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 Time to leave and turn to dust ▬ Marie.

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MessageSujet: Time to leave and turn to dust ▬ Marie.   Mar 8 Mar - 0:13



time to leave and turn to dust

 
Until it disappeared


Le reflet dans le miroir n'est plus qu'une ombre. L'ombre de moi même qui erre et erre encore. Jour après jour depuis ton départ. Je me suis relevé, j'ai marché. J'ai jeté ton mot, et j'ai avancé en emballant le reste de vos affaires. Appuyé contre le mur je regarde les cartons moitié fermés qui retiennent tout ce qui nous lie. Je réalise que c'est fini, je réalise que tu n'en veux pas. Pas de moi, pas de tout ça. Alors je dois vivre sans toi. Vivre sans ça. Je finis ma cigarette et m'avance dans la fumée. Cesser d'être un fantôme et redevenir un homme.

Devenir quelqu'un sans toi, sans Joshua. Quelqu'un juste pour moi. Cette idée me terrifie, elle me paralyse. Mais je n'ai pas à faire de grandes choses, pour le moment je dois simplement avancer, marcher. Être quelqu'un, comprendre ce que je suis, ce que je veux. Alors je claque la porte de nos souvenirs une fois encore et j'avance. Je réalise combien tout cela n'est rien, et lorsque mes pas résonnent contre moi je cherche à me rappeler ce qui me rend heureux. Je ne suis pas bien vieux, me rappeler des sourire ne devrait pas être si compliqué. Mais lorsque ma vie défile devant mes yeux, tous mes rires, mes sourires vous sont associés. À vous, les plus gros chagrins de ma vie. Tous. Sauf un. À cette idée, ce souvenir, je passe ma main sur ma lèvre qui n'a plus une marque, si ce n'est celle de me rappeler.

Le corps de cette belle brune, de cette aventure éphémère, moins longue qu'un rêve. L'esquisse du rictus qui se dessine sur mes lèvres me laisse un soupir mélancolique sur le visage. Si une simple rencontre avait pu laisser une telle trace, une autre le pourrait sans doute. Dans cette idée, celle d'oublier pour une sourire. Vivre avec un semblant d'espoir, celui de voir un renouveau dans les yeux d'un inconnu, d'une inconnue. Alors je traverse la ville, laissant le vent me guider. Il me manque les plumes, mais la sensation ne quitte pas mon corps et le frisson sur ma peau est bien vivant. Au pire, si l'humain ne vit plus, il restera l'oiseau. Mais pour ce soir, il restait l'alcool, le regard d'un inconnu et le sourire derrière un verre. Sans une pensée de plus, je franchissais la porte d'un bar, laissant mes idées de côté et me contentant de boire. Il ne fallait pas longtemps dans ce genre de quartier pour qu'une femme aussi belle que démoniaque vienne s'asseoir avec vous. D'ordinaire je l'aurais ignorée, poliment déclinée. Ce soir je jouais. Je la fixais de mes prunelles bleues et la laissais me manipuler à sa guise, tombant avec un plaisir certain dans le panneau.

Il ne fallut que quelques heures pour que ma vision se trouble, mes pensées se cognent. Le chat devenant la souris, je dépassais les limites que je m'étais fixées. La démone sous le bras, je me laissais entraîner jusqu'à un hôtel. Elle me disait que mon sourire valait bien une nuit. Elle me disait tout un tas de conneries. Non pas que j'y ai cru, mais l'idée semblait bonne. Le compliment faisait du bien, et le reste, qu'elle tente de me voler un rein, de m’arnaquer, sincèrement je m'en foutais. Alors en passant les portes, titubant, riant, comme si la vie n'avait de sens que maintenant. Comme si tout le malheur, toute la noirceur n'avaient jamais existé, j'étais sur un nuage, certes alcoolisé, mais un nuage quand même. Rien ne pouvait gâcher cet instant. Rien ne pouvait le changer en quelque chose de moins doux.

Aussi, en relevant les yeux vers la réception, je n'ai pas voulu y croire. Il a fallu que je me redresse, le dos droit, me stoppant complètement dans mes mouvements. Mon cœur en ratait un battement. Sérieusement ? Dans toute cette foutue ville de dégénérés, il fallait qu'elle soit là. Il fallait que ce soit elle, ce soir là. Cet instant, ce moment, cette foutue soirée. Lâchant par réflexe l'épaule de la demoiselle, comme un gamin pris en faute, je passais ma main dans mes cheveux. Restant droit autant que je le pouvais, je la fixais sans bouger. Sans dire un mot. Ses yeux perçants dans les miens, je déglutis alors que ma partenaire ne cesse de m'apostropher. Voyant l'alligator s'avancer, pour la première fois habillée, je paniquais. Son corps nu prenait place dans mon esprit et je me devais de me détourner de son attention. Partir d'ici, maintenant. Ne pas tout gâcher. Alors je me forçais à me retourner vers mon accompagnatrice et hésitant finissais enfin par ouvrir la bouche. « Qu-quoi ? On peut aller ailleurs ? »

Mais c'était trop tard, le stress jusqu'aux oreilles, l'alcool au fond des veines, elle était là. Son odeur, son souffle, sa chaleur. Juste à côté de moi. À quelques centimètres seulement. Eh merde. Relevant les yeux vers elle, je souriais sans sourire, ne voulant que fuir. « Yop. » Un simple mot, pas plus long qu'un souffle, tout ce à quoi j'étais capable de penser sans me mélanger. Elle était là, grande, belle et élégante. Juste là, face à moi. Comme une violente claque, celle qui vous rappelle qu'on ne fuit pas la vie. On ne fuit pas les souvenirs. On croit y parvenir. On croit avoir un pouvoir, et puis on tombe. On tombe jusqu'à ne plus vouloir se relever. Là où tout est noir, où l'on a conscience que pour commencer à s'en sortir, tout ce qu'il faut faire c'est arrêter d'y croire.

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MessageSujet: Re: Time to leave and turn to dust ▬ Marie.   Jeu 10 Mar - 19:47


Dans un décor apocalyptique, ma silhouette avachie a trouvé place dans un canapé. Le noir est maître dans le bureau, alors que les restes de meubles, s’éparpillent autour de moi. Dans ma main trône un verre de whisky à peine entamé tandis que mon regard, mort, s’est fixé sur un point indécis de la pièce. Pas tant pourtant, si l’on remarque la veste négligemment lancé sur cette chaise, seul objet encore bien droit. Seules épargnées de ma colère et ma douleur, elles s’exhibent fièrement à mes yeux vides. Vestige d’une relation trop amère, trop douloureuse, qui se termine maintenant dans un tourbillon de sentiments invivables, que je ne voulais pourtant plus ressentir. Cette perte, combinée à la visite surprise de mon ex mari, me rendent totalement amorphe et incapable de supporter la moindre présence à proximité. Le temps s’est écoulé autour de moi, qui demeure dans cette immobilité malsaine, plutôt que d’exprimer plus avant le tourment de ces quelques jours. Le cuir semble briller dans cette obscurité trop intime et pour la première fois, depuis ce qu’il semble être des jours, j’esquisse enfin un mouvement pour me redresser, me relever et venir doucement caresser la douceur de sa veste. Jusqu’à ce que mes doigts se crispent et froissent l’objet juste assez pour l’agripper et esquisser un mouvement de lancé, vers l’autre bout de la pièce. C’est pourtant le bras en l’air que je me stoppe, pour finalement la serrer contre moi, dans une optique ridicule de m’abreuver de son odeur juste une fois de plus. La suite se déroule comme dans un rêve, lorsque mes bras lentement passent dans les manches et ce sont mes jambes qui me lâchent, dans une douloureuse chute vers le sol. Peu importe ma fierté, lorsque mon cœur se fait si fourbe et si intensément touché. De nouveau, c’est l’immobilité que je tiens, impossible de me  mouvoir quand mon esprit se focalise tant sur les et si ?

Ce sont finalement des coups portés avec force qui me sortent de ma léthargie trop profonde et me font sursauter. Dans ma retraire depuis trop longtemps, les problèmes s’accumulent, à ce point où Zeke n’est plus capable de les gérer seul. « Marie ramène toi ! On a un souci de recettes avec les prostituées. J’y connais que dalle alors… » Alors c’est de moi qu’ils ont besoin. Le message est clair, je dois prendre sur moi et cesser ces enfantillages qui ne me ressemblent pas. Il n’a jamais mérité mes sentiments… il ne mérite pas plus ma peine. Je me trouve pourtant incapable de m’en délester et me contente de reposer la veste à sa place, dans une religion qui me ferait presque rendre mon déjeuner… Si mon estomac avait été rempli. A la place, une simple rancœur remonte lentement dans ma trachée, avant que je ne me décide enfin à rejoindre mon associé, qui dans un silence discret, m’a attendu dans le couloir. Son regard en dit long, je l’ignore pourtant et m’avance d’un pas décidé, qui ne montre en rien le désarroi intérieur que j’amène avec moi jusqu’à la réception, où ma très discrète amie s’aime à noter les allées et venues. Noms et sommes s’alignent, dans une incohérence qui m’hérisse le poil. Chaque perte est un trou dans mon amour pour l’argent, ainsi que dans mon cœur avide, qui n’a pas besoin d’être plus abimé. « Conneries ! » C’est contraire à mon habitude, de jurer ainsi, mais c’est une goutte qui vient faire déborder le vase déjà rempli à raz bord et qui vient s’exprimer dans une inconvenance qui ne me ressemble pas.

Un rire, dans le hall, fini par attirer mon attention, lorsque aigrie, j’en viens à maudire celle qui vient de se permettre d’apposer un éclat d’amusement, dans le terne monde déprimant dans lequel je me complais depuis plusieurs jours. Ma colère aurait pu se diriger immédiatement contre cette fille, l’une des miennes d’ailleurs, mais c’est son compagnon, celui qu’elle a amené qui attire finalement mon attention. Son regard me percute sur le champ. Je le connais ce regard, ainsi que le reste de son corps qui cette fois se trouve caché de vêtements. Dans un éclat, je me remémore son abject refus quand à utiliser les services d’une prostituée. Colère et fierté se disputent la place, de le voir au bras de cette demoiselle, qui bien que jolie, ne m’arrive pas à la cheville. Son hypocrisie me rend folle de rage et mes émotions, amplifiées par ces derniers jours de réclusion, éclatent soudain lorsque mon regard noir se pose sur lui. Ce n’est pourtant qu’un simulacre de ce que je ressens réellement tandis que je m’avance vers lui d’un pas agressif, indifférente à l’appel de Zeke dans mon dos. Seul compte cette silhouette qui se trouve de plus en plus proche, de plus en plus nette. Chacun de ses traits sont gravés dans ma mémoire depuis notre dernière rencontre, mais ce n’est pas ce qui m’intéresse maintenant. Je comble simplement la distance entre nous, jusqu’à ce que le son de sa voix ne me percute. Celle de la demoiselle aussi, mais je lui coule un regard si noir, qu’elle recule d’un pas sur le champ, délaissant sa cible aussitôt. Je l’entends râler, à propos de son argent, d’autres choses, mais ce n’est que la salutation enfantine qui m’intéresse. « Joyeuse hypocrisie. Si doux visage, pourtant tu n’es qu’un homme. Comme eux. Un menteur ! » Je délire à moitié lorsque mon ton doucereux s’échappe jusqu’à lui. Le souvenir de notre rencontre me percute, je soupire douloureusement, avant d’hausser ma main à hauteur de sa lèvre, pour me donner une contenance que je ne ressens pas une seconde. « Comme neuve ! » Simple murmure cette fois, qui s’égare en même temps que ma pulpe la parcoure, dans une douceur qui contraste la dureté de mon ton.

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MessageSujet: Re: Time to leave and turn to dust ▬ Marie.   Sam 19 Mar - 3:19



La demoiselle sous mon bras s'éclipse sans même que j'ai mon mot à dire. Mon déséquilibre se fait rapidement sentir tandis que je tente de garder calme et contrôle face à la brune. Son regard, plus noir que je ne l'ai jamais connu me met mal à l'aise. Et si, il y a quelques temps, j'aurais trouvé une parade pour y répondre, le mélange de l'alcool et de mon état mental en cet instant ne le permettent pas, alors je reste là, silencieux.

Comme un gamin pris en faute qui n'attend que de se faire engueuler. Mais pourtant, tu ne lui dois rien. Je sais bien, mais qu'importe. C'est elle, et le souvenir, bien que rapidement effacé de mon visage, qu'elle m'a laissé a une marque. Une importance que d'autres n'ont pas. D'autant plus avec le départ de Vixen et toute la brume dans laquelle je me suis enfermé. Le temps me semble durer une éternité face à elle. Il me semble impossible à accélérer alors que la sentence s'apprête à tomber. Je sais d'avance que ses mots vont avoir un impact bien trop grand sur moi, je sais d'avance que tout ça va avoir bien trop d'importance pour moi.

Et pourtant, je ne bouge pas. Je reste là, titubant sur place, tentant tant bien que mal de fixer son regard. Mi-gêné mi-saoul, incapable de garder le cap je me raccroche alors à sa voix accusatrice. Et avant que je n'ai eu le temps de réagir, sa main vient se glisser à ma lèvre une nouvelle fois, faisant remonter avec elle tous les souvenirs de notre rencontre. Je déglutis, inapte à toute autre intervention, n'ayant toujours pas capté la moitié de ce qu'elle avait dit alors qu'elle murmure sa dernière remarque. Sa douceur nouvelle m'offre un frisson irrépressible que j'accueille en silence alors que mon cœur bat jusque dans mes tempes à nouveau.

Elle a un pouvoir hallucinant, elle dégage quelque chose d'unique et d'étrange. Et alors que tout aurait pu se dérouler dans la douceur du second tempo donné, le premier revient en force jusqu'à mes oreilles. Son menteur y résonne, me brisant en une seconde. Je me recule d'un pas incertain, gardant contenance dans une illusion qui ne dupe que moi avant de la fixer de haut en bas et de rétorquer d'un ton dur à mon tour. « Tu me traites de menteur alors que je n'ai rien fait pour mériter ça. » Je porte ma main à mon visage, retenant les sentiments qui se mêlent tout à coup en moi. Elle est bien trop réelle, bien trop présente.

Elle est le souvenir d'une échappée d'un jour. D'une cage dorée de laquelle je voulais m'envoler. Elle est le rappel de ce que j'ai voulu fuir, ce dont je me suis plains et qui me manque à en crever. Le rappel de mes erreurs, de ma naïveté. Elle est un dangereux mélange de rêve interdit et de souvenir noirci. Pourtant, je suis incapable de fuir, incapable de détourner le regard. Face à elle, je suis incapable de tout, incapable de me décider. Mais l'alcool lui, il peut. Il prend la place et me fait parler alors que mon esprit n'a rien de clair et décidé.

« Tu crois que parce que je reviens aux bras d'une fille je ne vaux pas mieux que n'importe quel connard dehors ? » Le connard auquel je fais allusion n'est autre que mon demi-frère, les maux remontent durement à la surface et me poignardent un à un alors que je continue. « Tu sais quoi ? T'as qu'à croire ce que tu veux ! T'as qu'à même te barrer au près d'un connard riche qui te paiera pour te montrer ta valeur ! De toutes façons, qu'est-ce que ça peut te foutre que je sois là ? C'est toi qui n'a pas voulu de moi, pas l'inverse. »

Je ris, ironique, sarcastique, la main contre la mâchoire et le regard se dirigeant vers la fille qui s'est dirigée vers le comptoir. « Je maintiens ce que j'ai dit, tu vaux mieux que ça. Mais si t'as envie de croire le contraire et de me blâmer pour voir en toi ce que t'es pas foutue de voir, fais-toi plaisir. » J'écarte les bras, m'offrant en offrande à mes propres paroles. « Tu seras pas la première et pas la dernière à penser que je vaux pas grand chose. Mais fais-moi plaisir, au lieu de te barrer, si tu pouvais m'achever, ce serait sympa. »

Je la regarde, une larme se glissant sous mon œil alors que mon ton se brise. « Parce que voir que la seule personne qui occupait encore mes pensées soit en train de me traiter de menteur, je suis pas d'humeur à le supporter. Et tu m'as bien promis tes crocs si je ne réussissais pas à t'avoir. » Je me rapproche d'elle, brusquement, l'attrape par le bras. Je serre légèrement tout en la caressant avant de glisser mes lèvres contre son oreille et d'ajouter, dans un murmure cassé. « Alors vas-y, achève-moi. Parce que je changerai pas d'avis sur toi, rien à foutre de ce que tu penses de moi. »

Mes mots s'éteignent et un instant je ne bouge pas. Son odeur à nouveau dans mes narines, m'enivrant encore plus que l'alcool. Le souvenir de son corps nu contre le mien, le souvenir de sa chaleur contre la mienne. Je me mords la lèvre alors que son agression me revient une fois encore de plein fouet. Et d'un geste plus lent, tardant à lâcher mon emprise sur son bras, je m'éloigne, coupant une fois de plus le contact entre nous. Je suis minable et je le lis dans ses yeux. Je ne vaux rien, et je l'ai vu dans leurs yeux. Alors pourquoi insister ? Pourquoi continuer ? Est-ce que tout ça vaut vraiment la peine ? J'en doute...

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MessageSujet: Re: Time to leave and turn to dust ▬ Marie.   Jeu 24 Mar - 18:42


Mes yeux dans les siens, furieux, je gratifie l’azur de ma plus sombre noirceur, pour exprimer cette colère qui anime chaque fibre de mon être. Je ne comprends pourtant ma réaction disproportionnée face à cette action somme toute banale. Cet être n’est qu’un inconnu croisé une fois dans un bayou sombre et infâme. Une simple rencontre, pourtant diablement électrique, qui s’est terminée d’une façon abrupte qui à l’époque, m’a laissé un goût amer sur les lèvres. J’ai goûté sa chair, d’une façon peu commune, me suis délecté de son sang, mais je sais que ce n’est pas ce qui m’a agité… C’est plutôt l’inédit et l’inassouvie qui m’ont fait perdre la tête et probablement le même sentiment de frustration qui m’échappe maintenant. Combinés avec les évènements derniers, je deviens une furie incontrôlable, qui s’acharne sur le pauvre corbeau. Il semble misérable et l’odeur qu’il dégage me pousse à retrousser le nez en une adorable moue dégoûtée. Les senteurs de l’ivrogne me poussent à reculer d’un pas, à son instar. Une distance raisonnable trône désormais entre nous, mais ses mots m’empêchent de me détourner pour vaquer à mes occupations. Son ton, que j’imagine plaintif me fait hausser un sourcil agacé, et me pousse à esquisser un mouvement pour l’ignorer. La force de sa plaidoirie m’atteint soudain et je pose mes prunelles de nouveau dans les siennes, laissant chacun de ses mots pénétrer ma carapace durcie par les jours passés. Mes sourcils se froncent, mon palpitant s’emballe, mes yeux se durcissent, sous une fureur qui s’alimente lentement par ses dires. Une seconde je cherche à savoir pourquoi cela me touche, pourquoi cela m’atteint et je sens la glace s’épaissir lentement lorsque le souvenir de Calyxte vient troubler l’océan de reproches et plaintes qu’il m’adresse.

Enfin il se calme, il perd contenance et échappe une larme qui me perd une seconde. Incrédule, je fixe la perle d’eau, incapable d’en détourner le regard lorsque la fin de son discours vient me heurter de plein fouet. Je suis encore en train d’y réfléchir lorsque sa paume vient agripper la douceur de mon bras. Je ne sursaute pas, je me frémis pas, cependant mon corps se tend imperceptiblement lorsque nos corps se retrouvent si proches. Le trouble passé revient, implacable et m’empêche de le repousser vivement. Son odeur corporelle ne me touche plus, sa larme est oubliée, seul s’impose le désir dans une situation incongrue que je maudis aussitôt. Enfin il achève et je ne peux m’en empêcher. Mon mépris s’étale, je laisse mes yeux exprimer ce que je ressens face à cette marée de mots qui ne m’importent que peu finalement. Ne peuvent que m’importer que peu alors que je m’enfonce dans un carcan protecteur d’indifférence. Je ne peux prononcer aucun mot, sous peine de me voir craquer dans un discours douloureusement pathétique, à l’image du sien.

Et lorsque je voudrais me détourner afin de retourner vers mon associé, son regard m’empêche de m’éloigner. M’empêche de le laisser s’échapper. Et pendant une seconde, une seule, je sens mon cœur se serrer face à son désarroi et la peine qu’il laisse échapper. Cet homme est une âme en peine, probablement à l’image de la mienne et s’il faudrait que je le laisse là, partir vers cette fille, mon impulsivité m’en empêche. Dans un geste grandiloquent, je me retourne et aussi sec attrape son bras, que je serre dans une poigne dominatrice. D’autorité, je le tire, le traîne derrière moi alors que je m’avance à grand pas vers l’ascenseur. C’est dans mon bureau que cette entrevue doit se terminer… ou bien dans la chambre attenante. L’idée de le lancer dans un bain pour le débarrasser de son immonde odeur d’ivrogne me traverse, me fait sourire une simple seconde, avant que les portes ne tintent dans un bruit sourd. Je ne dis toujours rien et le pousse devant moi, pour laisser l’appareil nous mener au dernier étage… Ce n’est que dans la sécurité relative de la cabine que je m’autorise enfin à le lâcher… Mes yeux fixent le néant devant moi. Le reflet de la porte m’impose nos deux silhouettes, si proches et pourtant tant éloignée. Cela ne me prend qu’une seconde avant de bouger pour me placer devant lui, les yeux lançant des éclairs, les mains sur les hanches en un simulacre d’une sévérité que je tente de véhiculer. « Il semblerait que ta définition du connard soit très claire. Un homme qui couche avec une prostituée est un connard, d’après tes dires. Etant donné que tu t’apprêtais à rémunérer une parfaite petite pute, je pense que tu es comme n’importe quel connard au dehors ! » Incisifs, mes mots se veulent forts, agressifs, comme dans l’optique de le briser juste un peu plus.

Je ne veux pas le croquer, pas tout de suite, mais je veux écraser les sentiments qu’il a fait naître de son discours passionné. C’est donc dans une mordante litanie que je reprends, trop cruelle pour m‘attirer la moindre sympathie. « Tu ne me connais pas ! Je ne te connais pas ! Nous sommes deux inconnus l’un pour l’autre. Tu ignores pourquoi je refuse de coucher avec les hommes, sans rémunération à la clef, tout comme tu ignores ce que tu vois lorsque tu me regardes. Tu ne sais rien et prétends pourtant savoir ! Seulement voilà… » Le tintement des portes se font de nouveau entendre et dans un soupir rageur, je me détourne pour sortir de l’ascenseur et lui lancer à la volée. « Tu viens ? T’aurais bien besoin d’un bain… ou d’une douche ! » Et tout en parlant, je me suis avancée, j’ai ouvert la porte de ma chambre, luxueuse et bien meublée, dans une opulence indécente dans le contexte actuel, mais qui ne me gêne aucunement. « Je crois que tu as compris que je n’ai pas vraiment besoin d’un riche connard… Un simple connard me suffit ! » J’insiste, utilise à outrance cette insulte qu’il m’a sorti dans une impulsion. C’est presque une invitation qui se veut indécente, mais je retiens de justesse le clin d’œil, avant défaire habilement les lanières qui retenaient ma robe.

Je tente de faire abstraction, de cette douleur poignante, qui pointe mon cœur à chaque seconde. Je retiens un regard vers mon bureau adjacent, pour ne pas me jeter sur la veste que j’ai reposé… Et me contente de me retourner vers lui, un sourire traînant, qui se voudrait convainquant, sur mes lippes que je parcours d’un coup de langue. « Je crois que tu es plus habitué à cette… tenue. » Je me joue de son discours, je me moque de ses états d’âme, pour ne planter que rancœur dans son âme qui semble déjà tourmentée… « T’en a rien à faire de ce que je pense de toi hein ? Alors pourquoi t’as commencé par te justifier ? Et tu es un menteur… parce que tu as prétendu ne pas payer pour des services… alors que tu t’apprêtais à le faire, sous mon toit… » Et ma mâchoire se crispe soudain, à cette simple idée… Je préfère m’avancer vers lui, dans ma nudité la plus totale, si l’on exclue mes talons hauts et vient déposer ma main, douce, sur sa joue. Mon pouce vient parcourir la traînée salée avant que je ne murmure, un brin plus suave. « Je n’ai pas envie de te croquer… pas pour voir la vie s’évader de ton être… Je ne veux pas. » Les mots s’échappent et brillent entre nous, avant que je ne dépose mes lippes sur les siennes, juste une seconde, juste une perdition…

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MessageSujet: Re: Time to leave and turn to dust ▬ Marie.   Lun 4 Avr - 19:05



Tout aurait pu s'arrêter là. Elle aurait pu faire demi-tour. Elle aurait pu me laisser là, comme ça, en plan. Elle aurait pu retourner de son dos gracieux à ses affaires et me laisser là, me traitant de merdeux envers ceux qui ont aperçus la scène. Et pourtant, c'est sa main que je sens sur mon bras. Sa poigne n'a rien de celle qu'elle a pu avoir dans mon souvenir, mais un sourire ne peut s'empêcher de se glisser sur mon visage. Rien que parce qu'elle me touche. Que sa peau brune est en contact avec la mienne.

Elle sert, de toute sa force, et je ne dis mot. Je me laisse traîner, le regard blasé, les sentiments se battant, tantôt la colère, tantôt l'admiration. Je me tais, ne sachant plus quoi dire. Ne sachant pas ce qu'elle veut, surtout. Et l'ascenseur nous laisse prendre place avant de se refermer dans un bruit trop fort qui me laisse un soupir. Je veux un autre verre. Je m'appuie contre le mur de la boite en fer mouvante, du moins le tente de le faire tandis qu'elle me pousse directement et que, toujours titubant, je me rattrape contre le mur que je visais, libéré de son emprise.

Mes sentiments quant à cette dernière information sont partagés. Il faut reconnaître que mes pulsions, mes envies de la prendre dans mes bras là, maintenant. L'envie de goûter ses lèvres à nouveau sont bien augmentées depuis que sa main à toucher mon bras. Mais il faut avouer également qu'elle n'avait pas du tout l'air dans le même esprit que moi, et que j'étais malgré tout, toujours en colère, quelque part au fond de moi. Je m'appuie finalement contre le bord de l'ascenseur, nonchalant, d'une épaule seulement, regardant sans la regarder la brune. Et puis elle se retourne, et me regarde. Mes yeux la fixent, aucune expression ne transparaît sur mon visage. Elle peut me cogner, et Dieu sait qu'elle en est capable, comme m'embrasser ou je ne sais quoi d'autre en cet instant.

Alors j'attends, comme un idiot. Un idiot saoul. Bon, je n'attends pas très longtemps avant que sa langue claque contre ses lèvres. Et elle me sort une belle leçon de morale. Enfin belle. Pour être honnête, je ne l'écoute qu'à moitié. J'ai envie de m'énerver. De lui dire qu'elle dit n'importe quoi, mais bon, j'ai sans doute dit n'importe quoi bien avant elle. Donc peu importe. Je reste silencieux, appuyé là, à la regarder, pinçant les lèvres et fixant ses pupilles brunes. Elle finit sa petite tirade, et l'alcool parle avant moi. L'alcool répond à ma place. « Bien, d'accord. »

Les mots se perdent dans son agressivité et ma passivité. Je ne cherche pas plus que ça, tentant surtout de tenir debout et suivre une conversation. Sans bouger d'un pouce, même position, même attitude, je l'entends continuer. Dure et froide. Ma bouche s'entre-ouvre mais avant qu'un mot n'en sorte les portes parlent à ma place et nous laissent sortir de là. Je la suis, n'ayant pas plus de raison que ça de désobéir, et surtout, n'ayant surtout pas envie de la quitter en cet instant précis. Mes sentiments se mélangent, et je place mon regard sur la chambre qui se présente face à nous. Majestueuse, comme elle. Mais sincèrement, j'en ai rien à foutre. Elle pourrait vivre sous un pont que ça ne m'atteindrait pas plus que ça. Le fric, le luxe, ça ne m'intéresse pas. Pour moi, c'est elle tout ça. C'est la seule chose qui a de la valeur dans cette pièce. « Parce que maintenant tu me donnes des ordres ? » Oui j'ai besoin d'une douche, ou d'un verre. J'ai besoin de quelque chose. Mais elle est quand même malvenue de sortir ça alors qu'on s'est connu dans de l'eau vaseuse. Mais je la laisse faire. Dominatrice et grande face à moi. Et puis je continue, répondant directement à sa remarque. « Bin trouve toi un connard si ça t'amuse qu'est-ce que tu veux que je te dise. »

Mes remarques dépassent de loin mes pensées. De toutes façons, il y a bien trop d'alcool dans mon sang pour que mon discours soit cohérent. Si quelqu'un me demandait de répéter ce que j'avais pu dire dans le hall de l'hôtel j'en aurais bien été incapable. Mais avant qu'elle n'en rajoute, ou que je n'en rajoute, peu importe, sa robe tombe à ses pieds. Je l'observe sans un mot, son corps enfin retrouvé. Les yeux bien ouverts, pas un souvenir éloigné. Alors qu'elle se retourne vers moi, joueuse, comme la première fois, un rictus se glisse à son tour sur mes lèvres. « Je ne sais pas si on peut appeler ça une habitude, mais je ne vais pas m'en plaindre. »

C'était fin, ça. Très fin. Félicitations Axl. Et finalement je retire mon t-shirt, lentement, bien trop lentement, en m'avançant vers elle alors qu'elle me provoque. Je le laisse tomber à mes pieds et la regarde sans un mot, la laissant s'avancer à son tour, alors qu'elle me touche une fois de plus. Je relève le menton, la toise du regard alors que sa main se glisse sur ma joue. Je n'oublie pas ses mots. Non. Je ne les oublie pas. Mais j'attends. Trop obsédé par l'instant, par son corps, son jeu et son visage. Et elle dit une phrase qui change tout. Une phrase qui brise quelque chose en moi.

Une petite chose, certes. Mais une chose quand même. Elle ne veut pas. Elle ne veut pas me voir me vider de mon sang. Et avant que je n'ai eu le temps de répondre, ses lèvres touchent les miennes, le temps d'un souffle. Alors qu'elle s'éloigne, je me rapproche un peu plus d'elle, je m'approche de son oreille, comme la première fois. Et je murmure, lentement.

« Alors qu'est-ce que tu attends de moi, au juste ? », je n'attends pas de réponse, glisse ma main dans sa nuque et l'embrasse réellement. Je l'embrasse plus d'un instant. Plus de quelque chose de volé. Je l'embrasse avec passion, avec l'ardeur qui m'habite. Pour une fois, ce n'est pas la violence physique, ce n'est pas les coups qui prennent le contrôle, c'est autre chose. Et ce n'est pas plus mal.

Sa remarque me revient en pleine figure alors que je détache mes lèvres des siennes et détourne le regard pour voir la salle de bain adossée à la chambre. « Je ne voudrais pas te décevoir, mais je ne me crois pas en capacité de prendre une douche digne de ce nom en cet instant... » L'invitation est claire, et pour une fois, c'est ma main qui se glisse dans la sienne alors que je me dirige dans sa salle d'eau. Je la regarde, enlevant finalement mon pantalon et tout en me déshabillant, je me retrouve à ses genoux, détachant ses chaussures, embrassant ses chevilles. Mes mains glissent contre ses mollets, remontent jusqu'à ses fesses et mon ton un peu plus vif prend place. « Alors, tu préfères la douche ou la baignoire ? »

C'est ridicule Axl. T'es ridicule. T'es le dernier des connards et tu ne peux pas résister à cette brune. Pourquoi ? Qu'est-ce qu'elle a de plus que les autres ? Elle vient de te rappeler que t'étais prêt à payer pour coucher. Et toi tu sais, tu sais pertinemment que t'y aurais pris aucun plaisir, que t'aurais juste passé le temps. Parce qu'il faut le passer. Mais avec elle c'est différent. Elle, c'est un plaisir rien que par ces frôlements. Elle elle a quelque chose. Et je m'avance vers elle, le caleçon toujours sur moi, glissant mes lèvres dans son cou pour lui murmurer. « Je ne sais pas ce que je peux penser, dire, ou croire. Mais tout ce que je sais, c'est que ce que je connais de toi me suffit. » Mes lèvres se fondent sur sa peau foncée et continuent alors que ma main se glisse jusqu'à sa poitrine. « Je connais ta peau, je connais tes yeux, je connais tes lèvres. Je te connais bien plus que n'importe quel connard à qui tu parles à longueur de journée. Et ça, que tu le veuilles ou non. » Je resserre mon emprise sur elle, rapprochant nos corps encore un peu avant d'ajouter. « Alors tu peux penser de moi que je suis un connard, mais je suis le connard qui voit que toi, tu n'es pas celle que tu prétends être... » un souffle, lent, doux. « Oh ça non... tu es bien plus que ce que tu ne verras jamais de toi. »

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MessageSujet: Re: Time to leave and turn to dust ▬ Marie.   Mar 19 Avr - 19:27


Lorsque les secondes s’écoulent, dans cet ascenseur, dans son indifférence évidente, je m’agace et me retiens pour l’envoyer bouler contre une des parois de la machinerie. Entendre ses os se fracasser contre la surface dure serait pourtant une satisfaction évidente. Dans une sensibilité qui ne me ressemble pas une seconde, je le laisse m’ignorer, me répondre une banalité pour m’extirper hors de la cabine, dès que les portes s’ouvrent. Je ne finis par mon discours, je ne laisse pas la violence s’évader de mes doigts et le mène jusqu’à ma suite, la meilleure de l’hôtel et me laisse submerger par la déception lorsqu’une nouvelle placidité accueille le luxe évident de ma demeure actuelle. Il m’agace, toujours un peu plus, mais la patience que j’éprouve envers lui semble au-delà de toute velléité. Et finalement, son indifférence n’est plus et laisse place à un ton cinglant que j’imagine peut être. Ce sont ses mots, qui m’atteignent au plus profond de mon être et dans un réflexe, je laisse mon regard s’échapper une nouvelle fois vers la porte de mon bureau et le trésor qu’il referme actuellement. Ma mâchoire se serre en imaginant le connard parti trop tôt, trop stupide et borné pour se rendre compte de l’importance qu’il avait pour moi. Mon être entier se crispe, mais je préfère ignorer de nouveau les pulsions meurtrières qui semblent de plus en plus profondes à chaque seconde passée en sa compagnie. « Le connard n’est plus… Enfoiré ! » Je ne sais vers qui se dirige l’insulte, mais ce n’est qu’un murmure qui s’échappe de mes lèvres. Si ténu qu’il ne l’a probablement pas entendu. Je ne répèterai pas, ne m’abaisserai pas à éprouver plus de peine envers cet homme qui ne l’a jamais mérité auparavant et qui ne le mérite pas plus maintenant.

Mieux vaut me défaire totalement de cette tristesse qui semble vouloir me submerger toute entière de nouveau et me déleste de mes vêtements, un par un, conservant mes talons dans une unique volonté de continuer à le surplomber. Immature conception de notre relation, que je tiens à conserver juste un peu plus longtemps. « Oh mais… T’es volontaire au fait ? Tu corresponds plutôt bien à la description en fait ! » Mordante, acide, je lance cette pique dans l’optique évidente de lui faire du mal. A son image, mes mots dépassent mes pensées et se font cruels lorsque je voudrais simplement prendre soin de lui et de son ivrogne carcasse. Je me lance plutôt dans une provocation, à laquelle il répond. Pour la première fois, je laisse un franc sourire parcourir mes lèvres, jusqu’à cette seconde fatidique où il commence à se délester à son tour de ses vêtements. Son audace me surprend mais malgré la surprise, je ne peux m’empêcher de laisser mes yeux s’évader dans une observation plus salace au fur et à mesure des secondes. Le jeu continue, les paroles me dépassent, surplombent ma colère et se laissent séduire par une mièvrerie que je déteste à la seconde où elle m’échappe.

Je préfère me protéger, dans cet effleurement de lèvres qui n’a rien d’intense. C’est une simple tentative pour détourner son attention et ne pas le laisser cogiter trop longtemps sur ces mots qui viennent de m’échapper. Pourtant il répond et mes lippes s’entrouvrent une seconde, incapables de lui répondre. De toute façon, il ne m’en laisse pas l’occasion lorsque les siennes viennent les retrouver, dans une étreinte qui n’a plus rien de timide. Son intensité me laisse pantoise une seconde et dans un brouillard, je le laisse prendre ma main et me mener jusqu’à ma salle de bain. Il continue à se déshabiller, je retrouve son corps dans une observation avide et fini par fermer les yeux lorsque ses mains viennent m’effleurer, s’emparer de mes chevilles en une douceur qui me fait sourire une seconde. Juste une, avant de suivre son injonction et de quitter mes talons. C’est presque une forme de reddition lorsque ma taille se réduit, mais le sentiment s’estompe bien vite, lorsqu’un éclat de rire vient prendre possession de mon être entier. Sa question, ses propos me font me reculer soudain et je cesse tout contact dans mon éloignement. Mon rire résonne dans la pièce encore quelques secondes, avant qu’un regard de glace ne vienne se poser sur son être, puis dans le sien. Mon corps frissonne encore du doux supplice qu’il m’a infligé, mais je fais fi, pour croiser mes bras sur ma poitrine. Toute mon attitude se fait soudain renfermée, lorsque les mots viennent soudain claquer entre nous.

« Quel idiot naïf tu fais ! Quel doux portrait tu oses peindre de moi, alors que nos chemins se sont simplement croisés une fois, une seule. Tu te lances dans de sombres élucubrations stupides et crois m’avoir cerné. Que tu es loin de la vérité petit corbeau ! » Nouveau pas en arrière, mes propos se sont alambiqués, comme lorsque je suis gênée, trop incertaine pour ne pas imposer mes mots d’un autre temps. « Fais toi plaisir illustre inconnu. Dresse donc ma personne. Dis moi ce que je ne vois pas ! Tu sembles tant au courant de ma vie, mon passé et mes problèmes. » De nouveau l’ironie suinte et mes propos acides brûlent entre nos corps. La colère s’est distillée et installée dans chaque parcelle de mon être, pour finalement claquer au plus mauvais moment. Dans un mouvement brusque, je m’approche de lui, pose ma main dans son cou et serre dans une impulsion. Emportée dans mon geste, je finis par le plaquer sur le mur derrière lui. Lentement, ma prise se referme, bloque l’arrivée de son air vital et approche mon visage au minimum. Mon souffle effleure ses traits, son odeur d’ivrogne dérange mon nez trop sensible et c’est un grognement animal qui quitte mes lèvres et vient résonner à ses tympans. « Ne viens plus jamais prétendre que tu sais… Tu ne sais rien ! Rien du tout ! Je ne prétends rien et tu mets les pieds sur un terrain que tu ne connais pas ! Tu vas te brûler les ailes bien trop vite ! » Et finalement, l’impulsion ne se termine pas sur cet éclat de colère. Dans la seconde, ma poigne se desserre, ma main s’égare et viens caresser son torse, dans une douceur qui contraste avec mon regard trop passionné. Et ce sont mes lèvres finalement, qui reviennent sur les siennes, toujours plus sauvage, dans une bestialité dont je semble avoir besoin à cette seconde…

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MessageSujet: Re: Time to leave and turn to dust ▬ Marie.   Ven 22 Avr - 1:30

Son rire qui résonne et mon regard qui se plante dans le sien. Ses bras qui se croisent sur sa poitrine et ma lèvre que je mords en souvenir du souvenir douloureux mais pourtant si bon qu'elle m'a infligé il n'y a pas si longtemps. Je m'appuie à peine contre le mur derrière moi, le froid contre ma peau me fait frissonner alors que l'alcool en moi la défie bien plus que je le voudrais du regard.

Elle a rompu le charme, elle place des mots violents entre nous. Et si d'ordinaire j'aurais peut-être été assez malin pour ne pas tomber dans le panneau, cette fois, l'alcool m'empêche une quelconque forme d'intelligence minimum. Et elle parle, ses mots claquent et me blessent sans que je sache pourquoi. Elle fait battre mon cœur mais cette fois avec une violence que je ne peux ignorer. Je serre les mâchoire alors que je la vois reculer encore un peu. Elle est dure, violente et moi je lève le menton, je la scrute de haut en bas alors que finalement elle s'approche à nouveau de moi. Mes yeux se plongent une fois de plus dans les siens alors que les pulsions violentes, elles, ne s'arrêtent pas. Si le mur qui se trouvait derrière mon dos m'effleurait à peine, elle m'y plaque brusquement et alors que le froid réveille mes muscles mon visage se plante face au sien, ignorant la douleur du geste. Je ne perds pas ses pupilles une seule seconde alors qu'elle se fait elle-même violente. Mais je la laisse faire, l'alcool retient celui qui rêve de l'embrasser rien qu'à sentir son souffle si près. Je me mords toujours la lèvre alors qu'elle parle à nouveau, piquante et blessante.

Mais ses mots terminés, sa rage évacuée, sa main se glisse de ma gorge à mon torse et moi, je me perds le long de ses doigts fins. Un instant, un instant seulement, l'alcool me laisse prendre le dessus, savourer cet instant face auquel je suis impuissant. Et puis sans prévenir, sans que je ne puisse réagir, trop absorbé par mon cœur qui cherche autant qu'il peut à s'échapper de ma cage thoracique alors que ses lèvres viennent se joindre brutalement aux miennes.

Et quelques secondes, ou peut-être minutes, je lui rends son baiser. Je passe mes mains dans son dos et serre mon emprise avec une poigne aussi passionnée que nos lèvres sur son omoplate avant de remonter ma main vers sa nuque et la retourner, la coller à son tour contre le mur, toujours aussi violemment, sans perdre ses lèvres avant que mes doigts, sans doute abîmés par le coup qu'ils viennent d'amortir se dirigent sur son cou. Et finalement, je me sépare de l'emprise qu'elle a sur moi, laissant ma main se glisser sur sa clavicule avant de m'éloigner d'un simple coup de pouce. Et d'un rire froid, dur, je lui lance.

« Tu m'expliques lequel de nous deux prend l'autre pour une pute exactement ? » je m'éloigne sans m'éloigner, passe une main sur ma mâchoire pour m'empêcher de la serrer trop et lui sors, comme ça vient, sans une pensée, sans même réfléchir à l'impact de mes propres mots. « T'as décidé que j'étais ton nouveau jouet, et je dois accepter de me prendre ta haine dans la gueule ? Et sous prétexte que je suis trop con pour voir ce que tu es toi et m'être attaché stupidement à ce que tu cherches en vain à cacher si facilement, avec simplement une rencontre, je dois subir pour je ne sais qui ? »

Je cogne contre le mur, sans réelle violence, juste pour m'empêcher de m'avancer à nouveau vers elle, je plonge mes prunelles bleues dans les siennes avant de continuer d'un ton qui se casse, parce que l'alcool a beau mener la danse, je suis bien là, tout au fond. « T'as juste peur d'être vue pour ce que tu es. T'as juste peur que j'ai raison. Mais j'en ai rien à foutre de me brûler les ailes tu l'as pas compris ? J'en ai rien à foutre que j'en crève, putain ! Parce qu'à part toi, et ce que je vois au fond de tes yeux que tu cherches à dissimuler au monde, je n'ai plus rien, alors tu sais quoi ? Je suis pas prêt de m'arrêter. »

Je m'avance finalement vers elle d'un pas lent, d'un regard plus passionné que je ne le voudrais et l'attrape, la collant sous la douche sans lui demander son avis. Et alors que j'actionne l'eau, je la plaque à nouveau contre le mur et l'embrasse avec cette bestialité qui ne semble pas vouloir nous quitter. L'eau qui tombe brutalement sur mon corps meurtri, alcoolisé, et mes lèvres qui se baladent dans sa nuque et viennent se perdre sur son lobe d'oreille pour murmurer. « Que ça te plaise ou non, l'alligator, c'est soit tes crocs, soit tes lèvres. Mais tu te débarrasseras pas de moi autrement qu'en m'achevant. » Je lui mords l'oreille à peine ma phrase finie et vient plaquer un peu plus mon corps contre le sien alors que l'eau chaude glisse sur nos corps, profitant de l'instant pour embrasser sa nuque, encore un peu.

Parce qu'il y a quelque chose au fond de moi qui sait que ça ne sera pas si simple. Ni cet instant, ni celui d'après. Parce qu'elle est blessée, que je le sens, le sais. Et que je ne peux m'empêcher à cette pensée de remonter ma main jusqu'à sa poitrine pour sentir son cœur battre sous ma main, une manière muette de montrer que je comprends sans doute mieux qu'elle ne le voit. Parce que la rage, c'est une des étapes qui me va bien au teint. Et que cette phrase, qu'elle a pourtant dite dans moment qui semble être à une éternité de nous, me décrivant comme le parfait connard qui manque à sa vie, me reste en tête. Parce qu'elle a peut-être raison. Peut-être que je cherche à voir quelque chose qu'il n'y a pas, que je ne suis qu'un énième connard. Mais je veux y croire.

Je dois y croire. Plus que tout, plus que n'importe quoi, il me faut une raison de croire qu'elle n'est pas juste une fille parmi les autres. Qu'elle a ce quelque chose en plus. Peut-être parce que notre rencontre date d'avant son départ, peut-être parce que je persiste à croire que quelqu'un qui se forge une telle carapace n'attend que de voir celui qui trouve la brèche. Mais mes pensées sont trop violentes, elles me brusquent, me répètent que je ne suis sans doute que ce fameux connard, alors je m'éloigne d'elle, je ferme les yeux une seconde et je laisse l'eau me couler sur la peau. « Peut-être que t'as raison, que je suis qu'un connard. Peut-être que je veux voir des choses qui n'existent pas parce que je suis égoïste et que je te veux toi. Parce que t'as fait vivre quelque chose en moi que je pensais pas pouvoir vivre un jour et que j'ai pas envie de laisser passer ça. » Ma main descend sur mon propre palpitant et mes dents percent mes gencives. « Mais c'est pas ton problème, tout ça. Alors personne t'empêche de te barrer de là, puisque toi, t'as clairement pas besoin de moi, pas vrai ? » Mes yeux s'ouvrent à nouveau, ma main se serre et le défi se lit dans mes yeux.

Oh non. Peu importe la réponse je n'étais pas prêt à la laisser partir. Oh non, peu importe ce qu'elle pouvait penser, je ne pouvais pas laisser ce sentiment disparaître parce qu'elle avait décidé. Mais j'étais prêt à la laisser, peut-être, juste pour cet instant, juste pour cette fois. J'étais peut-être à attendre la prochaine bataille.

Ou peut-être pas.

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MessageSujet: Re: Time to leave and turn to dust ▬ Marie.   Mar 26 Avr - 19:01


Mes réactions et actions ne sont que le résultat d’une colère sous jacente, d’une peine incontrôlable et d’une mauvaise foi évidente. Tous ces sentiments se battent et influencent mon esprit plus que je ne pourrais le croire. Chaque impulsion, chaque besoin se traduit d’une bien étrange façon et je me trouve incapable du moindre réflexe rationnel. Le baiser que nous échangeons, je m’y perds, plus d’une seconde, alors qu’il s’éternise. Il n’a rien de doux, ne traduit qu’une passion incontrôlable qui semble animer nos deux êtres depuis cette rencontre dans le marais. Tout était plus simple alors. Windsor n’était pas revenu dans ma vie, Calyxte n’était pas mort… Et la vie était un long fleuve presque tranquille. Je pouvais jouer à cette époque. Elle est malheureusement révolue et chaque parcelle de jeux se transforme rapidement en torture et mots que je ne voudrais dire. Seulement ils s’échappent, se dressent entre nous et ma cruauté devient mon unique rempart face à cet être qui voudrait s’imposer pour moi. Le mur dans mon dos soudain, me rappelle la situation et dans un réflexe, je viens mordre sa lèvre. Encore une fois, même si ce n’est cette fois qu’un incident provoqué par trop de passion. Et finalement, le froid se fait intense, lorsque dans un mouvement il me quitte. Je ressens chaque frisson et vient faiblement croiser mes bras devant ma poitrine. Cette étreinte a été beaucoup plus intense que prévue et je me retrouve fébrile rien qu’un instant.

Je fronce les sourcils, ne comprend pas où il veut en venir et décide finalement de ne plus y prêter attention. Plus pour l’instant. Parce que la suite s’en vient et sa conclusion me pétrifie. Son acuité me perturbe plus que je ne saurais le dire, parce qu’il a raison. C’est la mort de cet être froid que je blâme et mon interlocuteur se retrouve être celui qui subi. Il ne sait pas pourquoi, il ne sait pas pour qui, mais il sait qu’il n’est pas responsable de toute cette aigreur. Dans un sursaut de reconnaissance, je voudrais déposer ma main sur sa joue et lui offrir juste une once de douceur. Pourtant je n’en fais rien, retiens mon geste et me contente de lui offrir une moue méprisante… A laquelle il semble répondre d’un coup dans le mur. Cet éclat de violence non justifiée, je le salue d’un froncement de sourcils équivoque et fini par passer nerveusement ma langue sur mes lèvres. Nerveuse, je voudrais le frapper pour le faire taire, ou l’embrasser pour le même résultat, mais je ne parviens qu’à rester figée comme une statue, incapable de réagir comme je l‘aurais fait normalement.

Ma faiblesse me blesse, m’empêche d’être celle que je suis habituellement et me laisse suivre ses directives sans dire un mot. Mon visage se ferme, chacun de mes traits se fait buté et s’emprisonne dans une indifférence que je ne ressens pas une seconde. Ce n’est que la carapace de glace qui se forme de nouveau alors que l’eau commence à ruisseler son mon corps entier. Ses baisers ne semblent rencontrer que froideur et je ne parviens pas à me détendre sous leur chaleur ou celle de l’eau. Ses propos m’empêchent de me laisser aller, de me perdre dans cette étreinte qui aurait du être agréable. Cela ne devient qu’une torture, qui s’exprimer par mon regard blessé et mon absence de réaction. Le jeu est terminé, j’ai perdu face à ses intuitions et vérités qui me dérangent. Mon palpitant demeure étrangement calme, même sous sa paume, tandis que je m’enferme dans ce carcan que j’ai suivi tant d’années. Telle une huître qui se sent menacée, je ferme ma coquille et me déleste de chacun de mes sentiments, jusqu’à ne devenir qu’une égérie amorphe. Enfin il ferme les yeux et ma fierté enfin, me permet de verser une larme. Larme qui devient torrent et me débloque du même coup. Mes genoux lâchent, mon séant chute lourdement contre le marbre de la douche et je m’écroule. Tout comme l’eau, je glisse le long de son corps et fini par m’allonger au sol, incapable d’un mouvement de plus.

Je n’ai que larmes et sanglots pour laisser entrevoir ma survie. Tous ses mots sont criants de vérité et le désespoir qui a su traîner jusque là, se révèle soudain, cruel et implacable. Il agite mon corps de soubresauts et me permet de murmurer soudain. « C’est toute ma vie. Question de timing. » Dans tout son discours puant de vérité, il demeure un mensonge dont il n’a pas conscience. J’ai besoin de lui. Je ne le lui dirais pas pourtant. Je ne le lui montrerais même pas. Je me contente simplement de mon désarroi et fini par m’assoir, toujours sonnée, mais les larmes taries. Ce n’était qu’une faiblesse très passagère, que je saurais regretter bien assez vite, mais il ne me faut que quelques secondes de plus pour prétendre que rien ne s’est passé. Désormais assise, je relève un regard fier vers lui, comme pour le défier de m’aider, d’en parler. Il ne s’y osera pas, j’en mettrais ma main à couper. J’attrape pourtant sa main et m’en aide pour revenir debout face à lui et mes prunelles dans les siennes, je finis par reprendre la parole. « Je vais être très claire maître corbeau. Je vais t’utiliser. Ce soir, tu vas être mon jouet, tu vas rester ici et me montrer ce que tu sais faire. Je te garde avec moi, que ça te plaise ou non. » D’autorité, je reviens planter mes lippes sur les siennes, le mord de nouveau, dans une féroce réminiscence et termine par murmurer contre ses lèvres meurtries. « Et si tu parles de ce qu’il vient de se passer, je viendrais personnellement t’arracher la langue ! » Je menace, pour ne pas m’effondrer de nouveau, je me fortifie de ce sang que je vois couler de nouveau. Et je finis par fermer les yeux, juste pour me repaître de son odeur qui, par l’eau, redevient plus naturelle, plus agréable. « Tu n’es pas une pute… juste un joujou ! » Mon joujou !

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MessageSujet: Re: Time to leave and turn to dust ▬ Marie.   Dim 1 Mai - 22:26

La voir pleurer. Une larme après une autre et s'effondrer face à moi. Ce n'était définitivement pas ce à quoi je m'attendais. Certes, je ne pensais pas avoir tort, je pensais le moindre mot que j'avais dit. Mais peu importe tout ça, c'était une image que je ne m'attendais pas à voir. Je mettais d'ailleurs un certain temps à comprendre, à réaliser. Un temps dans lequel je ne bouge pas. Je reste là, à l'observer. Impuissant face à ce malheur déversé.

Bien joué, t'as réussi à faire pleurer quelqu'un. Pourtant, si d'ordinaire ce n'est pas quelque chose dont on peut être fier, qu'au fond de moi mon cœur se serrait à cette image quelque chose me disait que ce que je venais de voir quelque chose qui faisait de moi quelqu'un de plus spécial qu'elle ne l'aurait voulu. Alors certes, elle pouvait me tordre le cou et régler ce souvenir d'un geste que je ne retiendrais sans doute pas. Mais au fond de ses yeux, il y avait quelque chose que je voyais, et ça, je crois que d'une certaine façon elle le savait. Elle ouvre la bouche et je déglutis, incapable de trouver les mots. De savoir quoi dire.

Je devrais pourtant être maître en la matière vu le nombre de fois où je me suis écroulé, et ramassé. Le nombre de fois où j'ai réussi à me convaincre seul d'un avenir possible ou peu importe. Je devrais trouver les mots. Mais j'y arrive pas. Je devrais bouger, faire un pas. Mais j'y arrive pas. Non j'y arrive pas parce que tout ce que je vois c'est que quelqu'un l'a mise dans cet état. Et une part de moi le supporte pas. Lorsqu'elle s'assoit, je souffle une seconde, le temps de rester calme. C'est pas le moment de laisser place à la rage, on verra ça plus tard. Je sais pertinemment que ce n'est pas de ça dont elle a besoin, personne n'a besoin de haine, encore moins dans un moment de faiblesse.
Et je l'observe, assise là. Plus de larme dans ses yeux mais l'image gravée dans ma mémoire. Je ne dis rien, je me tais et je cherche, à comprendre, à savoir. Je cherche des mots ou des actions. Je cherche n'importe quelle réaction. Et pourtant rien ne vient, et son regard se plante dans le mien. Il me défie, et la surprise se lit un instant sur mes yeux avant que je ne comprenne.

Ce n'était pas la peine de chercher, pas la peine de vouloir autre chose, de vouloir lui tendre plus la main que je ne l'ai déjà fait. Elle l'avait saisie ce soir, et je devrais me contenter de ça. Pour mon propre bien, il valait mieux que je ferme ma gueule pour le moment. Que je garde précieusement cette image et que je la sorte le moment venu. Cet instant qui n'était certainement pas maintenant. Alors je lui souris, maladroit, et attends qu'elle mène à nouveau la danse. Parce que je ne sais peut-être pas grand chose d'elle, mais il fallait être le dernier des idiots pour ne pas voir qu'elle voulait le contrôle, même simplement une illusion du contrôle.

Alors j'attends qu'elle parle et je laisse mes prunelles bleues dans les siennes. Mon sourire reste sur mes lèvres et j'écoute ses mots sans les écouter. Je l'observe juste reprendre son masque, ce si beau visage, tellement travaillé. Et pourtant, tout ce que je vois, moi, c'est le souvenir de ce qu'elle m'a montré. Parce qu'elle a beau être belle elle ne l'avait jamais autant été que pendant cet instant précis où les masques étaient tombés. Et dans ces yeux, c'est ça que je voyais. Elle joue avec moi, comme depuis le premier jour, la première rencontre. J'acquiesce ses mots en hochant du menton, sans ouvrir la bouche. Parce qu'au fond, j'avais gagné.

Pour la première fois de ma vie, pour un combat que j'avais décidé de mener, pour lequel moi, et moi seul je m'étais tenu. Même bourré, même moitié amoché, et bien elle avait cédé. J'avais gagné une seconde, une larme, un regard. J'avais gagné une nuit. J'avais gagné une première bataille que je m'apprêtais pourtant à laisser tomber. Et ce sentiment me donnait encore plus envie de l'embrasser. Pourtant, elle ne m'en laisse pas le temps. Alors je ne fais que lui rendre son baiser, me laisse mordre avec un sourire franc qui laisse entrevoir mes dents alors que le sang se mêle à l'eau. « Même pas peur. » Un simple murmure, alors que les gouttes se mêlent entre elles à nos pieds, et elle cherche à me piquer, encore. La reine de la situation. De ma situation.

Je laisse un rire s'échapper de mes poumons alors que ses yeux sont clos. « C'est ce qu'on verra. » Je profite de ses yeux fermés pour lécher ma lèvre et venir la plaquer à nouveau contre la paroi de douche et l'embrasser, cette fois de mon propre chef. Avec passion, et sans doute un peu de violence. Le bras contre la paroi, je laisse mes lèvres se balader contre son cou, ne me préoccupant absolument pas du sang qui peut encore couler contre elle. Après tout, elle l'a cherché. Et finalement, alors que je passe ma seconde main contre sa mâchoire, dépose un doigt sur sa lèvre je lui dis. « Bon... t'as réussi à me faire décuver, tu comptes me laver ou comment ça se passe ? », je glisse mon doigt sur son menton, mon attitude en contraste large avec mes mots. « Parce qu'en tant que joujou, je présume que ce n'est pas de mon ressort. » Mes lèvres se posent contre sa clavicule et ma mâchoire se serre avec une légère pression, mes dents se glissent sur sa peau sans la mordre, juste pour qu'elle les sente. Et un murmure qui s'échappe, accompagnant l'eau qui coule. « Mais tu verras, j'apprends vite... »

On ne pouvait pas faire plus explicite. Je ne voulais pas faire plus explicite. Et c'était à mon tour de fermer les yeux. Profiter de la chaleur de son corps sous l'eau chaude, profiter de son odeur qui m'avait atrocement manquée sans que les mots ne puissent s'échapper de ma bouche. Il fallait se contenter de se le dire pour soi, de profiter de l'instant et le graver un peu plus profondément dans mon cœur duquel il ne restait plus grand chose.

À part elle.

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MessageSujet: Re: Time to leave and turn to dust ▬ Marie.   Ven 13 Mai - 22:57


Mes émotions, en cet instant, sont un raz de marée incontrôlable. Ce sont ses dires qui sont directement responsables de mon état soudain, même s’ils ne sont pas les raisons de mes larmes. Ce trop plein s’évacue difficilement, en trop peu de temps et je me retrouve au sol, en une position de faiblesse qui ne me ressemble pas et que je maudis aussitôt. C’est de sa faute, à lui, cet insignifiant oiseau qui ne sait pas ce dont il parle, tout en étant pourtant parfaitement précis dans l’analyse de mon être entier. C’est ce qui me dérange le plus. Lui, cet inconnu, ce simple jouet d’une autre vie, d’un autre moment, se permet des vérités qui me blessent aussi sûrement qu’une lame le ferait. A l’image de Luke, il me blesse, semblant savoir exactement quoi dire pour me perturber. La différence entre les deux, résident dans l’évidence. Lui, cet inconnu, me connaît aussi bien que mon époux, voire même mieux… En cela, je me perds toute entière dans cette étreinte naissante, dans ces gestes et cette violence inhérente à nos personnes. Il répond à ma provocation, à ma demande, me fait sourire à mon tour. Oubliée les larmes, dans les tréfonds de mon âme je les oublie, pour ne laisser place qu’à la lumière de mes lippes posées sur les siennes, sur ce sang qu’elles savourent. Dans une cruelle ironie, je me permets finalement de répondre, de nouveau taquine, comme à notre première rencontre. « Promis, je ne mordrais pas… Ou plutôt… Promis, je mordrais. » Dans un souffle je murmure contre ses lèvres, je ris doucement, comme en réponse à sa propre hilarité, et finis par me serrer encore un peu plus contre lui. Il me repousse bien sûr, pour mieux venir me retrouver et j’accueille le mur dans un halètement de douleur et désir mélangés. Un frisson parcoure mon corps entièrement à la vision de son sang contre mon corps, je prends l’offrande dans un sourire alors que ma main fini par se perdre dans sa chevelure trempée. J’agrippe même ses cheveux pour les tirer lorsque dans un mouvement, sa main vient s’égarer contre ma lèvre inférieure.

La tentation est réelle, augmente à chaque seconde et je les perds en conjectures soudaines. L’image de la silhouette massive de Calyxte, lorsqu’il s’est éloigné, s’impose soudain à mon esprit et me crispe une seconde. Cela ne dure pas, mais suffisamment pour me faire douter de la suite des évènements. Je l’entends parler, il se lance dans un jeu dans lequel je serais ravie de répondre, mais je reste une seconde interdite, bloquée, incapable du moindre mouvement. Ce n’est que lorsque ses dents croisent ma chair, même si doucement, que je finis par m’éveiller à lui. Je reviens au moment présent et laisse échapper une nouvelle larme qui s’évade pourtant et se mêle aux gouttes innombrables qui nous recouvrent. Et après la peine, la rage, la passion, qui ébranle mon être et me pousse à le pousser à mon tour, contre la paroi derrière lui. Cette douche ne semble pas assez grande et l’est pourtant trop. Elle nous donne trop d’espace lorsque je cherche pourtant son contact. Dans le mouvement, j’enroule d’ailleurs mes jambes autour de ses hanches, surplombant son intimité sans l’effleurer et réfugie mes lèvres dans son cou, pour lui murmurer doucement. « Les litres d’eau écoulés t’ont probablement plus rincé que mes discours. Peu importe. Montre moi… Ce que tu as appris… Ce que tu sais déjà faire… Montre toi… » Et lorsque mes dents taquinent désormais sa chair, ce n’est que pour le titiller doucement et finir par récupérer ses lippes dans un baiser toujours plus dévastateur, toujours plus intense. Je perds la tête et me perds entre ses bras sans plus penser aux conséquences ou au passé. Ce n’est plus que l’instant présent… Juste cet instant…

(…)

Dans une curieuse léthargie, je m’éveille au sein d’une chaleur qui n’est pas habituelle. Plus depuis longtemps. Et dans un réflexe, je voudrais repousser les bras qui m’entourent, je voudrais le pousser violemment, pour ne pas me réjouir de ce que je ressens à cette seconde. Ce bien être interne que je n’ai plus ressenti depuis des années. C’est un sentiment que je ne souhaite pas, une envie que je déteste sur le champ. Un fracas soudain me fait sursauter, comme la plus fragile des femmes, j’en viens à me détester. « Marie ! On a un problème ! » Mes dents se resserrent les unes vers les autres, ma mâchoire se crispe et je ne peux que fixer l’homme qui s’est éveillé sous le boucan soudain. Mon regard s’est fait inexpressif, mes pensées s’affolent et je ne peux que lâcher, trop furieuse contre ma personne pour la moindre parole rationnelle. « Tu fermes ton clapet et tu te fais invisible. Personne ne doit savoir que tu as passé la nuit ici. » J’aurais pu lui demander de s’envoler, de quitter la pièce avec ses ailes noires, mais je n’ai pas les pensées claires, trop perturbée par la nuit passée et ce réveil trop incertain. « MARIE ! » « Ca va j’arrive ! » Plus bas je reprends, à l’adresse de cet inconnu qui ne l’est plus tant. « Oublie tout ! Tout ! » Je nie, ne parviens pas à assumer cet afflux qui me parcoure toujours et préfère l’ignorer, pour ne pas foncer de nouveau, tête baissée dans un piège maint fois refermé sur mon être.

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MessageSujet: Re: Time to leave and turn to dust ▬ Marie.   Mar 17 Mai - 2:14

Mes yeux fermés profitent de ses paroles, de son accord. Mon corps profite du sien le long de la nuit, embrassant ses courbes et les mémorisant dans mes paumes. Notre dernière rencontre m'avait laissé une blessure trop brève, trop vite effacée. Elle m'avait laissé une odeur, mais pas assez de souvenirs auxquels me raccrocher. Cette nuit, en revanche, m'avait laissé de quoi mémoriser l'alligator pour longtemps encore.

Je m'étais endormi, plus serein que depuis bien des années. Fatigué mais le sourire aux lèvres, d'une nuit qui s'annonçait médiocre et qui avait trouvé des couleurs dans une obscurité que je n'avais pas soupçonné. La respiration lente, le bras contre son corps, endormi contre sa chaleur devenue notre pour une nuit, je ne me préoccupais pas du temps passer. Ni de m'en aller. Encore moins de me lever. C'est une voix complètement extérieure et inconnue qui me tire de mon sommeil. Un sourcil levé, et la tête encore bien endormie, je ne réagis pas tout de suite. Ouvrant les yeux sur son corps flou et sur le soleil déjà levé, je la regarde plus perdu que je ne le voudrais.

Sa brutalité soudaine me remet les idées en place et me fait m'asseoir contre le lit, perplexe, ne comprenant pas réellement ce qui se passe. Comment a-t-on pu passer d'une telle proximité à une telle froideur en une seconde. Son ordre me surprend et me fait serrer les dents un instant. J'avais beau n'avoir passé que très peu de temps avec elle, j'étais bien placé pour connaître son tempérament. Mais là, sérieusement c'était le comble.

Je n'avais pas demandé à rester. Je n'avais pas initié les choses. Ni la première fois, ni cette fois là. Et j'en venais quand même à me faire engueuler. Manque de bol, j'avais complètement dessaoulé et alors que je m'apprête à lui répondre sur le même ton qu'elle, juste pour jouer au plus con, la voix se fait à nouveau entendre. Et cette fois, c'est un grand sourire qui se dessine sur mes lèvres alors qu'elle lui répond. Je sors du lit et alors qu'elle me demande d'oublier, un rire froid s'échappe de mes lèvres.

La voyant s'agiter autour de la pièce, je la regarde du coin de l’œil en m'habillant pour finalement l'attraper par le bras et le serrer assez fort pour qu'elle arrête de gigoter partout.

« Tu peux me traiter comme un joujou, tu peux m'insulter après une nuit comme celle que l'on vient de passer. Mais tu ne me forceras pas à oublier. »

Je marque une pause et dépose ma seconde main sur sa joue. Plantant mes billes bleues dans les siennes, je m'approche de son oreille pour lui murmurer cette fois, le menton levé et d'une voix bien assurée. « Tu n'as pas réussi à me faire abandonner la première fois, c'est pas la peine d'y compter maintenant. Et puis, c'est pas comme si c'était réellement ce que tu voulais. »

Je m'éloigne d'elle en lâchant sa main, enfile mon sweat et m'éloigne de la porte. J'attendrais ses mots pour partir en douce. Me faire invisible et partir quand elle me le dira. Mais jamais, jamais je n'oublierai ça. C'est pour cela qu'appuyé contre le bord du lit sur lequel on était encore bien calmes quelques minutes avant, je croise mes bras et observe une fois de plus ses courbes, sentant le souvenir de leur douceur envahir mes bras. D'un regard pour elle alors qu'elle commence à s'éloigner pour celui qui l'a appelée, je rajoute, claquant ma langue fièrement.

« On se reverra, tu le sais comme moi... Marie»

Mon sourire ne dépérit pas. Parce que pour ce soir, pour cette nuit, les points sont pour moi. Non seulement je sais où elle travaille, mais je connais désormais son nom, en plus de son odeur et de son corps. Elle avait beau la jouer distante, dure et froide. Elle avait beau enfiler son masque parce qu'une voix était apparue dans l'équation, elle n'enlèverait pas ce qui s'était passé. Et ce qui se passerait plus tard. Ce n'était pas un choix, c'était un ressenti. Qu'elle l'accepte ou non, il était là, il existait plus que n'importe quoi.
Il nous avait rendu vivant, plus que n'importe quelle chose dans cette foutue vie. Et il était hors de question que j'abandonne ça.

Alors satisfait, je passais devant elle, le regard regorgeant de cet amusement, une main sur la poignée, attendant que les pas de celui qui l'avait appelée s'éloigne. Et en l'actionnant, je lui offrais un dernier regard, un dernier sourire, et m'avançant vers elle, un baiser sur la joue. Fin, la frôlant presque, mais bien réel. Et passant la porte, la refermant derrière moi, je descends les marches de cet hôtel.

L'air d'un client lambda, personne n'ayant vu d'où je venais. Un sourire par-ci, par-là, et un regard en arrière, satisfait de ce sentiment que je ne pensais plus être capable de ressentir de mon vivant.

Mais l'alligator avait éveillé des choses en moi dès le premier instant. Et Marie les avait confirmés, avec bien plus que ses dents. Passant les portes de l'hôtel, j'allume une cigarette du bout des doigts. Sans me retourner sur cet hôtel, cette chambre, sans en avoir besoin, parce que tout est gravé dans ma tête.

Jusqu'à la prochaine fois, Marie.
| Terminé ♥.

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