AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Final Warning | DORIAN

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Féminin
↳ Nombre de messages : 309
↳ Points : 187
↳ Date d'inscription : 07/03/2016
↳ Age : 22
↳ Avatar : Colin Farrell
↳ Age du Personnage : 37 ans
↳ Métier : Ingénieur en sécurité informatique pour le Gouvernement
↳ Opinion Politique : Officiellement il travaille pour le Gouvernement, officieusement il lui voue une haine sans pareil
↳ Niveau de Compétences : Niveau 4 en détermination & prise de risque
↳ Playlist : Elastic Heart ; Sia | Dance on the moon ; Travis Scott | Take Shelter ; Years&Years | Buddha for Mary ; 30STM | The Morning ; The Weeknd
↳ Citation : « Wanted to fight this war without weapons »
↳ Multicomptes : Ava S. Cohen & Esperanza O'Connell
↳ Couleur RP : white ; FFFFFF



Feuille de perso
↳ Copyright: Schizophrenic
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Final Warning | DORIAN   Mer 16 Mar - 13:03

Final Warning

Dorian & Jackson

« Hey ça va mon pote ? » une voix inconnue me sort de mon sommeil. Je grogne légèrement lorsque que je sens une main me toucher l’épaule. Avec difficulté j’émerge de ma somnolence. Mes yeux s’ouvrent, ma vision est floue. Je tourne la tête vers le jeune homme brun qui vient de m’arracher des  bras de Morphée. Je lui fais signe de partir. Endormi je mets du temps à réaliser où je suis. Sans grand étonnement, j’ai encore forcé sur la bouteille. Je sais que je n’aurais pas dû. Ces derniers temps je bosse comme un cinglé et le manque de sommeil combiné à l’alcool m’impose des siestes plus souvent que je ne l’aurais désiré. Je passe ma main sur mon visage et me lève. Je sors quelques billets froissés de mon porte-feuille et les laisse à côté de mon verre vide. Je jette un coup d’œil à ma montre. Il est temps de rentrer. La musique du bar clandestin me perce le crâne. Je ne supporterais pas une autre migraine, pas ce soir. Je salue la serveuse et quitte l’établissement.

Les mains dans les poches de mon jean, je marche tranquillement. La moiteur de la Nouvelle-Orléans me colle à la peau. Heureusement pour moi, une brise fraîche se lève. Je commence peu à peu à retrouver tous mes sens et à me rappeler de ma journée. Je m’éloigne des établissements bruyants et m’enfonce dans les alentours de Bourbon Street. A force de me perdre la nuit, j’ai appris à connaître tous les recoins de la ville, tous les raccourcis et les ruelles tranquilles. J’ai aussi étudié les lieux stratégiques et les endroits surveillés par le Gouvernement. Mon très cher et détesté employeur. Ce soir d’ailleurs, les rues sont relativement désertes autour de moi. J’entends mes chaussures qui résonnent contre le bitume. Les lampadaires grésillent et leur lumière jaunâtre n’éclaire plus grand-chose. Néanmoins en relevant les yeux j’aperçois au loin une silhouette féminine. Élancée, la femme marche de manière distinguée. Je souris en coin. Elle vient dans ma direction.  Ce n’est pas sa beauté qui me fait sourire, pas cette fois, mais bien la familiarité de son visage angélique. Dorian. Une femme que je n’avais croisée qu’une fois dans un bar. Je me souviens d’elle parce que notre conversation m’a fortement marqué. Un esprit intéressant qui avait eu le mérite de m’intriguer. Elle s’en était allée en ne me laissant que son prénom et un peu de son histoire comme indice. Ma curiosité m’avait poussé à aller en chercher plus. Par le biais des informations auxquelles j’ai accès via le Gouvernement, j’ai pu retrouver la trace de son mari, Alastor. J’avais déjà remarqué l’alliance de la Dame lors de notre conversation. En fouillant un peu plus j’avais découvert que Dorian était surveillée par mes compères. Et puis je n’avais malheureusement pas eu le temps d’en faire plus. Voilà pourquoi ce soir, sa présence dans un endroit comme celui là m’intrigue.

Curieux et puisque c’est inévitable, je presse le pas pour forcer notre rencontre. « Dorian mais quel plaisir de vous voir. Mais dites moi, qu’est-ce qu’une femme comme vous fait dans un endroit pareil ? Vous savez que ces ruelles peuvent êtres dangereuses pour des gens comme vous. » je relève un sourcil. Ma voix est remplie de sous-entendus. Je sais bien qu’elle n’est pas une demoiselle en détresse et ce ne sont pas les quelques ivrognes égarés qui m’inquiètent. Je sais les alentours surveillés, arpentés par les pions du Gouvernement. Moi je ne risque rien. Que dalle. Mais elle c’est tout autre chose. En est-elle seulement consciente ? Je l’ignore. Je m’égare un instant sur son visage qui semble être fait de porcelaine. Je ne peux m’empêcher de me dire qu’une telle femme entre les mains du Gouvernement serait un véritable gâchis. Pour autant je garde le mystère. La menace ne semble pas imminente. Lorsque les hommes arrivent, ça se sent. Je les ai déjà vu faire moi, au tout début, quand on me testait pour savoir si j’étais digne d’intégrer le Gouvernement. C’est comme l’armée de la mort. Comme si vous pouviez sentir le danger approcher. Comme un courant d’air glacé en plein été. Pour l’instant l’air reste chaud et humide. Une musique très lointaine fait écho à un clébard qui braye dans un appartement voisin. En attendant une réponse de sa part je reste immobile histoire de lui barrer la route. Il serait dommage que Dorian me file entre les doigts aussi facilement. Je suis désormais parfaitement réveillé. Malgré mon alcoolisme je considère être resté un type bien, avec certains principes. Et puis je ne pense pas qu’Emma aurait forcément apprécié que son père devienne un pourri qui laisse les dames se faire attraper par les Gorilles d’un Gouvernement sans scrupule. Je ne suis pas certains que cela arrive, mais par précaution, je préfère quand même tenter de la dissuader. Au moins j’essaie. C’est déjà mieux que de fermer les yeux, je suppose…

_________________


THIS PAIN IS JUST TOO REAL
And this pain may not be escaping, and I may still be hurting, but that's okay. Because at least I'm living and I can see that some day it will be ending, even if it's not today, I'll be set free. sign by Solosand
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Final Warning | DORIAN   Jeu 17 Mar - 12:35


« They will come for me, I will wait for them. »



Final Warning
Jackson Montgomery & Dorian C. Mown

Il n'y a rien de bien dangereux, lorsque l'on sort de chez soi. Ainsi les pensées se fondent alors que les innocents et les plus fragiles d'entre nous émergent de leur foyer, quittant la sécurité, pour se heurter à ce monde semé d'embûches et de chaos. Un mensonge habituel pour toutes ces âmes apeurées et chanceuses, chanceuses oui, de pouvoir chaque soir retrouver leur point de départ. Nombreux sont les corps qui, chaque nuit, décorent les ruelles les plus noires. Et pourtant, la plupart du reste du monde préfère ignorer les faits, continuer à sortir, continuer à frôler le mauvais, parfois même le pire. Ainsi va le monde. Un monde que Dorian ne peut cesser d'aimer, malgré ses travers. Elle ne cessera jamais d'aimer les Hommes. Ils ont tant d'espoir. Chacun d'entre eux vaut certainement la peine de se battre. Mais cette catégorisation reste bien peu large. Car les Hommes sont aussi doués d'une malveillance sans nom. A penser que rien ne changera jamais. Dorian se bat pour que les choses changent. Ce Gouvernement, ces traditions absurdes, ces domaines sociaux, ces classifications humaines, toutes les inégalités qui résident en ces lieux. Elle n'est pas la seule. Mais ce soir, elle l'est bel et bien.

Dorian dirige quelques affaires. Même si diriger est un bien grand mot pour définir son rôle dans la Résistance, elle aime à croire qu'elle fait partie de ceux qui peuvent faire bouger les choses. Ce métier des plus illégaux, elle l'a choisi il y a bientôt trois ans. Depuis qu'Alastor lui a été enlevé, et qu'elle a repris son rôle. Ainsi est-elle faite pour cette place précise. De toute évidence, elle était la seule à pouvoir faire ce qui doit être fait. Elle a été choisie pour ses connaissances, pour sa discrétion, et pour son sens de l'élocution, très certainement. Un peu d'amitié a pimenté la chose, il n'est pas courant d'être appréciée par le grand patron depuis quelques décennies. Quand elle repense à l'époque où elle a rencontré Lucrezia, elle se dit que tout ceci est bien loin de l'image qu'elle s'était faite de l'avenir. Les hasards de se croiser quelque part, les dîners au restaurant pour parler du présent, les quelques rires échangés au coin d'une cheminée, tout ceci est mort dans l'âtre avec la levée de la Malédiction. Et ainsi Dorian se retrouve-t-elle ici.

En tournant dans la rue de Bourbon Street, Dorian inspire profondément. Il est des lieux peu fréquentables en cette cité, et cette voie en fait partie. Si la Dame ne vient que peu souvent ici, elle  a méthodiquement analysé l'emplacement de chaque coin à risque : chaque bar, chaque angle de rue, chaque coin sombre. Elle ne tient jamais à se rendre quelque part sans en connaître quoi que ce soit. Bourbon Street. Elle resserre légèrement son trench coat autour de ses reins. La légère brise hivernale s'adoucit peu à peu, mais lui arrache encore quelques frissons. Si elle marche sur ce trottoir ce soir, c'est que les affaires l'y conduisent. Un fournisseur peu connu et pourtant bien converti dans le trafic d'art se fait désirer entre les murs cramoisis de ces rues. Dorian a pourtant essayé de lui proposer un rendez-vous dans un lieu plus correct, mais l'homme a catégoriquement refusé. Dorian a bien compris ce qui le tracassait : les lieux inconnus sont souvent truffés de pièges, et il préfère certainement, et de loin, la rencontrer dans un endroit où il est le seul maître. Ainsi, elle a accepté. Et il est aisé de deviner que le marchand constitue une source importante de revenus, si la Dame se déplace actuellement dans sa direction.

« Eh, Poupée, tu veux un p'tit remontant ?! »

On l'interpelle. Ce n'est pas la première fois, et certainement pas la dernière en ces lieux. Elle fait mine de ne rien avoir entendu, et continue sa route, sans piper mot. Elle sait fort bien que répondre à ce genre de provocation ne mène qu'à une confrontation où elle est certaine de perdre. Elle tourne au prochain carrefour, sans même prendre la peine de lire l'écriteau indiquant le nom de la rue, dégueulassé par le temps. Elle croise quelques femmes aux allures de mannequin, toutes habillées de vêtements cramoisis et de toutes les couleurs. Elle ne préfère pas dévoiler leur métier au creux de son crâne, de peur de les offenser par une simple pensée. Puis, elle sursaute, s'arrête, reprend rapidement sa respiration et ferme les yeux en plaçant une main sur sa cage thoracique.

« Seigneur, Jackson. »

Insuffle-t-elle en français, sa langue maternelle. Elle se pince la lèvre en le fixant de nouveau. Que fait-il ici et quelles sont ses intentions, elle l'ignore tout bonnement. Mais c'est bien le premier visage familier qu'elle croise ici. En le fixant un instant, des souvenirs lui remontent en mémoire. Un comptoir, deux tabourets, deux verres, deux sourires. Cela fait quelques temps déjà qu'ils se sont rencontrés, un peu par hasard, dans un bar, loin de ceux qui sont bâtis ici. Quelques temps, et pourtant Dorian ne l'a pas oublié. Rares sont les hommes qui font désormais partie de ses bonnes grâces, rares sont ceux à qui elle ose s'ouvrir légèrement. Une méfiance naturelle, développée après la disparition de son mari.

« Vous m'avez surprise. »

Et c'était le cas. Ne l'ayant guère vu venir. Discret, mais toujours enjoué, comme elle peut désormais le constater. En retombant sur Terre, elle regarde automatiquement autour d'elle. Car même si Jackson est présent et, peut-être, et avec un énorme doute, lui ferait-il l'honneur de se mettre au travers de quiconque tenterait de la menacer, Dorian ne peut s'empêcher de rester sur ses gardes.

« Insinueriez-vous que ce genre d'endroit ne pourrait être fréquenté par des personnes plus.. distinguées ? »

Elle s'accorde à légèrement sourire. Il est vrai que la vision de ces lieux arpentés par quelques bourgeois mécontents est tout à fait amusante. Mais elle n'en fait guère partie, les apparences peuvent être parfois trompeuses, preuve en est.

« Votre présence attise néanmoins ma curiosité. Je ne vous pensais guère adepte de ce genre de lieu. A moins que vous ne soyez là que pour vous fournir une dose d'adrénaline ? J'avoue parfois être étonnée de quelques passions étranges qui attisent les âmes humaines. »

Mais elle n'est guère de ceux-là.

« Vous devinez bien que je ne fais pas partie de cette catégorie. Je suis ici pour les affaires. »



Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 309
↳ Points : 187
↳ Date d'inscription : 07/03/2016
↳ Age : 22
↳ Avatar : Colin Farrell
↳ Age du Personnage : 37 ans
↳ Métier : Ingénieur en sécurité informatique pour le Gouvernement
↳ Opinion Politique : Officiellement il travaille pour le Gouvernement, officieusement il lui voue une haine sans pareil
↳ Niveau de Compétences : Niveau 4 en détermination & prise de risque
↳ Playlist : Elastic Heart ; Sia | Dance on the moon ; Travis Scott | Take Shelter ; Years&Years | Buddha for Mary ; 30STM | The Morning ; The Weeknd
↳ Citation : « Wanted to fight this war without weapons »
↳ Multicomptes : Ava S. Cohen & Esperanza O'Connell
↳ Couleur RP : white ; FFFFFF



Feuille de perso
↳ Copyright: Schizophrenic
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Final Warning | DORIAN   Ven 18 Mar - 13:14

Final Warning

Dorian & Jackson

Visiblement surprise, Dorian sursaute avec toute la grâce dont elle sait faire preuve. Je souris, amusé de voir que même dans des instants pareils, la dame reste digne. Heureusement pour moi, Dorian semble se calmer lorsqu’elle me reconnait. Le bon point c’est qu’elle ne m’a pas oublié. Mon sourire s’agrandit lorsqu’elle parle des gens distingués. En traînant par ici, j’ai vite compris que tous les milieux sociaux avaient leurs vices et que même les plus riches de la ville pouvaient parfois s’égarer dans les ruelles les plus sombres. Je lui accorde un petit rire en secouant négativement la tête. « J’insinue que ce n’est pas le meilleur endroit pour faire ce que vous avez à faire. » je lui lance un regard équivoque. Je lui laisse comprendre que j’en sais un peu plus que ce qu’elle peut croire. Mais me comprendra-t-elle ? Telle est la question. Pour l’instant Dorian semble étonnée de me voir rôder dans les parages. Je hausse les épaules. La Nouvelle-Orléans n’a plus aucun secret et chaque recoin de la ville peut devenir un refuge pour peu qu’il soit éloigné d’une étendue d’eau profonde. « J’étais dans un bar pas loin, vous savez ce que c’est… Dure journée. J'fais parti des gens qui pensent que l’adrénaline ne s’achète pas. » non elle se provoque. Dorian risque de l’apprendre à ses dépends si elle reste dans le coin. Je jette un rapide coup d’œil autour de nous. Pour l’instant il n’y a personne. Juste le chien qui continue de brayer. Bien sûr que j’avais deviné qu’elle ne faisait pas partie de cette catégorie. Cette femme a une classe incroyable.

Elle avoue finalement qu’elle est là pour affaire. Mh, ça je m’en doute déjà. Je n’ai pas l’air étonné mais plutôt préoccupé. Je sais que si le Gouvernement la surveille et qu’elle reste dans les parages, quelque chose de grave pourrait se passer. Et je ne pourrais rien faire pour elle au risque de griller ma couverture. « Je vous assure que vos affaires ne sont pas en sécurité par ici Dorian. » j’en rajoute une couche. Mon ton se veut plus grave, plus insistant. Fichez l’camp. Voilà mon message. Fichez l’camp avant qu’ils vous attrapent. Malgré mon avertissement, je sens qu’elle ne renoncera pas. C’est le genre de femme qui n’a plus peur de rien. Et malgré mon inquiétude je ne peux nier que je l’admire car elle me rappelle un peu la mienne, de femme. Je fouille dans la poche arrière de mon jean et tâte le paquet de cigarettes qui s’y cache. Mon regard brun s’arrête un instant sur Dorian et je renonce à ma dose de nicotine.  Je ne cèderai pas. J’ai promis d’arrêter. La situation indélicate me met pourtant dans un drôle d’état. A chaque seconde qui passe je sens le danger approcher.

Au loin à travers la lueur faiblarde de lampadaire, une silhouette s’approche. Je m’incline discrètement pour la détailler avec plus d’intérêt. Un homme d’à peu près un mètre quatre dix s’approche. Si ses vêtements laissent penser qu’il n’est qu’un badaud, mon instinct et mon expérience me crient tout autre chose.

« Venez Dorian, marchons, ne restons pas là. »

Cette fois mon ton est devenu autoritaire. Plus le temps de faire des manières il faut ficher le camp d’ici et vite. Sans attendre une seconde de plus je me mets à marcher dans la direction opposée à la silhouette qui s’approche. J’espère que Dorian va finir par m’écouter. Quand je me retourne je constate que quelqu’un d’autre arrive dans notre direction. Putain. Ca commence à se compliquer mais la situation n’est pas bloquée. La fuite reste encore possible. Je ne veux pas inquiéter Dorian et tente de garder un visage impassible. Ma concentration tangue quelque peu à cause des restes d’alcool qui brouillent mes méninges. Pourtant l’urgence me pousse à tourner dans une rue plus étroite.  Le dernier recourt.

« Vos affaires peuvent attendre Dorian, je vous l’garantis. »

Je me sens comme un ange gardien. Exit les ailes blanches et l’auréole. Exit le pouvoir divin. Si les gars du Gouvernement la chope je ne pourrais rien faire si ce n’est la regarder partir en restant bouffer par des regrets.

_________________


THIS PAIN IS JUST TOO REAL
And this pain may not be escaping, and I may still be hurting, but that's okay. Because at least I'm living and I can see that some day it will be ending, even if it's not today, I'll be set free. sign by Solosand
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Final Warning | DORIAN   Mar 22 Mar - 10:40


« They will come for me, I will wait for them. »



Final Warning
Jackson Montgomery & Dorian C. Mown

Le meilleur endroit. Existe-t-il un meilleur endroit pour une quelconque chose, finalement. Qu'elle soit ici ou dans son bureau, rien ne cache Dorian du pire. Il suffirait d'une réception, d'un entretien, d'une vente banale, et tout basculerait. Il ne serait pas si difficile de cacher une arme dans sa poche ou dans son sac. Il ne serait pas surprenant pour Dorian d'être braquée par un vendeur sournois voulant rafler tout le butin, ou un client mécontent qui voudrait le beurre, l'argent du beurre, et toute la crémière, comme l'expression française y fait référence. Alors à quoi bon éviter ce genre de rue sinistre ? Même un cimetière ferait l'affaire et serait, lui aussi, perturbant pour qui que ce soit. Pas que Dorian soit effrayée par l'endroit, mais elle ne s'y sent gère à l'aise. Normal, me direz-vous. Ici, ou ailleurs, la Dame risque toujours de ne pas repartir sauve, pire encore, de ne pas repartir tout court. Elle en a bel et bien conscience : ses affaires sont dangereuses, et elle aurait mieux fait, certainement, de ne jamais y mettre le nez. Mais il est des sentiments que l'on ne contrôle pas, et qui nous poussent à ce genre de réalité. Dorian n'a plus peur, désormais, de mourir pour une cause qui lui semble juste. Son seul regret serait celui de ne pas avoir vengé Alastor à temps. Quoi que la Rébellion pourrait s'en charger elle-même, elle préférerait de loin abattre celui ou celle qui a réduit son bonheur en cendres.

En entendant la brève tirade de son compagnon de route, Dorian fronce imperceptiblement les sourcils. Le ton qu'il emploie lui rappelle évidemment le goût et l'odeur de la menace implicite, là-bas, au loin. Saurait-il quelque chose ? Ou tenterait-il simplement de lui faire rebrousser chemin ? Elle ignore s'il en dit moins qu'il n'en sait, ou s'il se trouve être simplement méfiant vis-à-vis de tous les rôdeurs dont les ombres se tapissent dans les recoins. Mais Dorian n'a pas peur, elle, de ces ombres. Elle n'a plus peur de beaucoup de choses. Elle a assez vu la mort pour en avoir accepté l'image. L'effroi des adolescents quant à l'approche du Paradis, ou des Enfers, elle ne le ressent plus non plus. A la mort de son mari, tout a décidément changé. Tout ? Non, peut-être pas. Mais il se peut que cela la mène tout de même à sa perte. Oh, elle a bien conscience que cette petite halte dans Bourbon Street ne sera peut-être pas aussi calme qu'elle le pensait, mais elle a de la ressource, et surtout, elle a du cran. Quoiqu'il advienne, elle doit essayer. Ainsi va sa morale. Ainsi vont ses principes.

« Croyez-vous ? »

L'ironie de sa phrase se répercute contre les pierres noirâtres qui jonchent les ruines des anciennes maisons. Ici, peut-être, se tenaient auparavant bon nombre de magnifiques bâtisses. Était-ce un quartier agréable, où certains flânaient, nez en l'air, un sourire léger au coin des joues ? Elle ne le saura jamais.

« Je ne suis pas sotte, j'aurais bel et bien préféré discuter tranquillement dans mon bureau, confortablement assise dans mon fauteuil avec un bon verre de scotch. Mais si les clients sont les princes, les fournisseurs sont les rois. Si je n'avais guère besoin de lui, je ne serais pas là. Or je n'ai pas le choix, il me faut le convaincre, et cela a commencé au moment-même où j'ai mis un pied ici. »

Elle n'est pas dupe. Elle sait que beaucoup d'hommes ici travaillent pour le même homme qu'elle va rencontrer. Elle a remarqué les regards insistants, les silhouettes qui virevoltent dans le brouillard. Elle sait que le maître des lieux l'observe avec attention, et qu'elle prouve son courage, et sa détermination. Il ne pourra plus jamais nier son courage, et c'est ce qu'elle souhaite. Mais elle n'a pas encore compris qu'ils ne sont pas les seuls à la fixer dans le noir.

« Pardon ? »


Elle ne saisit pas très bien, au début. Mais elle le suit, sans faire trop d'histoire. A dire vrai, elle ignore pourquoi elle lui accorde ne serait-ce qu'une minuscule et infime partie de sa confiance. Mais elle ne peut le nier : il semble sûr de lui. Comment douter de ses paroles, elle qui n'est pas d'ici, elle qui ne sait rien de ces rues, finalement ? Peut-être lui en sait plus. Alors, et seulement alors, elle pourrait tout à fait l'écouter, pour s'en sortir. Elle marche à son côté, tranquillement, et lui lance quelques œillades de temps à autre. Il se retourne, examine, semble un peu distrait. Elle a bien compris ce qu'il se trame. Elle a bien compris que quelque chose, derrière eux, les suit.

« Si j'abandonne maintenant, cette affaire tombe à l'eau. Je dois la tenter. »

Elle est sûre d'elle, du moins, c'est ce que le ton qu'elle emploie laisse à croire. Bien sûr qu'elle a peur, au fond. Bien sûr qu'elle ignore où elle va. Mais elle doit y aller. Elle doit le faire. Et dans sa marche qui se veut lente malgré le danger, elle le fixe un moment.

« Et je dois la mener à bien. »


Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 309
↳ Points : 187
↳ Date d'inscription : 07/03/2016
↳ Age : 22
↳ Avatar : Colin Farrell
↳ Age du Personnage : 37 ans
↳ Métier : Ingénieur en sécurité informatique pour le Gouvernement
↳ Opinion Politique : Officiellement il travaille pour le Gouvernement, officieusement il lui voue une haine sans pareil
↳ Niveau de Compétences : Niveau 4 en détermination & prise de risque
↳ Playlist : Elastic Heart ; Sia | Dance on the moon ; Travis Scott | Take Shelter ; Years&Years | Buddha for Mary ; 30STM | The Morning ; The Weeknd
↳ Citation : « Wanted to fight this war without weapons »
↳ Multicomptes : Ava S. Cohen & Esperanza O'Connell
↳ Couleur RP : white ; FFFFFF



Feuille de perso
↳ Copyright: Schizophrenic
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Final Warning | DORIAN   Ven 25 Mar - 9:44

Final Warning

Dorian & Jackson

Les femmes. Elles seraient les premières à dire qu’on ne sait pas faire preuve de tact, mais lorsqu’on cherche à leur sauver la peau, voilà qu’elles s’indigneraient presque. Je regarde Dorian tandis qu’un sourire crispé courbe mes lèvres. Je n’ai jamais insinué qu’elle était sotte, loin de là. Je sais qu’elle est une femme intelligente qui n’aurait certainement pas eu besoin de mon aide si seulement elle avait accepté d’ouvrir les yeux. Pourtant ce soir Dorian ne semble pas comprendre mon message, elle ne le décrypte pas et ne saisit pas l’avertissement qui s’y cache. Pourtant l’urgence est là. L’urgence est cette silhouette qui arrive au loin. L’urgence est partout.  Petit à petit, le piège se referme et bientôt je ne pourrais plus rien faire pour la sortir de là.

Je m’éloigne. Dorian marche tranquillement alors qu’il aurait fallut courir pour semer la milice qui nous colle aux talons. Comme un vieux chewing-gum collé à notre semelle. Je sens qu’elle me regarde, qu’elle commence peut-être à se questionner. Il serait temps qu’elle comprenne. Je continue de marcher, s’arrêter serait leur faire gagner du temps. Malgré ça et en constatant que Dorian n’a toujours pas accéléré, je comprends vite que nos chances de s’en sortir s’amenuisent. Ses chances à vrai dire. Moi dans l’affaire, je n’ai rien à craindre après tout, ces types sont mes collègues et je peux leur raconter ce que je veux. Mais je ne pourrais pas défendre la femme qui marche à côté de moi et qui me répond enfin. Je dois au moins admettre qu’elle a du cran. Malheureusement pour elle ce n’est pas le moment de mettre cette qualité en avant.  Je me retourne, l’air un peu plus grave pendant qu’on s’enfonce dans la ruelle.

« Et si vous n’abandonnez pas, vous risquez de le regretter plus que vous le croyez Dorian. »

Mon ton ne laisse plus aucun doute : le danger est imminent. C’est la dernière chance qu’elle a de comprendre et d’abandonner sa mission. Je ne sais pas de quoi il s’agit, mais je doute fort que sa tâche vaille la peine de risquer sa vie. Je ne suis pas vraiment sûr de savoir pourquoi est-ce que je prends autant de risques pour quelqu’un que je connais à peine. Je repense à Jane. Je me dis que j’aurais aimé qu’on l’aide dans une situation pareille. Je déglutis péniblement, son souvenir continu de me blesser. C’est cette pensée qui me rappelle à quel point je peux haïr le Gouvernement et tous les sbires qui le servent aveuglément. A quel point je peux haïr mon frère. J’entends Dorian insister derrière moi.  Elle doit la mener à bien… Très honorable comme but mais est-ce seulement réalisable dans de telles conditions. Cette fois je m’arrête pour me tourner face à elle.

« Dorian vous ne comprenez pas. Vous devez la mener à bien mais vous ne pouvez pas le faire, pas ce so… »

Je ne peux terminer ma phrase. Derrière la silhouette qui nous suivait se rapproche. Elle n’est pas seule. Un frisson parcourt mon échine. Cette fois c’est terminé. Il faudrait un miracle pour que la situation se décante. Même si je n’en suis pas certain, mon instinct me dit que ce sont bien les Shadowhunters qui sont dans le coup. Leur aura glacial m’interpelle. Si les silhouettes  ne sont que deux pour l’instant, je sais pertinemment que la ruelle risque d’en être truffée d’ici à deux minutes.

« Putain… »

Je soupire. Je n’aime pas l’échec. Mais en même temps, qu’aurais-je pu faire de plus ? Je ne pouvais pas ouvertement déclarer ma profession ni même mon identité. Cela aurait été bien trop risqué pour moi. Même si je sens que je peux avoir confiance en Dorian, ces informations sont bien trop cruciales pour être partagées. De plus sa confiance en moi en aurait été biaisée. Ces constatations ne servent plus à rien maintenant, nous sommes faits comme des rats. Enfin surtout elle. Comprenant que je ne peux plus agir, je m’éloigne en faisant quelques pas en arrière. Mon regard croise le sien. J’ai l’air désolé et je le suis car je ne sais pas ce qui va arriver maintenant. Mon rôle est passé du sauveur au témoin impuissant.

_________________


THIS PAIN IS JUST TOO REAL
And this pain may not be escaping, and I may still be hurting, but that's okay. Because at least I'm living and I can see that some day it will be ending, even if it's not today, I'll be set free. sign by Solosand
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité
Invité






MessageSujet: Re: Final Warning | DORIAN   Dim 27 Mar - 14:43


« They will come for me, I will wait for them. »



Final Warning
Jackson Montgomery & Dorian C. Mown

Dans la pénombre, ils approchent, mais elle ne les voit pas. Pourtant, ils sont là. Ils arrivent.

Au carrefour suivant, si carrefour on peut appeler cela, Dorian ne prend pas le temps de fixer les ruelles, elle sait déjà que le noir la rendra nerveuse, et dans cette situation délicate, son anxiété pourrait être sa perte. Car si la Dame fait preuve d'un grand courage, elle n'en reste pas moins quelqu'un d'extrêmement vulnérable. En cédant à des sentiments inhabituels, et considérablement puissants, seuls ses médicaments seraient en mesure de la sauver du cercle vicieux. Ils n'y a qu'eux qui ont une quelconque influence sur sa condition. Il est des maladies respiratoires que l'on peut aisément calmer en attendant patiemment, ou en tentant une approche psychologique. Il n'en est rien pour elle, car l'emphysème la dévore chaque fois plus qu'auparavant, chaque fois plus fort, et son venin se concentre au sein même de ses poumons. Aucune issue n'est possible, si ce n'est l'inhalation de quelques pilules trop chères en pharmacie. Heureusement pour elle, sa situation financière lui a toujours permis de s'octroyer les bienfaits de la médecine. Mais il est des jours où elle se demande comment survivent ceux qui n'ont pas la chance d'avoir tant de confort. Et la vérité est sans appel. Ils ne survivent pas. Ils meurent tous prématurément, certainement jeunes, et sans avoir réellement connu le monde. Ainsi donc, Dorian se trouve chanceuse, parfois. D'autres fois, les images de ces autres s'évaporent, et elle a l'impression de toucher du bout des doigts les souterrains du monde.

Aux dires de Jackson, Dorian inspire, expire, encore, deux fois. Elle a tenté d'ignorer ses dires afin d'éviter d'assimiler la menace qui pèse dans l'atmosphère, mais elle n'y peut rien désormais, tout s'accumule, et le noir s'épaissit. Elle tente de laisser de côté ses démons et avance, sans même répondre. Quoi dire ? Elle sait très bien où la ruelle la mène. Elle sait très bien que l'ombre des loups s'approche. « Regretter », oui peut-être regrettera-t-elle ce qu'il risque de se passer bientôt. Que va-t-il se passer, d'ailleurs, lorsqu'elle sera aux mains de ces hommes ? Qui sont-ils ? Travaillent-ils pour son client ? Pire encore, travaillent-ils pour le Gouvernement ? A dire vrai, Dorian se pose des dizaines de questions, et aucune ne trouve de réponse. Mais ces hommes la mèneront à l'un ou l'autre de ses objectifs. D'un côté, elle trouvera son client, d'un autre, elle trouvera peut-être des réponses. Et il n'y a plus d'issue, il n'y a plus d'issue. Il n'y a qu'une impasse et quelques fenêtres qui donnent sur d'autres scènes de vie. Des hommes qui frappent leurs femmes, des enfants qui se cachent dans les placards, et des bêtes qui aboient contre les murs qui ne parlent pas. Et le linceul se noue autour des maisons, asphyxiant leurs habitants.

« Je dois le.. »

Mais la voix de Jackson s'évade, s'immobilisant dans l'oxygène ambiant. Dorian, et tout son corps, s'arrêtent également. L'homme préfère éviter la menace, et il a bien raison, car elle ne le concerne pas.

« .. faire. »

Elle inspire, elle expire. Elle ferme les yeux. Oui, elle sent qu'elle est désormais seule. Des pas lents s'éloignent, alors que d'autres approchent, plus vite, plus vifs. Elle se détourne, elle observe Jackson, un instant. Désolation. Et bientôt, la scène se dérobe et s'enroule sur elle-même. Les silhouettes se détachent du brouillard pour se muer en peur. Les épines de l'emphysème s'enfoncent dans la gorge de la Dame. Il est certain qu'elle ne pourra plus reculer. Et la crainte déprave son corps frêle.

« Seigneur. »

Elle les laisse venir, elle les laisse venir à elle, et elle ne bouge plus. Elle prie pour que sa respiration ne s'emballe pas. Elle prie pour qu'on ne la tue pas sur-le-champ.

« Allez, j'veux voir tes mains ! »

Il est évident qu'elle n'est pas armée. Evident pour elle, pas pour eux. Alors elle lève ses mains tremblantes, sans oser regarder Jackson. Sans oser même prouver qu'il était bien là, même si ces hommes l'ont bien vu.

« Tu viens avec nous, et gardes tes poils, tes écailles ou j'sais pas quoi pour toi ou je t'en colle une entre les deux yeux, t'as compris ?
- Et ça l'démange, hein ça te démange, Jim' ?
- Ferme ta gueule, Loyd, et vas lui mettre les menottes.
 »

Elle ignore qui ils sont, même eux savent qui elle est. L'odeur d'omelette se mêle à l'asperge, lorsque l'haleine fétide du plaisantin lui met les menottes en souriant. Mais elle ne voit que le canon qui se braque désormais sur elle.




Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 309
↳ Points : 187
↳ Date d'inscription : 07/03/2016
↳ Age : 22
↳ Avatar : Colin Farrell
↳ Age du Personnage : 37 ans
↳ Métier : Ingénieur en sécurité informatique pour le Gouvernement
↳ Opinion Politique : Officiellement il travaille pour le Gouvernement, officieusement il lui voue une haine sans pareil
↳ Niveau de Compétences : Niveau 4 en détermination & prise de risque
↳ Playlist : Elastic Heart ; Sia | Dance on the moon ; Travis Scott | Take Shelter ; Years&Years | Buddha for Mary ; 30STM | The Morning ; The Weeknd
↳ Citation : « Wanted to fight this war without weapons »
↳ Multicomptes : Ava S. Cohen & Esperanza O'Connell
↳ Couleur RP : white ; FFFFFF



Feuille de perso
↳ Copyright: Schizophrenic
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Final Warning | DORIAN   Lun 4 Avr - 12:47

Final Warning

Dorian & Jackson

Je n’aurais pas pu insister plus que je ne l’ai fait. Dorian semble être têtue et déterminée. Elle me rappelle Jane dans certains aspects. Malheureusement ce trait de caractère, dans ce genre de situation houleuse n’est pas une qualité. Je lui lance un dernier regard avant de me reculer légèrement d’elle. Je vois dans ses yeux qu’elle a compris. Ils arrivent. Une brise se lève en même temps que les silhouettes se dessinent dans l’obscurité ambiante. Je les reconnais ces soldats vêtus de leur uniforme. Il y en a un en civil. Surement celui chargé de pister Dorian depuis qu’elle est là. D’un air non-chalant je m’appuie contre le mur. Je croise mes bras et regarde la scène en m’efforçant de prendre un air satisfait. Je n’en mène pas large lorsque je croise de nouveau le regard de Dorian. Elle n’a plus l’air aussi sereine et pour cause. Le plus grand pointe une arme en sa direction. Bien sûr qu’elle lève ses mains. Elle n’est pas idiote. J’entends à peine ce qu’il se dit. Je réfléchis puis je m’approche lorsque le plus petit lui met les menottes. Mon service n’a rien avoir avec le leur, après tout je ne suis qu’un hacker professionnel. Et quand je croise ces guignols dans les locaux, l’envie de leur foutre mon poing dans la tronche devient pratiquement incontrôlable. Pour moi ces gars là ne sont que des barbares, des sbires. Mais que devrais-je dire moi qui ne peut rien faire pour sortir cette femme d’une situation catastrophique.

« Mh salut Joe.
- Jacks. Qu’est-ce que tu fous là tu nous la gardais au chaud ? il rit, son rire me fait serrer les poings
T’as tout compris. Ça fait un moment que je la surveille celle là. Ils m’ont mis sur l’affaire. Vous allez en faire quoi ?
- Labo. »

J’acquiesce. Joe ou Jonathan de son vrai nom est semblerait-il le chef des opérations. C’est un grand homme brun aux yeux gris. Une montagne à la voix rauque à qui il ne vaut mieux pas se frotter parait-il. De toute façon je suis loin d’être en état de faire quoique ce soit. Je serais grillé, fait comme un rat. Je suis totalement impuissant. Je sais parfaitement ce que trame le Gouvernement. Il traque des gens, les kidnappe. Certains survivent et d’autres non. Je suis tenu écarté des laboratoires et n’y ait jamais fourré mon nez. Pourtant j’aurais pu mais ça ne me dit pas de voir des pauvres innocents se faire torturer. Ma mâchoire se serre de frustration. Il faut au moins que je la prévienne. D’un pas lent je m’avance vers Dorian. Joe fait signe à Loyd de la faire avancer. L’homme pousse un peu Dorian vers l’avant. Je me crispe de nouveau. Jim garde son arme pointée sur elle. J’arrive à hauteur, je salue les gars l’air de rien, comme si je faisais parti du plan. Après tout pour eux je travaille pour les services secrets, ce n’est pas difficile de leur faire croire qu’on m’avait mis au parfum. « On fait moins la maline maintenant hein Dorian. » Loyd glousse, Jim écoute les ordres que donne Joe. J’en profite pour chuchoter. « Ils vous emmènent au laboratoire je ne peux plus rien faire, j’suis désolé. » et je le suis vraiment.

A ce stade je ne peux plus aider Dorian. Je ne sais pas ce qu’elle va subir et cette simple pensée me tord l’estomac. Peut-être pourrais-je trouver un prétexte pour aller lui rendre visite et m’intéresser à son état. Mais à ce moment précis j’ignore ce qu’elle pense. Après tout, mon comportement porte à confusion, je l’avoue volontiers mais bordel, j’ai fait ce que j’ai pu pour l’aider et j’ai largement échoué. Bravo Jacks, encore quelqu’un que tu vas regarder partir. On peut voir dans mon regard que mes excuses sont sincères. Mais Dorian va-t-elle me croire ? Va-t-elle se mettre à hurler que je ne suis qu’une pourriture ? Ça ne serait pas la première fois qu’une femme me hurle au visage. Mais je comprends que si les shadowhunters l’emmènent c’est qu’elle est bien plus qu’une simple humaine. Les bottes de la milice frappent contre le béton. La machine est en route, Dorian est piégée.

_________________


THIS PAIN IS JUST TOO REAL
And this pain may not be escaping, and I may still be hurting, but that's okay. Because at least I'm living and I can see that some day it will be ending, even if it's not today, I'll be set free. sign by Solosand
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Final Warning | DORIAN

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Mozilla FireFox 7.0.1 en version final
» Maniac - Fantasy (forum avec RPG sur la saga Final Fantasy)
» BBCode Final Fantasy XIV
» Sonic The Final Battle (jeu abandonné)
» Des adèptes de Final Fantasy ? Viens ici !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-