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 Second night

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MessageSujet: Re: Second night   Lun 1 Aoû - 23:49

Timothée a de nouveau les yeux sur l’horizon. Vu sa tête, je ne suis pas très sûre que ce que j’ai fait était une bonne idée. Il semble perdu dans ses pensées, et mes tentatives de le faire sourire marchent à peine. En fait, elles ne marchent pas du tout. Pourtant, je croyais que c’était ce qu’il voulait. Je croyais vraiment que ce serait une bonne idée, que ça pourrait faire redescendre la tension qui régnait et éventuellement lui faire comprendre que j’avais cet étrange sentiment en moi.

« Vas-tu cesser de te dénigrer ? »
Je sursaute malgré moi. Je n’avais jamais vu Timothée aussi dur, aussi froid. Je le fixe du regard, surprise, un peu vexée aussi. Il s’excuse rapidement mais son regard n’est plus le même. J’ai cassé quelque chose. J’ignore quoi, mais j’ai cassé quelque chose. J’ai encore merdé. J’ai l’impression d’être face à Noah, un de ces jours où je ne suis pas assez bien, pas assez élégante, pas assez Aida, et qu’il perd de son affection dans son regard, et qu’il finit par s’en aller en claquant la porte. Je n’aurais jamais cru assimiler Timothée à Noah, pas dans ce sens-là. Et pourtant. Je viens de l’embrasser, de laisser libre cours à mes envies, à cette attraction entre nous, et voilà le résultat. J’aurais dû m’abstenir, je suppose. Trop tard pour ça. Et maintenant cet instant magique qu’on avait s’est envolé. Pour toujours ? Je baisse les yeux et contemple mes pieds. Finalement, peut-être que le problème vient réellement de moi, pas de Noah ou de Timothée mais de moi. Peut-être que je brise tous les instants magiques que je peux vivre. Je sursaute de nouveau, légèrement, alors que la main de Timothée se pose sur mon genou. Je commence réellement à ne plus le suivre. Je ne sais plus ce qu’il veut, ce qu’il attend de moi. Je croyais qu’on avait quelque chose de spécial, il semble me prouver le contraire, et l’instant d’après il me montre de nouveau de l’affection. Bordel, est-ce moi qui suis idiote ou les hommes qui sont trop compliqués pour qu’on les comprenne ?
« S’attacher aux gens n’est pas une faiblesse c’est une force, aimer aussi et avoir des convictions également… »
Je souris amèrement. Je n’en suis pas si sûre. S’attacher aux gens est douloureux quand ils partent, et j’ai toujours connu des gens qui partaient mais aucun qui restait. Mon amour jusqu’ici ne m’a pas vraiment mené à ce que j’appellerais le bonheur, que ce soit avec Nathan ou avec Noah. Pourtant je continue à m’attacher et à aimer. C’est que ça a du sens, je suppose. On n’est pas vivant si on n’aime pas. Mais moi, j’aime trop. Et ça fait mal. Timothée me sourit et je tente de lui renvoyer son sourire. Je ne veux pas avoir brisé ce qu’on avait pour toujours. Je veux revenir en arrière, quand c’était juste nous sur un toit et le monde à part. C’est possible, tu crois ? D’effacer l’erreur que j’ai faite, quelle qu’elle soit, et revenir à avant ?

« Je suis désolé Enya, je n’ai rien trouvé … pas pour elle. »
Il ne devrait pas s’excuser. Je n’ai pas trouvé de réponses non plus quand j’ai cherché. Ellen est une victime du système, une mort injuste et une foule de questions qui seront peut-être irrésolues à jamais. Une parmi d’autres, parmi tellement d’autres, s’il savait. Peut-être qu’il le sait, d’ailleurs. Je vais devoir m’y faire : elle est morte et on ne lui fera jamais justice. J’en attendais sûrement trop de Timothée en voyant cette photo. Mais je comprends maintenant qu’il en est au même point que moi, c’est-à-dire nulle part. Avant que j’aie eu le temps de répondre, il se relève. Quoi, déjà ? Mon cœur se glace et la voix dans mes tripes hurle de frustration, et un peu de douleur aussi. Pitié, encore un peu.
« Allez, tu devrais rentrer … Je te rattrape. »

Je me lève à contrecœur. Je n’ai pas vraiment envie de rentrer chez moi. Je voudrais rester avec lui, qu’on discute encore, et puis on pourrait oublier Ellen et refaire le monde, qu’il me rende les sourires et regards qu’il m’accordait quelques minutes auparavant. Mais je ne vais pas supplier, alors je hausse les épaules et saute du promontoire. J’atterris dans ses bras, près de lui. Beaucoup trop près de lui, je le sais, parce que mon cœur s’emballe de nouveau. Je lève les yeux et son visage est juste là, si je voulais, je n’aurais qu’à m’avancer de quelques centimètres et atteindre ses lèvres. Ma voix est faible, un souffle.
« Tu sais, j’ai du mal à comprendre ce que tu veux. Je croyais que tu....enfin, laisse tomber. Je suis désolée si j’ai fait un truc de travers. Mais je… »
Je baisse les yeux. Je ne devrais pas m’attacher à lui. Je devrais m’en aller. Oublier ce soir. Retourner à ma vie, elle était plus simple avant Timothée Morel.
« Si je rentre chez moi, on se reverra ? Ne me dis pas non, je t’en prie, ne me dis pas non. »
Je préfère ma vie plus compliquée. Ma vie avec Timothée. Il est une bulle hors de mon monde. Une bulle de sourire et d’affection sincère. Je ne veux pas que cette nuit soit la dernière fois que je le vois. Parce que je sais que je ne pourrai pas oublier, ou faire semblant.

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MessageSujet: Re: Second night   Ven 26 Aoû - 20:18

Changer de regard. Parce qu’on finit tous pour en changer, à un moment ou à un autre. Comme on dit « il n’y a que les cons qui changent pas d’avis ». Enya ne l’est certainement pas. Loin de là. Et là, en cet instant, Enya face à moi du haut du promontoire… je n’ai pas envie de constater ce changement. Je veux qu’elle me voit encore longtemps comme le type qui s’est pris un coup de couteau sans vouloir en donner les raisons. Celui qui ne s’est pas soigné, qui a parlé de vaches, de rêves, et qui a fini par l’embrasser. Une fois. Deux fois. Le type qui oublie ce qui l’a, en effet, conduit à se prendre un coup de couteau. Qui oubli ce qui l’a amené à suspecter le gouvernement, le détester. Ce qui lui a fait croire qu’une seconde chance, c’est possible avant de voir que seule la mort l’a salué. Ce qui lui a fait espérer. Ce qu’il a poussé à marcher après être tombé puis à courir après les avoir vu disparaitre. Oublier. Puis se souvenir. Je me souviens parfaitement de ce débat interne. Puis de ce combat avec ce type aux allures de chien violent, bourru, vieux et démoli par sa propre vie. Cabot. Oublier ou souvenir. Effacer ou garder la marque. C’est étrange de me souvenir de ça, encore. A croire que le rapide passage de Maarten dans ma vie a eu plus d’effet que je n’oserai l’avouer –sait-on jamais qu’il se fende la poire d’où qu’il soit, il n’en mérite pas tant-. Ou si. Elle saute, se réceptionne contre moi, mains sur mes épaules, hoché de surpris camoufflé dans sa cascade de cheveux. Son visage, je le vois très bien, si proche. Je sens ses lèvres contre les miennes, la pression de nos mains contre nos corps alors qu’une distance nous sépare. Etroite, mais encore trop grande. J’aimerai soupirer mais je me rends compte que mon souffle s’est perdu au milieu de mon abdomen. Bonjour le pantin que tu es. Bonjour le crétin que tu es. Quel type agirait comme ça ? Je le sens pourtant et elle aussi, non ? Eileen Mes doigts se crispent contre ses flancs, j’égards pour regard sur la droite, pour l’éviter, elle. Elle et ses grands yeux à ma recherche. Comme si elle pouvait y lire ma culpabilité ou mon incompétence. J’aimerai l’aider. Pourquoi c’est tombé sur une femme qu’elle connaissait ? Une amie à elle ? Crétin. Tu sais, j’ai du mal à comprendre ce que tu veux. Je croyais que tu....enfin, laisse tomber. Je suis désolée si j’ai fait un truc de travers. Mais je… Chut. Mais non. Rien de tout ça. Pourquoi bafouille-t-elle ? C’est… je le vois ce plis au dessus ses sourcils, juste à la conjonction. Je souris. Si je rentre chez moi, on se reverra ? Ne me dis pas non, je t’en prie, ne me dis pas non. Mes sourcils se rejoignent à leur tour, mes bras aimerait se redresser pour s’enrouler autour d’elle pendant que mon torse l’accueillerait avec délicatesse. Sa contradiction est aussi incompréhensible que la mienne. Ses craintes aussi étranges que les miennes. A croire qu’en dehors de notre bulle, tous les deux, nous ne sommes pas faits pour nous exprimer avec justesse, sans crainte.

Notre bulle. Est-ce un imaginaire ? Est-cela qui nous conduit à ce résultat ? J’avais peut être raison dès le départ. Ce soir là, me disant que la magie se trouvait qu’une fois dans une circonstance donnée et l’embrassant sur ce simple principe. Avais-je seulement pensé la recroiser ? Sentir de nouveau sa légèreté ? Ses sourires ? Ses lèvres ? Ressentir ce besoin de respirer à pleins poumons. Lâcher prise. Je suis pas sûr de ce qu’il se passe ici, entre nous et si seulement le « nous » avait un sens, devait tout simplement en avoir un ? On déraille. Ca ne devait être qu’une belle rencontre d’une fois, une inconnue, un instant pour nous, un souvenir amusant. Un sourire au détour d’un couloir avec ce picotement qui nous provient d’on-ne-sait-où mais qui réanime une chose. Une belle chose. Juste une fois. Fugace. Ses mains glissent lentement contre mon torse, elles sont vouées à disparaitre. Une fois encore. Combien de fois encore ? Est-ce la dernière ? Est-ce ici le point ultime de notre magie ? Non, nous l’avons probablement déjà dépassé. Le point est loin mais notre ligne est là, entre nous et sous nous. Elle s’étale et se réduit, joue avec nous, nos sens, nos envies. De nos rêves à nos histoires de vaches jusqu’à la réalité qu’on trouvera d’ici peu, quel chemin voulons-nous prendre ? De tout l’oubli qui a gouverné plusieurs mois, de l’abandon que j’aurai aimé maitrisé et des souvenirs qui m’ont rappelé de marcher, de courir… qu’est-ce que je devrais garder pour faire mes choix ? Nous sommes une multitude d’instants, de sensations. Nous sommes des actes, des pensées, des rêves, des soupires, des rêves, des émotions, des destructeurs, des amoureux. Nous sommes un tout qui s’entrechoque avec force et délicatesse. Comme ici, nous deux. Ce « nous » qui n’avait lieu d’être qu’une fois et qui se répercute en notant déjà des fissures. Ce « nous » qui n’existe que dans une réalité presque alternative, inexistante. N’a-t-elle pas quelqu’un ? N’a-t-elle pas en face d’elle, un inconnu ? Son regard. Ce regard.
Ah oui, c’est vrai. Je me souviens. Je me souviens d’une phrase. Une phrase lachée en l’air pour « voir », pour relacher, pour sourire, pour profiter, pour me rappeler qu’au final… des choses d’apparences bien rigides, bien complexes peuvent être…. Bien simples. Oui, simple. Je me souviens, en effet. C’est très con. C’est presque adolescent. M’enfin, qui ne l’est pas encore un peu resté ? Oui, même aujourd’hui. J’aimerai y croire, moi, à l’enfant qui doit bien déprimé en me regardant tortiller mon cul s’en savoir quoi foutre de ma vie. Lui, il aurait probablement embrassé l’une ou l’autre des voies. Et pour sur, il l’aurait déjà dite cette putain de phrase, d’expression, de mot-courage … ouais… c’est certain. Et puis merde… son regard, qui s’en tampone ? Alors oui, quitte à nous en souvenir autant le dire non ?

Carp..e..Diem

Et son regard, on l’oublie parce que ses yeux, ils finissent dans l’obscurité, comme les miens. Ils se ferment, approuvent que le sens du touché. Nos lèvres s’agrippent. Mes mains s’approprient son corps, l’attire contre moi puis le pousse légèrement pour atteindre le mur derrière elle. Le touché. Le touché. Ces sensations qui font vibrer le corps, exploser notre pouls. Je souris entre deux baisers fougueux. L’empressement est aussi intense que le besoin de m’approcher d’avantage. Mes mains glissent, nos corps dansent légèrement. Elle n’avait pas compris, en effet. Elle n’avait rien compris et c’est normal, puisqu’au fond… qu’est-ce qu’il y a comprendre ? C’est juste… CA... qu’on voulait, non ? Ressentir ? Ressentir ce corps qui explose ? Ressortir cette peau à vif ? Ressentir la vie ? Oui ... que nous sommes encore là.

En vie.


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Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même. Et quant à celui qui scrute le fond de l'abysse, l'abysse le scrute à son tour. (⚡) Nietzsche
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MessageSujet: Re: Second night   Mer 31 Aoû - 23:22

Timothée me sourit. Et je sais qu’il ne sourit pas parce qu’il se moque de moi. Il sourit parce que ma maladresse se voit et s’entend, et je ressemble à une adolescente, voire une enfant en train de réclamer un second tour de manège, plus tard, un jour. Je suis un peu ridicule, du moins je me trouve un peu ridicule. Mais Timothée me sourit et il me donne envie de sourire moi aussi, de sourire de cette situation un peu étrange. Notre rencontre n’est que le fruit du hasard et pourtant c’est comme si nous étions faits pour nous entendre. Avec la même maladresse et la même incapacité à dire ce qu’on pense réellement. Si quelqu’un nous voyait, là, sur ce toit, il sourirait probablement aussi, amusé.

Mais le sourire se mue en autre chose, et avant que j’aie le temps de me demander quoi, les lèvres de Timothée sont de nouveau sur les miennes. Avec plus de passion cette fois. Elles se pressent contre mes lèvres et ses mains se pressent sur mon corps. Une seconde plus tard mon dos touche le mur froid et Timothée m’embrasse toujours. Ses mains sont sur moi et les miennes glissent sur lui aussi, mes lèvres répondent aux siennes avec autant de ferveur. Nos baisers se bousculent et nos corps se rapprochent dans une espèce d’empressement. Jusqu’ici nos baisers étaient innocents, adolescents. Mais ce qui se passe là, à cet instant, dépasse ce stade. Jamais lui et moi n’avions exprimé cette passion, ce besoin de se sentir l’un contre l’autre. Les pressions des mains sur les corps et des lèvres sur les lèvres se font de plus en plus forte et c’est lorsque ma main commence à soulever son t-shirt dans son dos pour venir toucher sa peau que mon cerveau se remet soudain en marche. Un redémarrage brusque, violent. Tellement violent qu’il me donne un coup au cœur et me fait mal. Je ne peux pas faire ça. Je ne peux pas aller aussi loin. Je suis déjà allée beaucoup plus loin que ce que je devrais. Mais cette passion, cette envie, elle est bien trop au-delà des limites. Je ne peux pas faire ça à Noah. Même si je suis en colère contre lui, même si je ne le comprends pas, même s’il est trop occupé à faire Dieu sait quoi pour me donner de ses nouvelles. Je l’aime, je ne peux pas le trahir comme ça. Même si je ressens pour Timothée ce truc étrange, même si mon corps à cet instant me hurle de continuer ce qu’on vient de commencer. Je ne peux pas faire ça à Noah, le trahir, lui faire mal de cette façon. Ce n’est pas moi.

« Timothée », je lâche dans un souffle, une seconde suffisante pour que nos lèvres se séparent à contrecoeur. Je lève les yeux vers lui, mes mains toujours sur lui. Bon sang, chaque fois que je le regarde, j’ai envie de l’embrasser encore. Reprend-toi, Enya. Ne fais pas à Noah ce que tu ne lui pardonnerais pas.
« Je ferais vraiment mieux de rentrer…»
Dire qu’il y a à peine quelques minutes c’était lui qui me disait de rentrer et moi qui voulais rester. On joue au chat et à la souris. Je suis tellement désolée de lui faire ça. Il ne mérite pas ce genre de looping émotionnel.
« Je t’apprécie vraiment, vraiment beaucoup, Tim. Plus que ça même. Mais là…on va trop loin. Il faut que je rentre. »
Je serais bien incapable de lui dire de quelle façon je l’apprécie. Ce n’est pas la même chose que ce que je ressens pour Noah. Pas cette façon d’être accro et de le respirer chaque seconde. Mais il a pris une place que personne n’avait jamais prise en si peu de temps. Et alors que je le regarde, lui, sa gueule d’ange, sa coupe de cheveux à l’arrache et ses yeux bruns, mon cœur se cogne un peu plus vite contre ma poitrine. Sauf qu’on ne peut pas avoir deux hommes dans sa vie. Et que ma place est déjà prise. L’âme en peine, je laisse tomber mes mains le long de mon corps et baisse les yeux. Son corps me manque déjà. J’ignore comment je vais pouvoir retirer ces sensations de mon esprit. C’est peut-être la dernière fois que je les ressens. Comme quoi, je suis vraiment prête à tout pour Noah. Même à renoncer à ce que je veux. Même à briser une belle rencontre et une belle relation. J’espère que ça en vaut la peine.
« Fais attention à ne pas tomber. »
C’est dérisoire mais c’est tout ce que je suis capable de dire, avant de poser un dernier regard sur Timothée. Puis je me décale pour ne plus être face à lui, avisant la porte qui me mène dans l’immeuble à quelques mètres. Je pourrais aussi envoyer valser Noah et mes principes à la con, écouter mon cœur et mon corps, et revenir l’embrasser. Mais je ne le fais pas. Je fuis. La porte est mon issue de secours et alors que je l’ouvre pour m’engouffrer dans l’immeuble, j’ai mal d’être déchirée comme ça.

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