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 Gâteau au yaourt sur ta face. [Timothée.]

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MessageSujet: Gâteau au yaourt sur ta face. [Timothée.]   Lun 14 Mar - 19:56


Avril 2015. Okay, elle n’était clairement pas des plus parfaites comme amie. Soyons honnêtes tout de suite, Cameron n’était même pas sûre d’en être une pour qui que ce soit. Pas qu’elle ait fait des efforts, non plus. Mauvais caractère oblige, cette chieuse était du genre à fuir quand les complications venaient à lui prendre la tête. Et pour ce qui était des complications, on peut dire que l’environnement sociétal – ajoutons économique et politique, tant qu’on y est – des derniers mois n’avaient pas aidé à lui donner confiance. Elle qui était déjà méfiante à la base, ne cessait de voir des problèmes à chaque coin de rue. Au final, Cameron préférait s’en foutre allègrement, et zapper ces petits conflits devenus monnaie courante. Quitter la milice avait au moins eu le mérite d’alléger cette confrontation avec la réalité. A présent, elle se débrouillait pour vivre sa vie, quand bien même les restrictions multiples lui foutaient les nerfs en pelote. Oui, elle n’avait jamais été friande de technologie, mais parfois, qu’est-ce qu’elle ne donnerait pas pour pouvoir se faire une partie ou deux de Candy Crush. Se débiliser à coups de jeux vidéo, Facebook et autres conneries dans le même genre, ça passe le temps, ça vide la tête – c’est le cas de le dire – et parfois, ça t’empêche de faire des trucs qu’après coup, tu regrettes. Pour une fille qui suit l’adage « ni regrets, ni remords », ça avait du bon.

Par exemple, si elle s’était abrutie devant la télé, peut-être que cet après-midi-là, elle n’aurait pas cherché à défoncer la tronche de Timothée, à coup de paquet de farine. Peut-être qu’ils n’auraient pas déglingué l’épicerie qui n’avait rien demandé à personne, au passage. Peut-être qu’ils auraient laissé ces œufs tranquilles. Et peut-être que oui, ils auraient évité d’ameuter les flics du coin pour tapage, gaspillage et autres joyeusetés. Mais les circonstances étant ce qu’elles étaient, Cameron s’était ennuyée. Elle avait levé son popotin, jeté un coup d’œil au frigo et enfin, trainé sa carcasse le long d’un dédale de ruelles pour rejoindre cette épicerie. Pourquoi celle-ci en particulier ? Aucune idée. Elle ne pouvait même pas dire qu’elle s’était paumée, parce que d’une, elle était là depuis un moment quand même, et de deux, elle était bien trop fière pour ça.

La demoiselle avait donc soupiré de soulagement devant la devanture, avant d’y pénétrer. Pourvu qu’ils aient des Doritos. Certes, être réapprovisionné tenait plutôt du parcours du combattant qu’autre chose mais l’espoir fait vivre, comme on dit. Des Doritos et du beurre de cacahuète, tiens. Bordel, rien qu’à y penser, elle avait l’eau à la bouche. Cameron ne s’était jamais vraiment nourrie correctement, mais vu sa constitution et son je m’en foutisme de la vie, elle préférait nettement se faire plaisir. Qui sait, si ça se trouve, ils allaient tous crever demain. Autant bouffer des Doritos, donc. Ses prunelles glissaient sur les étagères, cherchant presque désespérément l’objet de son désir, lorsqu’elles se posèrent sur une silhouette aisément reconnaissable. « Ah. » C’était pas prévu au programme, ça. Discrètement, Cameron se baissa en mode accroupie, sous le regard étonné d’une vieille dame. Dans cette position, elle longea le rayon pour en rejoindre un autre. Oui, oui, chacun sa définition du mot « discrètement ».  Faut avouer que jouer au canard pour squatter l’aile opposée d’une foutue supérette de 40mètres carrés, et ce, dans l’idée un peu cinglée d’éviter un ex collègue, ça avait un charme fou. Elle ignora royalement toutes les têtes qui se tournaient à son passage, avant de se retrouver coincée par une paire de jambes. « Psss, tu gènes. » Sans recevoir de réponse, elle entreprit de se décaler sur le côté – faire un virage accroupie, j’aimerais vous y voir moi – mais les jambes la suivirent. « Non mais tu le fais exprès ou… » Ah ben, peut-être, en fait.

Cameron venait de lever les yeux pour observer le ventre, puis le torse et enfin le visage du propriétaire desdites jambes. « Hum. » Pas gênée pour un sou, la demoiselle se redressa, épousseta vaguement ses vêtements avant de tourner la tête vers Timothée. « Hey Oustiti, comment ça va ? » Oui, tout est normal, no stress. Elle s’offrit même le luxe de se pencher vers lui pour murmurer. « Si tu cherches des Doritos, j’crois qu’ils en ont pas. » De l’info de première qualité, messire. Forcément qu’il allait lui en être reconnaissant, et la remercier, non ? Peut-être même qu’il s’arrêterait là, lui ferait un grand sourire et s’en irait. Après lui avoir souhaité une bonne soirée, bien évidemment.

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Dernière édition par Cameron E. Falls le Mar 5 Avr - 17:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Gâteau au yaourt sur ta face. [Timothée.]   Mer 23 Mar - 19:22

Psss, tu gènes Elle fait..quoi ? Mes yeux se fixent sur la chevelure de la jeune femme, sa posture. Mon silence règne pendant que mes pieds s’activent sans mon consentement, bloquent le passage. Quelque part, j’en suis presque amusé. Presque. C’est étrange comme l’être humain peut ressentir de manière paradoxale. Mes pupilles s’agitent, inspectent un corps que je ne vois qu’en parti, se demandent si c’est bien elle, cette amie qui n’en est plus. L’a-t-elle seulement été ? Plus personne ne peut certifier de rien, alors pourquoi cela me blesse ? J’en ai pas la moindre idée. Non mais tu le fais exprès ou… Je suis là à observer une femme que j’ai longtemps apprécié puis… puis quoi ? Détesté ? Non, même pas. Je n’en suis même pas arrivé là sans savoir si c’est faute de temps avec tout ce qu’il s’est passé ensuite ou si c’est simplement dû à une trop grande déception me conduisant inévitablement vers un dédain profond. Aucune idée. Aujourd’hui encore, je le regarde et j’oscille entre un certain soulagement de la voir en forme et l’agacement de la croiser ici, dans une épicerie. L’agacement de lire dans ses yeux une tentative ratée de me fuir. Dire qu’on aurait pu en rire. Dire que cela aurait pu nous arriver à deux envers d’autre. Je la vois se redresser, poser son regard vers moi, m’offrir une image de décontraction alors que sa position précédente transpire le désir de ne pas s’indisposer de ma présence. Ne serait-ce pas à moi de me barrer ? De ne pas vouloir la croiser ? La dernière fois que nous avons tenté de converser, une explosion de ressentiment s’est imposée entre nous. Aucun de nous étant capable d’assumer quoique ce soit de nos torts bien qu’au fond, aujourd’hui encore, je suis convaincu de mon innocence. Après tout ce n’est pas moi qui me suis offert une visite improvisée de l’appartement de mon amie…. M’a-t-elle seulement avoué les raisons ? Non. Hey Oustiti, comment ça va ? Bordel. Qu’elle le soit, indisposée mais qu’elle l’assume. Ouistiti. Si, au fond, ça me faisait sourire l’an passé, aujourd’hui j’ai juste envie de prendre la peluche et d’aller la noyer au fond d’un chiotte. Elle se penche, me parle de doritos. Mes yeux se fondent dans deux ronds parfaits alors qu’un fin sourire apparait presque sur mon visage. Au moins, n’a-t-elle pas changé, qu’importe l’agacement que cela me procure puisqu’il semble principalement dû à mon paradoxe personnel du moment. Elle recule à peine. Huuuum Mes sourcils se haussent, mon visage recule légèrement puis je me penche vers elle. Reprend sa propre attitude. C’est pour ça que tu te la joues commando ? Un sérial bouffeur de doritos s’est caché entre les couches culottes et le talc pour bébé ?

Parce que oui, en faisant abstraction de sa mission commando en mode canard boiteux dans le simple but de ne pas voir ma gueule d’ange, nous nous retrouvons, l’air de rien… dans le rayon « utilité bébé ». Un rayon n’intéressant probablement nullement ni l’un, ni l’autre. A moins qu’elle voue une passion pour les pôt de bébé – qui n’existent plus par ailleurs- ou qu’elle soit incontinente. Je recule, pose mon regard dans le sien. A moins que tu te sois barrée à cause d’une grossesse dissimulée… que tu nous fasses un petit déni peut être avec une envie de femme enceinte à peine particulière… ? Je secoue la tête, tout de même amusé et passe une main sur mon visage. Enfin… Je vois que me fuir est devenu un loisir, je vais te laisser reprendre ton activité en espérant que la prochaine fois tu seras plus rodée… c’est pas encore ça…. Je pince mes lèvres, secoue légèrement la tête, lève une main puis la tape contre mon torse avant de faire demi-tour. Bye, la pickpocket J’agite ma main, et retourne dans le rayon qui m’intéressait avant de voir sa tête se cacher vivement dans le miroir en face de moi. Pourquoi suis-je aller jusqu’à elle déjà ? Ca n’a aucun intérêt. Tellement aucun, que j’en soupire en secouant la tête. « Pickpocket »… Même pas un surnom, un genre de constat. Une dénomination qui nous avait déjà conduit à une querelle dans les règles, mais qu’importe, je suis bien incapable de lui offrir le même sourire qu’elle vient de m’offrir tout en prononçant l’un des surnoms de l’époque. C’était quoi déjà ? Enfin… qu’importe. J’observe alors les sacs de sel vendu en sachet pour optimiser les rations des individus lambdas sans pour autant tendre un quelconque membre pour m’en saisir. Bien malgré moi, je la revois dans cette ruelle, à terre alors que je tiens sa cagoule… Ca fait une paye, mais je ne comprends toujours pas ses raisons.

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MessageSujet: Re: Gâteau au yaourt sur ta face. [Timothée.]   Mer 30 Mar - 20:44


Tout ça pour des Doritos. Okay, faut reconnaitre que ces petits nachos au goût délicieux de fromage avait de quoi te faire mouiller la culotte, mais tout de même. Comment les choses pouvaient en être arrivées là ? Marcher en canard pour fuir le magasin, et finalement se cogner contre les jambes de Timon ? Génial. Merci le dieu des chips, hein. Plus de Guacamole pour lui ! Réprimant un grognement dans sa barbe imaginaire, Cameron avait donc reprit contenance de son mieux. Comédienne oblige, la chieuse était capable de se sortir de pires situations. N’est-ce pas ? Mais si, mais si. On y croit. Et dans ses souvenirs, Ouistiti n’était pas du genre à cogner le premier. Sauf peut-être si on est entré par effraction chez lui. Qu’on a gueulé un peu fort. Et souvent. Qu’on s’est éloigné. Qu’on a carrément tourné le dos, aussi. Bref, que de joyeusetés.

Un air tout à fait à l’aise scotché au visage, Cameron calma les battements de son cœur, murmurant mentalement à ce dernier de ne pas faire le con. Un peu plus et son interlocuteur pourrait carrément l’entendre, tiens. Il fallut d’ailleurs qu’il parle pour qu’elle puisse reprendre contact avec la réalité. Bordel sa voix… Cameron déglutit le plus discrètement possible et redressa la tête, comme mue par une once de fierté insoupçonnée. Ne pas reculer, ne pas réfléchir, ne pas s’offrir d’introspection gratuite et plus chiante qu’autre chose. Qu’elle ne les insulte pas en faisant ça, ni lui, ni elle-même. Aucun des deux ne méritait ça.

« Ah. » Clignant stupidement des yeux, déconnectée, Cameron finit par regarder autour d’elle, faussement méfiante. « Tu l’as vu ? T’es sûr ? Mâle ou femelle ? » Hey, qui a dit qu’elle était misogyne ? Les Doritos touchent tout le monde, les petits comme les grands. Cette nouvelle enquête méritait bien une casquette à la Sherlock. Après, Cam’ n’était pas sûre que Timon accepte la cravate de Watson, quand bien même elle était certaine que ça lui irait très bien. Tout irait bien à Ouistiti, de toute façon. Encore fallait-il qu’il y croit. Plus d’une fois, la brune l’avait trouvé un peu dévalorisant envers lui-même. Pas un réel manque de confiance, mais… presque. Enfin, cela ne la concernait plus maintenant. En vérité, ça ne l’avait jamais concerné. Un éclat de tristesse traversa le muscle battant dans sa poitrine avant qu’elle ne l’étouffe quasiment aussitôt. Ridicule. Passe à autre chose, Cameron.

Alors elle le fit. Laissant son regard errer sur les étagères du rayon, elle observa sans réellement les voir, ces fameuses couches. Super rayon, y a pas à dire. Et que faisait Timothée ici ? Oh… Non ? Si ? Cameron écarquilla les yeux, surprise alors que ses neurones se mettaient à fonctionner. Pour le coup, elle faillit presque louper les paroles qui suivirent, tant elle était prise par ses réflexions et les images que lui offrait son imagination. Timon en papa ? Woh, sacré choc. Mais un sourire niais vint finalement étirer ses lèvres, à cette idée. Il serait parfait, peu importe qu’il pense le contraire. Puis, elle percuta. Hein ? Une grossesse ? Kézako ? Cameron afficha de nouveau une expression de crétine, sans avoir eu besoin de la travailler. « Quoi… » Mais personne ne lui répondit. Timon était déjà parti, sans lui laisser le temps de réagir. Quelque part, elle savait que c’était la meilleure chose à faire. S’éloigner l’un de l’autre, ne plus s’adresser la parole, et passer au sujet suivant. Pourtant, un truc gronda dans son ventre. La colère vrilla dans ses prunelles, tandis qu’elle respirait avec difficulté. Il s’en foutait. Oh, bien sûr que c’était mieux. Evidemment. Mais bordel, il n’en avait vraiment rien à cirer de sa gueule. Oui, oui, il avait raison, putain. Cameron en avait conscience, mais qui a dit qu’elle était foncièrement sensée comme fille ?

Agacée par la teneur de ses pensées, elle mit un temps avant de se secouer les puces. Mais une fois le cerveau en place, elle ne perdit pas de temps pour le rejoindre d’un pas vif. Ses yeux sombres se posèrent sur sa silhouette alors qu’elle mit un temps avant de trouver ses mots. « Pourquoi ce serait à moi d’être enceinte, hein ? » Silence. « Oui bon, t’es pas une femme, je sais. Mais tu pourrais être papa. Ou futur papa. » Où est-ce qu’elle allait là ? Aucune logique. Cameron s’en rendit compte et ses traits se durcirent. « Te fuir est la meilleure chose à faire au vu des circonstances. T’aurais voulu quoi ? Que je vienne te saluer normalement, en mode copinage de bas étage ? » Non, elle ne lui aurait pas fait cet affront parce qu’elle savait très bien que la plupart des gens n’aurait pas voulu voir sa tronche. Normal en même temps, mais ça, elle ne le reconnaitrait pas.

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MessageSujet: Re: Gâteau au yaourt sur ta face. [Timothée.]   Mer 6 Avr - 21:06

Je ne comprends pas. Comprendrais surement jamais puisqu’elle ne daigne pas s’expliquer. Parler pour dire de la merde, elle maitrise, justifier sa présence dans mon cambriolage, ça semble inatteignable. C’est un peu l’hopital qui se fout de la charité ou le pompier qui a peur d’une allumette allumée. Rares sont les personnes envers qui confiance est synonyme d’évidence, elle était pourtant proche d’en faire partie. Cette exception. Elle m’avait rappelé ce que c’était de croire en premier, de ne plus se méfier par principe ou par habitude. Elle avait fait parti de ces personnes qu’on se retrouve à apprécier sans aucune raison alors même qu’on en a plein pour ne pas la supporter. Elle avait éveillé la simplicité du monde d’avant et de celui que j’étais à ce moment là. C’est dommage. Dommage d’être déçu par une personne comme elle. Dommage d’être déçu par une amie. Dommage d’avoir obtenu une énième raison de ne se fier à personne. Dommage. Je serre les dents depuis un moment et finis par m’en rendre compte dans un sursaut. Je tends la main pour agripper deux petits sachets de sel. Ce visage. Elle. Elle s’échappant de mon appartement, tentant de disparaitre dans la nuit avec le vice collé sur le dos. Elle, un bref instant anonyme. Elle, que je n’aurai jamais cru capable d’agir ainsi…. Pas contre moi du moins. Certes, on ne s’était jamais dis ce qu’on pensait de l’autre, qui le fait ? On le sent, c’est tout. Quand c’est simple, quand on rit pour rien, quand on se comprend…. C’est simple. C’est presque évident. Mais au final, peut être que non. Je voulais qu’une explication et c’est une attaque à laquelle j’ai eu le droit. Comme si j’étais le responsable. Comme si j’avais tort de l’agripper par le bras, de l’attirer dans un placard de maintenance et exiger des réponses. Comme si je n’étais qu’un con à avoir cru que nous étions amis. Mes doigts se resserrent sur les deux sachets qui commencent à montrer des signes de futures implosions. Et là, elle joue encore. Agit comme si de rien était, semble effacer d’un revers de la main ce qui nous a amené à cette situation : son incapacité à m’entendre, à considérer l’attaque qu’elle m’a fait comme telle. Elle doit être de la famille elle aussi… C’est pas le moment. Tellement pas. Elle m’énerve. Je me sens bouillir et m’exaspère de ressentir cette pointe d’amusement lorsque je la revois se dandiner pour me fuir ou percuter ce que je lui dis, chercher le sereal bouffeur. Si seulement elle pouvait être sérieuse. Pourquoi ce serait à moi d’être enceinte, hein ? Je tourne la tête en haussant un sourcil, une grimace comme compagne. De quoi ? Oui bon, t’es pas une femme, je sais. Mais tu pourrais être papa. Ou futur papa. Papa ? Et l’autre s’éclaffe en même temps que je manque de m’étouffer avec ma propre salive. Si son objectif est de prouver qu’on pouvait mourir pour une raison très conne, elle venait d’être à deux doigts de réaliser son objectif. Crever par étouffement salivale dû à l’annonce d’être père est certainement dans le top 3 des morts à la con en compagnie de la mort par étranglement suite à la dégustation d’un bonbon haribo ou par overdose de doritos –mort propice à l’addiction de la demoiselle à priori-.  

Passons.

Te fuir est la meilleure chose à faire au vu des circonstances. T’aurais voulu quoi ? Que je vienne te saluer normalement, en mode copinage de bas étage ? Je secoue la tête en écarquillant les yeux. Elle est sérieuse ? Elle me fait halluciner, comme toujours, comme avant. Rien ne change. Je pointe un doigt vers elle, accusateur sans pour autant lâcher les deux sachets de sel. Tu plaisantes ? Dis moi que c’est encore une remarque à la con dont t’as le secret que tu vas me parler de daffy duck en tutu, de la preuve que Bigfoot existe ou encore que tu viens de devenir baby-sitter de petits crocodiles les soirs d’ennuis ? Sachant qu’elle n’hésitera pas à rebondir, j’agite les deux mains en l’air comme pour m’avouer déjà vaincu de ses futures remarques et, accessoirement, pour dire que je m’en fous d’avance. Non, tu sais quoi ? Je m’en fous. Je me fous que tu penses être une sainte dans ton costume de chasseuse de doritos, de voleuse, d’emmerdeuse ou de je ne sais quoi. Tu sembles maitriser tous les rôles sans aucun once de culpabilité. C’est cool pour toi. Mes mains retombent sans que je ne bouge davantage. Je l’observe, pose des yeux sans colère sur elle. Non, ça n’en vaut pas la peine. Je suis déçu encore. Ma tête s’agite avec lenteur de gauche à droite en soupirant, mes épaules se haussent puis s’affaissent. Je … je ne sais pas… t’aurais pu assumer pour une fois, dire la vérité…. Pourquoi tu te sens obliger de suivre le protocole de conduite générale de cette putain de ville ? Tu sais pas agir par toi-même ? Imposer de nouvelles règles au lieu de t’enfoncer dans ta connerie et fuir la confrontation…. J’en ai marre. L’attaque est rude. Sans jeu de l’esprit. Sans jeu de mots. Sans plaisanteries. Je m’en fous. J’en ai marre. Et je sais qu’elle n’est qu’un prétexte, que j’utilise ce qu’elle fait naitre en moi pour laisser échapper toute ma frustration, toute ma colère. Oui, j’en ai plein le cul. Et elle, c’est le pompom.  Quoi ? Tu veux encore te débiner, vas-y la porte est par là … tu vas pouvoir tenté les jeux olympiques dans le domaine… ou je sais pas… retourne au gouvernement, t’es faite pour eux !  Bordel… c’est toi qui es entrée dans mon appart par effraction…. Effraction bordel !  C’est toi qui n’a pas consenti à m’expliquer et t’es offusqué de l’accusation… et après tu te repointes vers moi pour me demander ce qu’il se passe dans ma vie ? T’as vraiment cru que j’allais avoir de nouveau confiance en toi ? Je la revois encore m’attraper à son tour le bras pour exiger des réponses à ma tête défoncé, à mes absences incompréhensibles… qui elle était pour demander quoique ce soit ? Ola.. dispute de couple… Mon sang ne fait qu’un tour, attrape le sac de farine à ma gauche et le lance sur Bastien, très proche de Cameron. Trop, surement. J’accompagne le geste d’un colérique « La ferme » qui passe parfaitement à ce moment là mais semble légèrement hors timing.

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MessageSujet: Re: Gâteau au yaourt sur ta face. [Timothée.]   Sam 23 Avr - 20:30


Paye ta répartie, hein. Cameron avait parfaitement conscience qu’elle s’enfonçait plus qu’autre chose et ce constat ne fit que l’agacer davantage. User de logique, bien sûr qu’elle en était capable, mais se retrouver devant Ouistiti semblait avoir grillé un fusible ou deux. A l’intérieur de son crâne, ça devait être Bagdad. Donc, elle accentua la dureté de ses traits, histoire qu’à défaut d’être totalement sensée, elle puisse au moins avoir un look de tueuse. Quoi, on a le droit d’y croire. Et puis, il avait tellement eu l’habitude de faire face à son air grincheux par le passé, qu’un peu plus ou un peu plus, ça allait pas l’empêcher de dormir. C’est fou ce que ça réconforte de se dire qu’on a aucune incidence sur une personne autrefois considérée comme amicale. Pour le moral, c’est top.

Donc oui, elle avait pété une durite dans une situation où elle aurait clairement dû fermer sa bouche trop fière et bien trop incontrôlable pour son propre bien. Et ce n’était pas maintenant où elle pourrait faire machine arrière. Roooh, et quand même ! Lui aussi n’était pas des plus conciliants ! A croire qu’elle était enceinte, avec cette lueur quasi dédaigneuse dans le regard. Franchement, un peu plus et elle serait outrée, tiens. Dans son souvenir, Timon était vachement plus sympa. Faut croire qu’elle était réellement devenue persona non grata. Cette pensée serra son ptit muscle cardiaque avant qu’elle ne se recentre sur la situation actuelle. Eh oui, elle occultait volontairement la raison principale faisant que l’estime qu’il avait d’elle se trouvait au fond du gouffre de Durin, avec le Balrog comme meilleur ami.

Puis, soudain, un doigt ! Menaçant, vengeur, provocateur même ! Cameron louche sur ce frêle appendice avant d’être balayée par une salve de mots sauvages. Au temps pour elle, le gamin avait de l’énergie à revendre. Faut reconnaitre que lors de leur rencontre dans le précédent rayon, il faisait plutôt tronche de crêpe desséchée. Alors que là, les rouages avaient été huilés et sa bouche s’animait avec un certain panache. La brunette haussa simplement un sourcil, ne voyant pas où se trouvait le problème à faire du baby-sitting de crocodiles. A la Nouvelle Orléans, c’est limite s’il n’y avait pas davantage de caïmans que d’humains encore… Euh bah, humains, en fait. Quoi ? Il avait un problème avec ses jobs d’appoints ? Tsss, toujours cette critique facile. Ouvrant la bouche pour rétorquer, il lui fit l’outrage de l’en empêcher en agitant les mains comme pour chasser des mouches oranges fluo.

Cameron fronça les sourcils, bridée dans son élan légitime, alors que les paroles affluaient de nouveau. Ah bah génial ! Déjà son costume d’emmerdeuse, c’était pas un costume, okay ? Elle était juste emmerdeuse professionnelle. Faudrait voir à ne pas discréditer son entrainement continuel, non mais. Pour le reste, on reverra. Tout pour ne pas penser à l’attaquer personnelle en tout cas. Parce qu’elle n’était ni sourde, ni complètement débile. Tim’ avait de réelles raisons de lui en vouloir, et se confronter à ses mots n’était pas des plus plaisants. D’ailleurs, observer de visu l’absence de colère faisait plus mal encore que ce qu’elle aurait pensé. Cette lueur dans son regard… Cameron déglutit discrètement et retint un soupir en le voyant prêt à parler de nouveau.

C’est violent. Alors son visage se ferme progressivement. Les traits fins de la jeune femme se figent dans une dure impassibilité. Ses lèvres se serrent doucement, alors que ses prunelles ne le quittent pas une seule seconde. Quel con. Croyait-il que les règles de ce monde qu’il dépeignait en quelques mots rapides, étaient aussi simples que ça ? Qu’elle pouvait répondre, expliquer, et foutre en l’air les faibles résistances que Timon possède encore ? Bordel, elle n’était pas aveugle. A voir sa tronche, il avait des soucis en tête. Et elle ne serait pas celle qui en rajouterait un peu plus encore. Alors ouais, le costume de connasse qui cambriole l’appart’ d’un pote, elle l’endossait sans problèmes. Advienne que pourra. Et ses provocations, il pouvait les garder. Ça lui passait dessus sans y laisser de trace… Ouais.

Pour le gouvernement… Cameron sentit son regard s’étrécir et se foncer sensiblement, alors qu’elle ne cillait toujours pas. Ainsi, il la voyait clairement rejoindre cette belle brochette de mythos. Super. Ses lèvres se serrèrent un peu plus, et elle inspira profondément pour se calmer. Avant que le drame survienne. Outre le fait qu’il lui lance une dernière phrase droit dans le cœur – mais pas du genre Cupidon v’voyez – elle a le droit au sublime sac de farine dans la gueule. Enfin, presque. Limite s’il a oublié comment viser, quoi. Mais le fait est qu’elle se retrouve à prendre quarante piges d’un coup sans rien avoir demandé à personne. Ses yeux s’écarquillent alors qu’elle entrouvre les lèvres en un signe mondialement reconnu comme étant le choc. Au moment où elle va pour parler, deux choses se passent : la première est le royal « la ferme » auquel elle a le droit alors qu’elle n’a pas encore parlé. Et le deuxième est l’aspiration de poudre blanche dans le pif, qui fait d’elle la parfaite camé qui s’assume. L’ex-soldat sent son visage la picoter avant qu’elle n’éternue en plein sur Timon. Encore heureux qu’elle ne soit pas malade, hein.

Relevant la tête, Cameron ne peut retenir un sourire en voyant que lui aussi a le droit à sa part de vieillesse en poudre. « Comme ça, j’te donne facile dix ans de plus. » Avant de se renfrogner. Avisant les produits autour d’eux, elle s’avance vers un étal en particulier, attrape deux ovales de couleur crème et revient auprès de lui, une lueur sadique dans les yeux. « Attends, j’vais t’aider à parfaire le gâteau. » Et sans attendre, la jeune femme écrase les deux œufs sur la tête de Timothée, en le fixant avec fierté. « Alors, le premier, c’est pour m’avoir dit de la fermer. Hein, parce que tu te doutes que c’est pas gratuit, non plus. Et le second, c’est pour le gentil paquet que tu m’as envoyé dans la tronche. D’ailleurs, faudrait que tu révises la précision, c’est pas encore ça. » En disant ça, elle montre le rayon derrière elle, contre lequel s’est percuté le sac de farine. Ouais, ben c’est pas glorieux à présent. Et elle donne pas cher de leurs peaux quand ils seront dénoncés. Toujours avec un flegme calculé, Cameron fixe son visage, ayant parfaitement conscience qu’elle n’a pas énoncé d’autres raisons que ses pseudos attaques. Peut-être qu’elle comprenait le reste de ses paroles, qui sait.« J’espère que tu t’es bien défoulé, Ouistiti. Tu devrais le faire plus souvent, on dirait carrément que t’as oublié la notion de sommeil. » Moqueuse ? Totalement. Mais fallait pas lui donner l’air d’avoir 70 ans, aussi.

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MessageSujet: Re: Gâteau au yaourt sur ta face. [Timothée.]   Jeu 12 Mai - 17:47

Passé la dixième seconde de choc, je le vois. Oui, très clairement, je le vois son sourire qui s’étend et masque presque tout son visage avant d’inonder l’espace d’un rire hilare. Le con. Il a bien de la chance d’être mort. Avoir un frère est-il si utile que ça ? J’en sais rien en fait, j’en ai jamais eu du coup ça règle le problème. Et non, cet imbécile qui se tient les côtes n’est pas plus mon frère que moi je suis l’ami de Cameron. Une illusion. Encore, toujours. Y en a de partout, c’est que ça prolifère dans un monde où on porte énormément d’espoir sur la vie qui nous a pourtant cruellement fait défaut en 4 ans. Dans ces moments là, il parait que l’être humain se rapproche de l’essentiel : je crois bien que l’humain a encore zappé les leçons du passé. Encore. Une histoire perpétuelle et je dois l’avouer, je ne fais pas parti de la tranche de la population ayant éradiqué la rancœur de leur cœur pour embrasser tous les inconnus. Au contraire, j’ai même renforcé cette méfiance voire l’ai créé. Il est bien loin le Timothée adolescent. Cela dit, celui qui se trouve ici n’est pas plus proche d’être père non plus. Alors au final, sur une courbe temporelle… je ne saurai même pas où me situer, surement au bout de la ligne, proche du vide. Elle éternue, je sursaute puis éternue à mon tour puis pose mon regard sur elle. Comme ça, j’te donne facile dix ans de plus. Et c’est l’ancêtre qui parle… Je lève la main et la désigne en entier. Saupoudré ainsi, j’aurai presque envie de plaisanter avec elle et de l’aider à porter ses courses. Presque. Je pose une main sur mon visage, tente d’éloigner la farine sans grand succès. Etrangement, je l’ai senti, l’attaque. Je ne sais pas pourquoi mais avec un personnage pareil, incapable d’assumer une conversation comme celle-ci avoir risqué sa peau par l’attaque d’un sac de farine était l’aubaine inespérée pour toujours faire plus. Jamais dans la retenue, toujours dans l’abus alors c’est avec dépit que je sens les œufs se briser sur mon crâne inondant mes cheveux, mes joues… Alors, le premier, c’est pour m’avoir dit de la fermer. Hein, parce que tu te doutes que c’est pas gratuit, non plus. Merci Bastien d’exister sans exister. Pourquoi n’es-tu pas tout simplement en vie, avec nous, dans ce rayon ? Non, ne réponds pas. Oublie. Comme je vais le faire. Oublier oui, il vaut mieux comme cette rencontre. Elle est incapable. Incapable de voir qu’une explication résoudrait bien des choses, que ma déception est d’autant plus grande que je l’appréciai vraiment. C’est stupide. Et le second, c’est pour le gentil paquet que tu m’as envoyé dans la tronche. D’ailleurs, faudrait que tu révises la précision, c’est pas encore ça. Mes yeux découvrent le plafond avant de revenir vers elle dans un soupire.

Elle me fatigue, c’est ainsi. J’aimerai pouvoir rire de sa dégaine et surtout de sa réaction mais là c’est impossible. J’aurai préféré ne pas la recroiser, c’était la seule chose censée qu’elle avait prononcé. Quitte à la revoir pour cette conversation, j’aurai préféré qu’elle réussisse sa tactique d’évitement. Qu’est-ce qui m’a pris d’aller m’interposer ? J’espère que tu t’es bien défoulé, Ouistiti. Tu devrais le faire plus souvent, on dirait carrément que t’as oublié la notion de sommeil. « Ouistiti ». Je serre la mâchoire, qu’est ce que ça peut lui faire mes états de sommeil ? Elle qui est incapable de me considérer assez pour m’offrir une vérité pourtant simple à dire maintenant que je sais qu’elle y a participé. C’est pas comme si je ne savais rien. Délicatement, une goute de l’œuf s’échoue dans ma nuque, j’hausse l’épaule correspondante, frissonne pour une raison inconnue, le dégout peut être ? Et là, sans trop savoir pourquoi, sans trop savoir ce qui vrille dans ma tête, je m’approche. D’un geste rapide j’attrape ses mains que je bloque dans son dos et enfouille mes cheveux et mon visage dans sa nuque. J’étale sans douceur le contenu du gâteau capillaires sur sa nuque, son cou et nous fait glisser en arrière. Elle a beau protester, je m’en fous comme elle se fout de ce que je peux bien penser. De qui je suis. Je chute sur elle, ne m’arrête pas là et descend même sans gène entre ses seins pour atterrir contre son ventre. Lorsque je redresse le visage sur elle, elle proteste encore et c’est un sourire qui apparait, le fourbe. Fugace, je le cache bien vite derrière une froideur qui s’évertue à vouloir coller à ma peau. Ca ne me va pourtant pas. Voila, c’était pas gratuit… c’était pour remercier la lacheté digne d’un déserteur dont tu ne cesses de faire preuve. C’est dommage, on était ami.

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MessageSujet: Re: Gâteau au yaourt sur ta face. [Timothée.]   Mar 17 Mai - 15:29


Calculons, calculons. Si l’un des employés de cette supérette de quartier avance environ à 2km/h, qu’il s’égare dans le virage du rayon steak hachés pour flirter avec la demoiselle blonde tout là-bas pour une durée de 18 secondes avant qu’elle le rembarre et qu’il reprenne ensuite son chemin tranquillement en songeant à sa prochaine pause pipi… Combien faudra-t-il de temps pour qu’il comprenne que le nuage blanchâtre qu’il vient de traverser est en fait la conséquence des yeux bigleux de Timon lançant un sac de farine ? Oh, et seconde question : Combien faudra-t-il de temps pour que la milice ramène ses fesses quand ledit employé aura connecté deux neurones pour les appeler ? J’vous dirais bien que vous avez quatre heures, mais quelque chose me dit que les choses risquent de s’accélérer d’ici peu. Néanmoins – et parce qu’elle a un pète au casque – Cameron ne se stressa pas pour autant. Aah, que la vie est belle quand on se fout un peu de tout. En plus, observer la réaction de Ouistiti devant ses propres répliques – puisqu’elle avait enfin pu en placer une – avait presque un petit côté jouissif. Certes, elle prenait garde à ignorer certains électrochocs cardiaques dus aux superbes piques qu’elle s’était prise dans la gueule, mais soit, au moins, sa journée aura eu de quoi être un peu plus intéressante que d’habitude.

Ah nan mais super ! Gel douche aux œufs ! Shampoing aux œufs ! Lessive aux œufs même ! Un léger grondement s’élève dans sa gorge alors qu’elle ne cherche même pas à se débattre vraiment. Ouais bon, elle bouge un peu, histoire de donner le change. Mais elle ne veut pas lui faire de mal physiquement. Elle le pourrait, c’est vrai. A-t-il seulement oublié qu’elle avait été soldat avant de tout envoyer balader ? Probablement que non, Ouistiti a une bonne mémoire. Mais le fait était qu’elle tenait – ou avait tenu – trop à lui pour lever la main sur son visage. Voire, toute autre partie de son corps, comprenons nous. Alors elle ne bouge que légèrement, qu’il n’ait pas l’impression d’avoir un corps mort dans les pattes. Et il s’amuse le con. Loin de se suffire du cou, voici qu’il glisse ses cheveux le long de son buste. Lorsqu’ils perdent l’équilibre, elle libère un bras pour le passer instinctivement autour de lui. Aux yeux des autres autour, on pourrait croire qu’elle s’accroche, se retient, l’entraine dans sa chute, mais elle sait qu’elle veut lui éviter des chocs inutiles. Dès qu’ils font connaissance avec le sol, elle le relâche, préférant qu’il ne se pose aucune question stupide. Son t-shirt est dégueulasse, son jeans a pris de l’âge lui aussi et son visage colle déjà. Chouette, déjà que l’eau chaude est pas gratis, elle est bonne pour en prendre une seconde.

Lui jetant un coup d’œil rapide et précis, Cameron vérifie qu’il n’est pas blessé. Enfin, physiquement. Parce que moralement, c’est une autre paire de manches. Pas besoin de sortir du M.I.T pour piger qu’il lui en veut, qu’il ne comprend pas, qu’il se sent trahi et tout le toutim. Probablement même que ça n’a fait qu’accentuer les démons naissants sous sa caboche. Arf, elle aurait aimé ne pas être la cause de certaines rancœurs pour une fois, surtout que ce garçon-là avait réussi à la supporter à l’époque, mais les choses étaient ce qu’elles étaient. Les décisions les plus importantes sont rarement les plus faciles à prendre. Timothée lui en voudrait toujours, avant de l’oublier. Déjà, elle peut voir dans ses prunelles qu’elle a de moins en moins d’importance pour lui, que son esprit se perd ailleurs, sur des sujets plus sérieux. La douleur de cette compréhension est aussi soudaine que vive, et elle déglutit pour se calmer. Putain de sentimentalisme à la con. Grognant plus fortement, la colère vrillant brièvement dans ses veines, la jeune femme échange leurs places pour s’asseoir sur son ventre. Et si elle frôle son bassin, franchement, elle en a strictement rien à foutre. La situation ne prête à aucune confusion.

Vive, elle se saisit d’un pot le plus proche du rayon et avise qu’il s’agit de miel. Magnifique tiens, gâcher une denrée rare va lui valoir plusieurs semaines en cellule. Tant pis. Parce qu’elle aussi, elle a envie de lui dire merde. Pourquoi lui avouer la raison de sa présence chez lui alors qu’elle sait très bien qu’il n’en aura que plus de questions ? Questions auxquelles elle était proprement incapable de répondre, bordel ! Qu’est-ce que le gouvernement voulait vérifier chez lui ? Pourquoi avoir envoyé un duo fouiller son appartement ? Elle n’en savait foutrement rien, et elle aussi, ça la faisait chier. Qu’est-ce qu’il croit le gugus allongé dans la farine et les œufs ? Qu’elle est totalement insensible ? Certes, la plupart du temps, elle n’a rien à cirer des gens autour d’elle mais Timothée n’était pas franchement un inconnu. Débile d’adolescent pré-pubère. Ouais, elle attaque l’apparence injustement, et alors ? Rajoutez-lui une semaine en taule pour manque de répartie tiens, on ne sera bientôt plus à ça près. Agacée par la teneur de ses pensées, Cameron le maintient fermement au sol, avant d’appuyer un genou sur l’un de ses bras pendant qu’elle retient l’autre d’une main. Avec la dernière de libre, elle relève son t-shirt sans jamais donner l’impression d’en profiter pour mater. La honte pour lui, n’est-ce pas ? Comment pourrait-il supporter qu’elle le reluque  alors qu’il la déteste ? Ouais, elle ne lui fera donc pas cet affront. Et tant pis si elle perd l’occasion de se rincer l’œil. Soupirant mentalement devant cette prise de conscience presque décevante, Cameron tire donc le tissu vers le haut pour ensuite appuyer laaaargement sur le tube de miel. Celui-ci déchargea son contenu sur le ventre mis à nu, avant que la demoiselle ne rabaisse le t-shirt et appuie avec sa main dessus. « Parfait. »

Néanmoins, son regard descendit plus au sud et ses yeux s’étrécir avant qu’elle ne lève la tête pour le fixer directement. « Je vais te donner plus de raisons encore de me détester. » Froide, parce qu’en vérité, se sentir impuissante est quelque chose qu’elle ne supporte pas vraiment, Cameron lâche la seconde main pour rapidement tirer un peu sur le pantalon et vider du miel à l’intérieur. Qui a dit que la haine valait mieux que l’indifférence ? Pile au moment où elle allait rajouter quelque chose, une voix intervint à leurs côtés. La jeune femme tourna la tête, rencontra des jambes et longea le corps pour pouvoir observer le visage rougi de colère de l’un des employés qui les invectivaient copieusement. « Roooh, ça va hein. » Et sans attendre, elle appuya sur le ventre du pot de miel pour en faire jaillir sur les vêtements de l’employé. Les cris se succédèrent, et elle leva les yeux au ciel, avant de reporter son attention sur la silhouette sous elle. « Si t’es rapide, tu peux passer par le toit pour te tirer de là. » Avant de reculer pour le libérer sans un regard.

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MessageSujet: Re: Gâteau au yaourt sur ta face. [Timothée.]   Sam 21 Mai - 17:40

L’amitié un concept bien étrange aujourd’hui. Enfin, c’est ce que mes rencontres et l’avenir qu’elles ont me font penser. Méfiance. Duperie et connerie profonde. Non voila avec une définition bien étrange du lien qui est censé, à certaines mesures, pouvoir remplacer la famille ou s’en créer une. On en est loin d’ailleurs et ce n’est pas le regard que Cameron me porte qui me permet de réévaluer le jugement, non. Elle s’enfonce encore dans son masque d’indifférence et si j’ai cru percevoir un brin de tristesse celui ne fut qu’un leurre. Quand je dis qu’elle est incapable d’assumer quoique ce soit, ce n’est pas pour rien. Son je m’en foutisme me faisait bien marrer, je l’avoue. Réceptive à mes jeux de l’esprit, à mes blagues et surtout à mes vannes, elle était une parfaite adversaire. Une adversaire avec qui partager le boulot et un verre était assez plaisante. Nous n’étions pas proche au point de connaitre les secrets de l’autre mais certainement assez pour que je puisse avoir confiance en elle et inversement. Malheureusement, une énième erreur de jugement. Différente que celle avec Bastien, l’inverse en vrai… j’ai été trop confiant. Alors me voila sous elle, bloqué par son genou et sa main droite pendant que l’autre choppe une mauvaise idée. Une très mauvaise idée. Cameron évite mon regard, évidement, elle ne sait faire que ça. Ca et un gâteau au miel. Merci du cadeau. Pourquoi suis-je allé me mettre au milieu de sa course de canard ? Encore une de mes brillantes idées pour lui rappeler ce qu’elle est devenue pour moi : rien. Ou presque. Je secoue la tête à défaut de secouer mon corps pendant que Bastien rigole et s’abaisse à ma hauteur. Tu comptes attendre gentiment où ? Je peux la basculer que par-dessus ma tête, si je fais ça elle va se manger toutes les étagères avec suppléments conserves….Je ne suis pas là pour la blesser ! Je serre la mâchoire et ne fait pas attention au sourire satisfait de mon frère. A croire qu’il est content que je me laisse enduire de miel pour une femme qui n’a aucune considération pour autrui. C’est tellement con, même moi je comprends pas. Je vais te donner plus de raisons encore de me détester. Je secoue la tête avec lenteur, souris et plonge le regard dans le sien avant qu’elle ne se dérobe. C’est un échec alors… puisque je ne te déteste pas. La déception est bien des choses mais pas de la haine ou de la colère, pas vraiment. Ca peut s’y accoler mais le sentiment qui en résulte n’est pas très similaire. Non, je ne la déteste. Je suis juste, déçu. Ce qui n’est pas forcement mieux. Lorsqu’elle lève mon pantalon, je me redresse légèrement. N’abuse… pas… Trop tard. Je soupire et me laisse tomber en arrière. Ca m’apprendra à garder en moi l’envie stupide de protéger ce qu’il n’y a rien à protéger.

C’est là que la voix tonne. Forcement, je ne pouvais pas rentrer tranquillement chez moi pour débarbouiller ce mélange gluant, farineux et…. Définitivement gluant. C’était trop demandé. Je pousse ma tête contre le carrelage et lève les yeux pour voir derrière moi. Evidemment, si je parviens à deviner un homme, je le vois à l’envers et pas très nettement. Je soupire en allant de paire avec les paroles de ma comparse du crime. Celui là de crime d’ailleurs… gâcher des denrées alimentaires… Vu le coût et que j’en ai partout dans mon froc, ça peut se comprendre mais quand on y pense c’est tellement con. Toute cette histoire est grotesque en fait. Avoir 100 dollars sur mes parties, c’est merveilleux. Je souris à cette pensée afin d’éviter de rager de me retrouver dans cette situation, désespéré même de m’y être retrouvé. C’est là que le tire de trop passe du tube aux habits de notre nouvel invité à la cuisine party. Son regard, ses traits rougissant de colère et ses veines s’extirpant dangereusement de son cou eurent raison de mes dernières réticences à exposer un sourire amusé. Jamais dans l’abus. Jamais. Si t’es rapide, tu peux passer par le toit pour te tirer de là. Sourcil froncé je secoue la tête en me redressant, secouant la tête de dégout face au sensation du miel sur ma peau. Le miel et les œufs et la farine… merci du cadeau. Elle a raison, je suis rapide et partir dans l’autre sens pour quitter le bâtiment par derrière me semble tout à fait jouable. Simple même si je ne me vautre pas en m’élançant dans l’allée souillée évidemment. C’est nouveau, tu fuis pas et en prime, tu veux me sauver la mise ? Ok, c’était bas et gratuit mais qu’importe. Ca faisait du bien. Debout, je fixe devant elle, souffle sur mes cheveux tombant puis secoue la tête afin d’éloigner les mèches rebelles derrière mon crâne. Y  a pas à dire, à nous deux, on forme une belle brochette. Excusez-nous, on a dérapé dans l’allée en se rattrapant aux produits et… voila… On peut rembourser… Sauf le miel, ça c’est hors de mes moyens, peut être les siens … qui sait ce qu’elle peut fabriquer de ses journées à présent et combien de tune elle se met de côté. L’homme, imperméable à mon grand sourire de parfait crétin tonne de nouveau. Je murmure donc Il a pas l’air de rigoler beaucoup dans la vie celui là… Je lève les mains en l’air en les agitant. Ok, c’est bon, appelez les pk … on leur expliquera que vous faites de la niole dans votre arrière boutique et qu’en prime vous laissez faire un dangereux criminel ici… L’homme me toise. Le coup de la niole, c’est du bluff. Le coup du criminel c’est carrément de la connerie. Cela dit, son attitude ne me fait penser qu’à un mec pouvant boire quand il en a envie et vu le temps qu’il a mis pour arriver ici, il y avait des chances pour qu’il se soit occupé dans l’arrière boutique. L’homme fronce les sourcils et s’approche d’un pas. Niole ou .. bière ? ou non pas vin vous avez pas la tête à boire du vin…. Et la drogue ce serait un peu cliché non ? Ah moins que vous vous soyez juste taper quelqu’un dans l’arrière boutique… les deux peut être… J’hausse les épaules, parle d’un ton assuré alors que je lance des idées et tente de trouver le point d’appuie. N’avait-il pas associé mardi à mercredi sur sa chemise ? Bourré ou amant c’est kiff kiff.

Visiblement l’homme tique, et visiblement il avait pris le temps d’appeler nos collègues qu’un regard rapide aux vitres nous informe de leur présence. Alors, je cris. Le VOLEUR DE DORITOS ! Oui, rien de mieux mais qu’importe, il tourne la tête par réflexe : aaah l’humain… pendant que j’attrape un autre sac de farine que je jette avec force dans sa tête puis me retourne, attrape la main de Camerone et…cours. J’espère que sauter du haut d’un toit te pose pas de problème … Je lâche sa main, passe al porte de derrière, m’arrête un instant le temps de situer la ruelle et ses « commodités utilisables » puis cours de nouveau, saute sur une poubelle avant de sauter encore une fois mais cette fois sur l’échelle de secours du bâtiment voisin qui descend à bonne hauteur. Sans l’attendre, puisque je sais qu’elle est derrière moi, je grimpe à l’échelle, attend qu’elle arrive sur la plateforme pour raccrocher l’échelle et partir à sa suite. Deux gâteaux ambulant courant pour échapper aux collègues et anciens collègues… qui a déjà vu plus grotesques ? Manque plus qu’une horde de chien à notre poursuite pour parfaire le tableau.

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MessageSujet: Re: Gâteau au yaourt sur ta face. [Timothée.]   Sam 21 Mai - 20:26


Quand elle pense qu’elle lui avait offert une peluche au noël dernier. Bon okay, c’était un oustiti, et ouais, elle l’avait déposé anonymement devant sa porte en prenant garde à ce qu’il ne tarde pas trop… Yep, elle fait dans la filature et alors ? Le sujet, c’est la peluche là, bordel. Peluche dont il ne connaitra jamais l’expéditeur. Peluche qu’elle aurait foutrement aimé pouvoir utiliser comme sujet de plaisanterie. Peluche qui ne servait même pas à enterrer cette putain de hache de guerre, mais… Qui sait, peut-être l’avait-elle simplement utilisé pour se sentir mieux. Egoïstement. Hey, l’introspection, c’est pas franchement son truc à la demoiselle. Faut utiliser son cerveau, additionner deux et deux dans un flou artistique d’émotions polluantes, alors non, désolée mais elle préfère vivre en se cognant métaphoriquement la tête contre des murs personnels. De toute façon, ça ne sert à rien de ressasser le passé. Timon ne gardait visiblement qu’un seul souvenir d’elle et il n’était pas brillant. On récolte ce que l’on sème, Cameron.

Il ne la déteste pas. Une chape de plomb semble s’abattre alors sur les épaules féminines, tandis que la confirmation de n’être qu’un fantôme insipide dans ce monde quasi irréel se fraye à nouveau un chemin dans son esprit. Tim’ n’est qu’un exemple de plus, une croix rouge sur une liste déjà fournie. Ni le premier, ni le dernier. Même si pour le coup, elle n’avait pas vraiment été volontaire, les faits étaient là. Les retours en arrière, Cameron n’a jamais véritablement essayé, ni adhéré d’ailleurs. On laisse dans nos pas, la moiteur de nos regrets, les remords qui nous étouffent, et l’acidité de nos cauchemars. Elle ne veut pas de tout ça, ayant été par trop de fois, le témoin des ravages qu’ils causent chez les autres. Il n’y a qu’à observer Ouistiti ne serait-ce qu’un instant. Avec les yeux, et avec le cœur. Quelques ombres obscures sous la finesse de ses yeux qui murmurent à ceux qui savent tendre l’oreille. Evidemment que Cameron n’aime pas ce qu’elle contemple, mais elle n’a pas voix au chapitre. Simplement, elle espère que certaines personnes dans l’entourage du garçon s’occupent correctement de lui. En 2013, quand ils se sont rencontrés, c’était déjà un bon gamin. Aux yeux de la jeune femme, même si les années passent et se font graver par les obstacles, il n’en restera pas moins ce même gamin qu’elle a taquiné à leur première rencontre. Parfois, c’est con la vie. Souvent, en fait.

« C’est nouveau, tu fuis pas et en prime, tu veux me sauver la mise ? »

Elle ne peut lui en vouloir. L’occasion était trop belle. Cette réplique tire même un léger rictus sur les lèvres sèches de la jeune femme qui hausse les épaules dans une réponse qui veut tout et rien dire à la fois. Cameron a déjà fui devant lui, plus d’une fois si on y réfléchit bien. Aujourd’hui, elle peut au moins lui faire gagner du temps. Qu’il souille son acte, qu’il fasse preuve d’incompréhension et de méfiance, mais qu’il ne lui enlève pas ça. Ce n’est clairement pas tous les jours qu’elle fera preuve de gentillesse. Et s’il la connait un tant soit peu, il s’en rendra compte. Enfin, avec sa chance, il prendra ça pour de la pitié. Tant pis, c’est la finalité qui importe à présent.

Mais… Quel con. Cameron garde son sang-froid, mais la colère fait lentement bouillir ses veines. Au lieu de se casser de là, ce débile négocie. Il négocie avec l’employé pas commode du tout. La brune fait discrètement un pas sur le côté lorsque ledit employé se rapproche de Timon. Hors de question qu’il le touche. Fronçant imperceptiblement les sourcils, tout son être se tend, prêt à agir s’il le faut. Celle qui blesse Timothée ici, c’est elle, pigé ! Et c’est qui ce criminel dont il parle au fait ? En vérité, elle ne comprend pas la moitié de ses propos, bien que l’idée de la provocation en mode pèche à la ligne ne soit pas mauvaise. Elle parierait pas sur un cinq à sept secret dans la réserve néanmoins. La petite piquette bon marché, pourquoi pas.

… Hein ? Connement, Cameron tourne la tête en harmonie avec celle de l’employé. Il est où le voleur de Doritos ? Et comment il a fait pour en trouver, bordel ? Le choc d’être tirée sur le côté la fait revenir sur terre, avant que son cerveau donne un ptit coup de pouce à la comprenette. « Ah. » La déception pointe dans sa voix alors qu’elle saisit enfin qu’il n’y a vraiment aucun sachet de chips dans la boutique. La question de Timothée est aussi surprenante que soudaine, si bien qu’elle focalise toute son attention sur lui. « On verra bien. » Elle n’était pas une Yamakazi, elle. Certes, ancienne militaire avec des muscles aux jambes, et une certaine souplesse mais rien à voir avec Timon quand il se prenait à jouer sur les toits. Advienne que pourra, de toutes évidences.

Alors, elle le suit. Il sort de l’épicerie par derrière, longe la ruelle à vive allure, saute sur une poubelle pour prendre de l’élan et accrocher une échelle qui se met à descendre. Cameron s’est stoppée pour le regarder faire, un air presque bovin sur la tronche. « Ah ouais… » Okay, s’il voulait jouer à ça, eh bien… Hum, elle prendrait le niveau débutant. Ou intermédiaire à la rigueur, parce que bon, elle n’était totalement une courgette non plus. Se hissant rapidement aux barreaux, elle le rejoint sur le toit, et l’observe remonter  l’échelle. Qu’est-ce qu’elle pourrait dire à ce moment-là, mis à part : « T’as vraiment pas volé ton surnom… » Et oui, elle n’a pas été en mesure d’empêcher les mots de s’échapper de sa bouche. Pas sa faute si toute son intelligence est partie au profit de l’instinct. Pas la peine de rétorquer quoi que ce soit là-dessus, je sais ce que vous pensez à propos de son intelligence.

Quand il reprit sa course, Cameron le suit toujours. Une petite voix sous son crane lui demande pourquoi elle fait ça, et aucune réponse ne lui vient. Peut-être qu’observer le dos de Timothée a quelque chose d’hypnotique, ou qu’avoir eu sa main dans la sienne sans chantage l’avait court-circuitée. Peu importe. Au moins, elle pourra s’assurer qu’il rentre chez lui entier. Fière de sa trouvaille, Cameron se secoua les puces pour le rattraper. Ils sautèrent d’un toit à l’autre, avant de se stopper cent mètres plus loin. Il y avait plusieurs cages d’escaliers, et les insultes qu’elle entendit ne disaient rien qui vaille. Fronçant les sourcils, elle s’approcha du bord sans montrer sa tête. « Bon… » Une patrouille. Deux qui grimpent et deux au sol. S’il faut, elle se battra. Un coup d’œil au garçon à quelques mètres d’elle lui rappelle qu’elle n’est pas seule et qu’elle n’a encore jamais vu Timothée agir face à la violence. Réfléchissant rapidement, le visage dur, Cameron se redresse pour aller observer la façade adverse. « On peut rejoindre l’autre bâtiment. » Le saut semble un peu plus grand, mais elle sait qu’il peut le faire. Elle l’a déjà vu s’exercer à pire – oui bon, toujours cette histoire de filature – alors il y arrivera. « Vas-y en premier, je te rejoins. » Son ouïe lui sert d’indicateur et tout ce qu’elle veut, c’est qu’il se soit barré dans les cinq prochaines secondes.

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MessageSujet: Re: Gâteau au yaourt sur ta face. [Timothée.]   Dim 22 Mai - 1:48

Spoiler:
 

L’idée de me faire renifler le derrière par une horde de chien en manque de glucose ou autre délice culinaire ne m’enchante pas plus que ça mais, étrangement, le fait d’être là sur ce toit, dans cette situation me donne envie de rire. Alors, pour toute réaction je souris en voyant déboulé deux compères en contre bas. C’est grotesque. Mon nez me gratte, mes yeux me piquent et ma peau aussi rigide qu’avec un masque de boue. Non je n’ai jamais essayé…. Jamais.   T’as vraiment pas volé ton surnom… Je tourne la tête vers elle et n’hésite plus à lui offrir un sourire. Pourtant c’est elle qui nous a, encore, entrainer dans une histoire débile. C’est elle qui n’a pas voulu donné d’explication, ni d’excuses. C’est elle qui n’a pas simplement encaissé l’attaque et qui a voulu faire toujours plus. Encore et encore. Alors nous voila, nous deux gâteaux improvisés collant et gluant sur un toit à tenter d’échapper à une équipe de PK pour la simple et stupide raison d’avoir légèrement joué avec de la nourriture. Et alors ? Nous n’avons pas reçu une bonne éducation, qui s’en souci de nos jours ? Personne. Un coup d’œil en contrebas indique la venue d’un des loustiques, je la pousse dans le dos puis passe devant elle. Va falloir me faire confiance et sauter sans vérifier la distance … puis apprendre vite… c’est simple, tu cours, tu prends appuie sur le rebord et tu sautes… Lorsque mon visage lui offre un sourire je ne le comprends pas. Est-ce l’amusement de cette situation ? Ou l’idée qu’elle doive aujourd’hui fuir pour une bonne raison et selon mes règles ? Aucune idée, mais s’en est presque appréciable. Après tout, jamais je nous aurais imaginés dans cette situation. Qui le pourrait ? pour le reste fait comme moi.. Elle a fait l’armée, apprendre vite elle le sait et le danger elle le risque elle doit le connaitre du coup sans attendre, je saute et me réceptionne en roulant sur l’autre bâtiment. On saute un second puis un troisième sur lequel on s’arrête. Pourquoi ? Parce que je connais ce bâtiment et surtout l’unique bâtiment voisin étant à assez bonne hauteur pour pouvoir effectuer un saut. Le souci étant la distance. Celle-ci étant surement trop grande pour Cameron qu’importent ses compétences sportives. La seconde solution n’était pas dès plus appréciable puisqu’elle consistait à sauter sur un bâtiment plus haut donc de sauter et se rattraper soit… dans une fenêtre soit sur les échelles. Bref, rien d’évident non plus.

On peut rejoindre l’autre bâtiment. Moi sceptique ? Pas du tout. Elle confiante ? totalement. Mes yeux la détaillent sans empêcher un sourire naitre de l’image qu’elle renvoie. Elle est méconnaissable, comme moi surement et semble aussi âgée qu’un vieillard à bord de son bolide trois roues sans pourtant perdre ce grain de folie qui, faut l’avouer, m’a toujours plus chez elle. Dommage. Vraiment dommage qu’on en soit arrivé là. Enfin bref, se sent-elle vraiment capable de traverser ce vide ? Vas-y en premier, je te rejoins. A priori, non. Définitivement non. Je secoue la tête soupire et me détourne d’elle pour observer en contre bas. Croit-elle vraiment que je vais me laisser duper par son « vas-y en premier » ? Bien qu’elle n’ait pas eu le temps de tout connaitre de moi, de tout savoir, j’osai espérer qu’elle ne me prenait pas pour plus con que je ne le suis - déjà qu’elle me prenait pour un gamin alors que dans les faits, je suis le plus vieux- .En même temps… Pas de commentaire, besoin de solution Bastien, suis un peu ! Donc oui, je sais qu’elle veut gérer la suite pendant que je me casse mais c’est mort. Fuir n’est pas mon genre. Abandonner non plus, plus maintenant. Quoiqu’elle ait pu faire dans mon appart, quelque soit les raisons, c’est tout de même elle qui risque plus de plume si elle se fait coincer que moi et ça, malgré tout, je préfère le lui éviter.  Son regard contre moi, pressé, je le sens. J’en connais les raisons, je sais que des types vont arriver mais qu’importe. Avisant les fenêtres de notre bâtiment je souris. J’ai pas fait l’armée, mais j’abandonne personne non plus….encore moins celle qui peuvent en risquer le plus. Je jette un œil en bas, souris. Mais c’est gentil de te découvrir une conscience aujourd’hui… viens là, grimpe sur le rebord s’il te plait…. Allez active ! Mon ton ne lui laisse pas plus le choix et elle le sait bien que cela l’agace j’en suis sûr. Un constat qui agrandit mon sourire avant de simplement la pousser dans le vide. Tim ! Mes mains agrippent alors son bras avant qu’elle ne chute totalement et la retiennent contre la paroi du mur. A quelque centimètre de son visage, l’ornement d’une fenêtre. Sous l’effort, j’articule difficilement. Je vais te descendre un peu.. agrippe toi aux ornements, c’est épais… solide… cache toi …dans l’encadrement… La bâtisse, âgée et légèrement vétuste reste majestueuse avec une architecture nous permettant aujourd’hui de nous cacher dans le cadre très large des fenêtres. Je la fais donc glissé au maximum contre la paroi sans risque de chuter avec elle puis lui dis de se lancer, ce qu’elle fait. Une fois invisible à la vue, je souris. Bouge pas

N’attendant pas sa réponse, je me détourne et recule. Un instant je remercie que le bâtiment fait déjà plusieurs étages et que certains PK soient fans des cheeseburgers. Sans attendre, je m’élance en entendant hurler derrière moi. Une fois lancé, désolé les gars, mais je ne peux pas m’arrêter. Déjà dans les airs, je m’offre le luxe d’un salto avant d’atterrir de l’autre côté. Une prouesse qui laissa peut être pensé à un saut facile puisque l’un des hommes court pour se lancer à son tour. Je le vois faire et je vois déjà sa trajectoire. Il va se planter ! Je cris mais tout comme moi, s’arrêter si proche d’un rebord c’est autant du suicide que de sauter. Alors je cours dans le même instant pour atteindre le bord du toit, tend les bras par-dessus et attrape le type de la même manière que Cameron juste avant. A ceci près qu’il était trois fois plus lourd et moins sexy –moins chiant, frustrant et décevant aussi…- . J’expire en forçant sur toutes les fibres de mes muscles et le hisse de mon côté en chutant lourdement en arrière. D’un coup d’œil je vois Cameron cachée dans la fenêtre et me crispe à l’idée que ce petit contre temps puisse la faire attendre un petit moment son perchoir. Un sourire nait tout de même, fort amusé de la situation au final. Ca lui fera les pieds. Le PK respire fort, se redresse en me remerciant tout en pointant son joli flingue contre moi. Non mais t’es sérieux ? C’est pour de la farine… tu crois que je voulais finir dans cet état, j’en ai même dans le froc ! Et je t’ai sauvé la vie ça compte pas ? Je n’aurai pas eu à sauter si tu n’avais pas joué avec de la bouffe Gamin euh.. on va se calmer avec les surnoms pour microbe ok les gars…. ? Je parle avec les mains, les agite et au final, finit simplement par désarmer le PK et lui envoyer la cross dans la tête. Simple, efficace : merci le krav maga, Andréï et ces trois dernières années. On apprend beaucoup plus vite quand on a peur de crever, c’est dingue non ?

Avisant son comparse en haut, je saute sur le toit d’un autre immeuble et m’engouffre dans les escaliers intérieurs sans la moindre hésitation. C’est un hôtel encore en activité, enfin clandestinement puisqu’il ne s’y passe pas que des choses légales mais qu’importe. C’est parfait. J’ai juste besoin de les perdre dans le bâtiment et utiliser l’une des grandes fenêtres pour atterrir sur l’immeuble voisin, me rapprochant de Cameron. Parce que tu ne comptes pas te barrer ? Pas vraiment, non. T’as pas suivi ce que j’ai dis ? Avec son passé chez nous et ce qu’elle peut faire aujourd’hui, elle aura surement plus à perdre que moi et même… je peux pas la laisser sur son perchoir. Ouais stupide, et là tu veux visiter et choisir une chambre ? La ferme. Je fais juste en sorte de les perdre avant de retrouver Cameron en passant par un autre immeuble… Normal.. tout est parfaitement normal. Normal ? Non, loin de là. Mais il n’y a pas à dire, savoir se repérer dans cette ville et se déplacer ainsi n’a pas de prix. Sans l’avoir su en étant ados, cela m’a sauvé plus d’une fois. Rapidement, je constate un peu de répit et passe par une fenêtre. Le bâtiment étant quasiment collé à celui d’à côté, il me suffit d’enjamber puis grimper deux étages pour arriver à un niveau respectable pour sauter. Qui irait me chercher dans l’un des bâtiments que je venais de parcourir ? Personne non ? Alors c’est sans hésiter que j’atterris sur le toit de l’immeuble où se trouve Cameron et que je descends à l’étage inférieur. J’ouvre une porte, puis une seconde puis… c’est à la sixième que je devine le corps de la jeune femme assis à la fenêtre. Lui faire peur n’étant pas une bonne idée, je tente une approche délicate en tapotant sur la vitre avant de l’ouvrir. Désolé pour ces 20 minutes d’attente… j’espère que t’as profité de la vue et que t’en as profité pour une introspection ou réfléchir sur des questions existentielles à la vie… comme l’élevage d’alligator, la faim dans le monde, l’apparition de zombi… tout ça… Ou sur les raisons de se foutre de ta gueule… Aussi… M’adossant au mur, j’inspire profondément, passe les mains sur mon visage et bascule mon sac devant moi pour y prendre ma bouteille dos que je tends ensuite à Cameron. Alors le baptême de l’air ?[/i]

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MessageSujet: Re: Gâteau au yaourt sur ta face. [Timothée.]   Lun 23 Mai - 0:58


L’idée première, c’était de ne pas se faire choper. En avisant les différents côtés de l’immeuble, Cameron songeait qu’elle pourrait peut-être descendre d’un étage par les fenêtres, avant qu’ils n’arrivent sur le toit. Il faudrait être rapide, voire même les assommer si nécessaires. Mais ensuite, la fuite serait probablement plus simple par les étages directement. Elle n’oubliait pas les deux qui attendaient sur le trottoir. Donc, tout n’était pas perdu. Simplement il fallait que Timon quitte l’équation. Pour ça, il n’y avait pas trente-six solutions. Revenir en arrière était impossible, ils avaient sauté en diagonale, et elle n’avait encore jamais vu quelqu’un s’élancer pour rejoindre un bâtiment plus élevé que le premier. Peut-être que Tim le pourrait, avec sa tronche de Spiderman escaladant les murs. Rolling Eyes M’enfin, évitons les splash en contrebas, le sang ça tâche, et la mort, ça fait mal.

Elle – et ses trente ans en trop – tournèrent la tête vers la direction de la liberté. Oui, Ouistiti pouvait le faire. Inspirant profondément, toussant à cause de la farine, elle grommela pour la forme et sans véritables paroles compréhensibles. Quand il répondit, la chieuse lui jeta un coup d’œil sans faire montre d’émotions aucune. On n’évoquera pas la mini tempête sous son crâne, mais on gardera à l’esprit qu’elle est restée silencieuse. Or, Cameron est rarement silencieuse. Observer Timothée semble la seule chose dont elle soit capable. Bien entendu, il y a des mots qui se bousculent à ses lèvres, des sarcasmes qui voudraient s’élever, des grognements, et même des murmures. Mais voilà, il y a tant de sincérité, tant de force tranquille dans ces prunelles masculines qu’à la place, Cameron se renfrogne, acquiesce et avance. « Tu fais chier. »

Elle le rejoint, se penche pour saisir ce qu’il a en tête avant de se mordre la lèvre inférieure quand il la pousse. Pas un cri, pas une injure, juste un éclat de peur qui traverse son regard alors qu’elle s’accroche fermement à son poignet. Quand elle sent qu’il la tient vraiment, Cameron lève les yeux jusqu’à lui et fronce les sourcils. « C’est pas ton surnom qui me vient à l’esprit là. » C’est un féroce aveu que voilà alors qu’elle le fixe avec sérieux. Puis… L’amusement. A croire que n’avoir qu’une seule vie est réellement inscrit dans ses gènes. Profiter de tout ce qui est à portée de soi, savourer l’instant présent et s’amuser de tout ce qui arrive. L’occasion est bien trop belle pour qu’elle ne sourit pas, ne serait-ce qu’un peu. « T’as de la chance d’être une crevette. » Enfin, la crevette semble croire qu’elle peut la tenir à bout de bras. Etrangement – et parce qu’elle est timbrée – Cameron ne cherche pas à le convaincre du contraire. L’effort se lit sur le visage du garçon, mais elle ne dit rien là-dessus. A la place, elle baisse la tête pour fixer l’espace sur lequel elle doit poser les pieds. Rapidement, elle y prend place, ne voulant pas qu’il tarde trop non plus. A son ordre, l’ex-soldat grogne. « N’en profite pas trop, gamin. » Ouais, faudrait pas abuser non plus, il avait l’air d’en profiter un peu trop, tsss.

Puis, tout s’enchaine. Son sang ne fait qu’un tour quand elle observe Timothée retenir le flic – nouvelle génération – et le hisser sur le toit. Que Ouistiti se fasse mettre en joug la fait plisser des yeux. Sans hésiter, elle sort son flingue de sous son pantalon, et vise. La suite des évènements la fait se figer. « Bordel… » Ce crétin sait désarmer un adversaire. Saisie, la jeune femme ne perd pas une miette de ce qu’il se passe. Quand il s’avère que Timon ne risque rien, et mieux, qu’il s’est barré, Cameron range son Beretta dans son holster de mollet droit et jette un coup d’œil à la fenêtre contre laquelle elle est calée. Elle pourrait la casser, bien sûr, mais faut croire qu’elle n’est pas si mal perchée là. Doucement, la brunette glisse le long du mur et s’y adosse, les jambes allongées. Tout son côté gauche est penché vers le vide. La vue est sympa d’ici. Elle serait mieux encore si Cameron pouvait savoir ce qu’il était advenu de Timon. Durant les minutes qui suivent, elle ne bouge pas, silencieuse, et se remémore des souvenirs communs. Elle ira vérifier directement chez lui s’il va bien. Un soupir s’échappe de ses lèvres alors qu’elle se tourne vers la fenêtre. Il est temps de rentrer.

Cameron se tourne vers la fenêtre, et se met à observer l’intérieur avec curiosité, se demandant dans quel genre de pièces elle va pénétrer illégalement. Ce n’est pas la première fois, évidemment, et ce ne sera pas la dernière non plus. Mais la curiosité – même mince – reste de la curiosité. Puis, Ouistiti arrive. Il a une allure d’enfant qui a essayé de faire un gâteau avec n’importe quels ingrédients. Elle suit sa progression jusqu’à la fenêtre, l’observe ouvrir cette dernière et scrute le moindre de ses gestes avec cette nonchalance naturelle à laquelle elle a habitué tout le monde. « Disons que j’ai vérifié. » Elle laisse une seconde passer avant d’esquisser un petit sourire joueur. « Je ne sais pas voler. » Mais lui, il avait tout de la pub pour boisson énergisante. Avec un hochement de tête, elle attrapa la bouteille, en but quelques gorgées avant de l’essuyer et la lui rendre. Elle croisa son regard et lâcha un petit rire. « Faudrait pas que j’te refourgue mes microbes, hein. » Qu’il lui avoue au moins qu’elle le dégoute, à défaut qu’il la déteste, bon sang. Attentive à ses réactions, c’est comme si elle cherchait après une quelconque émotion, autre que l’indifférence. Tout mais pas cette absence totale d’émotions à son encontre.

Quand il en a terminé avec la bouteille, Cameron se glisse dans la pièce, embrasse l’endroit des yeux et se reconcentre sur lui, comme si de rien n’était. « T’as gagné en muscles depuis la dernière fois, Ouistiti. » Bien sûr que sa voix possède ce reflet moqueur qui reste sa marque de fabrique. A quoi s’attendait-il ? Oui, la curiosité était là, mais Cameron restait définitivement Cameron. Quand bien même, elle se demande pourquoi il est revenu pour elle. La question reste pourtant silencieuse, parce qu’intérieurement, ce constat l’a troublée. Et elle n’est pas prête de la lui poser de toute façon. A la place, elle fait quelques pas en avant, se gratte la joue collante d’œufs, soupirant à la désagréable sensation de peau qui tire et lance un regard derrière elle. « Tu penses qu’il y en a dans le bâtiment ? » Elle a beau tendre l’oreille, Cameron n’entend rien. « Tu devrais rentrer chez toi. » Elle tourne de nouveau la tête vers lui, et laisse ses yeux glisser sur sa silhouette quasi méconnaissable. « Une douche ne serait pas du luxe. »

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MessageSujet: Re: Gâteau au yaourt sur ta face. [Timothée.]   Mer 25 Mai - 21:03

Disons que j’ai vérifié…. Je ne sais pas voler. Ce regard, je le connais et fatigué, épuisé ou las… qu’importe les raisons au final, je lui réponds d’un sourire. Elle ne devrait plus faire parti des personnes qui méritent une quelconque attention de ma part ou d’une autre personne qu’elle aurait berné pourtant, je suis là. Je me suis mis en travers de sa fuite, je me suis battu avec elle, j’ai fui à mon tour en l’entrainant avec moi…. J’ai voulu l’aider là où abandonner aurait été si facile. Je ne sais plus qui elle est, n’avais surement jamais su mais elle aussi, elle est là à me donner cette impression étrange de ne pas être aussi indifférente que je le crois. Cameron n’avait-elle pas essayé de m’envoyer loin de la petite troupe de joyeux lurons sauveurs d’œufs ? Je soupire. Je soupire et je comprends rien à toute cette situation. Je ressens la déception, la colère et cet amusement stupide. Elle ne mérite pas cet amusement ni le doute qu’il fait naitre. L’infime possibilité qui nait en moi à son propos est à deux doigts de me faire vomir pourtant, lorsque mes prunelles s’attaquent aux siennes je n’y lis rien à son encontre. Ni en elle. Ni en moi. Rien. Juste la simplicité de ressentir de l’amusement. Ca est peut être son doute à elle, son trouble à elle. Une jumelle pouvant se lire aisément dans mes yeux. Est-ce la fatigue ? Ma connerie ? Cet étrange besoin de vouloir plus de simplicité dans les relations qui peuvent l’être ? Peut-elle seulement l’être ? Et bon sang, pourquoi devrais-je laisser passer quoique ce soit à une personne qui n’a jamais voulu agir comme elle l’aurait dû ? Faudrait pas que j’te refourgue mes microbes, hein. La remarque se veut détaché sans résultat, à croire qu’elle ne sait tout simplement pas tenir une posture désengager. Et ça, à cet instant, ça me fait tiquer. Pense-t-elle qu’elle me dégoute ? et surtout, est-ce qu’elle me dégoute ? Non. La réponse est immédiate, pour une fois. Le dégout se gagne plus durement et la souffrance n’a jamais sévi entre nous. Non, pas besoin, la déception a un gout bien plus amer lorsque, stupidement on se laisse duper. Elle, Brashen, Nolan, Gui… tous ces autres qui ont cru bon de mentir. Je secoue la tête dans une hésitation puis récupère la bouteille tendue. Des microbes, on finit toujours par en chopper… tu sais ? Parfois on s’y attend et parfois ça nous tombe dessus sans qu’on s’y attende… J’incline la tête, fais la moue et appuie mon regard d’un sourire entendu. Oui, parfois on s’attend à ce que le toit nous tombe dessus et d’autre fois, lorsqu’on baisse la garde, on s’éclate la face. Dans ces cas là ce n’est pas la chute qui fait mal c’est l’après, ce qu’elle implique. Un soupire, j’affaisse les tensions et bois plusieurs gorgées à mon tour puis range la bouteille en me redressant. Toujours essoufflé, je jette un œil pour la première fois à la décoration : poussiéreuse, nid des araignées, abandonnée. L’abandon… T’as gagné en muscles depuis la dernière fois, Ouistiti. Je tourne la tête vers elle, lui renvoie son sourire moqueur et me détourne. Faut croire que les microbes rendent plus forts… ça permet d’avancer et j’ai eu assez de raisons pour … Courir. Pour me battre. Pour vivre.

Je secoue la tête lorsque mon ex collègue me demande s’il y a du monde par ici, du monde qu’on ne voudrait pas croiser. Visiblement, ce coin n’est plus utilisé, comme tout l’étage peut être le bâtiment entier ? Je fronce les sourcils et m’avance dans le couloir pour m’enfoncer un peu plus sur la gauche ouvrant une porte puis une autre. La dernière laisse place à une immense place : l’open space. Des bureaux inutilisés. Mise à part la compagnie des araignées on ne devrait pas avoir d’ennuie… T’en es pas phobique par hasard ? Je n’attends pas la négation ni l’une de ses remarques dont elle a le secret et souris bêtement, me retenant presque de lui en offrir une. Presque. C’est dommage, ça aurait pu être divertissant… Tu devrais rentrer chez toi… Une douche ne serait pas du luxe. Mes prunelles cueillent les siennes dans son petit check up, j’hausse un sourcil et fais la même chose sans m’en cacher puis la désigne du doigt. Parce que tu te sens prêtes pour un gala là ? des affamés seraient capables de te lécher… Ma main s’agite et je recule. Non, pas besoin de préciser… Si ça l’accommoderait ou pas. Gardons notre relation à son état, c’est-à-dire… bonne question. Très bonne question. Mes doigts s’échouent contre mes cheveux, tentent une percée dans ma masse capillaire et se collent avec. Grimaçant et jurant, je tire et secoue l’amas pour parvenir à libérer ma main ce que je parviens par faire d’un sourire vainqueur. Okay, peut être qu’une douche s’impose mais toi comme moi, on ne peut pas sortir de là dans cet état… on se ferait repéré sur un pâté de maison… J’imagine que nos collègues… anciens collègues, pardon… vont se lasser mais en attendant, je me demande ce qu’on peut trouver de sympa ici… Mes yeux parcourent la pièce et avant de me détourner pour aller vérifier l’étage du dessous, désigne le tableau au fond de la pièce. Je suis sûr que le cousin de Naruto n’a pas mis que des bureaux…. Qui sait ? Un jacuzzi ? une salle de sport ? un dortoir ? ou mieux… des douches ? Tournant définitivement le dos au portrait du propriétaire, visiblement asiatique, je reprends la direction du couloir et des escaliers.

Cameron. Cameron. Cameron. Qu'est-ce qu'on fout là sérieux ? Falls, la prochaine fois que tu veux savoir si tu me dégoutes, demande le... tu verras c'est une méthode beaucoup plus rapide pour avoir des réponses claires...

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MessageSujet: Re: Gâteau au yaourt sur ta face. [Timothée.]   Mer 25 Mai - 23:53


Il n’y avait pas tellement besoin de le scruter durant des heures pour se rendre compte qu’il n’allait pas bien. Enfin, « pas bien » est une expression bateau, limite poubelle, pour exprimer ces étrangetés sans nom qui se lisent parfois sur le visage d’autrui. Ces reflets de cauchemars, de difficultés, de responsabilités qui creusent leur place dans les rides d’expression. Infimes preuves des obstacles qui parsèment notre existence, et qui, pourtant, font ce que nous sommes aujourd’hui. Voilà plusieurs années à présent qu’ils ne travaillent plus ensemble. Tellement de grains dans ce foutu sablier. Tellement de rires qu’ils n’auront pas partagés. Tellement de regards de connivence devant telle ou telle réaction de l’un de leurs collègues. Vivre dans le regret ne mène à rien de bon, Cameron en a pertinemment conscience. Cela ne l’empêche pas d’être curieuse, de visiter certaines silhouettes de son passé dans l’ombre, ou simplement, de se poser des questions. Timon était une sorte de bout en train à l’époque, capable de répliquer face à elle, d’échanger un sourire pour une private joke, ou de s’en prendre plein la tête à ses côtés lorsqu’ils avaient fait une plaisanterie. Comment pouvaient-ils savoir que la chaussette sale dans la machine à café serait trouvée aussi vite ?

Aujourd’hui, en se tenant face au garçon, Cameron n’a pas l’impression d’observer le gars avec qui elle a bossé. Ses traits sont toujours aussi fins, sa silhouette s’est musclée certes mais elle reste la même à ses yeux. Cependant, c’était comme si sa voix avait pris en gravité. Que ses yeux s’étaient parés d’une dureté inhabituelle. Que ses mains, et même, le reste de son corps, était noué, nerveux. Sur le qui-vive. Cameron n’ a pas la prétention de songer qu’elle est la cause de pareils changements, mais elle ne peut s’ôter de l’esprit que… Peut-être, elle fait partie de l’équation. Pour Timothée, elle aurait voulu le meilleur. Oui, il est de ceux-là, de ces fantômes, de ces êtres qui importent vraiment. Mais le fait est qu’on ne peut plus se leurrer ici-bas. Le monde a changé, les règles ont évolué. Et nous ne sommes que poussière devant un balai Swifer.

En parlant de poussière, c’est carrément dégueu dans le coin. La jeune femme laisse son regard s’égarer, et retient une grimace. On dirait son studio lorsqu’elle l’a acheté, tiens. Un vrai taudis. Il n’est pas vraiment mieux à l’heure actuelle mais au moins, elle a l’eau courante et l’électricité. Sans avoir besoin de pédaler. D’ailleurs, si on doit rester dans les confidences, elle ne dirait pas non à une bonne douche. L’œuf séché, c’est clairement pas comme l’argile ou la boue bon marché. Quand ça sèche, ça gratte, ça démange, ça fait plus que chier. Gardant son sourire pour elle, Cameron essaye de décoller une plaque sur son bras gauche de manière distraite. Est-ce qu’elle pourrait ravoir sa veste ? Oh, s’il le fallait, elle s’y mettrait nuit et jour mais elle y parviendrait. Son bébé irait mieux, et retrouverait sa beauté naturelle. Nom de diou.

Haussant un sourcil, elle grogne. « Nop, pas les araignées. » Okay, elle n’allait pas les câliner non plus, mais avant que les cris d’hystérie ne surviennent, y avait de la marge. Les mots surgissent alors, nombreux et légèrement moqueurs. Cameron le fixe, puis suit son regard, avant de revenir sur Timon. « Le frère de Jet-Li m’allait aussi. » Quoi ? Quitte à faire dans le cliché, autant tous les faire. Attendez qu’elle parle de canard laqué.

« Hum… Expédition alors. » Avant de se figer. Bordel, voilà où ça mène de se détendre un tant soit peu. La moindre réflexion et vous marquez l’arrêt comme un chien de chasse devant PanPan. L’ex soldat tourne lentement la tête, plisse les yeux – ce qui est assez drôle avec son visage enfariné – et grogne. Parce que oui, elle n’est qu’un animal sauvage clairement pas civilisé, ou la belle-sœur d’une courgette sous cocaïne. En gros, elle manque cruellement de vocabulaire quand on touche trop juste. Et pour le coup, le gamin, il a pas oublié de s’acheter un cerveau. Cameron lui jette donc un coup d’œil, et remue les lèvres en mode « j’ai des trucs à dire mais fuck, tu fais chier » ce que Timothée ne manquera pas de comprendre. D’une, il la connait cette expression, de deux, elle est quasiment universelle dans le genre je boude mais je m’assume pas, et de trois, comme Cameron s’en cache pas vraiment… C’est assez lisible sur son visage que sa déclaration l’agace. Ah, la joie d’avoir trois ans d’âge mental.

« Humf. » Bravo championne, tu peux même envoyer ta candidature au prochain concours national d’orthographe. Enfin national… Vu l’état des States, on repassera. Saoulée par ses propres pensées, la donzelle passe devant pour rejoindre le couloir. Prudente et silencieuse, elle passe de pièce en pièce, se heurtant parfois à des portes fermées. Pour ne pas faire de bruits, elle ne cherche pas à les enfoncer. Une ou deux minutes s’écoulent avant qu’elle trouve un appartement plus grand que le précédent. Vu la déco, elle se demande si ledit asiatique n’était pas le proprio de tout l’étage, voire de toute l’immeuble. « On dirait un nouvel immeuble où personne n’a eu le temps d’emménager. » Dans le genre glauque, je demande un étage vide de toute existence avec des meubles à la ikea. On dirait une pub pour magasin d’ameublement ces apparts. Cameron fouille rapidement toutes les pièces pour vérifier qu’il n’y a aucune trace de vie. Etonnant qu’aucun squatter ne se soit déjà ramené dans le coin. Distraitement, elle note l’adresse de l’immeuble. Sait-on jamais.

Quand elle découvre la salle de bain, Cameron actionne le robinet et grimace. « Ouais, fallait pas rêver non plus. » Un immeuble où l’eau fonctionnerait gratis ? Ben voyons. La jeune femme ne s’embarrasse pas de scrupules et se met à fouiller tous les placards. Elle trouve des serviettes de bain, quelques vêtements, et même un shampoing. Enfin, sans eau… Levant les yeux au ciel, elle revient à la cuisine et suit la même logique. « Ah ! » Victoire, un pack d’eau ! Six bouteilles rien que pour eux deux. « Tu t’es déjà lavé les cheveux à l’eau froide, Ouistiti ? Tu vas voir, c’est génial. » Ironie, quand tu nous tiens. En toute honnêteté, peut-être que ce n’était ni l’endroit, ni même le moment pour faire ça. Ouais bon okay, j’vous vois venir avec vos regards sceptique, maaaaais, avouez que pour camoufler deux gugus enfarinés et tous collants dans une foule, mieux vaut les rendre un tantinet plus normaux. Donc oui, se laver les cheveux à l’eau froide allait être une galère sans nom mais tant pis. « J’vais t’le faire, enlève ton t-shirt. » Ordre qui ne souffrait aucune contradiction comme si logiquement, Timothée serait d’accord pour ça. Cameron ne l’attend d’ailleurs pas et emporte le pack d’eau dans la salle de bain. Allez hop, c’est l’heure de se laver Spiderman.

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MessageSujet: Re: Gâteau au yaourt sur ta face. [Timothée.]   Ven 27 Mai - 14:28

Plus rapide, oui. Plus simple, plus logique voire, plus humain certainement. C’est possible que de manière générale ma patience ait largement chuté au fil du temps, ou simplement que j’ai pris conscience qu’on n’avait pas de temps à perdre avec des fioritures. Lorsque obtenir des réponses peut être simplifié, il ne faut pas s’en priver. Après tout, il y a bien trop de questions qui restent sans réponses pour se polluer l’esprit avec des interrogations superflues. Et Cameron semble en avoir une cargaison. Je l’ai vu dans ses yeux et si mon propre regard était masqué par la déception qu’elle m’inspirait, m’inspire toujours, je le vois à présent, je le comprends : elle est inquiète. Inquiète ou intéressée par moi, ce que je suis devenu, qui je suis, qui elle est pour moi. Il est évident que le temps passé à distance n’arrange rien nos considérations, en particulier lorsqu’on se souvient un instant du manque de considération qu’elle a eu pour moi. Cette amitié avortée dans l’œuf, qui pourrait dire ce que nous serions devenus si elle avait simplement accepté d’être honnête ? Si elle avait cessé d’être Elle pour être l’amie qu’elle aurait dû être. Qu’elle aurait pu être. Alors oui, quitte à ce qu’elle ait des questions avec plusieurs trains de retard à notre propos qu’elle les pose afin que je puisse moi-même déterminer ce que je pense. Parce qu’il faut se l’avouer, je ne sais que penser. Si la colère a entaché mes fibres, la déception a voilé mon regard, je ne peux occulter l’amusement qui nait de son inconvenance me rappelant à tort ou à raison ces blagues qui ne faisaient rire que nous. Je ne saurai dire si je suis capable de lui dire qui elle est puisque la rancœur s’évertue à polluer mes prunelles comme je ne saurai dire si la malice sous-jacente à cette petite fuite est le signe d’un apaisement ou d’un renouveau. J’aimerai pouvoir me sentir apte à avoir confiance, occulter ce que je ne peux comprendre et accepter mais cela me semble bien complexe.

J’étends pourtant mon sourire en l’observant grommeler. L’ai-je mouché ? J’écarte alors les bras et les lève au ciel. J’y suis parvenu ! Elle s’est tue ! Je secoue les mains, rigole à moitié et lui lance un regard vainqueur qu’elle ne manquera pas de détester dans sa barbe. Les miracles existent… Je la suis donc en conservant mon air narquois comme la couronne d’une victoire silencieuse, ou presque. J’observe son dos, la cascade de ses cheveux entremêlés par ce gâteau raté et me surprend à sourire en secouant la tête. La dualité qui s’évertue à foutre en l’air mes certitudes me rappelle qu’après tout, on a tous droits à une seconde chance. N’aurai-je pas voulu en avoir une avec Bastien ? N’est-ce pour cela qu’il est là, à côté de moi sans que personne ne puisse le voir ? N’est-ce pas pour ça que mon esprit lui a créé une enveloppe visible, presque vivante ? Cette seconde chance n’étant qu’un leurre de mon esprit, il serait peut-être temps d’en avoir de plus concrète ou, dans ce cas précis, en accorder. Je doute simplement de pouvoir avancer sans savoir ce qui l’a amené chez moi, le temps fait passer de l’eau sous les ponts mais pas forcément un torrent assez puissant pour tout effacer et lisser. Le temps ne fait pas de miracle. Et ici, le miracle prenait les traits d’une vérité, d’une honnêteté uniquement délivrable par la brune au tempérament si insupportable qu’il n’en est que plus attachant. Ah ! Tu t’es déjà lavé les cheveux à l’eau froide, Ouistiti ? Tu vas voir, c’est génial. J’en sursaute, plus du tout concentré sur ce qu’elle faisait, la suivant simplement. Avisant le pack d’eau, j’hausse un sourcil, de l’eau froide ? Plutôt température ambiante mais passons, je regrette simplement que l’eau ne soit pas ouverte ici. Dire que je vis qu’à deux pâtés de maison de là… six litres ne vont pas suffire, t’as vu la touffe que t’as ? Je désigne avec une grimace de dégout sa masse capillaire en sachant pertinemment que la mienne ne doit pas être plus sympathique visuellement. Un présentiment qui se confirme lorsque le miroir de la salle de bain me surprend, rendant un visuel de mon facies bien différent qu’à la coutume. Amusé, j’enchaine plusieurs grimaces et désigne le miroir en riant. Merci pour le maquillage … J’ai l’air d’un fou, ou d’un gamin n’ayant pas fait un gâteau mais l’ayant vécu.

J’vais t’le faire, enlève ton t-shirt L’injonction me fait tourner la tête vers elle, j’hausse un sourcil clairement étonné et suspens ma main dans les airs. Queoua ? Puis un sourire se dessine sur mes traits frippés. Le minimum serait d’être polie est de dire s’il te plait, ensuite je me sens obligé de t’informer que si tu veux me voir à poil, tu pourrais au moins trouver une meilleure excuse… Le clin d’œil qui se joint n’a pour but que de souligner la plaisanterie. Je secoue la tête et passe une main sur ma joue, mes ongles grattant une croute faite de farine. Bon il était peut être tant de retrouver un air plus humain. Alors je finis par tirer sur les pans de mon sweat shirt et le retire pour qu’il rejoigne ses amies Poussière et Bactérie. Par reflexe, mes doigts passe sur la cicatrice de flan droit, ce couteau qui m’a valu une chute douloureuse dans une poubelle et un aller à l’hosto. Aujourd’hui cette plaie est la seule marque visible de mes combats, une chance puisque me souvenir n’est pas ce que je souhaite le plus. Mon regard se perd alors dans le coin de la pièce avant d’atterrir dans celui de Cameron. Je le sens, elle se demande ce qui a pu m’arriver et je me pose la même question la concernant pourtant je sais qu’elle ne me demandera rien. Elle en est bien incapable, c’est dommage, j’aurai aimé une conversation sincère avec elle. Alors j’hoche la tête vers elle. Je me sens un peu solo dans cette situation, je me sentirais mieux si tu t’y mettais… Oui, pourquoi je serai le seul à être torse nu ? L’égalité des sexes on en parle ou pas ? Ca va dans les deux sens non ?

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MessageSujet: Re: Gâteau au yaourt sur ta face. [Timothée.]   Mar 12 Juil - 2:10


En plus de l’aspect peu ragoutant dont ils se paraient tous les deux, Cameron venait de percevoir l’odeur que leurs fringues dégageaient. Certes, son pif aurait pu fonctionner un peu plus tôt, il est vrai, mais il faut croire qu’il avait eu l’amabilité de ne pas la faire souffrir pour rien. A présent qu’ils étaient un peu plus tranquilles, stabilisés dans une salle de bain type conforama, ses sens n’avaient plus aucune pitié pour elle. Grimaçante, elle ferma les yeux pour se concentrer et souffla avec douceur entre ses dents serrées. « Okay, on se dépêche Ouistiti. » Oui parce qu’elle ne l’avait pas attendu pour aller déposer les bouteilles d’eau près de la baignoire, et qu’à présent, Cameron rêvait d’ôter ces vêtements poisseux.

Quand il répond, elle fronce les sourcils, avant de détendre son faciès et pencher légèrement la tête sur le côté. Son regard ne quitte pas le garçon des yeux, et souplement, elle fait deux pas en avant pour le rejoindre. Proche, la jeune femme hausse un sourcil avec une délicatesse toute féminine et finit par se pencher pour venir murmurer à son oreille. « Navrée mais je ne fais pas dans le détournement de mineur. » L’ironie est perceptible dans sa douceur murmurée et Cameron ne s’étend pas davantage. Une parole, et la voilà de nouveau à la place qu’elle vient de quitter, à fixer Timothée, l’amusement faisant étinceler ses prunelles pourtant si sombres. La salle de bain n’est clairement pas baignée dans la lumière non plus. S’il n’y a pas d’eau, il n’y a pas plus d’électricité. Mais étrangement, elle ne se voyait pas lui laver les cheveux dans le salon. Réflexes conditionnés. Lavage = salle de bain. Oui, elle a huit ans.

Quand il retire son vêtement, l’ex-soldat laisse trainer ses yeux sur son torse sans aucune pudeur. Aucun détail n’échappe à son inspection. Il n’y a que sérieux sur son visage. Ni jugement, ni sourire, ni moquerie. Les émotions, elle les garde pour elle. De toute façon, Cam’ sait qu’elle devra la jouer fine avec lui. Quoi que certains puissent en dire, elle n’est pas totalement idiote. Et sait pertinemment qu’il veut toujours les réponses à ses questions. Malheureusement, la jeune femme ne les lui offrira pas, quitte à gagner un peu plus d’incompréhension et de déception. Elle n’a jamais pu trouver pour quelles raisons quelqu’un du gouvernement avait demandé à ce que le foyer de Timothée soit fouillé. Alors pourquoi ce dernier la croirait-il ? Et s’il venait à la croire, en quoi cela l’aiderait-il de savoir qu’un quelconque personnage de son propre camp avait ordonné cette inspection ? Cameron avait retourné la situation dans tous les sens, et finit par faire son choix. Parfois, il n’y en a pas de bons. Juste des moins pires que d’autres.

Leurs regards se croisent, infimes abysses que tant de langues ont pourtant jugés simplistes. C’est vrai qu’ils jouent sur la corde de l’humour léger, un peu gamin même. Des apparences qui sauvent, qui leurrent, comme tant d’autres masques que les habitants de cette ville arborent avec expérience. On fait ce qu’on peut pour survivre, voilà tout. Cet instant, où tous deux se fixent, semble suspendu dans le temps, figé… Puis, les grains de la fatalité s’égrènent à nouveau et les poussent à se secouer. Timon bouge, ouvre la bouche et le cerveau de Cameron se remet à fonctionner. Super, quelle chance. « Pourquoi ferais-je ça ? » Elle cligne des yeux et met sa main devant sa bouche en baillant. Puis, s’étire longuement sans aucunes manières délicates, bien évidemment. Le rictus moqueur qui étire le coin de sa bouche avertit à l’avance son interlocuteur qu’elle va encore prononcer quelques conneries de son cru. « Tu ressembles bien plus à un gâteau raté que moi. Faut dire que tu ne sais pas très bien visé non plus… » En faisant référence au premier jet, tiré un bon mètre à sa gauche.

Le voyant déjà prêt à répliquer, elle soupire et grogne « très bien. » Avant de se libérer du blouson en cuir autrefois noir. Le t-shirt de la même couleur vient le rejoindre au sol, laissant visible son soutien-gorge… Oh, noir lui aussi ! Elle s’étire encore un peu, les muscles roulant sous sa peau pale, et finalement, la demoiselle s’assoit sur le rebord de la baignoire. « Tu montes dedans, que je puisse faire quelque chose avec ta tignasse, ou on va faire le concours de celui qui sent le plus mauvais ? » Railleuse, quoi qu’un peu lasse, elle non plus n’apprécie pas qu’il puisse voir les affres du temps sur son corps. Ses attributs féminins, elle s’en fout. Soyons honnêtes, Cameron n’a jamais attiré Timon de cette manière-là. Mais qu’il remarque ses cicatrices ne lui plait clairement pas. Machinalement, elle passe la main sous ses cheveux, là où la petite dernière est venue se loger. La honte gronde encore dans ses membres alors qu’elle se souvient comment elle l’a récoltée. Débile. Cameron se tend, avant de s’obliger à se calmer. Ouistiti n’est pas l’ennemi ici. Elle inspire doucement, goûte au passage, les relents d’œuf et de miel séchés, et finit par tourner la tête vers lui pour voir quel serait donc son choix. La laisser toucher à ses cheveux ou non ? Peut-être qu’il allait se conduire comme une fille, qui sait.

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Gâteau au yaourt sur ta face. [Timothée.]

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