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 les anarchitectures (Regan)

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Féminin
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↳ Points : 121
↳ Date d'inscription : 25/01/2015
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↳ Avatar : Eddie Redmayne
↳ Age du Personnage : 33 ans (254 ans)
↳ Métier : Ancien journaliste ; Prostitué
↳ Opinion Politique : Anarchiste anti-Gouvernement
↳ Playlist : Les anarchitectures – Autour de mois les fous - Les Infidèles - Que tout est noir, Saez ϟ Trouble, Halsey ϟ Mr . Brightside, The Killers ϟ One Last Song, Demon Hunter ϟ Ghostcity, Thomas Azier ϟ Shine, Years & Years ϟ Bad Blood, Bastille ϟ Children Of The Revolution, T. Rex ϟ Territorial Pissings, Nirvana

↳ Citation : « People should not be afraid of their governments. Governments should be afraid of their people »
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MessageSujet: les anarchitectures (Regan)   Dim 13 Mar - 15:33



« People should not be afraid of their governments. Governments should be afraid of their people »

   

Regan Emile Faulkner


   
© sirredmayne
33 ans (254 ans) ━ veuf
soulcrusher━ ft Eddie Redmayne

   
   
↳ Date et lieu de naissance :
27 février 1763, Paris
↳ Forme animale :
Pas de bestiole bizarre sous sa peau. Mais un petit Jack Russel au caractère de merde, et répondant au doux nom de Flop. A cause de sa tendance à souvent se casser la gueule.
↳ Métier :
Journaliste de talent œuvrant pour un journal résistant, Regan a délaissé les mots et le papier à la mort de son épouse. Depuis, il se prostitue, vend un corps qui ne lui appartient plus au plus offrant, profitant de son côté androgyne, se travestir pour satisfaire les désirs les plus ébouriffants de ses clients. Un moyen de côtoyer le reste du monde, de gratter des morceaux de conversations entre des soupirs d'un plaisir factice.
↳ Force :
Cette insensibilité dans laquelle il se vautre sans limite. Le cœur arraché, piétiné à ses pieds, Regan s'oblige à ne rien ressentir. A garder enfermés les tourments qui peuvent venir gratter sous sa peau. La chaleur au premier abord pour mieux dissimuler la couche de glace qui sommeille dans le vert de ses pupilles. Il est un piège à rat, aussi hermétique que possible à la douleur, la sienne comme celle des autres. Il encaisse, accumule le mal dans sa chair jusqu’à la cassure. Seule la destruction des puissants parvient à le faire vibrer. D'une excitation assassine, le venin de la vengeance dans ses veines.
↳ Faiblesse :
Les fantômes de sa vie passée. Les rires d’êtres aimés dans les tympans et dans le cœur. C’est le souvenir de sa femme qui le hante. Sa moitié, ce morceau d’âme arrachée qui laisse un vide immense sous sa peau. Du vide vient le besoin de se raccrocher au passé. L’anneau d’or à la main gauche, l’alliance scellant la promesse d’une vie à deux, dont il ne parvient pas à se séparer. Il en souffre, jour après jour et éponge sa douleur avec les serpillères de ses vices. Se rendre abject pour se convaincre que c’est mieux ainsi, se flageller la mémoire et le cœur pour effacer ce vide qui l’aspire.
↳ Orientation sexuelle :
Pansexuel. Pas de limites imposées à un esprit brisé. Il est l’homme et la femme emprisonnés dans un même corps. A la croisée des genres, l’appartenance à deux mondes pourtant distincts accrochée à une même peau. Homme ou femme, il se moque éperdument de savoir dans quelle case peut se ranger son partenaire. Ce n'est rien, seulement des boites dans lesquelles le commun se range. Des limites qui n'ont jamais eu de sens à ses yeux. Du moment qu'il est payé pour leur faire croire ce qu'ils attendent, c'est tout ce qui lui importe.
↳ Avis sur le Gouvernement :
Le Gouvernement lui a volé sa femme. Il n’est rien pour lui, hormis de belles paroles, de la pisse que l’on balance dans un violon. Cette petite guerre ridicule ne cause que de la douleur, et doit cesser. Résistant engagé, activiste acharné, frôlant l’anarchiste, parfois extrême dans ses actes, Regan fait partit de ceux qui luttent pour un meilleur avenir. Son emploi, bien qu'illégal, lui permet d'effleurer tous les niveaux de la société, de filtrer les informations en même temps que les soupirs d'un plaisir qu'il exècre. La Résistance est sa nouvelle patrie, et le sang des puissants un nouvel oxygène qu'il brûle de pouvoir respirer à plein poumons.
↳Particularité :
Il souffre d’achromatopsie. Aveugle aux couleurs, il voit le monde à travers un écran de télévision noir et blanc. Aucunes nuances, seulement celles qu’il imagine. A cause de ce handicap, il est un adepte des fautes de goût vestimentaire. Ca fait son charme parait-il.
L’exorcisme qu’il a subit a laissé de lourdes séquelles dans ce corps déjà brisé. Regan en souffre encore et ce mal se traduit par d’intenses migraines et maux de ventre, et des saignements de nez lorsque ses nerfs lâchent. La faiblesse d’une âme morcelée qui ne parvient pas à se regrouper.
© amber
     
PATIENT ☦ CONSCIENCIEUX ☦ EXTRÊME ☦ SECRET ☦ BIPOLAIRE ☦ PERNICIEUX ☦ ENJÔLEUR ☦ INSOUMIS ☦ COLÉRIQUE ☦ BORNÉ ☦ MÉLANCOLIQUE ☦ SARCASTIQUE ☦ LOYAL  ☦ MALIN ☦ TACITURNE ☦ VIOLENT ☦ IMPRÉVISIBLE ☦ PASSIONNÉ ☦ DÉSABUSÉ ☦ BORDÉLIQUE ☦ INSENSIBLE ☦ ARROGANT ☦ MENTEUR ☦ MANIPULATEUR ☦  CHARISMATIQUE ☦ AMBITIEUX ☦


   
père castor, raconte-moi une histoire


  ϟ Sept ans - L’orpheline de la rue Neuve, tout le monde passe devant elle mais personne ne lui prête attention. A la tombée du jour, elle erre, dans ses haillons sur la placette déserte comme une âme en peine. Sur la pointe des pieds, le nez collé au carreau, Emile suit du regard les pas hésitants de la petite fille. Il l’épie depuis des mois. De derrière sa fenêtre, ou à chaque fois qu’il sort avec sa mère. La voir est devenu une nécessité. Quand elle tarde à se glisser hors de sa cachette, son cœur tressaille et son petit esprit imagine le pire. La petite blonde s’aventure le long des maisons et sa course sans but finit par l’amener devant celle d’Emile. Elle s’arrête et lève la tête, son regard se posant sur la fenêtre derrière laquelle il se tient. Pris d’un élan de panique, Emile s’accroupit brusquement. Le cœur battant à tout rompre, il attend en retenant son souffle. Lentement, il se relève et jette un nouveau regard dans la rue. Elle n’a pas bougé. Toujours immobile devant la façade. Les deux enfants restent figés, les regards agrippés l’un à l’autre. Soudainement pris d’un élan de folie étrange, Emile se décolle de sa fenêtre, descend les escaliers dans le plus grand silence et ouvre lentement la porte d’entrée. La petite cille, incrédule, mais ne bouge pas. Lui s’avance d’un pas, quitte la chaleur du porche pour se heurter contre le froid. Un signe de la main en direction de la fillette. Et l’absence de réaction en réponse. Emile jette un regard par-dessus son épaule, et pieds nus, s’engage dans la rue sale. Il tend la main dans la direction de la petite blonde, et attrape son bras avant qu’elle ne recule. Emile lit de la panique dans ses yeux, malhabile il tente du mieux qu’il peut de lui faire comprendre qu’il ne lui veut aucun mal. La conversation se fait en silence, les mots inscrits dans leurs pupilles. Les muscles se détendent, et le duo rebrousse chemin pour s’enfermer dans la chambre du petit garçon. Sous la couverture, blottie contre lui, l’orpheline de la rue Neuve goutte pour la première fois à la chaleur d’un foyer. Un contretemps dans sa vie de misère qui prendra rapidement un goût d’habitude.

ϟ Dix ans - Elle scintille sous la pluie. Fièrement dressée sur l’échafaud, la guillotine toise le peuple regroupé à ses pieds. L’accusé se tient droit, les fers aux poignets et aux chevilles. Trempé jusqu’aux os, il tremble de froid. Parcourt l’assistance du regard pour alors apercevoir la silhouette de son épouse et de ses deux fils. Etienne agrippé aux jupons de sa mère et Emile, debout devant elle, de la peine dans les yeux mais le visage aussi fermé que le sien. Le héraut annonce la sentence, et la foule siffle, hue. C’est un acte de trahison que l’on s’apprête à expier. Les mots d’un être libre, publiés sur des feuilles distribuées à l’arrachée. Un visionnaire épris de liberté. Des mots qui se sont ancrés dans le cœur d’Emile. Il tremble, lorsque le bourreau agrippe l’épaule de son père et l’oblige à tourner le dos à la masse humaine qui s’agite. Excitée par la promesse d’une mort affreuse, par l’odeur du sang. Etienne pleure, la mère détourne le regard mais Emile s’oblige à regarder. Serrant les dents et les poings, le gamin assiste à la décapitation de son géniteur. La tête tombe, immédiatement arrachée du sol par le bourreau qui agite son trophée sous les vivats des badauds. L’horreur se partage le corps d’Emile avec le chagrin et la colère. Malgré les larmes qui ruissèlent sur ses joues, effacées par la pluie battante, il s’insurge. Et se jure que ces exécutions au nom d’un Roi impotent, cesseront.  

ϟ Onze ans - Les mots dansent devant ses yeux. Et leur sens refuse de totalement se dévoiler. Il ne sait pas lire. Ou à peine. Parvient à écrire son nom au prix d’un lourd effort, alors se concentrer plus de dix minutes sur une page pleine de caractères qui lui sont étrangers est un supplice. D’ordinaire. Emile a découvert ce vieil ouvrage poussiéreux dans la ruelle sale jouxtant la boutique d’un apothicaire tout aussi poussiéreux que le livre. Son secret, qu’il a sagement emmitouflé sous son veston, la beauté du cuir et des symboles sur la couverture l’ayant charmé. Seul dans sa chambre, à plisser les yeux pour déchiffrer, Emile commence à se dire que ce n’est pas un simple livre qu’il tient entre ses mains. Des rumeurs courent. En bruit de fond dans les rues et sur les pavés. L’existence d’un autre monde, de ces êtres dotés de dons dépensant l’entendement. Qui exercent leur art à l’aide de vieux grimoires et d’incantations invoquant le Diable. Des parias, rejetés par l’Eglise. Un frisson lui lacère l’échine, il sursaute et lève le nez en fermant brutalement le livre, le regard tourné vers la porte. Le garçon écarquille les yeux, la peur venant s’incruster sur son visage soudain livide. Devant le panneau de bois se trouve son père. La figure le contemple en silence, le regard vague et du sang sur sa chemise. Il s’écoule d’une plaie ouverte sur la gorge. Béante, affreuse. Le cœur battant à tout rompre, l’envie de hurler quand ses cordes vocales sont devenues de glace, Emile se relève avec maladresse. Le livre fermement serré contre sa poitrine, à l’abri dans l’étau de ses bras. Il hésite un instant, tiraillé entre curiosité et peur panique. Puis s’approche. D’un pas laborieux, et d’un autre devant l’immobilisme de la silhouette. Le père et le fils, se fixent bien que l’apparition semble ne pas vraiment voir son rejeton. Et quand Emile lève la main pour effleurer celle de son défunt père, l’apparition s’efface dans un soupir. Interdit, il reste là, à scruter le vide devant son nez. Serrant avec plus de force le vieux livre contre sa poitrine. L’avidité de comprendre dans le cœur, Emile prend alors soin de dissimuler son trésor sous son matelas, à l’abri des mains indiscrètes.

ϟ Douze ans - Elle a sali sa mémoire en faisant entrer cet homme dans leur maison. Un nobliau aux culottes impeccables. Et aux manières aussi fausses que le sourire qu’il appose sur ses lèvres. Emile l’a détesté dès le premier regard. Renfrogné dans son coin, il a refusé d’adresser la parole à cet homme. Se bornant à l’accabler de son regard le plus sombre, bien lui faire comprendre qu’il n’avait pas sa place dans cette maison. Les tentatives sont inutiles. Sa mère commet l’impensable et l’épouse. Scelle sa vie et celles de ses fils à celle de l’homme. Son nouveau père. Cette seule pensée le révulse. Parce qu’elle veut dire que son véritable géniteur n’existe plus. Qu’il est bel et bien mort, même dans la mémoire de sa mère. Etienne, lui, ne semble pas comprendre. Ou alors il fait exprès. Le mariage est une torture à laquelle il est contraint d’assister. Prostré sur sa chaise, l’amertume sur la langue et un mauvais pressentiment qui lui broie le cœur. L’amabilité de son beau-père n’est qu’une façade, il en est certain. Elle a effacé la mémoire d’un homme d’honneur, pour mieux la souiller avec un royaliste affreusement exaspérant.

ϟ Quatorze ans - C’est un rituel qui s’éternise. S’étend sur le fil de plusieurs années. Le bruit des pas lourds, suivit par le feulement de la porte. Si au début, l’angoisse prenait forme dans sa gorge et contre son cœur, à chaque nouvelle nuit où il le gratifiait de sa présence, Emile ne l a ressent plus à présent. Il n’y a que cet épais dégoût qui lui englue la langue. Il reste muet, aussi inerte qu’un cadavre et fixe le plafond fissuré. Laisse les hanches de son beau-père se briser contre les siennes sans en ressentir le moindre frisson. Il a honte. Pour lui. Pour cet homme pathétique et pour sa pauvre mère, endormie dans la pièce d’à côté. Rustre et violent, l’homme s’agrippe à la gorge de son beau-fils. Laisse son autre main se crisper contre le torse maigrelet, y cherchant le galbe d’un sein qui n’existe que dans les brumes de son cerveau alcoolisé. C’est la finesse de ces traits singuliers, les élans de fragilité courant contre les membres, cette étrange sensualité qui a poussé l’homme à commettre l’impardonnable. Son corps se heurte contre la rudesse d’une enveloppe masculine, mais lui c’est la femme qu’il désire. Celle qui sommeille sous la peau et dans ces yeux verts. Tout est sa faute, parce qu’il n’est pas comme les autres. Parce qu’il provoque et attise le désir chez ceux qu’il croise. Emile est seul responsable de ce qui lui arrive, c’est ce que son beau-père se borne à lui dire à chaque nouvelle étreinte. Un râle brise le silence, des spasmes agitent le corps noueux qui retombe lourdement sur celui de l’adolescent. Les secondes s’enchaînent, et l’étreinte se défait dans un frisson de douleur. Sans un mot, l’homme quitte la pièce en titubant. Laissant Emile seul avec sa souffrance. Il a un vide à la place du cœur, ces cils papillonnent pour tenter d’endiguer le flot de larmes. Il se recroqueville sur lui-même, tourne le dos au néant de sa chambre. Ce soir-là, il ne posera pas la bougie sur le rebord de la fenêtre. Rose guettera le signal dans la rue déserte en contre-bas. La lueur d’espoir de l’un comme de l’autre ne brillera pas, pour la première fois depuis sept ans.

ϟ Dix-neuf ans - Ils s’aiment. Depuis plus de douze ans maintenant. Cette amitié indestructible qui les lie a fini par forger dans leurs esprits la possibilité d’un futur où ils ne sépareraient plus. Il lui faudra des semaines avant de se décider. Réfléchir au sens que prendrait leur duo si elle venait à accepter. D’une nature plutôt sereine, il a alors ressentit pour la première fois de sa vie les élans d’une inquiétude presque aussi viscérale que celle accompagnant les premières visites nocturnes de son beau-père. Aucune fioriture dans sa demande. Le cœur au bord des lèvres et les mains qui tremblent dans l’attente d’une réponse. Rose ne bouge pas, reste aussi immobile que la statue devant laquelle elle se tient. Seules âmes au milieu du parc, le temps s’est figé autour d’eux. Et lorsqu’elle sort enfin de sa surprise, c’est pour se pencher vers Emile et effleurer ses lèvres avec tendresse. En guise de seule réponse, le baiser de deux amis scellant la promesse d’une union bien singulière. L’amour d’un frère pour sa sœur. La convoitise physique en question secondaire dans leurs esprits.

ϟ Vingt-deux ans - Le prestige du bâtiment le laisse sans voix. Habitué aux faubourgs nobles, ce à quoi il se heurte en franchissant la cour d’honneur de la Sorbonne n’a rien à voir avec son monde. Il se sent affreusement petit. Insignifiant. Et les ouvrages qu’il porte sous son bras se font de plomb. Il a quitté le pathétisme du foyer familial dans lequel il n’a plus eu sa place depuis la mort de son père. Abandonné derrière lui une mère aveugle au désespoir de son fils aîné, et un beau-père ivrogne et ignare. Le mal reste ancré au corps, de la poisse sur sa peau que rien ne peut effacer. Son seul regret, avoir laissé son frère. Avec la promesse qu’un jour il viendrait le rejoindre, dans sa modique chambre sous les toits du quartier Latin. Celle qu’il partage déjà avec Rose.

ϟ Vingt-trois ans - Elle ne pensait jamais connaître ce sentiment. Cette joie intense qui a suivi la découverte de sa grossesse. Rayonnante pendant neuf mois, épanouie comme jamais elle ne l’a été dans sa vie, Rose avait le sentiment de tout avoir. D’être enfin complète. Sa joie s’est pourtant fanée. Lorsque de son ventre, la mort s’est extirpée. Une petite fille, à la peau pâle et aux cheveux cuivrés comme  son père, tuée dans les entrailles de sa mère. Leur enfant, à elle et à Emile. Le fruit de cet amour singulier qui ne vivra pourtant jamais. Abattue, la jeune maman s’est enfermée dans sa douleur. Plus malheureuse que jamais, s’éloignant de son mari le temps que ses plaies cicatrisent. Des années qu’elle nourrissait l’espoir d’être mère. Brisé par le chagrin, Emile s’en veut. De ne pas être capable d’aimer sa femme comme le font les époux digne de ce nom. Cette attirance, ce désir qu’il perçoit dans les regards que les autres peuvent poser sur Rose, il ne parvient pas à les ressentir. Abusé par son beau-père pendant des années, quelque chose en lui est abîmé. Il souffre lui aussi, de priver son épouse de sa chaleur. De cette envie d’être mère. Les rares étreintes que le couple peut connaitre ne lui font rien. Il s’applique à la satisfaire, se nourrit de ses soupirs et de ce sourire qui illumine son visage après ces instants volés. Mais sous sa peau il n’y a que le vide. La détresse de Rose lui déchire le cœur, et il se sent impuissant à épancher sa douleur.

ϟ Vingt-quatre ans - Il se rue sur les pavés, bouscule la foule sans même prendre la peine de s’excuser. Et le voilà qui entre en trombe dans l’estaminet. Frénétique, à bout de souffle, il cherche la silhouette de son frère du regard. Il le trouve enfin attablé avec un groupe d’étudiants au fond de la salle enfumée et mal éclairée. La discussion houleuse ne s’interrompt pas l’lorsqu’il vient se poster aux côtés de son aîné. Il est question de monarchie et de révolte, l’échauffement d’esprits fatigués d’être oppressés. Etienne tente de reprendre son souffle et dans une inspiration, il se penche sur l’épaule de son frère. Rose se meurt. La brusquerie avec laquelle son aîné se lève fait tituber Etienne. Le temps d’un battement de cils et Emile n’est déjà plus là. Il se rue au-dehors, le cœur affolé et martelant douloureusement contre ses côtes. Son entrée dans le petit appartement se fait avec fracas. La peur au ventre et un nœud dans la gorge, Emile se faufile dans la chambre et s’assoit le plus doucement possible sur le lit. Sa main cherche celle de Rose et ce qui se dessine sous ses yeux le fait frémir. Blanche, plus pâle que sa propre peau. Et déjà froide. L’épidémie de Peste avait repris quelques semaines plus tôt. Affreusement virulente, les cadavres avaient commencés à s’entasser dans les rues. Les deux frères étaient parvenus à passer au-travers des mailles du filet. Pas Rose. Quelques jours de douleur, l’espoir qu’elle s’en sortirait à présent réduit en cendres. Il ne peut pas la perdre. Cette seule pensée le plonge dans un état d’intense colère. Aussi lorsqu’Etienne vient poser sa main sur son épaule, compatissant, Emile le rejette. Violemment, il oblige son cadet à quitter la pièce, claquant la porte derrière lui pour la fermer à clé. D’une latte de plancher mal clouée, l’étudiant extirpe son vieux livre à la reliure de cuir. La raison s’entête à rejeter l’idée, mais le cœur a déjà pris sa décision. Il ne pourra pas vivre sans elle. Elle est son tout, son monde depuis trop d’années maintenant. Les pages jaunies et cornées se tournent. S’arrêtent lorsque le sorcier atteint son but. Le rituel qui scellera son âme à celle de sa femme. Diviser le corps, l’enchaîner aux humeurs de la lune pour ne pas la perdre. Lui épargner la mort en lui offrant une double vie.

ϟ Vingt-six ans - Personne ne doit le déranger. Sous aucun prétexte. Le député a bien fait savoir que sa présence ne serait accordée à personne. Il est bien trop occupé. Employé à laisser ses mains courir sur le corsage de la créature installée sur ses genoux. Les phalanges du rustre s’enroulent dans les boucles rousses, les lèvres humides d’un désir affligeant se heurtant avec frénésie contre le carmin de celles de sa partenaire. Des jours qu’il pense à elle. A cette femme à la chevelure de feu. Cette attraction viscérale qu’elle a su éveiller en lui dès le premier regard. Dès l’instant où il s’est perdu dans l’intensité de ses yeux verts. Il frissonne et brûle d’envie, remonte avec hâte les jupons, froisse les satins bleutés sans la moindre gêne. Emile, lui, ne ressent rien. Hormis la chaleur de sa haine envers ce porc de royaliste. Il soupire et caresse, comme le font les amants. Mais les arcanes du désir, il ne les connait pas. C’est une comédie à laquelle il s’adonne, le mime des passions humaines, un savant jeu d’acteur qu’il améliore au fil du temps. L’insistance de son partenaire devient gênante. Et la main qui s’aventure contre ses bas sonne comme le glas de cette immonde entrevue. A l’inverse de son compagnon, ses pensées sont claires. Et du bout des lèvres, le sorcier susurre les rouages de l’illusion qu’il est en train de créer. Lentement, avec cette sensualité étouffante qui est la sienne, Emile se relève, recule de quelques pas en mettant de l’ordre dans ses jupes. Le pauvre homme tremble de panique, renverse sa chaise en se levant avec brusquerie. Acculé dans un coin de son prestigieux bureau, il gémit et tend la main devant lui. Pour se protéger de l’horreur qui se rapproche de sa carcasse en proie à la terreur. Le visage se déforme sous le joug de l’horreur, et il supplie. Implore, prie Dieu de le sauver de cette vision infernale. Il longe les boiseries de son bureau, sa main tâtonne. Se heurte contre la fenêtre. Et dans un dernier espoir de salut, l’ensorcelé ouvre les battants et se jette dans le vide. S’écrase sur les pavés sous les regards choqués des passants.

ϟ Vingt-sept ans - Le ciel est en feu. La fumée s’élève des hautes tours de la Bastille. Les cris résonnent dans les entrailles de la forteresse et dans les rues. Les portes ont été forcées, les condamnés libérés de leurs geôles et les armes emprisonnées dans les réserves circulent déjà entre les mains des Révolutionnaires. Pillée et incendiée, la prison symbole de la monarchie n’est plus qu’un assemblage de pierres roussies. Emile en quitte les tréfonds en compagnie d’autres insurgés, le cœur battant au rythme des tambours, le sang de l’ennemi sur les mains et sur ses vêtements. La garnison de la Bastille fait aussi peine à voir que celle qu’elle défendait. Pitoyables rats regroupés dans un coin de la cour, ils attendent leur sort, la résignation sur le visage. Il a été décidé qu’elle serait conduite sur le parvis de l’hôtel de ville pour être jugée. Massacrée. Le retour de la petite troupe  annonce la mise en marche du procès. Les insurgés restés pour surveiller les soldats agrippent les corps et les forcent à se relever avec brutalité. Etienne fait partit du groupe. Fébrile, grisé par la victoire, il en oublie la prudence. Son attention se déporte du soldat agenouillé devant lui, le temps d’une seconde. Le temps qu’il faut à l’autre homme pour se saisir de son fusil et le retourner contre son porteur. La lame de la baïonnette s’enfonçant alors dans le ventre du jeune homme. La mort silencieuse, elle gicle du corps lorsque l’arme s’extirpe de la chair. Etienne chancèle, le sang au coin des lèvres et la vue trouble. C’est un hasard qui force Emile à tourner la tête dans cette direction. Juste à temps pour voir flancher son frère. Et s’effondrer au pied du soldat, tremblant, son fusil en menace pour se protéger. Les regards des deux hommes se croisent, et malgré la rage bouillant dans ses veines, le sorcier s’astreint à l’immobilisme. Les secondes s’égrainent dans les sabliers de leur existence. Et le soldat hurle. Lâche son arme et tombe à genoux, s’agrippant la tête de ses mains tremblantes. La douleur lui déchire le crâne. Il a l’impression que l’os se comprime et peut entendre les craquements résonner à ses oreilles. Le mal est fait, et Emile abandonne sa proie pour s’écorcher les genoux sur les pavés. Etienne frissonne, s’agrippe au veston de son aîné lorsque ce dernier le prend dans ses bras. Essaie de parler, mais ce n’est que du sang qui s’échappe de sa bouche. Les larmes brûlant ses yeux, Emile se penche et laisse son front venir se poser contre celui de son frère avec tendresse. A l’unisson, ils ferment leurs paupières. L’un pour ne jamais les rouvrir, et l’autre pour ne plus voir. En ce 14 juillet 1789, la Bastille est tombée. Et avec elle, un morceau du cœur d’Emile.

ϟ Vingt-huit ans - Rassemblée sur le Champ-de-Mars pour assister à la signature de la Pétition en faveur de la République, la masse des insurgés assiste en silence à cet instant solennel. Une signature qui amorce la fin de la Révolution. De ce bain de sang qui s’étend et creuse les entrailles d’une Paris en larmes. On ne cherche plus à compter les morts, dans un camp comme dans un autre. Retenir son souffle dans l’attente du dernier mouvement de plume, toute l’attention posée sur les deux hommes. Jusqu’à ce malencontreux hasard. Le crachas de la poudre et d’une balle tirée de nulle part. Un frisson parcourt la foule et un murmure s’élève. Tous ont en mémoire le massacre perpétré le matin même. L’écorchure sur un contrat qui se retrouve alors déchiré sous le pas de la Garde nationale. Son entrée en scène provoque la foule. Attise sa folie et sa crainte. Quand certains ont la fuite qui tressaille dans les jambes, d’autres arrachent déjà les pavés pour mieux les jeter sur l’ennemi rutilant. Les mousquetons sont des menaces qu’ils ne perçoivent pas. Le cœur battant d’indignation, la traîtrise de ce Gouvernement instauré après la prise de la Bastille apposant le masque d’une colère assassine sur les visages. Les fuyards se bousculent, libèrent l’espace entre les soldats et les insurgés restants. La voie dégagée pour les tirs de pavés, Emile est en première ligne. La pierre dans la paume, prête à voler pour venir s’écraser comme la précédente contre le crâne d’un soldat du Roi. Le geste s’amorce et se fige lorsque la garde se met en joue. L’ordre sonnant l’attaque écrase tous les autres bruits régnant sur la place. Dans un même geste, à la manière d’un corps s’extirpant du sommeil, les fusils crachent leurs balles. Les insurgés tombent et les pavés se parent d’écarlate. La pierre qu’il tenait dans sa main chute lourdement au sol. Ses jambes flanchent et Emile vacille. La douleur lui tiraille le torse, s’étend jusqu’à son ventre. En accord avec la couleur nouvelle du sol, sa chemise humide de sang se colle à sa peau. Aux plaies béantes qui aspire sa vie. Une nouvelle salve de détonations lui dévore les tympans, et il s’écroule au milieu des corps inertes de ses amis. La chaleur s’échappe, à mesure que son cœur ralentit sa course folle. Dans son agonie, une seule pensée vient percuter son esprit. Rose. Sa femme qu’il abandonne à cause d’une ignoble traîtrise. Seule face à un monde sanglant et en perdition. Le visage crispé par la douleur se détend, le regard se perd dans le vide, délesté de son éclat. La mort dans sa forme la plus ignoble. Une existence ravagée, et aussitôt oubliée. Jetée dans la fausse commune de ces insurgés dont le nom sera à jamais tut. Et l’Enfer en nouvelle demeure…

mars 2012

ϟ Trente ans - Coup d’Etat préparé depuis des mois. Le discours du Président sur un petit îlot ridicule comme scène d’un massacre organisé. La boucherie des cœurs insurgés, l’adrénaline pulsant dans les veines de ces âmes en peine, prêtes à mourir pour la justice. Dans les rangs des résistants, Regan renoue avec les pulsions de la Révolution. Les temps ont changés, mais la mort reste la même. Celle qui contemple d’un regard brûlant de haine, le corps sans vie d’un Peacekeeper gisant à ses pieds. Le dédain sur ses traits, le sorcier quitte la pièce, retrouve un petit groupe de rebelles survivants et quitte la bâtisse à présent nettoyée de sa vermine. Au-dehors, c’est le chaos. L’enchevêtrement des corps, les lamentations des mourants. Et sur les quais, les cadavres inertes des résistants placés là pour assurer la surveillance. Le groupe se fige et se tapit dans l’ombre quand leurs regards se posent sur un bataillon de Peacekeepers venu en renfort. La fuite est amorcée mais il suffit d’une simple caresse visuelle pour qu’il reconnaisse la silhouette de sa femme. Rose, agenouillée au milieu des autres condamnés. Le sang du résistant se fige dans ses veines, repart de plus belle et se rue dans son cœur qui s’affole. Il ne réfléchit pas, pas une seule seconde avant de s’élancer, sortant de l’ombre d’une seule impulsion. Son geste s’arrête net, brisé dans son élan par la poigne de fer qui s’appose contre ses bras. Deux de ses acolytes le retiennent, le tirent en arrière pour l’obliger à les suivre dans leur retraite silencieuse. Regan lutte, feule de rage et se débat avec le désespoir d’un fou. La déflagration éventre le silence. Elle crève le ciel obscur de cette nuit d’horreur. Quelques secondes de flottement. La scène se déroule au ralentit sous ses yeux. Rose, dont le corps vacille puis s’effondre à terre comme celui d’une vulgaire poupée de chiffon. Des bourdonnements dans les oreilles, Regan cille. Il ne le voit pas  dans son monde gris, mais le rouge du sang de sa femme lui apparaît aussi vibrant d’éclat que pour un être capable de voir les couleurs. Sa voix s’arrache de sa gorge. Venu du fin fond de ses entrailles, son cri de douleur et de rage déchire le néant, brise ses cordes vocales. Et attire les regards de la milice dans leur direction. Une lame chauffée à blanc vient de se planter dans son cœur. Le lien s’est défait. Ecartelant son âme, ravageant son cerveau. Il ne voit plus que sa haine et le visage de l’assassin. Le soubresaut du désespoir le pousse en avant, mais il cède. Sans la poigne des deux autres, il se serait effondré. Brisé, le sorcier se laisse tirer en arrière. Se résigne à quitter ce cauchemar. Le Gouvernement vient de lui voler sa femme. Sa moitié. Sa raison. Sa vie.

ϟ Trente-et-un ans - On ne peut effacer la douleur. L’oublier totalement. Elle ne fait que perdre de sa force avec le temps. Certains vivent mieux la chose que d’autres. Regan, lui, ne parvient pas à oublier. Il y a toujours cette pointe qui lui transperce le cœur à chaque fois qu’il y repense. A ces deux siècles d’amour balayés d’une seule balle. Seul dans la foule, une ombre au milieu d’un champ de ruines. Immobile devant le miroir, il fixe son reflet sans le voir. Le trait noir au ras des cils, et le carmin sur les lèvres. Il lui avait juré de ne plus recommencer. D’ignorer la partition viscérale de son âme et n’être qu’un homme comme les autres. Juste un homme. Son chagrin et sa douleur le poussent pourtant à réprimer cet engagement. Le maquillage de Rose sur son visage et la douceur de ses vêtements contre sa peau, Regan renoue avec cette autre qui le possède. En se glissant dans la peau d’une autre, il embrasse le souvenir de sa femme. Se raccroche à ce qu’elle était. Laisser le rouge glisser sur sa bouche lui donne l’impression d’effleurer encore celle de Rose. L’illusion fait perler du sel sur ses cils. Il cille, chasse la douleur et esquisse à l’adresse de son reflet ce sourire énigmatique et affreusement séduisant. Il lui avait promis, mais retrouver cette féminité qui le dévore parvient à apaiser sa douleur. Un peu. Suffisamment pour continuer à vivre quand toute son existence s’est effondrée.

ϟ Trente-trois ans - Remplacée. Echangée, son essence contre une autre suite à un sortilège raté. D’un puissant sorcier, Regan est devenu un être morcelé. Rongé de l’intérieur par les crocs d’une âme étrangère. Alors comme pour la sorcellerie, il a embrassé ce nouveau lui. S’est échiné à vouloir dominer cet autre fragment de son être. Communiquant la nouvelle de sa possession à son allié de Darkness Falls, Melvyn. Une indéfectible confiance dans le cœur envers son ancien ami , il s’apprête à prendre congé. Achève une visite anodine comme il y en a déjà eu des milliers. Et alors qu’il se prépare à franchir la porte, Regan se fige. Il connait les mots. Ceux qui viennent de s’extirper de la bouche de l’autre sorcier. Le latin et la menace qu’ils portent. Un frisson lacère l’échine de l’ancien mage. Il ordonne, murmure à son ami de ne pas s’engager sur cette voie. Parce qu’il a appris à vivre avec cette créature qui le ronge. Parce qu’il ne veut pas à nouveau perdre une part de lui. L’injonction se meurt sur le sol à ses pieds et l’incantation continue. Prisonnier de son propre corps, Regan ne peut pas bouger. Ses entrailles se révulsent, rejettent l’indésirable. La douleur qui le transperce est insupportable mais il n’a pas la force de hurler. La gorge sèche, comprimée à l’excès. Les jambes se brisent sous son poids et il tombe à genoux, griffe le sol de ses ongles, le souffle court. Et le cœur menaçant d’exploser dans sa poitrine. Son crâne se fend, la tension dans ses muscles devient déchirante. C’est tout son être qui se comprime, pour mieux tenter de s’échapper de la carcasse. Une dernière convulsion, violente. D’une douleur affolante. Et tout s’arrête. Il n’est plus qu’un amas de chair, tremblant sur le sol dont le froid apaise le feu brûlant sa joue. A bout de force, l’esprit perdu dans les brumes, détruit une fois de plus par une volonté autre que la sienne. Il ne cherche pas à lutter, abandonne ses tentatives de se remettre debout et se laisse dominer par le vide qui lui tend les bras.
   

   

   
file-moi ton stylo, j'ai plus d'encre

sujet 4

  Rien ne bouge dans la rue désertée. Quartier abandonné d’une Treme malfamée, toutes les bâtisses encore debout ont été condamnées. Portes et fenêtres savamment camouflées derrière lattes de bois et autres matériaux visant à empêcher quiconque d’y pénétrer. Pour ceux qui savent, l’une d’entre elles reste pourtant ouverte. Asile de la débauche, maîtresse des expériences interdites, entre ses murs fatigués et fissurés, la Prohibition n’a pas sa place. Elle se heurte contre la porte toujours condamnée mais les habitués savent comment s’y faufiler. A l’image du couple qui prend possession de la chambre miteuse dans laquelle il vient d’entrer. Une fois la porte claquée, il n’y a plus d’échappatoire. Uniquement le gouffre dans le ventre et le calme plat dans la poitrine. La passion animale de l’un glisse sur le corps de l’autre. Hermétique, soumise à la volonté des mains qui s’emparent sans vergogne de sa silhouette, la rousse se fait docile. Il la pousse sur le lit, et s’empresse de venir l’écraser de tout son poids. La douceur n’existe pas dans les gestes de son partenaire. Elle n’est pour lui qu’une possession. Un objet dont il pourra disposer à sa guise pendant l’heure qui suit. Après tout, il paie pour profiter de ces charmes singuliers, pourquoi se gêner ? C’est le propre des hommes qui sollicitent ses services. De se croire en droit de trainer son corps plus bas que terre sous prétexte qu’il est à vendre. Parce qu’un être qui a décidé de ne plus s’appartenir, n’a plus le moindre orgueil. Et pas de limites non plus.

« - Putain, tu m’rends dingue ce soir. » L’aveu lâché dans un râle. Avant que les lèvres grossières ne viennent s’écraser contre leurs jumelles écarlates, le propriétaire fourrant sa langue dans la bouche de sa chose sans ménagement. Regan suffoque. Crève d’envie de quitter cette enveloppe misérable, le temps que le rustre apaise ses pitoyables pulsions. Ils sont tous pareils, des animaux dépourvus de sens commun. Comme si se montrer violent était un gage de plaisir plus intense. Les femmes que Regan côtoie sont différentes. Pour la plupart. Les mains baladeuses glissent sur les vêtements. Ecartent les cuisses sans la moindre douceur et s’empressent d’ouvrir les boutons du jean. Pour mieux se glisser sous le tissu et s’agripper à ce qu’il cache. L’homme grogne, une nouvelle fois puis revient malmener la bouche de sa partenaire. « - Tu devrais te décider à t’occuper de ça. J’connais un toubib qui ferait des miracles. » La découverte supposée gênante ne semble pas le déranger outre mesure. Il n’en devient que plus impatient. Le souffle haché et le corps tremblant d’un désir accru, puant la frustration. Sans s’annoncer, le poids mort pesant contre lui se défait. L’homme se redresse et avec une hâte qui lui donne la nausée, s’empresse de déboutonner sa chemise. « - Déshabille-toi. J’te paie pas pour reluquer tes fringues. » L’ordre claque d’une voix enraillée par la convoitise. Avec une lenteur toute calculée, suintant d’une sensualité à la limite de l’indécence et qui fait tressaillir le type, Regan se redresse. Coule avec langueur son corps svelte contre celui de son client. La bouche effleure la ligne mal-rasée de la mâchoire, volète jusqu’à l’oreille. Tandis qu’il glisse dans la ceinture du mufle, un petit emballage carré.

« - Respecte les règles si tu veux jouer. » Il le susurre tout en laissant ses dents mordre la chair. L’autre grogne une nouvelle fois, frissonne tout en hochant la tête avec dépit et râle dans sa barbe. En dernière provocation, Regan effleure du bout des doigts la grosseur à l’entrejambe de l’autre, lentement. Plongeant son regard d’émeraude dans les pupilles brumeuses. Il laisse ses lèvres caresser celles de son client, et avant qu’il n’ait le temps de s’en emparer une nouvelle fois, la rousse se retire. En silence, elle quitte la pièce pour se faufiler dans celle adjacente. Une salle de bain sale, défoncée dont seul un robinet fonctionne encore. C’est toujours le même rituel. L’instant de flottement et de solitude avant la déchéance. Celui qui lui permet de fermer son cœur et d’apposer une chape de plomb sur ses émotions. L’instant salvateur pour s’enliser dans l’insensibilité. La boite de cachets bleus que l’on dépose sur le lavabo avant de se résigner à en prendre un, afin d’offrir à son corps mort l’illusion de l’excitation. Et l’alliance que l’on retire avec toutes les précautions du monde. Regan la pose doucement sur l’étagère au-dessus du lavabo et laisse son regard s’accrocher à celui de son reflet. Sous la lumière vacillante du néon, son visage est impassible, mais le léger pli aux coins de ses lèvres témoigne des tourments qui le rongent. Mécaniquement, il entreprend de défaire les boutons de son chemisier. Des bruits de pas dans le couloir arrêtent le geste. Et le fracas d’une porte que l’on ouvre à la volée le fait sursauter. Dans la pièce d’à côté, des éclats de voix. Des ordres que l’on hurle et la voix de son client qui se perd dans des balbutiements pitoyables. L’arrivée de la milice fait s’éveiller la maison. Les occupants des chambres voisines eux-aussi sortis de leur plaisirs interdits.

L’amertume lui broie le cœur. C’est la promesse d’une belle somme d’argent qui s’envole. Prostitution, homosexualité, libertinage, travestissement… Cette seule liste lui laisse entrevoir ce qu’il va lui arriver s’il se fait prendre. Un jugement factice avec une seule sentence à la clé. La mort dans l’arène, devant les yeux brillants d’une foule d’animaux avides de sang. Abrutis par la promesse d’une justice qui n’est rien de plus qu’un meurtre déguisé derrière un mot dont le sens a été grossièrement dénaturé. Un frisson d’horreur dégringole le long de son dos. Mourir aussi stupidement. Sous le joug de la traîtrise, comme la première fois. L’insurgé ne peut s’y résoudre. Les voix continuent de faire trembler les murs, lui offrent l’occasion de quitter la pièce dans le plus grand silence. Alors qu’il s’apprête à descendre les marches fatiguées et effleurer la liberté, Regan se fige. Le geste est automatique. Le pouce qui vient caresser l’annulaire, comme il a si souvent l’habitude de le faire. Pour ne se heurter qu’à de la chair. Mortifié, il réalise que dans sa fuite, il en a oublié son alliance. De la glace recouvre sa peau, fige son cœur. Il se retourne et contemple le couloir vide, compte le nombre de pas qu’il lui faudra pour revenir se faufiler dans la salle de bain. Et le danger qu’il encourt à rebrousser chemin. Toute sa vie emprisonnée dans un simple anneau d’or. Ses plus belles années. Son âme liée à celle de Rose. L’époux déchu ne peut se résoudre à abandonner ce pilier de sa misérable existence. Alors, dans une profonde inspiration, Regan fait demi-tour et revient sur ses pas, avec la discrétion d’une ombre. Il ne fera rien pour son client. Dès l’instant où il a quitté la salle de bain, l’homme n’était plus rien à ses yeux.


   
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C'est le plus meilleur beau, avec des membres tout choupinous tout plein    
↳ et le règlement, tu l'as lu?

Nah suis une rebelle, je fais le codage mais je lis pas  
↳ un dernier mot?

     
   


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Dernière édition par Regan Faulkner le Dim 13 Mar - 21:32, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: les anarchitectures (Regan)   Dim 13 Mar - 15:40

Re-bienvenue chez toi choupinette
Bon alors déjà, MON DIEU tu veux ma mort avec ce gif beaucoup trop canon là Non mais Eddie est juste graou, j'en peux déjà plus Pis que dire de ces quelques infos (non suffisantes à mon goût qu'on se le dise, où est la suite ? ) qui donnent envie d'en savoir pluuus Vu ce que j'en ai lu, nous faudra un lien avec Eliassou Trop trop hâte de voir tout ce que tu nous concoctes avec ce petit chou en tout cas tu vas encore nous pondre une merveille Bon courage pour la rédaction, j'espère que tu vas t'éclater avec le petit Reganouuuu

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MessageSujet: Re: les anarchitectures (Regan)   Dim 13 Mar - 16:07

Ce super méga trop bon choix d'avatar

J'adore le nom et évidement ce début de fiche

Bienvenue une nouvelle fois dans ta maison, celle que tu décores si bien pour nos yeux émerveillés

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MessageSujet: Re: les anarchitectures (Regan)   Dim 13 Mar - 16:21

Re-bienvenuuuuuuuue !

Je t'ai déjà dit que Redmayne était un super choix et qu'un gouvernement roux est en préparation *sort*

Sinon en dehors du pré-lien avec Aslinn, j'ai déjà des idées pour un lien avec Alistair

Hâte de connaître l'histoire de Regan même si on a déjà un petit aperçu de ce bout de chou brisouillé
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MessageSujet: Re: les anarchitectures (Regan)   Dim 13 Mar - 16:35

Zrounet (euway j'en ai trouvé un autre ), c'est pas ma faute, je suis mourue aussi en tombant dessus Mohh pis merki tout plein, suis contente que le début plaise déjà Sûr qu'il nous faut un lien avec Elias, je voulais venir polluer ta boite mp, mais j'ai préféré attendre d'avoir bien tout posé, le tourisme ça craint Mais obligay, je viendrais te harceler pour un lien

Mooh Winou, mercii tout plein  

Han Ali, merki Les roux au pouvoir azy, faut qu'on organise tout ça   Des idées de liens, hann je suis curieuse maintenant, c'est pas gentil *sbaff*

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MessageSujet: Re: les anarchitectures (Regan)   Dim 13 Mar - 17:01

Je suis morte devant tant de perfection, adieu Vazy t'en as pas marre de me faire tomber amoureuse de tous tes personnages Tu sais déjà ce que je pense de ce magnifique petiot mais je pourrais écrire des tartines de compliments sur ta fiche tellement jolem à la folie J'aime toutes tes idées, elles sont originales et promettent d'être passionnantes à suivre en rp Calychou va me manquer mais Gégé me console largement J'espère que tu vas bien t'amuser avec, j'en doute pas en vrai ya pas le choix avec une merveille pareille
Brefouille re-bienvenuuuuuue chez toi ma saleté Je te pardonne de ne pas avoir tout mis dans ta fiche parce que j'ai tout lu en exclu mais t'as pas intérêt à virer des trucs hein Je surveille Vite vite le test
Eddie est beaucoup trop canon Je suis tombée en pâmoison devant tous tes gifs et avatars Depuis le temps que tu baves sur les cheveux roux, il était temps de jouer un spécimen qui en a hein
Le titre, la playlist et la citation sont superbement bien choisis aussi

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MessageSujet: Re: les anarchitectures (Regan)   Dim 13 Mar - 17:08

Ok alors déjà, j'ai vu le titre j'ai fait "ouh là là, j'vais kiffer". J'ai lu, c'est pas que j'ai non seulement kiffé, c'est que c'est d'une beautétitude sans nom Y'a trop de génie par ici

Re-bienvenue dans ta maison Bon, j'vais pas être originale en comparaison, mais comme mes VDD, ce nouveau choix d'avatar va faire des ravages je le sens J'suis restée bloquée sur le gif, il est magique Eddie Redmayne 

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MessageSujet: Re: les anarchitectures (Regan)   Dim 13 Mar - 17:11

Azy Rhysouille tu viens de m'achever avec ton kit qui tue Ca fait trooop plaisir de lire tout ça ma vilaine, t'es trop adorableeeeuh Tu as osé le "Gégé"... Je sais pas si je dois être gentille ou pas là pour le coup Il va me manquer mon pitit Caly, mais je suis sûre que ce nouveau petiot va bien m'occuper
Je promet rien L'énormité du pavé me fait quand même bien hésiter à le laisser tel quel  Mais tellement, le roux c'est la vie Niah tonem tout plein

Vaasounet, keument c'est trop adorable  Faut dire, Saez il dépote sec quoi Merki tout pleiiin

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MessageSujet: Re: les anarchitectures (Regan)   Dim 13 Mar - 17:22

Haan je m'attendais pas à te voir débarquer si vite avec cette nouvelle tête :dramaquee: Mais la surprise vaut le coup franchement Alors Eddie déjà Et puis tes gifs, tes vavas, trop de perfection quoi
Et puis ton début de fiche m'a achevée, c'est officiel je suis méga fan de ta plume, ça se lit tout seul et puis t'arrive toujours à nous pondre des chefs d'oeuvre de personnage, je suis jalouuuuse Laisse du talent aux autres
Bref, amuse toi bien avec cette nouvelle bouille Re-Bienvenue chez toi
Euway pis ta playlist et ta citation aussi

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MessageSujet: Re: les anarchitectures (Regan)   Dim 13 Mar - 18:00

Mooh Kenzounette, t'es trop choupie Han mais faut pas, y a que des talents sur ce fow en plus Niah voui, voui, je vais tout faire pour Merci tout plein choupinette, ça me fait super plaisir tous ces compliments franchement Suis contente de voir que le petiot plait

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MessageSujet: Re: les anarchitectures (Regan)   Dim 13 Mar - 19:09

salut poto

comment tu fais pour faire toujours des persos aussi asdfghjklm hein ? Regan poutre du poney en conserve srsly
hâte de lire la suite et surtout hâte de te croiser en rp

bon et puis évidemment re-bienvenue mais bon c'est chez toi ici
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MessageSujet: Re: les anarchitectures (Regan)   Dim 13 Mar - 20:04

OH. MY. GOD.
Voilà, c'est tout ce que j'ai à dire, au revoir

Non sérieusement, je suis super heureuse de voir ce nouveau petiot, j'ai hâte de voir les merveilles que tu vas nous faire avec. Je vais pas faire un truc très original parce que tout le monde le dit, mais tout est merveilleux, parfait, et donne les yeux tout pétillants.
Mais sérieux ton titre... You know I love you, right ?
Bref ! J'ai trop hâte d'exploiter tes merveilles d'idées en RP. Trop hâte de voir tout ce que tu vas faire de lui et tout

Encore une fois, bienvenue avec ce beau gosse (Je devrais pas dire ça sous Liaaam ) éclate-toi bien

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MessageSujet: Re: les anarchitectures (Regan)   Dim 13 Mar - 20:32

(Re)bienvenue sur le forum Comme mes camarades, je suis sous le charme de ce nouveau personnage Il semble vraiment prometteur et j'espère qu'il t'apportera beaucoup d'inspiration Courage pour finir la rédaction de ta fiche

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MessageSujet: Re: les anarchitectures (Regan)   Dim 13 Mar - 20:37

Melvynou Copinouuu Merki tout plein J'ai trop hâte aussi, ça va dépoter notre petite affaire je sens

Han azy Liam, t'es trop choupi J'avoue vaudrait mieux éviter de dire ce genre de chose avec cette bouille là Ca se retient facilement en plus Arrow Ca va être bien kiffant de se croiser en rp

Meurchi tout plein Ellinette Je suis sûre que voui, c'est un bon booster d'inspi de repartir sur des bases neuves

Sinon, je m'excuse d'avance pour la longueur effrayante de ma fiche J'ai essayé de limiter le massacre, mais j'ai l'esprit de système d'une huitre desséchée au soleil En espérant que ça ira

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MessageSujet: Re: les anarchitectures (Regan)   Dim 13 Mar - 20:51

Pardon pour Gégé, tu me puniras en rp, j'accepte la sentence *sbaff* Sinoooon je sais même pas pourquoi tu t'excuse (Je te sors Robert qui fait peur pour la peine, je suis vile je sais ) J'ai dévoré ça comme un roman épistolaire toute la semaine et je suis presque déçue que tu n'aies pas rajouté une petite anecdote surprise dans le lot Mais t'as pas fait de coupe sombre alors ça va, ça passe pour cette fois Je suis ultra-fan de ce petiot, il dépote tout, c'est un vrai bijou sérieux J'attends depuis trois jours la suite et je ne tiens plus, alors rajoute moi ce test épique de souite

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les anarchitectures (Regan)

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