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 Are you insane like me ? [PV Marie]

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MessageSujet: Are you insane like me ? [PV Marie]   Dim 28 Fév - 1:22

Are you insane like me ?

○Are you deranged like me ? Are you strange like me ? Lighting matches just to swallow up the flame like me ? Do you call yourself a fucking hurricane like me ? Pointing fingers cause you'll never take the blame like me ? And all the people say You can't wake up, this is not a dream. You're part of a machine, you are not a human being. With your face all made up, living on a screen. Low on self esteem, so you run on gasoline.


Une main calée sur le flingue, l’autre sur la poignée de porte. La liste se reforme machinalement dans son crâne. Les justifications à cette mascarade ne remplissent même pas une page complète. Parce qu’il s’agit principalement d’un ordre venu d’en haut. Ses beuglantes et ses ratés ont fini par avoir raison de sa fonction. Heureusement pour elle, le gouvernement n’étant pas spécialement en position assez forte pour envisager le licenciement, les effectifs pouvant venir à manquer, ils ont choisi pour une solution bien moins radicale à son comportement trop souvent déplacé. Une punition plutôt sévère cependant qui l’oblige à refouler sa haine envers l’humanité pour gagner la confiance de ses nouveaux pairs. Violence à étouffer dans les mots mais à exprimer dans les actes barbares à commettre. Sans doute que c’est ce qui la fera tenir, alterner entre réserve et chaos. Ces extrêmes bousculent son instabilité notoire, titillent ses limites et son absence de morale. On lui a promis l’immunité, elle a carte blanche tant qu’elle agit pour le bien de la mission. Les dommages collatéraux ne semblent pas déranger les projets des dirigeants. Ils savent et elle sait ce qu’elle doit devenir concrètement pour parvenir à infiltrer les réseaux gangrenant la Nouvelle-Orléans. Une meurtrière. Un terme si lourd pour des épaules si menues et pourtant, ne l’est-elle pas devenu depuis qu’elle a rejoint la milice ? Le concept est mis en forme par la criminalité mais au fond, elle sait qu’elle n’est pas mieux que ceux qu’elle a si souvent traqué. Aussi, ça ne la perturbe pas tellement d’obéir pour exécuter de telles sentences. Quand bien même, elle ne sert pas la loi mais la cupidité. La petite Joan docile et craintive n’a jamais semblé plus effacée qu’en cet instant. Et ça, ça lui plait. Ça lui plait même un peu trop.  

L’issue se referme derrière elle tandis qu’elle tient en joue le minable endetté de son arme. A genoux, il supplie. Ce spectacle arrache une grimace à la sorcière. Elle n’aime pas qu’on sollicite sa pitié, ni devoir assister à un tel spectacle. Décidée à en finir au plus vite, consciente qu’il faut réussir ce test, elle défait déjà le cran de sûreté et s’apprête à appuyer aussi sec sur la détente quand une ombre se faufile dans son champ de vision. Courte sur pattes, une enfant se présente à elle. De jolies boucles cuivrées encadrent ses traits juvéniles. « Papa ? » Le cœur paré jusqu’alors de glace de la jeune femme, se fissure. L’index titille la gâchette mais ne poursuit pas le geste esquissé. « Papa, qu’est-ce qu’il se passe ? » Elle se mord la lèvre tandis que le père implore toujours plus fort, se servant de cette apparition pour tourner la situation à son avantage. « Ta gueule. » hurle plus fort encore la prétendue mafieuse pour couvrir les pleurs de l’adulte et de sa gamine. Cette dernière fait quelques pas vers son géniteur mais la trentenaire l’arrête d’un mouvement de main. Tout ce boucan, toutes ces émotions inattendues perturbent le train de ses pensées. Elle peine à rassembler un semblant de lucidité. Elle préfère ne rien savoir des victimes, ne jamais remettre en doute ce qu’elle fait. Elle y arrive plutôt bien en règle générale. Sauf que ce genre d’imprévus survient. « Va dans l’autre pièce. » ordonne-t-elle avec le plus de fermeté possible malgré les tremblements dans sa voix. Elle ne voit pas pourquoi elle la laisserait assister à ça. Sa faiblesse. Sa foutue faiblesse.

La rouquine fait preuve d’un courage entêtant à un âge si jeune, elle ne fait qu’empirer le malaise de l’assassin. Elle exécute quelques pas de plus vers son paternel, oblige la brune à bondir vers elle, l’attraper par le coude. « Retourne dans ta chambre. » Mais la bambine plante ses yeux dans les siens, effrayée, apeurée, désespérée. « Ne lui faites pas de mal, s’il vous plaît. » Une promesse que Joan ne pourra pas tenir. Ses mains tremblantes agrippent la carrure chétive du chérubin et la repoussent jusqu’à la porte la plus proche. « Tu entres là et tu te tais. » Elle la bouscule suffisamment pour qu'elle pénètre dans la salle adjacente, referme derrière elle. Quand elle se retourne, elle réalise sa bêtise. Ne jamais montrer son dos à l’ennemi. L’émotion ne lui réussit pas. L’homme s’est relevé, cherche à se battre soudainement. Une lampe se fracasse contre le crâne de la jeune femme. Elle accuse le coup maladroitement, range une paume sur son pistolet tandis qu’il profite de la diversion pour chercher son propre fusil. A peine a-t-il mis ses mains dessus qu’elle tire. A deux reprises en plein cœur. Satisfaite de s’être équipée du silencieux avant d’avoir débarqué, elle profite de quelques secondes pour rassembler ses doigts contre la plaie qu’il a provoquée tout en s’approchant du cadavre. Elle s’assure de sa mort avant de se redresser, tirant sa manche pour éponger l’hémoglobine dégringolant sur sa tempe. Elle jure entre ses dents serrées alors que la progéniture du macchabée entrouvre la porte. La bile remonte l’œsophage de la tueuse. Elle se détourne le plus vite possible de la scène mais perçoit tout de même les cris de la fillette une fois dans le couloir. Elle sait que ça la hantera. Vacillante, elle dévale les escaliers, s’arrête à un étage quelconque pour reprendre son souffle et calmer sa soudaine panique. C’est pour le boulot. T’as fait ton boulot. Livide, elle s’accole au mur le plus proche pour essayer d’apaiser son rythme cardiaque. Finalement, elle n’est pas si effacée que ça l’ancienne Joan. Pas si effacée, non.


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MessageSujet: Re: Are you insane like me ? [PV Marie]   Lun 7 Mar - 20:57


Etre la tête d’une mafia n’a jamais été dans mes plans, cette option ne m’ayant jamais effleurée. Les faits pourtant s’empilent et me poussent vers ce poste que je n’ai jamais convoité auparavant. Et si les débuts ont pu être difficile, je dois avouer que cette position soudaine de puissance me plaît plus que je ne saurais l’avouer. Bien sûr que je dépens encore et toujours de mon mafieux préféré, mais les décisions pour la plupart, me reviennent et c’est dans cette optique que j’ai fini par embaucher cette fille. Celle là, qui me pose problème maintenant. Non pas par ses capacités, que je sais très affûtées, mais plus dans une question de confiance qui reste bloquée sur l’indécision. Incapable d’être capable de lui accorder, je décide de la tester, sur une mission somme toute basique. Un simple recouvrement d’argent qui n’a jamais porté ses fruits. Un simple homme incapable de régler ses dettes. Un simple exemple pour tous les autres qui sont encore incapables de me payer.

Adossée à un mur crasseux de ce quartier qui l’es tout autant, je l’observe pénétrer dans l’immeuble de la victime. Son pas est décidé, elle ne semble souffrir d’aucune hésitation, pourtant je ne parviens pas à me défaire de ce pressentiment d’erreur qui me suit depuis son entrée dans la Sakpata. Cet instinct, pourtant plus développé que la moyenne, se retrouve souvent bafoué par mes impulsions légendaires et maintenant que je me retrouve à douter du bien fondé de l’entrée de Joan dans la mafia, j’en viens à hésiter à le suivre. Tous mes sens me hurlent de me débarrasser de la brune, mais je préfère vérifier par moi-même en empruntant l’escalier d secours, extérieur, pour me hisser à hauteur de son étage. Mon nez plissé se retrousse davantage sous les odeurs par lesquelles il se retrouve agressé. Ce quartier puant, nouveau berceau de cet homme que j’ai pu admirer, digne lit de cet homme sans dignité que ma nouvelle recrue s’apprête à descendre sans plus de cérémonie. Les barreaux rouillés de l’échelle rougissent tant mes mains que je laisse une grimace dégoûtée décorer mon visage une seconde. Trop snob pour ce coin, je répugne à me salir les mains et hésite une seconde à accorder plus importance à cet instinct primaire qui me pousse à la rejeter. Cependant non. Je prends sur moi et continue mon ascension, jusqu’à entrevoir les traits de la brune à travers une fenêtre trop sale.

Devant moi s’étale un homme à genoux, priant pour sa vie dans une lamentable plainte. Face à lui, l’arme déverrouillée prête à tirer. Son air est déterminé, elle semble pouvoir appuyer d’une seconde à l’autre. Jusqu’à ce que le vrai test se pointe finalement. L’enfant de l’homme, dont je n’ai pas parlé pour l’observer réagir dans cette situation inhumaine. Une pointe de culpabilité s’immisce dans mon cœur quand je m’impose de graver chacun de ses traits enfantins dans ma mémoire. Cette gamine, je la jette aux lions en prenant la vie de son père et si ce n’est pas mon visage qu’elle apprendra à détester, je suis responsable de sa perte. Je délaisse pourtant rapidement ce remord pour observer un peu plus en détail la silhouette soudain plus hésitante. « Ta gueule ! » L’insulte est si forte qu’elle perce le verre trop fragile de ma cachette relative et je capte dans ces deux mots la fissure qui se profile chez la peacekeeper. C’est avec l’enfant que le combat s’engage finalement lorsque cette dernière refuse d’obéir à ses injonctions et l’attention que j’accorde à la scène se retrouve plus accentuée encore au fur et à mesure des secondes. Une certitude s’accroche lentement dans mon cœur. Cette femme n’accomplira pas le travail. Mes prunelles posées sur elle se font se glace et je m’apprête à quitter les lieux, enfin certaine de la suite de notre collaboration, mais elles s’écarquillent finalement sous la surprise.

Dans une détermination étonnante, la trentenaire s’est emparée de l’enfant et dans son erreur, se montre vulnérable pour l’asticot qui a pu ramper devant elle dans une quête de rédemption. Le choc contre son crâne amène un rictus douloureux sur mes propres lippes et mon attention se trouve de nouveau concentrée entièrement sur ses faits et gestes qui mécaniques, finissent par accomplir le travail. Mes certitudes s’ébranlent soudain, je ne suis plus certaine de vouloir me débarrasser de la brune et c’est dans cet état d’esprit perturbé que je finis par descendre de mon perchoir. Lentement je viens devant la porte de l’immeuble mais ne la voit pas descendre. C’est donc moi qui fini par monter pour la trouver à un étage, plus touchée par sa mission qu’elle ne l’aurait du. Je finis donc par poser mon épaule contre le mur le plus proche et croiser mes bras, en une attitude nonchalante. « Tu ne ressembles pas à grand-chose Valentine. Un verre de whisky te ferait le plus grand bien. » Mes yeux perçants cherchent à analyser chaque partie de son corps, dans une observation précise. Sa mission, elle l’a réussi mais ses états d’âme ont failli lui coûter la vie. Pourtant, c’est impressionnée que je me tiens devant elle, même si je ne peux le lui montrer pour l’instant. « Alors ? t’as fait quoi de la gamine ? » Je le sais. Bien sûr, mais dans une provocation malvenue, je titille sa conscience et sa colère, toujours dans un vulgaire test de son implication et fidélité mafieuse.

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MessageSujet: Re: Are you insane like me ? [PV Marie]   Jeu 17 Mar - 1:25

Le couloir n’abrite que ses inspirations précipitées et ses pensées enchevêtrées. Son poing frappe une cloison proche, arrache des particules au bois rongé par l’humidité. Elle se demande pendant un bref instant si la douleur pourrait parvenir à la raisonner. Son bras se relève péniblement jusqu’à sa plaie, la presse avec insistance. Où est donc son instinct de survie ? Des injures sifflent entre ses dents serrées alors qu’elle cesse de se malmener. Son propre esprit la critique, la juge et la condamne pour cet excès d’affectivité. Elle a choisi le plus mauvais moment pour éprouver une telle sensibilité. Tant de chemin parcouru pour en revenir à ce point précis, celui où elle perd tout contrôle. Celui où elle redevient spectatrice de sa propre pièce. Celui où elle reprend ses habitudes de petite chose pathétique qui souhaite se rouler en boule dans le coin d’une pièce et prétendre être absente ou mieux, morte. A ce songe, elle s’apprête à balancer son front contre le mur opposé pour se forcer à émerger de la terreur mais elle est retenue, rattrapée par des pas dans l’escalier. Machinalement, elle range son arme dans l'holster, cale ses paumes dans ses poches pour en masquer le tremblement et quand enfin, la silhouette se dessine, son sang se glace d’effroi. Tout son corps se mobilise pour chasser définitivement le trouble de ses traits, elle se redresse, piquée à vif par ce qu’il y a d’important. De plus important que ses remords inopportuns. Elle sait ce que Marie Armstrong fait là bien que la surprise chamboule encore son expression jusque-là décomposée. Elle aurait dû s’y attendre. Tout ça n’est qu’une belle mascarade, un beau désastre pour la mettre à l’épreuve. « Chef. » murmure-t-elle avec un brin d’ironie dans la voix. Éreintée mais déterminée à jouer son rôle, elle se prépare à filtrer chaque parole avant de lui délivrer ses réponses. Un exercice fastidieux qui lui demande trop souvent une censure répétitive, constante. Qui aurait pu croire qu’elle aurait pris goût à ce point à son langage fleuri et vulgaire ? Pas elle en tout cas.

Sa courtoisie, autrefois maladive, lui a semblé immédiatement dérangeante, incohérente et stupide quand son monde a basculé. Les mots sont venus petit à petit. Il fallait tuer l’ancienne Joan, il fallait qu’elle ne soit plus là. Qu’elle n’ait même pas existé. Ses cheveux toujours coupés si courts ont laissé place à cette crinière indomptée et ses belles phrases transformées en abjectes jurons. Elle ne veut plus ressembler à une mère désespérée, encore moins à une femme au foyer délaissée. Mais à cet instant, la sorcière ne peut pas non plus subsister en tant que peacekeeper effarouchée. Non. Pour le moment, elle joue le larbin de cette femme. Et pour suivre le script à lettre, elle se doit d'alléger sa fougue et son impertinence. Non mais tu t’es déjà regardée, meuf ? Tu crois, tu ressembles à quoi, toi ? « Si vous le dites. » Moins elle en dit, mieux ça vaut. Il y a trop de risques pour qu’elle dérape, qu'elle se montre insultante en alignant plus de quelques syllabes. Raide, elle fixe sans sourciller son interlocutrice, consciente que sa blessure déverse encore de légers sillons vermeils sur sa peau opaline. Fièrement, elle secoue sa tignasse pour écarter quelques mèches de ses yeux. Il faut avouer qu’elle ne dirait pas non à du bourbon mais préfère garder ses états d’âme pour elle. Son regard traque les expressions de sa patronne, elle se demande ce qu’elle sait. Ou ne sait pas. L’interrogatoire va sûrement débuter. L’évaluation à ce raid rituel. Elle tente de s’y préparer mais la remarque suivante la désarçonne malgré elle.

Le souffle court, elle s’efforce de maintenir un rythme constant de respiration. Elle se concentre sur les mouvements observés par son diaphragme pendant quelques secondes. Les répliques fusent alors dans sa tête endolorie. Je l’ai vendue au plus offrant, pourquoi vous croyez qu’elle aurait valu plus chère dans votre réseau de putes de luxe ? Ils font sûrement dans la pédophilie tes putains de clients pervers et ragoûtants. Surtout, ferme ta gueule Valentine. « Elle est avec son père. Ou ce qu’il en reste. Pourquoi je devais aussi la butter ? » Elle s’est retenue d’aboyer sa question. Son ton ne la brutalise pas mais trahit inéluctablement son agacement. Fais chier. « C’était pas stipulé dans le contrat. » Et vous irez vous faire foutre si c’est pas le cas. « Vous allez directement m’attribuer ma note ou je peux disposer ? » Contenir son soupir et maintenir sa position assurée alors que tout son être tremble encore à la seule idée qu’elle lui demande d’assassiner cette gamine, relève de l'exploit. Elle ne sait pas si elle en est capable. Pourtant, elle le doit. Son job, elle en a besoin. Aussi frustrant que ça soit de le reconnaître. Et puis, elle le sait depuis qu’elle a mis les pieds dans cette foutue galère. Une fois qu’on entre dans ce milieu, on n’en ressort rarement vivant. Au fond, la milice a réussi son coup. Elle est la seule qui pourra sans doute la préserver des conséquences. Dire que Burton l’avait mise en garde. Elle ne l’écoute jamais. Elle n’écoute jamais personne de toute manière et elle s’est fourrée dans un sacré merdier. Des voix émergent subitement un peu loin, quelque part dans un couloir proche. Un couple, une dispute. Tirons-nous d’ici, putain. Elle mâche littéralement sa langue avant de prendre la parole. « Je doute que se taper la discussion ici soit très malin. » Son ricanement est avorté de justesse, elle s’enfonce un ongle dans le bras pour ça. Chasser le naturel et il revient au galop. Il n’y a plus qu’à prier pour qu’il se casse la gueule alors avant d'arriver.

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MessageSujet: Re: Are you insane like me ? [PV Marie]   Jeu 24 Mar - 16:41


Le test, elle l’a passé avec brio, malgré l’imprévu de la situation. Probablement aurais-je pu la prévenir à propos de la marmaille. Tout comme j’aurais pu lui annoncer que ça ne serait pas si facile… Seulement je n’aurais pu voir, ainsi, toute l’étendue de sa détermination. Il est encore trop tôt pour parler de loyauté, mais une chose reste certaine. Je peux lui demander la lune, qu’elle ira me la décrocher sans ambages. L’attitude qu’elle adopte en me voyant est professionnelle, presque trop pour me duper. Le trouble ne se lit pas tant sur son visage, si l’on exclut peut être sa mine déconfite. Elle sait se composer une expression, et cela m’enchante autant que me rend suspicieuse. Tout simplement parce que si elle parvient à ne pas montrer son trouble, face à moi, dans cette situation, qui sait si elle ne me ment pas effrontément depuis le début… Pourtant je me force à ne pas y penser, à balayer d’un geste de la main son appellation ironique et garde mon regard perçant droit sur elle Chaque geste, chaque mimiques, je les observe et tente d’analyser, dans une optique évidente. Valentine est en test et le restera tant qu’un doute subsistera sur sa personne. Chaque mot qui sort de ma bouche conserve cette optique, mais lorsque je parle de l’enfant, je sais que je ne suis pas aussi forte que Luke pour mimer l’indifférence sur certains sujets. Les enfants en font partie, aussi étonnant que ça puisse paraître et si je parviens à conserver un air neutre lorsque j’amène le sujet, je perds légèrement contenance à son injonction. Cela ne dure qu’une petite seconde avant que mon visage ne retrouve sa dureté mimée, mais j’imagine une minute le meurtre que cette enfant aurait pu endurer si Joan avait décidé de prendre cette initiative. Son agressivité finalement, m’agace et c’est dans un claquement de langue que je décide de lui répondre, interrompue pourtant par les éclats de voix, non loin.

C’est une dispute, un couple et je dois reconnaître que sur ce coup, elle a probablement raison, si bien que j’attrape son bras d’autorité et commence à avancer vers la sortie, sans m’empêcher pourtant d’enfin répliquer. « Le sarcasme, en tout cas, n’est pas prévu dans ton contrat et tu devrais probablement t’en passer si tu souhaites rester dans le coin assez longtemps pour profiter de ton argent. » Le ton claque, sans appel entre nous et je la lâche finalement, incapable de lui imposer plus de prestance. Non pas parce que je n’en ai pas les moyens, mais plutôt pas l’envie. C’est étonnant, mais j’aime assez ce bout de femme un peu trop franche pour son propre bien. Un instinct pourtant me pousse à croire que je ne vois qu’une once de ses talents diplomatiques. Le temps aidera probablement cette situation. En attendant je reprends, un bien plus mesurée, et dans mes mots et dans mon ton de voix. « Tu as très bien réagi là bas. Bien sûr, tu t’es mise en danger inutilement, tu as pris des risques non calculés et cela aurait pu très mal se terminer pour toi. Malgré tout, tu as préféré sauver l’âme d’une pauvre gamine plutôt que ta santé physique. Et si certains trouverais ça stupide, probablement trop faible… J’aime les gens qui croient encore à quelque chose… Même si c’est une aberration. » Les mots s’échappent, les uns derrière les autres, dans un discours que Kyran qualifierait de philosophie de comptoir mais que j’envisage pourtant comme un développement de la relation entre un patron et son employée.

Lorsque nous arrivons enfin à l’entrée du bâtiment, je me stoppe et tourne ma silhouette vers elle, le regard un brin soucieux. Ce matin encore, j’ai cru que la meilleure solution pour moi était d’oublier Valentine et de la renvoyer, sans remords. Maintenant pourtant, je dois bien avouer qu’elle m’a surprise, dans le bon sens. Elle s’est surpassée dans cette épreuve pas facile et lorsque je plante mon regard dans le sien, je finis finalement par dire. « T’as fait du bon boulot. C’était pas un job facile et t’as tenu bon… Je suppose maintenant que nous pouvons parler de ton futur à la Sakpàta. Si t’es toujours branchée pour rester ! » Je lui laisse le choix… ou l’illusion de l’avoir puisque nous savons très bien qu’il ne sera pas facile pour elle de s’échapper de ce carcan mafieux. « Et tu sembles vraiment avoir besoin d’un verre. Ramène toi, on va en boire un. » Pour l’instant, je lui donne la parole, cherche à comprendre les motivations de la brune et peut être qu’un peu d’alcool, aidera tout cela.

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MessageSujet: Re: Are you insane like me ? [PV Marie]   Lun 11 Avr - 21:58

Dans cette misérable bâtisse, la poussière s’agglutine autant au plancher qu’à la rétine, elle encrasse déjà les poumons trop fragiles de la milicienne. Chaque inspiration précipite la suivante si elle n’y prête pas attention. Tout son corps se mobilise pour abjurer l’anxiété, il ne faudrait pas qu’elle contracte une de ces crises. Pas ici, pas maintenant, pas comme ça. Le mental fragmenté entretient ses faiblesses physiques. Elle s’en convainc du moins. Dans l’urgence, elle doit conquérir le silence, se l’approprier et triompher d’une apparence toute trouvée. La comédie l’insupporte tout autant que sa patronne du moment. Elle a tout à mépriser chez cette femme qui dévoue sa vie au crime. Ce n’est pas tant les délits et les homicides qui la dérange mais ce qui se terre dans les entrailles de son petit trafic. Ces êtres humains vendus aux plus offrants, ces personnes présentées comme de la chair à palper, à souiller pour une liasse de billets. Joan réprime son dégoût avec difficulté à cette pensée. Elle peut supporter la violence, elle peut encaisser la cupidité mais pas la prostitution. Elle ne veut rien savoir, rien voir de peur de ne pouvoir le supporter. Sans doute se projette-t-elle un peu trop dans leur situation. A ces femmes qui ne se respectent pas. C’est un moteur en soi. Démanteler ce réseau, les libérer de cette situation chaotique bien qu’elle ne se fasse pas d’illusions. Elles trouveront une nouvelle bannière à rallier, un autre nom pour lequel saigner. Elles y sont peut-être par choix. Peut-être pas mais on n’abandonne pas si facilement ces rouages et malgré tout, la brune n’est pas une idéaliste. Tout juste une insurgée pour des causes piochées par sa propre expérience et non par son esprit critique. Un égoïsme qu’elle réinvente chaque jour davantage. Est-ce que Marie est différente d’elle au fond ? Elle n’en sait rien. Mais dans l’indépendance et la force de caractère que la mafieuse en chef communique, elle y déniche une forme de respect qu’elle ne peut nier. Peut-être que tout les sépare. Peut-être que tout les rassemble pourtant.

Le bruit véhiculé par les nouveaux arrivants les bouscule bien vite. Quand la métamorphe dérobe son bras, la peacekeeper refrène un peu tardivement son mouvement de recul mais se laisse embarquer de toute façon. Crispée, elle serre la mâchoire et s’empêche d’ôter la prise de la criminelle sur elle. Ce contact instaure tacitement les règles, lui rappelle le contrat qu’elle vient de signer en répandant le sang d’un homme sans doute coupable mais tout aussi sûrement innocent. La remarque de sa supérieure tord un instant ses lèvres. Qu’est-ce que j’en ai à branler de ton fric. Mon sarcasme t’emmerde ? Il t’en faut peu pour l’avoir mauvaise gonzesse. T’as un souci d’égo ou ? Comment ça se passe ? « Pigé. » grogne-t-elle à moitié en retrouvant sa liberté de mouvement. Le ton de la conversation bascule contre toute attente. Les sourcils de la milicienne se froncent un instant, elle ferait preuve de sensibilité ? Elle ne peut réprimer correctement son léger rire nerveux. Je croyais que ta passion dans la vie, c’était de frapper le cul et la gueule des gens jusqu’à ce qu’ils t’obéissent. Et je peux pas dire que j’admire pas ça chez toi, meuf alors d'où elle sort ta foutue conscience là ? « Je suis surprise. » répond-t-elle ultimement pour justifier son ironique hilarité. Encore un test ? Qui sait ? « Je pensais que j’allais perdre des points. Faut pas faire dans le sentiment, c’était pas ça le deal ? » Un aveu à demi-mot qu’elle regrette immédiatement. Ta gueule, putain, tu dois pas t’ouvrir, pas infirmer, pas affirmer. Elle rejette ses épaules en arrière, adopte la posture la plus arrogante qu’elle puisse lui concéder, le menton déjà redressé. « De toute façon, m’en faudrait bien plus pour clamser. Je suis pas faite en sucre. » Elle relève les prunelles vers son interlocutrice ensuite, bien curieuse de comprendre cette soudaine appréciation pour sa sensiblerie déplacée. Pour quelqu’un de sa trempe, ça semble totalement incohérent. Aussi incohérent qu’elle préservant autant que possible une môme. Oui, peut-être qu’elles se ressemblent plus qu’elle ne pourrait l’admettre.

Un soupir plus tard, elles sont déjà devant le bâtiment. Les mains calées dans les poches de son blouson, la sorcière attend le verdict final. Si elle se fait virer… Ses quenottes emprisonnent sa lèvre inférieure. Elle n’a aucun plan B. Parce que forcément, elle agit par impulsions, se parant d’imprévus pour faire face à chaque événement. Quand on voit où ça l’a menée. La meurtrière lui adresse un regard solennel auquel elle répond avec le plus d’assurance possible malgré sa débâcle intérieure. Le soulagement l’oblige à dénouer ses muscles, à adopter une position moins raide et alambiquée. Je suis toujours là à t’écouter parler, ça en dit pas long vu le nombre de merdes que tu me sors à la minute ? « Je suis toujours décidée à rester, oui. » Elle le dit sans sourciller, sans hésiter. Oui, elle va rester. Elle va aller au bout. Elle le doit. D’un geste rapide, elle éponge une nouvelle fois l’hémoglobine à moitié sèche sur sa tempe, la plaie se referme doucement. La proposition de l’américaine la déstabilise quelque peu. Décidément, elle n’arrive pas à la cerner, ni à savoir ce qu'elle ressent réellement à son égard. Elle hoche de la tête néanmoins, assez empressée d’ingurgiter un alcool fort pour oublier sa désastreuse performance et cette discussion insolite. Elle fait un pas dans une direction quelconque et s’arrête finalement. Ce n’est pas à elle de décider, pas vrai ? Tellement difficile de devoir se soumettre.

Pour faire bonne mesure, elle cherche alors à creuser, trouvant là, la parfaite liaison entre un bruit de couloir qu’elle a noté et cette invitation. « Au Bones, le verre ? » Des rumeurs qui circulent depuis quelques temps. L’établissement fantôme que personne n’a jamais vu soi-disant. Elle a du mal à gober ça et se doute que quelques machinations persistent pour qu’il demeure invisible. Elle doit en savoir plus, c’est pour ça qu’elle est là de toute manière. Nonchalamment, elle hausse des épaules. « J’y ai jamais mis les pieds. ‘Parait que la patronne laisse pas entrer n’importe qui. C’est un pu… » …tain. Elle se mord la langue avant de reprendre. « … sacré mythe dans le milieu. Parait qu’on peut se battre contre n’importe qui et n’importe quoi. C’est là-bas que vos gars trainent pour décompresser ? » Elle roule des épaules tout en parlant et en s’imaginant l’avis de Burton sur son manque de subtilité. Les mots pathétique et abrutie traversent son esprit, des sons propulsés par la voix grave de son coéquipier. Ah ça, il serait le premier à lui faire remarquer qu’elle n’est pas la plus qualifiée pour glaner des informations. Elle déteste lui donner raison aussi simplement. Même à distance. Surtout à distance.

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MessageSujet: Re: Are you insane like me ? [PV Marie]   Mar 26 Avr - 16:18


A bien des égards, la situation actuelle, elle, moi, dans cet endroit que je déteste par sa précarité, pourrait sembler irréaliste. Je ne suis pas des plus à l’aise dans ce coin de la ville, pas plus que je n’aime la présence de ma nouvelle recrue. Cependant maintenant qu’elle a effectué sa mission, avec des conséquences plus ou moins positives pour moi, je ne peux que continuer à lui accorder le bénéfice du doute. Probablement pourrait elle devenir un nouveau pilier dans la Sakpàta, même s’il est encore trop tôt pour le dire. Je me perds donc une seconde dans une analyse plus approfondie de la situation lorsque son rire me cueille et vient m’agacer aussitôt. Je ne peux m’empêcher de le prendre pour moi alors je lui lance un regard noir, avant de l’entendre me répondre. Je hausse un sourcil étonné face à sa répartie et mes lèvres une seconde, se tordent en une grimace à peine perceptible. Trop de sentiments. Conséquences évidentes des derniers évènements de ma vie, de mes dernières rencontres, même si finalement, je n’ai jamais totalement été le monstre que je prétends être. Alors je finis par soupirer, puis sourire, dans une faciès étrangement professionnel et tout autant amusé. « Le deal, est d’exécuter tes contrats. Tu peux faire du zèle si ça te branche, tu peux ajouter des noms à tes listes, je n’en ai cure, mais si tu décides d’épargner quelqu’un, qui n’est pas un détracteur ou un endetté, je ne te jetterais jamais la pierre. Tu es humaine, tu as des sentiments… Qu’est ce que ça peut me faire tant que le travail est fait ? » Dans un sens, je lui accorde une liberté d’agir dont serait envieux bien des petites frappes dans les diverses mafias de la ville. Certains pourraient bien sûr analyser cela comme une faiblesse sous jacente, mais en vérité, je me contrefiche totalement de ses états d’âmes. Si j’ai tu la présence de l’enfant, c’est surtout pour avoir une plus grande vision de la femme que peut être Joan. Maintenant que je le sais, il n’y aura plus d’autres tests de ce genre.

Finalement, la brune s’arque dans une volontaire arrogance, une carapace qu’elle s’est empressé d’enfiler, probablement dans l’optique de m’impressionner, de se donner un air plus affirmer. Une façon d’effacer son erreur, sa blessure, mais un simple coup dans l’eau, que je m’empresse d’annihiler dans un geste dédaigneux de la main. « Peu importe que tu sois en sucre ou pas. Là, tu avais affaire à un abruti doublé d’un incapable. Ta blessure est moindre et ne se verra plus dans quelques temps. Seulement je ne te donnerai pas que des boulets. Et si tu te retrouves à une vraie teigne, tu risques de crever pour de vrai, si tu ne fais pas plus attention. » C’est un conseil, probablement une menace aussi dans un sens, mais je balaye l’incident d’un nouveau geste de la main, avant de continuer à avancer d’un pas plus tranquille. Je ne me stoppe que plus tard, lorsque j’évoque d’un ton tranquille son avenir. C’est une recrue de choix, pas de doutes là-dessus. Je me questionne toujours, bien sûr, sur sa fidélité sur le long terme, sur ses vraies raisons d’intégration, mais tout cela pourra attendre plus tard. Après… Lorsqu’elle aura tué pour moi, assez pour s’offrir un aller simple en prison. Je laisse mes lippes s’écarter lentement en un franc sourire de satisfaction à sa réponse et fini par tendre la main, de ce geste solennel qui scelle tous les pactes. « Parfait ! Allons donc parler de ton avenir devant ce verre tant attendu. J’ai besoin d’alcool, tu as besoin d’alcool. Alors allons y ! »

Je me crispe soudain, probablement trop visiblement, à la simple évocation du Bones. Cette institution dans le monde de l’illégalité, qui ne m’inspire que mépris et malaise. Pourtant, je conserve ce faciès amusé et m’empresse de répondre, d’un ton plus tranquille que mon tourment intérieur. « Le Bones hein… La concurrence. C’est le fief de la Némésis. L’antre des zombies comme je me plais à l’appeler. Je n’interdis à personne de s’y rendre, d’autant plus si l’on peut glaner quelques informations au passage. Seulement… nous n’irons pas boire là bas. Je n’aime pas trop la compagnie. » Un long frisson s’empare de ma colonne vertébrale à la seule idée de fréquenter un zombie ou Moïra d’ailleurs. Je me contente donc de soupirer, pour me défaire de la peur sous jacente que je ressens et lutte pour ne pas laisser se faner mon sourire. « Je dispose d’une bonne réserve de whisky. Du très bon. Je ne vois rien de moins que cela pour sceller cette nouvelle relation. Allons à l’hôtel… Si ça te dit bien sûr ? » Je questionne pour le forme, dans une politesse qui se perd dernièrement.

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MessageSujet: Re: Are you insane like me ? [PV Marie]   Mer 27 Avr - 22:41

Les préjugés qu’elle s’est forgés, sont peut-être mis à mal. Sa propre morale oscille dangereusement entre de radicaux opposés. Avant les limites semblaient profondément ancrées. Joan avait été bien élevée même si on ne pouvait plus en discerner les trainées que ce soit dans son attitude revêche ou dans ses paroles tissées de vulgarité. Ses parents avaient été justes, pas spécialement stricts. Ils lui avaient inculqué des valeurs qu’elle avait longtemps défendu. De profonds pacifistes qui ne voulaient pas faire de vagues. Aussi effacés qu’elle ou presque. On lui avait appris à être polie, à respecter les règles, à se fondre dans la masse, à pardonner. Parfois, elle se demande s’ils ne l’ont pas conditionnée au pire. S'ils ne l'ont pas quelque part aidée à accepter et endurer l’enfer mais il serait malvenu qu’elle rejette la faute sur les autres alors qu’elle n'a toujours souffert que de sa propre faiblesse. Ne pas quitter un mari violent, encaisser les coups sans même répliquer, en haussant à peine la voix. Ce sont ses choix à elle. Combien d’années gaspillées piégée dans ce mariage décadent ? Combien d’heures perdues à éponger ses larmes de ses manches ? Combien de minutes par jour passées devant le miroir pour retrouver figure humaine à grand coup de maquillage ? Dès qu’elle y pense, la rage lui tord les tripes. Alors oui, il lui fallait être radical. Parce qu’elle n'avait pas trouvé de meilleure façon de faire, comment rebondir ? Ça, ses géniteurs ne lui avaient pas appris. La peur de retomber dans ses travers, de se laisser soumettre par autrui, de revivre l’horreur. La mort de Jill ne doit pas être vaine. Alors oui, peut-être qu’elle devrait arrêter de juger trop sévèrement. Elle n’est plus capable de définir le bien et le mal de toute manière. Son hypocrisie est risible au fond. « D’accord. C’est noté. » Elle a du mal à y croire pourtant. Qui accepte l’humanité en se vautrant dans le crime ? Peut-être qu’elle pourrait revoir un peu de ses aprioris. Peut-être.

L’ironie se joue d’elle durant une poignée de secondes. Des tarés et des désespérés, elle en a déjà appréhendé. Elle a reçu une formation stricte pour faire partie de la milice. Il est vrai qu’elle se débrouille bien plus avec les armes à feu de façon générale qu’au combat corps à corps mais il n’empêche. Cette femme ignore à qui elle a affaire et d’un côté, tant mieux. La sorcière voit là une bonne façon de conserver sa couverture. Au lieu de lui coûter sa place dans l'organisation criminelle, son erreur couvre davantage ses arrières. L’humeur massacrante de la brune s'améliore quelque peu et la retient de propulser les quelques mots révoltés qui se pressent toujours plus contre ses tempes. « Ouais, je sais bien. J’y compte bien. Je ferai gaffe la prochaine fois. » Et toi, tu te mouilles un peu ou tu fais qu’observer tes poules pondre les œufs sans te trouer l’arrière-train ? Il faut bien quelqu’un pour superviser et elle doit reconnaître que Marie Armstrong semble avoir les épaules taillées pour cette position. Le charisme nécessaire aussi. Au moins, elle n’est pas tombée sur un macho égocentrique. A choisir, elle préfère la femme forte et relativement aimable jusqu'ici. Rester optimiste, c’est la clé. Difficile quand on est toujours enragée après tout et tout le monde. D’autant plus quand on n’a pas choisi sa mission et qu’on la vit littéralement comme une punition. C’en est clairement une. Un hochement de tête plus loin et elle suit sa patronne, les mains toujours calées dans les poches.

Sa question maladroite et hasardeuse trouve par miracle une réponse. Plus intéressante qu’elle ne l’aurait pensé bien que la déception se fait sentir. Ce n’est pas aujourd’hui qu’elle pourra dénicher le secret improbable de ce bar fantôme. « L’antre des zombies ? Ils y foutent quoi ? Ils bouffent pas de la chair infectée quand même ? Mauvaise compagnie, genre ? » Trop empressée. Bien trop empressée et curieuse. La brune prend une longue inspiration, réarrange le flux incessant et chaotique de ses pensées. « ‘Xcusez, si c’est la concurrence, ça doit vous em... Ça doit pas vous faire plaisir d’en parler. » Un semblant de compassion feint. Il ne faut surtout pas qu’elle fasse tout foirer. Epuisée par ces luttes internes, elle se tait quelques instants, écoute la proposition de sa supérieure. Ai-je vraiment le choix hein ? « Ouais, ça me va. » J’espère qu’elle va pas chercher à m’empoisonner putain. Retour au bercail. Pas un mal au fond, c’est d’abord par là qu’elle doit creuser, le centre névralgique de cette mafia avant de pouvoir s’attaquer aux autres. « C’est toujours comme ça vous fonctionnez ? Je veux dire le petit verre pour discuter avenir, contrat ? » Et meurtres, sexe, pognon ainsi que toutes les autres merdes. « Enfin, je vais pas me plaindre. » Pas si elle peut grappiller un peu d’alcool gratuitement. Avec la prohibition, il est plus difficile de se procurer ce genre de denrées. Voilà un autre atout de cette maudite infiltration. On se rassure comme on peut. Peut-être qu’elle finira par être retrouvée, gisante dans une mare de sang. Cela dit, les risques ont toujours été présents même quand elle patrouillait pour la milice. Juste plus amoindris par l'équipement et la position de force, les renforts. Là elle ne porte rien qui puisse la protéger. Elle n’a que son flingue et son audace comme défense. Elle pense que ça suffira. Et quand même de toute façon, c'est comme ça, pas le choix.

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MessageSujet: Re: Are you insane like me ? [PV Marie]   Jeu 5 Mai - 13:12


Un soudain doute s’empare de moi lorsque je viens à remarquer quelque chose chez elle. Je l’observe depuis des jours maintenant, me demande où va son allégeance sans jamais parvenir à une réponse correcte. Et là, dans ses yeux, juste une seconde, une impression de doutes. Je ne sais à quoi l’attribuer et préfère donc garder le silence alors qu’elle semble s’adapter à mes remarques, dans une résilience presque remarquable. Encore une fois, un questionnement s’impose alors que je ne cesse de me demander si elle est tout à fait fiable. Elle me cache quelque chose, ça c’est certain, pourtant, je ne suis pas assez affûtée pour comprendre ce que c’est. Dans une bonté soudaine, je l’abreuve de conseils sur sa façon de travailler, je lui notifie ce que j’ai vu, je me pare de mots maintes et maintes fois retenus face à toutes ces montagnes de muscles trop fiers et trop arrogants pour ne serait-ce qu’écouter mes paroles. Ceux que je m’empresse de réprimander sévèrement à chaque manquement. Je ne veux pas agir ainsi avec elle, pas quand elle semble si proche de devenir ce qui pourrait ressembler à une amie. J’entrevois loin, lorsque nos échanges me le permettent, sans réellement savoir ce qui se passe dans la caboche de la brune. Je préfère secouer la tête lentement, dans une optique de conserver mes états d’âme pour moi-même.

Il n’est pas temps d’imposer mes doutes à la demoiselle, tout comme je ne veux pas l’abreuver d’une paranoïa abusive. Le moment est plutôt venu de tenter une confiance entre nous. Il n’est pas si facile de l’accorder à une presque inconnue, cependant ses actes parlent plus que ses paroles, et c’est sur cela que je préfère me baser maintenant. Ses actions, simplement, rien de plus et ces dernières sont exemplaires et toujours en mon sens. De quoi il accorder un bénéfice de plus en plus grand et un semblant d’appréciation. Ma bonne volonté s’éclipse une seconde lorsque le sujet du Bones vient sur le tapis. La paranoïa revient au galop, l’impression d’une espionne dans mes rangs vient tâcher mon épiderme qui dans un frisson, réprime la répulsion du lieu honnit. Elle m’abreuve de questions, dans une curiosité maladive que je méprise aussitôt tant elle met les deux pieds dans le plat. Sa discrétion est digne d’un éléphant dans un magasin de porcelaine et je ne peux empêcher un claquement de langue agacé contre mon palais. Tout dans ses questions me lance dans un début de colère palpable, autant dans leur contenu que dans leur retenue qui ne me semble soudain plus naturelle. L’évidence me prend soudain et je soupire d’avoir mis tant de temps à m’en rendre compte. Par envie de m’impressionner probablement, la milicienne se retient dans ses propos et s’en vient des phrases trop simples, presque suspectes. Je rirais presque de mon idiotie, mais je suis par trop sur les nerfs pour cela. « Ca m’emmerde d’en parler exactement. Et tu sais ce qui m’emmerde aussi ? » J’utilise son mot retenu, pour provoquer un soupçon d’éveil en elle. « Qu’on se retienne d’être soi même en ma présence, sous prétexte que je suis la patronne. » Mon regard acéré fond sur le sien avant de se détourner. Le conseil est clair, je n’ai probablement pas besoin d’entrer plus dans les détails.

« Pour te répondre… A vrai dire, j’ignore la plupart des choses qui s’y passent. Je n’ai que des échos. Des combats contre des zombies. Des… horreurs du genre. Pas vraiment ma tasse de thé. » De nouveau, je réprime difficilement un frisson, lorsque la peur prend possession de mon être à la simple évocation de ces bestioles sans âmes. « Tout ce qui a trait au Bones me répulse au plus haut point, c’est tout ce dont tu as besoin de savoir. » Finalement, nous finissons par quitter ce quartier maudit et l’impression de saleté qui a pu me coller à la peau durant tout le périple dans cet endroit fini par me quitter. Je préfère de loin la compagnie rassurante de mon hôtel, ainsi que tout ce qui s’y rapproche. Sa question me fait sourire une seconde, puis finalement, c’est un réel éclat d’hilarité qui fini par me prendre. « Rien de tel qu’un verre de whisky pour commencer une relation sur de bonnes bases. C’est mon… Non rien. » Dans la douceur du moment, paranoïa écartée, je me suis laissée bercer par la situation désamorcée, pour presque lâcher une confession qui aurait pu me coûter très cher. Mon corps se raidit au souvenir de mon époux, qui m’a tout appris, même à signer un contrat derrière un verre de bon alcool. Je finis par la précéder dans mon bureau et sert deux verres, que je place entre nous sur l’objet de bois. « Alors Joan… Prête à entrer dans la Sakpàta ? Avec tout ce que ça peut impliquer, bien sûr. » Je lui fais un clin d’œil, dans une provocation évidente, mais je n’ai pas fini… « Pourquoi moi ? Pourquoi nous ? » Mon œil se fait perçant de nouveau tandis que je finis par poser mon séant sur mon siège et que négligemment, j’impose mes longues jambes cuivrées sur le bois rêche, fin sourire aux lèvres.

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MessageSujet: Re: Are you insane like me ? [PV Marie]   Sam 7 Mai - 13:47

Le double jeu, un art dans lequel il est certain que la sorcière n'excelle pas. Enfant, Joan démontrait une certaine aptitude à la sincérité. Ses rares mensonges se délitaient d’eux-mêmes, son manque d’assurance la trahissait toujours. Les rougeurs sur les joues, les bégaiements chavirant contre les lippes et les yeux heurtant le bout de la semelle. Plus de timidité, plus de réelle crainte d’être attrapée en pleine comédie. Seulement, un manque de subtilité criard. Les fioritures, les jeux d’apparence, elle s’en moque. Elle enfonce des portes, crie haut et fort, crache éventuellement, cogne si elle peut. Sans aucune grande classe, sans aucune finesse. La sorcière n’a rien d’une sournoise, rien d’une manipulatrice. Elle est incapable d’assurer un rôle, de s’y tenir. Pas assez de patience pour assouvir les exigences requises, atteindre les objectifs initiaux. Pas la moindre retenue, pas la moindre expertise pour le canular. De bien des façons, la milicienne est un piètre choix pour cette mission. Et sa patronne semble le discerner, le souligner adroitement. Inutile de croire qu’elle aurait pu passer à côté des évidences. La divorcée elle-même reconnait ses erreurs et son manque d’adaptabilité à la situation. Pourtant, elle tente de toutes les manières de s’aplatir, de mâcher sa langue et de faire travailler ses méninges. Après avoir passé plus de la moitié de son existence à retenir ses pensées et à effacer jusqu’à ses sentiments, ses besoins, elle ne se sent pas prête à les voiler, à les oublier à nouveau pour faire passer le succès de l’infiltration avant toute autre chose. Jongler entre ces divers aspects n’est pas aisé. Pratiquement impossible alors qu’elle est passée au crible par la mafieuse. La remarque de cette dernière tord un sourire amer sur sa bouche. « Je sais que vous aimez pas spécialement qu’on parle comme une merde. Je me sens forcée de pas vous offenser en jurant comme un charretier, je veux ce job. » avoue-t-elle. A défaut de pouvoir cacher les intentions, elle dispense un peu de vérité. Seule manœuvre qu’elle puisse plus ou moins maitriser. Plus ou moins.

Même si c'est raté. Sur toute la ligne, sa curiosité aurait émietté l’amabilité – factice ou non d’ailleurs, dur à déterminer, de son interlocutrice. Entre l’accusation et l’agacement soudain, il ne reste aucune place pour son effronterie. Les dents serrées et l’irritation érodant les nerfs, la trentenaire réussit à ne pas divulguer sa lassitude à maintenir le bon profil. Au moins, grappille-t-elle des informations sur le bar mythique. C’est sans doute les plus précieux renseignements qu’elle a réussi à dénicher jusqu’ici. Elle conserve tout ça dans un coin de sa tête. « Ok, je vois. » Ça te révulse quelques mecs qui défoncent du zombie mais les meufs qui écartent les cuisses pour te faire du pognon, ça, ça passe ? Putain d’éthique à deux francs. La progression se fait en silence jusqu’au QG. L’américaine en profite pour laisser son esprit divaguer. Le souvenir de cette gamine la poursuit désagréablement, cale sur ses épaules, de drôles de démons. L’oreille distraite capte pourtant la phrase inachevée de la femme qui l’accompagne. « C’est votre meilleur pote ? » complète-t-elle machinalement avec un brin d’ironie dans la voix. Elle rejette ses cheveux vers l’arrière. « Je suis plus cognac, perso mais je pige le délire. » On a tous besoin de se bourrer la gueule pour oublier toute la merde dans laquelle on fout les pieds. Encore plus vrai quand on trempe dans l’illégalité et le meurtre  facile. La voilà l’humanité à nouveau, d'une certaine façon. La peacekeeper s’installe derrière le bureau de sa chef sans prendre la peine d’y réfléchir ou d’y avoir été clairement invitée. Pendant que sa supérieure prépare l’alcool, elle éponge plus franchement l’hémoglobine à l’aide d’un mouchoir en papier, le roule en boule et l’enfonce au fond d’une de ses poches avant que cette dernière ne dispose les verres entre elles.

Les choses sérieuses débutent immédiatement. C’est le moment de faire preuve de sincérité détournée. Joan redresse les épaules, affirme sa détermination en se tenant soudainement bien droite. Réponse solennel à un clin d’œil malvenu qui ne lui inspire qu’un malaise permanent ainsi qu’une envie irrépressible de rouler des yeux. « Yép, toujours prête. » Les questions redoutées tombées, il ne reste plus qu’à faire preuve d’honnêteté en espérant recouvrir suffisamment les zones d’ombre. « En toute franchise, je m’en tapais un peu de savoir où j’allais foutre les pieds, j’ai juste besoin de taf et de thunes. Vous sembliez être les plus accessibles. Et pis, je dois dire que j’aime pas trop l’idée de recevoir les ordres d’un mec, ‘voyez ? Faut toujours qu'ils cherchent à prouver qu'ils en ont une plus grosse, ça me les brise. » Depuis qu'elle lui a reproché sa retenue, les mots sortent plus facilement. Elle ne sait pas encore si c'est un tort ou non. Les doigts s’agglutinent contre le récipient mais elle ne le porte pas encore à ses lèvres. L’idée de se faire empoisonner n’a pas quitté son esprit. Ne jamais être en confiance. Jamais. Si on découvre son véritable métier, on cherchera à l’éliminer. Sans la moindre hésitation. Elle n’en doute pas un seul instant. Son regard heurte celui de son interlocutrice abruptement. « C’est pas commun de voir une nana à la tête de ce genre d’empire. J’aime ça. » Au moins, ne ment-elle pas sur ce point. Son index circule sur le rebord du contenant à défaut d’ingurgiter le contenu. « Vous avez besoin d’autres motivations ? Vous pouvez me mettre à l’épreuve encore quarante fois. Je m’en fiche. Me faut ce job. » Sans ça, elle est bonne pour se remettre à courser une autre mafia. Et elle n’est pas certaine de pouvoir supporter le retour à la case départ. Surtout, si comme elle l’a dit, elle doit traiter avec un milieu bien plus masculin et macho. Casser les dents de ses acolytes n’étant pas la meilleure option pour se parer de discrétion…

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MessageSujet: Re: Are you insane like me ? [PV Marie]   Mar 17 Mai - 17:43


La relation qui se dessine entre nous est presque agréable. Presque car le spectre de la trahison et du double jeu continu à alimenter mon cœur. Ce manque criant de confiance envers mes collègues me préserve, je suppose, mais m’empêche de profiter clairement du moment. Tout me porte à lui faire confiance. Ses actes, ses paroles… et l’acuité dont elle fait preuve aussi. Surprise, je penche lentement la tête sur le côté, pour mieux apprécier le sacrifice de ma nouvelle recrue. Se retenir de parler à son aise pour ne pas me heurter, c’est une considération agréable. Inutile probablement, puisque je juge en premier les actes plutôt que les mots, néanmoins, j’accueille la remarque avec un fin sourire, franc et sincère. « Tu as ce job Joan. Cherche pas à préserver mes oreilles. Si je suis habituée à un certain standing, je ne vais pas pour autant m’offusquer pour si peu. » Soudain un peu plus détendue, je me rends compte de la pression de cette embauche, si petite soit elle. Chaque personne en plus est un risque que l’organisation héberge un espion, un membre du gouvernement ou autre chose d’aussi désagréable. Chaque personne ajoute une dose de stress qui se trouve finalement bienvenue. Chaque occasion de penser à autre chose que mes problèmes est une bénédiction, même si la paranoïa fini par me rendre bien trop acerbe et beaucoup moins espiègle. Je m’en rends compte chaque jour, sans pourtant trouver le temps d’y rémédier.

Mon sourire disparaît pour ne faire place qu’à une mine refrognée qui correspond parfaitement au sujet soudain évoqué. Le Bones. L’antre de la rouquine et la déchéance de Kyran. Tant de désagréments qui s’ajoutent à ma peur panique des zombies. Elle n’insiste pas plus et c’est tant mieux pour moi. Je ne souhaite plus en parler, imaginer une seconde de plus ces bestioles immondes ou même leurs propriétaires dégoûtants. Tout cela me fait frissonner et je tente de maîtriser cet afflux de désagréables sensations et finis par parler plus que je ne le voudrais. Plus qu’il ne le faudrait. Fort heureusement pour moi, elle comprend mal et je finis par hocher la tête, en sautant sur l’occasion. Elle ne peut savoir que mon époux m‘a tout appris, avant de finalement se repaître de ce gouvernement pourri. Je ne veux pas parler ou évoquer Luke et préfère donc conserver sa version. Un fin sourire fini par revenir sur mes lippes alors qu’elle s’installe, qu’elle évoque son alcool préféré, je ne peux que lâcher un petit rire d’ailleurs, pour finalement lui répondre. « Cognac… Excellent choix. Je ferais en sorte de me fournir, pour nos prochaines… réunions. » Par ces dires je l’invite à considérer plus encore sa place parmi nous. Il me semble évident qu’elle est faite pour ce travail et elle peut devenir une excellente recrue et rien de mieux pour cela, de la mettre à l’aise, même si le sentiment étrangement familier ne me quitte toujours pas.

Je préfère la questionner, entendre ce qu’elle peut me dire sur elle, ses envies et ambitions, mais la réponse n’est pas franchement celle que je pourrais attendre. Je suis curieusement sur ma faim lorsqu’elle termine sa réponse et esquisse donc une légère moue désappointée. Pourtant, tout a le mérite d’être très clair, presque évident finalement. Une fille avec un langage d’hommes, qui ne les aime pas trop. Fatalement elle se tourne vers les femmes au pouvoir. Je ne suis pourtant pas la seule mais étrangement, je me sens flattée par sa façon de voir les choses. Si elle me complimente, c’est probablement pour me conserver dans ses bonnes grâces et si je ne supporte pas vraiment l’hypocrisie, j’apprécie juste une seconde sa considération. Un peu d’alimentation pour mon égo dernièrement mis à mal, cela ne peut me faire de mal, alors que je me sens souvent si mal au souvenir désagréable du rejet de l’homme glaçon. Je ne peux m’empêcher d’ailleurs de boire une gorgée du breuvage que contient mon verre, avant de la fixer un peu plus intensément. « Je ne suis pas la seule femme à la tête d’une mafia. Enfin, je prends le compliment tout de même. Il est toujours bon d’entendre ce genre de choses. » Même si je prononce ces mots dans un sourire, je laisse échapper un soupir, trop audible pour rester discret. Peu importe, je prétends qu’il n’existe pas pour me pencher sur le bois de mon bureau. D’autant plus je l’observe, dans une intention évidente de la juger, ou du moins le prétendre. Et finalement, après plusieurs secondes de cette fausse observation, je finis par retourner contre le dossier de mon siège. Je croise mes longs doigts devant moi, avant de finalement lâcher, d’un ton plus cassant que prévu. « Plus d’autres tests. Je te l’ai dit Valentine, bienvenue chez nous. Sois à la hauteur et tu l’auras, ton argent ! » Avant de la laisser partir pourtant, je hausse mon verre vers elle, comme pour signer ce contrat, sans pour autant l’avoir couché sur papier… Don’t mess up !

|Sujet terminé !

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