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 Are you strange like me ?

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MessageSujet: Are you strange like me ?   Jeu 17 Mar - 0:49


« I think there's a fault in my code »

Mackellie
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Elle le sent au fond de son être. Il épelle chaque lettre de son prénom. Avant de les rayer, une par une. Pour la faire disparaître sous le poids de son assaut. Elle le sent au fond de sa tête. Il sectionne les synapses de son cerveau. Avant de les réorienter, une par une. Pour la faire ployer sous le poids de son fardeau. Elle le sent au fond de son squelette. Il broie les cavités de ses os. Avant de les reformer, une par une. Pour la faire plonger sous le poids de ses maux. Il ne montre jamais son visage. Il se contente de se dévoiler dans les profondeurs de son regard. Ce manque clandestin, libertin, assassin qui parcourt ses veines. Il se déclenche à la moindre lueur. Telle une flamme qu’on attise pour déclencher un brasier.

Ça fait mal. Tellement mal qu’elle pourrait en crever. Son cœur bat si fort qu’il ne fait plus circuler le sang dans son corps. Il se contente de repousser la menace qui plane en silence. Parce qu’il connait l’essence du danger qui rôde tout près. Il peut deviner son souffle, dilué à l’intérieur de ses poumons. Presque indissociable de l’air qui s’en évade au loin. « J’en ai besoin. » Ellie observe les traits qui se dessinent dans le miroir. C’est à peine si elle reconnaît son reflet. Les couleurs de ses joues de velours se sont estompées. Jusqu’à disparaître. Il ne reste que cette pâleur. Ce teint livide qui se perd au fur et à mesure. « Non ça va aller … » La jeune femme tente d’ignorer l’appel déchirant qui lui lacère les tympans. Comme un murmure qui n’en finit plus. Un chuchotement à en perdre la raison. Une obsession incandescente.

Tout se passe si vite. Pourtant, il lui semble ramper à chaque pas. Comme si elle était là sans vraiment l’être. A moitié consciente, à moitié ailleurs. Coincée entre ces deux alternatives. Sans parvenir à choisir. Sans parvenir à fuir. Ce manque qui grandit peu à peu. Jusqu’à consumer l’espoir qui se dissout dans le noir de la nuit. Elle n’aperçoit ni les étoiles dans le ciel ni la lune à l’horizon. Ses yeux sont aveuglés par l’envie irrépressible qui la rend agressive. Ses pensées sont étrangères, elle ne les reconnaît pas. Elle ne les reconnaît plus. Son esprit est la possession d’un autre animé par l’interdit. Il l’entraîne dans les rues malfamées de ce quartier. Afin de la conduire au point repère. Au point de non-retour. Elle le sait, elle le sent. La porte se referme sur ses rêves brisés, volés, bafoués. Et ses lèvres s’écorchent une dernière fois. « Non … non ce n’est pas bien … » La jeune femme semble reprendre conscience. Hélas cela ne dure qu’une seconde.

Une seconde durant laquelle la douleur parait surmontable. Mais il suffit d’un instant pour qu’elle replonge. Dans les bas-fonds de son univers. Dans les précipices de son monde. Dans les abysses de son âme. Là où les remords n’existent plus. Là où les regrets ne restent plus. La culpabilité ne parvient même pas aux portes de ce sanctuaire. S’écrasant contre le verrou d’acier qui maintient la prison barricadée. « Mack. » Elle souffle son prénom comme une révélation. Avant de poursuivre sa déclaration. « Mack ce n’était pas suffisant … il m’en faut plus. » La jeune femme finit par sortir de l’ombre, les mains crispées par la tension qui la ronge de l’intérieur. C’en est insupportable. C'en est invivable. Elle veut s'en débarrasser, par n'importe quel moyen. Par n'importe quel prix. Par n'importe quel sacrifice.  « C’est pire chaque fois que la douleur revient. Je ne veux pas qu’elle revienne. »

Pourvu qu'il la laisse respirer.
Pourvu qu'il la laisse exister.
Encore une fois.



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MessageSujet: Re: Are you strange like me ?   Dim 27 Mar - 16:32




Une transaction qui s’annonce. Elle prend la route, l’air nonchalant qui lui sied si bien ancré sur le visage, les mains dans les poches de sa veste en cuir. Elle abandonne son laboratoire. Tourne le dos à sa zone de confort. La noirceur du quartier la rend nauséeuse. Tout comme le regard des gens qu’elle évite de croiser. La rue qu’elle emprunte lui paraît interminable, tellement longue que le souffle lui manque. Elle étouffe dans cette immensité à laquelle elle n’est plus habituée. La pression qu’elle ressent contre ses tempes la force à plisser le front. Elle peut sentir la migraine poindre à mesure que ses pas l’éloignent de son repère. Il fut un temps où les grands espaces lui étaient pourtant confortables, où elle se trouvait à l’aise dans leur ensemble. Mais il semble que depuis quelques temps, l’australienne soit en proie à un revirement d’intérêt. Elle ne parvient que très peu à contrôler, maîtriser, les hurlements qui lui lacèrent la boîte crânienne. Une voix, de plus en plus forte et difficile à ignorer. Elle secoue la tête, essaie de chasser ce qu’elle pense passager. La vision se trouble. Elle ferme les paupières le temps de quelques secondes, bat des cils pour rétablir l’équilibre inconstant de ses prunelles noisettes. Les néons rouges l’éblouissent. Le contraste des lettrines lumineuses contre les briques fades de la façade l’incommode. Elle ne s’attarde pas, écrase le mégot qu’elle tenait entre ses lèvres contre l’asphalte, titube en se relevant, contrainte de prendre appui contre le mur gris pour retrouver une certaine stabilité. Elle pénètre finalement au cœur de l’établissement délabré, gagne l’étage sans y penser. La pièce dans laquelle elle achève sa course fait peur à voir mais elle n’en tient pas compte. Ne prête attention à rien. Une transaction qui s’annonce. Dans l’attente de sa cliente.

Les iris neurasthéniques se baladent de l’autre côté de la fenêtre. Le regard fermé, son esprit nébuleux analyse les vas et viens d’une population en alerte. Cherche la silhouette attendue, sans la trouver. Le verre comme barrière infranchissable, son regard finit par dévier, décrocher de l’extérieur. Forcée de croiser son reflet à l’allure vitrée, déformée. Elle tressaille. Ne s’habituera jamais à ce monstre qu’elle peut voir. L’horreur qu’il représente. La personnification même de son esprit dérangé et de ses manies qui la rongent de l’intérieur. Le verrou s’agite, la ferraille se met à chanter. Interrompue dans sa réflexion par une autre voix. Une voix extérieure, fluette, faible. Un souffle à peine audible qu’elle ne perçoit seulement parce que c’est celui qu’elle veut entendre. Celui qu’elle attend.

La vulnérabilité qu’elle peut lire dans les yeux d’Ellie l’inquiète. Elle n’a pas pour habitude de faire preuve d’empathie envers ses clients mais celle-ci est différente. Elle a contemplé sa décente aux Enfers. L’a vue tomber dans les tréfonds de l’addiction, guidée par sa seule douleur. Une douleur qu’elle devine aussi psychologique que physique. « - On s’est vues il y a à peine deux semaines, Ellie. T’as déjà avalé tout ce que je t’ai donné ? » La consternation face au constat qui s’impose. Elle croise les bras sur son abdomen, s’adosse contre le mur froid dont elle n’a pas quitté la proximité. L’ombre étend son influence sur les deux êtres sans qu’elles ne puissent y remédier. Sans qu’elles ne semblent le vouloir non plus. « - De quelle douleur tu parles exactement ? Parce qu’avec ce que je t’ai déjà fourni, tu devrais en être débarrassée depuis longtemps. Je suis peut-être pas médecin mais je connais parfaitement les substances que je vends » Puisque c'est moi qui les crée. Elle souffle, n'achève pas sa phrase. Un soupire qui échappe à son contrôle et franchit la barrière de ses lèvres sans qu’elle ne puisse l’en empêcher. Elle adresse à la brune un regard dur, presque froid mais ses yeux en revanche, transpirent la compassion et la douceur. « - Ne le prends pas mal. Je suis vraiment heureuse de te compter parmi mes clients. Depuis qu’on fait affaires ensemble, tu m’as rapporté un sacré paquet d’argent. Mais il faut que tu comprennes une chose. Tu demandes à me voir de plus en plus souvent et tu en demandes toujours de plus en plus. À ce rythme là, t’auras vidé mes stocks avant que je puisse refaire le plein » Le timbre se veut avenant, presque pédagogue. Mais elle doute que ce qu’elle s’épuise à transmettre ne serve à rien. La détresse de la jeune femme qui lui fait face est telle, qu’elle n’est pas certaine que quoi que ce soit lui fasse changer d’avis. Abandonner cette idée folle. Inaccessible.

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Dernière édition par Mackenzie Caulfield le Mer 18 Mai - 11:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Are you strange like me ?   Dim 24 Avr - 16:46


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C'est une rage sourde. Un rage sans nom. Elle claque le long de son squelette, grince près de ses mâchoires, résonne dans ses tympans. Comme un hurlement au milieu de la nuit qui fait pâlir son teint. Elle est de partout, sous chaque centimètre de sa peau. Derrière son regard agité. Derrière ses peurs inavouées. Elle fait battre son coeur à mesure qu'il saigne, agonisant en silence. Et la victime subit, minute après minute, cette ardeur foudroyante qui fait bouillonner son sang. Qui fait ployer sa volonté d'un claquement de doigt. Sans pouvoir lui résister. Prisonnière de ce qui vit dans les profondeurs de son âme. Captive de ce reflet dans la glace du miroir.

Ellie toise son interlocutrice d'un regard curieux, cherchant à saisir la préoccupation qui transpire de ses propos. « Non j'avais juste envie de te voir. » Le sarcasme qui s'échappe de ses lèvres est nuancé par la douceur qui émane de son visage. Un contraste plutôt frappant. Perturbant. Troublant. Comme si elle ne parvenait pas à contrôler ses émotions. Comme si ces dernières ne lui appartenaient plus. Le contrôle est un concept bien particulier. Tout simplement parce qu'il n'existe pas. C'est une invention de l'homme ayant pour but de le rassurer. Il croit pouvoir contenir la tempête mais il ne fait que retarder l'inévitable. Le contrôle est une bombe à retardement et lorsqu'elle explose, il ne reste plus rien aux alentours. Seulement le chaos. Seulement le néant pour contempler les dégâts.

« Deux semaines ... deux jours, je ne me rends plus vraiment compte de la différence. » La jeune femme pense à voix haute sans avoir conscience que ses lèvres remuent mécaniquement. Elle semble absente, déphasée, confuse. Toujours en train de lutter, résister, abandonner. C'est un jeu qui se répète inlassablement. Jusqu'à l'épuiser totalement. Le seul moyen de gagner la partie est de ne pas jouer. Le seul moyen de garder le contrôle est de ne pas l'avoir. Il lui faut s'échapper de la réalité afin de ne pas y succomber. « C'est comme ... une douleur fantôme. Je peux la sentir mais je n'arrive pas à la nommer. » Ce n'est pas une douleur ordinaire. C'est une douleur clandestine. Ellie sait parfaitement que quelque chose ne tourne pas rond chez elle. Hélas la nature de ce dysfonctionnement lui échappe complètement. au point de la perturber. Au point de la mener ici. Au fond du trou. Plus bas que terre.

« Elle irradie tout mon corps, ma tête, mon esprit. Et si je ne m'en débarrasse pas, je vais devenir folle ... » Jusqu'à maintenant, la jeune femme a tenté de s'en délivrer par tous les moyens. N'envisageant pas une seconde de pouvoir vivre avec. Mais si c'était possible ? Si c'était la solution ? Cette simple idée la fait trembler. Elle n'ose imaginer partager le reste de son existence avec ce mal venu troubler son essence. Ce mal sourd. Ce mal sans nom. Qui contamine son esprit, empoisonne ses pensées, pervertit son âme. Elle peut le sentir s'imposer davantage chaque jour qui passe. Comme le mauvais présage d'une catastrophe à venir. « Ne le prends pas mal mais je veux quelque chose de spécial et pas ce que tu refiles à tes autres clients. Quelque chose de plus fort. » Ce n'est pas un ordre, loin de là. C'est une supplication. Un appel au secours. Un appel de détresse. Aide-moi.




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MessageSujet: Re: Are you strange like me ?   Mer 18 Mai - 13:05




Les prunelles noisettes se perdent et se fondent dans l’atmosphère acariâtre qui la surplombe. Les bras croisés sur son abdomen, adossée contre le mur grisâtre et froid, elle contemple la déchéance dans toute sa splendeur. La chute d’un être et le changement radical d’essence. Elle pourrait tout aussi bien se trouver devant un miroir mais c’est bien la brune qu’elle observe. Analyse, jusque dans ses moindres gestes. Reconnaît certaines de ses propres manies. Certains de ses propres vices. L’enveloppe charnelle s’effrite, se désagrège petit à petit, à mesure que l’emprise s’endurcit. L’âme accentue ses reliefs et multiplie ses aspérités, jusqu’à ne plus se reconnaître. Se retrouver. Une situation qu’elle connaît mieux que bien, mais qu’elle ne peut expliquer. Puisqu’il n’y a rien à comprendre, et rien à expliquer. Juste la contemplation d’une perte sur plusieurs niveaux. Une perte qui s’amoncelle et se démultiplie, d’abord celle du contrôle puis celle de la personnalité. Des éléments qui s’échappent, s’évaporent comme de la fumée dans la paume d’une main. Indomptable.

Le sarcasme ne fait que l’effleurer, lui arrache un rire crispé, à peine retenu. Elle se contente de sourire, ne se fatigue pas à répliquer. Que pourrait-elle dire ? Que pourrait-elle répondre ? Rien de bien constructif. Rien qui n’apaise l’irritation déjà palpable tout autour de sa cliente. Un contraste éblouissant qui la frappe, comparé à la douceur qui reste ancrée sur le visage de poupée de la brunette. « - Tu vas mal finir si tu continues comme ça » Un constat qu’elle appose dans l’air sans vraiment s’en rendre compte. Une évidence qu’elle se permet de formuler, pour être passée par là elle-même il n’y a pas si longtemps que ça. « - Non pas que j’en ai quelque chose à faire, mais ça m’embêterai de perdre une cliente parce qu’elle a fini dans le caniveau après s’être gavée. Et je parle pas d’une vulgaire crise de foie après avoir bouffé trop de sucre » La dealeuse se redresse, reprend doucement pieds sur ses appuis constamment instables. Le regard qu’elle jette à la jeune femme retranscrit parfaitement toutes les émotions qu’elle porte à son égard. Autant de compassion que d’agacement. Autant d’empathie que de pitié.  « - Folle ? » Un nouveau rire fend la pièce, un éclat cristallin qu’elle laisse échapper sans essayer de le réfréner. Elle esquisse quelques pas mal assurés vers la douce amère, plante ses yeux de trafiquante expérimentée dans ceux de sa cliente la plus récente. « - Il faut que tu le sois déjà un peu, Ellie, pour venir me voir et me dire ce genre de choses » La vérité transpire par tous les pores de sa peau diaphane ; l’habitude s’évanouit à mesure que les secondes s’égrènent. La transaction prend doucement une tournure nouvelle, qui ne lui déplaît pas tant que ça, finalement.

« - T’insinues quoi ? Que je refile de la merde à mes autres clients ? » Elle hausse un sourcil, piquée au vif par la remarque. Les nerfs s’échauffent plus vite qu’elle ne le voudrait, plus vite qu’elle ne le souhaiterait. Elle n’est pourtant pas susceptible. Pas d’ordinaire. Mais il semblerait que ce qu’elle a pu connaître d’elle-même ne soit plus d’actualité. « - Si t’es pas satisfaite de ce que je te fourni, libre à toi d’aller voir ailleurs. À tes risques et périls, évidemment. Tout le monde n’est pas aussi consciencieux que moi sur le marché » Elle tourne les talons, croise de nouveau les bras pour ne pas se laisser complètement emportée par cette vague d’exaspération qui la gagne. « - Tu reviendras bien vite, ça j’en suis sûre » Un soupire dépasse ses muqueuses alors qu’elle se replonge dans l’observation de la rue sous-jacente à travers une fenêtre poussiéreuse, en prenant soin d’éviter son reflet horrifique.

« - Peu importe. Je vais pas te refiler ce que je t’ai déjà donné. T’auras pas un gramme de plus » La sentence tombe, elle ne prend même plus la peine de regarder sa cliente. La considération se désagrège, mais pas le ressentiment. Autant de choses qu’elle ne s’explique pas. Qu’elle subit au même titre qu’un nuisible. « - Je t’ai apporté autre chose. C’est plus fort. Beaucoup plus fort. Plus cher aussi. Mais ça reste un antidouleurs. C’est pas moi qui vais t’apprendre que ça fonctionne seulement sur les maux physiques » Elle insiste sur chaque mot, articule soigneusement chaque syllabe. Comme pour lui faire comprendre ce qu’elle ne semble pas assimiler. « - Je suis pas convaincue que ça soit ce qu’il te faut. Plus maintenant » L’australienne tourne la tête, plante ses iris ambrées dans celles de la brunette qui lui paraît soudain si fragile, au bord de la rupture. Elle lui ment sur une chose, pour lui venir en aide sur une autre. Des mises en œuvres qu’elle décide, mais qu’elle ne calcule pas. Qu’elle ne raisonne pas. Puisqu'elle en est incapable.

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MessageSujet: Re: Are you strange like me ?   Jeu 30 Juin - 23:05


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Comment cela pourrait-il être pire ? Elle l'ignore, incapable de se projeter plus loin, incapable d'échapper à cet instant. Pourtant, c'est en train de se produire. Au plus profond de son âme, dans les recoins obscurs qui dissimulent les filaments de lumière, c'est en train d'arriver. Des changements, anodins, qui prennent de l'ampleur. Des émotions, nouvelles, qui s'installent définitivement. Des sentiments, inexistants, qui naissent au creux de son coeur. Sa perception se modifie, lentement mais surement, sans qu'elle ne puisse faire quoi que ce soit pour déjouer la fatalité. Les plans du destin se réalisent, l'un après l'autre, dans un ordre précis. Bientôt, la troisième phase. En attendant, elle doit survivre à celle-ci, comme il lui est possible de le faire.

Le temps ne joue pas en sa faveur parce qu'il n'existe déjà plus dans son monde. Ce ne sont que des grains de poussière qui vont et viennent sans aucune logique. Les secondes sont des siècles, les mois des nuits qui ne voient jamais le jour se lever. Le sens des aiguilles ne signifie plus rien à ses yeux, les heures sont immobiles, en agonie. Peut-être que son interlocutrice a raison. Peut-être que la folie est déjà une composante de sa vie. Si bien incrustée à son quotidien que sa présence ne l'interpelle même pas. Comme une évidence. Elle est venue sans prendre la peine de toquer à la porte, possédant la clef pour rentrer. La serre n'a fait qu'un tour avant de céder à la pression. Son règne s'est imposé petit à petit, se glissant dans ses pensées avec une innocence dissimulée. Jusqu'à parvenir à inonder son esprit, faire tanguer son stabilité mentale, fragiliser les bases de sa personne.

C'est avec un calme spectaculaire qu'Ellie écoute Mackenzie. Un calme étrange. Presque anormal. A croire que ses remarques ne l'atteignent pas. A croire qu'une part d'elle est ailleurs. Loin de cette souffrance. Loin de cette déchéance. Néanmoins, la jeune femme finit par poser son regard sur son interlocutrice avant de déplier ses lèvres. « Si un de mes patients avaient eu le culot de me dire que le médicament prescrit n'était pas le bon, je l'aurai envoyé chier sans la moindre hésitation. » Le sourire qui apparaît sur ses lippes a le goût de la nostalgie. Parce que cette époque est révolue depuis sa démission inattendue. Qui aurait pu prédire ce qui allait se produire ? Certainement pas la principale concernée. Et pourtant c'est ce que je suis en train de faire... remettre en cause la qualité de ton travail. Les rôles peuvent s'inverser si vite. » Simple constatation pendant un court moment de lucidité.

C'est un peu le résumé de son existence brutalement bouleversée par un manque inexplicable. Une sensation encore étrange à digérer. Impossible à nommer. Impossible à désamorcer. Pourtant elle est réelle comme les rayons de soleil sur sa peau, la chaleur du vent dans ses cheveux, les gouttes de pluie sur ses lèvres, les picotements au bout de ses doigts. Elle est tellement réelle que ça devient dur de la gérer chaque jour davantage. « Oui... je crains que tu n'aies raison, ce n'est plus suffisant pour me soulager. » Lui reste-t-il d'autres choix que cette aventure en terrain inconnu ? Les antidouleurs sont des chemins familiers à l'ancien docteur. La proposition de Mack la pousse tout droit sur un chemin inexploré. Dans un rayon peu familier, peu désiré et pourtant nécessaire. Pour venir à bout de ce mal sans nom, sans visage, sans âge. Qui la pousse sur une route sans arrêt d'urgence. « Qu'est-ce que tu me proposes ?»


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MessageSujet: Re: Are you strange like me ?   Dim 21 Aoû - 12:11




L’obscurité reprend ses droits entre les deux âmes effrayées. Seule la pâleur immaculée d’une lune à demi présente se reflète dans les prunelles avelines. Unique lumière perceptible émanant désormais de sa personne, elle ne ressent plus aucune chaleur. Sans avoir froid pour autant. C’est plutôt la colère pacifique ayant pris possession de ses nerfs déjà à vif qui la maintient debout. La voix de sa cliente résonne, presque comme une insulte à ses oreilles. Elle le don de la faire bouillir de l’intérieur. C’est incontestable. S’il n’y avait pas une grosse somme d’argent sur la table, elle aurait à coup sûr déjà coupé court à leur entrevue. Il semble cependant que le temps joue en sa faveur. Puisque la brune aussi perd patience et accélère les choses. Une nouvelle remarque cinglante. Elle se mord la lèvre inférieure pour ne pas se laisser aller à une erreur qu’elle pourrait regretter. Un rictus malsain se fraie pourtant une chemin le long de ses joues diaphanes, alors qu’elle ne prend même pas la peine de regarder sa cliente. C’en est presque risible. Elle cherche à lui donner des leçons à propos de quelque chose dont elle ne sait rien, ne connaît rien. La gamine capricieuse par excellence. Et ça, la trafiquante ne le supporte pas.

Elle laisse tomber, ne cherche pas à répliquer. À quoi bon ? Se serait bien inutile et synonyme de perte de temps. Du temps qu’elle n’a pas. Qu’elle ne peut se permettre de prendre. À moins que l’attitude de la brunette change, au profit d’un ton plus apte à la négociation. Les bras croisés, elle souffle longuement avant d’amorcer sa proposition. Doute encore que cela soit simplement nécessaire. Elle n’est pas certaine qu’Ellie soit prête à l’écouter, à l’entendre pour ce que sa parole vaut à ses yeux. À savoir, pas grand chose, compte tenu du manque de considération dont elle fait preuve à son égard. « - Que j’aie quoi ? Raison, tu dis ? Laisse moi une seconde pour noter la date et l’heure parce que j’aurais jamais cru entendre ça sortir de ta bouche » La surprise est quasi totale. Elle n’est même pas feinte. Simplement exagérée pour lui faire comprendre son point de vue, sans même le chercher. Elle se redresse contre le mur glacé, plante son regard dans celui de la cliente, laisse le silence planer quelques secondes entres elles. Juste de quoi mûrir son offre.

L’impatience s’amenuise à mesure que l’agacement s’effondre. Ne restent que des lambeaux de ce ressenti désagréable. Des bribes d’amertume qui se consument en harmonie avec le son de sa voix. Elle laisse de côté sa fierté écorchée. Ravale les injures qu’elle aimerait pourtant laisser sortir. Tout ça pour mieux saisir l’occasion qui lui est donnée. « - Quelque chose de spécial, du sur mesure. En quelques sortes » Les doigts fins glissent le long de la chevelure bleutée alors qu’elle se met à marcher. Quelques pas esquissés sur le parquet moisi, rongé par l’usure et les années. « - Ce que je te propose, c’est une substance assez puissante pour anesthésier tes sentiments. Avec ça, t’en oubliera de ressentir des émotions. Toutes ces choses qui te perturbent et que tu ne contrôle pas, elles disparaîtront » Elle expose sa théorie de la plus pédagogique des manières. S’assure que chaque mots, chaque syllabe atteint sa cible. Que chacune de ses paroles soient bien comprises et assimilées. « - Mais il faut que tu sois sûre de toi. C’est pas une offre anodine que je te fais là. Ça va te coûter cher et je parle pas seulement d’argent. Ça peut avoir des effets secondaires et sur ce point, je peux rien te garantir » À part elle dans sa phase de tests habituelle, personne n’a jamais osé lui acheter ces petites pilules. Personne n’en est encore arrivé là. À ce point désespéré. Envieux de faire disparaître les nuisibles intérieurs qui les rongent. « - Je peux te laisser un peu de temps pour y réfléchir si tu veux. Prends pas ça à la légère » Elle s’arrête, non loin d’Ellie, en lui adressant un regard tout ce qu’il a de plus sérieux. Une dernière recommandation avant d’entendre le verdict. D’un côté, la dealeuse elle espère l’affirmative. Synonyme de rentrée d’argent conséquente pour elle et la mafia à laquelle elle appartient. De l’autre, elle préfèrerait que sa cliente n’en arrive pas là. Pour une raison qu’elle ne s’explique pas.

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MessageSujet: Re: Are you strange like me ?   Mer 21 Sep - 11:50


« I think there's a fault in my code »

Mackellie
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Elle est ici sans vraiment l’être. Dans un ailleurs qui ne lui appartient pas. Probablement perdue au fond de ses pensées. Celles de cet autre qui gravite autour de son âme comme un prédateur. C’est une sensation étrange, difficile à décrire. C’est un ressenti déstabilisant, difficile à supporter. Tous les jours il revient un peu plus fort, imprimé sur la rétine de ses yeux. Elle voit à travers eux, incapable de discerner une sortie de secours à l’horizon. Les médicaments représentent seulement une échappatoire pour quelques temps. Leurs effets finissent toujours par s’estomper au profit de la réalité qui s’insinue tel un rêve dans son esprit. Le rêve devient cauchemar dès que ses pulsions s’éveillent. Le sang sur ses mains. L’adrénaline dans son cœur. Le souffle court de sa respiration. C’est un cercle vicieux et il ne fait que commencer. Elle doit le stopper avant qu’il ne soit trop tard. Bien qu'une question se pose: ne l’est-il pas déjà ?

Le ton à peine sarcastique de son interlocutrice lui arrache un faible sourire. Ça lui fait du bien d’être bousculée de cette façon mais ce n’est pas assez. Il lui en faut davantage pour parvenir à s’extirper de ce malaise interne. C’est comme une prison qui reflète tous ses maux. Des plus insignifiants aux plus douloureux. Si bien que les remarques de Mackenzie lui parviennent avant de s’évanouir dans les airs. Comme une brise qui effleure sa peau sans prendre le temps de s’y accrocher. Ellie écoute la proposition, silencieuse. On pourrait presque croire que son attention est entièrement focalisée dessus. Pour dire vrai, elle n’entend que ce qui l’intéresse. Les dangers qui découlent de cette alternative ne l’interpellent absolument pas. Sa conscience les ignore avec une aisance déconcertante. Ils sont devenus, en l’espace de quelques secondes, un dommage collatéral. Loin d’être un obstacle, ils représentent un mal pour un bien.

« Je n’ai pas le temps d’y réfléchir… » Il n’en faut guère plus pour traduire sa pensée. De toute évidence, son choix est fait depuis longtemps. Il n’y a plus de retour en arrière pour elle. Cette possibilité est révolue. La dealeuse a prononcé le mot magique afin de la convaincre : l’anesthésie. C’est tout ce qu’Ellie souhaite à cet instant. Endormir ce quelque chose qui sommeille au fond de son être. Finir par l’épuiser jusqu’à l’anéantir. Peu importe le prix à payer, peu importe le sacrifice à faire. « Je veux cette substance. » Son ton est calme, beaucoup trop calme. A l’intérieur, ça bouillonne tel un volcan en ébullition prêt à tout ravager sur son passage. Elle avale péniblement sa salive puis inspire et expire. « L’argent n’est pas un problème. » Il le deviendra lorsque ses économies seront déboursées. Il le deviendra lorsque l’addiction sera incontrôlable. Lorsqu'elle n’arrivera plus à se reconnaître dans le miroir parce qu’il sera brisé. Par toutes ses fissures disparates.

Son désespoir la pousse dans le gouffre un peu plus à chaque seconde. Si bien qu’au bout du compte, il s’imprègne en elle. Comme une seconde peau. «J'en ai besoin au plus vite, quand est-ce que tu peux me la procurer ?» Son regard finit par se planter dans celui de Mackenzie. La lueur qui l’habitait autrefois n’est plus qu’un souvenir. Il ne reste qu’un peu de résistance, quelques cendres de volonté et un océan de vulnérabilité. La force qui lui permettait de faire face dans le passé, s’est fendue comme le cristal. Il n'est plus capable de briller, ni même de renvoyer l'éclat qu'il capte. Il se désintègre petit à petit, morceau par morceau. La jeune femme ne sait même pas si le produit proposé peut vraiment l'aider mais il lui semble que c'est sa dernière chance. Avant le néant. Avant l'abandon. Avant la fin.


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MessageSujet: Re: Are you strange like me ?   Dim 2 Oct - 14:55




Plantée sur ses guiboles de plus en plus instables, elle cherche un équilibre tant bien que mal. Un équilibre aussi physique que mental, qui ne vient pas. Qui ne se montre pas. Elle ne sait même pas où regarder pour le trouver, perdue entre ses fonctions et ses désirs, elle se dédouble dangereusement jusqu’à ne plus pouvoir distinguer le vrai du faux. Les prunelles avelines se plantent dans celles de sa cliente. Elle redevient elle-même quand on parle de son business. Un retour à la réalité aussi doux qu’une chute dans du coton. À ses yeux tout du moins. Mais se retrouver face à Ellie dans son entièrement, dans tout son désespoir, ça la bouffe de l’intérieur. Ça lui ronge les tripes. Ça la fait vaciller. Non pas qu’elle en ait réellement quelque chose à faire de la santé de la petite brune. Elle a plutôt peur de la voir dans cet état. De constater les dégâts qu’elle ne parvient pas à encaisser. Parce qu’elle se confronte à ce qui l’attend. Parce qu’elle vit la même chose. Parce qu’elle ne peut pas ne pas ciller devant l’état catastrophique d’Ellie quand elle sait que c’est exactement ce qu’elle est sur le point de vivre. Un constat qui lui arrache un frisson, vibration qui s’allonge et lui remonte le long de la colonne. Sensation désagréable parmi tant d’autres.

« - Tu devrais pourtant. Ça n’a rien d’anodin, Ellie. Je suis pas là pour te faire la morale, je veux juste que tu sois consciente de ce que tu risques » Elle le souffle, clairement mais sans pour autant hausser la voix. Elle ne veut pas la brusquer, ne pas trop la provoquer. Pour ne pas la braquer. Ne pas la perdre de manière irréversible. Une cliente comme elle ne court pas à tous les coins de rue. Et cette unicité la réjouit d’une certaine manière. « - De ce que tu vas perdre, aussi » Parce qu’elle va perdre beaucoup. Ça, elle en est certaine. À commencer par son identité. Ses sentiments. Le moindre ressenti sur chaque petites choses sera effacé. Rayé de son esprit. Le néant prendra ses droits sur tout son être. Des séquelles compliquées à encaisser si le traitement s’interrompt. Elle s’en est aperçue, elle-même, après avoir testé la substance. Et constaté son efficacité morbide. Un poison latent, qui vous ronge de l’intérieur et vous grignote chaque parcelle correspondant à ce que vous êtes. Pour mieux vous l’enlever. L’irradier et le faire disparaître.

Elle insiste pourtant. S’enfonce un peu plus au cœur de l’engagement qu’elle s’apprête à prendre. La petite brune à l’air décidée bien qu’elle ne semble en rien préparée à ce qui l’attend. Et la dealeuse s’enhardit de cette situation. Se délecte de la conviction de sa cliente à penser que la substance promise est celle qu’il lui faut. La cliente la rassure concernant la question de l’argent mais elle va vite se rendre compte que ce problème peut lui apparaître rapidement. Plus rapidement qu’elle ne le pense. La rareté se paye. L’innovation aussi. Tout comme e savoir-faire. Le sien, encore plus.

« - Comme je te l’ai dit, c’est du sur-mesure » Un souffle échappe à ses lèvres alors qu’elle s’apprête à révéler sa stratégie complètement à la jeune femme. Cette situation exceptionnelle nécessite des mesures exceptionnelles. Et elle se félicite d’être parvenu à un tel résultat. Elle craint cependant que ce qu’elle est sur le point d’annoncer à Ellie ne la réjouisse que très peu. « - Le mieux, ce serait que tu passes par mon laboratoire pour que j’ajuste les dosages à ton métabolisme. Ce sera beaucoup plus efficace, crois-moi » La trafiquante se passe une main dans les cheveux. Loin d’elle l’idée de vexer sa cliente mais la patience s’impose comme une réalité à laquelle elle ne peut échapper. « - En attendant, je peux te filer mes échantillons test si tu veux. Ils ont étés conçus pour moi mais ils pourraient très bien marcher. Ça me donnerait une base sur laquelle travailler en plus de ça » L’australienne hoche la tête, appuie ses propos du mieux qu’elle peut pour les faire assimiler à son interlocutrice. Satisfaite, elle s’éloigne de quelques pas. Retourne se blottir à côté de la seule fenêtre qui baigne la pièce d’une lumière à peine perceptible.  

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MessageSujet: Re: Are you strange like me ?   Mer 26 Oct - 10:21


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Elle ne veut plus rien ressentir. Ni le chagrin au fond de son cœur, ni la colère qui contamine son âme. Ni le dégoût qui souille son être, ni les regrets qui interférent ses pensées. Elle veut oublier le mal connu, le mal causé. Et surtout, celui qui vit dans sa tête. Parce qu’il lui fait perdre le contrôle au point d’en oublier tout ce qui la définit en tant que personne. C’est tellement plus qu’une simple impression anodine. C’est une certitude nauséabonde qui inonde tout son corps comme une maladie évoluant petit à petit. Jusqu’au déclin total de l’esprit. Ellie aperçoit très bien le nouveau chemin qui se dessine à l’horizon. Hélas il n’y a pas d’autres issues à emprunter pour l’éviter. C’est un allé simple en direction des ténèbres. Ni plus ni moins. Au prix de son humanité probablement. Raison qui l’invite à rechercher un produit capable d’inhiber ses émotions. Et ce, dans l’unique but de supporter cette déchéance lors de ses moments de lucidité. Ils sont de moins en moins fréquents. C’est peut-être mieux ainsi. C’est peut-être mieux d’oublier à quel point on sombre dans la folie…

« J’ai pris ma décision. »  Le ton de sa voix glacial trahit l’état de son mental défaillant. Il n’est plus capable de faire face. L’urgence de la situation se fait si pesante que la jeune femme pourrait s’écrouler à tout moment. Elle retient les hurlements dans son gorge alors que le bout de ses doigts se met à trembler. Il lui faut faire preuve d’une certaine volonté pour ne pas se frapper la tête contre les murs jusqu’à fissurer son crâne. Parce qu’à cet instant, c’est la seule idée qui lui vient pour stopper ce fléau. Le reste ne fonctionne pas, ne fonctionne plus. Les effets des autres médicaments se dissipent si vite que leur usage est devenu inutile. La marchandise de Mackenzie demeure son dernier espoir. Son ultime chance de survivre à ce déclin prématuré. Bien qu’elle ne le montre absolument pas, la mafieuse est terrifiée par ce qui lui arrive. Le reflet dans son miroir n’est qu’une pâle copie de son visage. Bientôt, il ne représentera plus rien. La vie perd de son sens, de son goût. Les erreurs s’accumulent et le fossé se créé entre la réalité et la fiction. Si bien qu’elle confond parfois l’une avec l’autre sans même s’en rendre compte.

La vitesse à laquelle son existence a chamboulé l’incite à tout abandonner. Si seulement elle pouvait. Ce n’est pas l’envie qui lui manque. Ellie est fatiguée de résister encore et encore mais quelque chose l’empêche de flancher définitivement. Quelque chose la pousse à s’accrocher. Une force ensevelie sous sa peau. Une entité dissimulée sous ses os. Elle le déploie depuis sa rencontre avec Ezra Ce sentiment nouveau qui irrigue ses vaisseaux sanguins. Il fait battre les dernières pulsations qui se démènent pour la maintenir en vie... « Je te fais confiance. »  Bien qu’elle ne le précise pas, cela s’applique uniquement au domaine professionnel. La mafieuse sait parfaitement que dans le milieu médicamenteux, Mackie est la meilleure à consulter pour la qualité de ses produits fournis. « Je veux bien. »  Une proposition comme celle-ci ne se refuse pas, surtout que les stocks d’Ellie sont complètement vides. Il lui faut impérativement de quoi tenir jusqu’à son cocktail personnalisé. La jeune femme ne se fait pas prier pour récupérer les échantillons de la dealeuse, consciente de l’opportunité qui se présente à elle. Ses doigts effleurent les siens, concluant l’aube de cette transaction coûteuse à venir.

« Merci Mackenzie. » Ces mots résonnent un instant entre les murs de la pièce puis s’évadent à toute vitesse, laissant derrière eux une impression de désespoir criminel. Une atmosphère si triste et si fanée que la lumière tamisé qui pénètre les vitres semblent disparaître d’un seul coup. Malgré son état meurtri, la mafieuse fait l’effort d’étirer ses lèvres pour appuyer ses paroles d’un léger sourire avant de quitter les lieux sans se retourner. Ça lui fait mal, de sourire mécaniquement parce qu’elle a tout simplement oublié comment on le fait, quand on le fait, pourquoi on le fait réellement. Peut-être que c’est la perspective d’une éventualité parmi ce chaos qui lui a donné envie d’essayer. Parce que bientôt, elle pourra bénéficier de la promesse d’une anesthésie émotionnelle complète. Ne plus rien ressentir, ni le bien ni le mal, ni le désir ni la frustration. Ni la peine ni la peur. Ni l’envie ni l’émerveillement. Elle deviendra une zone neutre où le blanc et le noir n’existeront pas, il n’y aura pas de gris : il n’y aura plus de couleur. Parce que la vie c’est la peur, la colère, le désir… l’amour. Pour arrêter de ressentir des émotions, de cesser de vouloir les sentir, il faut se sentir ... mort…

-

SUJET TERMINE.
 

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