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 I’ll keep you safe [PV Ellie]

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MessageSujet: I’ll keep you safe [PV Ellie]   Sam 19 Mar - 3:08

I’ll keep you safe

○ You’ll be an architect so pull up your sleeves. And build a new silhouette in the skylines up ahead. Don’t be, don’t be afraid. Our mistakes they were bound to be made. But I promise you I’ll keep you safe. Darkness will be rewritten into a work of fiction, you’ll see. As you pull on every ribbon, you’ll find every secret it keeps. The sound of the branches breaking under your feet. The smell of the falling and burning leaves. The bitterness of winter or the sweetness of spring. You are an artist and your heart is your masterpiece.


La lumière s’insinue péniblement entre ses paupières à demi closes, lèche ses prunelles sèches, inonde la noirceur implacable de son regard. Un pas de plus pour s’offrir définitivement en pâture aux éclats solaires. L’air lui râpe le larynx alors que chaque odeur brutalise ses sens. Il a gardé ses mains jointes, conservé sa pitoyable posture. Les épaules rentrées, le menton baissé, la honte bordant le cou comme un collier trop lourd à porter. La fatigue lui dérobe son souffle, il aspire son oxygène bruyamment, précipitamment. Son cœur s’empale sur chacune de ses côtes quand sa cage thoracique remue. Il en attribue le mérite à l’absence d’énergie, à cette faim insatiable qui ronge son organisme déchu. Ses pieds se calent maladroitement l’un devant l’autre, il manque de trébucher à plusieurs reprises alors qu’il quitte définitivement l’ombre de son purgatoire. Tout ce qui vient alors à lui l’effraie. Des frissons démantèlent sa pelure ternie par plusieurs jours d’isolement. Il n’a jamais eu plus froid qu’en plein soleil. Le jugement astral teinte sa marche de tourments, calcine sa chair malmenée par une vorace sensation. Celle d’être en vie. La peur lui tord les entrailles. Il n’a jamais pensé ressortir vivant de cette arène. Pas un seul instant, il n’a envisagé une rédemption. Ses doigts coulissent contre ses poignets, miment le poids des chaînes. La liberté a le goût de l’échec. Il ne s’est pas projeté. Dès qu’il s’est déclaré coupable, dès qu’il s’est offert aux loups, il s’est attendu à être déchiqueté et dévoré dans les heures suivantes. Plusieurs jours ont passé pourtant et la sentence est finalement tombée. Là-bas, tout a été simple à déjouer. Trop simple même quand on a que l’instinct de survie pour venir à bout des pièges et des ennemis. La victoire se brode de désastre, de terreur. Non, il n’a pas pensé à la suite. Lui était si prêt à dédier son existence à la mort, à achever son odieuse tragédie sur ce sacrifice. Lui qui ne se voyait que glacé, dépourvu de pouls et définitivement, dépourvu d’âme.  

Mais il est là néanmoins. Encore là à pourrir dans les rues gangrenées de la Nouvelle-Orléans. Le monochrome qui côtoie les couleurs. L’ennui qui perturbe l’amusement. L’anomalie qui persiste, à déranger les règles. Être et subsister ne lui a jamais paru plus effrayant et plus intimidant. Le seul fait de respirer lui donne l’impression de participer à une belle mascarade. De celles qui se jouent des êtres humains, qui les maintiennent dans une perpétuelle agonie. Il ne lui reste plus rien. Ni réputation, ni travail sans doute. Plus personne. Parce que de toute façon, il n’y avait déjà plus qu’elle. Et elle, elle doit s’éloigner. Il ne veut pas la revoir. Pas après avoir pris cette décision suicidaire sans la consulter, sans lui laisser le moindre choix. Ces quelques espoirs projetés durant cette poignée de semaines, sa présence pratiquement constante. Une hérésie à laquelle il s’est consacré. A tous ces risques encourus qu’il n’a pas quantifiés quand ses lèvres ont été dérobées, à tous ces dangers préparés quand sa main dénichait la sienne. A la chasse aux cauchemars, ils sont tout deux perdants. L’un pour être le monstre et l’autre pour s’en être fait un allié. Il ne dispense que les drames et ne nourrit que de nouvelles larmes. Il est la catastrophe qu’on souhaite aux plus malfaisants, il est le produit d’une malédiction récitée à voix basse s’abattant brutalement sur la créature détestée. Réduit à un seul concept. L'ombre de la faucheuse. Aussi létal que funeste et toxique. Aucun être ne devrait subir sa présence. Surtout pas celle qui collecte la pluie pour s’en faire des parures, celle qui change la terre infertile, en échappées florales. Elle construit ce qu’il s’applique à briser. Là où elle annonce la renaissance, il amène la perte.

Un coup de la poitrine quand il comprend qu’il l’a sans doute déjà perdue. Pour avoir égaré, il faut avoir possédé. Il réalise à retardement qu’il l’avait au creux de sa main, si proche qu’elle en a hanté son logis pendant des journées entières. Naturellement proche, elle a fait défiler chaque heure sans qu'il s'affole. Pour chaque inquiétude apportée par son état, il en a oublié ce qu’il se passait. Tout là-bas, réfugiés dans ses quartiers, oui, il étaient ensemble. Liés par l’atrocité désormais, par le crime et la complicité. Est-ce que cette idylle n’a eu que l’hémoglobine pour attacher les amants ? Le faux épouse le vrai. Il a mal à chaque nouvelle pensée articulée. Il ne devrait pas être là. Il ne devait même plus exister. Ses bras compriment son thorax. Il ne comprend vraiment pas ce qu’il fait ici. Il s’attend presque à ce qu’on le rattrape, à ce qu’on lui crie à la farce pour mieux l’exécuter. Il sait qu’il le préférerait. Sa lâcheté l’oblige à resserrer sa prise autour de son buste. Il ne veut pas assumer ce qu’il s’est passé. Il ne veut pas survivre à ça. Le norvégien stoppe son errance après seulement quelques enjambées, échafaude des plans macabres. Fuir. Partir loin, au-delà du mur. Le désespoir anesthésie ses nerfs, endort sa vigilance. Las, il pourrait presque se laisser tomber au sol et y demeurer. Cloué au plancher, plus de forces, plus d’avenir. Une carcasse vide, inutile, dépassée. Dépossédée. Ses yeux se fixent sur ses vêtements usés, couverts de sang, de poussière et d'autres immondices qu'il a raclé au fond de sa cellule, ensuite dans l'arène. La saleté le recouvre entièrement, le dégoûte totalement. Une apparence qui rend justice à ce qu'il est de toute manière. Un déchet de plus dans un caniveau gigantesque. Ses prunelles coulissent prudemment sur l’environnement qu'il ne reconnaît plus et dans lequel il n’a plus sa place. C’est en délaissant les contours d'une autre bâtisse, qu'il l'aperçoit. Entre mille silhouettes, elle est la seule qu’il pourrait redessiner. De sa bouche à sa taille, il peut la recréer, la façonner sans même avoir besoin de l'aviser. Les pupilles accrochées, il en fait son horizon. Dès lors, le monde s’arrête alors que son cœur lui, repart.

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MessageSujet: Re: I’ll keep you safe [PV Ellie]   Lun 21 Mar - 23:42


« I don't care if i fall in love with the devil, as long as the devil will love me the way he loves hell »


Ezrell
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Le temps semble figé comme l’eau glacée par le froid hivernal. Lorsque les flocons ont recouvert le sol bétonné qui arpente les rues. Lorsque le ciel se nappe d’une blancheur à en crever la vue. Lorsque les températures ont chuté jusqu’à ralentir la respiration. Jusqu’à refroidir les cœurs qui ressemblent à des carcasses vides. La vie paraît éteinte aux alentours. Plus rien ne bouge. Plus rien ne respire. Le monde est devenu une image. Les mouvements sont stoppés, les rotations bloquées, les trajectoires déviées. C'est une prison montée de l'intérieur. Pour piéger les rescapés, condamner les survivants, achever les miraculés. Ceux qui ont tenu jusqu'ici. Ceux qui ont cru s'en sortir. Jusqu'à ce que l'illusion ne se brise.

Ellie se tient debout, ferme sur ses deux pieds. La tête haute, le regard droit, les lèvres clouées. Son corps entier est plongé dans une immobilité anormale. Presque suspecte. Presque pétrifiante. Ses paupières ne clignotent pas, ses cils ne battent pas, ses yeux ne bougent pas. Ils sont fixés vers l'horizon, incapables de se détacher un instant de cette vision. Elle attend depuis tellement longtemps que les heures effleurent son visage sans parvenir à l'atteindre. Les minutes rampent pour se frayer un chemin tandis que les secondes tentent de la percer à vif. Mais aucune émotion n'émane de son expression. Aucune variante ne vient faire tanguer la balance. Son univers a basculé, plongé, sombré. Elle ne parvient plus à le comprendre. Il se contente de fonctionner indépendamment de sa volonté. Prenant les décisions avant même de lui demander. Tout a commencé par un coup de feu. Une simple action qui finit par entraîner un effet papillon.

Les semaines précédentes sont encore floues dans son esprit. La jeune femme se souvient parfaitement des moments passés en compagnie d'Ezra. De ces douceurs du quotidien à ces rêves de demain. De ces nuits idylliques à ce futur utopique. Ils ont partagé ce qu'elle n'aurait jamais imaginé retrouver de toute sa vie: des instants de bonheur. Ils n'étaient pas éternels mais ils étaient réels. Ellie pouvait les sentir sur sa peau comme le vent dans ses cheveux. Comme la sueur sur son front. Comme la chaleur sur sa main. C'était suffisant. C'était assez pour l'empêcher de craquer, de s'effondrer, de se noyer. Ça lui maintenait la tête hors de l'eau. Juste le temps de respirer. Prendre une grande inspiration. Rester en apnée. Juste le temps d'exister. Aimer. Donner. C'était suffisant. C'était assez pour retarder l'inévitable, repousser l'échéance, reporter l'épilogue. Ils auraient presque pu le réécrire ensemble. Presque. Si tout n'avait pas dérapé.

Sans Ezra, les journées sont devenues des silences. Sans Ezra, les nuits sont devenues des absences. Et les trous noirs ont commencé à être de plus en plus fréquents. Les doses ont augmenté au rythme des douleurs, des plaies, des blessures encore ouvertes. Refusant de tourner la page sur une histoire du passé. Les quantités ont doublé, les visites se sont multipliées et l'addiction s'est déclarée. Aussi soudaine qu'un accident de voiture. Ellie ne se souvient absolument pas d'avoir commencé. Comme si elle s'était simplement réveillée un matin avec ce manque sur le bout des lèvres. Ces tremblements aux bouts des doigts. Ces frissons qui parcourent son corps quand la chaleur est étouffante. Ça n'en finit plus. Pourtant elle en redemande. Parce que les effets secondaires ne sont rien à côté de cette souffrance qui l'achève à petit feu. Déchiquetant son être morceau par morceau. Jusqu'à ce qu'il ne lui reste plus que son coeur. Quelques battements pour survivre. Quelques pincements pour succomber.

A cet instant précis, la jeune femme n'est même pas consciente de ce qui se passe. Son esprit refuse de croire à l'impossible. Bien trop effrayé à l'idée qu'on transperce ses espoirs. Parce que c'est tout ce qui la fait tenir. Quelques bribes pour composer son souffle. Quelques fragments pour restituer ses souvenirs. C'est alors que son regard croise le sien. Au milieu de la foule qui va et vient. Elle le repère dès que ses yeux se posent sur sa silhouette. Comme un électrochoc à même la peau, ses émotions anesthésiées par la drogue s'extirpent de leur léthargie. Jusqu'à refaire surface. Jusqu'à se répandre dans son sang. Elle peut les sentir vibrer au fil de ses pas. Découvrant peu à peu ce qu'il reste de son amant. Il semble déchiqueté vivant. Il semble mort. A croire que le sort funeste du destin s'est acharné sur lui. Jusqu'à le faire ployer. Jusqu'à le faire ramper. Son coeur se ressert lorsqu'elle arrive à sa hauteur. Ses bras viennent l'enlacer avec une douceur nuancée par une certaine fermeté.

La jeune femme craint qu'il ne s'effondre d'un instant à l'autre. Se rendant compte qu'il est brisé, anéanti, fendu. Qu'est-ce que tu as fait bon sang ? La colère, la culpabilité et le chagrin qui ont régulé ces sept derniers jours disparaissent instantanément. Il ne reste que lui. Il ne reste qu'elle. Il ne reste qu'eux. Ce n'est pas beaucoup mais lorsqu'ils sont ensemble, le monde devient envisageable. Ce n'est plus un lieu chaotique. Une route despotique. C'est un peut-être qui se présage. Un chapitre qui peut s'écrire. « Ça fait du bien de te revoir. » Les larmes restent prisonnières de ses globes oculaires. Les reproches restent captifs de ses lippes. Seul le soulagement semble recouvrir ses traits. Parce que les illusions sont toutes incroyablement réalistes. Parce que les mensonges se nourrissent de la vérité pour mieux tromper. Le déni permet à Ellie d'avoir l'air soulagé, tellement soulagé que c'en est alarmant. Inquiétant. Terrifiant. Comme si elle ignorait complètement ce qui lui arrive. Comme si elle refusait de l'envisager une seule seconde.


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MessageSujet: Re: I’ll keep you safe [PV Ellie]   Dim 3 Avr - 23:40


Aucune conjuration permanente. Une traînée de poudre contre les chevilles, quelques rêves élancés, le corps suspendu à quelques mètres du sol déjà. Déjà mais pas assez. Le ciel engloutit ses espoirs encore jeunes, le rejette abruptement. La joue collée au bitume, le cœur écorché par les graviers. Quelques instants à déconstruire les chimères en percutant ces traits familiers, brimés par un malaise qu'il ne peut encore définir. La cendre revient encrasser ses poumons une seconde après que l'alchimie ait proclamé ses vérités. L'euphorie s'ébrèche tandis que ses pas la ramènent à lui. Le décompte temporel ne lui parait ni juste, ni réel. Pas une heure n'a pesé son égal, les journées déformées par les événements ou l'attente du jugement. Un trou noir dans lequel il a été aspiré. Un vide dans lequel elle semble s'être également égarée. Ont-ils tous deux disparu ? Quand il la jauge, il ignore quelle réponse apposer à cette question. Un millier d'autres surgissent dans les derniers mètres à parcourir. Lui n'a pas bougé, happé autant par la perfection que le chaos. Il la laisse le dénicher au milieu de sa confusion. Son ignorance corrompt son expression, rend son regard aussi nébuleux que vagabond. La honte enfle, l'anxiété aussi. Mais il ne reste déjà plus que la détresse alors qu'elle lui concède une étreinte qu'il n'a jamais mérité. La culpabilité râpe de toute son acidité les rouages aortiques, son palpitant se déboîte dans sa cage thoracique et il ne sait décidément plus où le replacer. L'organe de trop, celui qui le pousse vers elle alors que tout devrait l'en éloigner. Et pourtant... Comment a-t-il pu envisager de l'abandonner un seul instant ? Ses pensées macabres se rassemblent un bref instant tandis qu'il ramène un bras contre elle.

La douleur s'amplifie et se réinvente tandis qu'ils prolongent cette proximité. Son odeur brime l'anarchie mentale, engendre une toute autre lutte. Parce que maintenant, cela lui semble concret. Trop concret. Il va falloir vivre, dépasser cette dernière rature et apprendre à appréhender chaque nouvelle matinée. La voix de son alliée fait trébucher ses prochaines pulsations. Cette fausse normalité l'effraie. C'est trop simple. C'est forcément trop simple. Lui n'a jamais cru la revoir, il n'aurait jamais osé en rêver. Il ne s'est même pas préparé à ces retrouvailles, à affronter chaque conséquence. Néanmoins, si c'était à refaire, il le referait sans doute pour la protéger. Dès lors doit-il trouver une signification à cette approche ? De la reconnaissance, de l'affection ? Où en sont-ils réellement ? Est-ce que ça a de l'importance pour l'instant ? S'il doit encore errer dans ce monde cruel et trop souvent insipide, oui. Parce que le seul sens à trouver à ce cœur qui bat et s'épuise encore, c'est celui qui l'amène à effleurer ses boucles du bout du nez, à glisser sa bouche contre son front et à mêler ses doigts aux siens. « Ellie... » C'est tout ce qu'il parvient à articuler. Ses intonations ne le portent pas plus loin. Que fait-elle là ? Comment a-t-elle su ? Tout ça semble bien secondaire. Tout est loin, flou, hors de portée. Le norvégien ne s'écarte que pour porter sa paume contre la joue de sa complice, traçant par ce geste une souillure grisâtre, infecte sur sa peau opale. Cette vision cauchemardesque l'oblige à reculer davantage. Ses propres mains remplacent le vide qu'il s'est imposé, se placent de chaque côté, sur ses coudes pour maintenir en place cette carcasse décomposée. « J'aurais voulu que tu n'assistes pas à ça. » murmure-t-il ultimement en baissant les yeux abruptement.

Le scandinave se voit fuir, se cacher définitivement du soleil, d'Elle, des autres. De tout si possible. Mais il doute pouvoir échapper à la peine ou avoir la force d'endurer un nouvel abandon, même voulu. L'air dégringole son larynx avec âpreté tandis qu'il s'oblige à redresser la nuque pour la fixer à nouveau. Les détails l'ayant saisi un peu plus tôt, achèvent son égoïsme et toute trace de déshonneur. L’inquiétude teinte son infortune d'une nervosité nouvelle. « Que s'est-il passé ? » De cette pâleur maladive à sa posture changée, il ne saurait dire ce qui l'interpelle le plus. Quelque chose de subtile, quelque chose qu'il ne peut toujours nommer mais dont il a remarqué les prémices avant son départ pour l'arène. Cette impuissance a évolué pour devenir une énième meurtrissure. Il ploie sous ce mélange d'émotions destructrices, croit ne pas pouvoir y survivre. Des griffes invisibles agrippent sa poitrine, le tirent toujours plus vers le bas. Tout est voué à s'écrouler. Il aurait dû ne jamais l'oublier. Et si ce n'est pas eux. Si par miracle, ce qu'ils forment sous le confort d'un secret ténu, ne s'effondre pas, ce sera tout le reste. De façon séparée, ils s'enferment tous deux dans leurs propres enfers. Il ignore qu'elle est le sien, quel visage mettre sur ses récents démons. Il ne comprend pas ce qu'il lui arrive si abruptement. Mais il sait qu'il n'est pas le mieux placé pour l'aider. Il sait qu'il n'a jamais pu aider quiconque. A commencer par son frère. Même en voulant la sauver, il s'est laissé être démantelé, assez faible pour ne pas vouloir échapper à la mort. Si près de renoncer à tout et même à elle. Dès le départ, il le savait. Il n'a jamais tenu le rôle principal dans son conte. Et si rose il y avait, elle est fanée depuis trop longtemps. L'accablement abat la bête alors qu'il détaille sa belle. Elle va mal et il n'a même plus de main disponible à lui offrir.

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MessageSujet: Re: I’ll keep you safe [PV Ellie]   Sam 23 Avr - 22:54


« It's not the drugs that make a drug addict, it's the need to escape reality.»


Ezrell
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Chaque nuit était une insomnie. Elle tentait désespérément de s'endormir, dans l'espoir de rêver. D'être à ses côtés. D'être avec lui. Juste une seconde, rien qu'un fragment de seconde. Mais la fatigue ne parvenait à déjouer l'inquiétude qui l'empêchait de fermer ses paupières. Jour après jour, elle se traînait comme une loque. Respirer lui faisait mal. Parler lui faisait mal. Vivre lui faisait mal. Tout était devenu si fade. Chaque matin était un supplice. Elle se réveillait, désespérée de constater la triste réalité. D'être ailleurs. D'être loin de lui. Ça la rendait folle. De ne pas savoir s'il était en vie à cet instant précis. S'il le serait demain. Et le jour d'après. Ça la rendait folle. De savoir qu'il risquait sa vie pour elle. Pour une cause perdue.

La drogue lui permettait d'effacer ce fardeau. Un de plus sur la liste qu'elle continuait d'entretenir. Chaque dose était une renaissance. Parce qu'elle avait besoin d'échapper à cette impuissance. D'échapper à cette existence. D'échapper à ce manque. La douleur disparaissait pour quelques heures. Il ne restait que le chagrin tapis dans ses yeux, telle une lueur qui brûlait au fond de son regard. Parce que les médicaments n’effaçaient pas la peine, ils ne faisaient que la camoufler. Et d'une certaine façon, ils l'entretenaient. Chaque illusion était un martyr dès que l'effet se dissipait. La réalité était de plus en plus dur à accepter. La simple idée de ne plus le revoir hantait son esprit comme le plus terrible des cauchemars. Celui dont on ne se réveille pas. Celui dont on ne se remet pas. Il ne dure qu'un instant et pourtant il semble ne jamais s'arrêter.

« Ezra. » Elle prononce son nom comme il prononce le sien, avec un soupçon d'hésitation. C'est tellement irréaliste qu'on pourrait ne pas y croire. Mais il est là, devant elle, la paume de sa main effleurant sa joue. Il est là comme s'il n'était jamais parti. Comme si le destin ne s'était jamais mis entre eux. « J'aurais voulu que tu ne participes pas à ça ... » Hélas la fatalité reste en travers de leur chemin. Peu importe ce qu'ils font pour la devancer, elle continue de les poursuivre. Tel un prédateur qui traque sa proie, ils ne peuvent se dérober à son courroux. Plus ils fuient, plus elle est mortelle. C'est un refrain qu'ils connaissent par coeur. Et pourtant ils continuent de jouer les mêmes notes. La même mélodie. Le même air. Parce qu'ils s'aiment bien plus qu'ils ne la craignent. Parce que ce sont des amants maudits par la vie.

« Rien, absolument rien. Le temps s'est arrêté depuis que ... depuis que tu n'es plus là. » Les mots écorchent ses lèvres à mesure qu'ils se déversent. Telle une morsure à vif qui saigne son coeur. Elle peut encore l'entendre battre démesurément. A l'agonie. Se décomposant, morceau par morceau. Jusqu'au dernier. « J'ai une mine affreuse parce que je n'ai pas beaucoup dormi, c'est tout. » Elle ne se rend même plus compte de ses mensonges. Ils sont devenus naturels, instinctifs, automatiques. Ils se déploient comme des réflexes, se réinventent comme des habitudes, se maintiennent comme des rituels. Jusqu'à se confondre avec la vérité. La jeune femme ne parvient plus à faire la différence depuis bien longtemps. Peut-être qu'elle a fini par les croire. Peut-être qu'elle a fini par vouloir les croire. Parce qu'ils sont plus faciles à prononcer.

Ellie est incapable de détourner son regard d'Ezra. Ne serait-ce qu'une seconde. De peur qu'il disparaisse à nouveau. Tel une brise de vent qui l'effleure avant de s'éloigner définitivement. « J'ai du mal à croire que tu es vraiment là ... » Bien qu'un sourire se dessine sur ses lèvres, il ne trompe personne. La jeune femme pourrait s'effondrer d'un instant à l'autre, submergée par ses émotions dévastatrices. Ses jambes la soutiennent à peine alors elle n'ose imaginer l'état de son tendre amant. « Allez viens, je te ramène chez toi. » Chez nous. A la maison. A l'abri. Ils n'ont jamais convenu d'un tel lieu. Ils n'en ont même jamais parlé mais l'appartement d'Ezra est devenu ce lieu. Un repaire au milieu du chaos. Un refuge pendant la tempête. Un foyer quand le reste du monde ressemble à du verre brisé. On s'y écorche les pieds, on s'y lacère les bras. Et le seul pansement qui puisse guérir ses blessures, c'est près de lui. Près de toi.


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MessageSujet: Re: I’ll keep you safe [PV Ellie]   Lun 25 Avr - 0:51

Si le monde tourne encore, il a dû se désaxer. Sa course incertaine fait tanguer le sol sous ses pieds. Les astres ne s’alignent plus correctement là-haut. La retrouver dans cet état. Elle au plus mal, c’est une galaxie qui s’effondre, un trou noir qui engloutit des parcelles de son univers. Plus d’aube, plus d’éclat. La saturation absente, plus de couleurs dans le nuancier, plus le moindre contraste entre les ombres. Plus de pleins, ni de déliés. Des cauchemars au bout des ongles alors qu’on cherche à gratter cette obscurité. Les particules devenant nuée. Des insectes pour la gorge. Des coupures internes, des massacres à perpétrer dans la plus grande illégalité. Un génocide pour l’âme, un rapt bien cruel du cœur. Il bat toujours quelque part, ailleurs, loin, si loin que son rythme faiblit. Le souffle vagabonde dans une immensité fragilisée. De l’ébène contre sa semelle, contre sa poitrine, contre sa rétine. Le monde s’éteint. Et sur le trône du néant, un seul Roi. Sa couronne effleure les limites du chaos. Le désespoir jubile jusqu’à ce que son sujet s’incline. Du doute à la confirmation, il faut encore parvenir à respirer. L’air se raréfie entre la collision visuelle et le son de sa voix. Le silence devient synonyme de course. Dans des déserts arides, contre les sables mouvants, il lutte, s’embourbe. Tenir la distance, s’accrocher à l’horizon et perdre de vue la difficulté. De ses yeux à sa bouche, à ses mains, les chemins se prêtent au constat. De l’attirance à l’effroi, de l’émoi à la détresse. Du ciel au sol. Contre ces changements inexpliqués, ces tiraillements qui alertent sa vigilance, il succombe à tous les maux et s’octroie toutes les fautes. Un millier d’index pour l’accuser. Acculé, désemparé et déjà roulé en boule devant les jurés. Des crimes pour un seul châtiment. Celui de la voir tomber.  C’est bien trop cher payé.

La culpabilité en manteau, l’échine courbée, les doigts tordus par la contraction. « Je suis désolé. » Le sacrifice pour seule option cependant. Il n’est désolé que des coups qu’il lui a indirectement infligé. Son égoïsme fait encore l’unanimité. Elle aurait dû survivre à sa mort. Celle qu’il comptait embrasser pour lui permettre de rêver à de nouvelles aurores. Elle s’aligne au soleil, édifiée pour irradier. Egérie stellaire dont la chute provoquerait la rupture de toute chose. D’eux deux, elle seule méritait la vie. A ses lendemains glorieux, il a dédié son dernier souffle. Une bravoure à demi-lâche, plus facile d’en finir que de continuer. Mais il est là désormais, là à proximité. Et il comprend ce qu’il a gâché. La main rattrape le cours de ce temps capricieux qui ne s’est pas encore prononcé, elle atteint le bras de la brune, caresse subtile qui s'avorte avant d'atteindre l'épaule. Derrière son excuse, il ne déniche que ses erreurs. « Pas assez dormi ? » répète-t-il d’une voix sèche. Plus que de légers contours autour des yeux. Bien plus qu’une lassitude troublant ses traits. Ce qu’elle n’avoue pas se voit. Et son sourire factice achève la patience de l’infirmier. Autant de douceur gaspillée pour entretenir une illusion... « Tu crois que je vais avaler ça ? Je te connais. » Son regard la met au défi durant une poignée de secondes. La folie se mêle aux teintes azurées, cette aliénation révélée par l’enfermement, par la certitude d’une fin proche. « Je n’ai même pas mentionné ce qui me troublait. Je suis épuisé mais je peux déjà t’en faire une liste détaillée. Ne me prends pas pour un idiot, Ellie. » Son audace  chasse les relents de honte, l’instabilité mentale pour condamner l’humeur vacillante. L’affliction de se voir priver de sa sincérité. Lui qui ne possède déjà plus rien, ne peut pas perdre plus. Ni sa confiance, ni sa proximité. Encore moins son être tout entier.

Rentrer. Retrouver la normalité. Qu’y a-t-il encore à dénicher ? Tout s’est métamorphosé. Il trouve ça hypocrite, il trouve ça difficile. Il trouve ça douloureux surtout. Il se projette dans cet appartement avec elle. Elle qui rallonge les mystères avec la pointe de son crayon. La mine peut se casser d’un instant à l’autre contre le papier gondolé. Ils prennent l’eau, des vagues pour les faire couler et la marée pour les ramener. Il suffoque, ses doigts attrapent le poignet de la damnée, l’arrêtent abruptement. Trop violemment. « Je ne peux pas rentrer. Je ne peux pas… » Reprendre cette place. Pas maintenant. Pas comme ça. Il ne veut pas être Ezra.  Déjà deux identités de perdues, déjà deux vies dilapidées. L’échec sur la langue, la douleur contre les phalanges. Il resserre davantage sa prise sur la chair de son amante, enfonce inconsciemment ses ongles dans sa peau. Il lui fait mal. Il ne le voit pas, ne le sent pas, ne le réalise pas. « Allons ailleurs. Chez toi. Où tu veux. N’importe où. Loin. » Des idées confuses, des raisons multiples. « Je peux pas y retourner. Je peux pas faire comme si… Je peux pas.» répète-il d’une voix qui se fend dès qu’elle atteint le point. Les cris se contiennent dans la caboche, la peine se suggère par l’expression. Le chaos se manifeste par l'attitude entière. Ce n’est que le commencement. Après avoir été aveuglé, il faut réussir à s’orienter dans la plus totale cécité. La cornée calcinée par l’illumination, le résultat de l’ascension. Icare croyant croquer les cieux. Au plus haut, ils sont montés, au plus bas, ils sont retombés. Au moins, sont-ils deux dans cette épopée.

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MessageSujet: Re: I’ll keep you safe [PV Ellie]   Lun 25 Avr - 2:46


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« Moi aussi … » Parce que c'est sa faute. Ni plus ni moins. Elle est responsable de chaque blessure qu'il possède. Chaque peine qu'il endure. Chaque douleur qu'il supporte. Pourtant la culpabilité ne se loge pas au premier rang. Bien au contraire, cette dernière est enfouie sous des émotions bien plus intenses. Elles se font la guerre pour s'exprimer, réclamant leur place sur le devant de la scène. La jeune femme tente de les ignorer mais bientôt, le calme laisse place à la colère. Violente, virulente, véhémente. Elle gronde en silence, racle les tréfonds de sa gorge, siffle entre ses dents. Le ton moralisateur qui retentit dans la voix d’Ezra lui fait perdre patience. Tu crois quoi ? Elle est tout simplement irritée par ses propos. Ils lui donnent envie d’hurler jusqu’à s’en arracher les cordes vocales. Pour le faire taire avant de succomber, de céder, de s’abandonner. A cette vague d’agressivité qui s’immisce au creux de ses pensées.

« Je te dis que tout va bien ! Ce sont juste mes médicaments pour la douleur. » La jeune femme lève sa main en signe de rappel. La cicatrice est toujours visible, il faudrait du temps pour que les traces disparaissent. La douleur, elle, est fictive. Les minutes, les heures et les jours n’y changeront rien. Tout se passe dans sa tête. Tout déraille dans sa tête. « Ils me donnent la nausée et des vertiges mais c’est tout, pas de quoi s’inquiéter. En plus j’arrête bientôt le traitement alors arrête de m’examiner comme si j’avais un virus mortel … ça m’agace. » Tu m’agaces. Impatiente, elle ne tient pas en place. Impertinente, elle évite presque sa caresse d’un mouvement d’épaule. Le déni l’empêche de contempler sa chute. Princesse échouée. Princesse condamnée. Elle marche dangereusement vers les abysses.

Son état empire au fil des semaines mais Ellie reste persuadée de pouvoir stopper sa consommation quotidienne. Comme ça. Comme si ce n’était rien. Inconsciente poupée de porcelaine aux rêves brisés. Il ne reste rien de son espoir d’antan. Un goût rêche au bord des lèvres. Juste de quoi se souvenir qu’il a existé. « Tu me fais mal. » La détresse d’Ezra est palpable, tangible, réelle. Néanmoins son attention est focalisée sur les sévices qu’il lui inflige inconsciemment. Au plus il enfonce ses ongles dans sa chair, au plus elle peine à se contenir. « Ça suffit ! » D’un geste brusque et saisissant, Ellie repousse son amant. Sa main vient se plaquer contre son torse pour le faire reculer, ployer, fléchir.  Ça claque un instant.  Ça résonne un moment. Avant que leurs yeux ne se croisent au détour de cette collision.

L’espace d’une fraction de seconde, son regard est si hostile qu’elle pourrait littéralement le tuer d’un battement de cils. Puis, il se recompose innocemment d’une douceur à en faire pâlir le cœur. Si doux qu’on aurait du mal à croire qu’il put en être autrement. Tout se mélange dans sa tête. Tout perd son sens dans sa tête. Et là, sans prévenir, elle se rapproche instinctivement d’Ezra. Comme si ce n’était pas étrange. Comme si rien ne s'était passé. Ses doigts viennent frôler sa joue avec tendresse, balayant d’un revers de la main leur altercation récente. « Je comprends ... On peut juste marcher si tu veux ? On ira n’importe où. Loin. Peu importe. On ira ensemble. » A nouveau, elle lui adresse un sourire. Un de ces sourires éteint qu’on retrouve sur les visages des orphelins. Un de ces sourires abusé qui empeste le désespoir d’une vie brisée. On pourrait presque le confondre avec une lueur de joie. Si seulement, elle se souvenait que ça avait existé un jour.

Si seulement il n'était pas parti.
Elle serait toujours en vie.
Avec lui.


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MessageSujet: Re: I’ll keep you safe [PV Ellie]   Mer 27 Avr - 1:31

Les espaces à combler s’élargissent dès qu’il se penche pour les mesurer. Entre leurs carcasses drainées par l’obscurité, entre leurs âmes taries par un éloignement forcé, entre avant et maintenant. Entre maintenant et demain. Les interstices qu’il ne pensait pas devoir réinventer, réarranger, se multiplient sous ses yeux affolés. Des interruptions dans leur continuité, des intervalles dans leur complémentarité. Au prochain entrebâillement, il souhaiterait pouvoir se faufiler, se dédier à la compréhension pour réparer les dommages que cette absence a causé. Doivent-ils à ce point se réapprendre ? Se redécouvrir ? Encore aurait-il fallu se connaître pour ça. Ses savoirs et acquis sur le passé de la damnée se limitent au prénom dérobé et à quelques informations confuses sur le cadavre qui les a poussés à cette démence. En dehors de quelques observations, d’une attraction entretenue à l’apparition de ces sentiments impromptus, il ne demeure qu’un silence assourdissant. Une pièce piégée, sans vitre, sans meuble, sans porte avec pour seule distraction, une voix entêtante, déclamant des demi-vérités, des demi-mensonges et un tas d’incohérence. Mais aujourd’hui, le son grésille, l’acoustique est mise à mal par les circonstances, parasité par l’harassement physique, surtout mental. Que faut-il croire ? Que faut-il déduire ? Les mystères suscitent l’excitation, une enquête à mener, des hypothèses à construire pour une foule de conclusions à tirer. D’ordinaire, il se complait de ce petit jeu des secrets débusqués. D’ordinaire, il voit dans ce jeu des peut-être et des hasards, une raison de plus pour se jeter dans ses bras. Il aime cette frustration des non-dits, il affectionne les détails pris à la volée qui le conduisent sur des pistes diverses et variés. La satisfaction de viser juste parfois. Cette dynamique le stimulait. Désormais, il en revoit les fondements, s’interroge sur leurs légitimité. Dès la première cavité, ils en viennent à s’échouer. Qu’est-ce qui pourraient les souder suffisamment pour leur permettre de s’y déloger ? Si ce n’est la confiance, si ce n’est la vérité, la sincérité, l’honnêteté. Des deux côtés, la liste s’allonge.

Les prunelles coulissent contre la plaie qu’elle lui indique et le cœur se crispe. « Les anti-douleurs n’ont pas ce type d’effets secondaires à ma connaissance. » la coupe-t-il sèchement, dépréciant ce changement d’humeur. Lui-même sensible, irritable. Désespéré. « Ça m’agace tout autant de te voir dans cet état. Au moins, nous serons deux à partager ce sentiment. Désolé de m’inquiéter pour toi et d'accorder de l'importance à ton état. Je ne pensais pas que ça te dérangerait à ce point. Mais de toute évidence, bien des choses ont changé pendant mon … » Il butte contre le terme adéquat. Sa dureté est brièvement remplacée par la détresse. Il se reprend. « Absence. » complète-t-il. Peut-être qu’il lui serait plus simple d’ignorer ces quelques faits si elle ne les avait pas déjà couvert d'un peu trop d'excuses avant qu’il ne parte pour le bagne. L’anxiété déjà alertée par plusieurs de ces signaux. Que faire contre quelqu’un qui nie les vérités ? L’épuisement a raison de cette lutte. Pour l’instant. Une nouvelle bataille débute alors, elle les scinde tout aussi avidement. L’adversité se délie sous la forme d’un rejet mérité. Il déloge ses doigts de son poignet, recueille sa fureur et en crève tout aussi sûrement. Plus vive, plus instable et plus incohérente, elle se rapproche. Il hésite à reculer, à ne pas accepter cette chaleur qui poursuit de trop près le givre. Il a l’impression de se décomposer sous la caresse qu’elle lui concède. Cherche-t-elle à panser ses plaies ? Ou cherche-t-elle à couvrir ses arrières ? Il ne comprend rien. Il ne veut pas comprendre. Il veut juste oublier. Ou bien juste abandonner. Absolument tout. « Je ne voulais pas te faire de mal. » se justifie-t-il avec raideur. Le mal est déjà fait et le sourire suivant ne fait que déchirer un peu plus sa poitrine. Depuis quand se sent-elle obligée de jouer un rôle avec lui ? « Ni toi, ni moi ne sommes en état de marcher. » Analyse succincte pour réalité tangible. Ses propres jambes le soutiennent à peine. Et chaque parole, chaque acte depuis qu'elle s'est présentée à lui, n’est qu’une erreur de plus.

Elle n’aurait pas dû venir. Elle n’aurait pas dû. Plus facile de croire que le souci se loge au niveau de la situation que de réussir à voir au-delà de ces quelques désaccords, pour admirer l’étendue des dégâts. « Tu n’as plus ta chambre à l’hôtel ? » lui demande-t-il innocemment d’une voix éteinte. Savoir devient une priorité. Pratiquement une survie en soi. Son énergie se focalise sur elle, lui permet de ne pas songer à une suite trop brutale dans une vie qui ne lui appartient plus. Sa paume glisse contre ses traits tirés, essuie la sueur. Un vertige le surprend, son bras prend appui une fraction de seconde sur la brune. Il se redresse déjà, juste à temps pour observer son ombre s’étendre, remuer. Perdre le contrôle, ici. Hors de question. « Il faut qu’on parte d’ici. Je suis un danger pour tous ces gens. » Annoncé de sa voix âpre. Propulsé avec précipitation et effroi. Il l'est tout autant pour elle. Mais il serait bien incapable de la renvoyer chez elle. Pas après l'avoir retrouvée. « Il faut un endroit isolé. Où je… » Où je ne serai pas tenté de me nourrir. La faim vorace, bombe à retardement qui pulse dans ses veines en rythme avec le cœur. Les possibilités débutent déjà leur ballet dans son crâne alors que les quelques silhouettes osent hanter les lieux. Il serait simple d’être leur prédateur. La famine le rend imprévisible, l’infortune sublime la macabre violence qui sommeille en son sein. Il sait qu’il est capable de tout. Surtout du pire.

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MessageSujet: Re: I’ll keep you safe [PV Ellie]   Jeu 16 Juin - 23:51


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A quel moment se sont-ils perdus ? Quand les sentiments sont devenus trop intenses à gérer ? Quand les fantômes sont revenus du passé ? Quand les erreurs se sont accumulés à l'affilée ? Et surtout, pourront-ils se retrouver ? En ces temps incertains, rien ne semble présager une telle issue mais ils ont défié le destin plus de fois qu'ils ne peuvent le dire. C'est peut-être ça leur dessin: être ensemble contre toute attente.  «  C'est bon t'as fini ton expertise ? » L'agacement fait claquer sa langue sur son palais, invitant les notes à résonner quelques instants supplémentaires. Juste de quoi clôturer cette conversation muette. Parce qu'ils ne s'écoutent pas. Ils ne se parlent même pas. Ils s'affrontent, ni plus ni moins. Et l'amour qui coule dans leur veine devient poison. « En même temps, tu t'attendais à quoi ? » La question n'attend aucune réponse. Parce qu'il en existe des centaines différentes. Chacune ayant sa propre raison d'être, sa propre fin à venir. Inscrite à l'avance comme une prédiction du futur.

« Je sais... » Hélas il est trop tard pour les excuses. L'animosité qu'elle nourrit depuis son départ est devenue si importante que la moindre tension l'amplifie. La jeune femme peine à gérer ses émotions à son égard. Encore moins lorsqu'il est si près, si accessible, si vivant. Elle digère excessivement mal son abandon, lui laissant le goût amer d'une trahison taillader ses lèvres comme des lames de rasoir. Il est parti sans même la prévenir. Il est parti pour qu'elle n'ait pas à le faire. Ce geste, à la fois si romantique et si bouleversant lui reste en travers de la gorge. Parce qu'il n'aurait jamais du faire ça. Surtout pas pour elle. « On ne peut pas rester là. » Ellie ne fait pas seulement référence au Colosseum mais à leur relation. A ce stade de leur histoire où les pages froissées ne sont plus capables d'être tournées. Et l'encrier reste vide. Il se meurt, petit à petit.

« Non... enfin si... c'est compliqué mais on peut s'y rendre, de toute façon tu as besoin de te reposer. » L'état d'Ezra l'inquiète terriblement, il semble si mal au point. Ça lui crève le coeur de le voir dans cet état. D'en être la cause. De devoir supporter cette culpabilité à chaque seconde qui passe. Comme s'il allait succomber sous le poids de ses fautes qu'il endosse afin de la protéger. Ça la dépasse toujours. Parce que personne ne s'est jamais autant sacrifié autant pour la maintenir en vie. A croire qu'elle n'en valait pas coup. A croire qu'il voit quelque chose au fond de son âme que les autres n'ont même pas aperçu. « Viens je t'amène, ma voiture n'est pas loin. » La jeune femme tient fermement son amant en déséquilibre, prenant soin de l'amener sain et sauf à son auto. Il est vrai qu'elle n'occupe plus la chambre d'hôtel depuis le meurtre d'Adam mais la propriétaire étant une amie, ils devraient pouvoir y passer la nuit sans problème. Keir leur permet effectivement de rester là-bas, acceptant la faveur que lui demande Ellie. Par affection, soutien, considération.

« Allonge-toi, je te rejoins de suite. » La jeune femme l'abandonne quelques instants pour aller se rincer le visage dans la salle d'eau. Revenir ici est étrange. Tout lui revient en mémoire d'un seul coup. Mais la peur n'existe plus, elle a disparu depuis qu'il est mort de ses propres mains. Ce crime fut véritable libérateur. Dans le bon comme dans le mauvais sens. Se débarrasser d'un poids peut parfois laisser la place à d'autres. Des entités bien plus sombres, voraces, dangereuses. Elles sortent de l'ombre pour gouverner à leur tour, impatientes de régner sur cet empire qui les attend depuis trop longtemps. « Ferme les yeux juste une seconde... » dit-elle en revenant auprès d'Ezra, étendu sur le lit, à bout de forces. On dirait qu'il attend quelque chose pour lâcher prise. Un signal peut-être. Ellie s'installe à côté de lui, frôlant son torse d'une main avant de venir caresser sa joue de l'autre. Et comme un enfant qu'on berce après un cauchemar, elle fredonne un air apaisant. Une berceuse que lui chantait sa grand-mère quand ce n'était qu'une enfant. Sans en avoir conscience, la jeune femme confie un bout de son histoire à son amant. Telle la confidence de son enfance égarée...


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