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 Anyone who believes what a cat tells him deserves all he gets | ft. Liam P. Wiggins

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MessageSujet: Anyone who believes what a cat tells him deserves all he gets | ft. Liam P. Wiggins   Dim 13 Mar - 21:46


« J’ai beaucoup étudié les philosophes et les chats. La sagesse des chats est infiniment supérieure. »



Liam P. Wiggins & Alistair J. Jenkins
featuring

Pour une fois, la journée ne s’était pas trop mal passée pour le blondinet. Tout s’était déroulé avec beaucoup de fluidité, que ce soit l’intervention du matin ou la paperasse de l’après-midi. Il n’y avait pas eu d’urgence. C’était rare. Alors il savourait cette fin de journée comme quelque chose qui n’arrivait pas souvent. Aucune affreuse pensée n’avait imprimé sa rétine des heures durant et il espérait dormir comme un bébé cette nuit-là. Encore une chose bien rare. Alistair était donc de plutôt bonne humeur en rentrant chez lui et en déposant sa veste sur le canapé. Il alluma la radio, histoire d’avoir une présence dans l’appartement vide et sombre. Une heure de musique et c’est la voix de Freddie Mercury qui résonna dans les enceintes d’assez bonne qualité qu’Alistair avait réussi à se dégoter par l’entremise d’un contact au marché noir. I’ve got to break free. I’ve got. To. Break. Free. Le blond fit mine de passer l’aspirateur en se dirigeant vers la cuisine pour se faire chauffer une boîte de haricots verts et des poissons panés pour le repas.

Un coup d’œil à la gamelle de Brush entama son enthousiasme de la soirée. Elle était pleine. Le félin ne l’avait pas approché depuis quelques jours et cela inquiétait le gardien de la paix. Etait-il arrivé quelque chose au chat ? S’était-il fait tué ? Etait-il blessé, incapable de revenir dans le foyer qu’il avait lui-même adopté ? Aucun moyen de le savoir. Et si le blond n’avait jamais eu de compagnie animale jusqu’alors, il ne pouvait s’empêcher d’éprouver un manque. Avec un soupir, il se força à dresser son assiette de façon à la rendre visuellement attractive (ça changeait de d’habitude où il jetait sa purée dans un bol avec un steak haché en morceau). Même si ça ne cassait pas trois pattes à un canard, il était plutôt satisfait du résultat. Il avait découpé une tranche de citron avec beaucoup de finesse qu’il avait déposé sur les bâtonnets de poisson. Summum de l’élégance culinaire.

Après s’être préparé un thé, il s’installa pour manger sous la voix de David Bowie. Il avait toujours bien aimé cet artiste dont les chansons faisaient vibrer de petites cordes sensibles en lui. Il chantonna quelques fois avant d’être coupé par le miaulement plus qu’audible et aigüe d’un chat….-ton. Alistair avait tourné la tête, espérant trouver Brush, mais quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il aperçut Brush ET un chaton d’à peine quelques jours. Brush semblait lui faire visiter la maison… Intrigué, Alistair s’empressa de suivre les deux félins. Depuis la cuisine où ils s’arrêtèrent pour laper quelques gouttes de lait dans la coupelle, jusqu’aux chambres avant de revenir sur le palier pour sortir par la porte entrouverte.

Dans la rue, les chats contournèrent le bâtiment pour parvenir à la cave où ils grimpèrent sur des caisses pour arriver à une lucarne cassée. Alistair dû enlever la totalité de la vitre pour pouvoir les suivre, heureusement qu’il n’était pas gros et continuait ses entraînements de boxe. Glissant dans un jardin, il réussit à rattraper les chats, à moins que Brush ne l’ait attendu exprès. Dépêche-toi vieille branche, semblait-il lui intimer. Et le blond pressa le pas. Dû passer entre les planches d’une barrière en bois avant de parvenir sur le perron d’une maison qu’il ne connaissait pas. Le t-shirt sale. Evidemment. Il détestait ça, avoir l’air négligé. Mais il n’eut pas vraiment le choix alors qu’il appelait Brush, ce dernier l’ignora et s’engouffra par la porte entrouverte, elle-aussi. Et merde.

Bien embêté tout de même que le chat rentre chez un inconnu, Alistair sonna à la porte. Il profita des quelques secondes de battement pour plaquer ses cheveux bouclés en arrière et il tenta au mieux d’épousseter son t-shirt. Heureusement, il l’avait choisi bleu nuit ce matin-là, de sorte que cela pouvait encore passer. Satané Brush. Qu’avait-il pu faire comme bêtise encore ?



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↳ Opinion Politique : Quand on a le pouvoir, l'argent, et les passe-droits, on ne peut pas vraiment reprocher quoique ce soit au gouvernement en place.
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↳ Playlist : WOODKID - Iron ◐ METALLICA - One ◐ JOE HISAISHI - Princess Mononoke ◐ COLDPLAY - Fix you ◐ DAFT PUNK - Harder, Better, Faster, Stronger ◐ PINK FLOYD - Wish you were here ◐ BRITNEY SPEARS - Toxic
↳ Citation : "When life gives you lemons, don't make lemonade - make life take the lemons back! Get mad! I don't want your damn lemons, what am I supposed to do with these? Demand to see life's manager. [..]" C. J
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MessageSujet: Re: Anyone who believes what a cat tells him deserves all he gets | ft. Liam P. Wiggins   Mar 22 Mar - 4:57



Anyone who believes what a cat tells him deserves all he gets

 
Everybody wants to be a Cat...


C'est la panique la plus totale. Je cours partout, je hurle et cherche des explications là où il n'y en a pas. Alors que Diablo semblait avoir pris du poids, faut dire qu'il bouffait pour quatre ces temps-ci, ce qui se passait sous mes yeux en cet instant relevait du plus étonnant des sortilèges. Mon chat, miaulant, fatigué, couché et en train... d'accoucher. La panique était la première chose qui avait pris place dans mon esprit, suivie de près, très près, par l'envie d'aider ce... cette pauvre Diablesse à l'agonie.
Réfléchissant un instant, prenant mon courage à deux mains, j'accompagne fièrement mon chat dans cette épreuve et me retrouve avec quatre mini boules de poils entre les doigts. Caressant la mère, la félicitant et lui offrant le repos et le confort dont elle avait besoin, je passais la nuit près d'eux, à veiller au grain.

Il n'y avait rien de plus étonnant dans cette vie que cet événement. Alors qu'aujourd'hui on se battait pour notre survie en tant qu'êtres humains, mon chat, lui, batifolait comme si de rien n'était et se voyait devenir parent, comme si tout était normal. La pensée m'arracha un rire alors que mes journées suivantes se résumaient à m'occuper de la nouvelle petite famille, un peu débordé par la situation. Les temps de crise dans la vie personnelle, n'avaient jamais été mon fort. Et si j'étais très bon pour sauver les apparences en présence du premier clampin venu, je n'allais pas mentir à mon chat. Tout de même, j'étais un homme avec encore quelques principes.

Et si les chatons avaient quelque chose en commun avec ma propre famille, c'est qu'ils me demandaient, ainsi qu'à leur mère, beaucoup trop d'énergie. Alors, au bout d'à peine une semaine, cette dernière prenait le dessus, et je m'effondrais sur le canapé, des chatons tout autour de moi. J'aurais aimé dire que ma sieste n'avait été que de courte durée, cependant, c'était bien loin d'être la vérité. Pendant quasiment une journée entière, j'avais dormi, la porte-fenêtre entre ouverte sur le jardin, rêvassant de choses et d'autres, et pour une fois, ne faisant aucun rêve prémonitoire, sans doute trop épuisé dans n'importe quel monde. Mais je n'allais pas m'en plaindre, loin de là.

Lorsque le bruit de la porte retentit, je me réveillai en sursaut. Comment était-ce possible ? Le portier, depuis l'arrivée impromptue de ma nouvelle tribu avait comme directive de ne laisser passer personne. À moins qu'il se soit lui aussi endormi. Me relevant calmement, réfléchissant à qui pouvait bien venir, et arriver jusqu'à ma porte alors que depuis les aventures de mon frère, les ordres étaient plus stricts, une seule chose me vint en tête, ça ne pouvait être quelqu'un travaillant pour le gouvernement. Un soupir entre mes dents et je me recoiffe alors que j'enfile la première veste décente qui me passe sous la main. « J'arrive, une seconde. »

Mon appartement est clairement un champs de mine. Il y a eu une invasion de félins et il n'y a pas résisté, vraiment pas. N'ayant pas le temps de ranger plus que ça, je suis bien décidé à garder mon invité sur le pas de la porte, m'évitant une gêne certaine. Tout mon petit monde s'agitant à mes pieds, je ne remarquais pas l'intrus dans la bergerie. Me dirigeant lentement vers la porte, je l'entre-ouvre simplement, jetant un coup d’œil aux félins, pour ne pas qu'ils s'échappent. Relevant mon regard vers un homme blond, complètement inconnu au bataillon je hausse un sourcil d'étonnement.

Referme la porte abruti, vu ta position, c'est pas le moment de faire confiance à un inconnu. C'était sans doute la réaction la plus logique à avoir, pourtant, sans vraiment y réfléchir, sans doute à cause de la fatigue et du réveil brusque, j'étais très curieux de savoir comment ce jeune homme avait atterri ici. Alors je reste contre la porte tout en ouvrant la discussion d'un ton ferme, mais pas froid pour autant.

« Excusez-moi, je peux vous aider ? » Je le dévisage un peu avant de le regarder de haut en bas. Il a visiblement la forme, même si, aujourd'hui ce n'est plus signe de grand chose, quiconque tient un minimum à sa vie, doit être capable de se défendre un tant soit peu. Aussi, je me sors de mes pensées pour continuer avant qu'il ne réponde. « Écoutez, je suis désolé et je ne veux pas paraître impoli mais je ne peux pas vraiment recevoir de visiteur maintenant, je suis d'ailleurs étonné que vous soyez arrivé sur le pas de ma porte. Mais peu imp.. » ma phrase s'achève sur un vent frais entre mes chevilles. Prêt à réagir et demander à l'homme d'attraper le chat qui se faufile entre nous, je réalise alors que ce chat n'est pas du tout à moi. Mes sourcils se haussent alors que je regarde l'homme et le chat qui le connaît visiblement plutôt bien avant de détourner les yeux pour vois que Diablotine ? fait la belle autour de mes jambes, les yeux clairement rivés vers le matou inconnu.

La surprise ne se détachant pas réellement de mon regard, s'additionne désormais à un questionnement soudain. « C'est votre chat ? » et à une réalisation, certes hypothétique mais plutôt évidente, en observant la portée qui se la jouait diable de Tasmanie dans mon salon. « Ah... je comprends mieux. » mes mots s'adressent à la féline, avec un sourire alors qu'elle ronronne contre moi et mon regard se tourne encore une fois vers l'inconnu pour ajouter, finalement. « Mais comment êtes vous arrivé jusqu'ici ? » Que nos chats se connaissent, c'était une chose, qu'un homme adulte et plutôt propre sur lui ait suivi son chat pour le plaisir me semblait plutôt loufoque, même par les temps qui courent.

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MessageSujet: Re: Anyone who believes what a cat tells him deserves all he gets | ft. Liam P. Wiggins   Mar 12 Avr - 11:18

Si seulement on avait dit à Alistair deux jours plus tôt qu’il se retrouverait devant cette porte, devant cet homme, dans une telle situation, il aurait sans doute beaucoup rigolé et pas seulement parce-qu’elle était comique mais parce-qu’elle était surtout improbable.

Un homme d’allure assez baraquée aux cheveux noirs coiffés en bataille venait de lui ouvrir la porte et alors que le blond retournait dans sa tête une phrase qui lui paraissait particulièrement stupide ‘Mon chat est entré chez vous’, le propriétaire des lieux le devança et lui balança froidement à la tête une question de politesse pure qui signifiait clairement qu’il dérangeait et que le brun avait beaucoup mieux à faire que perdre son temps avec un inconnu. Alors qu’Alistair tente de lui répondre, l’autre homme le devance encore. Mais quelle impolitesse ! Il n’avait encore jamais vu ça ! La moindre des choses c’est d’attendre la réponse lorsque l’on pose une question, non ? Cela dit, il lui signifia clairement cette fois que le gardien de la paix était un gêneur. Charmante entrée en matière.

Mais Brush décide à ce moment-là de rejoindre son maître et il vient se traîner entre les pieds d’Alistair en ronronnant de manière à ce qu’on ne puis pas l’ignorer. Le blond regarde l’autre homme en silence pendant un moment avant de poser les yeux sur le chat qui se tient contre ses jambes à lui. Ah ben merde…. Merde. Merde. Pas possible. Se pouvait-il que Brush ait prit le temps de faire une portée à la chatte de ce mec ?

« Sérieusement….. vous avez des chatons c’est ça ? Brush…. T’aurais pu te retenir ! » Et Alistair partit d’un grand éclat de rire devant le comique de situation. Quand il put enfin reprendre son calme, il se pencha pour attraper Brush dans ses bras. « Je vous présente Brush, le… papa de vos chatons apparemment. » Il lui sourit avant de reposer le chat qui commence déjà à se débattre. Faut pas déconner, on le câline pas devant sa nana et ses enfants. Ça va pas Al ?!

« Comment je suis arrivé là ? Et bien tout simplement en suivant Brush et son compagnon…. Qui s’avère être probablement un des chatons. Et suivre un chat, ce n’est pas de tout repos. Vous n’auriez pas un verre d’eau d’ailleurs ? Il m’a fait escalader des murs et ramper dans des caves. »

Après avoir parlé, Alistair leva les yeux au ciel réfléchissant à ce qu’il venait de dire. S’il avait voulu passer volontairement pour un idiot, il n’aurait sans doute pas pu faire mieux. De un, quel uluberlu était capable de suivre son chat sous prétexte qu’il y avait un autre chat inconnu avec lui ? un idiot. De deux, croyait-il vraiment que le brun allait laisser entrer un inconnu chez lui alors qu’il ne s’était même pas présenter ? un idiot le croirait. Ok. Stop. Rewind. Retour à la case départ. Sans erreur cette fois. Au moins sans paraître pour un échapper de l’asile du coin.

« Oh je m’excuse sincèrement, j’ai complètement oublié de me présenter avec tout ça. Je suis Alistair Jenkins, je travaille comme Peacekeeper au gouvernement. Je sais que j’ai l’air un peu dingue comme ça mais je ne suis pas fou. Je sors juste du boulot et mon chat était là après des jours d’absences, la curiosité m’a emporté. »

Oui, cette fois, il avait l’air un peu plus sain d’esprit.
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MessageSujet: Re: Anyone who believes what a cat tells him deserves all he gets | ft. Liam P. Wiggins   Mar 12 Avr - 23:44

Je dévisage l'homme face à moi et jure dans ma tête. Déjà que c'était bien le bordel d'avoir des chatons, si en plus le père n'est pas un chat des rues et que je dois me taper un papy chaton ça va être vraiment, vraiment compliqué. Je regarde l'homme dans les yeux qui semble tout aussi étonné que moi et entends finalement le son de sa voix. J'allais répondre par l'affirmative à sa question alors qu'il s'adresse à son chat, je me retiens finalement. Un sourire sur mon visage et mes prunelles sur le chat en question. L'air inquisiteur du parent fâché, enfin, du beau père pour le coup. Oui, Brush, tu aurais pu te retenir. Je laisse le maître partager cet instant avec son animal avant qu'il me le présente le tenant dans ses bras.

Je lui offre un sourire en retour et regarde le chat qui est beau. Diablo a bon goûts. Ma propre remarque se retient dans un rire étouffé alors qu'il repose le chat qui, digne de sa race, vit sa vie et fait le mal fier face à sa petite famille. Je me concentre à nouveau sur le maître qui ouvre la bouche et le regarde droit dans les yeux alors qu'il répond à ma question que j'avais moi-même oubliée. Un haussement de sourcils et ma nouvelle famille s'agrandit avec cette fois-ci quelqu'un d'une taille bien plus grande que ce qui peut rentrer dans ma main.

Et même si, rien n'indique que je devrais laisser rentrer un inconnu dans ma maison, encore moins dans les temps actuels, les chats qui se lovent l'un contre l'autre ne mettent pas longtemps à me convaincre pour me voir m'éloigner de la porte, mais l'homme ne voit même pas ma réaction et se rattrape d'une certaine façon.
Faut avouer que son discours aurait pu le faire passer pour fou, mais lorsqu'on a grandi avec mon frère, suivre des animaux à travers des ruisseaux, des tunnels, des caves et autres, n'a rien d'étonnant, alors je n'avais pas réfléchis plus loin, et encore moins pris l'homme pour un fou, parce que mon frère ne l'était pas. Il était juste effroyablement curieux et je le suivais par peur qu'il lui arrive quelque chose. Bon, ce mec là, j'en avais pas grand chose à foutre qu'il lui arrive quelque chose puisque je ne le connaissais pas, mais son air fatigué d'avoir poursuivi un chat m'avait laissé lui ouvrir. Peut-être la fatigue, peut-être le souvenir. Ça importait peu, puisque comme je le disais, il n'avait absolument pas remarqué.

Son rattrapage m'arrache un rire léger alors que je lui tends la main vers l'appartement tout en écoutant ses propos. Je m'excuse rapidement pour le bazar de mon appartement. « Je n'avais pas réellement prévu l'arrivée de chatons, et je ne suis pas encore tout à fait au point dans mon organisation. » Je me dirige vers la cuisine, mes pas font craquer le parquet alors que les quatre chatons vivent leur vie avec leur deux parents. Et finalement, le discours de l'homme me revient en tête. Peacekeeper ? Étonnant qu'il n'ait pas plus réagit que ça en me voyant, je ne dois pas vraiment ressembler à grand chose. Je souris à ma propre remarque avant d'ouvrir le placard.

Je sors deux verres et attrape de l'eau fraîche dans le frigo, tout en nous servant l'un et l'autre je le regarde à mon tour. « Votre visage m'était familier, on a déjà du se croiser. Liam, pour ma part. » Je marque une pause le temps de lui apporter l'eau et lui proposer un fauteuil sur lequel s'asseoir non loin de notre petite famille. « Ministre. » Le mot passe l'air de rien tandis que je regarde l'état de ses vêtements avec un sourire amusé. Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour ces petites bêtes ? Je bois une gorgée d'eau fraîche avant de continuer la conversation. « Et du coup je vous présente Diablo... qui n'était pas réellement sensée pouvoir avoir des chatons. Mais bon, la vie est pleine de surprise. Et voici donc les petits monstres, ils sont au nombre de quatre. »

La conversation a l'air de rien, parce que je suis bien trop crevé pour faire des fioritures et autres alors je bois une nouvelle gorgée, à la limite du soulagement. Dans l'optique que l'homme veuille garder les chatons en vie et bien s'en occuper un peu avec moi. « Je ne vais pas vous mentir, c'est crevant, sans doute autant que votre escapade pour venir jusqu'ici. » Je marque une pause, pose le verre sur la table et le regarde d'un peu plus près, toujours étonné qu'il ait passé la sécurité du bâtiment. Ma remarque est douce, n'a rien du attaque. « En tous cas, vous êtes sacrément bien entraîné pour être parvenu jusqu'à ma porte sans y être invité, ça mérite limite une médaille. » Je souris nonchalamment et attrape un des chatons qui tente désespéramment de grimper sur l'accoudoir du fauteuil sur lequel je suis, face à l'homme avant d'ajouter. « … ou une douche, je présume que vous avez plus envie d'une douche que d'une médaille. »

Je souris en jouant avec la bestiole et m'attarde finalement sur Alistair pour lui dire, fatigué mais calme. « Alistair, je comprends que vous ayez suivi... Brush, pour savoir ce qu'il faisait avec cette boule de poil dans la bouche, mais vous n'êtes évidemment pas obligé de prendre une quelconque responsabilité dans tout ça. »

On dirait un discours de parents qui ont des ados qui ont fait une connerie et qui tente de trouver un accord. C'est absolument absurde. Mais peut-être que c'est la fatigue, ou alors ces quelques jours avec les chatons qui me rendent niais mais ça ne me semble pas si stupide au final comme conversation. Alors je baisse les yeux, les doigts sur les poils encore si fins du chaton et attrape un peu d'eau de mon propre verre du bout du doigt et lui pose devant le nez. Il renifle lentement puis sort sa petite langue rappeuse avant d'éternuer, me laissant échapper un rire.

J'en oublierai presque Alistair, je suis vraiment fatigué. Mais je me force à garder contenance et me retourne vers lui avec un sourire pour l'écouter, buvant doucement l'eau fraîche qui me maintient éveillé en cet instant. Ma sauveuse sans laquelle je m'écroulerai probablement une fois de plus.

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MessageSujet: Re: Anyone who believes what a cat tells him deserves all he gets | ft. Liam P. Wiggins   Dim 17 Avr - 11:41


Finalement, Alistair souffle un peu, l’homme ne semble pas l’avoir pris pour un fou et même, il lui propose de rentrer pour le fameux verre d’eau. Brush paraît avoir choisi une compagne dont le maître est sociable avec un certain savoir-vivre. Ce qui s’est grandement perdu dans ce monde malheureux. Alors que le blond passe le pas de la porte, il se rend compte que les traits du visage de cet homme ne lui sont pas inconnus. Pourtant, impossible de remettre un nom ou une rencontre précédente sur celui-ci. Etrange, Alistair n’a pas la mémoire aussi courte d’habitude. A moins que cela ne remonte à un jour où il avait un peu trop bu et qu’il ne s’en souvient plus pour cette même raison. Mais aujourd’hui, il est bel et bien sobre et ce depuis 55 jours. Il est fier de lui.

Et c’est là qu’Alistair tilte enfin. Lorsque l’homme lui explique que son visage lui dit aussi quelque chose. Qu’il s’appelle Liam. Et qu’il est ministre. Merde. Le Ministre Wiggins ! Alistair regarde le verre d’eau devant lui avant de lever les yeux vers le ministre. S’il avait su… Avec un peu de chance, il ne se ferait pas virer… Espérons-le. « Ministre Wiggins ! » souffle-t-il. « Incroyable ! » il sourit avant de boire une gorgée d’eau, assoiffée qu’il est. « Je ne vous avais pas reconnu, excusez-moi. Je ne m’attendais vraiment pas à ce que Brush se retrouve avec votre chat…. Vraiment pas… » Mais Wiggins est déjà passé à autre chose et ne semble pas accorder de l’importance à leurs statuts social respectif, seulement au fait qu’ils soient les maîtres de chats tout juste devenus parents. Il y a donc quatre chatons. Plus les parents, cela fait six chats au total et ce n’est clairement pas une mince affaire vu l’état du salon du ministre. Alistair le comprends tout à fait, et il compatit parce-que la situation aurait été encore pire dans son propre salon.

Wiggins a l’air épuisé. Est-ce à cause des chatons ? Sans doute. Ça ne doit pas être si usant la vie de ministre. Il le lui confirme quelques secondes plus tard et Alistair hoche la tête en signe de compréhension. Evidemment, il pourrait probablement aider le ministre à gérer les chats, en attendant leur sevrage et peut-être les donner à des amis ? Alistair ne savait pas quels projets le ministre avait pour ces chats mais ce qui était certain, c’était qu’il était hors de question de les tuer.

« Cela n’a rien d’exceptionnel. Avec mon travail, je dois garder la forme et je m’entraîne régulièrement. Boxe, course à pieds,…. Parcours du combattant comme aujourd’hui. » Il sourit un peu, oui, ç’avait été un vrai parcours du combattant. Et non, il ne cracherait certainement pas sur une douche. Mais il n’allait tout de même pas prendre sa douche chez un ministre. Les gars n’arrêteraient pas de le chambrer au QG, s’il venait à raconter ce petit incident. Il termina donc son verre avec beaucoup de flegme alors que Wiggins finissait par lui parler de responsabilité envers les chatons. Ses gênes de politique ressurgissaient et Alistair n’aimait pas vraiment ça. La langue de bois, ça n’avait jamais été son truc.

« Ecoutez… Wiggins… je peux vous appeler comme ça ? » demanda-t-il pas pure rhétorique avant de reprendre « Ecoutez, si vous voulez de l’aide pour vous occuper des chatons, il faut le demander clairement, pas sous-entendre que je dois prendre aussi mes responsabilités. Vous ne me connaissez même pas… alors que vous m’avez fait entrer chez vous… Vous êtes étrange Wiggins. Le fait est que j’ai bien l’intention de m’occuper des chatons. Si vous comptiez les tuer, remettez-les-moi. Sinon, je suis sûre que nous pourrons trouver une organisation qui nous permettra de nous en occuper jusqu’à leur sevrage sans trop nous fatiguer. Qu’en dites-vous ? Par exemple, je ne sais pas, une garde alternée ? »

Il reposa son verre vide sur la table alors qu’un des chatons avait grimpé sur les genoux de Wiggins. L’instinct du blond lui assurait que le ministre n’était pas du genre à tuer des chatons. Il en était certain à présent.
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MessageSujet: Re: Anyone who believes what a cat tells him deserves all he gets | ft. Liam P. Wiggins   Lun 18 Avr - 1:52

L'eau qui dégouline dans mon œsophage ne fait pas vraiment suffisamment effet. Le petit chat, numéro deux, qui joue avec mes doigts, lui me calme. Un peu trop. Le blabla d'Alistair me parvient lointainement dans la tête. Mais oui c'est normal d'être aussi entraîné vu son métier, d'en avoir cet usage par contre, j'en suis moins certain. Je ne réagis pas vraiment, quelques sourires par-ci par-là, et surtout, la concentration de ma force pour me maintenir éveillé.

Puis finalement, la mention de mon nom de famille me donne un regain d'énergie. C'est étrange, j'en ai l'habitude pourtant. « Monsieur Wiggins », « Ministre Wiggins », Mais Wiggins tout court, c'est tout un tas de souvenirs. C'est mon frère et moi qui nous faisons gronder pour une quelconque raison. J'aimerais lui dire que non, ça ne me va pas vraiment qu'il m'appelle de la sorte, parce que j'ai des images qui me reviennent trop violemment en tête de tout ce que j'ai perdu, mais je n'ai pas le temps de répondre alors qu'il continue de parler.

Je le laisse parler dans ce petit discours qui semble interminable, sans doute la fatigue encore, mais surtout parce qu'il raconte n'importe quoi. Je ne peux m'empêcher un rire étouffé ou deux et finalement, l'homme propose deux-trois trucs et finit par se taire. Le bruit de son verre sur la table me fait écarter les pupilles et pour me remettre d'aplomb je me redresse et me racle la gorge avant de finir par ouvrir la bouche.

« Alors plusieurs choses... tout d'abord, pardonnez-moi de mon temps de réaction ou autre, si mon discours ne semble pas aussi parfait qu'il devrait l'être mais je suis vraiment fatigué. » Je marque une pause, attrape numéro deux et le pose sur mes genoux alors qu'il continue à mordiller le galon de mon sweat-shirt, et continue finalement de ma voix un peu enraillée. « Alors commençons par le début - je crois, je vous prierai de ne pas m'appeler Wiggins non. Premièrement parce que vous m'avez donné votre prénom et moi, le mien. Alors vu que nous ne sommes certainement pas dans une figure de travail quelconque je vous prierai de bien vouloir m'appeler Liam, puisque je me suis présenté ainsi. »

Je marque une nouvelle pause, tente tant bien que mal de me souvenir de tout ce que l'autre a dit et reprend finalement avec une nouvelle gorgée d'eau fraîche dans la gorge. « Ensuite, je ne fonctionne pas par sous-entendus. Je ne vous ai pas dit ça pour obtenir une quelconque pitié ou culpabilité ou... je ne sais pas. Mais simplement parce que je le pensais. Enfin bref, peu importe, vous semblez vouloir vous impliquer, ce qui règle la question. »

J'attrape numéro trois qui se trouve à mes pieds et le tends à Alistair avant de continuer. « Alors puisque vous avez l'intention de vous en occuper, la garde partagée me semble une option particulièrement alléchante. Voyez-vous, je n'ai pas beaucoup dormi ces derniers jours. Et autant je suis incapable de tuer les chatons, j'espère que vous m'avez sorti ça juste par principe, autant je pense que si je ne récupère pas un peu de sommeil, je risque de n'avoir plus rien d'un gardien efficace pour ces derniers. »

Je souris niaisement aux chatons et parents qui se baladent ci et là, et numéro deux et trois dans les bras d'Alistair et les miens. Mes yeux bruns cernés se recentrent sur le blond et dans un sourire doux je continue. « Sérieusement, Alistair, sans vouloir vous vexer, vous avez vraiment besoin d'une douche. Et puisque notre conversation risque de prendre un petit moment afin de s'organiser et j'imagine de se connaître un peu, je ne vais pas vous laisser le choix et vous mener jusqu'à la salle de bain, pour mon propre bien être. La fatigue est une chose, votre odeur en est une autre. »

Je pouffe de rire sans me retenir, la fatigue a vraiment raison de moi en cet instant. Je m'excuse d'un revers de la main et me lève afin de fermer la porte-fenêtre qui mène sur l'extérieur. D'un coup d’œil, je vérifie que les gamelles d'eau sont pleines et observe Brush et Diablo ensemble avec leur progéniture. Je m'étire un instant avant de me diriger vers ma chambre et attraper un t-shirt et un pantalon à Alistair qui ne semble pas faire une taille si différente de la mienne. Ma voix s'élève pour qu'il m'entende. « Je vous sors de quoi vous rhabiller, une serviette et on va dire que ça ira ? »

Je me dirige à nouveau vers le salon, m'arrêtant dans le couloir, là où l'homme peut me voir et d'une main que je dirige sur ma gauche je montre la salle de bain, les affaires dans les mains.

« S'il vous plaît, Alistair, ne faisons pas toute une histoire de tout ça. On oublie nos métiers, regardez mon état, je n'ai rien d'un ministre. Vous êtes quasiment rentré par effraction chez moi pour des chatons. Ni vous ni moi n'avons besoin que toute cette histoire s'ébruite. Donc prenez les affaires, douchez-vous. En attendant, je vais faire une sieste, parce que sinon, je crois qu'on ne sera capable d'entretenir aucune conversation. » Je laisse un sourire réellement fatigué prendre place sur mon visage tandis que mes yeux pèsent de plus en plus lourd. « Dix, vingt minutes, pas plus, juste le temps de retrouver mes esprits. Alors douchez-vous, et réveillez-moi lorsque vous êtes tout beau, tout propre et que votre odeur ne fera plus fuir un rat, vous voulez bien ? »

C'était pas très délicat. Le gêne du tact n'était pas vraiment présent dans le sang des Wiggins, et j'étais bien trop fatigué pour combattre ma nature propre. Puis bon, il n'avait pas l'air bien méchant, le blond qui suivait son chat dans les égouts. Alors merde, tant pis. On verrait bien où ça nous mènerait. Dans le pire des cas il passait la porte avec son propre chat et je me retrouvai avec les chatons et Diablo, en soi, rien de bien nouveau. C'était du gagnant-gagnant ou quelque chose comme ça. Alors mes prunelles dans les siennes j'attendais qu'il réagisse, puisque qu'il prenne sa douche ou non, je n'allais pas attendre très longtemps pour m'allonger sur le canapé et m'endormir, avant de commencer à halluciner ou je-ne-sais-quoi qui n'aiderait en rien personne, surtout pas moi.

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MessageSujet: Re: Anyone who believes what a cat tells him deserves all he gets | ft. Liam P. Wiggins   Jeu 19 Mai - 16:04


Lorsqu’Alistair finit de parler, il ne s’attend pas à faire face à un ours. Pourtant, c’est bien ce qui semble se produire. Le grand brun a les poils qui poussent et se met à grogner de mécontentement. Du moins, c’est l’image qu’il donne face au blond qui l’observe s’énerver sans raison. Il ne lui a pourtant pas semblé être impoli avec lui, au contraire. Mais le ministre repose son verre, lui explique qu’il est fatigué, qu’il ne veut pas qu’il l’appelle juste « Wiggins » mais « Liam » alors qu’ils ne se connaissent ni d’Eve ni d’Adam. Il a l’air agacé par la présence d’Alistair et ce dernier n’a envie que d’une chose maintenant : partir. Rentrer chez lui. La journée de travail dans les pattes, il a juste envie de se reposer et pas de se coltiner un névrosé fatigué qui a décidé de s’en prendre à celui qu’il a sous la main, à savoir le blondinet. Et ça ne plaît pas du tout au blondinet en question qui a autre chose à faire que de se faire enguirlander par un ministre. Il passe suffisamment de temps au travail sans avoir à subir la hiérarchie sur son temps libre.

Le ministre attrape un des chatons qu’il tend à Alistair en lui disant qu’il est d’accord pour la garde partagée. Mais encore une fois, sa façon de faire ne plaît pas au blond qui n’attrape pas le pauvre chaton miaulant de contrariété. Et pour ne pas arranger les choses, Wiggins (Alistair a l’esprit de contradiction) lui demande expressément de prendre une douche, sous-entendant qu’il cocotte. Alors que monsieur disait ne pas aimer les sous-entendus à peine quelques minutes plus tôt. Pour couronner le tout, il se met à rire. Alistair, lui, ne rigole pas du tout et s’est rembruni au fil du discours du Ministre pétant tellement plus haut que son pauvre cul tout blanc. Enfin, Alistair n’en sait rien, peut-être que le ministre fait des UV.

Pourquoi Alistair n’a pas réagi avant ? Bonne question. Mais le ministre est déjà dans la chambre à lui sortir des vêtements et des affaires de bain. Quand il entend la voix du ministre, Alistair repose le verre d’eau sur la table avec plus de force qu’il ne l’aurait souhaité. Le matériau claque lourdement mais ne se brise pas. Dommage, il aurait bien aimé lui péter un verre. Alistair se lève et attrape Brush dans ses bras. Sauf que Wiggins n’en a pas terminé, alors qu’Alistair allait se mettre en colère (enfin), le ministre ressort, lui désigne la salle de bain ?! Alistair a peur d’halluciner tellement la scène est incongrue. Prendre une douche chez un étranger ? Un étranger qui l’insulte en plus de ça ? Wiggins est clairement très fatigué et si Alistair reste là, il risquerait de lui sauter à la gorge. Son manque d’alcool le rendant parfois assez violent, surtout quand on l’énerve.

La dernière répartie du Ministre a raison des nerfs du peacekeeper. Il explose. Du moins, intérieurement. Mais son ton est aussi sec et dur que le désert de Gobi.

« Premièrement, Wiggins, je ne me douche pas chez des étrangers. Encore moins lorsqu’ils sont aussi aimables qu’une porte de prison. De deux, vous parlez de hiérarchie mais au final vous me donnez des ordres, j’en reçois suffisamment dans la journée. De trois, si vous êtes fatigué, on discutera de tout ça une prochaine fois où vous le serez moins. »

Le blond laisse un bout de papier qu’il colle un peu rudement sur le torse du Ministre avec son adresse écrite dessus. « Quand vous serez mieux luné, passez me voir avec les chatons. » ajoute-t-il en sortant de la maison, Brush dans les bras. « Allez, on rentre mon vieux, tu verras tes enfants un autre jour, c’est moi qui risquerais le bâton si on restait. » Il soupire et passe devant le gardien, la tête haute et ruminant le comportement exécrable du ministre lui trouvant toutes les tares, clichées, des hommes politiques depuis la nuit des temps.
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MessageSujet: Re: Anyone who believes what a cat tells him deserves all he gets | ft. Liam P. Wiggins   Ven 20 Mai - 6:25

Fatigué, usé, et surtout à bout de force, je ne réalise pas l'impact que mes mots ont pu avoir sur l'homme. Je ne réalise même pas que je ne lui ai ni laissé le temps, ni l'opportunité de réagir. J'ai agi comme le Ministre Wiggins. Celui qui décide et qui assume que tout le monde suit sa pensée. J'ai agi comme un sale con parce que je n'ai pas assez d'énergie pour mettre la forme et encore moins pour être sociable. Et face à Alistair, posé devant moi, je ne comprends même pas sa réaction.

Son ton est froid, sa main qui se pose sur ma poitrine m'affiche une moue douloureuse. Je soupire, le regarde passer la porte avec son propre chat et me demande quoi faire. Il ne se passe que quelques secondes mais dans ma tête, bien des heures. J'ai envie de dormir. J'en ai marre et je suis bien dans l'incapacité de tenir une conversation correcte avec qui que ce soit. Pourtant, une part de moi s'en veut. Ce mec est arrivé avec les meilleures intentions du monde, un tact qu'il devrait me prêter et moi, je l'ai rembarré sans même le réaliser.

Je me frotte les yeux et jette un œil sur le papier qu'il m'a collé sur le torse. Dans un soupir, je pose les affaires que j'avais dans les bras, regarde les chats autour de moi et pour une fois dans ma vie, je décide de faire la bonne chose. Je ravale ma fierté, et je le suis à la porte pour l'appeler d'un geste plus doux, presque timide. Le garde me regarde alors qu'il se retrouve face à une dispute ridicule dans les couloirs de la résidence. Je lui lance un regard, les cernes jusqu'aux pieds et rattrape l'homme qui avait toutes les raisons du monde de me tourner le dos.

Me plantant en face de lui, je le regarde une seconde, lui et son chat. Un sourire se pose sur mes lèvres à la vue de ce dernier. La seule fois dans ma vie où j'étais une bonne personne, c'était pour mon chat. Je ne savais pas si c'était quelque chose d'heureux ou de pathétique mais peu importe. Je regarde Alistair et lui dis simplement. « Je suis désolé. »

C'est rare, extrêmement rare que ces mots passent mes lèvres, encore plus envers un inconnu. Mais là, j'ai plus envie de jouer. Je n'ai pas envie de jouer au plus con, et encore moins de me battre avec lui, parce que clairement, vu mon état, j'aurais perdu. Et puis que pouvait-il y avoir de bénéfique à se mettre à dos quelqu'un qui proposait de l'aide gentiment ? Absolument rien. Gêné, surtout d'être en présence du gardien de l'immeuble qui peut observer ce qui ressemble à une scène de ménage, je continue calmement.

« Je n'ai pas eu l'intention de vous vexer ou vous prendre de haut. Je suis vraiment très con quand je m'y mets. »

La journée des vérités. Comme quoi, la fatigue avait du bon. Je soupire et jette des regards en direction de l'homme qui nous observe pour continuer. « Vous voulez bien que l'on retourne chez moi ? Une pause, un regard plus sincère que jamais et surtout pas une once de supériorité dans ma voix, à la limite de l'inverse. S'il vous plaît. »

Dans mon inattention, j'avais laissé la porte ouverte derrière moi et un chaton était en train de se faire la malle. Mes yeux se perdant rapidement sur lui, je n'attends pas la réponse d'Alistair pour me voir jurer « MERDE ! » et courir après ce foutu chaton qui avait décidé de m'épuiser. Le portrait craché de Diablo mais bien plus vif. Un des petits mâles. L'attrapant finalement du bout des doigts, je me dirige vers mon appartement avec ce dernier en main et d'un regard vers le Grand-Père des chatons je lui dis simplement.

« Je ne peux pas laisser la porte ouverte sinon ils vont tous me faire le coup de s'échapper. Revenez, je vais faire du café et on va discuter, vous êtes d'accord ? »

Mon sourire se veut sincère mais ressort sans doute plus fatigué que je ne le voudrais. Je passe la porte de l'appartement, espérant l'entendre claquer derrière moi sous les pas d'Alistair. J'avais été con, très con. Bien trop con. Comme souvent, un peu trop même. Mais je ne voulais vraiment pas que cette entente farfelue se passe mal. Diablo ne méritait pas ça. D'un œil pour elle, lovée sur le canapé en train de laisser ces chatons jouer contre elle, j'espère vraiment ne pas avoir tout ruiné. C'était certainement la pire chose qu'il aurait pu arriver à cette pauvre Diablo et ce Brush qui n'avaient rien demandé et encore moins d'avoir des maîtres bornés tandis qu'eux profitaient de la vie avec une douceur que nous n'aurions jamais.

Posant le chaton farceur prêt de ses frères et sœurs je me tournais directement vers la cuisine ouverte pour faire du café. Il fallait que je prenne sur moi, que je sois moins con. Pas pour moi, pas pour celui qui s'obstinait à m'appeler Wiggins, mais bel et bien pour mon chat.

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MessageSujet: Re: Anyone who believes what a cat tells him deserves all he gets | ft. Liam P. Wiggins   Ven 27 Mai - 11:11


Enervé plus qu’en colère, Alistair caresse le félin dans ses bras, une moue vexée sur les lèvres. Vexé ? Il ne l’est qu’à moitié, il faut bien plus qu’un ministre mal-embouché pour cela. Mais le blond n’aime pas se laisser marcher sur les pieds, son instinct de chef de fratrie obligatoire refait toujours surface dans ces moment-là. Sans devenir autoritaire, il fait de son mieux pour garder autorité et surtout dignité. Son autorité, il l’avait définitivement perdue en plongeant au fond du gouffre après la mort d’Hélène, il avait tenté de la récupéré pendant un temps avant d’abandonner, trop épuisé par les efforts que cela impliquaient et qu’il était incapable de fournir. Il lui restait sa dignité et même s’il n’était qu’un simple peacekeeper aujourd’hui, il n’en restait pas moins un humain à qui on devait un minimum de respect.

La voix du ministre se fit entendre et il s’arrêta pour se retourner et le regarder. Sa voix était presque timide, contrite, étrange pour un tel individu. Alistair approcha de quelques pas pour entendre ce même ministre à l’égo surdimensionné s’excuser. Ah bah ça. S’il s’y était attendu… ça l’embouchait un coin. Alistair resta silencieux face à cet homme qui semblait enfin avoir pris conscience de l’humiliation qu’il venait de lui faire subir sans aucune raison si ce n’est sa petite fatigue d’homme politique. Mais le blond se radoucissait déjà. Il avait toujours eu beaucoup de mal à rester en colère longtemps et il n’était pas du genre rancunier du moment que les gens reconnaissaient leurs torts. Lui aussi en avait pour le coup et il s’en voulu un peu de soutirer des excuses à Wiggins alors qu’il n’était pas uniquement le seul dans cette affaire. Certes ces réactions avaient été exagérées mais au final Alistair avait débarqué chez lui comme une fleur sans se faire annoncer, pas vraiment poli.

Le ministre jette des coups d’œil inquiet au gardien qui les observe avec un air amusé. C’est ce moment que choisit un des chatons pour filer entre les grandes jambes du ministre (pas plus grande que celles du blond quand même) obligeant ce dernier à jurer avant de le rattraper avec précaution. Le peacekeeper ne peut s’empêcher de sourire. Une chose était certaine, même s’il ne connaissait pas l’homme qu’il avait en face de lui : il aimait les animaux, surtout les chats, et tout spécialement ceux qui se trouvaient actuellement dans son appartement. Cela suffit pour convaincre le blond. Il se tourne vers le gardien et lui sourit. « Passez une bonne soirée » Il rejoint enfin le ministre qui l’invitait à terminer cette conversation à l’intérieur en compagnie d’un café.

« Vous avez vraiment l’air crevé mon vieux. Vous devriez faire une sieste, je vais vous emprunter ces affaires pour aller prendre une douche pendant ce temps. Ok ? »

Non, Alistair ne se foutait pas du tout de la gueule du ministre, simplement l’attitude révisée de ce dernier suffisait à rendre le blond plus conciliant et agréable. Comme quoi, il n’en fallait pas beaucoup non plus. Il referma la porte derrière lui alors que le ministre déposait le chaton au sol et le peacekeeper récupéra les affaires que Wiggins avait laissées de côté avant de venir le chercher.

« Promis, je vais prendre mon temps. » Il lui fit un clin d’œil amical et partit s’enfermer dans la douche. Il souffla un moment, il s’apercevait que lui-même était fatigué et que la journée de travail lui pesait dans les pattes. Quand il se glissa dans la douche, l’eau tiède lui fit un bien fou, dénouant les muscles raidis par son ‘parcours du combattant’ de la fin de journée. Il finit par se mettre à rire, la situation dans laquelle il se trouvait n’était vraiment pas commune et il se demandait encore comment ils allaient pouvoir trouver une solution. Effectivement, la garde alternée des chatons serait la solution la moins embêtante pour eux deux et les chats, ça grandissait vite…non ? Ils pourraient peut-être en donner à des amis une fois qu’ils seraient sevrés ?

Lorsqu’il sortit de la douche, sans bruit, il s’aperçut que le ministre dormait encore, à poing fermé même. Alistair se débrouilla alors pour dénicher de quoi préparer le café et il s’installa à la cuisine, ouvrant le livre qui traînait sur la table « Le comte de Monte-Cristo » d’Alexandre Dumas. Le marque-page était placé à la troisième page et le blond sourit, le ministre ne devait pas avoir beaucoup de temps pour lui avec les chatons. Heureusement que Blush l’avait conduit jusqu’ici finalement. Un des chatons grimpa sur les genoux d’Alistair sans demander la permission et il se mit à le caresser en lisant quelques paragraphes jusqu’au réveil du ministre.
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MessageSujet: Re: Anyone who believes what a cat tells him deserves all he gets | ft. Liam P. Wiggins   Sam 11 Juin - 5:25

Je voulais vraiment que l'homme face à moi dise oui. Je regrettais mes propos avec une amertume qui ne paraissait sans doute pas suffisamment sur mon visage mais j'avais tenté de me rattraper comme j'avais pu. Tout au fond de moi, j'espérais vraiment que le blond voit que j'étais sincère et que je n'avais pas cherché à la jouer supérieur. Je n'avais pas vraiment cherché à jouer grand chose à vrai dire.

Mais c'est sans trop d'attente et de suspense que l'homme me rejoint. Le sourire qui se dessine sur mon visage est des plus francs. Je ne m'en sortais pas, pas sur l'instant du moins, et sa compagnie ne me faisait vraiment pas de mal. Dans un souffle non feint de satisfaction, la porte se refermant derrière nous et évitant toute nouvelle évasion, l'homme se met à parler.

La compassion dont il fait tout à coup preuve me surprend, et me fait d'autant plus réaliser à quel point j'avais du être arrogant. Je déglutis, me sens légèrement con et finalement hausse les épaules à sa remarque. Il a bien raison. Je dois dormir. Le fait qu'il prenne une douche n'était peut-être pas une nécessité mais ça n'en restait pas moins positif. « Merci, vraiment. » Les mots se cassent dans ma gorge avec la fatigue omniprésente et me voilà quelques instants plus tard, étalé sur mon lit.

Pas même le temps de passer sous la couette ou de virer un des chatons qui était venu se nicher sur un des oreillers. Non, pas de chichi. Je m'affale sur le lit et m'endors instantanément. La sieste semble durer une seconde, et dans un sursaut que je ne contrôle pas, me voilà les yeux à nouveau ouverts. Incapable de dire si une minute ou trois jours se sont écoulés. Attrapant brusquement la montre sur ma table de chevet, je constate qu'une bonne heure s'est écoulée. Me relevant et passant ma tête entre mes paumes pour me réveiller calmement je soupire avant de m'étirer. Une heure, c'était un peu long tout de même. Alistair avait eu le temps de partir et de récupérer tous les chatons s'il avait voulu. Mais quelque chose me disait qu'il ne l'avait pas fait.

Le bruit qui se fait entendre dans la cuisine me confirme mon idée et dans un sourire de soulagement, je me lève et me trouve dans le salon ouvert, mon invité un livre en main et le café sur le comptoir. L'image me semble surréaliste. Pour quiconque débarquerait en cet instant, il était clair que lui et moi avions un lien très fort, et pourtant, nous ne savions quasiment rien l'un de l'autre. Les mains dans les poches, bien loin de l'attitude du ministre, je m'avance vers la cuisine à mon tour et me sers une tasse du café qu'il a préparé tout en lui en proposant une autre.

La voix plus reposé et les yeux sans doute moins cernés, je parle d'un ton plus serein. « Je suis navré, je vous ai abandonné un peu trop longtemps. Mais ravi de voir que vous avez trouvé de quoi vous occuper. » D'un coup d’œil je désigne le livre bien plus avancé que là où je ne l'avais laissé. Il faut dire que mon temps de lecture était considérablement réduit depuis quelques temps. Mais peu importe.

M'asseyant sur un tabouret face à lui, les coudes sur la table, une gorgée du liquide chaud dans la gorge je continue simplement. « La douche vous a fait du bien ? J'imagine que vous avez des journées longues vous aussi. Et j'espère qu'ils n'ont pas été trop pénibles les boules de poils. »

Un peu mal à l'aise de cette situation qui était clairement dans un ordre très peu naturel, je souris et reprends dans une moue légèrement interrogatrice. « C'est un peu étrange comme situation, comme rencontre... mais ça vous dit qu'on fasse connaissance ? Après tout, nous avons une grande responsabilité désormais. »

D'un coup de nez envers les chatons qui jouent aux pieds de leurs parents je ris et me demande vraiment ce qui va ressortir de cette situation. De cet inconnu. De ces chatons dont on était responsables. Parce que si j'avais du mal à voir un avenir pour l'humanité, il était certain que je refusais de voir autre chose que du positif pour ces boules de poils. Et mes pupilles brunes posées sur yeux je soupire. Peut-être que je suis encore trop fatigué, mais cet état de semi-bonheur est relaxant, peu importe qu'il dure ou non.

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