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 I have a bad feeling about this (Tim)

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MessageSujet: I have a bad feeling about this (Tim)   Jeu 10 Mar - 14:50



A chaque choix primordial que Vaas Milligan eut décidé dans sa vie, il n’y aillait pas par quatre chemins. Certes, le chemin en question pour y arriver était souvent long et périlleux, mais une fois sa décision prise, il fonçait. Ce qui était le cas à cette occasion : il avait décidé de se libérer de sa position de journaliste à The Mission. La discussion avec Elias, les derniers événements qui agitaient la scène de la Nouvelle-Orléans… Autant de signe que Vaas faisait tout pour refouler et se convaincre qu’après la mise en place de l’actuel gouvernement, tout n’allait « pas si mal dans l’fond ». Or si, tout allait mal, et se leurrer n’allait mener rien de bon. Il fallait que Vaas face un bon vers le changement avant que le changement ne le bouffe. Et virer d’un journal à l’autre, ça pourrait être l’un des déclencheurs.

Les locaux de The Mission n’étaient plus autant cachés qu’avant. Et ceci contribuait d’ailleurs à l’agacement de Milligan. Trop d’exposition, cela en devenait presque honteux. Il se souvenait où lui et ses collègues écrivaient dans l’ombre. Où l’écriture, devenue un des seuls moyen d’expression, réunissait des personnes partageant les mêmes convictions et principes. Il a fallu d’un renversement politique pour changer entièrement la donne. Et même si Vaas n’était pas le plus mécontent des résistants, les résultats obtenus et leurs conséquences n’étaient pas sans l’affecter. Même s’il avait mis un certain temps à le comprendre puis à l’admettre.

Un carton chargé sous le bras, Vaas rentra chez lui. Fin de soirée lourde et brumeuse, il s’agissait un de ces soirs où l’ouvrier avait hâte de se retrouver enfermé entre les quatre murs familiers de son appartement et de s’allonger en enchaînant les clopes. Venant de quitter The Mission sans un regard en arrière, il sentit en lui une vague d’un sentiment qu’il n’avait pas ressenti depuis longtemps. Il était… plutôt ravi. Cela arrivait aussi souvent qu’un papillon qui se posait sur vous. Avec la même sensation de surprise et de contentement. Même les rues poisseuses de Storyville paraissaient chaleureuses. Sans oublier l’atmosphère crasseuse et les habitants accueillants à l’œil douteux. C’était comme si Vaas découvrait une nouvelle fois son quartier d’habitation. Pourtant il ne s’agissait ni plus ni moins que du même trottoir, du même mur, des mêmes personnes au regard vide. Milligan ressentait le changement, rien que par ce geste anodin du passage à l’acte. Le frisson du geste accompli, ça lui rappelait son passé d’activiste en tant que hacker. Et que ça lui manquait ! Affreusement, si bien qu’il ferait tout ou presque pour se procurer un de ces ordinateurs qui lui donnait dans le temps le sentiment d’être utile. D’agir dans l’intérêt commun et d’apporter quelque chose de fantastique au monde sans que lui-même ne s’en rende compte. C’était pour cette raison, qu’à défaut d’un accès à l’informatique pour la population lambda, il avait rejoint The Mission. Jusqu’à aujourd’hui. Jusqu’à ce qu’une autre alternative lui soit donnée de rejoindre un autre journal.

Arrivé à son immeuble, Vaas poussa négligemment la lourde porte d’entrée. Ses pas le menaient machinalement aux escaliers. Il ne mit pas longtemps à atteindre son appartement du premier étage. Vaas faisait partie de la masse populaire dont les gestes obéissaient aveuglément à une routine exaspérante et malheureuse : c’est donc une nouvelle fois que machinalement, sa clé fit tourner la serrure qui lui permet d’entrer chez lui. Studio modeste mais suffisamment grand pour lui. Un lit et un frigo lui suffisait pour vivre, posséder un canapé et un bureau en plus était limite considéré comme du luxe dont il s’en délectait avec joie. Sans même un regard autour de lui, il ferma la porte d’un coup de pied sans se retourner. Ce n’est qu’en songeant à poser son carton de boite à chaussure sur son bureau que le cœur de Vaas bondit de surprise tout comme le ton de sa voix qui laissa échapper un mélodieux « Puuuutain de merde ! » Il recula d’un pas tant il s’attendait à tout sauf à ça. Non, la vérité était qu’il ne s’attendait à rien. Quitte à recevoir une visite inattendue, une demoiselle du Little Darling n’aurait pas été de refus. Parce que son voisin, il s’en serait bien passé.
Un réflexe de recul le prit aussitôt en serrant le plus possible son carton contre lui. Si bien qu’un pot de stylo pour la plupart n’écrivant même plus tomba à ses pieds. Une main tenant toujours fermement son carton et une autre la paume vers le ciel en signe d’incompréhension, il leva un de ses sourcils si haut qu’il toucha presque son cuir chevelu.

« Tu fous quoi ici ? Comment t’es rentré ? »

Assis sur son fauteuil tel le patron d’un cartel de drogue, même s’il respectait son voisin Timothée Morel, le voir dans cette position rendait Vaas particulièrement inconfortable. Sans le quitter des yeux, il déposa sa caisse sur la seule et unique table de son appartement. Bien que celle-ci fut déjà surplombé d’objets divers, il fit glisser la surface du dessous du carton sur la table ce qui fit tomber quelques feuilles et autres bidules un peu plus loin. Vaas n’était pas le plus organisé des hommes, son appartement en était le parfait témoin. Mais comme toute personne désorganisée, Vaas se défendait, surtout pour lui-même d’ailleurs, en disant « qu’il y avait de l’ordre dans ce désordre ». Après tout, il retrouvait toujours tout du premier coup. Ou du deuxième.
Comme pour cacher le colis proéminent qu’il venait de poser, il se mit devant la table. Ses fesses à moitié assis sur la table pour ne pas prendre le risque de tout foutre par terre. Son voisin n’avait pas besoin de savoir qu’il revenait des locaux de The Mission. Morel ne faisait pas partie de ces anciens camarades journalistes, et personne à part eux ne pouvaient à priori être au courant qu’il travaillait avec eux.
Vaas croisa les bras en faisant face à son voisin. Ainsi, c’était ce que l’on ressentait lorsqu’on avait en face de soi la personne ayant entré par effraction dans son domicile. Une amertume saupoudrée d’incompréhension. A moins… qu’il avait découvert que lui-même était entré chez lui auparavant sans forcément lui demander l’autorisation ? Impossible. Vaas avait remarqué que Timothée s’absentait souvent. Et que lorsqu’il rentrait, c’était la plupart du temps en mauvais état qui s’accompagnaient systématiquement d’une mine dépitée. L’un allant difficilement sans l’autre. La curiosité de Milligan l’avait emporté et ses découvertes en valaient largement le coût. Du matériel informatique dont le simple fait de poser la main dessus lui avait fait raviver des souvenirs. Il ne l’avait dit à personne, et il n’y avait normalement laissé aucun indice qui aurait pu mener Timothée jusqu’à lui.

« Euh… est-c’que j’te dois du fric ? »

La position de Timothée comme s’il était sur le point de demander à ses sbires de passer à l’action était trop séduisante pour que Vaas ne tente pas de détourner son attention. Mais il avait la vague impression que sa tentative serait veine. Il n’était pas des plus riches, mais son salaire modeste lui convenait, tant qu’il était seul. Il s’arrangeait toujours pour ne devoir rien à personne. Aurait-il cette fois-ci oublié une dette à l’encontre de son voisin ?

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MessageSujet: Re: I have a bad feeling about this (Tim)   Lun 14 Mar - 22:12


« Surprise ! »



Timothée & Vaas
featuring

Pourquoi j’ai l’impression que tu es plus amusé qu’énerver par cette situation ? Mon regard se perd dans celui de mon frère, je tente de rester énigmatique pendant que mes doigts s’appliquent à crocheter la serrure de mon voisin. A ce moment là, je suis ravie que Bastien ne soit visible que par moi-même puisque sinon, je risquerai de me coltiner un 0 pointé en discrétion. Encore. Ce n’est pas comme si c’est ma première incursion chez autrui et, quand on voit le résultat de la première… je ne suis pas certain d’avoir obtenir une meilleure note. En tout cas pas dans cette matière mais davantage dans l’art de créer du pire du bien mieux. Mon sourire s’étend aux souvenirs de la surprise de Giulietta face à l’intrus dans son placard, puis son étrange réflexe de s’y coller également lorsque son mari était rentré. Gui. Encore aujourd’hui, je ne saurai comment la définir et encore moins où la situer sur l’échiquier politiquement de cette connerie qu’est devenu notre monde. Je l’aime pas… Conclusion simple. Rapide. Pas besoin de tergiverser avec un esprit aussi sûr de lui non ? Pourtant rien qu’à voir son absence d’existence, ça sent le mauvais conseil. Et puis, qui voudrait s’intéresser aux impressions d’un truc créé par son propre esprit ? J’ai, en réalité, vaguement l’impression d’avoir à la fois un diablotin et petit ange perché sur mes deux épaules…. A ceci près que l’ensemble s’est réincarné dans la silhouette d’un frère que je n’ai cessé de repousser et détester, jusqu’à ce qu’il meurt. Le déclic résonne dans ma simple oreille comme une victoire, je secoue la tête de gauche à droite en souriant puis entre. Les volets étant fermés, je m’autorise une fouille éclairée puisque quitte à ne pas obtenir une note décente, autant oublier la discrétion. Un peu comme mon voisin d’ailleurs… aussi discret dans ses larcins que Sid au milieu d’autres paresseux femelles. Une catastrophe dont il ne semble pas encore avoir pris conscience. A aucun moment, il ne m’a vu l’observer du toit de l’immeuble pendant qu’il sortait de chez moi. A aucun moment, il s’est douté que je le suivais à plusieurs mètres au dessus du sol. A aucun moment, il a senti mon regard accusateur, soupçonneux alors qu’il se baladait de droite à gauche en ville et qu’il se dirigeait vers un journal ayant perdu toute son autorité le jour où il s’est allié au gouvernement qu’il dénonçait jusque là. Une bande de con avec un stylo s’alliant avec le porteur d’une arme de destruction massive. A côté, les intentions présumées de Gui me semblent aussi violentes qu’une caresse. Au moins, ose-t-elle agir contre le voile blanc qu’ils agitent tous la bouche en cœur. Lui n’avait rien d’enviable que ce soit de son poste, ses valeurs ou l’intérieur de sa baraque. Là encore ma position me semble plus confortable, quitte à me descendre je saurai que je n’avais retourné une énième fois mon slip de sens pour du sale, un truc recyclé toujours aussi dégelasse… même plus au final. Classe… ta splendeur m’éblouie chaque jour … Dis le gars qui me suit jusque dans l’antre des pêches … Définitivement classe… tu t’étonnes de rester célibataire après ça… Sois pas jaloux pour Gui, un mort ne peut rien se taper de vivant…. Qui sait ? T’aurai peut être eu ta chance si tu n’avais pas fait ton Caliméro de manière définitive… Mon sourire s’étend dans mon regard alors que ma tête bloque, se redresse et …tic en grimaçant. En fait, non… se taper une famille n’a rien de sexy. Allez aide moi au lieu de jacasser… Il ne relève si ce n’est ce fameux sourcil que j’ai trop souvent imaginé tondre durant son sommeil… stratagème impossible puisque ce conn*rd se lève en même temps que moi. Plusieurs minutes s’égrainent sous curiosité qui disparait aussi vite que l’ennui fait place. Au final, je m’installe sur le canapé, m’étend et observe autour de moi.

Ca va ? 100 balles et un mars aussi ? Ma tête effectue un acquiescement avec lenteur. Qu’est-ce que je donnerais pour un mars…. Tu sais depuis combien de temps on en a pas vu ? Question rhétorique, il ne répond pas s’installe à son tour dans un soupire. Ses yeux m’interrogent, comme s’il attendait une suite qu’il devrait déjà savoir ne pas exister. Après tout, je sais suffisamment pour légitimer mon intrusion et pour en avoir marre de chercher des réponses. Alors pourquoi ne pas opter pour une technique un peu plus directe ? Et bien sûr il va te répondre… On répond toujours au gars qui attend dans l’appartement… tout est dans la surprise… Bastien lève les yeux au ciel. C’est comme ça que ça se passe dans tous les meilleurs films d’avant DF…. Cultive-toi un peu ! Evidemment rien n’est moins sûr. Je le sais, il le sait. N’importe qui le sait mais qu’importe devoir surveiller son propre voisin devient aussi éreintant que vérifier derrière son épaule à chaque fois que j’arrive au travail. Aujourd’hui plus encore qu’hier avec Ruth jeté dans mon domaine. Comme si j’avais besoin d’une fanatique du bistouri prenant les gens pour des cobayes plutôt que comme des êtres humains. Je me redresse, tape des mains et invite Bastien à quitter le fauteuil comme on éjecte une mouche sur notre main. Celui s’indigne, ne bouge pas. Je fronce les sourcils, tire le fauteuil pour le placer un peu plus face à l’entrée et … m’assoie. L’avantage du vivant sur le mort : on gagne toujours à la chaise musicale. Le temps s’écoule alors de nouveau dans un silence à peine brisé par les remarques pertinentes d’un enfant de 5 ans que je nommerai Bastien. La vague impression de me trainer un boulet est surfaite, j’en suis à me sentir animateur au beau milieu d’un désert avec une bande de gamin demandant « c’est quand qu’on arrive ? » « C’est quoi ça ? » J’suis fatiguééééé », « Je m’ennuie », « c’est quand que c’est fini ? »…. Autant dire que c’est toujours plus simple d’abandonner des enfants au pied d’un arbre ou de s’en débarrasser en leur proposant de les enterrer « comme à la plage » que de se débarrasser d’un fantôme. Mon attention se rapporte sur la porte, l’extérieur, d’un geste, je prends une de mes chaussures et la catapulte sur l’interrupteur aucunement perturbé par ma nouvelle dégaine. Je pose mon doigt sur mes lèvres pour implorer le silence de Bastien, comme si qui que ce soit pouvait l’ensemble me dire une énième fois « classe ». L’intrus, accessoirement propriétaire de l’appartement, entre dans son domicile a priori chargé d’un paquet qu’il s’apprête à poser sur son bureau lorsque conscience se fait. Mon visage est impassible alors qu’au fond, il faut l’avouer, j’adore la situation. Puuuutain de merde !Son cri perse l’espace, il recule s’agrippe avec force à son carton et en fait tomber quelque choque qui rejoint ma chaussure sur le sol. Le cri semble perdurer dans l’espace… trop longtemps. Et ce type serait avec Enya ?Je sais … ne m’en parle pas… « y a des raisons que le cœur ignore.... C’est pas le problème, à ce niveau, elle a une artère gravement bouchée… doublée d’une bonne myopie [color=orange] et d’une surdité chronique… faut qu’elle consulte … J’hoche la tête avec lenteur en écarquillant les yeux. Dépit. Grand… dépit. Limite cela gâche tout l’effet de la situation.

A la question, comment tu es rentré ? Je lui indique la porte en haussant les épaules. Mon sérieux, je parviens à le garder en revoyant tous ces films peignant cette même scène, inlassablement. Je jubile. Euh… est-c’que j’te dois du fric ? Il est à présent dans une posture plus… standard. Inquiêt tout de même, il croise les bras, sur la défensive pendant que je m’autorise un soupire en marquant ma détente personnelle dans une situation qui n’est, somme toute, pas naturelle. Je me redresse légèrement, penche la tête sur le côté. Vaas Milligan… à toi de me le dire, pourquoi suis-je là d’après toi ? Mes prunelles s’attaquent aux siennes avec incistance, la confrontation s’étire sur plusieurs secondes avant que je ne pose mon pied sans chaussure sur mon genou, croisant légèrement les jambes. Le constat étire un sourire, ça brise le mythe. Alors un léger rire s’extirpe. J’ai toujours rêvé de faire ça ! un main se glisse dans ma barbe naissante et s’échoue dans ma tignasse que je martyrise un instant avant de la laisse retomber sur l’accoudoire. Tu ne m’en veux pas de mon intrusion, n’est-ce pas ? On est quitte comme ça… Je me penche légèrement en avant, pose tout mon intérêt sur ses réactions. Concrètement, tu peux me dire ce que tu foutais chez moi ? Et surtout en quoi ma vie peut bien intéresser « the mission » ?





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Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même. Et quant à celui qui scrute le fond de l'abysse, l'abysse le scrute à son tour. (⚡) Nietzsche
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MessageSujet: Re: I have a bad feeling about this (Tim)   Dim 20 Mar - 20:38



Devant l’attitude impassible de son voisin, Vaas ne pouvait faire autrement que de garder ses sourcils froncés d’incompréhension. Il était manifestement beaucoup trop facile de rentrer dans le domicile des habitants dans cet immeuble. Il faudrait peut-être en faire part au serrurier ayant fourni les serrures de toutes les portes du bâtiment. Timothée désigna la porte comme réponse à au questionnement de Vaas sur la façon dont il avait réussi à s’introduire en ces lieux. Face à l’évidence de la réponse, l’ouvrier eut du mal à empêcher le pincement de lèvres qui présageait un léger agacement. « Non mais… Oui bien sûr, mais c’que j’veux dire… Bah, laisse tomber. » Après tout, la question était avant tout rhétorique car Vaas se doutait que la réponse fut « par effraction », mais qu’afin d’empêcher toute émeute, bien que le risque soit proche de zéro, il n’en rajouta pas.  

Le soupir de Timothée ne fit que renforcer le froncement de sourcil de l’ouvrier. Ce même froncement qui ne bougea pas lorsqu’il l'interrogea à son tour « Vaas Milligan… à toi de me le dire, pourquoi suis-je là d’après toi ? » S’installa alors un combat de regard passionné et intense. Les yeux bleus océan de Vaas Milligan croisèrent ceux en amande de Timothée Morel. Toujours sur la défensive, Vaas plissa toujours les yeux en tournant son regard à droite puis à gauche, comme s'il cherchait la réponse entre deux meubles. « Hum, tu veux m'vendre une connerie ? » Son ton était aussi innocent que possible bien qu'il percevait qu'il avait pitoyablement échoué. La posture de Morel ressemblait définitivement à celle des patrons dont Vaas avait le souvenir d’avoir vu lorsqu’il était jeune et que la télé était quelque chose de commun à tous les foyers. Un de ses sourcils remonta alors jusqu’à la moitié de son front lorsque son voisin lui avoua dans un léger rire qu’il appréciait plus qu’il n’en fallait sa position de dominant. « Eh bah j’t’en prie, fais comme chez toi ! » ironisa-t-il avec la dose de sarcasme que la situation imposait, tout en écartant ses bras. Vaas eut la désagréable sensation de connaître la raison de cette infraction. Sa conscience essayait de le rassurer mais une autre petite voix malsaine et beaucoup plus insistante lui hurlait silencieusement qu’il s’agissait effectivement de la raison à laquelle il pensait. En l’occurrence, sa visite inopinée dans l’appartement de son voisin. Ce qu’il confirma avec son « on est quitte comme ça ». Vaas ne trouva rien de mieux qu’un long soupir d’exaspération qui s’accompagna d’une main qui caressait sa nuque avec ferveur. Il craignait de devoir vivre cette scène d’explication face à Morel. Plus par agacement que par crainte à dire vrai, mais il était évident qu’il ne pouvait plus y échapper.

« Attends, quoi ? » Le fait que Timothée ait prononcé l’intitulé du journal qu’il venait de quitter il y a à peine quelques minutes le fit légèrement se redresser. Il se passa les mains sur son visage en soupirant exagérément. Ils descendirent jusqu’à sa nuque qu’il emprisonna en croisant ses doigts derrière pour ensuite laisser échapper dans un souffle las « Mais The Mission en a rien à foutre de ta vie putain… » quoique se disait-il en lui-même. Avec ce matos, p't'être bien que si. Puis soudainement, un éclair le frappa et ce ne fut qu’à cet instant qu’il réagit à l’annonce de l’intitulé du journal. Son regard fut cette fois-ci mêlé d’inquiétude et d’interrogation. Il se redressa brusquement et pointa un doigt accusateur vers Timothée « Mais, comment tu sais que… que j’écris pour eux ? » Il en venait jusqu’à oublier de parler au passé tant sa surprise fut complète. « Putain de merde… » fut tout ce qu’il trouva à dire en soupirant une nouvelle fois d’exaspération. Personne n’était censé savoir qu’il avait écrit pour eux pendant un long moment. Sauf ses anciens collègues à la limite. Depuis le nouveau gouvernement en place, il semblerait que la clandestinité n’était plus de rigueur dans leurs locaux.

Puis arriva le moment de la confrontation. Vaas était persuadé que se retrouver en face d'un juré dans un tribunal faisait ressentir le même effet désagréable. Surtout lorsqu'on sait pertinemment qu'on est coupable de tout ce dont on nous accuse.
« Euh… Écoute, c’était pas normal, ok ? T’avais disparu depuis des semaines… Puis avant ça, j’te voyais revenir avec une tronche pas possible mec... J’me posais des questions putain ! Mais t’étais jamais là pour y répondre alors… à un moment j’me suis dit « merde, imagine il a crevé tout seul dans son appart’ comme un rat mort. » J’ai voulu vérifié quoi, juste au cas où t’sais. » conclua-t-il comme s’il s’agissait de la chose la plus évidente au monde. Par ailleurs, ses paroles étaient jusque-là presque toute du domaine de la vérité. Et l’ouvrier n’était pas peu fier de sa réponse improvisée. Cependant, face à cette vérité, Vaas aurait pu alors réagir comme tout homme se situant dans la moyenne des relations sociales et humaines aurait fait : demander à la personne en question quelle était la raison de ces passages éclairs comme s’il sortait d’un match de boxe. Néanmoins, étant de nature à aimer avoir des réponses par ses propres moyens, il avait alors décidé d’en obtenir par le chemin le plus inapproprié qui soit : entrer par effraction à la recherche d’indices. S’il n’avait pas d’auréole au-dessus de la tête, c’était bien pour une raison, Vaas Milligan s’en contre-branlait d’à peu près tout. Fut un temps où quelques clics lui auraient suffi pour en apprendre sur n’importe qui. Désormais, il lui fallait avoir recours à des procédés peu judicieux. Certes, ce qu’il avait découvert ne lui avait apporté aucunes réponses. En revanche, plonger la tête la première dans une citerne aurait été du même effet avec le matériel informatique qu’il avait trouvé à son domicile. Il avait d’ailleurs bien pris soin de ne pas mentionner ce qu’il a pu voir ce jour-là dans son appartement. Même s’il sentait le coup arrivé comme quelqu'un qui s'apprête à recevoir un coup de pied au coccyx.

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MessageSujet: Re: I have a bad feeling about this (Tim)   Mer 23 Mar - 22:50

Honnêtement je ne suis pas sûr que « the mission » s’intéresse à moi. Pourquoi après tout ? C’est pas comme si j’agissais aux yeux de tous ou que j’avais mon cul vissé sur une très haute chaise du gouvernement. Je ne suis qu’une paire de mains employées par ce dernier pour analyser toute la merde possible et inimaginable tant que c’est pour aller dans le sens des big boss. L’idée étant, plus encore aujourd’hui qu’hier, d’appuyer les volontés d’un gouvernement qui laissent volontairement des affaires non classées, inventent des histoires incohérentes pour faire passer certaines disparitions ou condamnent sous fausses preuves à peu près tout ce qui les dérange. Le plus beau étant leur colosséum…. Magnifique ouvrage d’une alliance aussi despotique que le gouvernement précédent qui, au final, n’a pas particulièrement changé. Une partie de chaise musicale encore moins dérangeante que celle que je viens de faire avec Bastien. Et au milieu de se joyeux bordel y a les gens lambda, comme lui, comme moi, comme le Neandertal ou notre voisine. Qu’importe notre nature, quand t’es en bas…. Et bien t’es pas en haut. Ta logique m’éblouie autant que ta classe… c’est dire comme je suis subjugué… Mon sourire s’affiche un bref instant avant de me concentrer de nouveau sur mon voisin. Celui-ci a repris contenance depuis un moment et semble afficher une posture un peu plus masculine, moins dans la stupeur, plus sur la défensive. Ses sarcasmes m’amusent sans que je n’affiche ce sentiment… ça n’aurait aucun intérêt après tout…. Le parrain qui se fend la poire devant un mec qui l’a dupé… ça n’aurait pas d’effet. On est d’accord. Mais The Mission en a rien à foutre de ta vie putain… Voila qui est dit. Confirmé, emballé, peser, envoyer…. Tout ça en express. Les joies de la poste nouvelle génération. J’hoche la tête avec lenteur de base en haut en haussant les épaules. Je ne sais pas. Ma foi, mon voisin s’infiltre dans mon appart, ne pense jamais à venir me le dire, celui-ci travaille pour un ancien journal de la résistance, actuellement pro gouvernement…. C’est louche. C’est louche puisque outre ma position dans la catégorie lambda de la population, je traine un peu mes petits dossiers. Je sème des bouts de mon désaccord avec l’alliance tel un petit poucet qu’un regard averti pourrait aisément relever et bouffer pour en chier un article bien senti sur « un analyste généticien en pleine rébellion : la face cachée des petits employés ». The mission n’a plus rien d’un journal engagé si ce n’est dans la connerie profonde, plus caché pour un sous –fin pour des personnes regardantes-, il n’a plus rien à envier aux journaux gouvernementaux dont ils faisaient le procès y a 6 mois. Alors les types qui y bossent mise à part le fait qu’ils soient tous des vendus… je vois pas trop quoi en dire et de mon voisin qui s’introduit chez moi encore moins. Ce n’est pas plus son exaspération ponctuant le silence de son appartement qui fait évoluer le débat ou mon ressentiment à son égard.

Euh… Écoute, c’était pas normal, ok ? T’avais disparu depuis des semaines… Puis avant ça, j’te voyais revenir avec une tronche pas possible mec... J’me posais des questions putain ! Mais t’étais jamais là pour y répondre alors… à un moment j’me suis dit « merde, imagine il a crevé tout seul dans son appart’ comme un rat mort ». J’ai voulu vérifié quoi, juste au cas où t’sais. Mon regard cherche le sien, et s’installe. Tente de lire quelque chose, un soupçon de neurones, d’interaction intéressante, un bout de vérité… fin bref autre chose que cette déclaration à la con. Comment peut-il croire que je puisse croire un traitre mot de son discours de bon samaritain sachant qu’en plus d’être –pour une raison obscure- le petit copain d’Enya –ce qui en prime n’a rien à voir mais on s’en fout, ça m’agace- c’est un vendu. Par définition un con. Et ce n’est pas ses observations et la mention de mes deux kidnappings qui vont me pousser à faire copain copain avec lui. Faut peut être pas pousser mémé, blanche neige et les 7 nains dans les orties. Du coup, avec tout le sérieux du monde, je ponctue l’atmosphère d’un sarcasme. Au moins on maitrise cet art tous ensemble, on forme belle petite brochette. Arrêtes, je vais chialer… tu es vraiment l’arqué type du saint Bernard c’est ça ? Tu veux que je t’appelle Beethoven et que je te donne des croquettes ? Je soupire, m’affale. Regarde autour de moi et soupire de nouveau en passant mes mains sur mon visage. C’est dans ses moments que ça fait chié cette prohibition… t’aurais pas deux bières planquées ? Troisième soupire en pensant immédiatement à notre Neandertal de voisin et sa collection de bouteille dans sa cave. Ecoute, que tu ais remarqué tout ça c’est peut être dû à un bon sens de l’observation ou qui sait, un peu de talent mais tu crois vraiment que je vais croire en la parole d’un type qui bossait pour un journal contre le gouvernement puis qui a changé d’opinion comme une envie de pisser ? Je secoue la tête, installe de nouveau mon pied droit sur mon genou gauche et tapote dessus. En l’occurrence que tu sois pour ou contre mon employeur, je m’en tamponne mais si tu veux un conseil de voisin… ne fais jamais confiance à un type capable de poignarder dans le dos ses propres convictions… Je lève les mains en l’air en haussant les épaules. Soupire une 4e fois et l’observe. Si tu t’inquiétais vraiment, comme le bon Médor que tu es… j’imagine que tu serais venir me voir dès que je suis revenu… voir si ça va… me dire que tu es entré chez moi pour vérifier si j’étais pas « comme un rat mort » … en général quand on dit rien c’est qu’on cache sa propre merde… Tu parles en connaissance de cause ou …. ? Un silence pour toute réponse, je ne peux que lui offrir ça bien que lui jeter ma seconde chaussure – et unique chaussure disponible à côté de moi- dans sa phase translucide et invisible….

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MessageSujet: Re: I have a bad feeling about this (Tim)   Mar 5 Avr - 16:00



Entre autres le fait que Vaas n’appréciait pas les surprises, ce qu’il n’appréciait pas tout autant était qu’on le prenne pour un cabillaud poêlé à l’huile. De toute évidence, le ton de son voisin Morel ne laisser aucun doute sur la considération qu’il portait à Milligan. Face à la riposte cinglante du grand brun à l’unique chaussure, Vaas prit la première chaise qu’il trouva sous la main. Sans quitter des yeux de Timothée, il s’assit en face de lui en croisant les mains devant lui, le dos légèrement recourbé. « Putain mais est-ce que tu t’entends un peu quand tu parles ou bien ? » Bien qu’issus manifestement de deux mondes différentes, Vaas avait du respect pour le jeune homme. Ou du moins il en avait. La main légère, il voulait éviter le plus longtemps possible d’être également l’auteur d’une violence physique en plus que celle d’être entré par effraction dans un domicile autre que le sien. Il soupire en passant ses mains sur son visage puis réclamait si l’ouvrier n’avait pas de quoi se brûler la gorge et faire passer cette situation comme un événement des plus banal. Vaas se gratta le côté du nez nerveusement avant de répondre « Non, j’ai que dalle. » Prendre le risque de conserver de l’alcool était devenu aussi risqué que de cultiver des plants de cannabis dans son sous-sol. Une bonne idée du nouveau gouvernement en place. Une des raisons qui l’ont peut-être aidé à se décider plus vite sur quel chemin se vouer.
La suite de sa déclaration n’avait rien de très séduisant aux oreilles de Vaas. Timothée crachait ouvertement sur ce qu’était devenu The Mission, mais en profitait aussi pour s’en prendre à ses opinions personnels. Face à cette accusation gratuite, la première réaction de Vaas fut d’écarquiller les yeux aussi grands que cela était permis avant de les plisser comme s’il un soleil éclatant lui éblouissait les pupilles. « Comme une envie d’pisser ? Mais tu sais c’qui s’passe là-bas ou t’es trop occupé à révolutionner c’qu’il reste du monde en léchant le cul de tes patrons ? » Vaas n’appréciait pas particulièrement qu’on le prenne pour un idiot. Et l’aspect un tantinet supérieur que prenait son voisin n’arrangeait pas les choses. Les choix qu’il avait fait jusque-là, Timothée n’avait à priori aucune raison de les connaître. Ils étaient peut-être voisins mais en aucun cas lié par les liens sacrés de la fertilité avec rituel satanique en faisant se mêler leur sang avec la même lame. Vaas brûlait d’envie de s’en griller une, là, dans l’immédiat. Il songea à quelques rouleaux de papier et de tabac qui trainait dans un fond de ses tiroirs. Il en aurait sans doute bientôt besoin.

« En l’occurrence que tu sois pour ou contre mon employeur, je m’en tamponne mais si tu veux un conseil de voisin… ne fais jamais confiance à un type capable de poignarder dans le dos ses propres convictions… » Ce fut la phrase qu’il ne fallait probablement pas prononcer devant un Vaas Milligan déjà titillé. S’il avait eu une journée des plus éprouvante, l’ouvrier aurait probablement agit différemment, en l’occurrence se lever de sa chaise avec les narines retroussées. Au lieu de ça, sa bouche à demi-ouverte et un sourcil de levé, il fixa Morel dans toute sa magistrale splendeur « Mais mon vieux, pourquoi tu viens me parler de conviction ? Tu connais pas le quart de ma vie… » Les paumes vers le ciel, il les agita légèrement comme pour démontrer son incompréhension. Mais cela ne suffisait pas, Morel était effectivement des plus remonté. « Ok, écoute moi bien petite merde » L’insulte n’était pas forcément adéquat à la situation. Or, ce genre d’intitulé venait dans la bouche de Vaas aussi naturellement qu’une tulipe poussait dans un champ des Pays-Bas. « Ouais, j’aurais pas dû entrer chez toi alors qu’t’étais pas là, j’aurai pas dû ok ? » Il se passa une main sur ses cheveux avant de reprendre ce qui ressemblait jusque-là à des excuses. « Mais putain, qu’est c’qui te fais croire que t’es meilleur que moi à te pavaner comme si t’avais tout compris à la vie ? Parce que tu crois vraiment que j’vais croire que toi, t’as rien à cacher ? Pourtant t'es qu'un pion toi aussi. Comme nous tous ! Même moi putain j'me suis fais avoir bien plus longtemps que j'l'aurai voulu ! » Vaas s’affala sur son siège. Si son ego et sa peur d'être retrouvé seul n'était pas aussi énorme qu'un gavage de canard, il aurait tout plaqué à l'évocation du nouveau gouvernement.
Il n’avait pas l’intention que sa petite visite inopinée dans l’appartement de son voisin resterait un secret à tout jamais… Quoiqu’en fait si, sans doute. S’il avait la possibilité d’éviter les ennuis, Vaas le faisait. Le gâteau était en train de gonfler, et Vaas y avait mis trop de levure dans son mélange si bien que le tout risquait bien d’exploser ici et maintenant. « D’ailleurs, j’pense pas que t’serais là si tu serais pas inquiet pour ton cul. » Toujours affalé contre le dossier de sa chaise, il tapota des doigts sur ses genoux. Si Morel n’avait effectivement rien à cacher et qu’il avait de véritable preuve contre lui, il aurait été allé voir les forces de l’ordre, et il n’y aurait eu alors plus aucune trace du passage de Vaas dans cet immeuble. Cependant, il lui avait fait l’honneur de sa personne. Et c'était probablement le signe que lui aussi avait des questions sans doute autre que la simple raison de son passage chez lui.
« J’suis pas une menace ducon. C’est pas moi la menace. Mais c’que tu caches, j’dirais que ça, ça risque un peu plus qu’un avertissement à l’acide. Mais après tout, tu t’en branle, tu bosses bien pour ceux qui t’ont refilé c’matos, non ? » Son coude posé sur sa cuisse, il laissa reposer sa tête sur la paume de sa main.« Sauf si t’es pas du tout le putain de scientifique que tu laisses à penser. » Pourquoi un homme qui avait autant d’informations à domicile habiterait dans un trou à rat qu’est Storyville ? Pour cacher sa couverture, ça paraissait même beaucoup trop évident comme réponse. Vaas avait toujours pensé que Timothée était une sorte de scientifique travaillant pour le gouvernement, mais qui était mine de rien pas quelqu’un de mauvais. Mais toutes ces fois où il l’avait vu accablé et abattu ont eu raison de l’étiquette qu’il avait sur son front. Sauf s’il ne travaillait pas en fait pour le gouvernement, et qu’il pensait que Vaas, oui… Me faut une clope putain.

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MessageSujet: Re: I have a bad feeling about this (Tim)   Mer 20 Avr - 22:54

Suis-je légitime ici ? Je n’en ai aucune idée. J’imagine qu’au fond, personne n’est légitime nulle part, ni lui, ni moi. Nous n’aurions jamais dû investir un espace qui n’est pas le nôtre pourtant, comment se défendre ? Comment découvrir la vérité ? Comment l’avérer sans prendre certaines mesures ? Comment vivre contre le doute de ce qu’est l’autre ? Ca non plus j’en ai pas la moindre idée mais une chose est sûre, je ne suis plus capable de stagner une minute de plus dans une atmosphère retord qui ne fait que m’inviter à juger ce type avant même de l’avoir écouté. Il m’attaque comme je l’ai attaqué et nous voila à imposer notre façon de penser sans se soucier une seconde de l’autre. Je me vois très clairement froncer les sourcils pendant qu’il m’insulte, m’attaque de nouveau, répond à mes propres propos avec une hargne cachée par cette parole sarcastique que je pourrais très aisément apprécier en d’autres circonstances. Là, ça ne m’amuse pas. Je serre le poing et m’étends dans son fauteuil en espérant abaisser la tension qui nait dans cette pièce. Me battre n’est pas dans mon objectif. Je suis juste lasse, une fois de plus par cette situation à croire qu’on ne pourra jamais faire confiance à qui que ce soit. Où est passé le temps où la confiance s’offrait aussi facilement qu’elle disparaissait ? Où le plus dur était de la récupérer et non de l’obtenir une première fois ? J’ai toujours été d’un naturel confiant en la vie, n’est-il plus vrai que nous avons tous le droit à une seconde chance ? Que l’Homme soit d’avantage bon que mauvais ? J’aimerais, vraiment. Retrouver cette naïveté dans le regard, sourire connement, trouver ça fun de faire de nouvelles rencontres, échanger des bières avec son voisin…. C’est stupide et pourtant quand je regarde cette situation avec ce type qui à présent percute ma peau de milles petits piques, je ne peux m’empêcher, quelque part, d’imaginer une autre situation. Trois ans ont suffi à nous rappeler que la suspicion valait mieux que risquer de finir au milieu d’une arène. On se croirait presque à la fin de la seconde guerre mondiale. Quelle belle connerie. Belle et grosse. Je le sais. Je m’en rends compte. Pourtant…. Mais putain, qu’est c’qui te fais croire que t’es meilleur que moi à te pavaner comme si t’avais tout compris à la vie ? Parce que tu crois vraiment que j’vais croire que toi, t’as rien à cacher ? Pourtant t'es qu'un pion toi aussi. Comme nous tous ! Même moi putain j'me suis fais avoir bien plus longtemps que j'l'aurai voulu !

Pourtant je suis bien incapable de passer outre. Incapable de voir que c’est plus un reflet que j’ai en face de moi qu’une quelconque menace. Et puis, je m’en fous. J’en ai marre. Marre de tout ça. Marre du doute. Marre de me culpabiliser. Marre de prendre des pincettes avec les gens. Marre de me dire qu’au fond, je ne vaux pas mieux. Marre d’être d’accord avec ce qu’il dit. Marre de parler un frère mort. Marre de visualiser la plus belle forme de culpabilité au monde et d’apprécier, en prime. Marre de regretter leur mort, d’imaginer l’alternative. Marre d’osciller, de tortiller du cul. Marre que cet inconnu soit plus capable de me cibler que je ne le suis. « Un pion » Mes ongles s’incrustent sous ma peau, l’envie de le frapper me démange de la même manière qu’exploser le crâne de Maarten était jouissif. Un faux sentiment. Une belle connerie ça aussi. Mon soupire parcourt les murs pendant que ma tête s’agite de gauche à droite. D’ailleurs, j’pense pas que t’serais là si tu ne serais pas inquiet pour ton cul. Qui ne l’est pas ? Et que sait-il ce petit con dégarni ? Mes pensées se trémoussent avec rapidité sans que je parvienne à en attraper une d’intelligible. Ma colère n’a d’égale que ces visages qui défilent devant mes yeux. Le plus drôle c’est que mon plus grand secret est loin, très loin de ce qu’il imagine. Très loin, très loin de ce qu’il aurait pu trouver. Mon plus grand secret c’est tout ce que l’ectoplasme signifie. Et ça, ma foi que peut-il contre ? J’suis pas une menace ducon. C’est pas moi la menace. Mais c’que tu caches, j’dirais que ça, ça risque un peu plus qu’un avertissement à l’acide. Mais après tout, tu t’en branle, tu bosses bien pour ceux qui t’ont refilé c’matos, non ? Rien. Il peut rien contre Bastien. Il peut rien contre mes cadavres. Il peut rien contre tout ça mais à priori, il n’a pas fait que vérifier les trous à rats de mon appartement. Fouiner. Voila ce qu’il a fait. Ce petit con. Sauf si t’es pas du tout le putain de scientifique que tu laisses à penser. Que je laisse à penser ? Bien. Et qu’est-ce que ma gueule laisse à penser justement ? Quelle tête de con je peux tirer pour inspirer quoique ce soit en rapport avec le gouvernement ? C’est encore mon insigne qui parle, mon métier, mon patron. L’ensemble qui m’offre une jolie cible rouge au dessus de mon crâne. Alors je ris avec légèreté, passe ma main sur mon visage et me lève pour faire quelque pas. Mes doigts se baladent le long d’un des rares meubles avant de s’en détourner afin que mon dos puisse se poser contre le mur près du bureau.

« Petit merde, putain de scientifique, pour mon cul » … dis moi c’pas la classe qui transpire de ta bouche en ce moment, c’est moi où ça sent drôlement la vase ? Ca t’arrive souvent où c’est juste que t’as pas avalé la bonne pilule ? Mon regard se pose sur lui et j’hausse les épaules dans un nouveau soupire. Non en fait je m’en fous… ma seule curiosité réside en ce que tu crois savoir de moi parce qu’au fond, tu me sors que je te connais pas pour t’accuser mais la réciproque est vraie. Enfin… pour ma part, je sais que tu bosses pour the mission, un journal ayant prêche la liberté et s’étant aujourd’hui associé au gouvernement. Je sais que tu t’es baladé chez moi et certainement pas pour mon bien être personnel puisque tu as fouillé bien gentiment mon appartement. Je sais que t’es presque chauve, que t’aimes autant que moi la décoration et que tu cris comme une fillette. L’un dans l’autre, je me fous de tout ça… si ce n’est l’addition journaliste à la con pour un journal à la con et infraction. J’écarte les bras, grimace pour appuyer la remarque et laisse mon attention vagabonder au carton qu’il a déposé sur le bureau. Sans aucune gêne, je me décolle du mur pour y jeter un œil. Des affaires de ….…bureau. Hyper palpitant, je suis déçu… je vais recompter les poils qu’il a sur le caillou… ce serait dommage d’en avoir loupé un… Je ne l’écoute déjà plus, ne l’observe plus, ne lui prête pas plus d’attention que ça. Sa remarque aurait pu me faire rire mais je repense à d’autres paroles et je fronce les sourcils en me tournant vers mon voisin. Tu écrivais si mal que ça pour te faire virer de ce torchon ? sérieux.. faut pas être Shakespeare pour bosser avec ces abrutis… Mon sourire s’immisce avec facilité alors que je soulève le carton et le pose entre Vaas et moi-même. A moins que tu sois de mon avis et que tu sois parti …. Avec trois tgv de retard ? Juste le temps de percuter que ce qu’on fait, c’est de la merde. Que ce qu’on croit c’est qu’une putain d’illusion ?

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MessageSujet: Re: I have a bad feeling about this (Tim)   Lun 25 Avr - 13:14



Mais putain de petit arrogant de merde, fut le premier diminutif qui lui vint à l’esprit lorsque Timothée Morel eut repris la parole. Tout ce qu’il disait semblait lui passer par-dessus la tête. Face à son soupir, Vaas craignait une nouvelle attaque verbale. Et il ne fut pas déçu du résultat. Il ne le coupa en aucun cas. Cela ne servait à rien. Monsieur avait la rage, qu’il se défoule. Un réflexe inattendu le fit se lever lorsque son voisin de décolla du mur. Les neurones de Milligan n’avaient beau être que primitif, ils essayèrent de comprendre tant bien que mal l’agressivité dont faisait preuve Morel. Vaas avait pleinement conscience d’avoir merdé. Et malgré sa confession et sa demande de pardon -certes un peu forcé-, son voisin ne semblait pas être prêt à accepter une quelconque forme de clémence à son encontre.

Il ne savait pas pourquoi, mais la première pensée de Vaas lorsqu’il s’aperçut que Timothée se dirigeait vers lui fut qu’il allait droit lui coller son poing au creux de sa joue. Or, il le contourna nonchalamment pour se diriger vers la table derrière lui. « Qu’est c’que tu crois faire au juste ? » Vaas n’aimait pas particulièrement qu’on touche à ses affaires. Non, la vérité était qu’il n’aimait pas qu’un type énigmatique et douteux touche à ses affaires. Surtout lorsque le type en question s’attaque à ses capacités d’écriture alors qu’il n’a manifestement jamais posé les yeux sur un seul de ses articles. « J’t’emmerde. Et j’suis parti d’mon plein gré. » Vaas répondit au sourire de Timothée par un moue antipathique, les yeux légèrement plissés par l’amertume. Puis pour la première fois depuis le début de cet entretien, Vaas entendit les premiers mots censés sortir de la bouche de son voisin. Il en fut si surpris qu’il ne pût retenir une petite tape de la paume de sa main frapper la table sur laquelle il s’appuyait. « Mais oui putain d’merde ! Oui j’ai eu trois trains de retard, et oui ce qu’on fait, c’est de la merde. » Il appuya chaque oui par un tapement de table avec cette même paume. Un peu déstabilisé par ce changement de situation aussi soudain qu’inespérée, Vaas recula en se passant une main derrière le crâne. Puis une deuxième fois. Il posa un regard interrogatif sur Morel, toujours derrière le carton rempli d’affaires de bureau standard. L’utilisation du « on » dans sa phrase réconfortait un peu l’ouvrier. Même utilisé inconsciemment, ça voulait dire que Timothée ne se sentait peut-être pas si différent de Vaas. Que tous deux s’étaient pris dans la délicieuse illusion que leur promettait le nouveau gouvernement et qu’ils se sont noyés comme des débutants. Mais justement, débutant qu’ils sont, ils ont encore trop peur de tendre la main vers l’autre, par crainte que cet autre ne l’entraine encore plus profondément dans la noirceur. Même les plus bienveillants sont devenus paranoïaques. Plus personne ne fait confiance à qui que ce soit. Vaas était fatigué de cette situation. Ce n’était pas ce en quoi il croyait. Ce n’était pas ce qu’il espérait.

Il se passa une troisième fois sa main derrière sa tête, la laissant glisser jusqu’à sa nuque. Il avança vers le tiroir d’une petite commode non loin de lui. En l’ouvrant, il récupéra un paquet de vieux tabac ainsi que des feuilles. « J’ai plaqué l’journal beaucoup trop tard parce que la raison principale, c’est que j’suis un gros con. » Sa voix était calme mais semblait incertaine par un quelque chose d’imperceptible qui ressemblait à un tremblement au fond de sa gorge. Le dire à voix haute lui faisait se rendre compte de la réalité de ses gestes. Notamment qu’il s’en voudrait toute sa vie d’avoir réagi à retardement par rapport à certains qui étaient au taquet. Il humidifia le papier de cigarette avec sa langue avant de reprendre. « J’avais peur de tout perdre, mon seul moyen d’agir c’était l’écriture, j’avais… » Il hésita, puis apporte sa cigarette à ses lèvres comme pour se donner du courage par ce simple mouvement. « J’veux qu’nos gestes soient utile pour c’putain de bled. » Il tapota les poches de son jean, sortit d’une de ses poches un petit briquet qu’il alluma aussitôt afin de brûler les premiers millimètres de sa cigarette. Il expira lentement la fumée blanchâtre fraichement inspirée. En toute honnêteté, il ne savait pas encore s’il pouvait faire entièrement confiance à ce Morel. Mais son instinct d’homme, et avant tout d’être humain, avait envie de lui faire confiance. Cela devait être ce mélange de bouille de petit lapin apeuré qu’il se trimballait en guise de visage. Et de ces cheveux beaucoup trop propres mais curieusement mal coiffé pour qu’il soit à cent pour cent à la pomme du gouvernement.

Vaas enfourna une main dans la poche de son jean tandis que l’autre attrapa sa cigarette entre deux doigts afin de libérer ses lèvres pour parler. Personne ne connaissait l’autre suffisamment bien. D’où l’antipathie qui se dégageait de cette ambiance. Oui, Morel avait du matériel informatique chez lui. Mais peut-être n’était-ce pas son travail qui lui avait fournis tout ça. Peut-être que la vraie raison fut si secrète qu’il risquait pour sa vie. Et puis il y avait une autre question que Vaas avait en tête depuis un moment.
« Dans ton boulot au juste… Qu’est c’que tu fais ? Ou plutôt, qu’est c’qu’on te faisait ? » Voilà qui était dit. Depuis trop longtemps il avait cette question en tête sans avoir eu un brin de réponse. Vaas avait même songé qu’il s’était peut-être fait tabassé au détour d’une ruelle et que des vagabonds l’avait menacé de mort. Mais encore une fois, l’instinct de Milligan le fit pencher pour tout autre chose. Pour une vérité beaucoup plus sordide dont il n’arrivait pas à mettre le doigt dessus. Peut-être que Timothée allait l’envoyer balader d’une de ses joutes verbales appétissantes comme il aime le faire depuis le début de cet entretien. Peut-être que non. Vaas espérait que non. « T’es pas obligé de tout m’dire, c’est juste… t’étais mal en point putain. » Il remit son tabac roulé entre ses lèvres. Le bout de cigarette légèrement rougeâtre, il prit le premier verre qu’il trouva sous la main pour s’en servir de cendrier. Un fond de café froid y résidait encore. Si Timothée risquait pour sa vie, il allait probablement encore une fois l’envoyer bouler. Ce que Vaas répondrait par la même chose. Physiquement cette fois-ci sans doute, en roulant son voisin comme un ballon et en l’envoyant bouler jusqu’à chez lui.

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MessageSujet: Re: I have a bad feeling about this (Tim)   Jeu 12 Mai - 17:00

Une illusion. Ouais, c’est ça. Le gouvernement est une illusion autant que la nouvelle alliance. Enfin, nouvelle… elle commence à dater et déjà on voit le foutage de gueule. Ce n’est pas bien difficile de voir les imperfections et monstruosités que fait proliférer cette alliance dès le moment où on pose le regard au bon endroit ou qu’on veuille bien le laisser sans se détourner. Combien de temps ai-je joué l’autruche ? Surement depuis le lendemain de l’arrivée des sorciers, dès le premier gouvernement. Certes l’ancien monde, l’ancien gouvernement n’avait pas que de bons côtés, les imperfections du système étaient nombreuses, surtout dans la justice. Après tout, Nolan n’avait-il pas été condamné à mort par l’ancien monde et libéré, par chance, par le nouveau ? Nolan. Mon cousin. Et dire qu’en plus de lui, son frère est lui aussi vivant, ministre en prime. Ne surtout pas compliquer les choses. Se considère-t-il lui aussi comme le pantin du gouvernement ou contribue-t-il à ce que le reste de la population agisse comme des pantins ? Tient-il la corde ou tente-t-il de la couper ? J’aimerai croire en la seconde version, mais comment lui offrir cette conscience alors qui a laissé son frère crever en prison ? Quel type peut laisser faire un truc pareil ? Aurais-je été capable d’envoyer Bastien en prison ? Pour dire vrai, je ne peux pas assurer ma réponse. Mes sentiments envers son existence, envers la vie qu’il a vécue à ma place n’ont été qu’haine, dégout et jalousie. Un mélange savoureux poussant, à l’instar de Liam, à faire de la merde. Ca aussi, c’était une illusion. Un jeu de l’esprit, de l’âme, du cœur qui tentait tous de justifier un passé qui aurait dû être meilleur. En rien ce second bébé aurait dû subir ma colère, ni le bébé ni l’adulte qu’il est devenu. J’t’emmerde. Et j’suis parti d’mon plein gré. Je pose mon regard sur lui mais en réalité c’est Bastien que j’observe. Celui-ci contemple le crâne du chauve avec un amusement qui ne concerne que lui et je le remercie presque de ne pas réagir à mes pensées. Je n’ai pas envie de me battre à son propos. Je sais déjà que son objectif est de disparaitre et il semble que cela soit nécessaire pour avancer mais celle-ci d’illusion j’y tiens. Elle n’est pas une erreur, du moins n’en a pas les contours, les ratés, les imperfections. Les seules illusions synonymes d’erreurs ici c’est ma présence, ma haine contre Bastien, mon incroyable compétence à avoir cru dans la nécessité de l’existence d’un gouvernement pareil et celle d’y faire toujours parti. Dois-je faire comme Vaas ? Partir ? Il réagit au quart de tour, frappe la table, accentue ses « oui » pour plus de théâtralité. Je ne sais pas si c’est le visage surprit de Bastien ou la réaction sincère de Vaas qui m’amène à relâcher la pression qui, sans m’en rendre s’était accumulé mais je souris. Sincère à mon tour, je passe une main sur mon visage oubliant presque mes suspicions à son égard. Comme si je pouvais croire en lui, comme ça, en une fraction seconde… comme si… qu’importe, je devrais peut être cessé de douter. Souffler. Profiter de cette mini conviction qu’il vient de faire émerger en moi. Pourquoi ne plus croire en mon propre instinct ?

J’ai plaqué l’journal beaucoup trop tard parce que la raison principale, c’est que j’suis un gros con. Une bonne raison…. Je souris encore, appuie mes pouces contre mes paupières et soupire. Qui est le plus con des deux en réalité ? En revoyant la scène qui vient de se jouer, moi et ma dégaine de bandit du crime …. Bon sang. Ai-je atteint mes limites ? M’inviter chez quelqu’un pour chopper des informations n’est pas encore devenue une habitude mais c’est proche de le devenir, et là je viens d’atteindre les sommets de ma connerie. Est-ce que je me suis seulement entendu parler ? L’accuser ? A y voir à deux fois, je comprends bien que ses réactions n’avaient qu’une posture défensive. Après tout, il n’a jamais été relou comme voisin… cela dit moi non plus et je viens tout de même de squatter son appart en jetant mes pompes de partout. Normal. J’avais peur de tout perdre, mon seul moyen d’agir c’était l’écriture, j’avais… Mon regard se relève, se pause sur lui pendant que mes sourcils se froncent après s’être eux même étonnés. Ce pique. Il a beau parler pour lui, il ne se doute pas qu’en réalité nos situations sont similaires ou du moins, l’étaient. Lui, il est parti. Moi, j’y suis toujours. Et me voila à exiger des réponses que je ne peux donner qu’à moitié. Celles que j’ai servies à Gui sont-elles seulement satisfaisantes ? Après tout, ce jour là, j’aurai pu mettre un pied dans cette résistance que je suis payé à pourchasser, elle et les daybreakers ou les poivrots … J’veux qu’nos gestes soient utile pour c’putain de bled.Ouais. Utile. Une bonne volonté. Très bonne même, mais quoi faire avec les mains liées ? J’imagine que c’est un peu ce sentiment qui l’a poussé à partir de ce journal miteux. J’imagine que se poser cinq minutes et se détendre avec lui valait plus le coup que de changer le monde avec un ectoplasme… Alors les armes, je les abaisse dans un soupire et je me rassoie en grattant ma barbe naissante. C’est bien, voila. Mon cœur se détend, comme mes muscles même mes rouages cérébraux semblent faire la sieste. Me voila dans un de ces moments où l’on cherche un souvenir sans l’atteindre, bousculé par tellement d’autres choses qui remontent à la surface. Tellement bordel qu’au final, je ne sais même plus ce que je cherchais initialement alors je regarde ses pieds puis les miens. Je suis chez lui et c’est moi qui me balade en chaussettes du coup, je souris puis ris légèrement avant de faire glisser mes paumes contre mon visage. Dieu que j’en ai marre de toute cette connerie. Où est-ce qu’elle est la simplicité de l’échange ? Pourquoi chaque phrase se voit bloqué par la crainte du risque ? Pourquoi le doute balaye l’instant de paix que je me suis créé en voyant mon vis-à-vis aller dans un sens que je respecte ? Dans ton boulot au juste… Qu’est c’que tu fais ? Ou plutôt, qu’est c’qu’on te faisait ? Mes prunelles le transpercent. Visiblement, lui, n’a pas de mal à organiser ses pensées. Il semble plutôt à l’aise… comme quoi se « mettre à l’aise » chez autrui ne fait pas tout. Je l’observe allumer sa cigarette qu’il vient de rouler et inspirer un bon coup. Un truc qui existe encore alors que, très franchement, le monde aurait pu s’en passer. C’est dingue ce que la civilisation a décidé de conserver… sont-elles les plus utiles ? J’en sais rien, pour certain peut être. Je soupire. T’es sûr de pas avoir de l’alcool dans le coin ? Je sais bien que je ne suis pas obligé de parler. Je pourrais tout aussi bien me lever et traverser la porte que je n’ai pas hésité à forcer. Ce serait simple, plus simple même que d’expliquer ce qui se bouscule entre les doutes et les convictions.

Si tu veux tout savoir je… ah.. j’en sais rien. Ce n’est pas le boulot qui m’a fait ça, pas directement en fait. Je ne sais pas qui a orchestré mon kidnapping mais je me suis retrouvé dans une cage, deux fois de suite d’ailleurs. Je lève, tourne autour du canapé et regarde à travers la fenêtre fermée : utile c’est certain. J’hausse les épaules et me tourne vers lui en m’adossant au mur. Honnêtement, je ne sais même pas quoi te dire à ce propos… ça peut être la résistance pour créer un vent de panique au sein du gouvernement ou le gouvernement pour créer un vent de panique et fidéliser ses larbins… ou alors tout autre chose. Enfin si c’est ça … Je ris légèrement en passant une main dans mes cheveux. Ca n’a pas été très efficace pour moi… J’hoche la tête vers lui. Et toi ? T’as eu des informations sur cette vague de kidnapping ? Après tout the mission était contre le gouvernement à cette époque… enfin… on est plus sûr de rien aujourd’hui mais bon… personnellement j’ai fini par laisser tomber mes recherches la dessus, trop de choses se produites depuis. Les expériences, les emprisonnements, les assassinats, la révolte, les nouvelles versions des gladiateurs, la chasse aux DB, aux résistants, les derniers attentats… Ouais… vraiment trop. Tu comptes faire quoi maintenant que tu t’es barré de ce journal ? En quoi tu vas essayer d’être utile ? Je ne veux pas l’attaquer, le dénigrer lui ou sa décision, en fait… je cherche juste à comprendre ce qui a pu le pousser à faire ce qu’inconsciemment tout son être lui disait de faire. Rompre sa crainte. Rompre la peur de tout perdre. Je fronce les sourcils, prend une inspiration et enfonce mes mains dans mes poches. Tu es résistant depuis quand ?Qu’est-ce qui t’y a conduit ? Je souris quelque peu et ajoute : T’es pas obligé de répondre mais entre gros con, on se soutient…

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MessageSujet: Re: I have a bad feeling about this (Tim)   Jeu 19 Mai - 13:02



« T’es sûr de pas avoir de l’alcool dans le coin ? » Après une courte expiration de sa fumée blanchâtre, Vaas laissa une moue de compassion se dessiner sur son visage en bougeant doucement sa tête de droite à gauche. Il s’estimait plutôt chanceux d’être plus accro à la clope qu’à la boisson. Ce dernier rendant les capacités neurologiques de n’importe qui hors d’état de communiquer à partir d’une certaine dose dans le sang, il considérait qu’il était de toute manière préférable de privilégier un poison doux à retardement. Quoiqu’il en soit, Timothée avait l’air de se délier. Comme quoi, une confession en apportait souvent une autre. Au fond de lui, Vaas était soulagé que son voisin ait décidé d’opter pour la discussion ouverte plutôt que l’altercation verbale. Suite au commencement de sa réponse, l’ouvrier fronça les sourcils tout en ne le quittant pas des yeux lorsqu’il se leva pour se placer près de la fenêtre. « Eh ben merde alors ! » Vaas tapota légèrement sa cigarette au-dessus de son verre-cendrier afin de faire tomber la cendre qui s’était formée à son extrémité. L’enfermer dans une cage ? Les Hunter’s Season n’avaient-ils donc pas totalement disparu ? Mais seulement réservé à une élite comme une pièce de théâtre dont le public serait uniquement des politiciens ou des médecins et inventeurs fous ?

« Et toi ? T’as eu des informations sur cette vague de kidnapping ? » Vaas avait beau se tortiller les méninges, rien n’y faisait. Morel avait dû être le sujet d’une expérience beaucoup plus grave et importante qu’aucun des deux protagonistes de cette conversation n’osait le penser. Il était vrai que lorsqu’il travaillait pour The Mission, Vaas entendait toute sorte de témoignage que ses confrères journalistes rapportaient qui, en y pensant encore, lui glaçait le sang. « Merde mec, non je… ça m’dit rien là sur le coup mais… » Une nouvelle taffe inspirée aussitôt recrachée. Il en était déjà presque à la moitié. Il renifla bruyamment, comme si le souffle de ses sinus pouvait lui donner des idées lumineuses et essayer d’insuffler un souffle d’espoir à son voisin. Mais peut-être n’était-ce pas une si bonne idée après tout. Après avoir subi des tortures dont Vaas n’osait pas encore penser, lui promettre de faire tout ce qui était en son pouvoir afin d’avoir des réponses à ses questions était probablement trop risqué. Non, il ne lui promettra pas de vive voix non. Mais il se le promit instantanément à lui-même. Ainsi, si déception il devait y avoir, il ne devra faire face qu’à la sienne. Et le sentiment d’être un bon à rien incapable, ça, il connaissait. Pas besoin qu’un autre individu soit déçu de son inefficacité. Et si un jour, il découvrirait des réponses, il sera le premier à être averti. Que Timothée ait décidé d’avouer la raison de ses bleus et traumatisme touchèrent Vaas beaucoup plus qu’il ne voulait l’admettre. Il n’était pas le petit scientifique péteux qu’il avait pensé. Les doutes et réticences que son voisin avait à son encontre était légitime. Vaas arrivait à le voir maintenant. Continuer à vivre, à travailler alors qu’un traumatisme pareil vous été arrivé… Milligan n’aurait pas eu des nerfs assez solides pour continuer une vie normale comme lui.

Ses pensées furent interrompues par une question de Timothée qui était des plus pertinentes. « J’ai peut-être quelques pistes par-ci par-là. » Personne n’était actuellement au courant des projets de Vaas à part lui-même. Car personne ne savait encore qu’il venait de quitter The Mission. Sauf Morel qui l’avait pris en flagrant délit. Il pensait soudainement à Elias, et sa proposition de rejoindre un nouveau mouvement journalistique. Vaas avait promis d’y réfléchir, ce qu’il avait fait. Et cette réflexion était entre autres la conséquence de sa démission. De toute manière, il le saura bien assez tôt. Cet homme avait des oisillons partout.

« T’es pas obligé de répondre mais entre gros con, on se soutient… » Vaas ricana à sa boutade en baissant les yeux, sa main libre se passant de son front à derrière son crâne pour finir à gratter sa nuque nerveusement avec ses ongles. Rien n'obligeait à répondre, certes. La situation s'inversait et Vaas ne voyait aucune raison pour laquelle il enverrait Timothée voir ailleurs. Et puis personne ne l'obligeait à dévoiler toute sa vie en une fois. La confiance se gagnait difficilement ces temps-ci. Cependant, et cette rencontre le prouvait, il suffisait quelque fois d'un pas vers l'autre pour que le poids du monde se retrouve de nouveau sur les épaules d'Atlas, et pas de deux paumés calfeutrés dans un appartement miteux d'un quartier sordide de la Nouvelle-Orléans. « A l’époque, c’était plus simple de se faire un réseau. J’ai toujours des contacts avec certains… J’pourrais toujours leur demander si ils ont une p’tite place pour moi et ma connerie. Peut-être dans un autre journal… ou un autre média. Il parait qu’la radio recrute. »  Vaas haussa les sourcils d’un air confiant. Il ne voulait dire aucun nom. Les murs ont des oreilles comme on disait. Puis le potentiel risque était présent absolument partout en ce moment. Elias était le rédacteur en chef d’un nouveau journal ; Enya avait sa propre émission de radio pirate. En y pensant, Vaas trouvait qu’il y avait finalement, le choix. Ce qui ne fit que le rendre encore plus coupable de sa bêtise de loyauté envers un papelard à la con uniquement histoire d’être dans une bulle de sécurité. Il reposa sa cigarette à ses lèvres tout en allumant son briquet. « Disons que la politique et moi, on a un passé commun bien avant que ce foutu merdier nous tombe en pleine tronche. » finit-il par répondre en lâchant un gros nuage de fumée. Il désigna ce foutu merdier par tout ce qui avait fait réunir tout le monde ici, à la Nouvelle-Orléans. Ce gros bordel, les sorciers et leurs puces pour les pister, les zombies et l’apocalypse. Personne, encore moins lui, aurait pu penser que Vaas Milligan pourrait survivre à ce gros bordel. « Quand j'pouvais, je... j’luttais contre les inégalités des classes depuis un écran avec un p’tit groupe d’activistes… Putain ça m’manque. » Il écrasa sa cigarette ne faisant plus que trois centimètres de long au fond de son verre à la sauce café mixée à de la cendre. Son passé de hacker qui refit surface le baignait dans une marre de souvenir doux et excitant à la fois. « Quand j’ai vu que même si on a frôlé la fin du monde, ça a pas arrêté les inégalités, j’ai repris mon activité tu vois. Sans internet du coup, mais eh… quand on veut, on peut ! » Il leva les mains au ciel comme s’il s’agissait d’une évidence puis les fit retomber mollement sur ses cuisses. Un sourire triste s’étira sur son visage. Avec une pointe de soulagement également. Ne plus hausser la voix et être sur la défensive lui faisait du bien.

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MessageSujet: Re: I have a bad feeling about this (Tim)   Dim 22 Mai - 14:15

Il n’est pas obligé de répondre mais cela m’aiderait grandement. Ou pas. Je n’en sais rien en fait, le brouillard qui m’enveloppe ne fait que s’éclaircir de temps à autre, rien de constant, rien d’efficace, rien de parfaitement visible. Je ne sais si c’est la fumée ou la noyade qui me tuera en premier dans cette histoire. L’impression d’être encerclé par plus grand, plus imposant, plus fort que moi. Que puis-je faire face à ce gouvernement ayant des ramifications dans tous les coins de la ville ? Il n’est pas aussi grand que le gouvernement américain, ni français ni de connu auparavant mais étant détenteur du pouvoir sur la seule ville libre et en vie connue… il en devient très, très imposant. A tort ou à raison. Je connais le sentiment de l’inutilité plus aujourd’hui encore qu’hier. Quand j’y pense, n’est-ce pas paradoxale que je me sente si inutile à présent que je suis contre le gouvernement ? A croire que rester camper sur mes positions était plus facile à vivre, tourner en rond, enfoncer ma tête dans le sable et en agissant pour simplement modérer les « dérives » de l’ancien gouvernement. Est-ce l’impression de ne pas faire assez pour contrebalancer ce que j’ai pu faire pour aider l’immondice qui se joue de la population ? Le besoin de faire plus sans savoir comment ? Possible. Je me sens entravé dans un espace bien trop réduit pour respirer sans problème. Pourtant, je n’ai pas de solution. Alors que lui, Vaas, celui que je viens d’attaquer et d’accuser a probablement fait plus que moi. Ne serait-ce que quitter un emploi qui ne lui convenait plus. La situation en devient presque amusante. Serait-ce une pointe de sympathie qui s’accroche à son nom ? Je l’observe du coin de l’œil sans parvenir à poser un jugement précis sur sa personne, je comprends juste qu’il fera peut être parti de quelque chose d’important dont, quelque part, j’aimerai prendre part. Il ne paye pas de mine comme ça mais d’un côté il me fait penser à … Toi J’hoche al tête, efface un sourire qui était pourtant approprié en réalisant que ce n’est pas forcement le meilleur des compliments. Évidement, tout comme moi, il ne va pas donner ses informations comme ça à un type qui vient de pénétrer chez lui qu’importe si à priori nous pensons la même chose sur ce qu’il se passe à l’extérieur de ces murs. A l’époque, c’était plus simple de se faire un réseau. J’ai toujours des contacts avec certains… J’pourrais toujours leur demander s’ils ont une p’tite place pour moi et ma connerie. Peut-être dans un autre journal… ou un autre média. Il parait qu’la radio recrute. Etonné de cette semi confession, je braque mon regard sur lui. Vaas semble confiant, comme s’il existait un salon du recrutement de petit résistant. A croire que c’est simple. Ca l’est peut être… surtout pour toi…. Je le fusille du regard avant de soupirer. En réalité, il a en parti raison. Je connais Gui, sans savoir ce qu’elle fabrique exactement, j’en sais assez pour pouvoir la rejoindre. Elias aussi, faut pas être Einstein pour comprendre qu’il bosse pour la résistance et je suis sûre que d’autres noms peuvent s’ajouter. Suffit de regarder les dossiers sur mon bureau concernant les personnes surveillées et dans le lot, il doit bien y avoir matière à prospecter. Alors pourquoi hésiter ? Simplement parce qu’il n’y a plus d’unique résistance. Elle a pris plusieurs visages et plusieurs idéologies, surement trop pour qu’on puisse foncer dans un mouvement sans faire un minimum de rechercher. Le problème c’est que faire des recherches sans mettre les pieds dedans, c’est complexe. Utiliser ma casquette professionnelle n’est pas non plus dès plus aisé aujourd’hui. Se faire tuer est devenu assez facile d’autant qu’on ne peut pas me considérer comme un modèle de sureté pour ma propre vie.

Quand j'pouvais, je... j’luttais contre les inégalités des classes depuis un écran avec un p’tit groupe d’activistes… Putain ça m’manque. Cigarette éteinte, je le vois se perdre dans la dernier trace de fumée qui s’évapore. Un peu comme ses souvenirs qui apparaissent et disparaissent devant ses yeux. Quand j’ai vu que même si on a frôlé la fin du monde, ça a pas arrêté les inégalités, j’ai repris mon activité tu vois. Sans internet du coup, mais eh… quand on veut, on peut ! Je souris, lâche un léger rire et me redresse pour marcher une  nouvelle fois dans son salon. Ouais… sans doute. Je crois qu’on est pas fait pour apprendre de nos erreurs… je sais pas toi mais j’ai plus d’être une énième fois une petite pièce dans une tire lire géant qu’on secoue pour faire du bruit. Mes épaules tentent d’atteindre le ciel puis, las se laissent retomber à terre. Je gratte ma barbe naissante puis appuie mes doigts le long de ma joue pour atterrir dans les cheveux que j’aplatis légèrement. Choisi bien les personnes avec qui tu vas bosser. Crois moi, mon boulot n’est pas le plus reluisant ni celui qui prête le plus à la confiance mais au moins, il me permet de voir ce que certaines personnes sont prêtes à faire pour faire tomber le système. J’en suis pas sûr, je ne te connais pas et y a 5 minutes je t’accusais encore d’être qu’un con mais je pense pas que tu sois du genre à vouloir que plus de gens crèvent. Parce qu’il faut être honnête, si je ne fais pas parti d’une résistance c’est bien que je n’ai pas du tout confiance en ceux qui la peuple. Pas plus que je n’ai confiance en cette alliance. Résultat, je suis comme un con. Il a raison, c’était sympa avant. On ne savait pas ce qu’on avait, comme toujours. Les inégalités et les risques n’étaient décidément pas du même niveau. Enfin, quoique. Je pouffe un instant en secouant la tête. Ah, l’époque d’internet, du hacking 20.0, la cybercriminalité… on déconnait bien à cette époque, rien que trouver les signatures des comparses étaient un jeu, simple ou non d’ailleurs. Ca valait son petit intérêt, tu as raison mais… Je me tourne vers lui en lui offrant un grand sourire entendu. mais… internet n’est pas totalement mort. C’est juste dans le même état que le réseau cellulaire : certains l’ont d’autres pas. Je me rapproche de lui, ressentant une forme d’excitation de parler avec un ancien hacker. On marchait à la même came fut un temps non ? L’outil informatique existe toujours, particulièrement au gouvernement mais avoir un ordi n’a pas d’intérêt sans accès à leur réseau. Cela dit, dès qu’on a la possibilité de s’y connecter, en théorie on peut hacker comme hier. A ceci près qu’on ne parle pas de la capacité d’un gros serveur, donc moins de failles mais dans l’idée… avec minutie le gouvernement serait accessible. Enfin… avec une couche de pare-feux assez… épaisse. Que faire des éventuelles informations ça… c’est encore autre chose. Une main dans mes cheveux, j’hausse les épaules puis les bras avant de les faire retomber. Il y a trop de … type de résistance aux multiples facettes. Trouver un journal ou une radio pirate digne de confiance c’est… à moins que… Je me tourne, fronce les sourcils et pose mon regard sur une veste échouée sur le sol. Je la revois sur le toit m’intimant de revenir de son côté. Enya … ?

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MessageSujet: Re: I have a bad feeling about this (Tim)   Jeu 9 Juin - 21:22



Vaas sourit face à cette comparaison et imagina alors Timothée ainsi que lui-même dans cette immense tirelire humaine. Les deux jeunes hommes perdus dedans en essayant de se faire écraser le moins possible. Il craignait d’être perdu dans cette fourmilière d’hommes et de femmes jouant des coudes afin de se faire une place au sein de ce nouveau monde totalement chamboulé. Il craignait aussi de se faire écraser par ces mêmes personnes, trop obnubilé par leur soif de pouvoir et de domination. Le fait que rien n’avait changé malgré tout ça le rendait à la fois malade et blasé. Mais d’un autre côté, c’était ce qu’il le faisait continuer. Avant que tout ne s’effondre, Vaas était déjà marginal. Maintenant que tout est effondré, bien qu’il eût espéré que le monde change en même temps, rien ne fut. Il garda alors les mêmes habitudes, avec seulement un léger changement de support. Le journal lui avait apporté un exutoire. Ce fut temporaire certes, mais efficace. Il trouvera autre chose. Il le fallait. Si Vaas n’avait pas de but, s’il n’avait pas ce quelque chose qui le faisait avancer, ses pensées seront englouties par ses peurs, et il avait passé beaucoup trop de temps à se lamenter, à se poser des bâtons dans ses propres roues.

« J’en suis pas sûr, je ne te connais pas et y a 5 minutes je t’accusais encore d’être qu’un con mais je pense pas que tu sois du genre à vouloir que plus de gens crèvent. » « Non… c’est pas mon genre non. » lui répondit-il afin d’affirmer son questionnement. Il le regardait déambuler au milieu de la pièce. Vaas eut un large sourire franc et honnête lorsque son voisin évoqua l’époque d’internet. Il ne s’en rendait plus compte, du sentiment enfantin qu’il éprouvait dorénavant à chaque souvenir du temps où il se sentait plus utile que maintenant. Où il n’était pas obligé de retaper un immeuble bourgeois où vivait un nombre de politiciens véreux incalculable. Mais le jeune homme devait bien avoir de quoi vivre. Vivre, chose devenu un combat pour Milligan depuis quelques années. Encore plus depuis plusieurs mois. Depuis qu’il n’arrivait plus à se regarder dans la glace sans que son reflet soit une image terrifiante de lui-même. Sans qu’il n’ait cette impression de nécroser les chairs à tout moment. Il était fatigué. Cet échappatoire lui donnait la sensation, même si elle n’était qu’éphémère, d’appartenir à une cause juste. Il en avait besoin. Il fallait qu’il se batte pour quelque chose. Et ce quelque chose, c’était ses convictions.
Puis à mesure que Timothée parlait, Vaas fronçait de plus en plus ses sourcils, d’un air à la fois interrogateur et espiègle. Certes, internet n’était pas mort, c’était un fait bien réel. Il en était conscient : le réseau informatique est maintenant réservé à une élite dont Vaas ne pouvait s’empêcher de songer avec envie et fracas. Il ne le lâcha pas des yeux lorsqu’il le vit s’approcher de lui, les pupilles étincelantes d’idées que ce cher gouvernement n’approuverait certainement pas. Vaas pensa alors à tout ce qu'il pourrait faire s’il avait accès à ce réseau informatique. Une fois, rien qu’une minuscule fois, il avait réussi à y pénétrer avant que son ami virtuel dont il ne pensait jamais voir en chair et en os était intervenu. Jackson était une sorte de clé monumentale entre lui et ses capacités qui ne demandaient qu’à s'ouvrir pour exploser et faire développer sa créativité. Mais il y avait ce quelque chose que Vaas n’arrivait pas encore à distinguer chez l’informaticien. Il y arrivera avec le temps, il en était persuadé. Il fallait qu’il arrive à le faire céder et organiser une sorte de révolution numérique, tous ensemble. Et si son voisin de scientifique les rejoignait, l’avantage serait grandiose. Du nombre, c'était ce dont ils avaient besoin. La population devait être liée. Subitement, Vaas prit conscience que ça n’était pas impossible. Qu’il faudrait du temps peut-être, certainement même. Mais pour un résultat magistral, ça valait le coût. Le gouvernement subirait un énorme piratage informatique, tous les hauts gradés de cette sphère manipulatrice tomberont de haut sans personne pour ramasser les débris de leurs vies éparpillées.

Alors qu'il était perdu dans ses rêveries de révolution, Vaas acquiesça ensuite face aux réserves de Timothée. Il n’en était pas à ses premiers doutes, mais l’ouvrier avait hésité trop longtemps. Les événements devenaient de plus en plus dangereux, et il n’arrivait plus à combler ce vide en lui qui s’agrandissait à mesure que le temps passait. Il fallait qu’il retrouve la sensation d’être utile, de s’occuper, de faire en sorte que les injustices ne soient plus aussi flagrantes.
Soudainement, un prénom familier résonna dans la pièce. Enya… Enya ? Avait-il rêvé ou était-ce bien le prénom de cette même Enya qu'il connaissait que Timothée avait prononcé ? Se pourrait-il que son voisin d’immeuble venait d'évoquer cette même fille que lui-même avait rencontré par le pur des hasards en pleine rue ? « Hein ? Attends, t’as dit quoi là ? » Vaas se redressa afin de faire face à Timothée, le regard visiblement perdu dans ses pensées. Il se mit devant lui et essaya de le chercher des yeux. « D’où tu connais Enya ? T’es au courant de… t’es au courant ? » Il restait un peu sur la défensive. Bien qu’il eût envie de lui faire confiance, Vaas ne voulait pas être l’auteur d’une confession trop vite avouée qui pourrait être dans ce cas-là, assez dangereux pour la jeune femme. Avouer de but en blanc qu’Enya était la créatrice d’une radio pirate pourrait être le signe d’une fin de carrière brutale pour elle. « Putain… Et tu t’introduis chez elle d’la même manière que t’as fait pour moi ? Ça pourrait être mal interprété, tu l'sais ça, hein ? » Il se gratta une énième fois derrière la crâne. Il n’arrivait pas à imaginer une coïncidence aussi troublante que celle-ci soit réelle. Vaas tourna sur lui-même, en direction de son canapé pour s’y affaler mollement. La demoiselle souffrait des mêmes maux que lui, et elle le savait. Il ne voulait pas que ça se sache et il craignait qu’elle puisse maladroitement cracher le morceau. Néanmoins, il en doutait fortement. Mais cette saleté de force intérieure lui criait systématiquement ses pires craintes au creux de son estomac. Machinalement, il reprit passa une main dans la poche de son jean et en ressortit son briquet. Non loin de lui reposait une moitié de cigarette entamée la veille qui restait suspendu sur le recoin d’un des bras du canapé. Il l’alluma, en inspira une lampée avant de la tendre vers son voisin « T’en veux au fait ? » Adepte ou non de cigarette, peu lui importait. Les deux jeunes hommes avaient sans nulle doute des points communs, des différences aussi c'était certain. Et voici qu'ils connaissaient la même personne. Sans doute pas pour les mêmes raisons. L'heure était aux confessions.

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MessageSujet: Re: I have a bad feeling about this (Tim)   Mer 29 Juin - 16:27

Enya. Je me penche, attrape sa veste et l’observe un instant. J’en oublie presque les raisons de ma présence et toute la conversation qui en a découlée. J’en oublie Vaas. J’en oublie le hacking, sa rébellion, mon absence de choix… Un simple et bref instant. Juste le temps de me rappeler le dernier baiser volé. Je fronce les sourcils. S’il n’y a pas une heure, j’aurai été ravie d’avoir éveillé un quelconque intérêt à Enya, à présent, m’en voilà presque coupable. Presque. Pourquoi ? Parce qu’il me semble bien moins con qu’il n’en avait l’air. Parce qu’il est un type normal qui aimerait que le monde se rapproche davantage de son humanité que de tout autre chose. Parce qu’il vient de quitter ce qu’il ne cautionnait plus pour quelque chose de meilleur, pour lui. Parce qu’il fait ce que je suis bien incapable de faire, pas encore. Agir c’est bien. Ne plus faire d’erreur, c’est mieux. Et là, je saurai dire quelle serait l’erreur de la bonne idée. Quitter le gouvernement pour entrer dans la résistance ? Devenir un espèce d’agent double ? Traquer simplement les rebelles et … ? Et quoi ? Faire mon propre réseau de rebelles ? Bien sur. Outre le fait que j’en ai ni les compétences, ni les connaissances, il est clair que… non, en fait, c’est totalement absurde. Mon indécision maladive depuis ces 3 dernières années en est une preuve magistrale. Je ne saurai dire si c’est la peur qui me maintient dans le doute ou celle-ci qui me révèle ce doute, mais dans tous les cas je n’ai pas encore choisi mon arme pour combattre, ni ma cible. Contrairement à Vaas. D’où tu connais Enya ? T’es au courant de… t’es au courant ? Je lui offre de jolis yeux ronds, pose la veste sur le dossier du fauteuil et hausse les épaules en acquiesçant. Oui, pourquoi je ne le saurai pas ? C’est pas comme s’ils se cachaient tous deux ou si c’était un drame. Enfin, pas totalement. Je commençais à l’apprécier et voila que je me rappelle de qui il est pour elle. Repenser à ses paroles sur son copain, Vaas en l’occurrence, me fait froncer les sourcils. J’en soupire, passe une main dans mes cheveux, étale la peau de mes joues et laisse retomber ma main. Bon, on ne pouvait pas être sympa dans chaque pan de nos vies, j’imagine. Enfin, non, pas besoin d’imaginer. Nos tars nous pêtent toutes à la gueule, un jour où l’autre. J’espère que Vaas s’en rendra compte avant qu’elle… Vraiment ? Quelle bonne âme tu fais… La ferme… je.. Je mens. Putain… Et tu t’introduis chez elle d’la même manière que t’as fait pour moi ? Ça pourrait être mal interprété, tu l'sais ça, hein ? Pour ça faudrait-il que je sache où elle vit… Et puis serait-ce vraiment mal interprété ? Je n’en suis pas si sûr, et lui semble à mille lieux d’imaginer que la seule chose qui le sauve c’est simplement l’amour maladif qu’elle lui porte. Chanceux. Je soupire à nouveau et refuse la cigarette tendue après une hésitation. Fumer n’a jamais été mon truc et les soirées dans lesquelles une cigarette ne pouvait pas faire de mal se faisaient fortement rares ces derniers temps. La vraie détente entre amis semble assez éloignée, c’est bien dommage. A réfléchir le jour où j’aurai statué sur qui pouvait avoir ma confiance… une check liste surement trop complexe à réaliser de nos jours.

Pourquoi je ne le saurai pas ? Il suffit d’avoir des yeux et savoir additionner 1+1. Après faut croire que j’ai atteint le statut si difficile à obtenir, d’ami… J’hoche la tête, pinçant les lèvres et haussant les sourcils avant de retourner m’asseoir sur l’accoudoir. Je souris légèrement, pensant à ma rencontre avec Enya. J’avoue que maintenant, je suis assez curieux de connaitre votre rencontre et ce qui vous a conduit à tout ça… J’écarte les bras sans mentionner le mot « couple » ou toute information concernant leurs difficultés actuelles. Je ne fais que sous-entendre afin qu’il puisse ou non attraper la perche et en choisir le contenu à y accrocher. Bien que j’ai été assez intrusif en ce début de soirée et que je pourrais tout à fait poser mes questions de but en blanc, je préfère encore miser subtilité. Pour Vaas mais surtout pour Enya. Enya. Mes sourcils se froncent pendant que mes yeux se posent sur sa veste. Est-ce que ses convictions d’apprentie rebelle provenaient de Vaas ? ou l’inverse ? Fut-elle le moteur du jeune homme pour quitter ce journal pour une autre cause ou va-t-il, lui, insuffler davantage la colère d’Enya envers ce gouvernement ? Mes prunelles le détaillent alors, une énième fois sans parvenir à statuer sur une possibilité. Peut-être ne sait-elle tout simplement rien des activités de son amant ? Connait-elle seulement son passé de hackeur ? Bien qu’il semble en être fière, il n’est pas toujours évident de lancer ces informations. Enfin, il vient pourtant de le faire à son voisin qui bosse pour le gouvernement et traque les mecs comme lui alors… Tu sembles assez confiant dans cette histoire, tu ne crains pas que je te dénonce ou que je vous traque? Ce serait rapide et loin d’être difficile… C’est un peu mon boulot d’aider à traquer les rebelles, les alcooliques, les exhibitionnistes, les daybreakers, ou tout autre « spécimen » que le gouvernement n’apprécie pas. C’est une réelle question. Elle arrive un peu le cheveu sur la soupe mais je pourrais tout autant le manipuler depuis le départ. Je pourrais inventer tout et n’importe quoi ne serait que pour le faire parler et faire un joli petit rapport. Rapport qui me permettrait assurément d’obtenir de nouveau la confiance de mes supérieurs. Ca pourrait être ça, mon choix stratégique. L’utiliser.

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MessageSujet: Re: I have a bad feeling about this (Tim)   Ven 29 Juil - 15:37



« Après faut croire que j’ai atteint le statut si difficile à obtenir, d’ami… »

N'étant pas certain de comprendre l'allusion de son voisin, Vaas se contenta de plisser légèrement les yeux avant de repositionner la cigarette entre ses lèvres. Le monde était petit, Encore plus maintenant, c'était un fait. Les aléas de l'apocalypse. Cependant, quelles étaient les chances pour que son voisin d'immeuble et lui-même connaissent la même personne ? Elles n'étaient pas bien élevées, Vaas y aurait mis sa main à couper, et il l'aurait perdu d'une manière sanglante. Vaas reste de premier abord de marbre face à l'interrogation de Timothée, se contentant de cracher un nuage de fumée vers le plafond. L'ouvrier ne se sentait pas à l'aise quant à dévoiler les circonstances de sa rencontre avec Enya avec un homme qui était encore un parfait inconnu il y a quelques minutes. Etait-il au courant de son état de santé ? Enya et Timothée étaient-ils liés par une réelle amitié, celle qui fait oublier les préjugés et les peurs ? Vaas ne voulait pas s'avancer sur ce sujet et de ce fait, prendre le risque de potentiellement dévoiler le mal qui rongeait Enya. Le même mal qui le rongeait et qu'il refoulait. Cette bipolarité qu'il n'acceptait pas, elle, l'avait embrassé de son étreinte maladive depuis toujours. Bien qu'elle ne s'était réveillée que récemment, elle s'était réveillée de la manière la plus écrasante qui soit. Il en venait à ne plus supporter son reflet dans le miroir, ses craintes les plus refoulées étaient maintenant au devant de la scène de son esprit, chose qu'il ne supportait pas. Qu'il ne supporte plus. Lutter contre les gènes, contre ce qu'on était réellement devenait de plus en plus difficile. Vaas avait peur. Il avait peur de laisser transparaître ce qu'il était. Il avait peur qu'on le juge pour ce qu'il était, qu'on l'enferme, qu'il devienne l'ombre et la copie de sa mère qui avait subi le même sort. Et lorsqu'il rencontra Enya de la manière la plus fortuite qui soit, cela lui avait presque remonté le moral. Inconsciemment, il se sentit soulagé d'apercevoir qu'il n'était plus seul. Qu'il pouvait partager ses craintes avec une personne qui comprenait car elle vivait la situation, comme lui.

«  Bah... Des points communs avant tout j'dirais... »

Vaas avait l'étrange sensation que l'atmosphère avait subi une baisse de température discrète mais suffisante pour le remarquer. « Tu la connais depuis quand ? » A l'instant même où il prononça sa question, il sentit que cette information qui ne lui serait pas d'une grande utilité. C'était avant tout pour satisfaire sa curiosité personnelle. Mais s'ils se connaissaient depuis longtemps, il n'était peut-être pas impossible que Morel soit au courant des activités parallèles d'Enya, en dehors de son statut d'interne en médecine. Il y avait donc davantage de chance pour que Timothée bascule un peu plus vers eux, ou même ne serait-ce qu'ouvrir un peu plus grand les yeux, ce serait déjà une victoire. Peut-être que si Enya et lui-même avait une conversation avec lui, ils y arriveraient. Ils pourraient avoir une nouvel allié dans leur rang. Une tête comme lui, avec un boulot comme le sien, pourrait être un sérieux atout. Mais il fallait qu'il gagne sa confiance avant. Si Enya l'avait, ça serait certes plus facile pour Vaas de s'ouvrir un peu plus. Néanmoins, tant qu'il n'aurait pas prouvé sa valeur, le doute subsisterait. Qui sait s'il ne cache pas très bien son jeu et que toute cette mascarade ne serait pas une immense supercherie. Après tout, il l'avait attendu chez lui comme un chef de mafia prêt à lâcher ses chiens enragés sur lui. Vaas était tout à fait conscient qu'il fut le premier à lancer la balle et qu'il en subissait les conséquences. Tout se jouait maintenant. Il avait une chance d'avoir un nouvel allié, mais encore fallait-il user de mots convaincants. Comme lorsqu'il écrivait pour le journal, lorsqu'il n'était pas tenu par le gouvernement actuel. Qu'il sentait que ses dires avaient un sens, que son opinion était partagé, qu'il se sentait utile.

Lorsque Timothée énonça la possibilité qu'il pouvait le dénoncer à tout moment, le doute qui planait jusque-là et qui se contentait de flotter s'était vu descendre plus bas, là où Vaas avait conscience que dans le monde d'aujourd'hui, retourner sa veste faisait presque partie d'une routine printanière. Vaas se passa une main fatiguée sur son visage, étirant le recoin de ses yeux jusqu'à son menton avant de de se reposer sur cette même main, utilisant la paume comme repose menton.

« J'pourrais pas t'en empêcher j'imagine... » Vaas se redressa de son fauteuil en s'aidant des accoudoirs. Il reprit son briquet planqué au fond d'une de ses poches pour raviver la cigarette qui était pratiquement terminée. Morel n'avait pas tord. Peut-être que tout ceci était un complot. Peut-être qu'il cachait effectivement très bien son jeu et qu'il était en train de l'analyser en ce moment même, et que cette nuit, Vaas se retrouvera réveiller par les forces de l'ordre qui finiront par le jeter de l'autre côté du mur en l'accusant de trahison à l'encontre du Gouvernement en place. Mais alors, à quoi rimait leur conversation ? Timothée avait vécu des expériences qui laissaient des séquelles, et c'était sur ça que Vaas devait s'appuyer pour lui faire ouvrir les yeux, comme lui l'avait fait avec trois trains de retard. « Mais j'pense qu'après tout c'que t'as vécu, l'envie de justice en toi crie qu'on la libère. P't'être que j'me trombe hein, sans doute même... Mais dans ton cas, encore plus important qu'la justice, c'est l'envie d'avoir de vrais réponses à c'qui t'es arrivé qu'il te faudrait. » Il finit sa phrase par souffler sa fumée derrière son épaule. Il jeta négligemment les cendres au creux du premier verre qu'il trouva. « Toute façon si t'es un putain d'comédien, j'le saurai bien assez tôt. » Il coinça sa cigarette au coin des lèvres, engouffra ses mains dans les poches avant de son jean tout en ne lâchant pas Timothée du regard. D'un regard sûr de lui, prêt à accepter ce qu'il sous-entendait. Pourtant, Vaas était certain que ce qu'il avait vu était vrai. Le jeune Morel rentrant à des heures nocturnes bien avancée, étant dans un état qui ferait pâlir les combattants clandestins du Bones, ses disparitions spontanées... Non, il le testait. Tout comme Vaas le faisait. C'était comme si, quoiqu'il advienne, personne n'arriverait à faire confiance à l'autre. Mais Vaas ne lui reprochait en rien sa démarche. C'était ce monde qui obligeait l'humanité à être prudent, à rester sur ses gardes et être à l'affût de la moindre occasion de s'en mettre soit plein les poches, soit de décider de changer les mentalités. Mais ce dernier point ne se fait pas en une journée. C'était sans doute pour ça que beaucoup se fatiguait. Ils étaient las de se battre pour un résultat utopique qui ne verrait probablement jamais le jour. Mais c'était cet espoir à la con qui faisait tenir Milligan. Il ne demandait pas l'utopie non, ça n'existait pas. Seulement la justice.

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MessageSujet: Re: I have a bad feeling about this (Tim)   Jeu 25 Aoû - 21:27

Bah... Des points communs avant tout j'dirais... Tu la connais depuis quand ? Regard dans le vide un bref instant, il s’étonne, retourne à la réalité et au visage de Vaas. « Des points communs », c’est un résumé très… résumé qu’il nous sort là. Je comprends mieux ce que disait Enya, il semble avoir des difficultés à s’exprimer sur leur sujet. A moins que ce soit de la pudeur. Ca pourrait presque être mignon tiens. Presque. Si seulement je n’étais pas tiraillé par ce que j’avais imaginé et ce que je découvrais devant mes yeux. Depuis la révolte… il s’avère que je m’étais pris un coup de couteau…. Et qu’elle est douée dans ce quelle fait. Et la partie concernant le baiser, ou plutôt, les baisers…. A répétition…. Tu comptes lui en parler … ?La ferme fantomas, va emerder un ministre, mon patron ou si tu veux te la jouer pitorsque, trouve toi une maison hantée…. L’humour sera sans doute plus présent qu’ici… Je le foudroie. Il est sur le canapé et je vois très bien celui-ci prendre feu. Enfin, si seulement il disait que des idioties ce serait plus simple. Beaucoup plus simple mais certainement bien moins utile. Après tout n’est-ce pas une création de mon esprit indécis et … étrangement malade ? Mes épaules s’élèvent et s’abaissent pour conclure à l’ignorance ou à la lassitude. Je ne saurais dire avec exactitude. Mais je le vois lui, presque confiant. Je pourrais toujours…. Oui, je pourrais.

L’utiliser. L’utiliser comme les Hommes se sont toujours utilisés. Pourquoi changer les choses lorsqu’elles semblent si bien acquises ? Intégrées ?  Existe-il un génome de la duperie ? du mensonge ? De l’autorité ? De la dictature ? Du meurtre de masse ? Aucune idée. Peut être. A vrai dire, je m’en contrefous : qu’est-ce que cela changerait à nos affaires ? Un jour quelqu’un a dit « dis moi qui tu es, je te dirai qui je suis ». Voila où nous en sommes. Nous autre, désireux de changement mais incapable de faire confiance en qui que ce soit. Un pas en avant, deux pas en arrière. Et c’est ainsi que le monde s’évertue de tourner. Plus l’obscurité s’installe plus le doute grignote du terrain. Plus les insoumis éteignent leur première flamme, leur premier espoir en un autre lendemain, plus le temps s’égraine lentement. L’air suffoque. Le temps se fade, incolore et pourtant douloureux pour tous ceux qui disparaissent. Sans mot. Sans geste. Vaas restera-t-il un insoumis ? Un de ces rebelles qui noircissent des pages et des pages en espérant frapper plus fort aux portes que les milices. Ceci dit, il parle au lieu d’écrire. Il choisit ses mots, les articules avec simplicité, comme une évidence nappé d’espoir. L’espoir de toucher juste et de voir correctement au milieu de l’obscurité. J’aimerai lui faire comprendre qu’il n’y a pas de mots justes. Pas plus de vérités vraies. Mais je n’en dis mot. Je l’observe comme il le fait en cet instant. Je serai curieux de découvrir ce qu’il pense réellement, ne plus jouer, ne plus tromper, ne plus agir comme sur un plateau d’échec. A force d’avoir cherché les vérités, j’ai compris que celles-ci aboutissaient à bien plus de tourments qu’en restant dans l’ignorance. Pourtant, plus d’ignorance amène à plus de fausses vérités ce qui n’est pas une solution non plus. J’ai beau ne pas avoir de nom sur qui cracher ma haine, je n’ai pas de coupable désigné mais je sais très bien ce qui m’a amené dans ces situations : une pugnacité mal placée ou mal …masquée. C’est ça le responsable : le manque de choix. La curiosité. Les décisions à demi prises. Je pourrais l’utiliser mais c’est loin de la première idée qui me traverse. Je n’ai aucun intérêt à le dénoncer. Strictement aucun puisque je ne considère pas assez mon emploi pour tout faire pour le garder et lorsqu’on voit où je vis, on se doute que je ne le fais pas plus pour l’argent. Y a pire. Je réserve donc la comédie à mes supérieurs, et à d’autres circonstances qui nécessitent ce genre de talent. Et bien… comme quoi les lignes de code peuvent amener à se trouver une vocation bien éloignée des mathématiques… Joli…discours… Je souris et soupire en m’affaissant contre le mur. Très bien, je… doucement puis plus intensément, une mélodie grésillant s’impose dans l’atmosphère. Il me faut quelque seconde avant de sursauter et comprendre qu’il s’agit de mon téléphone : charmante contribution de mon employeur. Je lève le téléphone, un bon vieux 3310 –parce qu’il faut non plus rêver sur le montant de la contribution…. C’est pour le taff hein – et hausse les épaules en décrochant.

Morel. Oui…. Ok….. Oui. Très bien. Et c’est ? J’arrive. Je raccroche le téléphone, les sourcils froncés, passe une main sur ma barbe adolescente et soupire de nouveau. C’est sympa d’être appelé pour un cadavre. J’avoue que je n’avais pas pensé faire ces études pour en arriver là. Même en travaillant pour la police de NY c’était pas pour voir des cadavres. Non, j’étais derrière mes outils de travail pour jouer au bon petit Watson ou, au moins, à Cluedo. Ceci dit, je n’ai jamais eu autant l’impression de jouer au cluedo que ces derniers mois puisqu’en effet, la réponse était bien souvent la même : « ici au mauvais moment », « mafia X », « mafia Y ». Il n’y avait pas ou peu d’autres possibilités puisque tout le monde s’en fichait. Une arrestation était une bonne occasion pour s’amuser au colosséum alors l’un d’entre l’autre savoir qui du colonel moutarde ou de pervenche avait réellement commis l’acte… on s’en foutait. En particulier lors que bien souvent, caché dans la pochette noire, on y découvrait « le gouvernement, avec ses pantins, dans toute la ville ». Bon, et bien… je dois rejoindre nos amis communs… Je souffle en me redressant, attrape la veste d’Enya puis la repose sur l’autre fauteuil. En conclusion… tu n’es pas vraiment un connard, moi non plus. On est des anciens hackeurs et les films d’alpacino sont dépassés aujourd’hui… J’hoche la tête en m’approchant de la porte et de fait, de lui. Oh et surtout, on se fait pas confiance mais on a certainement plus de raisons de s’entraider que le contraire… alors ça viendra… Ma main traverse la distance syndicale entre deux êtres, un serrage de mains plutôt que des poings… c’est pas mal comme fin non ? Et puis je préfère lui serrer la main à lui plutôt qu’au guss qui m’attend à l’ouest de la ville. La prochaine c’est chez moi… j’ai des bières. Mon clin d’œil vient à la rencontre d’un soupire, un fin soulagement. Une épaule moins lourde. Un doute effacé. Je m’éloigne souriant à ses propose, traverse la porte, le couloir puis grimpe sur le toit. Ton instint serait-il revenu ?

Oui. Peut être bien…. On verra.

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