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 Jeu & attraction [Shae]

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↳ Opinion Politique : Le pouvoir c'est le pouvoir, tout le monde en a. Il s'en fiche en somme.
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MessageSujet: Jeu & attraction [Shae]   Jeu 3 Mar - 23:51



« L'attraction et la répulsion se côtoient et il y a peu de marge entre elles.”

Shae & Callum
featuring



Il est là au niveau de la seconde entrée et remarque déjà qu’il n’est pas sorti assez longtemps. Installée à 7h, elle….

Ce silence. Une once de paix. Il s’étale au sol telle la loque humaine qu’il est. Au moins, il l’a comprit, il se couchera moins con. Il assumera peut être demain son état de déchet humain quand il se regardera dans le miroir. Le pompier s’abaisse, penche la tête sur le côté pour plonger son regard dans ce qui reste de conscience de cet alcoolique sans intérêt. A-t-il vraiment cru pouvoir faire quoique ce soit ? A-t-il vraiment cru pouvoir s’imposer dans ce qui ne fait plus partir d’un lieu dans lequel il pourra se presser ? Le type ne dit rien, avale difficilement en particulier lorsqu’il croise la lame que tien Callum entre ses doigts. Celui-ci s’amuse à la faire passer entre ses doigts tel un stylo puis au final, avec une classe sans limite, il crache au sol et se relève. « Aucun intérêt » Oui, mise à part ce crochet du droit qu’il n’a pas vu venir, le type ne lui avait offert qu’un court divertissement. Cette soirée est un échec, un pur et inconvenant échec. Devenu pompier depuis près de 4 mois, Callum oscillait entre parfait contrôle et excès de violence mesurée, peu contrôlée ou totalement démesurée. Devenu adepte des combats orchestrés par le Bones, il y venait régulièrement. Pilier de bar, promoteur de la satisfaction silencieuse, il exprimait à lui seul l’intérêt d’un combat. Son dos ne signifiant rien de bon. Toujours avec son verre rempli, il était devenu un récurent, optant pour une même place faisant écho à une déformation professionnelle : non loin des sorties, visibilités de celles-ci et bon positionnement pour apprécier les spectacles du soir. Pourtant, il avait bien malgré lui troqué sa place pour un flot de parole en continue, pour une migraine permanente, un agacement pour se tarir que dans un désordre consenti et consommé. Cette soirée était un instant de paix, le moyen d’entendre le silence là où la cohue fait rage, d’apprécier le sang qui se déverse sans en être la cause et puis…il y a eu ce type, ce déchet. Une occasion de laisser place à ce qu’il est, ce monstre dont n’importe quel sang connait le nom. Une belle occasion pour une attente trop longue et un résultat si court. Un déchet ne pouvait se défendre bien longtemps. Un déchet n’avait visiblement aucun intérêt pour ce monde pourtant, l’assassin ne fit que se détourner pour retourner au sein du bar, retrouver sa place, son verre. Le cliquetis de l’eau se déversant par cycle faussement discontinue engendre une mélodie cristallisée, les verres glissent contre le bois, les pistons sont actionnés, les liquides s’engouffrent dans leur maison de l’instant, les glaçons tintent au fond du désespoir ou des espoirs de ces ombres du soir à peine voilé par leur sourire stupide. Une paix dépourvue de sens au milieu de ces crétins incapable d’assumer quoique ce soit. Il se trouve pourtant dans une maison qui prend les traits d’un foyer à ses heures abandonnées à la violence physique.

Il est là au niveau de la seconde entrée et remarque déjà qu’il n’est pas sorti assez longtemps. Installée à 7h, elle. Shae. Ce flot de parole. Cette migraine continue et ambulante. Ce corps svelte et fougueux, doux et si intense. L’attraction se fait déjà ressentir alors que ses yeux épousent les courbes de la jeune femme. Cette électricité. Il serre les poings, sent déjà la colère monter de cette simple alchimie qui s’excerce entre eux. Il ne peut se l’expliquer, et s’il ne tient, en réalité, pas vraiment à trouver une raison de ce besoin de la dominer d’une manière ou d’une aute, il n’en est pas moins dépendant. Là, à l’observer de sa position, il l’imagine déjà ailleurs. Non loin de ce bar, juste dans la ruelle d’où il vient pour exprimer une forme de créativité, un autre besoin vitale, une autre fascination. Brutale, imaginative, impérative, nécessaire. Il sent sa main dans le bas de ses reins pendant que l’autre s’approprie ses cuisses. Il l’attire contre lui avec une force dans laquelle elle pourrait aisement se comparer à un chiffon. Pourtant, il ne la laisse pas se briser dans le creux de ses mouvements, au contraire, il la laisse même s’exprimer et jouer de ce besoin qui les enserre tous les deux dans une danse infernale pour laquelle le contrôle n’est qu’un leurre. Que ce soit le sien. Que ce soit celui de Shae. Ils ne sont que les pantins d’une attraction. L’image s’évapore quand on le bouscule et qu’il éjecte d’un coup d’épaule le malvenu. Son cœur n’est plus si calme comme à chaque fois. Comme cette première fois. L’attente, il s’en souvient. Lui qui ne voulait pas employer de terme sur cet étrange temps entre leur rencontre officielle et le jour où il a débarqué chez elle. Une semaine, pas plus, peut être même moins. Le pompier oublie ce qui le contrarie et ce temps passé à penser ce sentiment étrange d’être au présent était clairement quelque chose à oublier. Nécessairement. Elle est donc là, non loin occupée à parler avec un autre homme. L’oubli. Il hausse les épaules, se convainc de son inintérêt total un bref instant avant de serrer ce verre qu’il avait abandonné plusieurs minutes auparavant. « T’es tout autant pommé que moi » Il se crispe. « t’es vraiment qu’un con » les mains s’imposent autour de son cou. Il sent son souffle. Hésite à boire une gorgée de ce qu’il se refuse toujours à boire. Apprécie le contrôle qu’il exécute avec une perfection souvent bancale. Ses échappatoires ne sont pas nombreux mais il est indéniable, elle en est un. Sans raison. Puisqu’elle est tout ce qu’il exècre. Tout. « Qu… ? » Son pied traverse la limite de ce qui fait de la collectivité, une propriété privée. Ses mains n’hésitent pas une seconde, traverse l’espace qui les sépare d’une peau qui ne fait que l’aimanter depuis leur première coucherie. Il pense à son corps. Il pense à son souffle. Il entend ses mots, il se souvient des barrières brisés, de la colère et du désir, de la rage et de la passion. Il la veut. Encore. Toujours. Impose son visage contre le sien, épouse ses lèvres, effleure sa peau avant de la faire reculer dans son propre appartement. Il est censé surveiller, protéger ce qu’il déteste au final, le voila vouloir posséder un instant dans ce présent qu’elle lui accorde sans avoir ne serait-ce qu’un bout de perception. Il se détourne avec vivacité, s’apprête à traverse ce qui le sépare d’elle avec la conviction de l’emmener dans cette ruelle. Pourtant, il bouscule une femme qu’il rattrape dans un réflexe emprunté à sa nouvelle –et plus si nouvelle que ça- carrière de pompier.

Le sourire que lui offre la femme une annexe, une échappatoire impromptue, à ce qu’il exècre autant qu’il savoure. Le pompier lui sourit donc, prend le masque qu’il n’a jamais consenti à accorder à Shae et se détourne d’elle pour attirer la femme vers le bar. Il lui commande un verre, échange des banalités, rit même, joue habilement avec le mythe du pompier et la réalité du terrain. Le temps s’écoule sans que la jeune femme ne remarque certains regards à la dérobée imposé par une attraction qu’elle ne peut pas imaginer. Elle est loin de connaitre les pièces du tableau, tout comme lui. Ignorant des messages de son propre corps et de sa raison, ils les opposent par principe avec une vigueur qui finit toujours par s’effriter sur l’épiderme de la rouquine. Une lutte qu’il perdure à orchestrer alors même qu’il s’est éveillé pour la protéger contre un danger dans elle n’a pas plus conscience aujourd’hui qu’hier. Une poupée dans un monde de bisounours voila ce qu’elle, voila ce qu’il déteste, voila ce que son corps ne cesse de clamer, et quelque part, voila ce que son esprit lui offre du présent. « Excuse moi, en fait, je viens de voir une collègue… ça te dit qu’on les rejoigne ? Elle pourra te confirmer que je ne suis pas qu’un beau parleur… » Un sourire, un clin d’œil et le voila qui se rapproche de la table. Il le sait, elle l’a déjà repéré depuis un moment et à en voir son sourire qui s’efface, il est persuadé de parvenir à ses feins : l’emmerder ; Encore et encore. Perpétuellement. « Shae… même combat à ce que je vois… » Il lève son verre en souriant et s’installe sans demander l’autorisation, regarde le type à son côté et lui tend la main. « Une nouvelle distraction ? Enchanté, moi c’est Cal, un collègue et elle c’est Isa » Emmerder. Emmerder. Embrasser. Enlacer. Posséder. Déshabiller. Dominer. Animer. Frapper. Embrasser. Encore. Toujours. Ses yeux se portent sur elle avec un grand sourire, simple, efficace. Sa bouche joue avec sa peau, il se contracte, la pousse contre le mur le plus proche, se presse contre elle avec intensité. Déjà ses mains attrapent sa chemise, tire dessus et lui enlève d’un mouvement rapide. La fougue reprend, ils se heurtent, se percutent, s’apprivoisent avec férocité puis elle le repousse, doucement puis avec fermeté…






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MessageSujet: Re: Jeu & attraction [Shae]   Sam 5 Mar - 17:29

« C’est ta couleur naturelle d’ailleurs ? Ca te donne un côté sexy »
Shae glousse et, en réaction, entortille une mèche de cheveux autour de son doigt. Le jeune homme en face d’elle est plus ou moins un Apollon au corps de mannequin et au visage qui ferait frémit d’envie Robert Pattinson. C’est lui qui est venue aborder la jeune femme la veille, après plusieurs minutes à se lancer des regards en coin et des sourires timides. Elle a juste attendu qu’il morde à l’hameçon. Et après quelques verres et une soirée à discuter, il lui a donné rendez-vous le lendemain soir dans un autre bar plus « sympa ». Quel gentleman, il ne lui a même pas posé un lapin. Elle rend son sourire à l’Apollon –qui s’appelle Daniel, soit dit en passant- alors qu’ils poussent la porte du bar. Il est charmant, drôle, pas trop bête. Et Shae commence à se dire qu’elle le ramènerait bien chez elle.
« Oui c’est leur vraie couleur. Je ne suis pas une tricheuse », ajoute-t-elle avec un clin d’œil. Il commence à lui raconter une anecdote sur son adolescence, qu’elle écoute à moitié alors qu’elle lance un regard circulaire sur le bar autour d’elle. Le Bones. Il avait fallu qu’il l’emmène au Bones. Elle adorait ce bar, là n’était pas la question. Mais elle savait que quelqu’un d’autre aimait ce bar. Et elle ne tenait pas à croiser ce quelqu’un d’autre ce soir. Heureusement, elle ne le vit pas, et ils s’installèrent au fond à une petite table. Ils commencèrent à parler de leur vie avant d’arriver à la Nouvelle Orléans. Le plus difficile dans cet exercice pour Shae, c’était de s’inventer une vie entre 2008 et 2012. Mais elle écoutait Daniel plus qu’elle ne parlait. Et puis….
Il aura suffi d’un mouvement capté du coin de l’œil pour que le cœur de Shae se serre. Elle l’avait déjà reconnu. Elle tourna la tête afin de vérifier son intuition ; c’était bien Callum. Elle aurait dû se douter qu’avec sa chance, il serait là pile le soir où elle était avec un autre homme. Non pas qu’elle ait honte ou qu’elle soit gênée. Après tout, ils n’étaient pas en couple. Elle ne savait même pas trop quelle était leur relation.

Après la première nuit, elle n’avait pas entendu parler de lui pendant des jours. Cela l’avait mise en colère au début, et puis elle était passée à autre chose. Avait repris sa vie tranquille, chassant cet homme de son esprit. C’était mieux comme ça. Elle avait presque réussi à s’en persuader lorsqu’il avait refait son apparition sur le pas de sa porte, un soir, à l’improviste. Sans un mot il était entré et l’avait attirée à lui. Elle n’avait même pas tenté de résister, trop heureuse de ressentir à nouveau ce sentiment étrange qu’il provoquait, cette attirance passionnelle. Au moins, il ne s’était pas enfui comme un malpropre pendant qu’elle dormait. Au lieu de ça il s’était amusé à la provoquer dès le petit matin. Quand elle avait explosé, ils étaient retournés au lit. Puis il lui avait dit qu’il devait partir au travail. Il n’avait même pas voulu lui dire quel métier il faisait. Il avait de nouveau disparu pendant plus de deux semaines. Etait revenu, et puis le temps entre chaque visite s’était réduit avec le temps. Désormais ils avaient presque leur rendez-vous hebdomadaire. Enfin, rendez-vous…Callum se pointait à l’improviste une fois par semaine, et elle lui ouvrait, parce qu’elle l’attendait sans l’attendre.

Shae détourna le regard et le reporta sur Daniel, bien décidée à ignorer la présence de Callum, qui d’ailleurs venait de s’installer au bar avec une charmante demoiselle. Un point partout, dans ce cas. Elle offrit à son rencard son plus beau sourire ; elle avait décidé de le ramener chez elle, elle le ferait si c’était ce qu’elle souhaitait. Peu importait Callum Doyle – parce que oui, il avait daigné lui en apprendre un peu plus sur lui. Mais plus le temps passait, moins elle put s’empêcher de jeter des regards en coin vers le jeune homme. Une part d’elle voulait abandonner le pauvre Daniel, qui ne se doutait de rien, et passer le reste de la soirée avec Callum en éjectant discrètement sa copine. Une partie d’elle voulait rejouer la partie, inlassablement. Mais l’autre part d’elle en voulait presque à Cal de la provoquer comme ça. Elle savait pertinemment qu’il l’avait vue. Tout ce qu’elle espérait maintenant, c’était qu’il la laisse tranquille.

Et comme s’il l’avait entendue, c’est avec un sourire en coin qu’il se pointa à leur table cinq minutes plus tard. Shae sentit le rouge lui monter aux joues et son sourire s’effacer alors qu’il la toisait du regard.
« Shae… même combat à ce que je vois… »
« Callum… », répondit-elle sans un sourire. Il s’installa sans demander quoi que ce soit. Comme à son habitude. Il s’imposait à elle. Ca avait toujours marché comme ça. Il faut dire, elle n’avait pas été très résistante. Il y avait dans la force brute de cet homme une beauté cassée, un chaos fragile. Leur relation était un tango, fougueux et sensuel à la fois. Un tango un peu violent, parfois.

« Une nouvelle distraction ? Enchanté, moi c’est Cal, un collègue et elle c’est Isa »
Shae adressa un sourire désolé à ladite Isa, qui semblait ne rien comprendre à ce qui se passait. Daniel n’était pas en meilleure posture face à Callum et son sourire narquois. Ce dernier semblait savourer ce moment ; il était bien le seul d’ailleurs. Shae soupira et tenta un sourire hypocrite.
« Voici Daniel, on s’est rencontrés dans un autre bar. Et depuis quand on est collègues toi et moi ? »
Elle n’allait pas lui faciliter la tâche. Elle voulait qu’il s’en aille d’ici. Qu’il la laisse tranquille. Qu’il cesse de provoquer ce truc en elle. Elle voulait juste passer une bonne soirée avec Daniel, peut-être passer la nuit, prévoir un autre rendez-vous auquel elle n’irait peut-être pas, aller au boulot, et surtout, surtout, oublier Callum Doyle.

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Each and every time I see you
It's just as hard to leave you as the last time
So we come to a decision, draw a line in the sand
And stand on different sides yet I reach out for your hand



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MessageSujet: Re: Jeu & attraction [Shae]   Dim 6 Mar - 20:50

Elle le repousse. Il recule, le souffle roque, loin d’en avoir fini avec ses plans de la soirée. L’épiderme de la rouquine exprime déjà le passage de la barbe et des lèvres de Callum, il l’appelle, semble en redemander. Pourtant, elle impose une fermeté dans son regard qui s’estompe pourtant avec rapidité. Le nouveau pompier sourit, sachant déjà qu’il a gagné. Qu’il obtient ce qu’il veut de ces boucles, de ces traits, de ce regard. La respiration de la jeune femme se saccade à mesure qu’elle prend elle-même conscience de l’impossibilité de revenir en arrière alors elle rompt l’écart entre les deux. S’expose de nouveau à un fougue qui les dévore pendant que Cal s’évertue à prendre ce qui ne lui appartient nullement mais qui offre un répit dans ses nouvelles sensations qu’il n’explique pas. Une façon bien étrange que de compenser ses pertes de contrôle, mais qu’importe, imposer ses volontés à la princesse des contes de fée compense relativement bien les sensations enflammées qu’il ressent en sa présence. Son sourire transmet tout le feu qui brûle en lui en sa présence. Il ne veut pas lui parler, comme il ne veut pas parler à la blonde, à l’autre homme. Non, il se fout des mots mais elle, c’est autre chose. Quelque chose fait d’elle un intérêt que personne ne peut contrôler, si ce n’est lui. Il veut se jouer d’elle. La dominer. Lui faire exprimer ce qu’elle ne montre à personne, cette part d’obscurité loin du monde joyeux qu’elle expose devant les autres. Il veut la briser, encore, inlassablement. Il veut avoir raison quand il a tort. Il veut ressentir cet impératif qui ne s’affirme que dans un tourbillon d’insultes et de gestes désorganisées. Il est là, il la regarde et sait parfaitement où est-ce que son esprit vogue également. Ils sont tous les deux écorchés vifs et ne cessent d’étaler davantage leur plaie avec l’autre sans pourtant, en parler. Enfin….

Voici Daniel, on s’est rencontrés dans un autre bar. Et depuis quand on est collègues toi et moi ? Son attention s’étant reporté sur Daniel. Un homme bien habillé, certainement mieux que Callum avec ses affaires de récupération, probablement sympathique et sérieux. Pas moche, légèrement musclé et une tête lisse, inspirant surement confiance en ces dames. Non, il pouvait plaire autant à la rouquine qu’à la blonde mais certainement pas au militaire. Il y avait chez ce type, un mensonge affiché sur le visage. On ne peut pas être clean et quelque part, il lui rappelait cet autre type le mois dernier… De loin, il le voit faire. Sourire, pencher la tête en touchant les cheveux de la femme, se rapprocher, se satisfaire de l’effet qu’il produisait. Toujours avec son costume cravate qu’il ôtera au profit de sa tenue de chantier dès qu’il en aura fini avec cette pauvre saute. A bien des égards, elle ressemble à Shae et c’est surement pour cela que l’une comme l’autre elles se font avoir. Il soupire, attend que l’homme sorte fumer pour le suivre. Le type ne le voit pas venir c’est pourquoi il tapote sur son épaule et lorsqu’il se retourne, enfonce son front dans le sien. Les coups pleuvent et certainement que la sensation de ces frappes puissantes persistent encore alors que le pompier s’est déjà éloigné dans la rue principale. Quel con. Callum hoche la tête, lui sourit chaleureusement et se tourne vers la rouquine un bref instant avant de regarder tour à tour les deux boulets du soir. Bien, faudra me donner l’adresse… c’est toujours sympa de découvrir de nouveaux lieux de débauche… c’est que ça ne court pas les rues de nos jours…. Vous jouez les rebelles souvent ? Il rit légèrement, offre le parfait spectacle d’un homme sympathique et porte son verre à ses lèvres, fait semblant de boire et le repose. Ses prunelles se plongent alors dans celles de la rouquine, déjà conscient de l’agacement qu’il procure chez elle. Elle va exploser et il sera là pour l’accueillir. Aaaah touché, collègue est réducteur mais je ne voulais pas inquiéter Dany… Excuse moi de prévenir ta solitude abyssale…. Étrangement, la situation l’amuse. Il ressent cet étrange pétillement dans le regard. Il sait qu’elle le déteste déjà. Son regard l’insulte et lui intime déjà de se la ferme. Pourtant il reprend avant qu’elle n’ait pu dire quoique ce soir. En fait, on se connait depuis que son appartement a été envahi par les tics…. Et … Il rit du regard, réussi à captiver son auditoire avec une sympathie qui ne peut que la faire bouillir. Après tout n’a-t-elle jamais eu autant de fausse de considération ? et encore, on n’a pas encore réussi à tout éradiquer dans son immeuble… tu te souviens quand j’ai été moi-même infes… Il rit, tape l’épaule de son comparse de beuverie, presque étonné de ne pas encore avoir reçu d’insulte ou de coup sous la table. Enfin, vous l’aurez compris, on se connait depuis un petit moment…. Je suis son… amant ? voisin. Ce regard. Il l’a attiré dans ses filets. Elle l’agrippe, l’entraine avec elle vers sa chambre sans pourtant qu’il ne l’atteigne. L’histoire se clôture dans son salon pour un premier round avant de glisser dans des draps plus agréables que le sol. Pourtant c’est cette force brutale qui les attire encore l’un vers l’autre. Cette fois là, il s’endort près d’elle et se réveille après elle. Pris au piège, il l’accusa, peigna un tableau de sa demeure pour l’électriser encore. La rendre folle. La faire sortir de ses gongs. La rendre attrayante. Désirable. Elle parle, il impose le silence dans une autre étreinte et disparait après celle-ci prétextant un emploi qu’il ne commence que la semaine prochaine. Elle ne sait rien de lui et à ce moment là c’est une formule qui lui correspond parfaitement. Qu’importe qu’elle se sente son objet sexuel. Cette idée lui plait bien alors que force a été de constaté qu’il était lui-même le pantin de ce fil invisible. Qu’importe la femme qui répondait à ses pulsions lors de ses sortis, inlassablement, il revenait vers, poussant la porte sans attendre d’y être invité, l’attrapant au vol, l’emportant par ailleurs. La brutalité laissa place doucement à une originalité qu’ils se permettaient dans un accord tacite répondant aux désirs de l’autre à demi mots toujours dans l’impérativité d’une caresse vivace. Bien vite, des murmures s’agitèrent dans l’atmosphère, des rires, des gloussements. Une parenthèse qui ne pouvait exister que durant ces étreintes pour disparaitre dès que cet étrange présent prenait fin. L’agacement prenait le dessus sur la passion, partir devenait à chaque fois une nécessité pour éviter de l’entendre trop. Eviter la migraine.

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MessageSujet: Re: Jeu & attraction [Shae]   Mer 16 Mar - 22:55

Lorsque Callum a souri à Daniel, Shae crut un instant que la soirée pourrait peut-être ne pas virer au cauchemar. Un instant seulement. Car à peine lui avait-il souri que son regard se reportait sur elle et lui serrai le cœur, lui glaçai le sang.
« Bien, faudra me donner l’adresse… c’est toujours sympa de découvrir de nouveaux lieux de débauche… »
Elle lève les yeux au ciel et sent Daniel se crisper à côté d’elle. Pauvre Daniel. Ca avait bien démarré pourtant. Mais là, avec Callum en face, il est foutu. Il n’a plus aucune chance de finir la soirée avec elle. Elle le sait, elle ne devrait même pas essayer de se battre. Elle le fera pourtant, parce que c’est plus fort qu’elle. Elle n’est pas capable de déposer les armes devant Cal, sauf quand il frappe à sa porte et l’attire à lui. Elle se bat et se fatigue, jusqu’à l’implosion, jusqu’à la colère et la rancune. Chaque fois qu’elle essaie de laisser tomber, il trouve un moyen de relancer le combat. Lui semble inlassable, infatigable. Elle ne l’atteint jamais, il reste cloîtré derrière son mur de connerie. Quoique…

Elle le repousse, lui sourit et revient, mais elle résiste et le repousse une seconde fois avant de croiser les doigts. Il s’arrête, un air surpris, puis déçu, puis croise les bras lui aussi.
« C’est quoi ton nom de famille ? »
Il ne répond pas. Elle insiste, et insistera pendant deux minutes jusqu’à ce qu’il lui donne. Doyle. Callum Doyle. Elle sourit.
« OK, Callum Doyle. Et ton métier ? ». Il refuse de lui répondre, tente de revenir à la charge en plaçant ses mains sur ses hanches. Elle résiste, un peu, juste un peu, puis se laisse retomber dans la tornade qu’il provoque en elle et ils passent la nuit ensemble. Au matin, il est toujours là, dans le salon. Depuis quelques temps, il ne se volatilise plus en pleine nuit. Depuis cette nuit qu’elle essaie d’oublier depuis. Elle s’assoit en face de lui et prendre le lait qu’il lui tend.
« Je ne continue ce petit jeu qu’à une condition », lance-t-elle d’attaque. « J’ai droit à une question sur toi à chaque nuit passée ensemble. Tu es obligé de me répondre honnêtement. Remarque, je serais bien incapable de dire si tu mens…On a un deal ? ». Ils avaient un deal.


Callum continue sur sa lancée avant que Shae ait pu dire quoi que ce soit. Des tiques ? Sérieusement ? Il n’a trouvé que ça comme histoire ? Daniel manque de s’étouffer avec sa bière et elle sent le regard inquisiteur qu’il lui lance. Regard auquel elle ne répond pas, gardant les yeux fixés sur Callum, tentant désespérément de faire refluer la colère qui monte au fond de ses tripes. Il essaie de la décrédibiliser, de faire fuir son rencard. En psychologie, ce serait une connerie d’histoire de mâle alpha et de défense de territoire. C’est à celui qui a la plus grosse, en gros. Mais si on sort de la psychologie –et Shae n’a jamais trop aimé la psycho d’ailleurs-, Cal joue juste aux enfoirés dans l’unique but d’agacer Shae. Elle le sait parce qu’il l’a déjà fait plusieurs fois. Il a des ressources qui semblent illimitées dans le domaine des remarques provocatrices.

« Je suis son…. » Shae serre les dents, redoutant ce qu’il va dire. « Voisin ». Elle se détend, légèrement. Pas assez. Daniel se crispe de plus en plus et la jeune femme est déjà bien surprise qu’il ne se soit pas enfui en courant, en insultant Callum et en l’insultant elle au passage. D’ailleurs, la comparse de Callum – comment s’appelle-t-elle déjà ? Aucune importance au fond- semble dans le même état. Ils ne comprennent pas ce qui est en train de se passer. Comment le pourraient-ils ? Shae elle-même a du mal à comprendre ce qui se passe chaque fois avec Callum. Ce qu’elle sait c’est qu’il l’énerve, qu’elle a envie de le frapper, et que cela se mue inlassablement en attirance qui finit par prendre le dessus et les emmener dans son lit. Jamais chez lui d’ailleurs, toujours chez elle. Il a bien voulu lui donner son adresse, « en cas de souci » a-t-il dit.
Elle court à perdre haleine. Son bras lui fait mal, elle sent le sang couler de sa tempe. Mais elle court, sans se retourner, trop effrayée par ce qui pourrait la suivre. Elle arrive enfin devant la porte de Callum et frappe, de toutes ses forces, de son bras valide. Quand il ouvre, elle le regarde, hébétée, les larmes plein les yeux et les joues. « Cal… ». Elle se rue en avant et vient chercher le sentiment protecteur de son torse.
Shae soupire, baisse les yeux, inspire un coup puis reporte son regard sur Callum, un sourire aux lèvres. Donner le change. Ne pas lui montrer qu’elle est en colère. Ne rien lui montrer. Tenter de se battre encore.
« Un voisin un peu encombrant, oui. Mais ne t’en fais pas, mon appartement va très bien. Je me débrouille parfaitement toute seule, vois-tu. De toute façon comme tu te défiles chaque fois… »
Elle soutient son regard. Bon sang, ce regard, comme des abysses dans lesquelles on plonge sans jamais remonter à la surface si on ne fait pas attention. A côté d’elle, Daniel se racle la gorge. Mauvais signe.
« Euh….je vais peut-être vous laisser, vous avez l’air de… »
« Non ! ». Shae ne lui laisse pas le temps de finir. Elle se tourne vers lui avec un grand sourire et lui touche délicatement le bras. Elle ne veut pas qu’il parte. Elle ne veut pas se retrouver encore une fois seule avec Callum. Elle voudrait pouvoir faire autre chose. S’amuser. Ne pas penser à lui. Ne pas se battre, ne pas finir comme les autres fois. Elle lance un regard vers son adversaire.
« Je propose plutôt que Callum et…Isa, aillent profiter de leur soirée tranquillement et nous laissent profiter de la nôtre tranquillement, non ? Je veux dire, après tout, vous aviez l’air de vous amuser à deux et nous aussi, ce serait dommage de gâcher la soirée, pas vrai ? »

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MessageSujet: Re: Jeu & attraction [Shae]   Mer 30 Mar - 22:42

Pour une fois son silence impose un certain respect. Comme si elle s’était drapée au fin fond de sa cage thoracique en refusant d’exprimer le moindre mot ni même, la moindre émotion, devant lui. Une attitude qui n’avait pas pour déplaire à l’homme assis en face de la rouquine, au contraire, il a tendance à croire que le silence de Shae est probablement un don du ciel. Un instant à savourer. Délicatement tel le reliquat d’une preuve d’existence humaine antérieur à Lucy. Cela dit, il devine facilement le torrent de pensées qui chavirent son amas de cheveux. C’est qu’il commence à la connaitre, bien malgré lui. Bien heureusement. Un intérêt pour elle qu’il ne s’explique pas et ne veut pas se l’avouer à peu près à chaque fois qu’il la voit. Pourtant, force est de constater que quelque chose existe entre ces deux entités si opposées. La lutte sévissant en eux, indépendamment de l’autre, ne semble jamais trouver une solution normale, mesurée, moins violente. Non, la lutte passe des mots à un combat de bras et de jambes, de caresses et de choques, de désir et de passion. Une autre guerre naissant de la colère qu’il provoque chez elle et de l’effet qu’elle procure chez lui dès que le bisounours laisse place à un Chucki. Elle s’échappe de son étreinte, le repousse encore une fois et c’est dans un soupire qu’il croise les bras, hausse un sourcil. Frustré puisque déjà attiré dans les filets de la jeune femme – qu’il croit bêtement contrôler lui-même -, il ne veut pas lui offrir le plaisir de donner son identité. Le pompier s’en fiche pourtant, son nom n’a plus de sens pour lui. Son identité n’est qu’un amas de souvenirs brisés, d’actes manqués, de décès et d’absences de regret. Il a fait un choix, l’assume bien qu’il tente pour sa fille de redevenir celui qu’il était… au moins en apparence. Une résurgence qu’il est loin d’accorder la cause aux hanches de la jeune femme, bien qu’elles aient tous les qualités requises et plus encore pour combler un homme. Lui qui plus est. Pourtant dans un soupire d’agacement il finit par se laisser vaincre, concède le bout d’un « lui » mort depuis longtemps. Enfin, ceci elle n’en a pas conscience. Les illusions de la rouquine sont si tenaces que l’assassin pourrait presque se lacer d’essayer de les briser. Presque. Aujourd’hui encore, en cette soirée, elle tente d’imposer sa volonté ce qui le fait sourire imperceptiblement, rien qu’à elle, pour elle. Une dédicace qu’il n’est pas lui-même sûr de lui offrir mais qu’importe. Il connait la teneur de sa volonté et ce n’est certainement pas de rester avec le pantin. Non, sa volonté se niche dans une étreinte, chez elle. Lui, il ne se formalise pas du lieu. A vrai dire, il serait bien tenté de l’emmener dans la ruelle. C’est moins chic pour la princesse qu’elle se croit être mais s’il a bien compris une chose c’est qu’elle ne met pas longtemps à céder à un désir qui les brûle tous les deux. Un nouveau lieu pourrait même offrir un nouvel attrait à ce qui fait d’eux un duo si mal assorti. « Un voisin un peu encombrant, oui. […] De toute façon comme tu te défiles chaque fois… » Elle impose son sous entendu dans les prunelles du pompier qui soutient sans dommage l’attaque. Se faire avoir une fois, okay. Deux fois c’était impossible. Alors le voila qui file après avoir obtenu satisfaction. Son regard se pose sur la femme endormie, nue. Il dessine les courbes qu’il avoue connaitre par cœur et prendre plaisir à parcourir puis faire la porte. Le deal passé lui laisse un gout amer hésitant encore à lui concéder une vérité de temps en temps. Pourtant l’impétuosité dont elle avait fait preuve s’était offert une place quelque part dans le caboche du pompier. Il n’avait pas simplement accepté parce qu’il avait envie d’elle. Non, persuadé qu’il était de pouvoir définitivement lui tourner le dos et aller coucher avec n’importe qui. Ce qu’il fait par ailleurs. Non, une autre raison s’était imposée dont il n’est pas sûr de pouvoir avouer ne ce serait que les contours. Un intérêt autre que physique aurait-il vu le jour ? Se pouvait-il que l’agacement de son flot de parole ait provoqué autre chose que l’agacement et la migraine ? Un mystère loin d’en être un au final mais qu’importe, il lui arrive de se surprendre à penser à elle, son visage, son sourire, sa colère, ses toques et puis tout ce rend leur relation si intense. Il la désire. L’apprécie.

« Non ! » Son visage se secoue légèrement, perdu dans ses pensées il n’en avait pas suivi le reste. Il fronce les sourcils, observe tout le monde sans exprimer son trouble et son agacement. Ces souvenirs, avec elle, ne sont pas ceux qu’il tente de faire revenir. Ils n’ont aucun intérêt si ce n’est le conduire inlassablement vers son épiderme. Encore. Encore. Encore. Son regard glisse sur la main qu’elle pose sur l’avant bras de l’homme. Il n’en montre rien mais il voit très bien la tête de crétin s’enfoncer dans un mur. Comme un grand, tout seul. Ou pas. Il sourit, plsu sombre puis se tourne vers la blonde avec qui un petit jeu s’était mis en place sous la table. Une attraction, un moyen de lui faire croire en un intérêt qui ne porterait que son nom et non celui de Shae. Une duperie. Qu’importe, la blonde ne faisait pas parti de son deal. Elle. Lui. Eux deux pouvaient se mentir sans aucun problème et si le mensonge pouvait lui permettre d’attirer la jolie blonde dans une distraction fugace avant d’atterrir chez Shae… il ne voyait pas le mal. Non. Aucun. Shae n’est-elle pas que son propre jouet ? sa propre distraction ? Elle n’est rien. Elle n’est rien. Absolument rien. Ses lèvres s’approprient son ventre, parcours ses seins en même temps que des mains avertis, connaisseuses de ce corps qu’il aime conquérir encore et encore. Le sex n’est qu’une pulsion pourtant, celle-ci se muri en eux, ils s’apprivoisent encore aujourd’hui après tant de temps à se détester et s’imposer à l’autre ainsi. Il n’y a pas de logique. Elle n’est rien. Absolument rien. Sauf. Sauf là, à cet instant où le temps ne semble plus s’immobiliser. Où il s’écoule dans une temporalité qui ne peut être réelle fluctuant au gré de leur imagination et des envies inassouvies de l’autre. Elle n’est rien absolument rien. Pourtant, alors que la danse les enflamme tous deux, son regard se pose sur ce bras blessé. Instantanément, il bloque. Une seconde. Un instant d’hésitation et d’effroi où une colère sourde monte en lui alors c’est avec une nouvelle force emplie d’une douceur jusque là inconnue qu’il agrippe la main de Shae et installe sa paume dans la sienne finissant leur étreinte d’une considération nouvelle. Le pompier se penche vers l’oreille de la blonde, murmure un phrase bateau à laquelle elle veut bien croire puisqu’elle sourit presque honteuse mais amusé. Alors il glisse une main sur sa cuisse et redresse le regard vers le couple s’en sortant moins bien qu’eux. Un constat qui amuse l’assassin. Il hausse un sourcil et s’apprête à demander avec un fort inintérêt ce que peut bien faire un homme de sa trempe dans la vie lorsque Shae le devance. Son sourire s’étend bien que la rebuffade l’agace. N’apprécie-t-elle pas le jeu actuel ? Qui parviendra à conserver sa rencontre ? Avec qui chacun finira ? Lui était bien parti pour obtenir les deux. Confiant comme toujours. Loin d’octroyer le moindre pouvoir de Shae sur lui. Loin de consentir à cette vérité, pourtant vivace. N’a-t-il voulu la protéger de nouveau ? Ne fait-il pas ce qu’il a pourtant détesté pour elle ? La surveiller ? Attendre que l’agresseur revienne ? Ecraser la tête de plusieurs hommes pour simple suspicion –et fort agacement général- ? Ne lui a-t-il pas donné l’adresse de son dortoir du moment et offert plusieurs vérités sur lui-même ? Rien de passionnant mais tout de même.

Il hoche la tête, se lève. « Oui.. tu as raison, c’est une bien meilleure idée… Passez une bonne soirée tous les deux.. » Il quitte son tabouret, invite sa compagne d’un mouvement de la main et pose nonchalamment celle-ci sur le bras de la jeune femme, la caressant d’un geste protecteur. Le même de cette fameuse nuit où loin de coucher avec il est simplement resté là, à lui offrir la protection qu’elle était venue chercher dans une maison abandonnée. Le pompier se retourne pourtant d’un geste rapide et renverse le verre de Shae en voulant récupérer le sien. Acte totalement prémédité, il feinte la surprise, bredouille une excuse et laisse ses doigts jouer une partition sur la cuisse de la rouquine. Un geste fluet qui se ponctua d’un regard intense, une invitation, un discours sans mot comme ils en ont pris l’habitude durant leur étreinte. Un silence qui parle souvent plus qu’il ne le ferait jamais. Le geste disparait comme ce faux accident lorsqu’il recule, pose cette même main sur le flan de sa nouvelle comparse. « N’hésite pas à toquer si tu as un autre problème de cafards et à bien me dire en quoi je peux vraiment t’aider.. je ferai de mon mieux pour rester t’aider » le sous entendu s’étire, répond à sa première provocation pendant que les deux individus s’éloignent et reprennent leur place précédente. L’air de rien, un nouveau round commence. Les regards se mêlent à ceux qu’ils offrent à leur pantin, les caresses ne semblent pas plus destiner à ces derniers… bien loin d’eux, c’est Shae qu’il vise. Oui, rien qu’elle. Le pompier parle de l’existence de sa sœur, après avoir concédé il y a peu de s’exprimer aux sujets de ses parents et de leurs métiers. Pour le moment, il n’évoque pas leur décès, elle n’en demande pas plus non plus. Elle doit se douter que la mort les accompagne, comme pour beaucoup de proche de ce monde. Il évoque de lui-même son meilleur ami, murmure l’information dans le creu de son oreille alors qu’il l’enlace. Une position qu’il ne maitrise plus depuis longtemps, trop simple, trop détendu, tellement plus lui qu’il a du mal à comprendre les raisons de cette tendresse. Qu’importe la blessure qu’il vient de soigner. Qu’importe l’agression qu’elle vient de subir. Qu’importe ce qu’elle est. Qui elle est. Il n’a aucune raison pour qu’il soit ainsi aujourd’hui pourtant… il est là à la tenir contre lui, la rassurant de ce qu’il aurait dû éradiquer depuis longtemps.

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MessageSujet: Re: Jeu & attraction [Shae]   Lun 2 Mai - 15:49

« Oui.. tu as raison, c’est une bien meilleure idée… Passez une bonne soirée tous les deux.. »
Shae sourit. Elle devrait être contente, voire victorieuse. Et pourtant quand elle le voit se lever, elle ressent une certaine déception. Elle ne l’avouera jamais, mais elle a fini par aimer leurs petits jeux, leurs piques. Elle ne gagne jamais, pourtant, il finit toujours par la mettre en colère. Mais elle aime rejouer, essayer de prendre l’avantage, ne serait-ce qu’une fois. Ca se termine toujours de la même façon, mais elle veut voir chaque fois si elle peut changer la fin. Comme une mouche qui se claquerait la tête éternellement contre une vitre fermée afin de trouver la brèche pour sortir. Ce n’est pas sain, et elle en est consciente. En même temps, sa vie n’est pas saine. Mais elle se sent vivante avec Callum.
Lorsqu’elle s’endort ce soir là, elle est toujours dans ses bras. Il l’a faite entrer, l’a bombardée de questions quant à l’auteur de l’agression, son physique, ce qu’il a dit. Elle ne se souvient quasiment de rien, trop choquée encore pour que sa mémoire fonctionne. Alors il la prend contre elle, l’enlace, et elle se love dans les bras dont elle a si souvent essayé de se détacher, tente de retrouver une consistance. Ils discutèrent beaucoup ce soir-là. Un peu d’elle, un peu de lui. Elle lui livra sa peur de mourir, son obsession de vivre. Il lui confia un peu de son passé. Lorsqu’elle se réveilla le lendemain matin il était parti. Mais elle sut quelque part que lorsqu’il venait après cet épisode, il s’assurait aussi qu’elle allait bien. Et elle se sentait plus en sécurité lorsqu’il dormait à côté d’elle. Vivre seule était devenu difficile. Callum était peut être frustrant, mais il avait le mérite d’être là.
Le verre se renversa de façon beaucoup trop arrangeante pour ne pas être orchestrée. Elle jeta un regard noir à Callum, qui se transforma vite en surprise lorsqu’elle sentit le contact sur sa cuisse. Il disait une chose et en montrait une autre. Le salaud. Elle plaignit malgré elle la pauvre Isa, mais leur adressa un signe de main alors qu’ils partaient. Daniel partit lui chercher un autre verre, et elle le plaignit aussi d’avoir dû supporter ses conneries à elle. Un quart d’heure s’écoula.

« Shae, tu veux que je partes ? »
La question la fait sursauter. Elle ouvre des yeux grands de surprise.
« Non, enfin, pas du tout, pourquoi ? »
Daniel hausse les épaules et elle soupire. Peut-être parce que ça fait un quart d’heure qu’elle l’écoute distraitement, le regard quasiment vrillé sur la porte par laquelle est sorti Callum, et lui répond à moitié à côté. Elle ne peut pas s’empêcher de le revoir avec cette Isa au bras, et soudain Daniel lui semble fade. Elle lui adresse un sourire désolé, auquel il répond par un nouveau haussement d’épaules.
« Il s’est passé un truc entre ce Callum et toi ? Genre, vous étiez ensemble ? T’es amoureuse de lui ? »
Shae laisse échapper un rire malgré elle. Amoureuse ? La belle histoire. On en est loin. Callum n’est pas le genre de mec dont on tombe amoureuse, en tout cas pas les filles comme Shae. Si tant est que Shae puisse encore tomber amoureuse d’ailleurs. Elle est curieuse, fascinée. Obsédée par l’idée de le percer à jour. Mais dans l’absolu, cette relation n’est destinée qu’à exploser et à mourir. Une fois les secrets éventés, une fois la tension sexuelle retombée, une fois la fascination fanée, Callum sera juste un type qui lui a sauvé la vie et qui est un enfoiré. En attendant, Shae se laisse tomber dans sa spirale.
« Rien de tout ça. Juste du sexe. »

Il ne semble pas convaincu, et trente secondes il saisit son manteau et s’en va en s’excusant, arguant que c’était sympa mais qu’il préfère ne pas interférer dans une histoire en suspens, même s’il s’agit de sexe. Les protestations de Shae pour le retenir ne sont que pour la forme. Elle le laisse partir, finit son verre en se maudissant, en maudissant Cal’. Puis elle prend son propre manteau et sort en trombe du Bones, espérant rentrer chez elle et oublier cette soirée. Mais non, il est là. Comme s’il l’attendait.
« Isa s’est rendue compte que tu étais un con et t’as lâchée ? », lance Shae avec une hargne qu’elle sait elle-même ne pas être sincère. En réalité elle est contente qu’il soit là. Elle veut jouer.

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MessageSujet: Re: Jeu & attraction [Shae]   Sam 21 Mai - 14:43

Il la revoit assise autour de sa table, observant le pain comme s’il était en train de lui parler. Elle porte le tee-shirt de pompier de Callum sans qu’il n’ait eu la volonté de lui faire remarquer que ce n’était pas à elle. La voir ainsi pourrait lui rappeler ses ex, ces femmes qu’il a essayé d’aimer, avec qui une relation s’était profilée et pour lesquelles porter les vêtements de Callum était un signe d’enlisement. Le pompier n’a jamais été fait pour les relations amoureuses, persuadé de n’avoir de temps pour personne si ce n’est sa fille et aujourd’hui sous les traits du monstre, il n’en est que plus éloigné. Pourtant, il ne dit rien. L’observe simplement en détaillant le dos de celle qui, quelque part, parvient à lui rappeler que le temps s’écoule de nouveau et pourrait, éventuellement lui appartenir. Il n’en a pas conscience mais sa curiosité le force à contempler ce qu’il était auparavant et du coup… ce qu’il est devenu. Une constatation qui se complait dans l’absolue croyance d’être la meilleure version de lui-même. « …faire un tour ? » Le pompier pose son regard sur son vis-à-vis, lui sourit en hochant la tête. Il se lève, attrape la veste et le sac de la jeune femme et marche derrière avant de lui rendre ses affaires au moment de sortir. Un instant, ils observent tous deux la rue afin de s’assurer de l’absence d’une quelconque esquade puis se lance dans la rue en marchant. La jeune femme rit à la plaisanterie du pompier qui jette un œil derrière lui. Déçu que le jeu prenne fin. Déçu de n’avoir obtenu que la blonde. Persuadé que la rouquine n’attend pourtant que lui. Persuadé d’avoir gagné. Isabelle se penche vers lui, lui rentre légèrement dedans en enfouissant ses mains dans ses poches arrières. Elle fait la moue, se pose contre une porte. « Déjà fatiguée de marcher ? » « Non, j’habite au premier… c’est plutôt pratique d’habiter le quartier lorsqu’on veut se détendre… »

« Te détendre… ? » Tête penchée sur le côté, il lui sourit, pose un pied sur le rebord de la marche et s’y laisse grimper, imposant son torse contre le corps de la jeune femme. Celle-ci le cherche du regard, oscille la tête, cherche ses lèvres sans les poches de ses mains. Son parfum emplie les narines du pompier, il lui sourit en jouant parfaitement le rôle qu’il s’est créé tellement plus proche de sa véritable identité. Ni tenant plus, il cède. Le jeu ici n’est pas aussi attrayant que le précédent alors, il se penche, pose ses lèvres, agrippe ce corps. Sans hésitation, elle lui répond, ouvre la porte rapidement et entre dans le couloir de l’immeuble. Lorsqu’il la pousse contre le mur et qu’il redresse la tête, ce n’est pas elle qu’il voit, mais Shae. L’ex assassin attrape tout de même la main de la femme, l’appuie contre le mur, pose ses lèvres dans son cou et occulte ce que ses pensées lui amènent. Shae. Les actes s’entrecoupent, de flash, de sensations avec celle qui a le meilleur jeu contre lui, pour lui. Il se souvient de ce soir là, là où il aurait aimé la tuer. Là où une attraction est née de la haine. Le pompier s’arrête, haletant et Isabelle le pousse de la paume de sa main. Je… c’était une excellente soirée mais… Elle lui tend une feuille en faisant la moue où il déchiffre son numéro. Fronçant les sourcils, il recule et prend le papier avec lui. Celle là, il ne l’avait pas vu venir. Lui souhaitant une bonne soirée, elle l’embrasse, colle son corps contre lui et l’invite à l’appeler s’il veut réitérer. Veut-il seulement réitérer ce refus impromptu ? Non.

Le mur contre son dos, le voila de retour dans la ruelle du bar clandestin. Cette femme aurait-elle seulement pu satisfaire le pompier ? Peut être pas, alors revoir Shae à présent ou plus tard dans la nuit, cela ne revenait-il pas au même ? Il le sait, elle était restée dans le jeu, mieux, elle aimait ce jeu alors combien de temps lui faudrait-il pour abandonner l’abruti au profit du pompier restait la seule question… Ce ne fut pas bien long, juste pour lui le temps d’affuter son couteau. « Isa s’est rendue compte que tu étais un con et t’as lâchée ? » Se détachant du mur, il lui fait face. Il l’observe, jette un coup d’œil derrière elle et derrière lui puis s’avance d’un pas en sortant le papier qu’Isa lui a donné. « Non, elle a des principes, Elle. Elle ne couche pas le premier soir… » Il sourit en haussant un sourcil, range le papier dans sa poche et s’approche dans le même temps. Aimantée, sa main droite attrape son visage pendant que l’autre s’agrippe à son bassin. Ses lèvres picorent celles de la rouquine sans attendre plus d’autorisation. Il s’en fout. Il l’a depuis ce premier soir et irrévocablement depuis. Il n’existe rien entre eux sauf cette indicible attraction qui nait d’un simple jeu. Sans attendre, il s’abaisse, enroule ses bras autour d’elle et la soulève pour l’emporter avec lui dans la contre allée. Contre le mur, le pompier détache ses lèvres de l’épiderme et pose son regard dans les prunelles en face de lui. Tous deux essoufflés, il arbore un sourire de vainqueur, entendu. « Et toi ? Il a cru que tu étais trop prude pour le satisfaire, ou trop niaise pour l’amuser ? A moins que tu es eu peur qu’il te fasse plus de mal qu…» Sans finir sa phrase, il laisse ses lèvres gouter le parfum qu’elle dégage. Ses mains soulèvent son haut avec vivacité et malgré le froid mordant de ces derniers jours, il ressent cette chaleur, puissante. « que moi.. »

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MessageSujet: Re: Jeu & attraction [Shae]   Mer 1 Juin - 23:31

Shae ignore si elle est soulagée et contente de voir Callum là, qui l’attend, ou si ça doit l’énerver encore plus. Il était tellement persuadé que ça capoterait avec Daniel qu’il est venu en attendant qu’elle sorte seule. La connait-il à ce point ? Elle-même ignorait que Daniel préférerait la laisser en plan. Tout ça à cause de lui. S’il n’était pas intervenu, peut-être aurait-elle pu passer une bonne soirée. Mais non, il avait tout foutu en l’air, et au final, elle se retrouvait une fois de plus seule avec lui.

« Non, elle a des principes, Elle. Elle ne couche pas le premier soir… »
La jeune femme lève les yeux au ciel. C’était une qualité maintenant, de ne pas coucher le premier soir ? Si on ne couchait pas le premier soir, cela voulait dire qu’il fallait qu’il y ait d’autres soirs, et parfois, ce n’était pas ce dont on avait besoin. Parfois on avait juste besoin d’un beau mâle dans son lit. Et après tout, elle n’avait pas prévu du tout de coucher avec Callum, à la base. Et il n’avait pas semblé être outré de coucher quelques minutes après leur rencontre. Elle allait rétorquer quelque chose de bien senti, mais Callum ne lui en laissa pas le temps. Sans crier gare, il vint s’emparer des lèvres de la jeune femme. Shae n’essaya même pas de résister ; au contraire, la bête en elle ronronna de plaisir et un sourire s’esquissa sur ses lèvres alors qu’elle rendait le baiser au jeune homme. Au fond, elle se fout bien de Daniel. Depuis qu’elle l’a vu entrer, elle ne voulait que Callum, et il le sait pertinemment. Elle se laisse soulever et ne décroche pas ses lèvres de lui lorsque son dos heurte le mur de l’allée sombre dans laquelle ils sont venus se cacher.
« Et toi ? Il a cru que tu étais trop prude pour le satisfaire, ou trop niaise pour l’amuser ? A moins que tu es eu peur qu’il te fasse plus de mal qu…»
Que quoi ? L’urgence du baiser vient l’interrompre. Elle laisse le froid lui piquer la peau alors qu’il soulève son t-shirt, l’agrippe un peu plus fort. Plus de mal que lui. Callum évoque rarement ses défauts. Il évoque rarement leur relation un peu tordue. Elle ne le fait pas plus que lui. Tous deux savent qu’ils mènent une relation faite de passion et de violence mêlées, pour le meilleur pour l’instant, pour le pire peut-être plus tard. Ils s’en fichent pas mal, profitant de ces instants d’envie incontrôlables. Elle lui vole un autre baiser avant d’éloigner le visage de lui, juste quelques secondes, le temps de le regarder dans les yeux avec tout le sérieux dont elle est capable.
« Personne ne peut me faire plus de mal que toi, ducon. »
Et elle sourit avant de reprendre leur danse de baisers, passionnément. Elle lui agrippa la nuque et entreprit de lui enlever son t-shirt. Elle avait très bien compris quelles étaient les intentions du pompier. Ca tombait bien, c’étaient ses intentions à elle aussi. Les étreintes se firent plus intenses, la respiration plus courte. Bientôt les sous-vêtements tombèrent, superflus pour ce que les deux jeunes gens entreprenaient. N’importe qui aurait pu passer dans cette ruelle. Non, correction : personne ne passait jamais dans cette ruelle, c’était bien pour ça que Callum l’avait emmenée là. Et puis, au final, elle s’en fichait bien. Que quelqu’un se pointe, tiens, pour rire. Ils n’en étaient plus à ça de toute façon.

Callum ne lâcha Shae que plusieurs minutes plus tard. Essouflés, à moitié nus, éreintés, vidés. Profondément sereins. La jeune femme lui déroba un dernier baiser avant de renfiler son haut et de soupirer.
« Putain. Me voilà à me rhabiller dans une ruelle crasseuse. La prochaine fois attend au moins d’être à l’appart. »
Elle lança un regard à Callum, sourit, amusée. Il était revenu la voir. Au fond, il faisait comme s’il s’en foutait, mais c’était bien loin de la vérité. Il en avait quelque chose à faire. Même si ce n’était que sexuel, il en avait quelque chose à faire. Et même si elle faisait tout pour le fuir, elle en avait quelque chose à faire, elle aussi.
« Tu passeras le bonjour à Isa de ma part quand tu la verras. Si tu la revois. Fais attention en rentrant ».
Et elle se dirigea d’un pas rapide vers son appartement, non loin de là, sans se retourner. Cette fois-ci, aucun client mécontent ne vint la harceler dans une ruelle, et Callum ne vint pas lui sauver la mise. Elle rentra seule et il ne vint pas la rejoindre dans son appartement comme il le faisait souvent. Elle ne revit jamais Daniel ; de toute façon, elle l’avait oublié au moment où Callum avait fait irruption. Il y avait d’autres hommes, d’autres nuits, d’autres conquêtes. Mais quand Callum revenait, il n’y avait que lui.

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MessageSujet: Re: Jeu & attraction [Shae]   Mar 16 Aoû - 16:50

“Doyle. Je n’ai pas pour habitude de fonctionner à l’avertissement. Y en a des tonnes des mecs comme toi pour ce poste alors fais pas chier. Ecoute, comprend et intègre les ordres. Avait-il l’air d’être celui qui écoute les ordres ? Cela faisait bien trop longtemps qu’il n’avait pas laissé libre cours à ses propres ordres. Bien trop certainement. Et là, sous son visage impassible, le feu brulait avec autant de puissant que dans l’immeuble qu’ils venaient d’éteindre. La colère se muait de plus en plus rage. Sourde. Enivrante. Presque nécessaire. Ne plus être libre de ses actes s’éveillaient être de plus en plus retord dans un être qui avait l’étrange paradoxe d’apprécier son retour sous le casque du pompier et de détester sa profession. Comme s’il régressait. Ce qui était le cas, d’une certaine manière. Il était loin le lieutenant de son corps d’armée, ou de son escade. Pourtant, s’il était là, retenant le poing derrière une neutralité qui lui coute plus qu’une vie, c’est seulement pour sa fille. L’espoir qu’il concède encore à sa survie. Le besoin qu’il a d’être présentable pour le jour où il la trouvera. C’est d’ailleurs surement pour ça qu’il n’a pas entamé de fouiller chaque école, chaque jardin d’enfants, chaque orphelinat… c’est tout simplement qu’au fond de lui, il sait que le reflet décharné du miroir ferait peur à la seule personne qui mérite ses efforts. L’humain tente de faire sa place alors que le monstre s’installe plus profondément. Ce n’est plus l’indifférence qui marque ses traits lors de ses ennuis, lors de ses bagarres, de ses excès, c’est un plaisir malsain, enraciné dans ses fibres. Malheureusement, comme depuis si longtemps le sang appelle le sang.

Lorsqu’il sort de la caserne, il sait déjà où aller. Il sait parfaitement comment ôter cet étrange sentiment d’impuissance à la fois face à sa haine mais aussi face à cette espèce d’obligation personnelle de tenter l’humanité plutôt que la monstruosité. Il hésite. Il oscille et ne peut se permettre d’abandon l’un des combats. Incapable de choisir. Incapable d’être l’un sans être l’autre. Incapable de se sentir plus Callum que celui du miroir. Comme s’il avait besoin de ces deux faces d’une même pièce pour exister. Aujourd’hui, plus encore qu’hier, il n’est qu’une bombe en cours de préparation. Façonné à la fois par l’Homme et par le mystique, l’assassin est en suspens au-dessus de ce vide qu’il fait en sorte de ne pas voir. Le mélange peut alors péter à tout moment. « Callum. Salut. » Shae. Ses yeux cherchent à s’enterrer dans ceux de la rouquine. Une fois encore, il a besoin d’elle, de ces minutes où le temps s’égrène. Juste pour rappel. Juste un rappel qu’il vit et que l’humain reste ici, logé en lui. L’homme est loin de se l’être encore avoué, mais c’est de se conscientiser dont il a besoin. S’assurer que sa quête bien qu’inavoué peut encore aboutir. Et Shae, quoiqu’il puisse en dire est un socle sur lequel il peut s’installer. Croire encore. Même en une illusion. Shae. Lui parler n’est pas nécessaire même si c’était sa nouvelle règle, « ne pas rentrer tel un animal…la considérer comme un être humain… ». Au début, il trouvait ça stupide mais au final, se rapprocher d’une interaction normale avait plutôt de bons effets. Cependant, pas ce soir. Il voulait juste l’attraper au vol, la poser contre sa table, ôter ses vêtements, posséder son corps. Alors l’amant pousse la porte qui ne s’entrouvre pas. « Pas le temps pour les politesses… » Sans résultat. Lorsqu’elle lui demande de partir, qu’elle ne se sent pas bien, il fronce les sourcils. Cela fait combien de temps ? Combien de temps qu’ils se fréquentent ? Combien de temps qu’il se pointe ainsi sans prévenir, s’imposant ? Combien de temps qu’il se fout de son bien être puisqu’il sait –autant qu’elle- qu’ils se font du bien ? qu’ils ont besoin de ces irruptions qu’importe l’état de la journée effectué ? « Personne ne peut me faire plus de mal que toi, ducon. » Que lui. Oui. « Okay.. je vois… excuse-moi pour.. » Un centième de seconde. Juste assez pour un peu de flottement. Juste assez pour lui faire croire à elle et à l’autre qu’il s’en va. Juste assez pour un peu de relachement. Juste assez pour le coup face encore plus mal. Alors il s’excuse encore, en lui-même pour la blessure qu’elle aura mais certainement pas pour ce qui va suivre.

Il a alors reculé pour mieux armer son pied. La porte s’est ouverte, c’est certain, elle a fauché la tête de Shae au passage qui a rebondi sur celle de son agresseur. Dire que Callum avait relâché la pression. Dire qu’il pensait la menace supprimée. Dire que… il bouillonne. Vif, habitué aux combats corps à corps autant qu’aux gestes de premier secours. Il attrape Shae avant qu’elle ne s’écroule, la pose au sol en s’écartant de l’enfoiré qui se relève. « Je suis désolé….je m’en occupe maintenant. » Dans un deuxième temps, il se place devant de Shae et lui sourit. Un grand sourire. Pourquoi ? Parce que là, il le sent : plus besoin d’être humain. Plus besoin de se contrôler. Plus besoin de faire semblant. Plus besoin de croire qu’il peut revenir en arrière, être un autre. Non. Là, il le sait, il va lui exploser la face. Il va lui faire payer. Lui faire payer pour ses propres erreurs. Lui faire payer le relâchement dont le pompier avait fait preuve. Alors les coups qu’il recevra à partir de cet instant ce ne sera que des caresses et ceux qu’il va donner, là… ce sera au centuple. « Le prince charmant…. Désolé, mais tu ne devrais pas t’en mêler… » Et le pompier agrandit son sourire, laisse échapper son rire. « Le problème c’est que nous avons un accord, elle et moi… je suis le seul à pouvoir lui faire du mal. Donc… tu vas crever. »

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Jeu & attraction [Shae]

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