre et la poussière m'aveuglèrent et des hurlements vibrèrent contre mes tympans. Mikkel, tu es le roi des cons ! Je fermai les yeux, protégeant ma tête de mes bras dans un réflexe, mes jambes ployant vers le sol. Je toussai, me forçant à ouvrir les yeux pour regarder autour de moi avec horreur. Des corps ensanglantés gisaient ça et là, râlant de terreur et de souffrance. La copine de ma sœur se trouvait à demi consciente, juste devant moi et je rampai parmi les décombres pour l'attraper par les épaules et la secouer, le regard explosé. « Où est Lizzie ? Dis moi, où est ma sœur ? » Mais ses yeux se révulsèrent, un filet de sang s'échappant de ses lèvres. Je lâchai un juron, l'attrapant par les bras pour la tirer derrière le bar. Le chaos était tout autour de nous.

J'ignorais si Sonia était encore en vie. J'ignorais si ma sœur était ici, quelque part, parmi les décombres. Il aurait fallu que je cherche et que je puisse fouiller autour de moi ! Mais une autre détonation me dissuada de me redresser tout de suite, tout mon corps se crispa et se ramassa sur lui-même, agenouillé dans cet abri de fortune. Toussant et pestant, je glissai sur mes genoux pour m'approcher des corps autour de moi. Je me penchai immédiatement sur le corps de Sonia pour prendre son pouls. Aucun. Je fermai les yeux, déglutissant difficilement. Nous étions réfugiés derrière ce bar, tous recouverts d'une fine pellicule blanchâtre qui masquaient nos traits. Le barman était allongé sur le dos, les yeux ouverts et le crâne à demi défoncé. Je le palpai rapidement, hésitant une seconde avant de lui faire les poches et de ramasser son porte-feuille. Ce fut au moment où je relevai mon regard que je croisai celui d'une meuf, une meuf en train de respirer. J'étais donc pas le seul survivant ? Et cette meuf était...

« Aslinn… ? »Ma voix était interrogative, un peu déboussolée. Je n'étais plus sûr de rien en ce moment.« P'tain mais… qu'est ce que tu fous là ? » Je me mordis les lèvres, m'approchant de sa position en avançant toujours sur mes genoux douloureux. Je l'attrapai par les épaules, comme pour m'assurer qu'elle était bien en vie. « T'as vu ma sœur ? Faut qu'on foute le camp d'ici ! Ils vont tout… ils vont tout détruire ! »




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MessageSujet: Re: Somewhere I Belong {Aslinn & Mikkel}   Sam 13 Fév - 17:17


“Je sais maintenant qu'à l'origine, le chaos fut illuminé d'un immense éclat de rire.”



Aslinn & Mikkel
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Alors qu’elle reprenait peu à peu conscience d’elle-même et de son environnement, c’est une voix familière qui finit de la faire revenir sur terre. Il s’agissait d’une voix dont elle reconnaîtrait les intonations n’importe où, c’était dans les gènes malgré tout ce qui pouvait les diviser. Ils ne pouvaient nier leur lien génétique. Clairement pas. Suivant de la tête l’origine de la voix, elle finit par poser les yeux sur Mikkel Ievseï, le fils de son mentor, si on pouvait appeler ça comme ça… Elle esquissa un léger sourire poussiéreux alors qu’il lui demandait avec énergie ce qu’elle pouvait bien faire ici, dans ce café, sous ces gravats.

La réponse lui paraissait pourtant évidente, elle était venu boire un café (ou en tout cas une boisson chaude, elle n’avait jamais su s’habituer au goût du café et restait fidèle à ses feuilles de thé séchée, du moins ce qui s’en rapprochait le plus car d’après Roman, les meilleurs thés avaient disparus de la circulation depuis longtemps). Mikkel croyait-il qu’en ayant vu les décombres elle s’était dit « Tiens, je ne me suis jamais trouvé enfermée sous des décombres, je vais aller voir ce que ça donne »… Comme toujours, elle opta pour l’attitude la plus neutre et naïve possible et répondit en haussant les épaules, l’air hagard « J’étais en train de boire un thé et…et quelque chose a explosé… c’était une bombe n’est-ce pas ? »

Mais à peine avait-elle eu le temps de terminer sa phrase, Mikkel semblait complètement paniqué en lui demandant si elle avait vu sa sœur et qu’ils allaient tout détruire. Ils ? Qui ils ? Les résistants ? Sans aucun doute. Pourtant, elle n’était pas censée savoir. « Ils ? Mais qui ça ? Mikkel ! Tu me fais peur ! Et je n’ai pas vu ta sœur ! Calme-toi ! » Elle se rapprocha à quatre pattes, en restant bien à l’abri du bar au cas où une autre explosion surviendrait et elle posa une main sur son épaule. Etrangement, elle était à présent d’un calme olympien et en jetant un œil vers l’entrée, elle ajouta « L’entrée est bloquée par les gravats, on ne peut pas sortir par là…. Tu crois qu’il y a une porte à l’arrière du café ? »  Question à moitié rhétorique car elle avançait déjà vers l’autre côté du bar qui donnait sur l’arrière du café. Elle dût enjamber le corps inerte du barman qui l’avait servie une demi-heure plus tôt, souriant et presque heureux. Peut-être avait-il des enfants ? Peut-être étaient-ils orphelins à présent. Elle serra les dents et poussa le corps avec douceur sur le côté pour continuer à avancer.

La douleur dans son mollet commençait à se réveiller maintenant qu’elle était pleinement consciente de la situation. Y’avait-il d’autres survivants que Mikkel et elle ? Non, elle se fichait bien de savoir si d’autres personnes étaient en vie. C’était sa vie à elle qui comptait, et aussi les sentiments de Roman, donc la vie de Mikkel. Point. Elle se retourna « Suit moi Mikkel ! Si ta sœur était ici, elle se sera dirigée vers une sortie aussi ! Dépêche-toi ! » insista-t-elle. L’air était encombré de poussière et cette dernière ne semblait pas vouloir se tasser au sol. Elle restait là, menaçante, dans l’air, piquant le nez et les yeux des survivants. Aslinn s’arrêta pour ôter son gilet, d’un coup de dents, elle le coupa en deux et en donna un morceau à Mikkel. « Mets ça devant ton nez et ta bouche, c’est dangereux cette poussière… » Et elle accompagna le geste à la parole en plaçant la moitié de gilet sur son visage.



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MessageSujet: Re: Somewhere I Belong {Aslinn & Mikkel}   Lun 15 Fév - 13:50


“Je sais maintenant qu'à l'origine, le chaos fut illuminé d'un immense éclat de rire.”



Aslinn & Mikkel
featuring

Ma question avait traversé mes lèvres impulsivement et je restai un peu décontenancé devant le sourire innocent d'Aslinn. Une légère moue se forma sur mes lèvres, à la façon d'un gosse boudeur. J'étais clairement en état de choc, mon cœur battait la chamade et je déglutis péniblement, relâchant peu à peu les épaules de la fille avant de laisser retomber mes bras. Sans répondre à ses questions, je me contentai de la fixer avant de rouler des yeux. J'expulsai un soupir nerveux, repoussant mes cheveux en arrière. « C'est le moment d'avoir peur j'crois, ouais. » Je tressaillis un peu quand elle posa sa main sur mon épaule, preuve de la tension extrême qui m'habitait. Cette meuf avait raison, j'avais intérêt à me calmer et à tout faire pour garder mon sang froid mais c'était plus facile à dire qu'à faire. « C'est pas ta sœur qui est peut-être en train d'agoniser sous une tonne de gravats ! J'sais pas où elle elle putain… j'ai vu sa pote alors j'me suis dit... » Ma voix se perdit dans un murmure alors que mon regard se déportait vers le corps de Sonia. Il n'y avait plus rien à faire pour elle.

Aslinn était déjà en train d'observer l'état des lieux et je la regardai avancer avec précaution le long du comptoir. La trouille hérissait tous les poils de mon corps et la culpabilité était en train de creuser un trou dans mon ventre à l'aide de ses petits doigts crochus. J'étais au courant de ce qui allait se passer, je savais qu'il y avait une grande possibilité d'attentat dans ce foutu café. J'le savais. Pourquoi j'avais pas prévenu ma famille ? Pourquoi putain ? J'étais trop occupé à me réjouir à l'idée de voir crever des membres du gouvernement, trop content d'admirer le spectacle comme un salaud de charognard. Mais dans tout ça, j'avais occulté  la présence des innocents. Je fermai un peu les yeux.« Bien vu ouais ! On est coincé ici comme des rats.» Qu'est ce que j'en savais s'il y avait une porte de sortie ou pas dans ce bar merdique ? Je lui renvoyai un rictus cynique. « J'ai une gueule à fréquenter les salons de thé ? » Ma nervosité me rendait colérique. Je me mordis les lèvres jusqu'au sang avant de suivre Aslinn sans attendre, grommelant entre mes lèvres tout en  m'avançant à quatre pattes sur le sol recouvert de débris. Un morceau de verre s'enfonça cruellement dans ma main droite, d'autres dans mes genoux et je grimaçai légèrement. La poussière en lévitation dans l'air me piquait les yeux et me fit tousser un peu. Je ne compris pas immédiatement le geste d'Aslinn, à croire que j'étais encore trop troublé pour réfléchir correctement.

« C'est bon, mes narines en ont vu d'autres... » Niveau poussière blanche, je m'y connaissais un brin. Je fronçai un peu les sourcils, repoussant le morceau de tissus qu'elle m'offrait d'un geste vague de la main. J'avais pas l'habitude qu'on m'aide ni qu'on s'inquiète pour moi. Confusément, je me maudissais de réagir aussi sèchement, j'avais la sensation d'être le mec le plus ingrat que la terre ait jamais porté. Mais c'était plus fort que moi, mon indépendance chérie ne méritait pas que j'accepte l'aide d'autrui. Absolument pas, jamais, à aucun prix. Et en plus, je ne voulais pas me priver de mon odorat qui aurait pu m'être très utile pour repérer ma sœur, si jamais elle était bien présente dans ce café détruit... « Si ma sœur est ici, elle est peut-être bloquée sous les décombres ou évanouie et incapable de sortir toute seule. Fous le camps si tu veux, moi je reste là. »

Parvenu au niveau d'Aslinn, je pouvais regarder moi aussi ce qui se passait dans la salle. C'était difficile d'y voir clair à cause de toute cette poussière qui flottait autour de nous mais mes autres sens étaient tout autant à l’affût que le reste. Ils s'étaient affinés ces derniers temps et j'avais l'impression de ressentir les choses de manière beaucoup plus intense, comme si tout était amplifié. Des sons me parvenaient de différents endroits : des craquements, des souffles, des vibrations, des gémissements. Mes yeux rougis s'agrandirent légèrement alors que je braquai mon regard vers un point précis. L'un des murs s'était effondré et une grosse poutre au plafond penchait dangereusement. Cependant, sous ces décombres, j'entendais bel et bien des appels étouffés. Je me tournai une dernière fois vers la libraire. « Ouais c'était une bombe et si jamais y'a une porte arrière, ils sont sûrement au courant. Je ferais gaffe si j'étais toi... » Voilà, je lui avais donné de précieux conseils et c'était largement suffisant. Qu'elle en tire parti maintenant, moi je m'en lavais les mains. Une nouvelle toux agressa ma gorge alors que je me décidai à avancer ma tête hors de notre abri. « Si tu vois mon père, tu lui diras... » Je m'éclaircis la voix, lui renvoyant un léger sourire de chacal. « … tu lui diras que c'est un bel enfoiré. » Et sans plus attendre, je me redressai d'un bond sur mes pieds pour plonger dans ce brouillard blanchâtre. Tel père, tel fils.




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MessageSujet: Re: Somewhere I Belong {Aslinn & Mikkel}   Mar 16 Fév - 15:51


“Je sais maintenant qu'à l'origine, le chaos fut illuminé d'un immense éclat de rire.”



Aslinn & Mikkel
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Si seulement, en cet instant, elle s’était souvenue. Elle avait rarement croisé le chemin de Mikkel et pourtant leurs destins s’étaient entrecroisés. Il n’était nul autre que le fils de Roman, le mentor de la jeune femme et forcément, ayant passé pas mal de temps avec Roman, elle avait inévitablement croisé la route de Mikkel. Jusque-là, elle ne l’avait pas encore bien cerné. Il avait fait de furtifs passages ronchons à la librairie, venant chercher un livre pour son père. Connaissant Roman, elle avait l’image d’un Mikkel adolescent en pleine crise. En opposition avec son père, bougon, ronchon, impertinent. Tout ce qui surprenait la libraire rousse car à son époque, un jeune homme de son acabit cherchait plutôt l’élégance et le raffinement pour trouver une jeune femme dont la dot serait suffisamment convenable pour une demande en mariage. Or Mikkel était à l’opposé de tout ceci. Même si Roman lui avait expliqué comment la société et les mentalités avaient évoluées depuis le XIXe siècle, elle était toujours étonnée des différences qu’elle constatait.

Aujourd’hui et dans ce moment, Mikkel ne changeait pas de ce qu’elle en avait vu par le passé. Il était énervé, en colère contre tout et tout le monde, insolent et buté. Soit. En quoi ça la concernait au final ? Elle dirait à Roman qu’elle avait fait ce qu’elle avait pu si Mikkel y restait. Point. Elle n’allait sûrement pas risquer sa vie pour lui, ni pour personne d’autre. Quand il refusa le morceau de gilet pour se protéger, elle se contenta d’hausser les épaules et laissa le morceau par terre pour continuer son avancée. Il finit par la dépasser. Elle n’entendait que des ronchonnements venants de sa part et ce n’était vraiment pas agréable à ses oreilles.

Sa sœur. Sa sœur. Sa sœur. Aslinn avait fini par comprendre que pour Mikkel, c’était sa sœur qui comptait. Alors qu’il aille la chercher s’il voulait. Il la dépassa dans l’étroit passage et Aslinn dût se pousser exprès pour le laisser passer. Heureusement qu’elle savait garder son sang-froid sinon elle se serait déjà jetée sur lui toutes griffes dehors pour lui déchiqueter la bouche et l’empêcher de parler à nouveau. L’image mentale la fit sourire seule derrière son mouchoir, et, mine de rien, cela eut un effet cathartique sur elle.

Des sons étouffés parvinrent alors à ses oreilles, elle comprit rapidement que Mikkel les avait également entendus. Il fallait être aveugle pour ne pas sentir la tension qui l’anima soudain, au moment où elle entendait cette personne, prisonnière de sa cage de béton et de plâtre. Et pourtant, si elle l’entendait, elle n’avait pas l’intention de faire quoi que ce soit pour elle. Ce n’était pas le cas de Mikkel qui était persuadé que sa sœur était en danger de mort immédiate. L’instinct d’Aslinn lui disait que sa sœur ne se trouvait pas là et qu’elle devait probablement siroter une grenadine avec son petit-ami (pour l’éventualité la plus sage). Aslinn connaissait trop bien l’odeur de Roman et des Ievsei de manière générale pour savoir que le seul présent ici était Mikkel. Mais elle n’avait pas vraiment envie de lui donner cette information, pas pour le moment. Elle prit les conseils que le jeune homme avait daigné lui offrir. Oui, elle en ferait qu’à sa tête. Gouvernement ou résistants, elle était une innocente. Et ils ne tuaient pas les innocents. Enfin…. Ses yeux s’attardèrent une dernière fois sur le chaos et les morts tandis que Mikkel s’élançait vers les sons étouffés. Un enfoiré son père ? Petit merdeux va. Mais elle retint de le lui dire.

Son bout de gilet sur son visage, elle se releva pour chercher une porte. Qu’elle trouva. La porte donnait sur la cuisine, petite, normal pour un bar-café, mais c’était encourageant. Des néons s’étaient effondrés dans la pièce et la plupart des casseroles, cafetières, tasses, sous-tasses et boîtes à gâteaux étaient par terre mais dans l’ensemble, il y avait moins de poussière dans l’air et Aslinn s’autorisa une bouffée d’air un peu plus frais. Sa main libre devant elle, elle repoussait des objets et devait en escalader certains autres pour parvenir au fond de la salle où elle avait vu une autre porte. Elle actionna la poignée mais la porte ne bougea pas. Et merde. Comment allaient-ils pouvoir sortir ? Merde. Merde. Merde.

Elle fit chemin inverse. « La porte est coincée. Il n’y a pas d’issue. » Mikkel avait-il trouvé d’autres survivants ? Dans tous les cas, ils semblaient condamnés ici jusqu’à l’arrivée des secours. « Merde ! » lâcha-t-elle, exaspérée à l’idée de se retrouver coincée ici avec lui.



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MessageSujet: Re: Somewhere I Belong {Aslinn & Mikkel}   Lun 22 Fév - 19:43


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Des odeurs de douleur et de mort flottaient tout autour de moi et je les inspirais avec frénésie, au risque de m'en brûler les muqueuses. Mes derniers mots m'avaient laissé un goût amer en bouche et une vague nausée me soulevait le cœur mais je ne me retournai pas une seule fois. Il était génial ce dernier message que j'avais craché, non ? J'imaginais déjà la libraire rapporter ça à Roman, avec une expression désolée sur le visage, les derniers mots d'un connard de fils qui ne serait sûrement pas regretté. J'aurais soigné ma réputation de salaud jusqu'au bout, celle d'un mec pourri jusqu'à la moelle. Merde. J'avançais péniblement parmi les décombres jusqu'à être obligé de m'agenouiller pour continuer à avancer et m'aider de mes mains pour me frayer un passage. Je ne ressortirais pas de ce trou vivant. Cette idée devenait de plus en plus évidente dans mon esprit et je me surprenais à la considérer avec une froide résignation. Est ce que ma mort ne serait pas la meilleure des choses ? Un soulagement pour mon père que de voir s'éteindre enfin cette source de déception perpétuelle et de colère.  Car c'était tout ce que je lui avais jamais inspiré. J'éternuai subitement, me raclant la gorge. La poussière retombait doucement, me piquant les yeux et la gorge mais je n'arrêtais pas pour autant de humer l'air comme un désespéré, tournant mon visage de tous les cotés, à l’affût du moindre signe de vie. Je ne sortirais pas d'ici sans ma sœur ou sans être sûr et certain qu'elle ne soit pas ici quelque part parmi ces victimes. Autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Je laissai échapper une nouvelle toux, jurant entre mes dents. Mes pensées dérivaient vers Aslinn et je me demandai si elle avait réussi à trouver une sortie et à s'échapper de ce tombeau. C'était à espérer pour elle parce que les craquements qui se faisaient entendre au dessus de ma tête me laissaient croire que la bâtisse allaient s'effondrer complètement d'un moment à l'autre.

L'odeur du sang m'attirait parfois vers des corps inertes, à peine visibles sous les gravats, et je commençais alors à les dégager, palpant les masses sanguinolentes de ces cadavres. Certains étaient si écrasés qu'ils apparaissaient sous la forme de bouillie et je détournais les yeux de ces visions d'horreur avant de continuer à dégager les décombres, inlassablement. Les gémissements s'étaient tus, je n'entendais plus rien en dehors des grincements des poutres au dessus de moi. Alors j'essayais juste de me fier à mon odorat, inspirant l'air chargé de poussière tout en continuant mon labeur de déblayage, mes mains étaient recouvertes de sang, celui des victimes et le mien.

Je me figeai tout à coup en entendant du bruit derrière moi. Quand je me retournai brusquement, ce fut pour apercevoir la silhouette d'Aslinn qui revenait dans ma direction, le visage toujours à moitié dissimulé sous son bout d’étoffe. Alors elle ne s'était pas sauvée, elle aussi était bloquée ici avec moi. Je marquai un moment de silence, en la dévisageant deux bonnes minutes, presque prostré, avant d'entendre enfin ce qu'elle venait de me dire. Porte coincée, pas d'issue. Je hochai vaguement la tête avant de me retourner, inspirant à nouveau à plein poumons une bonne bouffée de cet air vicié. L'odeur de mort était si puissante, jamais de toute ma vie je n'avais ressenti ce genre de chose avec autant d'intensité, je savais à peine ce qui m'arrivait. Et les sons, ces nuances que je percevais sans même avoir à me forcer, ces bruits infimes me faisaient frissonner. Des gémissements encore. « Écoute… quelqu'un respire ici... »

Était-ce à Aslinn ou à moi-même que je m'adressais ? Je n'étais même pas sûr de le savoir. Je commençai alors à dégager cette inconnue dont j'apercevais déjà les jambes sous cet amoncellement de débris et je me dépêchai encore plus en me rendant compte qu'il s'agissait d'une gamine aux longs cheveux. Lizzie ? J'eus à peine soulevé le morceau de plafond qui la recouvrait encore que l'horreur me glaça. Son visage était boursouflé, totalement défiguré et méconnaissable, au point qu'il n'avait plus rien d'humain. J'étais même pas foutu de reconnaître si cette fille était ma sœur ou non, mes yeux me brûlaient atrocement, tout autant que ma gorge et je n'étais plus qu'une boule de stress, agenouillé devant la mourante, la dégageant du mieux que je pouvais. « Non… merde, non… pas ça... » Ce t-shirt qu'elle portait, est ce que c'était pas le sien ? Et cette odeur, ce parfum… j'en savais foutre rien putain, rien du tout. Je ne pouvais rien articuler d'autre que des supplications à moitié inintelligibles pendant que le corps de la gosse tremblait sous de violentes convulsions. Elle cracha un dernier flot de sang avant de s'immobiliser sous un cri horrifié de ma part. Est ce que ma sœur était morte ? Est ce que ce qu'elle était morte… ? «Non… tu peux pas me faire ce coup là... Lizzie ! » Sans réfléchir, je commençai à lui faire un massage cardiaque, même s'il n'était que trop évident qu'il était trop tard. Le sang s'écoulait de l'abîme qui lui serait désormais de bouche à mesure des secousses que lui infligeaient mes paumes, le sang pulsé hors de son cadavre. « Je ne voulais pas que ça se passe comme ça, putain ! Ne meurs pas, ne meurs pas... »




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MessageSujet: Re: Somewhere I Belong {Aslinn & Mikkel}   Sam 27 Fév - 15:12


“Je sais maintenant qu'à l'origine, le chaos fut illuminé d'un immense éclat de rire.”



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Le temps de signaler à Mikkel que l’issue de la cuisine était bloquée, elle avala un peu de poussière et elle ne put réprimer une quinte de toux. Elle replaça rapidement le tissu devant son nez et sa bouche et se demanda comment le jeune Ievseï pouvait respirer dans cet air pollué. Mais il ne fallait pas beaucoup de neurones en marche pour comprendre que c’était l’inquiétude qui le maintenait dans cet état fébrile. Il cherchait frénétiquement et finit par trouver le corps agonisant d’une jeune femme. Elle puait déjà la mort, Aslinn pouvait le sentir. Elle observait le gamin, qui physiquement devait avoir le même âge qu’elle, il semblait perturbé à un point qu’elle n’aurait jamais cru quelques minutes plus tôt. S’il vouait une colère sourde et infinie à son père, sa sœur comptait plus que tout dans son cœur et la peur de sa perte le mettait dans un état de transe.

Aslinn leva les yeux lorsqu’elle entendit le plafond craquer une nouvelle fois. Il fallait qu’elle bouge de là au plus vite mais quelque chose la retenait près de Mikkel alors que le danger s’intensifier et qu’il semblait incapable de se défendre lui-même face au corps inerte de sa supposée sœur. Aslinn ne pouvait s’empêcher de penser à la tristesse de Roman si son fils venait à décéder alors qu’elle aurait pu y changer quelque chose. Quand la gamine lâcha son dernier souffle en rendant le sang accumulé dans son estomac. Elle se rapprocha de Mikkel et attrapa son bras pour l’inciter à bouger. « Il faut trouver un abri. Vite. » laissa-t-elle tomber.

Mais il ne parut même pas l’entendre. Il tripotait le t-shirt de la jeune femme, ses cheveux, il semblait être vraiment persuadé qu’il s’agissait de sa sœur et Aslinn grimaça. Non, elle n’était pas insensible à ce point-là et elle retira un peu le morceau de tissu de sa bouche pour le prévenir.

A peine eut-elle ouvert la bouche qu’un craquement encore plus sinistre et menaçant résonna. Ses sens se mirent en alerte immédiatement et soudain, elle ne pensa a plus rien d’autre que ‘NE PAS RESTER LA’. Son cerveau avait cessé de fonctionner pour tout le reste, un warning venait de s’allumer. Un néon géant dansant devant ses yeux. ‘ALERTE’. Elle ne réfléchit pas beaucoup plus longtemps et elle attrapa Mikkel sous les bras pour le tirer plus loin vers la porte de la cuisine où les murs semblaient plus solides. Ils glissèrent, tombèrent, mais ils étaient vivant au moment où le plafond s’effondrait à l’endroit où ils se trouvaient quelques secondes plus tôt.

Un nuage de poussière noire envahit l’atmosphère rendant Aslinn et le jeune Ievseï aveugles le temps que le nuage se pose au sol. La renarde toussa dans son mouchoir mais finit par réussir à dire : « Dans la cuisine ! » Elle se redressa comme elle put, et, à moitié debout parvint à rejoindre la porte de la cuisine. « L’air est plus sain ici, et les murs plus solides. » Elle toussa encore. La plaie de sa jambe ne s’était pas arrangée, bien au contraire, mais l’adrénaline faisait qu’elle ne sentait rien. Quand elle se retourna vers Mikkel, son regard lui rappela ce qu’elle devait lui dire : « Mikkel, ce n’était pas ta sœur, crois-moi. Elle n’avait pas l’odeur des Ievseï. »

Elle se cala contre un mur pour reprendre un peu son souffle. La situation s’annonçait de plus en plus mal…




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MessageSujet: Re: Somewhere I Belong {Aslinn & Mikkel}   Ven 4 Mar - 15:16


“Je sais maintenant qu'à l'origine, le chaos fut illuminé d'un immense éclat de rire.”



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Je devais protéger ma sœur et j'avais échoué. En cet instant j'étais incapable de penser à autre chose, incapable de percevoir ce qui se passait autour de moi ni à me rendre compte du danger auquel j'étais exposé. Je m'en foutais bien à dire vrai. Les paroles d'Aslinn n'atteignaient pas mon cerveau tellement j'étais bouleversé. Ma sœur était morte et j'avais son sang sur mes mains. Quand celles d'Aslinn m'attrapèrent brusquement, je fus happé en arrière, juste à temps pour éviter le morceau de plafond qui s'écrasa brutalement devant nous. Tout était noir, l'air était irrespirable. On glissa dans cette ambiance chaotique où je me laissais aller, me fiant aux mouvements d'Aslinn pour la suivre, sans réfléchir. J'étais écrasé par mes émotions bien plus que par la peur de mourir et j'avançais avec des larmes dans les yeux, rampant en toussant et crachant, les poumons douloureux. Me redressant à la suite de la fille en trébuchant, je me faufilai entre les débris pour rejoindre cette alcôve où les murs tenaient encore. Mes jambes tremblaient malgré moi. Elle me parlait et je redressai le regard vers elle sans répondre de suite, les yeux chargés d'angoisse et de peine.

Mon regard se troubla à ses paroles. « Pas l'odeur des Ievseï ? » Ma voix était rauque. Je la regardai un moment sans comprendre, la suivant des yeux pendant qu'elle allait se caler contre un mur. Essuyant mon visage contre ma manche, je me rapprochai d'elle pour venir m'accroupir contre le même mur. Plus près du sol, l'air était un peu plus respirable. J'attrapai sa main pour l'encourager à se baisser un peu, la tirant doucement vers moi. « Viens… on risque de s'asphyxier avec toute cette poussière. Ce serait quand même con de mourir comme ça après avoir échappé au reste... » Ma colère avait disparu, ne restait qu'une douleur cuisante, celle de la culpabilité. Et l'angoisse atroce de voir cet infime espoir s'envoler. Je m'y accrochais pourtant, elle avait dit que ce n'était pas son odeur et elle semblait si sûre d'elle. Le ton de sa voix m'avait déjà convaincu malgré moi. Je la regardais dans un mélange de curiosité et d'incertitude. « Comment tu peux être sûre de ça… Je veux dire, tu reconnais l'odeur des gens ? Ça veut dire que  t'es un genre de… femme-animal ? » Je ne parvenais même pas à me souvenir du nom exact de ces créatures dont je faisais moi-même partie. Seul Andreï connaissait mon secret, celui de cette honte atroce qui me collait à la peau depuis cet horrible soir. Je lâchai un soupir, sans relâcher sa main, respirant doucement et avec précaution. « Si tu dis la vérité, je te jure que je ferai tout pour te sortir de là. Et j'y réussirai. » Si quelques instants plus tôt je me sentais prêt à mourir sur la tombe de ma sœur, je sentais renaître une pulsion de vie. Je sortirai de ce trou pour revoir ma sœur et mon frère et m'assurer qu'ils allaient bien.

Je relâchai sa main pour me frotter énergiquement le visage. Ce n'était pas le genre des Ievseï de baisser les bras ni de s'abandonner au désespoir. Je ne soufrai d'aucune blessure en dehors de coupures superficielles, je disposais donc de toutes mes capacités physiques pour dégager une entrée et réussir à nous frayer un passage vers la sortie. Jetant un regard vers la libraire, je l'auscultai un moment des yeux pour juger de son état. Elle n'avait pas l'air blessée mais je préférais m'en assurer. « Comment tu te sens ? Écoute… j'suis désolé de t'avoir gueulé dessus tout à l'heure. » J'inclinai la tête vers elle sans cesser de la dévisager. J'ignorais ce qu'elle était au juste ni de quels pouvoirs elle profitait. Pour ma part, je n'avais pas eu l'occasion d'explorer les miens ni de comprendre ce que mon nouveau statut avait à m'offrir. Je ne voyais dans cette malédiction qu'une douloureuse sensation d'avoir été humilié et privé à vie de mes droits d'être humain. Est ce qu'Aslinn était comme moi ? En tous les cas, elle m'avait sauvé et en pensant un ça, un léger sourire étira le coin de mes lèvres. « Et merci. »




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MessageSujet: Re: Somewhere I Belong {Aslinn & Mikkel}   Dim 6 Mar - 17:27


“Je sais maintenant qu'à l'origine, le chaos fut illuminé d'un immense éclat de rire.”



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Pas l’odeur des Ievseï. Mais quelle gourde. Pourquoi avait-il fallu qu’elle dise ça ? Elle n’aurait pas pu dire que ce t-shirt n’était pas celui de sa sœur ? Qu’elle avait vu cette fille avec ce t-shirt plus tôt et que ce n’était pas elle ? Non. Les mots lui avaient échappés, aussi maladroitement qu’il était possible de le faire. Roman l’avait pourtant avertie de faire attention. Que tout le monde n’était pas forcément bien intentionné envers ceux qui lui ressemblaient. Qu’elle risquait gros à dévoiler sa vraie nature de la sorte. Mais non. La situation peut-être. Le danger qu’ils venaient d’éviter. Le comportement désespéré de Mikkel face à la croyance de sa sœur morte. Tout ça mélangé, elle n’avait pas réfléchi. Non, cette fille n’avait pas l’odeur des Ievseï, elle sentait ces choses-là. C’était peut-être même le seul avantage qu’elle avait en étant ce qu’elle était désormais.

Elle était en pleine réflexion lorsqu’elle sentit la main de Mikkel sur la sienne. Il la tira vers le sol. Il avait raison, la poussière était moins compacte et elle trouva sa réaction complètement à l’opposé de tout à l’heure. Il semblait presque attachant à présent. Mais les lunatiques, elle s’en méfiait encore plus. Ievseï ou pas. Le fait qu’il allait peut-être oublier les paroles malheureuses d’Aslinn, ce qui arrangerait bien la demoiselle. Si Roman savait, elle n’avait pas forcément l’intention de révéler son secret à n’importe qui. Pourtant, malgré l’antipathie que ce gosse éprouvait pour son père, Aslinn sentait qu’il n’était pas bien dans sa peau. Quelque chose le taraudait. Mais ça ne la regardait pas. Avec les années, et l’aide de Roman, elle avait appris à laisser de côté certaines choses que ses sens lui disaient. Au début, elle avait eu bien du mal à contrôler cet afflux de « sens », des odeurs, des sons, des gestes passant inaperçus pour la plupart des gens et surtout, cet instinct qui la prévenait de dangers imminents, une perturbation infime dans l’atmosphère pouvait le déclencher, et cela c’était produit de cette façon pour le plafond qui venait de s’effondrer. Elle avait dû apprendre à n’écouter que ce qui était vraiment important. Elle y arrivait plutôt bien même si elle passait parfois à côté de certaines choses utiles pour s’intégrer à ce nouveau monde dans lequel elle évoluait désormais.

Leurs visages étaient proches lorsqu’il lui posa la question redoutée. Etait-elle une femme-animal ? Elle tressaillit alors que son regard croisait le sien. L’admettre devant lui, est-ce que cela ne signifiait pas la mort ? Tôt ou tard ? Mais pouvait-elle seulement faire marche arrière après la bourde qu’elle venait de faire ? Mikkel ne semblait pas près de l’oublier, au contraire. Mais la méfiance était trop ancrée en elle et depuis trop longtemps. Elle détourna les yeux. Elle n’était pas la meilleure des comédiennes par contre.

« Une femme-animal ? Tu deviens fous Mikkel Ievseï. Mes sens sont justes plus développés que ceux des autres…. Ça arrive parfois. »

Un soupir. Et la pression de sa main sur la sienne ramena Aslinn vers lui. Encore des paroles désespérées. Ce gosse cherchait confirmation de ce que la libraire venait de lui dire et ce n’était pas avec un mensonge qu’elle pourrait le rassurer. La perte d’un être cher était quelque chose de bien trop sérieux pour jouer avec les sentiments.

« Je te promets que ce n’était pas elle. » Elle avait plongé son regard dans le sien pour lui répondre. « Ce sont des choses que je sais. Chaque être vivant à une odeur différente, mais dans la même famille, la base de l’odeur est la même. Voilà pourquoi je le sais. Cette fille morte n’est pas ta sœur, crois-moi. »

Elle enleva sa main de la sienne et se redressa un peu pour s’éloigner. Elle passa sa main libre sur son visage pour nettoyer la poussière, le résultat fut sans doute pire qu’escompté. « ça va. » répondit-elle en tirant son collant pour cacher la plaie sur sa jambe. Maintenant que le danger ne frappait plus à la porte, son mollet la cuisait. Roman lui avait expliqué que les skinchanger pouvaient guérir plus vite mais c’était une faculté qu’elle n’avait pas encore. Certes, la plaie ne s’était pas infectée comme elle aurait pu le faire sur un humain, mais pour autant, elle ne s’était pas refermée.

« Je me sens comme quelqu’un qui a failli se prendre un plafond sur la tête, Mikkel… et c’est oublié. Tu n’as pas à t’excuser d’être toi-même, même dans une situation comme celle-là. » Elle soupira en levant les yeux au ciel. Elle n’avait pas envie d’être désagréable non plus. « Excuse-moi. C’est que je ne te connais pas vraiment… Tu ne m’as montré que tes mauvais côté pour le moment je parie. » Elle lui sourit. « Mais apparemment, tu n’as pas tant mauvais caractère, je me suis trompée. » Elle se redressa. « Sortons de là maintenant, d’accord ? » Elle posa une main amicale sur son épaule et commença à regarder autour d’elle ne voyant que les bouches d’aération susceptibles d’être utiles.




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MessageSujet: Re: Somewhere I Belong {Aslinn & Mikkel}   Jeu 10 Mar - 12:18


“Je sais maintenant qu'à l'origine, le chaos fut illuminé d'un immense éclat de rire.”



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La réaction d'Aslinn me fit plisser les yeux, j'étais très sceptique et même si je n’insistai pas immédiatement, mon expression le lui montrait bien. Tout en elle criait au mensonge, dans sa façon de se raidir et de détourner le regard, dans sa manière de s'offusquer en me traitant de fou. L'habitude de jouer au poker me rendait attentif aux signes non-verbaux, j'étais devenu spécialiste pour repérer les bluffeurs. Et Aslinn mentait très mal. Pourtant, je n'avais pas envie d'amplifier son malaise ni de la forcer à me cracher la vérité, je n'y aurais rien gagné. Notre sort était déjà assez terrible sans en rajouter une couche en grattant des blessures secrètes. Je ne pouvais que comprendre son besoin de discrétion, en plus de la difficulté à évoquer un statut aussi misérable et porteur de souffrance, elle devait faire gaffe à dissimuler ses points faibles. Je me demandai soudain si mon père était au courant de la nature d'Aslinn. Probable que oui. Dire qu'il ignorait tout de ma propre situation… Mais Roman ignorait énormément de chose sur son fils aîné. Et ce n'était pas prêt de changer. Je me pinçai les lèvres en l'écoutant m'assurer que ma sœur n'était pas cette fille sans visage qui gisait dans son sang. Je hochai doucement la tête dans un murmure. « D'accord... » Je la croyais. Peut-être parce que j'en avais terriblement besoin. Mais aussi parce que je savais qu'elle n'avais aucune raison de me mentir. J'aurais aimé réussir à tirer parti de mes sens aussi bien qu'elle le faisait mais pour moi, tout était chaotique. Je libérai sa main, la regardant se redresser et la suivant un moment du regard. Elle avait l'air de marcher droit… En tous cas, si elle était blessée, elle le cachait bien.

A sa répartie suivante, un sourire déphasé s'égara sur mes lèvres. Ne t'excuse pas d'être toi-même. Le pire c'est qu'elle ne cherchait manifestement pas à m'insulter par cette froide considération. J'imaginais que mon père avait fameusement dû lui noircir mon portrait et je n'avais fait que lui donner raison, comme toujours. Et sans même savoir pourquoi, je faisais tout pour mériter cette réputation de pourri, pour l'amplifier exagérément jusqu'à l'apothéose de la saloperie. C'est à peine si mon regard se voila. « Pas grave, j'ai que ce que je mérite. J'suis un vrai connard, j'assume. Mais t'inquiète, on va dire que j'suis un gentil connard. » En d'autres circonstances, j'aurais peut-être conservé mon masque de cynisme et de condescendance mais là, j'en avais même pas envie. Je répondis à son sourire avec sincérité avant de me redresser à mon tour. L'angoisse et la douleur infinie d'avoir cru perdre ma sœur m'avaient écrabouillé et mon âme fatiguée se voulait plus vulnérable. Il fallait que je me reprenne. « Okay, on va trouver un plan... »

Mais lequel ? Je suivis son regard et m'avança un peu pour observer cette bouche d'aération placée contre un mur au niveau du plafond de la cuisine. Elle était étroite, bien trop pour qu'un corps humain puisse s'y faufiler. A la rigueur, un enfant aurait pu s'y glisser mais pas un adulte. Cependant, il fallait tout essayer. Sans attendre, je grimpai souplement sur le plan de travail, me hissant ensuite sur une armoire pour atteindre la grille qui obturait le passage. Je l'empoignai avant de chercher à l'enlever, ce que je parvins à faire, au prix d'un léger effort. Lançant un regard vers Aslinn je me débarrassai de la grille en la lançant plus loin, vers un tas de décombres. « C'est très étroit… Tu crois que tu pourrais te faufiler la dedans et aller chercher du secours ? » Je regardai à nouveau dans le conduit. La largeur de l'entrée était trop petite par rapport à ma carrure, ça c'était net. Me retournant, je redescendis lestement à ses cotés pour l'observer. Aslinn était plus petite que moi mais tout de même, elle me paraissait trop grande pour risquer un tel exploit. Si elle restait coincée dans ce conduit, je ne pourrais pas la dégager et il était possible qu'elle étouffe. Sauf si…

« Si tu avais la taille d'un chat ou… de ce genre de bestiole, tu pourrais passer par là sans soucis. » Mon regard était sérieux pendant que je marquai un moment de silence. Si elle possédait réellement ces talents de métamorphe, elle pourrait réussir à se transformer et à emprunter ce couloir pour regagner enfin l'air libre et la sécurité. Mais est-ce qu'elle accepterait de réaliser ce prodige devant un témoin ? Rien n'était moins sûr. Je passai ma main contre mes lèvres, elles avaient un goût affreux de poussière et j'avais si soif. Ma gorge était sèche et douloureuse. Je m'éclaircis la voix avant de poursuivre, sans la relâcher du regard. « Peut-être que t'as raison et que c'est moi qui suis dingue. Mais j'ai jamais rencontré aucun humain qui soit capable de repérer les odeurs familiales et de les analyser comme tu le fais. Alors, soit t'es un vrai prodige et tu devrais t'inscrire au livre des records, soit… tu acceptes de me faire confiance. Je sais tenir un secret, Aslinn. Tu ne me connais pas, c'est vrai. Mais parfois il faut prendre des risques, surtout quand la situation est désespérée et là… j'crois qu'on y est. » J'haussai les sourcils avant d'incliner la tête de coté. Si elle soufrait de la même malédiction que la mienne, est ce qu'elle pourrait me repérer ? Dans ce cas là, elle aurait peut-être davantage confiance. Moi-même, j'étais pas du genre à me raconter aux autres alors… je poursuivis d'un ton précautionneux, du bout des lèvres, le regard attentif. « Tu peux me dire à quoi elle ressemble, mon odeur à moi ? »




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MessageSujet: Re: Somewhere I Belong {Aslinn & Mikkel}   Ven 11 Mar - 21:33


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Plus les minutes dans cette cuisine, du moins ancienne cuisine, s’égrainaient, plus elle découvrait une facette de Mikkel qu’elle ne connaissait pas. Ce qu’elle savait de lui se résumait aux propos de son père, et à ses passages rapides et bougons à la librairie. En fait, elle ne le connaissait pas du tout. Et elle se rendait compte qu’il n’était pas juste cet adolescent en crise tardive qu’elle avait cru. Il pensait clairement à d’autres que lui-même, même s’il était en conflit avec son père. Sa sœur déjà. Elle avait pu avoir un aperçu de l’amour et de l’attention qu’il pouvait lui porter et, quelque part au fond de sa carapace, ça la touchait. Elle aurait aimé avoir un grand-frère comme lui, c’est un fait. Elle avait hoché la tête, imperceptiblement, lorsqu’il avait accusé réception de sa remarque un peu trop directe sur son attitude. Il assumait, c’était déjà bien. Mais la personne qu’elle entrevoyait derrière sa carapace de connard, comme il disait,  était également intéressante. Peut-être bien qu’un jour, elle le lui dirait. S’ils sortaient d’ici vivants.

A peine eut-elle posé les yeux sur une des bouches d’aération que Mikkel était déjà dessus à tenter d’enlever la grille. Il ne mit pas beaucoup de temps à réussir son entreprise et il laissa tomber la grille un peu plus loin. Malheureusement, celle-ci semblait bien étroite, en tout cas pour un être humain. Si seulement la pleine lune avait été ce soir-là, cela aurait arrangé les choses. Elle serait, elle, beaucoup trop grande pour passer là-dedans.  « Je n’ai pas le gabarit… » Mais il semblait déjà penser à autre chose. Son détournement-mensonge un peu plus tôt à propos de ce qu’elle était n’avait trompé personne et Mikkel semblait toujours persuadé qu’elle était une femme-animal comme il avait dit. Son sous-entendu évident la rendit méfiante. Elle se mit instinctivement sur la défensive et lorsqu’elle leva les yeux vers lui, heureusement qu’elle ne pouvait pas tuer quelqu’un avec le regard sinon le jeune homme aurait eu très mal.

Mais son sous-entendu n’en était pas vraiment un. Il s’agissait plutôt d’une idée qui germait dans sa tête et lorsqu’il posa ses doigts sur ses lèvres en signe d’intense réflexion, Aslinn prit peur et aurait tout donné pour ne pas avoir été là au moment de l’explosion. Elle recula doucement, autant qu’elle le put avant que l’idée n’éclose comme une fleur dans le cerveau du Ievseï. Ces Ievseï étaient trop intelligents. Merde. Il avait levé les yeux vers elle et la regardait avec insistance pour capter son attention. Elle tiqua. Elle savait déjà ce qu’il allait dire. Mais elle ne savait pas sous quelle forme et elle baissa les bras en entendant ses mots. Il avait été très convaincant, effectivement, s’il y avait un jour où elle devait se transformer, c’était bien aujourd’hui. « Mais…. » essaya-t-elle de dire. Mikkel était bien décidé à obtenir la confiance de la libraire. Et ses derniers mots l’intriguèrent… pourquoi son odeur à lui ? Elle ne comprenait pas. « Mikkel…je ne comprends pas, tu as l’odeur des Ievseï et ton odeur personnelle… que… » Elle s’interrompit. En parlant de l’odeur de Mikkel, son odorat s’était tourné exclusivement vers lui et, effectivement, elle perçut, de manière infime, quelque chose de légèrement différent. Quelque chose qui n’était pas complètement humain. Elle écarquilla de plus en plus les yeux et l’observa. « Tu es…. Tu es…. Comme moi ? » finit-elle par dire.

Elle avait encore du mal à repérer un autre métamorphe même si Axl tentait de le lui apprendre. Ce n’était pas chose évidente. Encore moins la transformation en dehors des pleines lunes. Et là résidait le problème principal. « Mikkel….si tu es un métamorphe, tu dois savoir qu’on ne peut pas se transformer à volonté, n’est-ce pas ? Je ne me suis encore jamais transformée en dehors de la pleine lune… je ne sais pas si je peux y arriver. » Elle leva les yeux vers le conduit. Pourtant, c’était leur seul salut pour le moment. « Je vais essayer…  si jamais j’y arrive…. Garde ma robe et mes chaussures avec toi. »

Elle inspira et, avec un minimum de pudeur, elle se plaça derrière un meuble de cuisine. Vidant son esprit, elle inspira profondément pour se concentrer et elle ferma les yeux. Cela prit un temps fou. Mais au moment où elle allait abandonner, une vive douleur déchira son échine et elle s’écroula par terre. Elle fut secouée par de violents spasmes et sa voix se muait d’un cri de douleur à un gémissement animal. Le renard eut du mal à se redresser sur ses pattes mais finalement, il sortit craintivement son museau de derrière le meuble. Il allait avoir besoin de l’aide de Mikkel pour passer dans le conduit.



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MessageSujet: Re: Somewhere I Belong {Aslinn & Mikkel}   Lun 14 Mar - 15:32


“Je sais maintenant qu'à l'origine, le chaos fut illuminé d'un immense éclat de rire.”



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La charge de colère qui armait le regard d'Aslinn était intense, impossible de ne pas le remarquer, elle me fusillait littéralement des yeux. Je me doutais bien que le terrain était miné et que le sujet n'allait pas lui plaire mais je n'avais pas le choix. Quand elle recula, je restai à ma place, sans rompre le contact de nos regards. Est-ce qu'elle allait sentir une différence quelconque dans mon odeur ? Je n'étais pas sûr que ce soit possible, j'y connaissais que dalle aux métamorphes après tout. C'était d'ailleurs un constat un peu inquiétant quand j'y pensais. J'observais donc la libraire dans un mélange de curiosité et d'incertitude, la voyant changer d'expression à mesure qu'elle analysait ce qui se dégageait de moi. J’arquai un sourcil évasif sans répondre immédiatement, me perdant dans quelques secondes de réflexion avant de hocher doucement la tête. Comme toi.

« T'aurais jamais parié là dessus toi non plus hein... » Je grimaçai légèrement dans un rictus cynique, un peu mal à l'aise. Exposer ce genre de honte n'était pas agréable mais je fis un effort pour balayer très vite ma gêne et retrouver mon assurance. On n'était pas là pour se plaindre mutuellement mais pour se tirer de là ! Je l'écoutai avec la même attention et je pestai à mi-voix de déception. Elle était donc une novice, elle aussi ? « Merde, cette putain de lune… si y'a bien un seul truc que je sais, c'est bien ça. » Je soupirai avant de lui renvoyer un regard aussi encourageant que possible. « Ok c'est pas grave, j'suis sûr que t'es capable d'y arriver si tu te concentres bien ! »

Est ce que c'était le cas, juste une question de concentration ? J'en savais fichtre rien. En tous cas, il semblait bien que j'avais réussi à la convaincre et une bouffée d'optimisme m'allégea soudain quand elle se décida à tenter le coup. Visiblement, Aslinn n'était pas du genre à craindre l'échec ni même la souffrance, elle n'avait pas hésité longtemps et j'appréciai cet état d'esprit très sincèrement, ça faisait du bien à voir. Je retrouvai un certain enthousiasme, assorti d'un sourire. « Génial ! J'te promet de garder tes fringues au péril de ma vie...» J'en aurais ri nerveusement. Lui souhaiter bon courage aurait été superflu, elle ne semblait clairement pas en manquer. Une fameuse nana cette libraire. Je me retournai pour la laisser faire à son aise, avec pudeur, restant aussi silencieux que possible même si l'envie me démangeait de lui demander comment elle s'en sortait. Les minutes s'écoulaient. Je faisais les cents pas dans la cuisine, n'osant pas me retourner ni même jeter un œil derrière le meuble pour apercevoir ce qui s'y passait. Pourtant, quand son cri déchira le silence, je me raidis, apercevant des ombres étranges se mouvoir contre le mur sale. Des ombres effrayantes et méconnaissables. « Aslinn... Tu vas bien ? » Les bruits que j'entendais ressemblaient à des branches qu'on brise et je frissonnai en songeant que c'était peut-être ses os. J'avançai de deux pas et soudain, un museau émergea de sa cachette. Un fin museau, se terminant par une truffe noire. Un sourire se dessina spontanément sur mes lèvres. J'en croyais à peine mes yeux. « T'as réussi... »

Je m'approchai doucement avant de m'agenouiller à son niveau pour observer ce prodige avec une certaine fascination. C'était quand même dingue à quel point elle ressemblait à une véritable renarde, avec un poil roux et épais et une longue queue touffue. Je tendis les bras vers l'animal, lui faisant signe d'approcher. « Tu me mordras pas si j'te caresse ? T'es le plus beau renard que j'ai jamais vu de ma vie, tu sais. » En l'observant, je pouvais le mesurer à l’œil : il avait la taille parfaite pour emprunter le conduit, c'était presque comme si on était déjà sorti d'affaire ! A deux trois détails près... Avec précaution, je posai ma main contre le pelage soyeux, il était chaud et doux. « La vache, t'as dû morfler… j't'ai entendu crier, c'était pas la joie hein... J'suis désolé pour ça.» J'imaginais que ça ne devait pas être agréable pour elle de s'exposer à la vue de quelqu'un sous cette forme. J'avais pas envie de la regarder avec pitié mais aucun regard ne serait le bon, de toute manière. Dans mon cas, ça n'était encore jamais arrivé et je ne pouvais qu'appréhender ce moment. Mieux valait ne pas y penser. « Je pourrais pas faire pareil, j'y connais rien parce que j'ai reçu cette malédiction depuis à peine une semaine et en fait… t'es quasi la seule à être au courant. On est à égalité comme ça, chacun garde le secret de l'autre. » Je lui souris légèrement avant de passer mes mains sous les pattes antérieure du renard dans le but de le soulever. « Va falloir sur tu te poses sur mes épaules pendant que je grimpe sur l'armoire, d'accord ? Hum... Essaie de pas trop enfoncer tes griffes, j'ai la peau dure mais quand même... »

Ainsi, je le soulevai avec délicatesse pour le poser sur mon dos en espérant que ce soit une bonne idée. Je n'avais encore jamais apprivoisé de renard moi et à dire vrai, je n'avais même jamais eu l'occasion d'en voir un vrai de si près. L'histoire d'un mec qui a vécu toute sa vie en ville. Ses vibrisses me chatouillaient le cou pendant que je grimpais à nouveau sur l'armoire, pour réussir à atteindre ce fameux conduit. Si Aslinn pouvait s'y glisser sous sa forme de renard et réussir à se faufiler à l'intérieur, elle pourrait peut-être atteindre la sortie. Je ne pouvais pas faire autrement que de ressentir un certain stress, celui du type qui ne sert à rien et qui est obligé de compter sur le courage d'une tierce personne, sans pouvoir rien faire d'autre que se ronger les sangs en l'attendant. Alors comme je ne pouvais rien faire d'autre, je parlais, tout en me hissant sur l'armoire du dessus, ma charge sur mon épaule. « Je suppose que t'es pas capable de me répondre sous cette forme ? Préviens moi hein, parce que j'sais pas comment je réagirai si j'entendais un renard me causer tout à coup. Alors... Si jamais t'as un problème, que tu es coincée ou que quoique ce soit te tombe sur le crâne, t'auras qu'à… glapir un coup ? Genre… un coup pour non et deux pour oui. Okay ? Hum. » assis sur le rebord de l'armoire murale fixée au mur, mes jambes pendant dans le vide, je laissai le renard descendre de mes épaules. La bouche d'aération se trouvait juste au dessus de nous, à son niveau... «Bonne chance...»





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MessageSujet: Re: Somewhere I Belong {Aslinn & Mikkel}   Mar 29 Mar - 17:54


“Je sais maintenant qu'à l'origine, le chaos fut illuminé d'un immense éclat de rire.”



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Il lui fallut un temps considérable mais elle y parvint. Et à quel prix. Engoncée dans le corps en fourrure du renard, elle se souvenait encore de la douleur qui avait vrillé le moindre de ses os dans son corps d’humain. Comme si chacun d’entre eux avait été brisé en une multitude de débris, morceaux par morceaux. Elle en ressentait encore les secousses dans la fourrure qu’elle revêtait à présent. Même si la transformation était toujours douloureuse, elle semblait se faire de manière beaucoup plus naturelle à la pleine lune. A vrai dire, c’était bien la première fois que ça lui arrivait de se transformer durant la lune descendante (ou montante). Roman lui avait dit que c’était possible mais elle voyait ça un peu comme un mythe, une légende qui ne deviendrait certainement pas réelle un jour pour elle. Au final, elle n’en avait simplement jamais eu besoin. Aujourd’hui que c’était vital, elle se trouvait les capacités nécessaires pour agir.

Mais son esprit humain divaguait déjà légèrement pour ne devenir que sens, ou presque. La poussière lui agressait le museau et le renard éternua en rejoignant le jeune homme qui le regardait avec des yeux étonné. Il souriait mais le renard restait méfiant. Il avait souvent croisé des hommes qui souriaient seulement pour l’attraper et l’enfermer dans une cage.

Prudemment, il mit une patte devant l’autre avant de se souvenir de quelque chose. Danger. L’homme et lui. Ils étaient dans le même bateau. Et c’était lui qui devait agir. L’homme s’agenouilla devant la renarde et écarta les bras pour qu’il s’approche. Mais qu’est-ce qu’il voulait à lui parler comme à un chien de compagnie. Ça ne lui plaisait pas et elle grogna légèrement. Pourtant, elle avança quand même. Elle ne pourrait pas sauter jusqu’à l’aération toute seule.

Etrange la sensation de la main de cet homme dans son pelage. Elle n’avait encore jamais laissé quelqu’un la toucher sous sa forme animale. Elle aimait et détestait ça en même temps. Elle craignait qu’il ne l’attrape pour l’enfermer dans un meuble de la cuisine et qu’il s’échappe seul. Mais d’un autre côté, elle avait une certaine confiance en ce jeune homme dont l’odeur lui était familière. Celle de Roman. Le jeune homme continuait de parler mais les mots avaient du mal à atteindre son cerveau animal. Heureusement pour la suite des opérations, il lui parla tellement qu’elle finit par s’habituer et saisir le sens de ce qu’il essayait de lui dire. C’était si difficile de connecter son être animal et son être humain, elle n’arrivait pas toujours à se sentir un seul et même être en passant de l’un à l’autre mais avec du temps elle finissait par y arriver. Le problème étant qu’elle ne s’entraînait pas suffisamment. Elle restait toujours seule à la pleine lune et ce n’était pas le meilleur moyen pour parvenir à maîtriser le langage humain via des oreilles d’animal.

La seule à être au courant de son état ? Elle espérait se souvenir de ça lorsqu’ils se retrouveraient. Elle se souvenait combien elle avait été traumatisée la première fois qu’elle s’était transformé dans le bureau de Melvyn… rien n’avait été agréable, tout avait été inquiétant, effrayant et douloureux. Pourtant, elle avait pu apprendre à vivre avec ça depuis qu’elle était à la Nouvelle Orléans et elle savait que d’autres également s’en sortaient très bien. Ce n’était pas une malédiction comme elle avait pu le croire. La preuve, elle pourrait les sortir de là.

Un glapissement passa sa gueule lorsque le jeune homme le posa sur ses épaules. La situation ne lui valait rien qui vaille à la renarde mais elle fit attention à ne pas trop sortir ses griffes même si, étant un prédateur, elles étaient d’un naturel long et aiguisé. Finalement, il parvint à se hisser jusqu’à la bouche d’aération, la renarde sur le dos. D’un bond léger et grâcieux, elle sauta à l’entrée de celle-ci et s’engagea dans le tunnel avant de glapir deux fois pour signaler au jeune homme que la renarde avait compris le message.

Maintenant, c’était l’inconnu. Elle se sentait plus en sécurité dans la peau de la renarde, elle savait qu’elle avait les moyens de se défendre en cas de problème. Alors malgré sa méfiance, c’était la volonté de trouver une sortie pour rejoindre la porte de la cuisine qui avait sa priorité. Elle avançait en trottinant, éternuant de temps à autre à cause de la poussière qui encrassait son museau.
Encore une fois, il lui fallut un moment pour se repérer dans le labyrinthe des conduites d’aération, notamment à cause de la poussière et de l’odeur de brûlé qui s’en dégageait et qui anesthésiaient son odorat. Mais elle finit par s’habituer et finit par trouver un courant d’air plus frais que les autres, elle le suivit un moment avant de déboucher…. Sur une grille. Elle grogna contre la grille et griffa la plaque de toutes ses forces jusqu’en se les faire saigner. De l’autre côté de la grille, il y avait une cours. Dévastée mais une cours. L’extérieur donc !

Elle glapit contre la grille, peut-être y avait-il des secours ? Mais personne ne vint. Elle devait être du côté de la cuisine comme elle avait essayé de trouver. Un coup d’œil plus précis et elle s’aperçut que les vis étaient mal vissées aux quatre coins de la plaque. Avec douceur, elle vint en attraper un entre ses dents et tenta de l’enlever. Cela prit un temps fou, mais elle y parvint et renouvela l’opération pour les trois autres. La plaque finit par tomber en l’assommant et elle grogna de nouveau contre cette fichue plaque.

L’extérieur ! C’était si bon d’inspirer de l’air frais ! Elle fit le tour de la cours en gambadant avant de se souvenir du jeune homme. Lorsqu’elle trouva la porte de la cuisine, elle fut stupéfaite de ne voir aucun gravats. Pourquoi était-elle coincée de l’autre côté alors ? Etait-ce la même porte ? Elle sauta dessus pour attirer l’attention du jeune homme et glapit plusieurs fois. Bavard comme il l’était, il allait bien lui répondre si c’était la bonne porte !



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MessageSujet: Re: Somewhere I Belong {Aslinn & Mikkel}   Ven 1 Avr - 13:57


“Je sais maintenant qu'à l'origine, le chaos fut illuminé d'un immense éclat de rire.”



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J'ignorais totalement si les métamorphes comprenaient encore le langage humain sous leur forme animale. Je ne gardais qu'un souvenir très flou du moment de ma malédiction, ainsi, je ne me rappelais absolument pas de ce que j'avais moi-même ressenti. Peut-être bien qu'Aslinn allait réagir comme un renard sauvage et me mordre, après tout qu'est ce que j'en savais ? Pourtant, en dehors d'un léger grognement, elle ne se montra nullement agressive et se laissa emporter sans se débattre jusqu'à la bouche d'aération. Je la regardai sauter souplement de mes épaules pour s'y engager, mon propre visage marqué par l'incertitude. Ce ne fut que lorsque je l'entendis glapir que je souris légèrement, impressionné et soulagé à la fois. La communication fonctionnait donc entre nous. Mais je ne pouvais rien faire de plus, à part me redresser sur mes genoux et fixer le tunnel obscur au cœur duquel le renard disparaissait.

J'entendais encore le cliquetis de ses griffes contre le sol métallique pendant qu'il trottinait et parfois, ses éternuements. Pas de glapissement. J'imaginais donc que c'était plutôt bon signe et qu'Aslinn ne rencontrait pas de danger. Je soupirai profondément, me sentant plus frustré que jamais de mon inutilité. Rester là à ne rien faire me rendait dingue, il fallait bien le dire. Je me décidais alors à redescendre de l'armoire pour farfouiller un peu dans la cuisine, en quête d'une sortie. Je n'apercevais qu'une seule porte qui menait probablement à la ruelle de derrière mais celle-ci était totalement obstruée par une montagne de gravats. Les dégager prendrait des heures mais après tout, j'avais bien le temps et au moins ça m'occuperait ! J'entrepris donc de soulever les éléments qui me bloquaient le passage mais bien vite, j'entendis un grincement sinistre au dessus de ma tête. Je m'interrompis aussitôt, reculant prudemment de deux pas. Impossible de passer par là, si j'osais manipuler ces poutres, je recevrai aussitôt le plafond de la cuisine sur la tête… Que faire alors ?

Ce fut à cet instant précis que j'entendis de nouveaux glapissements qui provenaient du conduit d’aération. Est-ce qu'elle avait trouvé quelque chose ? Le tunnel renvoyait les échos de ses cris ainsi que des bruits qui ressemblait à des chocs contre une structure métallique. Je n'avais aucune idée de ce que le renard fabriquait ni aucun moyen de le savoir. Cependant, au bout d'un moment, les bruits s'interrompirent. Je ne bougeais plus, entièrement concentré sur mon ouïe, à l’affût du moindre signe provenant d'Aslinn. Enfin, je perçu à nouveau des glapissements, plus forts cette fois, qui provenaient de la réserve. Je n'avais pas fait attention à cette petite pièce, totalement encombrée de paquets et de boites diverses qui s'étaient renversées. Les cartons de lait s'étaient éventrés et quand je m'introduisis dans la réserve, je marchai dans une boue composée de nourriture et de boisson éparpillées sur le sol. Quelque chose grattait un peu plus loin et j'entendais toujours les glapissements du renard. Se pourrait-il qu'il y ait une autre porte de sortie à l'intérieur de cette réserve ? «Aslinn ? Hey ! Je t'entend mais je ne vois pas de passage... »

Tout en me guidant au son des cris de l'animal, je commençai à écarter les caisses qui me bouchaient la vue. C'était dans ce genre d'occasion que j'étais satisfait de muscler mes bras en faisant des pompages tous les jours ! Ces caisses étaient sacrément lourdes. Mais je progressais, écartant ensuite les étagères renversées qui créaient un véritable capharnaüm dans ce petit réduit. Enfin, derrière une armoire murale, je parvins à découvrir une porte qui semblait avoir été condamnée. La sueur dégoulinait de mon front, se mélangeant à la poussière blanche qui recouvrait mon visage. J'essayai d'ouvrir la porte mais malheureusement, il semblait bien qu'elle soit fermée à clef. Je repris dune voix forte, espérant que le renard me comprendrait. « Recule ! Va falloir que j'enfonce cette porte ! » Me baissant, je m'emparai d'un morceau d'armoire en guise de bélier. Je reculai ensuite pour prendre un peu d'élan avant de fracasser la planche dans la porte. Le chambranle tenait bon mais la façade, déjà fragilisée par l'explosion, se mit à trembler dangereusement. Pourtant, le choc avait déjà brisé la surface de la porte, je devais recommencer. Dans un nouvel élan, je frappai à nouveau, plusieurs fois, dans des exclamations qui s'alliaient à mes efforts. « Tu vas t'ouvrir ! Saloperie… de porte ! » Enfin elle craqua et vacilla sur ses gonds avant de s'ouvrir. Cependant, d'autres bruits de craquements sinistres se faisaient entendre. J'eus à peine le temps de franchir le seuil et de rouler sur le sol bétonné que le toit de la réserve s'effondra dans un nuage de poussière dense.

Je ne voyais plus rien. Je toussais et crachais en m'avançant à quatre pattes pour m'écarter de la façade. J'étais dehors ! Dans un regard égaré autour de moi, je m’aperçus que je me trouvais dans la cour arrière appartenant à l'établissement et qui était cernée par de hauts murs. Au moins, j'étais sorti de ce piège infernal. Je respirais à grande goulée, le souffle court, les membres endoloris. Quelques échardes m'avaient écorché la peau mais ce n'étaient que des blessures superficielles. Par contre, je ne voyais aucune trace du renard… Je tournais la tête de tous les cotés. Il y avait tellement de débris partout qu'un petit animal pouvait se cacher facilement n'importe où. L'idée qu'elle se soit fait écraser par la chute de la façade en restant trop près de la porte me traversa l'esprit et je me relevais rapidement, fouillant les alentours du regard. « Aslinn ? T'es où petit renard… Hey tu me fais une farce ? Si t'es en vie, glapis deux fois... » J'avais beau dire n'importe quoi, j'en menais pas large. Est ce qu'elle était vraiment là sous les décombres ?« Allez merde… Aslinn... on joue pas à cache-cache... Glapis juste une fois, s'tu veux... »




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