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 Gâteau au yaourt sur ta face. [Timothée.]

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MessageSujet: Re: Gâteau au yaourt sur ta face. [Timothée.]   Sam 30 Juil - 17:12

Navrée mais je ne fais pas dans le détournement de mineur. Le pique se veut amusé. Je le lis dans ses yeux, la même malice qu’auparavant. C’est étrange comme le temps construit des frontières sans les faire totalement imperméables. Nos réflexes perchistes. Nos lectures de l’autre également. C’est une routine oubliée qui s’installe dans le creux de nos prunelles, de nos âmes. Une routine qui s’impose, s’étale et prend un plaisir réconfortant à rappeler ce qui ne devrait plus être. Pourtant le simple fait d’avoir existé marque l’esprit, marque le corps. Le soulagement obtient alors une place qu’il ne mérite pas et encore moins sa compagne, Cameron. Elle est pourtant là, elle et ses yeux qui s’immiscent sur ma peau avec la minutie d’une fouine. J’aimerai qu’elle parvienne à quitter ses propres règles pour offrir un vrai instant au nom d’une amitié qui aurait dû mourir mais qui semble palpiter encore. Insaisissable, improbable, et définitivement malhabile. Nous sommes deux enfants s’étant disputés la veille et hésitant aujourd’hui à rire à une bonne blague ensemble. C’est idiot. Mais le monde est idiot alors pourquoi pas nous ? Tourner en rond. Jouer une comédie. Laisser croire que…. Espérer que… c’est illusoire, et ce constat souffle les grains de sable d’une tristesse. J’aurai apprécié qu’elle soit plus forte qu’elle ne l’est. J’aurai espéré qu’elle reprenne les traits de celle que j’appréciai et considérai…. Mais c’était peut être qu’une illusion, ça aussi… ? Que croit-elle faire à me cacher ce qu’elle sait ? Je soupire, ouvre la bouche pour répliquer à sa dernière remarque puis m’arrête lorsqu’elle ôte son haut. C’est à mon tour de la détailler. Ce corps est bien plus marqué que le mien, c’est un fait. Mes blessures ne se voient déjà plus, certaines des siennes se sont gardées des places de choix. Ne serait-ce que ce tatouage. Si triste. Si mélancolique. Je fronce les sourcils. Il faut croire que je suis bien moins doué qu’elle pour masquer mes inquiétudes pour autrui. Et là, mes questions se lisent sur mon visage.

Tu montes dedans, que je puisse faire quelque chose avec ta tignasse, ou on va faire le concours de celui qui sent le plus mauvais ? Mes doigts glissent –plus ou moins- dans ma chevelure alors que je détourne mon regard d’elle pour la baignoire puis le pack d’eau. J’attrape une bouteille d’eau et m’installe dans la baignoire. J’ouvre la bouteille et vise au dessus ma tête avec sérieux puis en tirant la langue. L’eau coule, touche un centième de ma tignasse ce qui me fait arrêter dans un sourire. Okay, à toi l’honneur… D’un même mouvement, je me retourne et me redresse pour vider la bouteille sur sa tête, la tirant légèrement arrière pour qu’elle soit au dessus de la baignoire. La maintenant d’une main, je laisse mes yeux parcourir son visage puis ses yeux. J’aimerai savoir mais est-ce à moi d’abaisser les barrières qu’elle a créé ? Est-ce moi de m’inquiéter ? L’amusement de mon attaque s’évapore, le sérieux reprend ses droits dans mon être et je retire la bouteille bien vite. Celle-ci presque vidée. D’une voix neutre je lui propose de s’installer mieux pour que je puisse mieux retirer les restes du dessert. Quitte à m’improviser Coiffeur, autant bien le faire. T’aurais pas envie d’une nouvelle coupe ? Je me sens l’âme d’un artiste capillaire aujourd’hui… Mon ton est à demi amusé, mais mon visage ne sourit pas. Mes prunelles s’accommodent du dos qu’elle m’offre, ils dessinent la cascade de cheveux mouillés, les goutes qui perlent et la cicatrice dans sa nuque. J’y laisse vagabonder mon pouce avec une délicatesse pleine de question puis écarte davantage ses cheveux. Malgré tout, malgré ces cicatrices, elle reste une femme magnifique pleine de force. Une force qu’elle ne semble pas toujours diriger dans les meilleurs combats mais je suis comme elle. Je soupire en riant. Nous avons bien plus de chose en commun que j’aurai aimé l’avouer. Fais moi le plaisir de faire attention à toi… de bien choisir tes combats...C’est presque un murmure qui vient de s’échapper. Presque puisqu’en fait, ma voix, sérieuse, brise le silence pesant qui s’était instauré. C’est une injonction mais surtout une vraie demande. Je lui en veux, c’est vrai mais je ne lui souhaiterais jamais une autre marque quelle soit visible ou non.

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MessageSujet: Re: Gâteau au yaourt sur ta face. [Timothée.]   Mar 23 Aoû - 22:56

Le temps semble s'être suspendu. Est-ce son imagination ? Le frisson qui longe sa colonne vertébrale ne lui donne pourtant que peu de place à la confusion. Non, c'est réel. Tous les deux se trouvent bien dans cette baignoire, baignée par le peu de clarté qui parvient à franchir la porte de la salle de bain. C'est fantomatique, invraisemblable, chimérique même... Une scène digne d'un film où tous les genres sont permis. Horreur, romance, suspens... Cameron serait bien incapable d'énoncer la bonne description à faire de cet instant d'ailleurs. Trop de paramètres inconnus, voire carrément paradoxales au vu de leur passif commun. Timon a l'air si doux qu'elle en est presque choquée. Elle aurait tendance à vouloir associer ses gestes à de la fatigue plutôt qu'à de l'amabilité ou pire, de la gentillesse à son égard. Pourquoi en éprouverait-il de toutes façons ? Oui, il devait être las. Les deux dernières heures avaient été riches en émotions, voilà tout. Pas besoin de se perdre en conclusions illusoires.

Une main tranquille frôle sa nuque, déclenchant un nouveau frisson. Bordel, depuis quand pouvait-elle réagir à ce genre d'attouchements ? Cameron retint un grognement, et préféra se tourner vers lui en s'installant plus confortablement. Tant pis si leurs pantalons prenaient la flotte. Au point où ils en étaient, ça ne pourrait pas être pire.

« Les combats s'imposent souvent d'eux-même, ce n'est pas à toi que je vais l'apprendre. » Bien sûr qu'il est toujours possible de faire un choix. Simplement, il s'avère parfois que les possibilités ne soient pas à la hauteur de nos espérances. Les notions de bien et de mal ne sont pas omniprésentes. Dans certains cas de figure, c'est juste du « mauvais ou très mauvais », et on s'en accommode comme on peut. Ce n'est pas une vision des choses très joyeuse mais c'est la plus réaliste que Cameron ait en stock.

Le léger éclat de rire masculin résonne encore à ses oreilles alors qu'elle répondait. Elle aurait voulu qu'il soit plus sincère, plus franc, plus... libérateur. Un vrai rire de ceux qui brûlent le ventre, raclent les côtes, et titillent les glandes lacrymales. Mais bon, faut pas rêver. Ouistiti ne rirait plus jamais ainsi en sa présence, et elle en a conscience. Alors dès qu'elle a terminé de parler, de répondre à ces souhaits à demi murmurés, elle regarde autour d'elle en quête d'un objet qui détournerait leur attention.

En avisant un petit placard sous le lavabo inutile, elle se penche au dessus de la baignoire, le ventre barré par le rebord et étire ses bras pour ouvrir le meuble sans avoir besoin de sortir de là. « Miracle. » La jeune femme a tenté d'insuffler un peu d'entrain dans ce simple mot alors que ses yeux se posent sur des gants de toilettes, des serviettes et un savon liquide pour les mains. Bonheur absolu. Sa main se saisit du bien devenu plus que précieux et Cameron reprend sa place comme si de rien n'était. Un rictus malin déride un coin de sa bouche alors qu'elle croise le regard de Timon. « Une lueur d'espoir, je crois bien. » Elle préfère s'amuser de cette découverte plutôt que de se remémorer le sérieux du garçon assis face à elle. Pour ça, elle aura bien du temps plus tard. A présent, il vaut mieux choisir la légèreté, oublier le reste, faire comme si de rien n'était. Elle est douée pour ça. Elle n'oublie rien, mais ouais, pour faire « comme si », elle est championne.

Un peu abruptement, la jeune femme se redresse pour se glisser dans le dos de Timothée, faisant fi des possibles grognements. « Tsss, laisse moi m'occuper de ton dos, gamin. » Elle ouvre le savon liquide, s'en frotte les mains et commence à masser le cuir chevelu devant elle. Facile ? Absolument pas. Les œufs séchés mélangés au miel, à la farine et tout le reste ont durci et craquellent à chacune des mèches châtains. Une grimace s'installe sur le visage de l'ex soldat alors qu'elle insiste en faisant preuve d'un peu plus de tact. Le rudoyer, certes, mais pas au point de le rendre chauve non plus. De temps à autre, elle lui fait délicatement pencher la tête en arrière pour rincer un peu, avant de réattaquer une autre partie de son crâne. Lorsque l'odeur étrange a laissé place à un léger parfum de mandarine, et que le soyeux des anciens épis s'avèrent réél, Cameron s'autorise un sourire. « Yeah, appelle moi dieu. » Amusée, elle se courbe à nouveau pour saisir un des gants de toilettes, se foutant pas mal que leurs corps se frôlent à nouveau. Vu leur état, ils ont surtout l'air de deux gamins asexués et dénués de sex-appeal. Faut croire que les gâteaux sur la tronche, ça t'ôte quelques points de charisme. Ouais, c'est plus facile de se dire ça que de jeter un coup d'oeil à la silhouette à demi dénudé de son ancien collègue. Voilà.

Cameron mouille le gant et commence à nettoyer la nuque, puis le dos de Timothée. Qu'il apprécie ou non ce qu'elle est en train de faire, la jeune femme prend les devants : « Ronchonne pas, c'est bientôt fini. » Ouais, chut hein, elle ferait pas ça tous les jours. Une fois que les morceaux collants aient quitté les bras du garçon, Cameron soupire d'aise. « Enfin ! Bon pour le bas, je ne peux pas grand chose mais tu es tout beau, tout propre à partir de la ceinture. C'est déjà ça. » Superficielle, elle fait preuve d'habileté lorsqu'il s'agit de rendre les choses plus simples qu'elles ne le sont vraiment. Toute une question d'expérience, à dire vrai.

Une fois qu'elle fut bien certaine de la propreté du dos masculin, la brunette s'esquive vers l'avant et attrape une bouteille pour elle-même. Avant de passer une main dans sa chevelure. Et de grimacer. Et de réfléchir. Et de grimacer à nouveau. Et enfin, de soupirer, vaincue. « T'as raison, vaudrait mieux les couper directement. » A problème agaçant, solution clairement drastique.

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MessageSujet: Re: Gâteau au yaourt sur ta face. [Timothée.]   Sam 3 Sep - 14:56

Pourquoi voudrais-je qu’elle souffre des embuches laissés par le monde précédent et celui-ci ? La vengeance ne fait pas parti des mes acquis, pas vraiment surtout pour une raison aussi futile qu’un mensonge volontaire. Le problème étant que je ne parvienne pas ses raisons puisqu’au final, il est clair que je ne la laisse pas indifférent. J’ai longtemps cru que ce bout d’amitié qui était né de nos stupidités respectives n’avait qu’un leurre pour son but malhonnête mais aujourd’hui, la vérité semble autre. A moins que ce soit moi qui veuille encore placer de l’espoir en une relation qui pourrait prouver que l’être humain a encore de beaux jours devant lui ailleurs que dans une continuité de duperie, malversation et mensonges. Un doux espoir ? Peut être. Une réalité ? Peut être. Les combats s'imposent souvent d'eux-mêmes, ce n'est pas à toi que je vais l'apprendre. Elle regarde devant elle et maintient un silence un peu plus pesant. A croire qu’il fallait lire plus d’information entre les lignes. A moins que je me fasse des idées, surement d’ailleurs mais qu’importe… le résultat est le même : le mystère restera probablement entier. Ceci dit, que sait-elle vraiment de moi ? Absolument rien. En fin de compte, même avec ces étranges habitudes, ces sourires, ces réflexes de légèreté partagés, nous sommes loin de nous connaitre vraiment. Alors que peut-elle savoir de ce que je devrais ou non apprendre ? Je resserre mes doigts autour de la bouteille qui émet un désaccord sous la pression puis Cameron se penche, s’exprime avec simplicité voir amusement. Je sais pourtant que c’est encore un moyen de détourner la conversation alors je garde le silence. A quoi cela servirait de lui rappeler qu’au fond, elle ne sait rien de moi et je n’en sais pas plus sur elle. Que si je ne veux pas qu’il lui arrive quoique ce soit, je suis bien incapable de décrire qui elle est et ce qu’elle pourrait représenter pour moi. Rapidement elle se place derrière moi et si j’ouvre la bouche pour protester, sa voix brise le silence avec la mienne. Je laisse donc faire, parce qu’il a des combats qu’on peut choisir d’éviter.

Le temps file avec douceur, je ferme les yeux pendant qu’elle se bat avec mes cheveux puis les rouvre lorsqu’elle fait pencher ma tête en arrière. Juste le temps de croiser son regard. Juste le temps de me demander si la voir à l’envers me ferait comprendre quelque chose. Comme si toute notre relation était tordue dans une réalité bien étrange et qu’en regardant sous une autre perspective, les illuminations pleuvraient. Bien sur. Ca parait logique. Je secoue alors la tête, imperceptiblement et souris en soupirant. Il faut croire que ma quête de vérité perpétuelle peut bien plus souvent s’exploser contre un mur que de le traverser. oh, passe muraille tu es là…Rigole mais si c’était si simple, ça arrangerait bien nos affaires…Bien sur… et tu en ferais quoi de toutes ces vérités ? de celle-ci ? …pour te répondre, il faudrait que j’en connaisse le contenu non ? C’est un peu l’adaptation du concept de l’œuf et de la poule. On ne saura jamais quoi faire d’une information qu’on n’a pas encore obtenue. Bien qu’on puisse se faire un film, s’imaginer agir d’une certaine manière c’est … faux. Bien plus compliqué. Une question de facteurs j’imagine. Yeah, appelle moi dieu.N’allons pa…. Ma voix se perd dans la pièce alors que nos corps se frôlent encore. Je fronce les sourcils, repense à ses derniers frissons et soupire. Réaction stupide. Pourquoi n’avoir jamais songé à une relation plus intime avec elle lorsque nous nous entendions si bien ? Pourquoi ressentir ces frôlements alors que plus rien ne nous lie vraiment ? Si ce n’est pas stupide…. Si ce n’est pas une forme d’occasion manquée…. Ou pas. Je divague, souris de nouveau en secouant la tête pendant qu’elle frotte mon dos. Encore mieux. De mieux en mieux. Le haut t’en remercie, le bas devrait survivre à l’épreuve. L’ensemble a vécu pire. Je tourne le visage vers elle et lui offre un sourire pendant qu’elle s’installe elle-même pour procéder à son lavage. T'as raison, vaudrait mieux les couper directement. Tête sur le côté, je la regarde du coin de l’œil. Tu abandonnes bien vite pour une ex-soldat… mais si tu veux j’ai un couteau qui pourrait faire l’affaire… Mon sérieux laisse place à un rire léger, ma main passe sur mon visage et je me tourne vers elle en lui faisant signe de se placer dos à moi. Ce qu’elle fait. Je prends une nouvelle bouteille, le shampoing et installe le tout à ma gauche puis commence. J’y vais avec autant de délicatesse qu’elle précédemment, déplace ses cheveux en les frottant puis lui rince les cheveux. Un sourire lorsque nos yeux se rencontrent, est-ce qu’elle découvre une vérité dans ce sens là ? Elle aussi, ça doit être chou blanc. Qu’importe, il y a surement des vérités qu’on aura jamais bien que cela puisse être plus dangereux que de les obtenir. Passons. Je m’occupe alors de son dos, de ses épaules, de ses flancs et des bras avant de me reposer sur mes tibias en m’asseyant dessus. Dieu, je viens de te surpasser en ce 7e jour… surtout avec cette sacrée tignasse… Ma main droite, enfoncé dans mon gant passe sur mon front, je sursaute et souffle le savon à la commissure de mes lèvres. J’ôte le gant et le lance le gant sur son visage, un sourire dans le regard. Après avoir rincé mes doigts et mon visage, j’entreprends de me redresser et glisse lamentablement. D’un geste rapide, je me rattrape au rebord, percute Cameron en me stabilisant. Elle-même glisse à son tour et, inextremiste, je passe une main sous sa tête pour lui éviter de se l’exploser contre la baignoire. Je grimace et laisse mon autre main attraper son flan pour la redresser. On a jamais dis que Dieu devait être adroit… Mon souffle est non loin de son visage et un instant, je ne vois que ses deux grands yeux. Pour une fois je ne cherche pas de vérité juste … juste quoi ? J’en ai pas la moindre idée mais cela me laisse perplexe. Cameron. Cameron. Cameron. En fin de compte, qui es-tu ? Mes mains glissent alors avec lenteur, mes coudes se posent sur mes jambes sans que mon regard ne quitte son visage. Oui c'est probablement la seule question qu'il faudrait poser. La seule. On devrait peut être y aller… Tes anciens collègues ne devraient plus être dans le coin…

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MessageSujet: Re: Gâteau au yaourt sur ta face. [Timothée.]   Dim 25 Sep - 6:11

L'intimité qui se dégage de cette scène éveille les sens de Cameron, lui donnant davantage conscience du grain de la peau qu'elle frôle par mégarde. Sadique réalité, quand on sait qu'elle s'efforce de penser à autre chose et d'alléger la conversation. Oh, elle n'est pas totalement stupide, elle sait que Timothée l'a compris. Parfois, il ne répond rien, ne bouge pas, et à d'autres moments, ses réactions sont d'infimes gestes qui trahissent sa curiosité et sa réflexion. Lorsque leurs regards se croisent par exemple au moment de laver son dos. Il y a cette lueur éphémère qui rode dans les prunelles de son ancien collègue. Elle ne questionne pas, bien évidemment. Elle ignore, compose avec les événements, s’entraîne à l'habillage de ces silences qui se profilent de plus en plus nombreux. Bien sûr qu'elle peut meubler, bien sûr qu'elle peut faire l'autruche. Dans un monde où le réel est parfois insoutenable, elle excelle dans l'art de s'illusionner soi-même. Ce n'est pas dans ses habitudes, qu'on se l'accorde, mais Cameron sait œuvrer dans ce sens s'il le faut. Et là, alors que le tumulte des émotions communes pèse doucement sur l'instant partagé, elle sait qu'il faut faire preuve de légèreté. Parce qu'elle n'oublie pas. Ni ce qu'il s'est déroulé il y a quelques dizaines de minutes, ni leur affrontement passé et encore moins l'amitié qui avait été la leur. Tout a changé. Alors, non, Cameron n'oublie pas.

Une fois qu'il eut terminé avec sa tignasse, la jeune femme s'autorise un petit soupir de bien-être. La sensation de liberté dans son cuir chevelu est telle qu'elle se permet de fermer les yeux une ou deux petites secondes. Suffisamment du moins pour les écarquiller de surprise quand elle se reçoit un gant en plein visage. « Hey ! » Son air outré est rapidement remplacé par une expression inquiète alors qu'elle le voit vaciller. Et puis, c'est à son tour de sombrer dangereusement vers la porcelaine parfaite de cette baignoire autrefois immaculée. La main qu'il a le réflexe de placer sous son crâne se prend le choc et Cameron grimace en imaginant sa douleur. Viennent ensuite les mots qui lui tirent un petit sourire et lui font lever les yeux au ciel alors qu'elle se redresse de son mieux. « J'ai toujours été persuadée que Dieu aurait dû être une femme. »

C'est son souffle qui attire en premier son attention. Cameron tourne le regard dans sa direction et se fige en le comprenant si proche. « Tiens... Je ne savais pas que tes yeux étaient si... » Si quoi ? Quelle était le terme exacte pour cette nuance ? Fronçant légèrement les sourcils, elle se perd dans ses pensées, cherchant la réponse à ses questions silencieuses. Depuis quand est-il devenu un homme ? Pas qu'elle doutait de son appareil reproducteur mais... Agacée, Cameron finit par se passer une main sur le visage en acquiesçant à ses paroles. Son geste pour se relever est vif, trop vif pour être naturel, mais elle n'en a cure. Après être sortie de la baignoire, elle fait un tour d'horizon de la pièce, attrape ses vêtements et hausse les épaules pour elle-même. Tant pis pour le bordel, hein. « T'as raison, faut filer. »

Sans attendre de réponse, la jeune femme rejoint le salon où ils ont laissé leurs maigres possessions et renfile son t-shirt à la va vite. « Je passe en premier. » Le ton n'accorde aucune contradiction et l'expression sérieuse qu'elle revêtait lors de ses raids militaires réapparaît sur son visage. Elle longe les couloirs, descend les escaliers, sent la présence de Timothée dans son dos. C'est presque inconscient, mais elle sait précisément où il se trouve. De vieux restes de soldat, sans doutes. Une fois dans le hall de l'immeuble, elle jette de prudents coups d'oeil dans la rue à rejoindre. Rassurée, elle hoche la tête et se tourne vers lui. « C'est bon, on peut y aller. » Un court moment, elle s'attarde sur sa chevelure et sent le coin de ses lèvres s'étirer malicieusement. « A mon avis, tu ne ressembles plus aux descriptions qu'ils ont dû faire de toi. » Elle retient un plus large sourire et lui ouvre la porte. « File Ouistiti, t'es libre. » Le terme est choisi sans qu'elle ne puisse le retenir. Foutue cervelle. Quand il passe le pas de la porte, Cameron le suit et après un dernier coup d'oeil, s'éclipse sans demander son reste.

Il ne lui faudra pas attendre plus de quelques heures avant de le voir à nouveau. Perchée sur le toit de l'immeuble face à l'appartement de Timothée, la jeune femme s'assure juste qu'il va bien. Puis, encore une fois, elle file en silence. En fin de compte, ils sont peut-être noisettes ses yeux.

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