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 Déjà-Vu || Aleksi

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MessageSujet: Déjà-Vu || Aleksi   Ven 12 Fév - 1:34


« Déjà-Vu »



Aleksi & Noah
featuring

La pluie hivernale avait cessé de battre les tuiles au-dessus de sa tête depuis quelques heures, cédant la place au vent. Une tempête qui s'abattait comme à chaque fois sur la Nouvelle Orléans, secouant les murs de ses impérieuses bourrasques, faisant trembler le sol comme les Hommes. Un temps chaotique, démentiel, qui allait bien avec tous les évènements récents. Comme si l'Enfer avait décidé de se balader dans les ruelles sinueuses de la ville, emportant Darkness Falls, ses maux, et ses horreurs avec lui.
Le temps était au chaos, tout comme l'était l'Humanité. Noah avait de plus en plus de consultations, et de moins en moins de temps pour lui. Et si un temps chaotique associé à une chute drastique du moral de la populace était bon pour son business, le sorcier aurait préféré pouvoir s'adonner à d'autres projets. Réfléchir à comment détruire activement Rafael, par exemple. Ou pouvoir s'asseoir un instant dans un de ses fauteuils confortables, un livre ouvert sur les genoux, et écouter d'une oreille distraite la voix envoûtante de Niklas Ivanov à la radio.

Mais le sort en avait décidé autrement. Le sort l'avait tenu en haleine toute la journée à l'hôpital, enchaînant les patients à un rythme frénétique. Trop de patients, à un point qu'il devait reporter certaines des consultations dans son cabinet personnel, chez lui. Bientôt il mettrait en place un système de tickets numérotés comme chez le boucher, appelant d'une voix laconique le numéro suivant une fois la séance expédiée. Après tout, il les enchaînait à tel point qu'ils n'étaient plus à ses yeux que des numéros sur une pochette cartonnée.
Et s'il se fichait prodigieusement des états d'âmes de la majorité de ses patients, il n'en était pas moins conscient que c'étaient eux qui le faisaient manger. C'était pour cette raison qu'il ne les refusait pas pour autant, préservant les cas les plus intéressants au chaud, à son domicile. Mais quelle plaie... !

C'était cela qu'il se disait en attrapant le dossier du patient suivant, là, entre deux sessions, lorsque la secrétaire médicale lui transfère l'appel. Quelqu'un qui avait déjà suivi une thérapie approfondie avec lui, avait-elle déclaré. Mais l'homme avait tenu à ne pas divulguer son nom tout de suite, demandant à être mis en communication avec Noah. Intrigué par tant de mystère, le psychiatre avait pris l'appel, qu'il aurait refoulé s'il n'avait pas été aussi surprenant. Et cela aurait été une grossière erreur, s'il l'avait fait. Car la voix qu'il entendit au téléphone était une voix qu'il avait traquée, cherchée depuis des semaines.
Celle d'Aleksi Lenaïk. Un sourire s'était creusé sur son visage, alors que son index s'était enroulé autour du cordon du téléphone. Le jeune homme avait été une véritable mine, une poule aux oeufs d'or pour le sorcier. Ses connexions, sa confiance sans limites lui avaient procuré des informations juteuses payée grassement que Noah avait particulièrement regrettées quand le jeune homme avait décidé d'arrêter leurs séances. Et s'il n'était ni professionnel, ni judicieux de tout faire pour le retrouver, Noah l'avait fait. Il avait tenté, autant que possible avec ses propres moyens, de restaurer la confiance du petit brun rachitique. Cela avait duré une semaine ou deux avant que le reste de la vie ne le rattrape lui aussi, lui enfonçant la tête dans un tourbillon d'évènements suffisamment intense pour en enlever l'idée de retrouver Lenaïk.

Et voilà que l'enfant prodige revenait tout seul, comme un grand, au bercail.

Alors Noah lui avait réservé une place bien au chaud dans son agenda, au calme de son domicile. Il avait pris la demande avec professionnalisme, cachant l'hilarité qu'elle provoquait en lui. Et avait invité Lenaïk à venir la semaine suivante, conscient que le jeune homme ne le faisait vraiment pas de gaieté de coeur.
Sauf que son coeur à lui était à la liesse. Son coeur à lui tambourinait dans sa poitrine, y dansait la gigue, battant de cette excitation euphorique qui transportait tout son corps. Il allait pouvoir jouer. Il allait pouvoir s'amuser. Et le mieux dans tout cela était qu'il allait toucher à nouveau sa paie pour sa bonne et loyale délation.
Et ça, c'était le bonheur.

Une énième bourrasque frappa le petit immeuble, et le plancher à l'étage craqua, travaillant avec l'humidité ambiante. Si Lenaïk était aussi malingre que Noah l'avait connu, il allait probablement s'envoler en arrivant jusqu'à chez lui. Le soleil couchant le poussa à quitter son bureau pour aller allumer les lumières de son appartement d'un pas sautillant. L'expectation de revoir le visage contrit du petit brun rachitique lui donnait des ailes.
Aussi quand la sonnette retentit, il ne mit pas bien longtemps à lui ouvrir la porte. Et alla se placer dans le vestibule, prêt à l'accueillir.
Quelques minutes plus tard, le temps de monter les escaliers, et on frappait à la porte de l'appartement. Alors Noah ferma les yeux, prêt à entrer en scène, son masque de psychiatre calme et mesuré enfin enfilé. Il ouvrit la porte, un sourire convenu aux commissures des lèvres.

-Bonsoir, Aleksi. Je vous attendais.



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MessageSujet: Re: Déjà-Vu || Aleksi   Jeu 18 Fév - 20:19


Ce fut un appel douloureux à passer. Un entretien savamment repoussé le plus longtemps possible avant de se retrouver au pied du mur. Je me suis borné à ne pas vouloir me plier à la charmante volonté ridicule du Gouvernement. Le traitement jeté dès mon retour à la maison, la consultation chez le psychologue oubliée le temps de me remettre totalement sur pied. J’ai commencé à y repenser lorsque ma vie a retrouvé un semblant de sens. Quand à mon décor s’est ajouté le calme de la morgue. L’air intérieur se couplant avec l’air du dehors. Et me retrouver au milieu de la foule a été un violent rappel. Celui du procès orchestré de main de maitre. Devant les yeux de toute une ville, la déviance exposée comme un vice. La honte qui revient me heurter à chaque fois que j’y repense. Et cette âpre colère qui prend le relais. L’appel, repoussé jusqu’à ses limites. Passé à contre cœur, composé sans conviction le numéro que l’on m’avait gentiment indiqué. Pour me sentir mourir en reconnaissant la voix au bout du fil. Je voulais rester le plus évasif possible, ne pas me trahir tout en sachant pertinemment qu’ils devaient déjà être courant. Savoir qu’un ancien condamné viendrait frapper à la porte de leur cabinet. Le dossier devait déjà être sur le bureau, ma tare marquée en lettres rouges sur le papier bien rangé. Je ne me senti que plus abattu une fois le téléphone raccroché. Je m’étais échiné à éviter cet homme. J’y suis parvenu pendant si longtemps, et il suffit d’une maudite erreur pour que tout bascule. J’ai la peur au ventre et l’appréhension au cœur. Et l’affreuse impression d’avancer en terrain miné. Sur un fil qui menace de se briser au pas de trop. J’ai eu pendant un temps la folle envie de faire machine arrière. D’annuler, d’inventer un prétexte pour repousser la sentence ou l’éradiquer totalement. Pour prendre le risque de me retrouver à nouveau confronter au Gouvernement ? Certainement pas. Pris au piège comme un vulgaire imbécile, j’ai dû me résoudre à affronter mon ancien thérapeute.

Malgré tout, si Kyran avait été présent, je ne serais pas partit. J’aurais oublié la menace et l’angoisse sous la peau. Son absence n’a fait qu’agrandir le gouffre dans ma poitrine, l’heure fatidique accaparant mes moindres pensées jusqu’à me contraindre à quitter l’appartement miteux pour trainer des pieds jusqu’au lieu de rendez-vous. Sous un temps peu clément qui me fait regretter d’autant plus le calme factice du studio minable. Moi qui d’ordinaire apprécie plus facilement les tempêtes et les temps d’orage. Ce seul constat me flétrit le cœur et le fait d’arriver devant la bâtisse n’arrange pas grand-chose. L’avance me pousse à m’arrêter, extirper une cigarette de ma poche pour mieux me détruire les poumons à grand renfort de nicotine. La première achevée, c’est une seconde qui vient la remplacer. Les nerfs ne se détendent pas, et une fois le deuxième mégot échoué au sol, je me résous à entrer. La rapidité avec laquelle on vint m’ouvrir la porte me prend de court. Pas même le temps de rebrousser chemin. De réfléchir sur la conduite à adopter une fois la porte ouverte. Je me retrouve stupidement face à Noah. Cille et m’agrippe plus fermement à ma veste, comme si elle pouvait me faire disparaître. Le sourire me donne des envies de meurtres. La voix dont le ton a été étudié jusqu’à la moindre octave me rebute et je frissonne de désespoir.

« - Navré de vous avoir fait attendre… » C’est une excuse pitoyable qui s’accompagne d’un sourire qui l’est tout autant. Je m’en fiche qu’il est attendu. Si j’avais pu le planter là comme un abrutit, je l’aurais fait sans hésiter. La chose la plus importante maintenant, c’est de rester sur mes gardes. Réfléchir pour ne pas refaire l’erreur de laisser s’échapper une chose qu’il ne devrait pas savoir. Faire le tri dans mon petit cerveau afin d’éviter toute situation gênante. Bien que la conversation qui va avoir lieur frôlera certainement le seuil du gênant. Je suis pourtant un habitué des séances sur canapé. Depuis mon séjour en prison, le suivi d’un spécialiste a été une habitude. Un instant dans ma journée qui me permettait d’oublier et de vider mon cœur. En partie du moins. La prison altère les choses. Mais une fois hors de ses murs, il est plus difficile de se confier. De renouer avec une chose pourtant si anodine et coutumière, tant elle semble soudain vicieuse. Je suis incapable de rajouter quoi que ce soit, le silence étant pour moi la meilleure chose à faire dans une situation comme celle-ci. Alors je reste planté là, comme un idiot. Attendant sagement qu’il m’indique la marche à suivre, refusant d’agir de mon propre chef.

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Do I have to run and hide ?

I get the feeling just because. Everything I touch isn't dark enough. If this problem lies in me. I'm only a man with a chamber who's got me. I'm taking a stand to escape what's inside me. I'm turning to a monster. And it keeps getting stronger.
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