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 Isn't it ironic ? [PV Callum]

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MessageSujet: Isn't it ironic ? [PV Callum]   Mar 15 Mar - 1:49

Isn't it ironic ?

A traffic jam when you're already late. A no-smoking sign on your cigarette break. It's like ten thousand spoons when all you need is a knife. It's meeting the man of my dreams and then meeting his beautiful wife. And isn't it ironicn don't you think ? A little too ironic and, yeah, I really do think it's like rain on your wedding day. It's a free ride when you've already paid. It's the good advice that you just didn't take. Who would've thought it figures ?


Les doigts s'agglutinent sur le cliché, piétinent le monochrome jusqu'à former des auréoles grossières contre la surbrillance. Ses yeux passent de l'interrogé à l'environnement lugubre qui l'encadre harmonieusement. Ce dépravé avise la photographie d'un œil circonspect, vitreux et tout à fait hagard. Le silence concède à sa respiration pesante, exagérément bruyante, assez d'espace pour tirailler davantage les nerfs de la brune. Sa langue se glisse entre ses dents, elle la mordille frénétiquement jusqu'à goûter à son hémoglobine. Les mots se forment déjà dans son esprit, restent péniblement bloqués dans sa gorge. Ils y pourrissent lentement, contaminant d'un même temps, le larynx. Ces injures démantelées assèchent sa bouche, nouent ses muscles. Elle se crispe, s'impatiente alors que son autre main tapote le comptoir avec nervosité. Son interlocuteur hausse des épaules finalement, enfonce son gros nez dans son verre. Elle serre son poing, relâche aussitôt la pression et s'éloigne sans proférer la moindre insulte au prix d'un effort considérable. Déterminée à dénicher sa proie, elle ne se résout pas à quitter cette immonde établissement. Elle s'installe au comptoir, commande le premier alcool fort qui traverse son esprit. Le menton accoste la paume, les paupières basculent et un soupir lui échappe alors. Ces missions sont ridicules. L’entièreté de son opération l'est. Mais on ne discute pas les ordres. Il parait. La sorcière réceptionne son verre, le porte à ses lèvres. Les effluves soulèvent son estomac, ramènent avec elles, des souvenirs étranges. Isaac, allongé sur le canapé, sifflant la bouteille, s'égosillant ensuite sans raison, frappant du pied la table, le tabouret, les jouets de Jill. Renversant le contenu sur le tapis et elle qui s'acharne à frotter les tâches alors l'arôme lui dérobe ses sens. Elle s'acharne à effacer les traces de son ivresse encore et encore tandis qu'il s'énerve. Tandis qu'il hurle assez fort pour réveiller leur fille. Ces cris, ces pleurs se meurent au fond de sa poitrine. Elle repose le contenant d'une main tremblante.

Immergée dans cet univers hostile, elle croit dénicher ses repères dans la violence et se rappelle alors des bagages qu'elle traîne. Le poids avait disparu pourtant. Il était censé s'être envolé. Mais il est de retour maintenant. Maintenant qu'elle participe à ses raids sordides pour traquer des pourritures dans son genre. Des hommes incapables d'aimer. Elle ne sait pas très bien ce qui réveillent les séquelles. Un ensemble de choses sans doute. La trentenaire dépose un billet contre le bois vieilli, se penche alors que le barman s'en empare. « C'est un de vos clients, non ? » Elle glisse l'image entre eux. Il hésite mais agite la tête aussi vite. Lui aussi refuse de parler. Cette loyauté déplacée la préserve de toute vérité. Un grognement lui échappe alors qu'elle se relève pour s'éloigner sans même avoir touché à sa liqueur. Ne pas trop cogner. Ne pas attirer l'attention. Elle déteste ça. Elle ne le supporte pas. A l'extérieur, elle prend un simple instant pour aviser le paysage. Tout dans ce patelin transpire la pauvreté et la laideur. Depuis qu'elle s'est mise au service de Marie Armstrong, elle a l'impression de ne hanter que ce genre d'endroits. Logique à vrai dire. De la fumée de cigarette s'invite dans ses yeux et aussi vite dans ses poumons. L'asthmatique tousse, relève les yeux pour confronter le responsable. Le fumeur est proche. Trop proche. Depuis quand est-il là ? « Alors ma jolie, on s'est perdue ? Ou on s'ennuie ? Je peux te tenir compagnie. » Sa main glisse contre les reins de la milicienne. Un défouloir. Voilà qui tombe à point nommé.

D'un mouvement vif, elle attrape le poignet de l'ivrogne, retourne son bras et le pousse contre la façade avant d'enfoncer son épaule entre ses omoplates pour le maintenir immobile. « T'as envie de crever si jeune que ça, pauvre con ? T'es pas beau à regarder, tu pues la merde et l'alcool bon marché et tu crois que t'as ce qu'il faut pour importuner les meufs qui passent à côté de ta misérable carcasse ? Va te faire foutre. » De son autre main, elle écrase davantage la face de l'imbécile contre le mur avant de sortir le portrait de sa future victime de sa poche. Elle la colle au visage légèrement tuméfié de l'inconnu. «  Tu le connais ?  A ta place, je prendrais bien le temps d'y réfléchir. »  Avant qu'il puisse douter, elle range la représentation pour dégainer son flingue et le poser sur la tempe du pervers. « Tic, tac, tic, tac. » Le malotru bafouille, pointe une direction incertaine vers une allée sombre un peu plus loin. Joan recule et le dévisage. Vu sa dégaine et son degré d'alcool dans le sang, elle doute qu'il puisse mettre un pas devant l'autre et rentrer chez lui rapidement. Parfait. « Si tu m'as menti, je reviens pour te saigner gros porc. » Elle crache à ses pieds comme pour sceller cette promesse avant de se détourner pour suivre la piste hasardeuse qu'il lui a fourni. Des gémissements la surprennent à l'angle de la ruelle.

Ainsi il disait vrai. Deux silhouettes se dessinent. Sa cible est à terre, molestée de toute évidence par l'autre homme. Elle ne peut pas encore voir son visage, se contente de détailler sa carrure avant de sortir son arme. « Hey la raclure, tu vas t'écarter immédiatement de cette sous-merde. » L'index déjà sur la gâchette, le bras tendu prêt à neutraliser le contretemps à son règlement de compte. Combien en a-t-elle tué depuis qu'elle bosse pour cette mafia ? Elle préfère croire qu'elle a arrêté de compter.

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MessageSujet: Re: Isn't it ironic ? [PV Callum]   Ven 18 Mar - 0:31


« Et paf ça fait des chocapics »

Joan & Callum
featuring

« Mec, tu t’crois seul ? Qu’est-ce t’as avec ton verre ? la gale ? WOh, j’te parle… tu réponds ? t’sais qui je suis ? » Silence. Silence. Silence. A l’infini. Aucune sonorité. Aucun dérapage. Aucun intérêt. Le pompier observe son reflet dans le miroir, constate un reflet tout ce qu’il y a de plus standard sur un gars qui ne l’est plus. Un instant, il se demande même où est passé son autre visage. Celui des deux qu’il préfère, plus réel alors qu’imaginaire. Plus intéressant pour un homme qui se contente d’être un bête à ses heures perdues. Callum fait pivoter son verre une première fois, attend. Le barman s’approche, indique d’un regard à l’idiot de se décaler d’un mouvement de regard. Celui-ci semble s’amuser du conseil du barman, ça l’emporte même dans une nouvelle joute dont il est persuadé de se sortir vainqueur. Après-tout le pompier n’est-il pas qu’un éternel habitué de bar, un alcoolique tellement déprimé par sa propre existence qu’il en est incapable de faire autre chose qu’observer son reflet dans le miroir en buvant, encore et encore ? N’est-il pas ça ? Un parfait tableau de loque humaine, d’assisté social ou d’inexistant social ? Un corps dépourvu de volonté, une âme alcoolisée, dépravée par le temps ? Callum ne peut exprimer que ça dans ses habits de récupération, le cul posé sur un tabouret depuis une heure à jouer avec un verre qu’il ne boit pas et ne boira pas, observant non pas qu’un reflet mais un ensemble de reflet. Ses yeux parcourent chaque visage, chaque acteur de cette comédie de pseudo lutte passive contre le décret du gouvernement. Il peut facilement parier qu’aucun d’eux ne sera capable d’aider qui que ce soit si la milice débarque. Chacun pour soi. Une réalité que Callum a fini par accepter, loin de ses désillusions juvéniles : cherchant le meilleur dans le mauvais, optant pour la seconde chance plutôt que l’exil. Il est bien loin, ce militaire. Et l’assassin assit sur ce tabouret est bien incapable de répondre par un boutade, réagir avec la violence des mots sans celles des poings. Un coup ne peut être porté que s’il y a contacte et ne peut s’achever que s’il y a une casse. Ici, certains le savent…. Le barman surtout. Lui, ce spécimen enragé par une montée de testostérone poussait par son envie d’asseoir une quelconque réputation de dure à cuire n’est même pas capable de voir lorsqu’un combat est perdu. Bien dommage pour lui, tant mieux pour le pompier. Ses yeux se posent de nouveau sur son pensée et c’est avec une satisfaction mal placée qu’il observe cet étrange zapping s’effectuer sur son visage. Il oscille entre humain et démon. Un jeu de masque qu’il apprécie particulièrement comme la nouvelle couleur de son sang sans pourtant, en déterminer les raisons et les conséquences. Qu’importe, il s’en fiche. Comme de l’existence de ce gars avant qu’il ne le croise, pendant que son regard sur pose lui, après qu’il l’ait buté… femme ? enfant(s) ? Chien ? Chat ? Poney ? Alligator ? autre bestiaux du genre ? sorcier ? Il s’en fout. De lui, de ses contacts. Là, ce qu’il sait, c’est qu’il va lui défoncer sa gueule.

Le barman leur demande de sortir, et c’est un filet de sang qui répond. Simple, efficace. L’addition du front avec le nez, ça donne un résultat très efficace bien que pas assez douloureux. Du coup, il ponctue l’attaque d’un simple mouvement de bras de haut en bas qui accompagne simplement le crâne de l’homme contre le comptoir. Le râle de l’homme ne fait qu’étendre le sourire du pompier. Comme toujours : le sang appelle le sang. La violence appelle la violence. Un cercle vertueux, c’est évident. Le mouvement qu’il perçoit sur sa gauche, l’oblige à glisser sur le côté et quitter sa place. Sa place. Son verre en est bousculé par l’attaque avorté d’un comparse. L’assassin, déplace le verre d’une main et offre son pied comme toute salutation. L’homme titube en arrière, perd l’équilibre et s’étale. Le silence se fait. Le reste de l’assistance s’empêche de respire. Plusieurs visages lui sont familier pour les avoir observé à plusieurs reprises de Sa place. Ces visages se détournent donc bien vite, très au fait des amusements du « gars du comptoir ». Dommage et tant mieux. Difficile d’exploser la face d’absolument tout une sale. Faut pas se leurrer, ce n’est pas dieu ni son pote terminator. Loin de là, même si, quelque part on pourrait se perdre dans une comparaison. Tel un robot, il ne craint pas la mort, se fout de la douleur si ce n’est qu’il l’apprécie malgré tout. Appréciation mal placée comme son gout pour la violence qui sont surement étrangers à tout robot. Lasse, il soupire, prend son verre et le donne à quelqu’un au bout du bar puis sort du bar. Déçu. Déçu et lasse à vrai dire. Ses yeux parcourent la rue s’habituent à la luminosité du moment et s’enfonce dans une autre rue. L’appel qui suit le fait s’arrêter. Pissant déjà le sang, le type le rattrape, une batte de baseball dans les mains. L’assassin ne se laisse pas prier, il se penche légèrement, écarte ses bras et attend pour le cueillir. L’échange n’est pas particulièrement long, aucune blessure à compter si ce n’est une petite frappe sur son épaule encore marqué par le coup de feu de la dealeuse. Rien de bien grave, juste assez amusant pour le pousser et écraser sa tête sur le bitume. L’homme est maintenu au sol. Il baragouine ce que Callum n’entend pas trop encré dans un silence qui ne semble entouré que lui. Perturbable pour un sous si ce n’est par une présence. Il la sent avant que le moindre son de brise une forme de silence qu’il apprécie particulièrement. « Hey la raclure, tu vas t'écarter immédiatement de cette sous-merde. » Le genou toujours sur le type, le visage de Cal glisse légèrement en contre bas, esquisse un sourire. Veut-elle peut être se joindre à la danse ? Frapper n’a pas de sexe, les coups peuvent attaquer tout le monde… il n’a aucun problème avec ça bien qu’il lui arrive régulièrement de transformer sa bestialité par du sex avec la gente masculine en particulier avec l’ignominie humaine. Enfin, ignominie, elle ne l’a que de sa capacité à dépiter un nombre considérable de conneries mielleuse dans son monde de bisounours avant d’exposer un vrai tempérament…. Qui se fait trop souvent tarder. Enfin qu’importe, il obtient ce qu’il veut c’est l’essentiel. Et là, il n’est aps en reste d’un peu de sang supplémentaire. Ce n’est d’ailleurs certainement pas l’arme qu’elle braque sur lui qui le poussera à changer son planning. « Autre possibilité Cendrillon, tu traines ton cul en dehors de cette allée et retourne à tes activités de soubrettes, dealeuses, camées, putes, ou autre vermine. Ou alors, tu t’amènes jusqu’ici, et participes à cette joyeuseté … ce qui arrivera avec ou sans ton consentement si tu te casses pas avant que Mr bouffe le bitume un peu plus. » C’est là qu’il tourne la tête, pose son regard sur la femme dont il ne devine que les contourne et observe l’arme qu’elle maintient. Elle, elle sait tenir une arme. Elle, elle loupe pas sa cible. Elle, elle sait utiliser cette putain d’arme. Peut-être devrait-il la présenter à Mack afin de lui faire comprendre la différence entre une dealeuse à la con et quelqu’un ayant un minimum de dextérité dans une activité plus utile que la chimie.



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MessageSujet: Re: Isn't it ironic ? [PV Callum]   Lun 21 Mar - 21:48

La médiocrité appelle la violence. Dans ces quartiers que personne ne voudrait surveiller, ni même fréquenter, les seules âmes à errer ont tout à commettre et rien à espérer. La noirceur encrasse chaque recoin, de la ruelle sordide aux prunelles inaccessibles de l’agresseur. Dans ces ghettos où tout est à déplorer, on ne peut dénicher que deux types d’énergumènes. Ceux qui cherchent simplement les ennuis et ceux qui les créent concrètement. Celui qu’elle ne peut encore contempler, semble définitivement appartenir à la seconde catégorie. Qui est-elle pour le blâmer ? Elle se range elle-même, à juste titre, dans cette case. Suffisamment lucide pour savoir qu’on ne peut arrêter le chaos aussi simplement. La peur ne survient pas cependant. L’adrénaline s’insinue lentement dans ses veines, stimule ses sens allégrement. Elle se sent en vie, proche du prochain carnage et férocement déterminée à atteindre l’objectif de sa mission. Les doigts se resserrent autour de la crosse alors que la cible remue. Elle n’hésitera pas au moindre mouvement hostile. Le menton relevé, le regard rendu farouche, elle toise son interlocuteur. Toujours de dos, toujours dissimulé par un assemblage d’ombres dérangeant. Sa carrure imposante n’inspire rien d’autre que le mépris de la milicienne. Elle ne craint plus personne. A une exception près. Mais par chance, cette dérogation ne s’est plus jamais représentée à elle. Non, il n’est pas là et ce n’est pas cet homme qui lui fera craindre la moindre confrontation. Agacée, cependant, par sa présence inopinée, elle s’interroge brièvement sur ses motifs et en déduit que cette raclure doit définitivement énerver les mauvaises personnes. Il a tout du profil de l’imbécile heureux qui croit être assez malin pour fuir ses problèmes. Une mauvaise journée pour lui et ses illusions. Quel dommage. L’inconnu ne réagit pas immédiatement à sa présence et ne finit par lui témoigner qu'un peu d’attention en picorant ses tympans de mots acerbes et incroyablement dérangeants.

Un rire acide et jaune éclot entre eux, Joan ravale difficilement son venin et titille la gâchette davantage à défaut. Pourquoi ne tire-t-elle pas ? Trop de bruit à côté d'un bar, on ne sait jamais qui elle pourrait attirer. Elle maudit les instructions laissées par ses supérieurs. Depuis qu’elle côtoie les pires criminels de la ville, elle est plus bridée que jamais. Doublement irritée, elle crache avec force des paroles, rêvant de le provoquer suffisamment pour qu’il puisse venir planter son torse contre le canon, que le coup parte et que ce souci soit résolu. Un doux songe qu’elle doute voir s'accomplir. « Encore un pauvre con, putain c’est que ça pousse bien par ici les abrutis. T’as pas tété assez longtemps maman, le branleur ? T’es frustré ? Mal baisé ? A ta place, je fermerais ma grande gueule de misogyne sinon Cendrillon, elle va te crever les yeux avec sa putain de pantoufle. » Il tourne le visage vers elle mais toujours abrité par la pénombre, elle ne peut graver ses traits dans sa mémoire. Regrettable. En le gardant en joue, elle se déplace latéralement, s’oriente lentement vers le corps malmené de sa proie. Elle ne discerne pas encore grand chose, évolue avec imprécision. Aucun éclairage dans cette allée sans issue, sûrement pour cette raison qu’il l’a choisi spécifiquement pour sa petite séance de boxe. D’un mouvement de pied brutal, elle frappe la jambe de la victime, cherchant à attester de sa survie. Un gémissement échappe à l'échoué. Parfait. « Cette crevure doit du fric à ma patronne. Je me fiche du pourquoi et du comment tu fracasses sa sale gueule de rat. Mais il doit rester en vie pour le pognon, je dois parler business avec. Alors tu calmes tes ardeurs, tu vas pisser un coup et tu te tires, pigé ? » D’un air dédaigneux, la trentenaire renifle. « Puis si c’est un punching-ball que tu te cherches, y a un gros con une rue plus loin, tu rendrais un vrai service à l’humanité. De quoi racheter ta foutue mauvaise conduite de petit gamin offensé. » Elle doute en avoir vraiment terminé avec lui, c’est pourquoi elle ne range pas son arme.

A la place, elle joue avec les limites, se rapproche perceptiblement de lui pour chercher à démasquer son identité. Mais c’est sans compter sur le martyr étendu à leurs pieds qui agrippe sa cheville abruptement et la préserve de toute progression. Il l’implore, la supplie à gros sanglots. Il ne veut pas que l'étranger l'achève. Il la prend littéralement pour sa sauveuse. D’un air dégoûté, elle se défait de sa prise, lui fiche un coup de talon dans le nez. « La ferme, les adultes causent. » aboie-t-elle à l’encontre du blessé. La négociation n’aboutira sans doute pas. Elle-même ne sait pas pourquoi elle s’est donnée autant de mal à jouer des mots et non des balles. Peut-être parce que ce boulot requiert un peu plus de subtilité. Plus le temps passe, plus elle se demande sincèrement ce qui a pu passer par la tête de ses patrons. L’envoyer en infiltration. Elle, la fonceuse, la grande gueule, la téméraire. Bien trop malhabile avec la notion même de stratégie, de patience et de comédie. Peut-être qu’ils espèrent s’en débarrasser pour de bon. Après tout, elle a tout ce qu’il faut pour échouer et se faire refroidir avant d’avoir pu se rendre utile. Oui, au fond, c’est ça. Ils attendent qu’elle fasse un faux pas, se fasse descendre par le premier fou furieux qui ne pourra plus l’encadrer. Un rictus tordu se dessine sur ses lèvres. Elle ne laissera personne avoir raison. Elle ne compte pas mourir aujourd’hui, ni demain, ni même dans les mois à venir. Elle n’a pas fait tout ce chemin pour finir par crever sur le bitume crasseux d’une hideuse zone, se vidant de son sang dans le caniveau sous les regards écœurés de passants dépassés et apeurés. A tous ces gens, elle dit merde. Et rien que pour ça, elle ira au bout et elle réussira. Elle a survécu à pire après tout. A bien pire.

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MessageSujet: Re: Isn't it ironic ? [PV Callum]   Jeu 31 Mar - 23:20

Le rire se repend après un instant. Les murs s’approprient ses sonorités et le répercute, jouent à une nouvelle forme de ping-pong qui ne fait qu’agacer le pompier dérangé dans son propre divertissement. Lui ce qu’il apprécie c’est entendre ce que le manque de concentration ne permet pas d’écouter ; ces os qui craquent, ces soupires en souffrance, ces suppliques d’un corps qui demande que le repos et le pardon d’une connerie humaine. Il apprécie le frottement qui s’échappe à chaque contacte, la sensation dans ses membres lorsque les coups pleuvent… bref, tout sauf ce rire. Ca, il s’en fiche. N’en éprouve aucun intérêt. Pourtant, ce maintien, heurte ses prunelles, égaye ses sens et ne perd rien du spectacle qu’elle offre dans la pénombre. Sa posture l’intrigue, lui fait relever légèrement sa garde, conscient qu’elle n’était pas qu’une fille de passage dans une ruelle pourrie d’un quartier minable. Le pompier devrait pouvoir la dominer par sa force brute et la rage qui s’expose à chaque occasion mais face à une arme, le calcul devient moins évident et se réduit encore lorsqu’une détermination contre l’arme. Cendrillon, elle, est déterminée. Tirer n’est pas un problème et son attitude transpire une confiance indéniable en ses talents. Loin, très loin devant la dealeuse qui avait tout de même trouvé le moyen de le blesser. Comme quoi, l’arme à feu est un facteur risque assez aléatoire. « Encore un pauvre con, putain c’est que ça pousse bien par ici les abrutis. T’as pas tété assez longtemps maman, le branleur ? T’es frustré ? Mal baisé ? A ta place, je fermerais ma grande gueule de misogyne sinon Cendrillon, elle va te crever les yeux avec sa putain de pantoufle. »

N’importe qui pourrait encore aujourd’hui s’étonner qu’un corps si fluet pouvait sortir des paroles si chantantes. S’étonner qu’une femme puisse être aussi classe qu’une bouche d’égout les jours de remontées d’effluves. Lui, non, au contraire, ce n’est plus le calcul du risque, l’anticipation d’un combat qui l’éveille mais une certaine forme d’amusement, un intérêt annexe au combat bien que lié. Se pourrait-il que la soirée puisse se finir autour d’un affrontement beaucoup plus intéressant ? Beaucoup plus poignant ? L’obscurité s’étale dans ses prunelles, son corps se tourne progressivement en suivant les mouvements de la jeune femme. Le pompier est presque déçu de l’existence de cette pénombre, mettre un visage sur un adversaire ayant autant de classe que lui pouvait être dès plus utiles, à terme. L’autre gémit, c’est qu’il l’avait presque oublié. Ce type était d’un inintérêt aussi conséquent que l’existence des escargots. Enfin, en particulier depuis que ses propres prunelles s’étaient posés sur une autre distraction. Ses mots écorchent de nouveau les murs, attaquent l’abruti, brisent ce que les coups n’ont pas déjà brisés et informent autant qu’ordonnent. Informent sur ce qu’elle est, ce qu’elle peut faire, ce qu’elle se fout de faire, ce qu’elle peut être pour lui : une vraie distraction. Ordonnent ce qu’elle croit qu’il exécutera, ce qu’elle espère, ce qu’elle ne peut pourtant espérer aboutir. Comment ordonner quoique ce soit à un type qui déteste qu’on lui impose quoique ce soit ? C’est lui qui fait sa vie selon ses propres codes, selon ses humeurs ou surtout, selon ses propres besoins. Qu’elle ne l’est pas déjà deviné à l’obscurité de son regard serait étonnant. Pas une cendrillon des rues habitués à fréquenter une partie du pire du monde. La folie qu’il agite sur ses traits ne sont peut être pas encore visibles, mais ce n’est qu’une question de seconde. « Je ne fais pas dans l’humanitaire. Si tu cherches un prince charmant pour s’occuper de tes emmerdes et ceux du monde, tu peux toujours tenter de troquer tes fripes de cancer de l’humanité contre un simple string et te dandiner auprès des trous d’cul qui peuplent le haut du monde. Je suis sûr que tu feras des merveilles et m’évitera de briser tes rêves d’avenir en explosant ta petite gueule… » Oh non. Ne t’éloigne pas. Ne recule pas. N’abandonne pas la partie. Ce qu’il veut c’est un combat. Ce qu’il veut, c’est un peu de distraction. Encore. Toujours plus. Ses mains le démangent, s’il n’y avait pas d’arme entre eux, il lui aurait déjà offert un joli crochet du droit. Lorsque l’homme gémit, qu’elle lui intime de se la fermer, le pompier n’hésite pas plus d’une seconde avant d’enfoncer une énième fois son poing dans la gueule de l’abruti. Maintenant parti pour un somme, le pompier s’en désintéresse enfin, soupire en secouant la tête. « Oups. Tu causeras affaires plus tard… ou jamais… selon s’il se remet.. » Il hausse les épaules, et se redresse avec lenteur. Se place entre elle et le déchet de l’humanité. Il se fiche complètement de ce dernier, définitivement. Il est loin le pompier tout autant à cet instant, qu’hier ou qu’il y a deux ans… ce n’est qu’un mensonge, cette casquette qu’il porte de temps en autre. C’est ce qu’il croit, ce qu’il tente d’affirmer en se laissant emporter par ce feu qui bouillonne aujourd’hui en lui. L’ex militaire, écart les bras, se rapproche. « Cette merde c’est mon affaire, enfile tes pantouffles et va les enfoncer dans les yeux d’une autre raclure. Je suis sûr que ton emploi est lucratif que si tu acceptes les échecs rapidement pour passer une autre pompe à fric…. Celui-ci, il est mort ou proche de l’être… » Ce qu’il dit, ça n’a aucun intérêt. Il s’en fiche. Lui, ce qu’il souhaite c’est simplement se rapprocher, dessiner ce visage, associer la réalité à l’imaginaire de cette atmosphère et frapper…. Frapper encore et encore. Son torse touche alors bientôt le canon du flingue, le lampadaire derrière eux, clignotant jusque là se stabilise un bref instant, l’éblouie. Il grimace, ferme les yeux, et recule. Une gêne lui ayant masqué cette réalité pour n’exposer que la sienne, son propre visage. Les yeux rouverts, il se fixe. Il la voit tomber, son cri perce l’espace, brise l’humour d’une blague qu’il trouvait très bonne. Sa sœur hurle aussi, plus pour s’accorder avec son sursaut de reflexe qui l’a sauvé d’un plongeon dans la piscine que pour s’accorder à la peur de son amie. Qu’importe, Callum, lui, le sait déjà. Il le ressent. Cette connerie. Cet acte manqué. Ce raté. Ce danger. Il regrette immédiatement, ne réfléchit pas une seconde et plonge à son tour au fond de la piscine, se glisse sous elle et tente de la sortir de l’eau. Le bord lui semble si éloigné sous les coups, les hurlements et les tasses. Pourtant, il hurle à son tour lui intime de se calmer, sans effet et il persévère encore. L’évènement ne dure pas plus de 5 minutes mais c’ets une éternité qui les lie. Lorsqu’il parvient enfin à lui faire toucher le bord, Kate est déjà là pour la sortir du bord. La petite crache l’eau, s’étale, respire fort, ne parvient pas à se calmer alors Kate se redresse repousse Callum avec force. Lui hurle dessus, comme s’il n’avait pas assez subit de coups, d’insultes et de hurlements. Ce n’était qu’une blague. Qu’une blague.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Isn't it ironic ? [PV Callum]   Jeu 14 Avr - 1:26

Les odeurs démontent peu à peu les sens à l’heure où l'acuité visuelle est à déplorer. Âcres, insoutenables, elles semblent s’accrocher aux murs, au bitume et à toutes les personnes qui traversent ce maudit quartier. Parfois, elle passe assez de temps dans ces endroits répugnants pour ne même plus les discerner. Ces arômes inconvenantes s’agglutinent alors à ses propres vêtements, elle les traine chez elle, rapporte un coin d’enfer dans son logis. Ces rues l’incommodent pour une raison particulière. Un souvenir qu’elle a enfui, qu’elle a réprimé en vain. A cette seule fois où elle s’est échappée, Jill sous un bras, la valise sous l’autre, en pleine nuit. Il ne fallait pas faire de bruits. Elle avait peur qu’il l’entende fuir. Qu’il la rattrape de ses poings ou pire, de ses lèvres. C’était dans un coin aussi miteux que celui qu’elle hante, qu’elle avait trouvé refuge pour une poignée de jours, loin de son mari, loin de ses coups. Le même genre de configuration, le même genre de décor, des similitudes qu’elle  déniche à chaque fois un peu plus. Parfois, elle se plait à penser que c’est cette misère qui l’a fait rentrer. Souvent, elle sait qu’elle se trouve juste des excuses. Les choses auraient pu être différentes si elle était restée là. Si elle avait trouvé un travail. Si elle avait divorcé. Sa fille serait sans doute en vie. Et elle, elle ne ressentirait pas ce besoin oppressant de contrer le vide par une agressivité de plus en plus acérée, affûtée par les circonstances. Elle dit qu’elle ne regrette rien. Mais elle regrette absolument tout. Ses faiblesses l’ont menée à sa perte et ici, elle se souvient avoir trouvé l’issue à un moment. Fissure temporelle dans laquelle elle s’engouffre dès qu’elle arpente ces allées sordides. Les réminiscences débutent toujours par ce mélange dérangeant de senteurs. Puissant catalyseur qui la ramène à son chaos engendré. Ca la rend dès lors plus instable et donc plus dangereuse. Tout ce qui la tue, la rend plus forte.

Mais cet homme l’ignore. Il ignore de quoi elle est capable. Il ne sait pas ce qu’il fait, encore moins ce qu’il dit. Il semble totalement désaxé et elle le catégorise déjà dans la section des aliénés aux pulsions sanguinaires. Ce n’est pas comme si elle n’en avait jamais croisé en exerçant son véritable métier. Pas comme si, elle n’avait pas été mariée à l’un de ces tarés. Son mépris n’a de cesse de s’amplifier alors qu’il ose répliquer, rabaissant le niveau de la discussion au passage pour qu'il effleure le sol.  Aucune cohérence, aucune réelle argumentation. De la provocation pure à laquelle Joan répond d’un sourire sournois. Rictus mauvais qu’il ne peut même pas apprécier. Elle le déplore réellement. « Putain mais c’est que t’as la langue pleine de merde en plus. Aie au moins la décence de l’avaler au lieu de la répandre. Tu pues le mec frustré à des kilomètres. Elle avait quel nom la meuf qui t’a coupé les couilles et qui te les a enfoncé dans la gorge, hein ? La pilule passe pas ? Qu’est-ce qui se passe ? Tu vas encore chialer longtemps là ? Puis ma gueule, tu vas la voir d’assez près quand je l’enfoncerai dans la tienne. » L’envie de lui tirer dans les pattes la démange, au moins pour l’effrayer, pour qu’il arrête de faire le malin. Cependant, l’idée de gâcher des munitions pour un crétin ne l’enchante pas. A-t-il bu ? Est-il sous une quelconque influence pour se montrer aussi pathétique qu’absurde ? Si la sorcière a bien appris quelque chose ces dernières années, c’est que la connerie n’a besoin d’aucun remontant pour se manifester chez autrui. Elle mise plutôt sur l’absence de facultés cognitives.

L’inconnu déverse sa haine sur leur victime et arrache un grognement à la milicienne. « C’est que ça t’amuse en plus ? J’arrive pas à déterminer si t’es juste un abruti ou si t’es simplement débile en fait. T’as dû en perdre des neurones en te ramassant des raclées. » La rage l’oblige à chatouiller la gâchette. Elle ne le supporte déjà plus ce pauvre type, elle rêve d’en finir mais ne se résout pas encore à l’extrême par simple pragmatisme. Burton serait fier d’elle. Cette décision est mise à mal par la proximité trop soudaine de l’étranger qui se jette pratiquement contre le canon. Elle ne sourcille pas. Pas immédiatement du moins. Car l’éclairage défectueux propulse soudainement sa clarté et apporte une perspective nouvelle à cet échange houleux. Un battement de cils pour chasser le mirage, un second pour fixer l’image. Les traits familiers percutent sa rétine avec une telle violence qu’elle en perd le souffle. Sa main tenant toujours le flingue retombe contre sa jambe abruptement.  « Callum ? » s’entend-t-elle murmurer d’une voix qui ne lui appartient pas. Ou plus. Un son léger produit par une petite chose craintive. La dernière fois qu’elle l’a vu, dans son autre vie, Jill était accrochée à sa main et ce détail fait toute la différence durant une bonne minute. Pour elle, il a toujours été le grand frère de Kate. Le blagueur douteux qui l’a un jour, plongée dans son pire cauchemar. Aujourd’hui, il est le visage du passé. Et à ce passé, elle veut dire merde. Elle refuse de perdre la face. Refoulant les quelques émotions qu’il a suscité par cette apparition imprévue, elle relève le menton et crache avec dédain. « Callum Doyle. Putain d’ironie de merde. » Le choc ne s’estompe pas tandis qu’elle analyse et imprime son expression, observe les changements opérés. Elle le reconnaît à peine à vrai dire. Son attitude tranche si férocement avec ce qu’il a pu être qu’elle ne peut compter que sur son visage pour appuyer la révélation de son identité. « Bordel de … T’es devenu un sacré connard. J’en reviens pas. Je peux savoir ce qui t'prend ? T’as envie de crever ? Comment ça se passe ? » ose-t-elle lui demander alors. N’est-ce pas risible ? Ils ne se ressemblent plus, ne sont que de vagues échos qui s’entrecroisent hasardeusement. Elle qui n’a jamais pris les devants, elle qui a toujours été en retrait, effacée. Elle qui ne prononçait pas la moindre injure. Elle qui n’aurait jamais pu le défier. Et lui, lui qui a perdu son essence. Qui s’est perdu assurément. Le trouble perdure et l’arme tient toujours dans sa paume. Connu mais changé. Il est peut-être l’ennemi. Qui ne l’est pas désormais ?


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Dernière édition par Joan C. Valentine le Mer 25 Mai - 19:29, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Isn't it ironic ? [PV Callum]   Dim 24 Avr - 23:55

Callum ? Elle est dans l’entrebâillement de la porte et ne bouge plus un cil, seuls ses cheveux s’agitent au gré du courant d’air que son entrée créé. Il n’en revient pas, lui non plus. Comment est-ce possible ? Comment est-elle en vie ? Ici ? Son étonnement laisse pourtant place à un sourire et d’un geste il l’invite à prendre son aise. Le militaire traverse même la pièce et sans se soucier de son apparence de pâtissier attaqué par deux jeunes filles, la prend dans ses bras. Il ne comprend pourtant pas et n’est pas sûr de vouloir s’assurer de la réalité. Non, il préfère savourer cet étrange sentiment provenant d’un passé pourtant très lointain. Un passé qui associait Joan à sa sœur, un temps tellement révolu pour lui. Son être en oubli même la colère qu’il a longtemps éprouvé contre elle alors qu’elle avait une énième fois abandonner sa sœur au pire moment. Une amie en carton mais une amie en vie. En vie. Il secoue la tête en reculant et laisse ses mains sur les épaules de la femme qui se trouve devant lui. Les mots ne parviennent pas à affluer, il semble, un instant, heureux. Alors c’est sa fille qui le pousse et Jill qui agite sa main devant les yeux du militaire. « Pa’ tu la connais ? » Le regard du père se pose sur sa fille puis sur Jill avant de retourner sur Joan. Une boucle visuel avant de s’accroupir et d’hocher la tête. « Bien sur, c’est une vieille amie… c’était surtout la meilleure amie de ta mère … » Il les voit, ces deux prunelles qu’il connait si bien et aime tant. Il les voit s’agrandir et se poser avec une lueur magique dans le regard sur un bout de son identité. Un bout de la vie de sa mère. Un bout de vérité. Un bout de ce qu’elle était et que, malheureusement, elle ne pourra jamais réellement connaitre.

« Joan… »

L’arme est à présent rabaissée. L’excitation d’un éventuel combat est parti pour laisser place à une étrange sensation. Un malaise. Une erreur. Une impossibilité. Joan ? Il cligne des yeux alors qu’elle reprend contenance puis crache avec une absence de classe qui ne correspond nullement aux derniers souvenirs qu’il possède. « Callum Doyle. Putain d’ironie de merde. » Un sourcil se lève alors que pour la première fois depuis bien longtemps, il ne sait pas quoi faire ni comment réagir. La joie en moins, il pourrait presque se sentir comme lors de leur première retrouvaille. Etonné, stupéfait et totalement incrédule face à sa présence. Est-elle increvable ? Son regard se porte sur l’arme qu’elle maintient toujours avec fermeté et sa tête se secoue avec lenteur. Si la fois précédente il s’était réjouie d’approuver la réalité de l’évènement, à cet instant il préférait être en plein cauchemar. « Elle avait quel nom la meuf qui t’a coupé les couilles et qui te les a enfoncé dans la gorge, hein ? » Ca… ca pouvait provenir de la jeune mère d’autrefois ? ou pire, de la gamine timide qui avait peur de la moindre goutte d’eau ? Ca… ça pouvait être elle ? Cette femme qui n’avait de lueur joyeuse qu’en observant sa fille s’exprimer avec celle du militaire ? Cette femme ayant probablement vécu assez de merde pour abandonner sans pourtant l’avoir réellement fait ? Cette femme qui n’avait jamais voulu lui avouer ce qui la tourmentait ? « Puis ma gueule, tu vas la voir d’assez près quand je l’enfoncerai dans la tienne. » Même leurs querelles d’enfants n’avaient pas eu autant de verbe… pourtant elle lui avait dévoilé une personnalité bien différente de celle de l’enfant jouant au bord de l’eau. « Bordel de … T’es devenu un sacré connard. J’en reviens pas. Je peux savoir ce qui t'prend ? T’as envie de crever ? Comment ça se passe ? » Son pied recule, ses mains tombent le long de son corps et sa tête se penchant légèrement vers la droite avant de revenir à la normale. Plus d’obscurité juste de l’incompréhension. Il a beau chercher, rien ne semble coller au passé. Que s’est-il passé ? De nouveau, pour la première fois depuis longtemps Callum s’inquiète. Un sentiment naissant qui n’avait plus pris place dans sa cage thoracique depuis une petite éternité. Un sentiment naissant qui n’avait plus sa place. Définitivement alors c’est un rire qui s’échappe pendant que ses doigts grattent sa barbe. « Je te retourne le compliment… t’es devenue une sacrée … » Ne pas achever son insulte n’est aussi pas des plus courants et c’est avec désarroi qu’il encaisse cette incapacité mêlé à cet étrange jeu de superposition des visages. Comment insulter l’amie de Kate ? Comment insulter la mère de Jill ? Comment insulter celle qui pouvait permettre à Anna de rencontrer sa mère ? Il recule alors d’un pas en fronçant les sourcils. Ce visage est si similaire à son souvenir alors que l’attitude est si éloignée. A des années lumières à vrai dire. Comment est-ce possible ? Une inquiétude qu’il se veut ronger et briser en une fraction de seconde. Il aimerait déployer le même attrait que précédemment, désirer la frapper, imposer ses mains contre le cou de cette femme et lui extirper ce qui lui reste de vie. Il aimerait déployer ce feu qui brûle en lui et qu’il se croit dominer. Il aimerait l’atteindre par plaisir, la briser et l’éradiquer en même temps que ce regain d’identité qu’il n’est plus. Ce bout de lui, mort. Définitivement mort, non ? « t’as envie de crever ? Comment ça se passe ? » L’assassin secoue lentement la tête et se rapproche, efface le sérieux de son visage pour une expression plus neutre sans parvenir à masquer l’analyse qu’il effectue une fois de plus. « Tu es passée de mère poule à extorqueuse ? Sympa comme ascension sociale, ta fille doit être fière de sa mère …. » Jill. Cette gamine était la meilleure amie d’Anna et ce pour une raison qui ne lui avait pas sauté aux yeux dès le début. A vrai dire, la raison était arrivée en même temps que Joan dans leur maison : elles étaient comme leur mère. Un duo improbable mais indissociable jusqu’à sa… disparition. Le pompier sert ses poings, offre une belle vision de ses veines sur son cou et refoule une douleur aussi vive que fugace. Un rappel à la réalité, à ce cœur qui bat de nouveau et ces doutes qui subsistent quant à la survie de sa fille. « Tes capacités oratoires se sont largement étendus depuis ta petite baignade … j’espère que tu as réglé ce petit problème sinon… je te souhaite pas que tes petits amis du caniveau l’apprennent. Ca pourrait faire tache sur ton nouveau CV et... »

Il la sent avant même de la voir. Elle court avec une cuillère remplie de chocolat, elle poursuit Jill qui vit sa plus grande course en criant. Les deux explosent de rire lorsqu’elles s’échouent sur le sol sous des regards amusés des deux parents présents. Il secoue la tête, recule d’un millimètre en grimaçant comme s’il venait de se prendre un coup. Pourtant, le plus fort qu’il reçoit vient immédiatement après, une fois qu’il cligne des yeux et qu’il les voit, là, toutes les deux à côté de Joan. Kate. Anna. Une association impossible. Une vision hors temps. « que… vous.. » Sourcil froncé, le pompier relève le visage vers le seul fantôme avec une consistance solide et se projette sur elle, agrippe sa gorge en la faisant basculer d’un mouvement de pied. Les deux sur le sol, il la maintient. Ses prunelles prennent possession de ses jumelles sans qu’un mot ne se prononce. S’il la maintient, il ne tente pas de la tuer. Au contraire, quelque par ces lueurs qu’il tente de lire, il se perd. Disparait avec elle dans le murmure que l’ensemble réuni veut bien leur évoquer. Une douceur du regard en total opposition à la violence de la scène mais en parfaite adéquation avec la douleur qu’il revit à cet instant. Anna.


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MessageSujet: Re: Isn't it ironic ? [PV Callum]   Lun 25 Avr - 22:32

Les décalages temporels fracturent la rétine. L’espace qu’ils occupent devient tout à coup si minuscule qu’elle en suffoque. Rattrapée par le passé dans l’endroit le plus insolite qu’elle puisse dénicher. Cette plaisanterie  ne l’amuse pas. Combien de chances pour intercepter cet homme ici ? Pour y être confrontée aussi brutalement ? L’ironie se déploie davantage quand les souvenirs refont surface. Cette rencontre remet en question les décisions prises, oblige la sorcière à se pencher sur le parcours chaotique qu’ils semblent avoir tout deux empruntés. Les enfants qu’ils étaient n’auraient jamais pu imaginer et inventer ce futur. Survivre à la fin du monde pour en arriver là, les phalanges se disputant la carcasse d’une racaille sans importance. Où sont passés les sourires ? Où s’est planquée la belle naïveté ? Deux décennies auparavant, elle aurait été terrorisée de se savoir piégée dans cette situation. L’adolescente aurait eu peur de se retrouver ici, acculée par Callum à ce point métamorphosé. La jeune fille aurait été tétanisée, elle aurait craint sa propre ombre. Elle aurait appelé à l’aide. Elle serait sans doute morte sans même avoir levé la main pour se protéger. Cette faiblesse a toujours été criarde, omniprésente, Isaac n’a fait que la renforcer. Elle a perdu sa fille à cause de ça. Incapable de défendre qui que ce soit, même pas son propre enfant. Son impuissance revient par vague la démolir quand elle se rappelle de ce monstre, quand il la lui a arrachée, qu’il a dérobé son énergie pour la laisser ensuite pour morte à ses pieds. La mère n’a rien fait. Elle aurait pu sauter sur lui, l’immerger dans une illusion macabre à défaut. Si elle avait eu une arme, elle aurait pu tirer, l’obliger à la relâcher. Si elle avait eu du cran, elle l’aurait tué. Mais la réalité, c’est qu’il court peut-être encore dans ces maudites rues et qu’elle n’a jamais pu remettre la main sur lui. C’est une histoire inachevée et le début d’un nouveau départ.

Lui aussi en a bavé. Son instabilité se manifeste des pires façons qu’il puisse exister. Démence, incohérence. Carrément suicidaire. Le cœur de la milicienne se serre un instant face à ce constat, par égard pour Kate. Sa meilleure amie serait horrifiée de voir son frère dans cet état. Son héros de tous les instants, son roc. La grande affection de la benjamine pour son aîné avait fini par contaminer la brune à tel point qu’elle lui reconnaissait des qualités qu’elle n’aurait pu soupçonner. Elle le respectait. Mais sa loyauté pour Kate possède ses limites, tout comme ce respect acquis. Le damné joue avec les limites de ses préoccupations, force le destin en évoquant le seul être au monde qui puisse entrainer la perte de la fausse mafieuse. La douleur démolit le thorax de la trentenaire, la bouscule jusqu’à ce qu’elle en soit désolée. Oui, Jill aurait honte de sa mère. Elle a pu être si douce, si maternelle. Elle voulait lui montrer l’exemple, lui inculquer des valeurs. Mais c’est le prix à payer pour subsister. Le sacrifice auquel elle a consenti pour changer, pour devenir plus forte, plus indépendante. Personne ne peut lui reprendre cette fierté-là. Personne, pas même Callum Doyle. Dans un accès de rage, elle redresse son arme et vise à côté de la semelle du bagarreur,  avant de faire bifurquer le canon vers le front de  son interlocuteur. « La prochaine fois que tu oseras mentionner ma fille, cette balle se plantera pas dans le sol. Je t’interdis de mêler Jill à cette conversation, putain. Je te demande pas si Anna a envie de gerber en voyant la sous-merde que t’es devenu, alors tu te la fermes. » crache-t-elle alors en baissant à nouveau son pistolet pour mieux réapprendre à respirer. En son centre, le déluge fait des ravages. Elle ne se remettra jamais de cette perte. Jamais.

L’américain la provoque davantage et malgré la soudaine confusion de son adversaire, elle ne retient pas ses pensées. « Va te faire foutre ! T’as que ça à me ressortir ? Ça te fait encore marrer d’avoir cherché à me crever pauvre con ? Putain, faudrait passer à autre chose. Ah ça, t’en as dans le froc, pousser une gamine dans une piscine et t’en vanter plus de dix ans après. T’as régressé ? A moins que t’aies jamais évolué, ça expliquerait pas de mal de choses. » Son ricanement débute mais s’avorte aussi vite. Des mains emprisonnent son cou si vivement qu’elle n’a pas le temps de réagir tandis qu’ils basculent déjà. La panique grimpe immédiatement, elle se débat de toutes ses forces. La pression de son corps contre le sien lui donne la nausée tandis que l'oxygène lui ait repris ou qu'elle le croit du moins. Les traumatismes d'une autre époque se superposent à la situation Son larynx brûle. Elle se voit déjà crever étouffée. Non, pas encore. Pas comme ça. L’adrénaline aidant, elle enfonce son coude à plusieurs reprises dans le ventre de son opposant. Elle y joint très vite les pieds et finit par atteindre l’entrejambe du fou furieux d’un coup de genou bien placé. Elle le repousse le plus abruptement possible ensuite, rampe à moitié pour se dégager totalement de son emprise. Elle cherche à respirer mais n’y parvient pas. Non, pas une crise, pas maintenant. Ses mains tremblent, cherchent à saisir l’inhalateur qu’elle trimballe toujours sur elle. Sa coordination laisse à désirer et dans l’urgence du moment, elle ne réfléchit plus, elle balance ses semelles contre le visage de son opposant, cherche à lui fracasser le nez. « Putain… Putain de malade… mental ! » hurle-t-elle alors avant de reculer davantage en créant des appels d’air de plus en plus violents, dérangeants. Ses doigts cherchent à atteindre le revolver qu’elle a fait tomber, oubliant la seule idée de réussir à agripper le petit flacon  au fond de sa poche. Sa paume tâtonne les coins d’obscurité. Non, il n’a plus rien à voir avec la personne qu’elle a connu. Plus rien à voir du tout. Il n’y a qu’un diagnostic à apposer à ce comportement totalement aliéné. Il est devenu fou. Totalement fou. Ami d'enfance ou pas, elle ne compte pas le laisser gagner. Elle ne compte pas mourir aujourd'hui. Elle s'acharne, râpe ses phalanges contre les pavés jusqu'à retrouver le contact rassurant de la crosse de son flingue. « Fais pas le moindre mouvement brusque, sinon je te butte. » articule-t-elle avec difficulté. Elle le tient en joue pour la troisième fois de cette soirée et elle n'a jamais été aussi prête à tirer.

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MessageSujet: Re: Isn't it ironic ? [PV Callum]   Mer 18 Mai - 17:43

Anna. La fumée qui l’entoure s’intensifie aussi vite que les flashs concernant les instants de vie de sa fille. Une danse chaotique devant ses prunelles masquant ce qui l’entoure, le faisant oublier sa présence, son existence, cette situation. Il sait pourtant, quelque part au fond de lui, être à nouveau plongé dans l’enfer d’un souvenir refoulé. Il semble même le reconnaître, ce souvenir volatile qui n’a de cesse que de jouer avec ses nerfs. Ne pourrait-il simplement pas lui donner la réponse à ses questions ? Confirmer la vie ou la mort ? Offrir l’espoir, détruire ce qui reste de lui. L’un comme l’autre, il pourrait peut-être en être libéré. Parce qu’il faut bien l’avouer, l’assassin n’est plus programmé pour vivre ces grands 8 perpétuels. Ressentir n’est plus une capacité qu’il sait gérer. « Gérer », une façon bien étrange de penser les sentiments. Ce qu’il voit dans un miroir brisé à sa gauche n’est autre qu’un fantôme, comme Anna, comme Kate juste avant. Tout n’est qu’un leurre et pourtant il se sent déjà suffoquer alors même qu’il resserre la pression sur la gorge de sa comparse dont il a oublié la présence. Concentrer sur l’absolue nécessité de retrouver sa fille, de sauver sa vie, il tente d’en prendre une autre. Encore, comme s’il n’était capable que de cela à présent. Anna serait fière de lui aussi. La pompier encaisse, ressent les chocs sans sourciller comme s'il devait ressentir la douleur pour s'autoriser à ... à quoi? Bonne question, lui même n'en sait rien perdu dans ces deux univers qui s'entrechoquent. Il refoule un cri et grogne en se laissant tomber sur le côté accompagné de ce fameux réflexe masculin de couvrir ses parties pourtant déjà agressé. Ses yeux, toujours perdus au milieu d’une fournaise qui n’existe que pour lui ne parviennent pas à se concentrer sur quoique ce soit de tangible. De réel. Les mouvements autour de lui, il les sent et dans un soupire se force à se révéler non sans tousser à plusieurs reprises. Le paradoxe de ces deux réalités ne le frappe qu’à moitié et le voila tachant de retrouver sa fille dans une ruelle faussement enflammée tout en surveillant une femme qui aurait dû crever au fond d’une piscine des années plus tôt… le conservant de cette situation. « Il vaut mieux prévenir que guérir » disait-il autrefois, aujourd’hui l’assassin a tendance à revoir son interprétation, en cet instant plus encore qu’hier. Secouant la tête, il chute, pose un genou au sol et maintient son visage baissé, tousse. « Anna… »

Agissant pour la première fois sur deux tableaux, il s’avance avec lenteur dans la ruelle en occultant les menaces de Joan, trop concentrer à vivre une énième fois cette quête de vie. Il l’entend. Il le sait. Elle est là. Sa fille. Au milieu du brasier, elle l’attend dans la peur insoutenable d’une mort certaine. Lui-même n’est pas plus équipé pour affronter la fournaise mais que vaut sa vie s’il ne parvient pas à la récupérer ? Dans la ruelle, le pompier met la main sur le sac de Joan et l’entraine avec lui dans sa quête. Juste quelque mètre. Il le sait, elle n’est pas loin. Un instant il croit même la voir devant lui, ses longs cheveux tombant sur ses épaules. Le militaire s’étale sur le sol, rampe en murmurant et finit par distinguer ce corps se protégeant comme il le peut. Son corps à lui n’est plus capable de grand-chose pourtant il traverse ce qui le sépare de sa fille et lui pose le masque sur son visage. Ses petits doigts s’accrochent à celui-ci avec une force presque nécessaire. Le pompier est face à Joan, agenouillé, essoufflé, il tousse encore ne la voit pas vraiment. Elle est là pourtant, Joan. Elle est réelle et son flingue aussi. Ce n’est pourtant rien face à ce qu’il cherche dans les décombres de ce souvenir. Actionnant l’alarme, il entoure sa fille de son corps et attend que la fumée ne finisse de le voir disparaître. C’est là qu’il les voit, les rangers. Ces chaussures. Il tousse, redresse la tête. Le souvenir s’en raille, la fumée se disciple d’une bourrasque. Le militaire cligne des yeux, sursaute en voyant Anna à la place de l’inconnu aux rangers. "An..na… "L’enfant le regarde un instant avant de se décider à parler. "..la maison… Pa, je veux rentrer." La demande se veut aussi incisive qu’une balle à bout portant, la peau se déchire, l’impact le brûle et d’un clignement l’illusion disparait. Il est là dans cette ruelle face à Joan avec une arme. Il fronce les sourcils ne comprend pas. En réalité, un bref instant le pompier ne comprend ni ce qu’il fait là ni pourquoi Joan le menace d’une arme. Un instant il n’est que ce militaire devenu oncle et père le même jour. Un instant il est plus Callum Doyle qu’il ne l’a jamais été depuis c’est trois dernières années. Un instant ce qu’il ressent c’est le poids de l’identité qu’il a choisi d’oublier. Alors, dans ce moment de confusion, le pompier entrouvre ses doigts et tend l’inhalateur à cette femme qu’il a longtemps apprécié puis détesté puis de nouveau apprécié. Un va et vient de sentiments épars qui en ce bref instant ne laisse place qu’au soulagement qu’elle ait pu survivre. « Excuses moi… » Les mots sont sincères pourtant la réaction en lui, lui donne plus l’impression d’avoir été arraché sous la menace.

L’instant s’efface au profil d’une douleur qu’il est davantage capable de transformer en colère qu’en niaiserie. Le pompier secoue la tête, se redresse et chute, pris de vertiges. L'envie de vomir le prend. Vomir sa honte. Vomir ce qu'il est et ce qu'il aurait dû être. Vomir son incapacité. Vomir. Il grogne, pose le regard sur son corps et cherche une raison à la douleur, cherche une blessure physique, réelle sans trouver l’impact. Sa rage investie alors ses fibres afin de retirer ce qui reste de ce résidu d’identité, l’inquiétude et la joie partiellement ressentie, le désir fugace d’être le fils, le frère, l’oncle, le père, l’ami… l’éradication de ce qui fait lui l’homme et non le monstre. Le pompier se bat pourtant, il cherche la clé en haut de ces rangers, il entend la demande de sa fille, l’appel même imaginaire qu’elle vient de lui faire mais l’assassin ne conscientise pourtant qu’une chose, une unique chose : la douleur aussi psychique soit-elle. « Putain… tu… me fais quoi !? »

Genou à terre, ses prunelles transpercent les siennes. Il se fout qu’elle lui l'ait frappé, qu'elle le menace. Il s’en contre fou puisque sa seule douleur n’est au final que celle liée à un cœur qui bat sans doute beaucoup trop vite pour une cage thoracique n’ayant plus l’habitude. Serrant la mâchoire, il secoue la tête et se redresse, assure ses pas et se rapproche en occultant encore une fois l’arme qui le met en joue. Nombre de monstruosité verbale et physique lui traverse l’esprit, il se voit non seulement l’insulter mais aussi la piétiner et l’enterrer. Elle n’aime pas parler de Jill ? Pas de problème, il ne fera que mentionner ce dont il se souvient et écraser encore ce nom auprès de ses oreilles. Elle a peur de l’eau, encore ? Parfait, une baignoire et un peu d’eau ça fait des miracles. Pourtant, au milieu de tout cet imaginaire c’est un rire qui s’échappe. « Et bien.. Miss Valentine est toujours là… ça fait chaud au cœur… elle est belle ta devanture de cancer de l’humanité, bien décorée. » Il soupire, se laisse tomber au sol. « enfin....s’il t’a fallu ça pour sauver Jill, ça se pardonne… » Oui, qu’aurait-il fait pour sauver Anna, lui ?

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MessageSujet: Re: Isn't it ironic ? [PV Callum]   Mer 25 Mai - 22:02

La peur se quantifie sans mal par le nombre d’inspirations ratées, vouées à la panique célébrée par sa déficience physique. Les expressions du damné et l’incohérence de ses mouvements la mènent à une seule conclusion. Une démence douce, un accès d’impulsivité. Les yeux effarés de la sorcière s’attardent sur la position qu’il maintient, sur le prénom qui lui échappe. Égaré dans un méandre de souvenirs, perdu dans sa mémoire, hors d’atteinte. De l’extérieur, elle ne voit qu’un homme instable, dangereux par son irrationnelle imprévisibilité. Les personnes qu’on ne peut raisonner, encore moins comprendre, sont sans nul doute les plus létales et elle le sait. La crise qu’elle a débuté ou qu’elle croit avoir amorcé du moins, ne provient que de cette fracture temporelle. Toute cette scène lui semble surnaturelle. Un morceau d’avant qui n’a rien du passé pourtant et qui ne semble rimer à rien au présent. Piégés dans une faille. Les réactions de l’américain n’ont rien de logiques, rien de censés. La milicienne resserre un peu plus ses doigts autour de la crosse, l’index chatouillant la gâchette mais quelque chose la retenant sans cesse. Les bras d’un fantôme la capturant. De deux fantômes. D’abord Kate et puis, l’ancienne Joan. Celle qui n’aurait jamais levé la main sur quiconque, qui n’aurait jamais osé mettre la vie de Callum Doyle en jeu. L’étreinte spectrale la fait frissonner, l’oblige à réaliser qu’elle ne peut se défaire correctement de l’emprise du passé. Comme un manteau qu’on glisse sur ses épaules, qui ne correspond plus à sa silhouette mais qui pèse assez lourd pour qu’elle ne parvienne pas à l’ôter. Sa volonté d’attenter à l’existence du pompier s’émiette à chaque seconde qu’elle laisse filer. La nervosité amplifie son manque d’oxygène. Elle se plie en deux, la main qui ne tient pas le flingue, se glissant contre la poitrine. Calme-toi, putain.

Loin d’apaiser ces violences, son interlocuteur se rapproche soudainement. Elle relève un peu plus le canon dans sa direction tandis que la main de son assaillant perce les barrières que la bienséance érige d’ordinaire, afin d'attraper l’inhalateur. Ce n’est pas la première fois qu’il est témoin de ça. Elle déteste d’autant plus cette scène qu’elle se sent aussi malade et faible que celle qu’il a connu. Pendant quelques instants, la déroute ne l’importe plus. Maladroitement, elle réceptionne le flacon, l’actionne, inspire le produit à plusieurs reprises et attend simplement que ça passe sans jamais baisser sa garde malgré l’attention qu’il lui a porté. Malgré les excuses apportées ensuite. Elle se rappelle bien trop de ses paumes contre sa gorge, la férocité dans son regard. Il prétend l’accalmie mais elle s’accroche au souvenir de la tempête. « J’en ai rien à foutre de tes putain d’excuses. » articule-t-elle quand ses bronches lui en laissent l’occasion. C’est trop facile de blesser puis, de présenter ses excuses. Elle ne se fera plus avoir comme ça. Son vis-à-vis se redresse, elle tente d’en faire de même, encore essoufflée, pas tout à fait remise. Elle prend appui contre le mur le plus proche, la brique râpant ses mains. L’arme baissée momentanément tandis qu’il titube. Sa question fracasse le silence relatif qu’ils se sont imposés. « Pardon ? Tu te fous de ma gueule ? C’est pas moi qui ai cherché à t’étrangler, le taré ! » hurle-t-elle d’autant plus excédée par cette remarque qui ne trouve aucun sens dans la situation actuelle. C’est elle qui vient de cracher ses poumons jusqu’à preuve du contraire.

Son attention décroche plus d’une fois tandis qu’il retombe, se relève mais dès qu’il s’approche à nouveau, elle pointe son flingue sur lui. Ses mots redeviennent acides, tranchants. « Va te faire foutre ! » Un rugissement pour contrer l’insulte, elle n’en a déjà plus rien à faire ce qu’il pense. De ce que tout le monde pense. Le militaire retrouve le sol à nouveau, elle avise la rue adjacente, le corps échoué de la cible. Un soupir lui échappe. Et puis, tout rebascule. La douleur qu’il réveille est telle, qu’elle en a mal à chaque articulation. Tout son squelette souffre, chaque os tient mal en place. Pour cette vie gâchée, perdue, envolée, elle aurait donné la sienne. Si elle pouvait encore aujourd’hui troquer sa place contre celle de Jill, sans une seconde d’hésitation, elle le ferait. La culpabilité martèle le thorax bien que le chagrin domine. Elle se fend en deux, les jambes articulent déjà une fuite avortée pourtant. La gorge tellement serrée qu’elle parvient à peine à déglutir. Des larmes voudraient se presser contre ses paupières à demi-repliées elle n’en a plus en réserve. Elle les a déjà toutes versées. Cette vérité est tellement dure à encaisser. La supporter tout en bas, la chuchoter lui suffit. Elle n’a pas besoin que cet homme la lui déclame avec tant de simplicité. Les tremblements la gagnent. Oui, si elle avait été ce qu’elle est, sa fille respirerait encore, elle serait encore là. Là dans leur foyer, là tout près d’elle, tout contre elle les nuits où les cauchemars la terroriseraient. Elle donnerait n’importe quoi pour qu’on la lui rende. Elle vendrait absolument tout ce qu’elle possède pour entendre une dernière fois son rire, pour effleurer ses boucles chocolatées, pour la prendre dans ses bras. La tristesse s’empare de ses traits, les oblige à se crisper, à mimer cette douleur sans nom, sans fond. La seconde suivante, elle est chassée par la rage. Il n’y a plus que ça maintenant. La colère.

Elle redresse l’arme et vise sans mal l’épaule de l'assassin. La balle s’échappe, se fiche dans la chair adverse. Le bruit résonne durant de longues secondes dans son crâne. Elle sent, sait qu’elle oserait continuer, qu’elle pourrait l’achever tant elle ne veut plus jamais qu’il l’oblige à ressentir à nouveau cette perte, jusqu’à cette extension. Jusqu’à l’envie de crever à son tour. « Je t’avais dit de plus me parler d’elle. » crache-t-elle avec vigueur avant de reculer. Consciente qu’elle ne veut pas en venir au meurtre pour l’instant. « Fous-moi la paix. Barre-toi. Je veux plus voir ta sale gueule.» Mais c’est elle qui part. Elle en oublie la proie, en oublie le jeu. Perd de vue jusqu’à son travail et quitte l’allée à toute vitesse, talonnée de trop près par ses démons, écartelée soudainement par l’âme qu’elle abrite encore. Il y a bien des événements qu’il ne faut pas ressasser, elle déteste regarder par-dessus son épaule. Elle déteste remuer ce qui est terminé. Vers l’avant, elle plonge le regard sans réserve et sans pour autant relâcher sa prise sur le pistolet. Téméraire mais pas folle au point de penser que ces réminiscences ne puissent pas à nouveau la rattraper sous cette forme ou une autre.

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MessageSujet: Re: Isn't it ironic ? [PV Callum]   Dim 10 Juil - 19:48

Il aurait fait en sorte de jouer sa vie. Il aurait échangé cette âme qui pullule le monde depuis qu’il est séparé de sa fille. Il aurait joué avec le diable, fraterniser avec un démon, tenté toutes les incantations possibles pour la retrouver, la serrer contre lui. La protéger. Il serait devenu l’exact monstre qu’il est si cela lui avait garanti le souffle d’Anna. Callum l’aurait parfaitement accepté. Pour Anna. Plus que les raisons actuelles qui font de lui ce qu’il est. Le militaire a abandonné. Ce jour là, et depuis lors. Une part de lui en a conscience mais ne parvient pas à imposer cette voix, cette vérité dans un corps qui ne semble vouloir que s’enfoncer davantage dans les méandres de son inhumanité. Le sang appelle le sang. La colère appelle la rage. Il n’est plus que l’ombre de lui-même et parvient à se croire satisfait. Pourtant, il sait… s’il retrouve sa fille, elle ne le reconnaitra pas. A l’instar de cette femme qui le regarde pour la première fois avec la peur qui brûle ses rétines. L’amitié n’existe plus. Le souvenir de leur passé commun, s’il existait encore il y a peu, le voila anéanti. L’ancien militaire ne la reconnait pas plus. Le monde a fait d’eux des êtres bien différents de ceux qu’ils avaient pu être l’un pour l’autre.

L’impact le fait cligner des yeux. Il tente de se relever mais n’y parvient qu’à moitié et recule d’un geste du genou. Il gonfle ses joues, pose une main sur son épaule et sent déjà le sang se répandre sur lui. Les yeux exorbités, il la détaille de ce regard d’enfant qui observe cette gamine apeurée toute trempée. Il la regarde comme il aurait pu l’observer mettre à distance sa sœur, sans comprendre. Choqué par cette réaction disproportionnée. Pourquoi le décor joue-t-il autant avec sa perception ? Il a vu qui elle était, il a senti la rage qui l’habitait à présent mais il semble que le passé porte un plus lourd impact que ses menaces. Elle n’est plus la même. Lui non plus. Pourtant, lorsque Joan se détourne, se lance dans la ruelle et qu’il sort son couteau de sa chaussure… Pourtant lorsqu’il pourrait la blesser à son tour, répondre à cet appel du sang et de la colère, sa main s’abaisse et se laisse retomber contre sa cuisse. Ses yeux détaillent cette femme qui n’a jamais été comme lui mais qui fut longtemps une personne essentielle à sa famille, à sa sœur. Ses prunelles s’imprègnent de cette démarche qui s’échappe au coin de la rue sans un regard en arrière, crispé sur une arme qu’elle vient d’utiliser contre son passé. Comme lui plusieurs années auparavant, elle a tiré un trait sur ce qu’il pouvait représenter : tout ce qu’elle était et qu’elle n’est plus. Un miroir que le pompier n’est pas plus prêt à mémoriser.

Comme il n’est pas plus prêt à avouer la faiblesse dont il vient de faire preuve. Une faiblesse qui n’a sans doute pas la signification qu’il lui porte. Certainement pas. Alors il se relève, plonge son couteau dans sa chaussure, grimace puis s’offre un grand goulet d’air avant de prendre le même chemin que sa comparse. A présent, l’objectif était d’arriver chez Roman sans se faire remarquer. Objectif qui ne lui permit pas de faire totalement abstraction de ce qu’il venait de se passer. Cette rencontre. Ces souvenirs. Cette rage. Ce miroir. Ils ont toujours été si différents et aujourd’hui, alors qu’ils ne sont clairement plus ce qu’ils étaient… les voila bien plus proches de la similarité.

Spoiler:
 

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