AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 /!\ Give Me A Memory I Can Use | ft. Ange

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité
Invité






MessageSujet: /! Give Me A Memory I Can Use | ft. Ange    Ven 4 Mar - 2:00


« Hold Me Like I'm More Than Just A Friend »


 
 
Ange & Loukas
Give Me A Memory I Can Use

Elle eut besoin de rassembler toutes ses forces pour enfin faiblir, pour enfin s’abandonner à lui, pour retirer ce lourd masque qu’elle se forçait de porter. Kylian avait attendu ce moment si longtemps. Il l’avait espéré, rêvé, depuis le premier jour où elle l’avait quitté. La tenir dans ses bras ainsi, avec une telle certitude, avec une telle intensité, avec une telle franchise, Loukas avait l’impression qu’elle faisait tomber toutes barrières. Désormais, plus rien ne le séparait d’elle, ni la peur, ni l’orgueil. Il se créait un nid où seul eux deux avait le luxe de nicher. À cet instant, le daybreaker ne faisait que confirmer ses impressions les plus profondes, Ange était son évidence. Rien n’était absolu, garanti, fiable, exempt de doutes, sauf elle, sauf la place qu’elle occupait dans sa vie, sauf l’importance qu’elle avait à ses yeux. Le jeune homme pouvait remettre son entière existence en question, le nombre de minutes dans l’heure, l’efficacité de la gravité, mais elle, elle était ce qu’il y avait de plus réel. Alors qu’elle pleurait, Loukas ne chercha pas à la consoler, au contraire, il était soulagé qu’elle craque dans ses bras, soulagé qu’elle se permette de ressentir toutes ces émotions qu’elle avait précédemment réprimées à répétition. Ses larmes la rendait encore plus belle, encore plus vraie, encore plus désirable. Le daybreaker compensait pour chaque faiblesse, la tenant avec plus d’assurance, il était inflexible. Loukas avait cet étrange sentiment d’être invincible, mais avant tout, il n’avait jamais été si bien. Le daybreaker était emplit d’un profond sentiment de bien-être, d’être à sa place, chez lui. Home is where the heart is. Cette petite phrase toute faite, d’une tendresse excessive, d’une romance si dégoulinante qu’elle perdait son charme, Loukas la comprenait, Loukas s’y identifiait.

Son angoisse s’éteint alors qu’il croisa le regard d’Ange qui, combattant le désespoir, semblait prêt à confirmer son affection pour lui. Malheureusement, le monde entier qu’il avait réussi à couper de sa réalité vint frapper à sa porte. La skinchanger rapprocha son visage du sien, aussi envieuse que lui. Loukas respira des plus profondément, n’ayant jamais été aussi serein malgré la menace qu’il pesait sur lui. Enfin, il ne put ignorer le danger alors qu’Ange détourna le regard, soudainement paniquée par l’insistance des bruits et des mouvements qui se rapprochaient d’eux. « Retourne travailler Kylian... » Le premier réflexe de Kylian fut de résister. Fronçant des sourcils, il lui était inconcevable qu’il la laisse à elle-même, maintenant. Désormais, il ne pouvait pas la laisser partir, c’était impossible, pas après l’échange, quoique silencieux, qu’ils venaient de vivre. Or, Ange le connaissait que trop bien et s’arma d’une rhétorique irréprochable où elle perçut les arguments de son homme avant même qu’il ne les prononce. Ce baiser qu’elle lui vola dans la foulée, à la fois furtif et passionné, le fit sombrer dans un mutisme total. À la fois désemparé par la chaleur qu’elle venait de laisser sur ses lèvres, par le goût de sa chair, Kylian ne pouvait que consentir à sa demande. « J'irai te retrouver chez toi, tout à l'heure. Promet-moi de ne pas faire l'idiot! » Avant même qu’il ne puisse répliquer, elle disparut, prenant sa forme animale pour attirer l’attention des officiers. Loukas détestait la position dans laquelle elle venait de le mettre, l’absence de contrôle qu’il avait sur l’entièreté de la situation le mettait dans une rage démesurée. Mais il repensa à ses paroles et son entendement fut plus fort que ses pulsions. Loukas ne pouvait partir à sa poursuite maintenant, il ne pouvait faire l’idiot, il ruinerait tous les efforts qu’elle venait de mettre en branle pour le sauver, pour le protéger. Elle se mettait en danger pour lui et s’il faisait à sa tête, il déshonorait son sacrifice, elle aurait tout fait ça pour rien. Autant qu’il détestait sa position, autant qu’il n’arrivait pas à accepter qu’Ange se risque pour lui, il ne pouvait pas cracher sur son geste déraisonnablement altruiste. Alors qu’elle était définitivement trop loin pour l’entendre, il lui répondit dans un souffle, un chuchotement, résigné. « Promis...»

Les dents serrées, il fit les cents pas dans la ruelle avec l’horrible impression d’avoir des fourmis dans les doigts. Loukas avait besoin d’extérioriser sa colère, mais il ne pouvait attirer l’attention, il ne pouvait se permettre d’être violent. Respirant profondément, tentant de reprendre le contrôle sur la folie qui l’habitait, il se conditionna à la rationalité. Les cadavres, il devait s’en disposer. Ange lui donnait une chance, une chance de retirer le Old du radar des peacekeepers, alors il devait la saisir. Rapidement, le daybreaker jeta les corps inanimés dans les égouts et fit de son mieux pour faire disparaître toutes traces de sang et de violence. Une fois à l’intérieur du café, il se changea pour enfin refaire surface au service, là où des officiers suspicieux demandèrent à le voir. Ils semblèrent déjà rassurés par sa présence et Loukas réussit à jouer la carte du bon samaritain, du citoyen exemplaire. Extérieurement, le gérant géra sa crise sans laisser une seule trace de son angoisse transparaître. Intérieurement, le chaos anéantissait tout ordre logique dans son esprit. Le daybreaker imaginait le pire. Et si elle se faisait prendre par sa faute? Et si elle mourrait par sa faute? Loukas ne pouvait accepter qu’un tel sort lui arrive, l’idée était insupportable. Son anxiété compulsive lui rappela même ces images des plus horribles de son amie torturée et humiliée publiquement dans le Colisée. Ces images le terrifiaient. Il ne survivrait pas de la savoir dans cet état une seconde fois… Et par sa faute.

Sous le prétexte de la fatigue et de par la position d’autorité sur laquelle il trônait, Kylian se permit de s’éclipser dès que les derniers clients franchirent le portier. Il accourut chez lui avec espoir d’y retrouver sa douce déjà présente. Le cœur battant, il ne put que constater son absence dans chacune des pièces de sa demeure. Figé dans sa chambre, il se laissa tomber sur ses genoux. Les scénarios les plus abominables défilèrent dans sa tête. L’anxiété lui martelait le crâne. Elle ne réalisait pas la torture qu’elle lui faisait vivre en le laissant ainsi dans l’ignorance, l’impuissance et l’inquiétude. Kylian faisait face à ses trois pires démons, aux trois facteurs qui causaient en lui l’angoisse le plus déchaîné. Loukas devenait fou à un point tel qu’il se promit que si elle s’en sortait indemne de cette histoire, il la tuerait lui-même, de ses propres mains.


 


Dernière édition par Loukas K. Kilverstone le Ven 20 Mai - 7:11, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas


Sink me in the river at dawn

Féminin
↳ Nombre de messages : 5898
↳ Points : 457
↳ Date d'inscription : 14/09/2012
↳ Age : 23
↳ Avatar : Natalie Dormer
↳ Age du Personnage : 176 ans
↳ Métier : Responsable du Blanchiment d'argent & petit plus, de la Menrva.
↳ Opinion Politique : *Insérer une bombe ici* Quel gouvernement?
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3, 4 en transformations et mère de l'année et 1, faiblesse à l'argent.
↳ Playlist : Black Roses by Clare Bowen. Follow me down by The pretty reckless.
↳ Citation : « Nights avoiding things unholy, Your hand slips across my skin. I go down on you so slowly, Don't confess none of your sins. »
↳ Multicomptes : Sigrid K. Lenaïk
↳ Couleur RP : peachpuff



Feuille de perso
↳ Copyright: Yourdesigndiary
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: /!\ Give Me A Memory I Can Use | ft. Ange    Ven 1 Avr - 3:20



 

 
Give Me A Memory I Can Use

 
“Let me forget.... Everything”


 
Une course folle, comme je n'en avais pas fait depuis de longues semaines. Mes muscles hurlaient sous la torture, mais je ne pouvais m'arrêter. Ni mon corps, ni ma tête n'était au meilleur de sa forme, la fatigue me taraudait et je restais pensive. Même avec cette meute assoiffée de mon sang, qui me donnait la chasse. Ne réfléchissant plus à rien, me contentant de survivre, je laissais la place à mes instincts les plus bas. Jouant une partie de cache-cache qui n'avait rien de joyeuse. Au bout d'un moment, je ne touchais plus le sol. Il n'y avait plus que le vide et la sensation douloureuse qui accompagnait le choc. J'ignorais ce qui s'était passé, mais j'avais été percuté de plein fouet et mon corps fendait l'air à toute vitesse. Je tombais en bas d'un immeuble qui m'avait servi de refuge. Je poussais un hurlement animal, lorsque je retrouvais le sol. Incapable de respirer, je pris quelques secondes pour me reprendre et sans me soucier de ce qui avait pu me suivre, je repris ma course… En boitant légèrement. J'avais fait une promesse, que je comptais tenir. Le visage de Kylian me revenait en mémoire, m'accompagnait. Pour la première fois, je voulais vraiment lui faire une place dans ma vie. Étrange, j'avais presque l'impression d'avoir fait un virage à cent quatre-vingts degré. Derrière moi, là où j'étais tombée, une amulette qui ne me quittait jamais gisait. Brisé par le poids de ma chute… Une sensation de picotement me surpris au moment où une petite lumière s'en échappa. Idiotement, je ne remarquais rien. D'un autre côté, le voir n'aurait servi à rien… Ma malédiction s'envolait ou me rattrapait. Tout dépendait du point de vue.

Au bout de quelques heures, enveloppées dans un manteau noir, pour cacher ma nudité qui semblait si dérangeante, je me dirigeais vers le même appartement que j'avais fuis. La louve avait fait place à la femme et celle-ci avait l'impression d'être fiévreuse. Peut-être avais-je attrapé quelque chose, parce que je ne me sentais pas très bien. Comme si, quelque part, je me sevrais d'une drogue. Mettant cette sensation sur le dos du stress, je franchissais les mètres qui me séparaient encore de mon homme. Le souvenir de cette semaine passée dans ses bras, de cet instant où je l'avais regardé pour la première fois, avec cette envie toute nouvelle… Je me demandais si je n'étais insouciante de courir le rejoindre. J'étais partie avec de bonnes raisons et j'y retournais quand même. Indécise, alors même que j'avais fait un choix. Mes pieds sur l'asphalte, un morceau de bouteille brisé s'enfonça dans ma chair, mais je continuais ma route. Pour moi, ça n'avait été qu'un pincement. Rien de bien grave. L'idée même que cela puisse être plus grave ne me traversa pas l'esprit, il y avait déjà plusieurs mois que la douleur faisait partie de ma vie. Elle était un indicateur plutôt efficace de ce qui n'allait pas. Je m'étais habitué à la ressentir. Pourquoi, à nouveau, mon état changeait?

Je montais lentement les escaliers et le cœur battant, je m’arrêtais devant sa porte. Muette, je ravalais ma salive l’ambivalence de mes émotions, se mêlant à cette sensation étrange qui se faisait de plus en plus insistante. Grimaçant d’anxiété, je relevais le poing et frappait légèrement. J’avais, autrefois, entré par effraction. Cette fois-ci, je voulais qu’il m’invite à entrer.

love.disaster

_________________

Lose You
I woke up in tears, With you by my side. A breath of relief And I realized... No, we're not promised tomorrow.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne

Invité
Invité






MessageSujet: Re: /!\ Give Me A Memory I Can Use | ft. Ange    Sam 7 Mai - 22:03


« Hold Me Like I'm More Than Just A Friend »


 
 
Ange & Loukas
Give Me A Memory I Can Use

 Au sol, Kylian s’enfonçait dans l’impuissance. Il s’abaissait symboliquement à son état de détresse. Physiquement, il laissait les forces s’accabler sur lui et l’écraser, de la gravité terrestre à la culpabilité psychique. Le daybreaker se soumettait complètement à ses incapacités. Son corps, submergé par ses émotions tyranniques, succombait à la somatisation. Le daybreaker tremblait, vulnérable, incapable de se raisonner. À l’instant, le jeune homme ne voyait aucune lumière. Il n’y avait que la panique et la peur. Kylian anticipait le pire et seule elle, son visage, sa voix, sa présence pouvait changer les choses. Ange était son seul remède, l’unique source de réconfort à sa disposition. Sans elle, il était perdu dans ce gouffre sans fin. Loukas regrettait son choix lâche et stupide. Comment avait-il osé la laisser derrière lui? Comment avait-il laissé la situation lui échapper à ce point? Kylian s’écroula, alors qu’il sentait ses entrailles gonfler et son estomac se serrer. Inconsciemment, il punissait sa prise de décision  d’une douleur corporelle bien réelle. Naviguant entre un état de vide et de semi-conscience, le misérable se contenta de sa seule triste option, attendre. Chaque seconde passèrent comme des minutes et le daybreaker se déconnecta complètement de la notion statique du temps. Le silence accentuait la torture et l’alourdissait dans l’immobilité. Loukas était figé. Il se laissait mourir alors que toute volonté le quittait. Le daybreaker ne pouvait s’imaginer se relever s’il la perdait ainsi. Si elle ne lui revenait pas, tout perdrait son sens. Face à ce tourbillon d’émotions, des larmes perlèrent ses yeux. Sans retenues, elles glissèrent le long de sa joue avant de disparaître dans sa barbe. Cette faiblesse supplémentaire l’indigna et la rage poussa sa haine envers lui-même un peu loin. Loukas s’acharna sur le sol de ses poings, dans un seul et unique objectif, s’infliger une douleur, une souffrance qu’il méritait. Il frappa jusqu’à s’arracher la peau, jusqu’à tâcher le sol de son encre de vie, jusqu’à briser ses os fragiles, jusqu’à ne plus sentir les chocs sur cette main déjà mutilée par son passé. Au fond, il savait bien qu’il était excessif. Il savait bien qu’il dramatisait tout. Si seulement il avait la chance de pouvoir s’observer lui-même de l’extérieur, il se trouverait complètement ridicule de tomber dans un état si noir, si profondément dénudé de sens. Mais son émotion ne connaissait aucun entendement.  

À la frontière de l’apocalypse interne,  le daybreaker fut interrompu par un timide cognement à sa porte. Ange. C’était elle, cela devait être elle. Et pourtant, cette façon d’entrer si formelle ne lui ressemblait. Des peacekeepers? Non. Ils auraient nettement plus assumé leurs coups à sa porte. Et si… Putain, Loukas, cesse de réfléchir et court à cette porte chercher la réponse. Car si, c’était bien elle, il ne voudrait la faire attendre une seule seconde de plus. Kylian se décristallisa brusquement, non sans douleur. Reprenant un peu plus contact avec la réalité, il sentit enfin les dommages qu’il s’était infligés. Sa main enflée et bleutée était un véritable poids à soulever alors qu’il sentait chaque pouls comme un choc électrique. Mais comme il avait été débile, ça n’avait aucun sens. Malgré tout, le jeune homme réussi à se mettre sur pieds pour courir à sa porte avec  un espoir craintif. Main sur la poignée, il prit une seconde supplémentaire pour respirer, profondément, avant de l’ouvrir enfin, d’un geste vif.

Ange. Elle était là, épuisée, à bout de souffle, souffrante. Mais elle était là. Elle était vivante. Désormais en sécurité avec lui. Et par-dessus tout, elle avait choisi de revenir. Elle ne l’avait pas fui à nouveau. Elle était là. Tenant difficilement debout, enveloppé dans un manteau d’inconnu. Elle était devant lui, sous ses yeux. Kylian cessa de respirer, tellement il était soulagé. Sa simple présence l’apaisait et soudainement, Ange venait redonner toutes les couleurs à son univers sombre. « Ange…» De petites larmes timides firent briller ses yeux, cette fois de joie et certainement aussi dû au relâchement du stress. Sans attendre un instant de plus, Kylian la rejoignit sur le portier pour la serrer dans ses bras, à la fois d’une poigne ferme et tendre. La sentir contre son corps l’ampli d’une satisfaction des plus étonnantes, des plus violentes. La savoir contre lui, en sécurité, c’était tout ce dont il avait besoin, tout ce qu’il avait pu espérer. La savoir près de lui, ne plus jamais la lâcher, chatouiller ses narines de son odeur si singulière, rien ne pouvait remplacer une telle sensation. Le daybreaker s’en mordit la lèvre inférieure alors que son cœur se débattait toujours, incapable de le calmer.  « Je te hais… Tu ne sais pas à quel point je te hais…» Dit-il dans le creux de son oreille en la serrant un peu plus fort contre lui dans une chaleur et une tendresse démesurée.  C’était définitivement sa façon à lui de lui dire qu’il l’aimait.

Relâchant enfin sa prise, il se recula à peine pour plonger son regard dans le sien, gardant son front en contact avec le sien. Kylian brûlait d’envie de s’accrocher à ses lèvres, c’était la seule idée qui hantait son esprit. Or, sa pulsion fut interrompue par le sang rouge qu’il remarqua au sol. « T’es blessée… » Sans attendre de réaction de la part de son amie, Kylian la souleva du sol pour la prendre dans ses bras. Enfin, il la fit entrer sous son toît, fermant la porte derrière lui, pour la déposer sur son sofa dans son salon. Le daybreaker remarqua rapidement le morceau de verre sous son pied et ses chevilles qui ne semblaient plus tenir. Comment avait-elle fait pour réussir à se rendre jusqu’ici sans s’effondrer? Elle qui, depuis sa visite au Colisée, avait découvert la douleur de la chair. À la course, littéralement, Kylian alla chercher du désinfectant, un bandage et les outils nécessaires pour s’occuper de sa douce. Revenant la retrouver là où il l’avait laissé, il s’installa près d’elle avec tous les outils en main, incapable de trouver le calme, il en oubliait de respirer. Kylian ne s’était pas toujours remis de cette joie si vive qui l’avait pris depuis qu’il l’avait vu, ni de ce désir persistant qu’il avait sublimé pour cette inquiétude poignante face à ses blessures. C’était comme si, il ne se permettait d’être passif, de peur qu’elle disparaisse à nouveau. « Ça ira, je vais m’occuper de toi…»  Ses mains tremblaient alors qu’il préparait le matériel médical.



 
Revenir en haut Aller en bas


Sink me in the river at dawn

Féminin
↳ Nombre de messages : 5898
↳ Points : 457
↳ Date d'inscription : 14/09/2012
↳ Age : 23
↳ Avatar : Natalie Dormer
↳ Age du Personnage : 176 ans
↳ Métier : Responsable du Blanchiment d'argent & petit plus, de la Menrva.
↳ Opinion Politique : *Insérer une bombe ici* Quel gouvernement?
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3, 4 en transformations et mère de l'année et 1, faiblesse à l'argent.
↳ Playlist : Black Roses by Clare Bowen. Follow me down by The pretty reckless.
↳ Citation : « Nights avoiding things unholy, Your hand slips across my skin. I go down on you so slowly, Don't confess none of your sins. »
↳ Multicomptes : Sigrid K. Lenaïk
↳ Couleur RP : peachpuff



Feuille de perso
↳ Copyright: Yourdesigndiary
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: /!\ Give Me A Memory I Can Use | ft. Ange    Sam 14 Mai - 15:49



 

 
Give Me A Memory I Can Use

 
“Let me forget.... Everything”


 
« Ange…» Sa voix eue pour effet de calmer la tempête dans mon esprit. Je me sentais étrange. Par-dessus l'épuisement et la peur, je me ressentais surtout un changement. Subtil, comme un pressentiment qui ne voulait pas me quitter et nouait ma gorge. Devant l'homme qui avait pris tant d'importance dans ma vie, je ne pus que le laisser agir. Je me détendis dans ses bras, son impulsion ravissant ma personne, tandis que je m'enfonçais dans son odeur et me nourrissait de la chaleur de son corps. Au diable la course folle et mes faiblesses, entre ses bras, je me sentais si bien. « Je te hais… Tu ne sais pas à quel point je te hais…» Un pincement de satisfaction, alors que je resserrais mes bras autour de lui à mon tour. Je sentis ma louve qui protestait, insatisfaite de cette marque d'affection, qui n'avait pas les bons mots. Je la calmais, me blottissant dans cette étreinte. J'allais gronder lorsqu'il me relâcha, mais l'épuisement m'empêcha de produire un bruit. Fermant les yeux, je cherchais à calmer le stress, alors qu'il restait proche de moi. Me réconfortant avec ce contact qu'il y avait entre nos fronts. Je sentais que mes muscles prenaient doucement la bonne voie, quand de nouveau, je ne fus plus que nerfs et inquiétude. « T'es blessée… » Ces mots n'avaient aucun sens. Je m'observais avec panique et ne remarquais ma blessure, qu'au moment où mes pieds décollèrent du sol. Dans ses bras, dans cette position de princesse, je pu contempler le morceau de vitre qui s'enfonçait dans ma chair. Un haut de cœur me pris. C'était l'adrénaline. L'adrénaline qui expliquait mon ignorance de cette plaie.

Ravalant ma salive, je n'avais plus réellement conscience de ce que Kylian pouvait bien faire. Une impression m'envahissait et prenait toute la place, écrasant chaque pensé logique. J'étais terrorisée par cet instinct que je voulais nier.  « Ça ira, je vais m'occuper de toi…»   Je tournais mon regard vers sa silhouette, triste sans même savoir. Je l'observais trembler et mon cœur se serra. Je battais des cils, cherchant un moyen de m'affranchir de cette prison intérieure. Le souffle un peu court, je me penchais et pris l'intrus qui s'enfonçait dans mon pied. L'adrénaline, seulement l'adrénaline… Sur cette litanie muette, je tirais et mes larmes s'écoulèrent instantanément. On aurait pu croire que le choc en était la raison. Que la douleur avait déclenché ce hoquet de surprise, suivi par cette eau salée sur mes joues. Kylian le penserait. Dans un mouvement lasse, je laissais tomber le verre sur le sol et essuyais mes larmes. Cette étrange sensation s'expliquait désormais. J'étais de nouveau moi-même… Ma plus grande malédiction me rattrapant, après ce court sursis. La douleur m'était de nouveau refusé. Chamboulé, je laissais mon tendre ami, s'occuper de ma blessure, ne prononçant toujours aucun son. Ce serrement à mon cœur semblait se transformer en étau. Tandis qu'une question se formait par-dessus cette révélation.

Je me mordis la lèvre, imitant à la perfection la réaction normale que j'aurais dû avoir. J'allais même jusqu'à imiter une grimace désagréable.  Il était hors de question que j'assume ce retour à la non-sensation. Je ne le pouvais pas, surtout pas devant lui… Une fois qu'il eut terminé, je lui adressais un sourire qui manquait d'entrain. « Merci… » Croisant son regard, les souvenirs de nos moments intime me revinrent en mémoire, accentuant cette perte d'espoir. Depuis des semaines, sa seule présence physique me troublait et je me tenais là… Dans son appartement, seule avec Loukas, toute ma tendresse ne demandant qu'à s'exprimer… Une tendresse qui n'avait plus rien en commun avec la passion qui m'avait habité au simple effleurement de sa peau. Désespéré, je l'attrapais, laissant le matériel médical s'étaler sur le sol et m'emparais de ses lèvres. Je m'entêtais dans un baisé passionnée, presque animal… Décider à rallumer ce désir que je n'avais même pas encore eu le temps de comprendre.  

love.disaster

_________________

Lose You
I woke up in tears, With you by my side. A breath of relief And I realized... No, we're not promised tomorrow.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne

Invité
Invité






MessageSujet: Re: /!\ Give Me A Memory I Can Use | ft. Ange    Ven 20 Mai - 7:09


« Hold Me Like I'm More Than Just A Friend »


 
 
Ange & Loukas
Give Me A Memory I Can Use

Kylian avait encore de la difficulté à se remettre de ses émotions. Alors qu’il s’imaginait, dix minutes plus tôt à giser sur le sol comme un misérable, submergé par sa culpabilité, hanté par sa peur la plus vive. Pathétique Kylian. Il entendait la voix cristalline et méprisante de Cordelia le rabaisser et le daybreaker perdait pied. La sorcière avait raison, il était parfois si minable et futile, bon qu’à chigner. Et là, alors qu’il avait une  raison d’être, une utilité, une action pertinente à plonger, il était pétrifié, incapable de se secouer, d’être à la hauteur de ce que l’on attendait de lui. Le petit Lou était l’esclave de ses pulsions, le fléau de ses propres sentiments, le traître à son destin. Il se dégoûtait lui-même alors qu’il s’imaginait dans cet état impotence qui l’avait saisi plus tôt, cristallisé par ses angoisses, torturé à l’idée qu’elle ne l’abandonne lui aussi. Pour le petit cœur défiguré de Loukas, c’était trop de pression à la fois. Ange le rendait fou. Il réalisait à peine qu’elle était là, que le danger était écarté, qu’elle ne risquait plus de lui glisser des doigts. Le daybreaker planait encore dans ses nuages gris aux orages imprévisibles, incapable de trouver une terre suffisamment verte et plane pour l’accueillir, il trouvait milles excuses pour ne pas se poser par peur de s’écraser.

N’ayant nullement les compétences d’un infirmier, il avait pourtant suffisamment de connaissances dans le domaine pour désinfecter et bander une plaie, mais il s’activait au ralenti, si incertain. Étourdi, il oubliait les étapes logiques à suivre, la méthode efficace à prendre. Face à son indécision, Ange prit les choses en main en arrachant le verre de son pied avant de le laisser tomber au sol lassement. Le cliquetis du verre sur son plancher ramena son attention sur le moment présent. Voyant les larmes de son ange, le cœur du daybreaker se serra alors qu’il eut le réflexe et l’envie de les essuyer pour elle. Or, ses capacités motrices semblèrent être encore à retardement, car avant même qu’il ne lève le bras, la skinchanger avait déjà passé sa main sous ses yeux. Enfin, lorsqu’il fut temps pour lui de jouer son rôle, d’entrer en action, Kylian finit par rabibocher ses neurones endormis et s’occupa de la plaie de son amie. Sous la grimace de douleur de la jeune femme, Kylian s’excusait en grinçant des dents. Dans une fine délicatesse et une méticulosité excessive, il recouvrit la blessure pour clore sa tâche. Le jeune homme n’avait aucune conscience du combat qui tournoyait en elle en cet instant, peut-être était-il trop concentré sur ses gestes pour le remarquer ou peut-être était-elle devenue une trop bonne comédienne pour que sa supercherie lui échappe ainsi, qui sait. « Merci… » Kylian respira enfin et le stress sembla enfin retomber, alors que des larmes le saisirent, son corps enfin libre de ses tourments émotionnels. Enfin capable de placer une pensée derrière l’autre dans un ordre logique, le jeune homme revenait doucement à lui-même. Cette colère, ce sentiment de trahison amer qu’il avait ressenti alors qu’elle lui avait imposé de se risquer pour lui refit surface. Et ce fut, à la fois irrité et inquiet qu’il chercha à exprimer sa frustration, mais surtout à se faire rassurer. Elle releva les yeux vers lui. Elle le troubla par son simple regard. L’intensité de ses pupilles lui partagea ses images tendres et intimes, ses souvenirs si doux.  « Tu m’as tellement fait peur… T’as aucune idée… Si tu me refais ç…» Et finalement, elle lui coupa la parole en s’agrippant à ses lèvres, sans aucune considération pour ses paroles. Tais-toi et embrasse-moi. Voilà ce qu’il recevait comme message à travers ce baiser avide. Or, Kylian ignorait complètement que ce n’était pas le simple désir qui allumait cette passion, mais bien une sorte de désespoir, une tentative entêtée de raviver une flamme qui était désormais éteinte, morte, enterrée.

Dupé par sa douce et embrouillé par ses envies égoïstes et primaires, le jeune homme ne remit aucunement ses gestes en question. Loukas accueillit ses lèvres sur les siennes tel un assoiffé le ferait avec sa première gorgée d’eau. Cette pulsion érotique qui s’empara de lui, si douce et si violente, s’imposa sans aucune résistance de sa part. Il avait envie d’elle. Il désirait tant la sentir sous lui, la savoir près de lui, la faire vibrer contre sa chair. Et ce simple baiser avait pour effet de soulever toutes ses angoisses, toutes ses peurs, toute la douleur et les incertitudes qui le lacéraient à chaque secondes de son existence n’était que poussière. Kylian se transposait ailleurs, dans une dimension où seule elle existait. Elle était la question et la réponse à tout. C’était terrifiant d’une certaine façon de réaliser à quel point il ne se voyait que par elle, à quel point il dépendait d’elle. Mais désormais que le daybreaker l’avait près de lui, il n’avait jamais été si près de l’euphorie. Incapable de lui refuser quoique ce soit, hypnotisé par cette énergie chaude et virulente qui le prenait, Kylian prit sa tête à deux mains avant de se redresser pour venir s’installer sur elle, faisant bien attention à ne pas toucher sa blessure. Kylian glissa son nez dans le cou de sa belle, pour respirer lourdement, chaudement avant de déposer ses lèvres brûlantes sur sa peau pâle à l’allure fragile. Dans un grognement impulsif, teinté de la sauvagerie de sa partenaire, il planta ses dents dans son cou marquant sa peau avant de souffler à son oreille. « J’ai envie de te regarder… de te toucher comme un homme …» Sa main glissa alors de sa joue, à ce manteau noir qui la couvrait pour qu’elle se dévoile à lui. Le jeune homme passa ses doigts entre ses seins, puis son ventre, le creux de ses hanches, la caressant que superficiellement, frôlant ses pores. Ses mains ne tremblaient plus, elle traçait un chemin qu’elles connaissaient, qu’elles avaient pris le temps d’observer, malgré qu’elles découvraient de nouveaux détails à chaque route qu’elles entreprenaient. Remontant ses caresses, il taquina ses courbes du bout de ses doigts avant de titiller ses pointes avec sa langue. Se redressant légèrement, il s’arracha son propre chandail du dos, envieux de sentir sa chair contre la sienne, sans réaliser que la sienne était si chaude et celle de sa douce, si froide.


 
Revenir en haut Aller en bas


Sink me in the river at dawn

Féminin
↳ Nombre de messages : 5898
↳ Points : 457
↳ Date d'inscription : 14/09/2012
↳ Age : 23
↳ Avatar : Natalie Dormer
↳ Age du Personnage : 176 ans
↳ Métier : Responsable du Blanchiment d'argent & petit plus, de la Menrva.
↳ Opinion Politique : *Insérer une bombe ici* Quel gouvernement?
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3, 4 en transformations et mère de l'année et 1, faiblesse à l'argent.
↳ Playlist : Black Roses by Clare Bowen. Follow me down by The pretty reckless.
↳ Citation : « Nights avoiding things unholy, Your hand slips across my skin. I go down on you so slowly, Don't confess none of your sins. »
↳ Multicomptes : Sigrid K. Lenaïk
↳ Couleur RP : peachpuff



Feuille de perso
↳ Copyright: Yourdesigndiary
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: /!\ Give Me A Memory I Can Use | ft. Ange    Mar 31 Mai - 23:47



 

 
Give Me A Memory I Can Use

 
“Let me forget.... Everything”


 
Il s'enflammait, ses paroles coupées par mon élan désespéré. Je le sentais dans sa façon de me toucher et de répondre à mon baisé. Je ressentais ce qui l'animait, mais mon corps restait de glace. Ignorant l'appel de la chaire et se complaisant dans ce désintérêt pour le corps de l'homme, qui avait pourtant eu bien plus. M'accrochant à ses lèvres, je priais le dieu de mon temps, de me venir en aide et de, pour une fois, se montrer clément. Il m'avait pris mon premier amour, le transformant en un lien de sang. Il m'avait privé d'un époux digne de ce nom, m'avait condamné à cette vie sous forme de louve. Il m'avait enlevé tout ce qui m'avait tenu à cœur, ne m'offrant que Vittoria pour faire un semblant de justice. Il m'avait même pris la chaire de ma chair. Ne pouvait-il pas me laisser celui-ci? Je le suivais sur cette pente qui ne me menait nulle part, me servant de mes souvenirs pour réagir à lui. Jusqu'à ce qu'il me morde et qu'aucune douleur ne soit ressentie. Pas même un chatouillement semi-désagréable. Mon cou lui étant offert, je gémissais pour ne pas pleurer. « J'ai envie de te regarder… de te toucher comme un homme… » Je hoquetais de surprise devant ce sentiment oppressant. Toujours muette, je le laissais dénudé mon corps et le caresser, fermant les yeux pour mieux profiter de ce contact, qui me laissais aussi désertique, que désireuse d'amour. J'avais soif de sa tendresse et de son contact physique, mais la luxure n'avait plus sa place auprès de moi. Mes vacances étaient terminées et quelque part en moi, j’eus l’impression de me retrouver. Comme si, on m’avait privé de cette nature qui avait plus de sens à mes yeux. Je n’en trouvais pas moins un drame derrière cette constatation. Sa chaleur, n’avait plus rien à voir avec la mienne. J’étais de nouveau incapable de percevoir ce qui reliait les autres. L’innocente qui n’avait jamais compris la convoitise qui brillait quand on l’observait. Théodora revenait m’enlacer, me souhaitant un bon retour auprès de ma vraie existence.

Le laissant caressé mes courbes de sa bouche, de ses mains et même de sa langue, je m'étirais en cherchant à chasser ce qui me passait par la tête. Le souvenir de l'extase et de ce que j'avais ressenti auprès de lui, me laissait un goût amer sur la langue. Ne ressentant plus son contact, je rouvrais les yeux et sa musculature se dessina sous mon regard.

Je me revis, tournoyant autour de lui, caressant cette peau qui éveillait mes sens. Je pouvais me souvenir de l'envie obsédante que j'avais eue pour son corps. Combien mon cœur avait accéléré, combien le contact physique avait pris un autre sens dans ma vie et … Je ne m'y retrouvais plus. Je ne frétillais plus d'appétit devant lui, je me serais blotti contre lui sans plus. Mon corps exposé sous ses yeux affamés, je voyais ce que je n'avais plus chez lui. Mes mains se tendirent vers ses hanches et je jouais un instant avec la ceinture qui retenait son pantalon, avant de laisser retomber mes bras et de détourner le regard. « Pardonne-moi… » L'instant suivant, je le repoussais et me forçais à me lever. Boitillant, je refermais le manteau sur ma nudité, sachant que pour la moyenne des gens, sortir nue n'était pas convenable. Surtout, devant quelqu'un aussi excité que Kylian. « Je ne peux pas… » Resserrant mes bras contre moi, je lui tournais désormais le dos. Tout mon poids reposait sur le pied qui n'était pas blessé, pourtant je savais que ça n'y changerait plus rien pour moi. Je me sentais incapable, toutefois, de lui annoncer ce qui m'arrivait. Qu'étais-je supposé lui dire, de toute façon? Je lui en avais fait tant endurer, avant de m'ouvrir peu à peu et encore, il savait que ce n'était souvent que des épisodes et que je compliquais tout. Ma vie me forçait à me refuser ce qu'il pouvait me donner et cet entêtement, cette peur, me punissait désormais. Comment pouvais-je espérer qu'il soit à moi, si je ne pouvais lui offrir ce qu'instinctivement il voudrait.

Une part de moi se dit, que je pouvais faire semblant et le contenter. Que je pouvais écarter les jambes pour lui, de temps en temps et égoïstement le maintenir dans mon champ d’attraction. Mais, le souvenir d’un autre et des nuits sans plaisir m’empêchait de me faire souffrir un tel traitement. Encore moins, auprès de quelqu’un pour qui j’avais de l’affection. « Je… » Je ne savais plus quoi faire et dans un instant de panique, je me dépêchais de me rendre dans sa salle de bain et fermais la porte, avant de m’asseoir sur le sol et m’y adosser. Lui bloquant l’accès. Je n’étais pas assez forte pour m’éloigner de son appartement, ni pour l’affronter.

love.disaster

_________________

Lose You
I woke up in tears, With you by my side. A breath of relief And I realized... No, we're not promised tomorrow.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne

Invité
Invité






MessageSujet: Re: /!\ Give Me A Memory I Can Use | ft. Ange    Lun 13 Juin - 5:23


« Hold Me Like I'm More Than Just A Friend »


 
 
Ange & Loukas
Give Me A Memory I Can Use

« Pardonne-moi… » Sa confiance en lui, si fragile, se brisa. Cette certitude qu’il croyait tenir fermement, venait de lui glisser entre les doigts et il était devenu incapable de la saisir. Peu importe le nombre de fois qu’il essayait, encore et encore de maintenir une poigne fixe, il échouait, tentatives après tentatives. « Je ne peux pas…» Elle le repoussa, se releva et se couvrit. Loukas figea, tel un enfant à qui on venait d’annoncer qu’il venait de faire quelque chose de mal. Le daybreaker n’arrivait pas à relativiser. Il venait de faire une erreur, une erreur impardonnable et cette faute, faisait de lui un monstre. Mais qu’avait-il fait? Pourquoi avait-il osé lui sauter dessus comme ça? Égoïste. Il ne valait pas mieux que son père. Il était exactement comme lui. Il prenait ce qu’il voulait des autres sans leur demander leur avis. Et c’était cette fausse réalité qui le terrorisait, qui lui donnait envie de disparaître, de se creuser un trou pour s’y enterrer, pleurer et mourir seul.  Loukas se détestait profondément et il angoissait à l’idée d’avoir blessé Ange, de s’être imposé sur elle ainsi. Il revoyait des images de sa mère vulnérable sous les assauts de son père, hurlant pour qu’il mette fin à sa torture alors que Kylian, impuissant et incapable, ne pouvait que la regarder souffrir. Il n’avait pu la sauver. Il n’avait pu l’aider. Comment lui, l’observateur hors pair, avait-il failli pour ne pas remarquer ses signes de détresse sur le visage de sa partenaire? Pour remarquer son indifférence? Brisant son silence, à demi-ton, d’une voix douce, fragilisée d’incertitude, cassée de culpabilité, abimée par son cœur serré. Le daybreaker se tenait la queue entre les pattes. Il était piteux, cherchant déjà à se faire pardonner. « Hey... Mais non. Ce n’est pas grave. C’est ma faute… Je suis désolé… Je n’aurais pas dû… J’aurais dû demander… T’as le droit de ne pas en avoir envie…»

Paniqué presque, il chercha son chandail du regard pour remettre la main dessus. Puis, se fut avec honte qu’il l’enfila à nouveau. Toujours assis sur son sofa, Kylian la regarda alors qu’elle lui faisait dos. Il la fixa, anxieux, priant pour qu’elle le regarde, pour qu’elle se retourne, pour qu’elle le rassure du regard, qu’elle lui exprime qu’elle ne lui en veut point. Il était désespéré d’avoir son attention. « Je… » Il tendit l’oreille, le cœur le débattait tellement il était stressé d’entendre la suite. Mais aucune peur, ni aucun soulagement ne suivi alors qu’Ange n’ajouta aucun mot. Elle fuit. La situation lui sembla si irréaliste qu’il réagit trop tard pour la retenir. Ange s’enferma dans sa salle de bain dans un silence des plus angoissant, abandonnant Loukas dans l’ignorance de ce qui la tourmentait, de ce qu’il avait à se reprocher, du tort qu’il lui avait causé, de la blessure pour laquelle il devait se racheter. Kylian passa sa main dans ses cheveux avant de les tenir fermement, tirant sur ceux-ci comme s’il tentait de se les arracher avant de bondir sur ses pieds plutôt que de fondre en larmes dans une pathétique passivité. Allant jusqu’à la salle de bain, il mit directement la main sur la poignée pour entrer, mais elle l’en empêchait de son poids. Loukas ferma les yeux et cogna son front contre la porte dans un lourd soupir. « Ange, je t’en supplie… Ne fais pas ça… J’ai fait une erreur, je sais, je suis désolé… Je ne recommencerai pas. Ouvre-moi. » Attendant quelques secondes, il tenta une nouvelle fois de tourner la poignée et de pousser la porte, mais la résistance était toujours présente. Ce nouvel échec commença doucement à l’affoler. Loukas se retrouvait dans une situation où il ne contrôlait rien et ça, ça avait toujours eu le don de le faire paniquer. Il inspira lentement pour expirer encore plus longuement. Le daybreaker se mordit la lèvre inférieure et passa sa main sur sa nuque, tremblante. Radicalement, pour interrompre ses spasmes, il croisa ses bras sur lui-même, abaissant ses épaules vers l’avant comme pour se faire plus petit, pour se recroqueviller sur lui-même.  « Ange, pitié… Parle-moi… Me fais pas ça, je vais devenir fou…» Kylian regrettait parfois d’avoir brisé sa solitude. Il le savait pourtant. Il s’était prévenu lui-même en choisissant la méfiance pendant des années. Il savait ce qu’il risquait en laissant les autres entrer dans sa vie. Il savait qu’il s’attachait et donnait sa loyauté facilement, comme un chien. Il savait qu’il que les autres avaient tendance à en abuser et qu’ils n’avaient aucun scrupule à en profiter et à le manipuler. Il savait que les autres finissaient toujours pas en avoir marre de lui avant que lui ne soit près à ce qu’ils le quittent. Il savait qu’on finirait par l’abandonner ou le trahir. Et même lorsqu’il faisait enfin un bon choix, qu’il aimait quelqu’un de bien, là, le problème, c’était lui. Il ne pouvait l’aimer à sa juste valeur et se contenter de cet amour, il en demandait plus. Loukas perdait tous ses repères, l’autre était sa seule source de certitude, il tombait lamentablement dans la dépendance. Et il devenait un fardeau pour l’autre, un poids si lourd et insupportable et il causait sa propre perte, il faisait en sorte qu'on le rejette, malgré lui. Et dans l'instant, toutes ses peurs, toutes ses inquiétudes devenaient réalité. Le présent scénario était la preuve de sa dysfonctionnalité.  

À son tour, Loukas s’adossa à la porte pour s’écraser sous son propre poids et s’asseoir au sol. Se tenant à peine, le daybreaker semblait sans force. Il se força à sourire et à tenter l'humour. « D’accord!... T'as gagné. On n’est pas obligé de parler si tu y tiens! Mais immédiatement, ses émotions et ses insécurités reprirent le dessus. « Mais laisse-moi juste te prendre dans mes bras, te savoir près de moi, rien plus, j’ai juste besoin de ça… S’il te plaît…» Il tourna la tête vers la fissure qui délimitait la porte du mur. Kylian désespérait. Il n’avait pas encore la force de se fâcher. Il n’avait pas la force de véritablement faire face au problème qui les divisait. Il voulait prendre tout le blâme sur ses épaules sans réfléchir plus loin, assumer qu’il était la seule erreur de l’équation, s’excuser et continuer sa route avec elle. C’est tout ce qui comptait à ses yeux, qu’elle veuille encore de lui et qu’il puisse la garder encore un peu plus longtemps près de lui. C’était tout ce qu’il voulait. Elle. « Tu ne peux pas disparaître à nouveau, m’abandonner à nouveau… J’survivrai pas. »


 
Revenir en haut Aller en bas


Sink me in the river at dawn

Féminin
↳ Nombre de messages : 5898
↳ Points : 457
↳ Date d'inscription : 14/09/2012
↳ Age : 23
↳ Avatar : Natalie Dormer
↳ Age du Personnage : 176 ans
↳ Métier : Responsable du Blanchiment d'argent & petit plus, de la Menrva.
↳ Opinion Politique : *Insérer une bombe ici* Quel gouvernement?
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3, 4 en transformations et mère de l'année et 1, faiblesse à l'argent.
↳ Playlist : Black Roses by Clare Bowen. Follow me down by The pretty reckless.
↳ Citation : « Nights avoiding things unholy, Your hand slips across my skin. I go down on you so slowly, Don't confess none of your sins. »
↳ Multicomptes : Sigrid K. Lenaïk
↳ Couleur RP : peachpuff



Feuille de perso
↳ Copyright: Yourdesigndiary
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: /!\ Give Me A Memory I Can Use | ft. Ange    Jeu 11 Aoû - 1:51



 

 
Give Me A Memory I Can Use

 
“Let me forget.... Everything”


 
« Hey... Mais non. Ce n’est pas grave. C’est ma faute… Je suis désolé… Je n’aurais pas dû… J’aurais dû demander… T’as le droit de ne pas en avoir envie…» Sa voix, si triste me coupait les tympans. J’étais le monstre de cette relation qui se terminait de nouveau dans une impasse. Kylian ne méritait pas que je le brise de nouveau. Je me sentais sale dans ce rôle qui ne m’allait pas, je me perdais dans la noirceur de mes pensées. Incapable de tolérer cette proximité entre nous, je courrais me réfugier dans cette salle de bain qui n’était pas la mienne, m’enfermant pour mieux mettre une barrière entre lui et moi. Fidèle à sa nature, il ne tarda pas à me suivre, cherchant à retrouver le contact. Dos à la porte, lui interdisant l’accès, je retenais difficilement mes larmes. J’en avais plus qu’assez de ces chamboulements inattendus et qui s’imposait à moi sans préavis. « Ange, je t’en supplie… Ne fais pas ça… J’ai fait une erreur, je sais, je suis désolé… Je ne recommencerai pas. Ouvre-moi. » Il n’aurait pu enfoncer davantage la plaie qui s’ouvrait béatement en moi. Il prenait la responsabilité d’une situation qui ne le remettait absolument pas en cause. J’avais été la tentation, l’agace, la garce. Mais, il était là et je goûtais presque son désespoir au travers de ces mots. « Ange, pitié… Parle-moi… Me fais pas ça, je vais devenir fou…» Ravalant un gémissement, je serrais les dents sous le poids d’une pression que je ne désirais pas. Les mots de Loukas me semblaient si lourds désormais. Ainsi assise, adossé à une porte qui le maintenait à distance de force, je dressais l’oreille. Je ne me sentais pas dans un état normal, quelque chose s’éveillait ou s’éteignait, mais cette part de moi-même n’appréciait pas la situation. « D’accord!... T'as gagné. On n’est pas obligé de parler si tu y tiens! » Toujours muette, je ne répondis rien. Incapable de comprendre ce qui se passait sous mon propre crâne. « Mais laisse-moi juste te prendre dans mes bras, te savoir près de moi, rien plus, j’ai juste besoin de ça… S’il te plaît…» Fermant mes paupières, des images de mon enfance me revinrent en mémoire. Des images de moi, enfant, adolescente et même jeune adulte. Je pouvais ressentir ce besoin incomblé et malmené par ma vie. Je revoyais Théodora, comme si elle avait été une autre personne m’étant lié. Je la voyais de l’extérieur pour la première fois de mon existence. « Tu ne peux pas disparaître à nouveau, m’abandonner à nouveau… J’survivrai pas. »

Un frisson me parcouru la colonne vertébrale, annonciateur de cette émotion que je ne savais pas nommer. Les paroles de Kylian tournaient en boucle dans ma tête, tandis que mon passé me submergeait à nouveau. Théodra, fini par laisser la place à Ange et Éris. Ces femmes qui étaient toutes moi et pourtant, si incomplète. ‘'je vais devenir fou…'' ‘'Tu ne peux pas'' ‘'abandonner'' ‘'j'survivrai pas.'' … Un goût de sang rempli ma bouche et s'écoula le long de ma gorge, me forçant à relâcher la pression que je mettais sur ma mâchoire. Une autre preuve, que mon sursit avait pris fin et que la réalité me rattrapait. J'avais été tant de choses, que je me demandais si ce rôle pouvait me convenir. Je devais changer pour mon bien et pour celui de ma fille.  Me relevant péniblement, j'ouvris doucement la porte qui me séparait de cet homme qui avait gagné une place dans mon cœur. En silence, je le regardais qui s'était assis au sol et mon regard changea. Il n'était pas cruel ou noir, il était simplement triste et désillusionner. « Je ne suis pas quelqu'un de parfait. Ni, de stable. Je ne sais même pas si, les femmes que j'ai été sont des personnalités à part entière. Celle que tu vois n'est rien. Et toi… Tu es là. Tendre et sûrement l'homme qui m'a offert le plus dans ma vie. Mais, je ne peux pas. Je ne peux pas être celle qui se glisse dans ton lit la nuit venue, qui pense à toi tous les jours et qui prend en compte tes besoins.  Je ne peux en combler un, sans te torturer par la même occasion. Je suis un désastre Kylian. Plus que tu l'imagines, plus que quiconque l'imagine. » Respirant profondément, je me retenais pour ne pas soupirer. « Tu veux que je reste auprès de toi, que je réponde à cet amour que tu sembles ressentir pour moi, sans même être capable de m'avouer tes sentiments avec les bons mots... Tu dis que tu ne survivrais pas, si je t'abandonnais à nouveau! Que je vais te rendre fou par mes caprices et mes changements d'humeurs. Et tu souhaites encore que je reste? Ça n'a pas de sens! » L'enjambant, je m'éloignais, lui tournant le dos à nouveau, tandis que mon regard se fixait sur la porte d'entrée. « Kylian… Je refuse d'être prisonnière à nouveau. De qui que ce soit… Et tes mots ressemblent étrangement à des barreaux. » Je ne mentais pas, à cet instant précis, alors même que je perdais mes repères et sombrait dans la panique de ne plus rien ressentir, il me parlait d'abandon et de survie. J'étais incapable de lui expliquer la cause de ce malaise, j'étais incapable de passer outre cette impression qui m'étouffait tout d'un coup.

love.disaster

_________________

Lose You
I woke up in tears, With you by my side. A breath of relief And I realized... No, we're not promised tomorrow.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne

Invité
Invité






MessageSujet: Re: /!\ Give Me A Memory I Can Use | ft. Ange    Sam 13 Aoû - 9:15


« Hold Me Like I'm More Than Just A Friend »


 
 
Ange & Loukas
Give Me A Memory I Can Use

Le silence lui donnait mal à la tête. Il ne savait plus quoi en faire, il ne savait plus où se mettre. Loukas voulait un son auquel s’accrocher, n’importe lequel. Un murmure ou un cri, il voulait simplement qu’elle lui parle. Il voulait simplement qu’elle cesse de le fuir. Kylian accepterait n’importe quoi, de sa part, tout sauf l’indifférence. Était-ce trop demandé? Angoissé, impatient, ses mains tremblaient l’une dans l’autre. Loukas planta ses dents dans son pouce, cherchant à stabiliser sa main, à canaliser son stress dans une douleur vive. Puis enfin, elle ouvrit la porte. Toujours assis, il tourna la tête pour la regarder. Le cœur battant, il ne bougea point, il ne fit que la fixer. Ses yeux étaient aussi tristes que les siens. Mais le jeune homme résista à son envie de se lever, de parler le premier, de tenter d’entrer en contact avec elle. Loukas fut étonnamment raisonnable.

« Je ne suis pas quelqu'un de parfait. Ni, de stable. Je ne sais même pas si, les femmes que j'ai été sont des personnalités à part entière. Celle que tu vois n'est rien. Et toi… Tu es là. Tendre et sûrement l'homme qui m'a offert le plus dans ma vie. Mais, je ne peux pas. Je ne peux pas être celle qui se glisse dans ton lit la nuit venue, qui pense à toi tous les jours et qui prend en compte tes besoins.  Je ne peux en combler un, sans te torturer par la même occasion. Je suis un désastre Kylian. Plus que tu l'imagines, plus que quiconque l'imagine.» Kylian trouva malgré tout un réconfort à travers ses terrifiantes paroles. Elle affirmait qu’il était la personne qui lui avait fait le plus de bien tout en lui expliquant qu’elle ne pouvait plus être cette femme dont il avait besoin. Loukas était bon pour elle. Il semblait avoir été le premier homme qui fut, comme elle l’a dit, tendre et présent avec elle malgré tous ses défauts. Bien évidemment qu’il s’accrochait à ses mots. Qu’il se valorisait par le bien qu’il pouvait lui faire. Mais elle, était-elle bonne pour lui? Pouvait-elle être la femme dont il avait besoin? Pouvait-elle combler ses angoisses à lui? Lui faire du bien aussi? Elle ne semblait pas le croire. Elle ne semblait pas vouloir s’investir dans ce rôle, faire les sacrifies, les compromis, les efforts. Lui donner cette place dans sa vie, c’était trop pour elle. Elle avait d’autres priorités. Elle n’avait pas le luxe de l’aimer dans ce monde où elle a tant de devoir déjà.

Elle l’enjambe. Elle fixe la porte. Elle lui parle sans se retourner. « Kylian… Je refuse d'être prisonnière à nouveau. De qui que ce soit… Et tes mots ressemblent étrangement à des barreaux.» Ses intentions semblent claires. Elle étouffe. Elle veut partir. Encore. Elle veut l’abandonner. Encore. Pouvait-il la laisser filer? Une nouvelle fois, la panique le secouait. Une petite voix au fond de sa tête lui ordonnait de sauter sur ses pieds, de faire quelque chose, n’importe quoi, tout, pour la convaincre de rester. Mais allait-il se battre, seul, pour eux deux, une nouvelle fois? Alors qu’elle venait de le nommer comme étant un poids pour lui? Était-ce donc tout ce qu’il était pour elle? Un boulet? Loukas prit de grandes respirations. Il resta au sol, mais posa son regard sur elle, sur sa silhouette qui lui faisait dos. Le daybreaker prit une voix incroyablement calme contrairement à ses habitudes. Il sourit même à repenser à tous ses moments qu’il avait passé avec elle à la Nouvelle-Orléans, des plus beaux aux plus violents.

« T’es mon désastre, Ange. Tu me rends fou. Tu me repousses sans cesse. T’es complètement injuste avec moi. Mais je t’ai choisi. J’accepterais de te perdre 20 fois pour te garder près de moi une nuit. J’accepterais que tu me tortures un peu plus tous les jours pour m’offrir un peu de tendresse. Je t’accepterai toi, toutes les femmes en toi, dans tous tes caprices, dans toute ton instabilité et tu sais pourquoi? » Loukas se leva. Il devait se mettre sur pied pour prononcer les mots qu’il avait sur le bout de la langue. « Parce que je t’aime, Ange. » Ses mots. Il n’aurait jamais cru les prononcer à nouveau. S’avouer qu’il était amoureux, se l’avouer à haute voix. Bien évidemment qu’au fond, il le savait déjà depuis un bon moment. Mais verbaliser de tels sentiments, les partager à l’être concerné. C’était une toute autre étape, une étape qu’il n’aurait jamais cru franchir. Le cœur de Loukas se débattait. Il se sentait si petit, si vulnérable. Et pourtant, cela lui fit moins peur qu’il ne l’aurait pensé. C’était inévitable, elle était celle qu’il voulait près de lui. Celle dont il avait besoin. Celle qu’il aimait de tout son cœur et qui, pourtant, lui faisait si mal.

« Ça n’a aucun sens. Parce que je ne devrais pas accepter de souffrir autant pour que tu me laisses t’aimer si peu. » L’émotif fut rationnel, quoique son corps somatisait. Alors qu’il réalisait à quel point il lui était dévoué, qu’il constatait tout ce qui lui avait donné, tous les coups qu’il avait acceptés d’encaisser, tout le mal qu’il avait ressenti pour elle, une partie de lui remettait en doute la nécessité de toute cette douleur. Une partie de lui se plaignait des choix misérables qu’il avait pris à répétition au nom de l’amour. Aimer, était-ce toujours à double-tranchant? Était-ce seulement sain ou positif pour lui de vivre un tel amour? Était-ce seulement une bonne idée pour son propre bien? Réaliser qu’il était peut-être, en effet, mieux sans elle, ça le détruisait. Sa voix se fragilisait. Ses yeux anticipaient les pleurs, mais il s’empêcha de les vivre.

« Tu dis que je t’étouffe? Mon amour est une prison pour toi? Tu veux savoir pour de bon si t’es mieux sans moi? Parfait. Mettons fin à ce merdier une fois pour toute. Quittes-moi, Ange. Va-t’en. Mais si tu le fais, et cette fois-ci, c’est moi qui te le demande, ne reviens pas. Ne me tourmente plus. Parce que je ne t’attendrai plus. Je ne te chercherai plus. » Il ne voulait plus retenir ses larmes. Ses yeux rouges se noyèrent d’eau salée. Il restait pourtant debout, droit, les poings serrés, ne faisant aucun effort pour dégager sa vue. Loukas laissait les larmes s’accumuler et tomber, il les ignorait presque. Le daybreaker ne faisait que fermer les paupières plus longuement pour accélérer leur chute fatale. Son souffle devint saccadé, il devenait plus difficile de respirer. Il s’étouffait un peu, même. N’était-ce pas irréel? Que le premier jour où il lui dit enfin de vive voix qu’il l’aime, qu’il lui propose de mettre fin à leur lien tout à la fois? A-t-il fallu que leur histoire se termine pour qu’ils s’avouent l’avoir vécu? Ou n’était-ce pas là une déclaration désespérée? Une provocation dangereuse. Un risque calculé. Ne souhaitait-il pas au fond de lui-même qu’elle le contredise? Ne souhait-il pas que l’amour soit plus fort que la raison? Qu’elle se retourne et s’accroche à lui pour toujours? Bien sûr qu’il ne voulait pas la perdre. Pour Loukas, il n’y avait rien de plus important qu’elle. Contrairement à lui, Ange avait une famille et pas n’importe laquelle. Ange avait un rôle majeur dans la révolution à venir. Est-ce qu’une telle femme pouvait être à ses côtés tout en étant dans la réalité?
Revenir en haut Aller en bas


Sink me in the river at dawn

Féminin
↳ Nombre de messages : 5898
↳ Points : 457
↳ Date d'inscription : 14/09/2012
↳ Age : 23
↳ Avatar : Natalie Dormer
↳ Age du Personnage : 176 ans
↳ Métier : Responsable du Blanchiment d'argent & petit plus, de la Menrva.
↳ Opinion Politique : *Insérer une bombe ici* Quel gouvernement?
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3, 4 en transformations et mère de l'année et 1, faiblesse à l'argent.
↳ Playlist : Black Roses by Clare Bowen. Follow me down by The pretty reckless.
↳ Citation : « Nights avoiding things unholy, Your hand slips across my skin. I go down on you so slowly, Don't confess none of your sins. »
↳ Multicomptes : Sigrid K. Lenaïk
↳ Couleur RP : peachpuff



Feuille de perso
↳ Copyright: Yourdesigndiary
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: /!\ Give Me A Memory I Can Use | ft. Ange    Mer 24 Aoû - 15:44



 

 
Give Me A Memory I Can Use

 
“Let me forget.... Everything”


 
« Parce que je t’aime, Ange. » Des mots cruels à entendre et je vacille dans l’épave qui me constitue. J’entends son cœur et sa respire, son odeur est partout autour de moi et même sans le regarder je peux décrire l’expression de son visage. J’ai peur de ce qui va suivre et pourtant, ma Louve est fière d’avoir réussi à entendre ses mots, au moins une fois dans notre existence. Je meurs, alors qu’il continu son discours et la culpabilité s’accroche soudainement à chaque fibre de mon être.  « Ça n’a aucun sens. Parce que je ne devrais pas accepter de souffrir autant pour que tu me laisses t’aimer si peu. » Je suis défectueuse, maintenant je le sais. Je sens le vide sur ma peau et l’épuisement qui me guette. Je n’aurais jamais cru en arriver à ce point et être celle, qui repousse et blesse l’autre. Ce rôle ne me convient pas et pourtant, j’ai l’impression que je ne peux pas y échapper. « Tu dis que je t’étouffe? Mon amour est une prison pour toi? Tu veux savoir pour de bon si t’es mieux sans moi? Parfait. Mettons fin à ce merdier une fois pour toute. Quittes-moi, Ange. Va-t’en. Mais si tu le fais, et cette fois-ci, c’est moi qui te le demande, ne reviens pas. Ne me tourmente plus. Parce que je ne t’attendrai plus. Je ne te chercherai plus. » La sentence tombe avec la force de l’éclaire, transperçant mes tympans. Je me retiens pour ne pas hurler la tempête qui m’a envahi. C’est moi qui le repousse à nouveau, c’est moi qui complique tout… Mais, un œil jeté à la blessure qui afflige ma cheville et je me souviens de ce qui ne changera plus. De ce qui est définitif et qui ne fera que le torturer si je reste. Une ombre recouvre mes iris, tandis que je me retourne finalement pour regarder l’homme qui comptait tant dans ma vie et me hanterait sûrement jusqu’à ma mort.

Ses larmes sont comme des coups de poignard. J’ai envie de sécher ses larmes, de le réconforter et de lui offrir la tendresse qui m’est naturelle. Je coule un regard vers le divan et les brèves images de nos échanges me reviennent. Il aime un corps de glace. L’espace d’un instant, je ferme les yeux sur ma triste réalité, laissant couler les larmes de colère et de peine qui me sont si amer. Elles semblent brûler, tout en étant aussi délicate qu’invisible sur ma peau. « Je n’ai jamais eu l’intention de te torturer Kylian. Pas même quand c’est toi, qui m’ait tourné le dos. » J’ai besoin de cette piqure de rappel, une part révolté de moi refusant d’être la seule coupable dans cette scène désolante. « Tu sais ce qui est le plus difficile en ce moment ? C’est que j’ai dû te pousser à la limite de la tolérance pour que tu arrives à dire ses simples mots. Je ne répondrai pas à tes paroles… Parce que je mentirais si je te disais que ce n’était pas aussi mon cas, mais ça ne changerait rien de t’avouer mes sentiments. » Mon visage se détend, ni peine, ni colère, ni tendresse. Je suis simplement entre tout. Impuissante devant les plaisanteries d’un destin chaotique. Une main venant essuyer mes joues, je relevais légèrement le menton pour fixer mon regard à celui de l’homme. « Je pourrais me jeter dans tes bras et te promette de ne plus jamais jouer à ce petit jeu malsain qui s’est installé entre nous et pendant un temps, on serait heureux. Puis, la réalité me rattraperait et toi… Toi, tu finirais par me demander plus. Tu me demanderais mes lèvres, ma peau et le sexe ne serait plus option. Je pourrais m’y plier, pour te garder dans ma vie et t’offrir, sans intérêt, ce qui sera ton besoin. Une autre le ferait peut-être… Mais, on m’a si souvent violé par le passé, que je me refuse à ce genre d’acte sans en ressentir l’envie et cette même envie, qui a permis qu’on devienne autre chose que de simple ami, m’a déjà été retiré. Alors, tu irais chercher ailleurs ce que je ne pourrais pas t’offrir et ça… Je ne pourrais pas l’accepter. La haine viendrait et la rancœur. Ce qui paraissait si beau se transformerait en torture, autant pour toi, que pour moi.  Ou alors, je peux agir en adulte et te rendre la liberté d’aimer une véritable femme. Une femme qui est complète. » Reculant légèrement vers la porte d’entrée, je sentais mon cœur qui se déchirait entièrement à mesure que je me rendais compte de la fin qui nous attendais. « Je ne veux pas être ton désastre… Je ne veux pas me sentir prisonnière parce que je m’attache à toi, je ne veux pas étouffer parce que tu as besoin de moi, ni détruire les bons souvenirs que j’ai de nous… C’est exactement pour cette raison Kylian, que je vais respecter tes paroles. Je ne reviendrai pas et je te demanderais, d’arrêter de te contredire. Ne me cherche pas, ne me perd pas vingt fois. Respecte toi aussi ta demande. » Sans lui laisser le temps de réagir, je quittais son appartement. Me demandant si j’arrêterais un jour de souffrir… Ce qui était ironique, puisque la douleur m’était refusée de nouveau.

love.disaster

_________________

Lose You
I woke up in tears, With you by my side. A breath of relief And I realized... No, we're not promised tomorrow.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne

Invité
Invité






MessageSujet: Re: /!\ Give Me A Memory I Can Use | ft. Ange    Mer 14 Sep - 3:17


« Hold Me Like I'm More Than Just A Friend »


 
 
Ange & Loukas
Give Me A Memory I Can Use

Irremplaçable. Elle laissera son siège vide. Plus jamais son monde ne sera en harmonie. Il cherchera à la remplacer, mais plus rien ne sera pareil, plus n’aura la même fonctionnalité. Le daybreaker préférera laisser ce néant en lui. Il trouvera le moyen d’avancer malgré que la machine était incomplète, malgré la pièce brisée. Toute sa vie, Kylian continuerait de se battre contre ce trou noir qu’elle venait de créer dans son univers, à nager à contre-courant pour arriver à destination. Loukas perdait espoir. Encore. Le jeune homme avait cessé de croire aux fins heureuses il y a bien longtemps de cela, mais il avait continué ironiquement à croire en l’amour. Il ne le sait encore, mais il aimera une nouvelle fois, un jour, mais personne ne la remplacera, elle. Il avait un douloureux voyage devant lui, mais une douleur qu’il ne pouvait apaiser.

Il vit une tendresse sur son regard, presque maternelle. Faisait-il si pitié à regarder? Rageusement, il passa sa main sur ses joues et serra des dents. Ange se laissa emplir de rage et de détresse face à ses paroles, son impuissance, la fatalité qui les attendait. La regarder pleurer était insupportable. Loukas était submergé d’une culpabilité écrasante. Son cœur se serrait, ses poumons se rebellaient et son souffle manquait. « Je n’ai jamais eu l’intention de te torturer Kylian. Pas même quand c’est toi, qui m’ait tourné le dos. » Et pourtant, les paroles de sa douce furent bien amer. « Quand moi je t’ai?... » Kylian ne termina pas sa phrase. Il ne voyait pas l’intérêt. Il n’avait pas la force de se défendre face à cette petite contre-attaque. Loukas serra des dents. « Tu sais ce qui est le plus difficile en ce moment ? C’est que j’ai dû te pousser à la limite de la tolérance pour que tu arrives à dire ses simples mots. Je ne répondrai pas à tes paroles… Parce que je mentirais si je te disais que ce n’était pas aussi mon cas, mais ça ne changerait rien de t’avouer mes sentiments. » Loukas devint confus. Il trouvait sa déclaration étrangement cruelle, injuste même. Elle osait lui en vouloir d’avoir mis autant de temps pour lui avouer ses sentiments alors qu’elle, elle ne l’avait jamais fait et qu’elle lui avouait qu’elle ne le ferait jamais. « T’es sérieuse là? Tu… » Elle avait surement raison, ça ne changerait rien. Mais ça ne changeait pas son désir de l’entendre. Indirectement, la skinchanger lui avait dit, indirectement. Peut-être ne méritait-il surement pas d’entendre ses mots. Peut-être. Encore une fois, Kylian ne termina pas sa phrase, incapable de se battre pour obtenir ses mots.

« Je pourrais me jeter dans tes bras et te promette de ne plus jamais jouer à ce petit jeu malsain qui s’est installé entre nous et pendant un temps, on serait heureux. Puis, la réalité me rattraperait et toi… Toi, tu finirais par me demander plus. Tu me demanderais mes lèvres, ma peau et le sexe ne serait plus option. Je pourrais m’y plier, pour te garder dans ma vie et t’offrir, sans intérêt, ce qui sera ton besoin. Une autre le ferait peut-être… Mais, on m’a si souvent violé par le passé, que je me refuse à ce genre d’acte sans en ressentir l’envie et cette même envie, qui a permis qu’on devienne autre chose que de simple ami, m’a déjà été retiré. Alors, tu irais chercher ailleurs ce que je ne pourrais pas t’offrir et ça… Je ne pourrais pas l’accepter. La haine viendrait et la rancœur. Ce qui paraissait si beau se transformerait en torture, autant pour toi, que pour moi.  Ou alors, je peux agir en adulte et te rendre la liberté d’aimer une véritable femme. Une femme qui est complète. » Elle avait tout tracé leurs scénarios potentiels. Si Ange était une aussi bonne voyante qu’elle prétendait l’être, ils avaient aucune chance de s’en sortir. Pourtant, un détail l’agaçait profondément. Elle présumait que lui, il finirait pas en demander plus. Mais elle ne lui avait jamais demandé son avis, à lui. Lui qui était bien le genre à s’imposer sur une femme. Lui qui était bien le genre égoïste à accepter qu’elle fasse quelque chose contre son gré pour lui faire plaisir. Avait-elle oublié l’homme qu’elle avait devant elle? Avait-elle oublié qu’à leur première fois, il avait refusé plus d’une fois? Aimer Ange, la vraie, avait un coût pour lui qu’elle avait bien évidemment soulevé. Pour être auprès d’elle, il devait sacrifier son désir, son envie. Et ça, il le savait depuis toujours. Et pourtant, il avait voulu d’elle quand même. Loukas était prêt à abandonner cette partie de lui pour avoir cette proximité, cette intimité, cette relation avec elle. Sa vie sexuelle était moins importante à ses yeux que sa vie amoureuse. Mais Ange avait décidé pour lui qu’il devait obtenir les deux. Kylian pouvait lui dire qu’il n’avait pas besoin de sexe. Il pouvait lui dire qu’il était capable de vivre sans, mais il ne le dirait pas, parce que ça ne changerait rien. Son idée était déjà toute faite. Son regard hurlait de désaccord, une expression presque de dégoût se dessinait sur ses lèvres pour y laisser glisser une courte résignation. « T’as raison. » Dit-il, les yeux mouillés une nouvelle fois.

Elle s’écartait. Se rapprochant douloureusement, doucement de la sortie. « Je ne veux pas être ton désastre… Je ne veux pas me sentir prisonnière parce que je m’attache à toi, je ne veux pas étouffer parce que tu as besoin de moi, ni détruire les bons souvenirs que j’ai de nous… C’est exactement pour cette raison Kylian, que je vais respecter tes paroles. Je ne reviendrai pas et je te demanderais, d’arrêter de te contredire. Ne me cherche pas, ne me perd pas vingt fois. Respecte toi aussi ta demande. » Elle prit la fuite sans lui laisser une chance de l’en empêcher. Elle ne voulait pas qu’il la retienne. Il ne le ferait pas.

« Aurevoir, mon Ange. »


RP TERMINÉ
Revenir en haut Aller en bas
 

/!\ Give Me A Memory I Can Use | ft. Ange

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Memory
» Calcul de dénivelé par Memory Map
» Memory map
» memory map
» memory map

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-