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 One good thing about music, when it hits you, you feel no pain.

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MessageSujet: One good thing about music, when it hits you, you feel no pain.   Mar 22 Mar - 22:47



I was born with music inside me. Music was one of my parts. Like my ribs, my kidneys, my liver, my heart. Like my blood. It was a necessity for me.





Axl & Rachael
featuring

» PREVIOUSLY «


L'eau froide lui coule brusquement le long du dos et arrache un frisson incontrôlé à son échine, coupe momentanément le souffle à sa propriétaire tandis que cette dernière continue de lui imposer cette presque torture. Rituel systématique après l'effort, l'eau frappe et fouette les muscles fatigués, réveille le corps et l'empêche de se reposer sur les lauriers d'une séance d'entraînement rondement menée ; la journée n'est pas encore terminée.
Un moment plus tard, Rachael quitte les vestiaires et la salle de sport, pousse la porte d'entrée et accueille avec plaisir l'air frais de l'extérieur qui se rue à sa rencontre. Dehors, son partenaire l'attend cigarette au bec, comme toujours. L'habitude de se retrouver après l'effort s'est doucement instaurée entre eux au fur et à mesure que la complicité grandissait après chacun de leurs rendez-vous. Discuter quelques minutes dans le calme et la détente loin de la tension du combat, se quitter sur une bonne note jusqu'à la prochaine fois, elle réalise, tandis que la main de son partenaire l'arrête, qu'elle a pris goût tout aussi bien à ce genre d'entrevue qu'à celle qui la précède.

Un rire léger fait écho aux paroles de son interlocuteur avant qu'elle ne lui réplique. « Honnêtement, Axl, tu crois réellement que je suis du genre à supporter quelqu'un lorsque j'en ai pas envie ? Depuis le temps, tu dois me connaître suffisamment pour savoir que je m'embarrasse pas d'un tel fardeau. Je m'oblige à rien pour toi et j'agis certainement par pitié. » Sans l'admettre à haute voix, la milicienne garde en travers de la gorge le fait qu'il interprète sa proposition comme du simple apitoiement à l'égard d'un pauvre type qui s'est fait lâcher par ses proches. Il ne le réalise certainement pas, mais avec ce genre de commentaire, c'est un peu comme s'il met en cause la valeur de l'amitié qu'ils ont doucement forgée sur le fil des affrontements. Rachael s'estime être une personne dont la franchise ne s'entache pas d'une commisération quelconque : ce qu'elle a à lui proposer, elle le fait pour la seule volonté de l'aider et non pour le distraire de sa solitude sous un faux prétexte. « Le jour où tu deviendras un poids pour moi, t'inquiète pas que tu seras le premier averti. Maintenant, si ta sale tronche veut bien arrêter d'avoir une estime de soi aussi piètre, j't'embarque faire un tour. » Elle le gratifie d'une petite claque sur l'arrière du crâne tout en parlant, maquillant son maigre ressentiment sous une chamaillerie avant de s'éloigner en direction de sa voiture garée sur le parking juste à côté. « T'inquiète pas, pas de fight club au bout du chemin. J'vais pas aller me crever dans un truc pareil après avoir dû me mesurer avec toi, tu me suffis. » Un rire s'échappe de nouveau. « Quoique l'ironie de la situation serait plutôt savoureuse si, en tant que représentante de la loi, je te balançais dans un de ces rassemblements illégaux. J'te fais confiance pour trouver ça tout seul comme un grand si c'est ce dont t'as besoin. »

Le trajet se déroule dans un silence relatif parfois brisé par l'un ou l'autre des occupants du véhicule. Lorsqu'ils arrivent enfin à destination, la nuit est en train d'instaurer son règne et allonge les ombres des arbres qui bordent de part et d'autre l'allée menant à la petite maison isolée. Rachael coupe le moteur et précède son invité à l'intérieur de l'habitation. « Bienvenue dans mon palace. Fais comme chez toi. » Balancée par-dessus l'épaule, l'humour de la brève tirade se découvre à travers l'intérieur chichement meublé dépeignant chez la propriétaire des lieux une nature très peu matérialiste et qui refuse de s'encombrer d'objets inutiles en dehors de ce qui lui est nécessaire.  
Dans le salon, elle s'arrête et se tourne vers Axl, lequel à ce stade n'a sans doute pas conscience du geste qu'elle fait pour lui en lui révélant un morceau de sa vie privée, et sans réellement avoir moyen de savoir si ce qu'elle fait ici sera vain ou non. Difficile d'ignorer la contrebasse, imposante créature de bois qui se tient quelques pas en retrait derrière la femme. « Il y a d'autres moyens pour expurger son corps et ses sentiments des résidus nuisibles que la violence physique. La musique fait partie de ceux-là, ou du moins pour moi en tout cas. Pratique pour les âmes solitaires. » Surtout lorsque comme Rachael, on se trouve dans le besoin régulier de laisser libre court à ses pulsions pour ne pas se retrouver sous tension et prêt à exploser à tout moment. La milicienne a beau avoir un excellent self control, elle se complaît beaucoup trop dans la violence pour se serrer la bride en permanence. Parfois, il lui est même arrivée de se dire que son engagement dans l'armée était une belle erreur, pour ce que ça a réveillé en elle et comment elle y a pris goût. Maintenant, il est trop tard pour faire marche arrière, mais elle peut toujours se canaliser par le biais qu'elle propose à présent à son invité.  « Ça a l'air un peu stupide présenté comme ça pas vrai ? Je vais te montrer, tu trouveras sûrement ça beaucoup plus explicite. » Une passion qui, en plus de cela, crée au lieu de détruire.

 


Dernière édition par Rachael Miller le Ven 5 Aoû - 14:14, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: One good thing about music, when it hits you, you feel no pain.   Dim 3 Avr - 21:54

La fumée de la cigarette se glisse entre mes narines, rejoignant l'ouverture de mes lèvres alors que je souris à la remarque de Rachael. Il était évident qu'elle n'était pas du genre à s'encombrer des choses inutiles et encore moins gênantes. Elle n'était pas spécialement de ceux qui parlent à tort et à travers de leur sentiment, de leur vie d'avant mais lorsqu'on la connaissait ne serait-ce qu'un peu, on savait vite qu'elle n'avait pas un garage rempli d'objets de souvenirs futiles et n'était pas entourée de gens qui n'avaient pas d'intérêt pour elle. Ma remarque n'était pas méchante, relevant plus de la taquinerie. Mais ce n'était pas des plus évident avec moi, vu mon état, de savoir le vrai du faux. Puisqu'il y avait réellement une part de moi qui pensait être un fardeau. Pas forcément avec Rachael, non, avec le monde, simplement.

La cigarette se consume avec le temps et les maux se bousculent pour prendre toute la place tandis que je me concentre sur la blonde et sa proposition qui prend finalement place entre ses dents. Pas un mot de trop, peut-être des mots de pas assez. Mais ma sale estime de moi et moi-même avons assez confiance en elle pour ne pas poser plus de questions. Sa claque sur l'arrière de mon crâne me vaut une moue boudeuse entièrement feinte, avant d'écraser le mégot encore fumant sur le sol meurtri par la vie et jeter mon sac de sport dans sa voiture, ébouriffant une dernière fois mes cheveux afin de ne pas mouiller les sièges. Je récupère mes lunettes, les dépose lentement sur mes yeux, contrôlant mon TOC afin de le laisser paraître le plus discret le plus possible. Rachael sait bien, tout ça, elle a bien remarqué tout ça, mais quand même. Comme un gamin encore un peu honteux d'avoir son doudou, je détourne le visage afin de les remettre en place, une, deux.

La blonde réagit à ma remarque, je lui suffis. « Tu m'en vois ravi. » la réponse, quasi-immédiate et inaperçue, directe mais accompagnée d'un sourire me soulage en l'espace d'une seconde alors qu'elle continue de parler. Mon sourire ne dépeint pas alors qu'elle assume très justement que je n'ai pas besoin d'elle pour trouver de l'illégal. À vrai dire, on a pas besoin l'un de l'autre, on ne se sert pas l'un de l'autre. Non. On se trouve, s'y retrouve. Peut-être que c'est ça, la véritable amitié. Peut-être que c'est Rachael qui me l'apprend. Elle me montre qu'on a pas besoin d'avoir quelque chose de particulier, de nécessaire, pour ne pas être un poids pour quelqu'un. Et venant d'elle, la pensée avait une valeur unique, spécifique.
Le voyage se passe dans le calme. Étonnamment, la milicienne est une des seules personnes avec lesquelles aucun malaise ne s'installe. Et pour cela, pas besoin d'alcool ou de grande fatigue. Pas besoin de choses en particulier. Les coups qui nous liaient nous avaient appris à suffisamment nous connaître pour ne pas laisser les petites choses devenir des canyons de silence étrange qui se prolongent encore et toujours.

Le moteur se tait finalement, alors que les portes claquent sous nos doigts, que mon regard croise le sien. La nuit, le sombre, mon règne prend place lentement et moi, au lieu d'aller le rejoindre, au lieu de laisser mes plumes ébènes et l'oiseau prendre place je reste là. Humain, pour la première fois depuis le départ de Vixen. Je ne réponds pas à l'appel de la nuit. Non, je réponds à l'appel de l'amie. Je suis ses pas, observe son antre pour la première fois. Silencieusement, je me glisse dans les pas de la blonde jusqu'à son salon. Son regard sur moi me surprend, m'octroie un mouvement de recul discret, presque inaperçu. Ce n'est pas que je me sente mal à l'aise, ou pas à ma place. C'est simplement que ce lieu semble important, pour elle. Comme une porte que l'on n'ouvre pas à tout le monde. Vous me direz, j'ai cette impression un peu partout. Mais avec Rachael, je tiens à ne surtout pas tout gâcher. Alors j'avance avec précaution, ne pas faire un pas de trop, ne pas envahir son espace.

Mon regard, lui, curieux de nature, ne peut pas s'empêcher de remarquer l'imposante pièce de bois qui trône en maîtresse dans la pièce. Gracieuse et élégante, elle me laisse le souffle coupé un seul instant, avant de me concentrer sur la voix de mon amie à nouveau. Je l'écoute, d'une attention toute particulière dans ce lieu bien à elle. Imprégné de sa vie, de son caractère et de son histoire. Et puis les mots me frappent, une fois encore. Elle a ce don, Rachael, ce don de parler juste assez, de choisir les mots qui touchent. Qui frappent en plein cœur. La solitude, quelque chose que je ne connais que trop bien. Pas depuis le départ de ma sœur, ce serait mentir. Non, depuis toujours.

Je suis né seul. J'ai vécu seul. J'ai pleuré seul. J'ai hurlé seul. J'ai été jaloux seul. J'ai grandi seul. Je me suis blessé seul. J'ai été interné seul. Et aujourd'hui, je suis seul. Encore. Plus que jamais. Alors les paroles de Rachael résonnent dans mes tympans. Elle parle à nouveau, et me sort de mes pensées, comme toujours. J'acquiesce silencieux à ses propos avant de m'asseoir discrètement sur une chaise non loin d'elle. J'ai beau être humain ; c'est l'oiseau, fin, discret, qui prend la place en ce moment. Prêt à l'écouter. Un murmure s'échappe de mes lèvres alors qu'elle s'installe. « Ce n'est vraiment pas stupide, non... ». Les mots se perdent et mon regard se fixe sur l'instrument et la femme qui le tient.

Et finalement, l'instant d'après, tout se perd. Mes pensées, l'oiseau, l'humain, tout le monde se tait. Le seul lien qui reste, le seul présent en cet instant c'est elle. Ses mains, ses gestes gracieux et se bois qui s'exprime d'une manière que je n'avais jamais connue jusque là. Tout ça, qui semble durer un instant, une éternité. Mon souffle qui sans un bruit s'extirpe de mon nez. Et pour une fois, je respire enfin. Pour la première fois de toute ma vie, sans que rien ne se détruise. Sans que le monde explose autour de moi, sans que mes os craquent sous ma peau. Sans cri, sans heurt. Juste la douceur, le chant de l'archet contre les cordes et les cheveux de Rachael qui se balancent au rythme de ce qu'elle joue. Son visage, plus détendu, mais tout aussi sérieux.

Une nouvelle facette, qui me prend aux tripes. Mon cœur se serre, et sans même que je m'en rende compte, une larme coule lentement sur ma joue alors que mes poils se dressent sur mes bras. Je retiens mon souffle, je retiens l'instant. Je retiens tout, mes larmes, mes sentiments. Je retiens cette mélodie qui grandit, qui se construit alors que tout en moi est détruit.
Et finalement, tout s'arrête. Brusquement. Plus un bruit, ma larme qui se fond dans ma peau et mon regard bleu fondu qui croise difficilement celui de la blonde. « Merci. » les mots sortent sans être réellement dehors, à peine audibles. Quelques instants, je reste là, sans rien dire. Dans un monde nouveau, un sentiment nouveau, une idée nouvelle. Et je regarde celle qui m'a montré une nouvelle facette de moi. Insoupçonnée, que personne, jamais, n'avait trouvé. Personne. Personne n'avait réussi, une fois dans ma vie, à me montrer qu'il pouvait y avoir des liens, se créant doucement dans le chaos.

Se glissant, sans tout casser. Les caressant, les frôlant, leur montrant qu'on pouvait voir une solution ailleurs que dans la haine et la peine. Je passe une main encore frêle sur mon visage et regarde Rachael avant de me décider à parler, gêné de casser le moment.

« Je... je ne sais pas quoi te dire. Racha... c'est magnifique. Je ne sais pas. Je n'ai pas de mots. Je n'ai pas souvent les mots. Mais là. Je... » mes mains tremblent encore légèrement et pourtant mes TOCs se taisent, restant sagement à leur place. « Je n'ai jamais cru qu'il existait quelque chose, quelque part, qui pouvait faire ressentir ça. Je n'ai jamais cru, qu'un jour, quelque chose pourrait reposer les blessures en moi. Je n'ai jamais cru ça, non. » Je tente de serrer les poings, reprendre le dessus, sans réellement y parvenir avant de continuer, la voix cassée, perdue dans tout ce nouveau. « Comment est-ce possible ? Comment un morceau de bois, entre des mains, peut faire cet effet là ? Tu le sais ? Tu as appris ? Comment, en cet instant précis, je peux avoir l'impression de ne plus être seul, Racha, comment ? »

Mes questions ne sont pas forcément faîtes pour avoir de réponses. Elles ne sont pas là pour grand chose, simplement qu'elle ne peuvent pas être passées sous silence. Comme si la musique avait tiré la corde de mon cœur, l'avait percée à jour, et me forçait à apprendre. Elle me force à comprendre. Elle me tend une main, douce, tendre, elle me tend une main pour me montrer une vie nouvelle. Quelque chose d'inconnu, mais qui étrangement, n'a rien d'effrayant. C'était trop, trop d'un coup. Trop pour moi. « Il faut que je sorte. »

Je me lève subitement et passe la porte, le paquet de cigarette dans les mains, tremblant dans la rue face au chaos, le cœur plus si abîmé. Les sentiments entremêlés. Je ne sais plus, je ne sais pas. Et je joue avec le paquet sans même arriver à en allumer une. Comme si ma vie était en pause, un souffle long, celui qu'on ressent lorsqu'on vit encore. Et c'était la première fois, que je vivais, pour moi, il n'y avait pas de encore.

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MessageSujet: Re: One good thing about music, when it hits you, you feel no pain.   Dim 10 Avr - 2:49



Axl & Rachael
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A partir du moment où Rachael s'empare de son archet et que les notes commencent à faire vibrer les cordes de l'instrument, elle efface tout le reste de son esprit, oblitère la présence d'Axl et le reste de son environnement. Ne reste que la musique, ses mains qui dictent le tempo, son corps tout entier qui se dévoue à la tâche dans une immersion totale. Elle ne joue pas pour son invité de ce soir, non, elle lui a offert le droit d'écouter et c'est déjà bien assez ; elle ne joue pour personne sinon pour elle-même, se laisse porter par la mélodie jusqu'à ne faire qu'une avec elle.
Puis retourne à la réalité de l'instant présent.
Un silence frêle s'installe quand la contrebasse se tait, rapidement brisé par un mot timide et murmuré comme s'il risquait de casser l'harmonie. La milicienne soutient le regard de son vis-à-vis, lui répond d'un sourire en demi-teinte tandis qu'elle se redresse sur son assise. L'exercice, bien que bref comparé à ses séances habituelles, ne la laisse pas indemne pour autant : sans être aussi physique que l'un de ses entraînements avec son partenaire favori, il reste tout de même éprouvant pour quelqu'un qui, comme elle, s'y jette corps et âme.

Sous l'avalanche soudaine des paroles et des questions, Rachael ne dit rien et se contente d'observer Axl, d'étudier sa réaction, de s'en trouver satisfaite. Le voir dans cet état est une réussite, car cela signifie qu'elle a réussi à le toucher de la manière qu'elle voulait qu'il le soit. Qu'elle ne l'a pas invité dans sa bulle personnelle pour essuyer un échec et son indifférence face à ce qui constitue l'une des choses les plus importantes de sa vie. Pour autant, elle observe un mutisme quasi-religieux et le laisse sortir sans esquisser le moindre geste visant à le retenir.
Restée seule, la milicienne finit par se lever et remet à sa place instrument et archet avec soin, avant de récupérer sa veste abandonnée sur une chaise un peu plus tôt et de suivre le même chemin que celui du jeune homme.

Le contraste entre le salon lumineux et l'obscurité de l'extérieur lui impose quelques secondes d'accoutumance, le temps que ses yeux s'habituent à la différence d'éclairage. Ici où les habitations sont quasiment inexistantes, la nature a repris la plupart de ses droits dont celui de ne pas voir son ciel nocturne saturé par les lumières artificielles des lampadaires. Les arbres à la ramure imposante bruissent sous la brise et l'agitation de quelques petites bêtes, et cachent à la vue la proximité immédiate du reste de la ville. Ici, l'isolation est presque totale.
Rachael s'arrête aux côtés d'Axl, lui retire de ses mains tremblantes le paquet de cigarettes dans un geste doux mais autoritaire. Elle en prend une qu'elle porte à ses lèvres, l'allume et tire dessus une fois, une seule – elle ne fume plus depuis son accident – puis tend l'objet à son propriétaire après cette brève entorse à son régime très strict.

« Je pourrais t'apprendre. » Elle souffle la fumée, profite longuement de cette bouffée au goût d'interdit. « Je pourrais aussi te donner toutes les réponses aux questions que tu as posées, mais je ne crois qu'aucun des mots que je choisirais seraient en mesure de satisfaire tes interrogations. La seule vraie solution, c'est de les résoudre par toi-même, il n'y a que comme ça que tu comprendras vraiment. » Ses propos affirment une assurance qu'elle n'est pourtant pas tout à fait certaine d'éprouver. Former des troufions pour en faire de bons petits soldats est une chose, instruire à un néophyte les rudiments de la musique, une autre, bien différente. Il est le premier à qui elle fait cette proposition et elle ne sait même pas si elle serait capable d'assumer un rôle de professeur. Ce qu'elle sait, en revanche, c'est que ce n'est pas en s'abstenant d'essayer qu'elle aura sa réponse. « Ça t'intéresserait ? » Elle se tourne vers lui, rive son regard au sien et lève une main dans un geste qui tue dans l'œuf toute tentative de réponse de la part de son interlocuteur. « Et que je te prévienne, si tu me sors encore une connerie dans le même genre que celles de tout à l'heure à la salle, je t'en colle une. » Sous le rictus semi-moqueur, difficile de savoir si Rachael est sérieuse ou pas dans ce qu'elle affirme. Néanmoins, quiconque la connait suffisamment bien sait qu'elle en serait parfaitement capable. Or la dernière chose qu'elle a envie d'entendre à l'heure actuelle, c'est un dénigrement de sa proposition comme Axl l'a fait alors qu'elle lui suggérait de faire un saut chez elle. Elle peut accepter un non franc et clair mais en aucun cas un refus polis sous le prétexte qu'elle ne fait ça que pour lui faire plaisir et lui occuper l'esprit.

 
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MessageSujet: Re: One good thing about music, when it hits you, you feel no pain.   Lun 11 Avr - 23:47

Le temps semble s'allonger. Prendre une éternité. Le paquet se glisse entre mes doigts et moi, je reste là, sans un mot. Je ne dis rien, seul mon souffle et le bruit de la nature qui a repris le dessus dans ces lieux que je ne visite que peu en tant qu'humain. Dans ma tête, la mélodie se mêle à mes battements de cœur et je me perds. Je me perds dans tout, dans rien.

Le sentiment de la lumière qui passe dans ma noirceur ne me quitte pas. Les reflets dans les cheveux de la blonde alors qu'elle joue non plus. Je pose une main frêle sur ma poitrine et me demande silencieusement ce qui se passe à l'intérieur. Ma main rejoint finalement le paquet, et continue son jeu, incapable de trouver une réponse. Et je souffle. Je tremble. Comme si c'était trop, comme si quelque chose allait forcément mal tourner. Parce que le bonheur dans ma vie, ça n'existe pas. Parce que je ne comprends pas ce qu'il se passe. Et que certes, je n'ai jamais vraiment compris la vie ou quoi, mais là, là, je ne comprends vraiment pas. Et du coup, je ne sais plus.

Les pas de Rachael, je ne les entends même pas. Trop concentré sur ce que je suis en train de faire, ou ne pas faire et c'est sa proximité qui me ramène à la réalité. Je reste toujours muet, sans un regard pour elle, toujours un peu perdu dans le vide et sa main contre la mienne ne me fait pas baisser les yeux. Je me laisse faire, presque amorphe, ne réalise même pas ce qu'elle est en train de faire jusqu'au cliquetis du zippo dans sa main. Mes prunelles se fondent dans les siennes. Tu ne fumes pas. Les mots restent là, juste dans mes yeux alors qu'elle me la tend. J'attrape la clope du bout du doigt et la porte à mes lèvres.

J'inspire lentement, laisse la fumée pénétrer mes poumons et retrouve cette toxine que je connais tant. Je me retrouve enfin, moi, dans ma réalité, dans ce que je suis, dans ce que je connais. La voix de Rachael casse le silence alors qu'elle expire son interdit au rythme du mien. Dans cet écho, je regarde les fumées s'entre-mêler et ne faire plus qu'une avant de disparaître à tout jamais. Image que j'ai vue et revue et pourtant elle est différente. Quelque chose en moi est différent. La musicienne continue de parler et moi de fumer dans mon silence de mort, mais de mort bien vivant cette fois. Je l'écoute avec attention alors que la cigarette se consume lentement entre mes phalanges et finalement je réfléchis.

À tout, à rien. À ce qu'elle dit, principalement. Parce que les propos mettent un peu de temps à se mettre en place. Tout est différent et pourtant rien n'a changé. C'est compliqué d'accepter cette situation. Alors je me concentre sur les cendres qui tombent lentement jusqu'à ce qu'elle pose sa question. Je me retourne directement vers elle et plante mes pupilles dans les siennes. Incapable de parler. De savoir quoi ressentir, comment.

Les larmes remontent lentement jusqu'à mes yeux alors que les mots sont encore coincés dans ma gorge et de sa main levée que j'observe, coupé dans mon élan, je la regarde instinctivement jusqu'à ce qu'elle continue. Sa remarque me laisse un sourire sur le visage. Le premier depuis que je suis sorti sur le pas de sa porte. Je replonge mes pupilles vives dans les siennes, le sourire léger mais bien là aux lèvres avant de laisser un léger rire m'échapper.

Mon visage se détourne à nouveau, observe ce monde que l'oiseau en moi rêve encore une fois de parcourir en cet instant, lui aussi se réveille, reprend vie. Après tout, aussi mort que je puisse être en humain, je n'en reste pas moins habité d'un corbeau, ou l'inverse. Aucun de nous n'est un bon présage, alors ce sentiment nous perturbe tous les deux. Mais finalement, alors que la cigarette est à mes lèvres, le zippo toujours dans les mains de mon amie, je passe une main sur mon visage, frottant mon nez avant de caler mon visage sur mes genoux et de parler d'une voix certes cassée, mais pas comme d'habitude. Cassée de lumière et non d'ombre, sans doute.

« C'est pas bon pour toi. » mes yeux se perdent une seconde sur le paquet avant d'avaler une nouvelle bouffée et de continuer. « Tu sais, dans toute ma vie, et je ne dis pas qu'elle a été longue, loin de là, je n'ai jamais cru qu'il n'y avait quelque chose de bon en moi. » J'esquisse un mouvement de recul, un petit sourire aux lèvres « Ne me frappe pas, attends ! », mon sourire s'efface, mon regard fixe la nature, et je me concentre à nouveau pour être honnête. « Ce que je veux dire, c'est que j'ai toujours été différent. Depuis que je suis né. J'ai toujours eu l'impression d'être de trop. Et la seule personne qui m'a montré que la différence était une bonne chose et que je n'étais pas si mauvais, c'était ma sœur. » Je marque une pause, je déglutis et fume encore et toujours, parler d'elle est une blessure tellement ouverte que même la lumière ne la compense pas. « Elle me disait que ce n'était pas mes crises ou autres qui me définissaient. Elle tentait de me le montrer dans ses yeux tu sais, pour que j'y crois vraiment. » Je soupire, écrase le mégot et attrape directement une autre clope, sortant le zippo des mains de ma camarade avec douceur. « Mais c'était du faux tout ça, je m'en suis rendu compte. Je dis pas ça pour les événements récents, je dis ça pour le jour où j'ai rencontré Joshua. Je ne t'en ai pas souvent parlé mais peu importe, il m'a montré une façon différente d'être. Et puis je suis retourné voir ma sœur. J'ai préféré sa façon à elle de me voir, si on veut. Et puis elle n'est plus là. »

J'allume la cigarette et profite de la première bouffée pour marquer une pause, laisser le temps à ma voix de ne pas se casser complètement. « Mais je ne me suis jamais vu moi. J'ai toujours cru les autres, pour me définir. Parce que pour moi, j'étais mauvais. J'ai entendu ça toute ma vie, c'est devenu vrai. Dans le miroir, je vois les remarques et les maux. Alors j'ai laissé le miroir, et j'ai écouté les autres. J'ai vécu sur des œufs un peu, par ci par là, me nourrissant du bien qu'on pouvait peut-être voir en moi. » Et finalement, mon regard se plante dans le sien, mes prunelles bleues reflétant la nuit et moi, plus à vif que jamais. « Mais ce que tu as fait là, Racha, ce que tu as fait là, c'était ce que je voyais moi. Ce que j'ai vu moi. Et personne au monde n'a été capable de faire ça. »

C'est un merci, un autre. Déguisé, silencieux encore. Mais un merci quand même. Et puis vient le moment fatidique. Celui de répondre à la question, celle qui était sincère. Celle de mon amie, qui réfléchit tous ses mots et ne propose pas n'importe quoi à n'importe qui. Alors je maintiens mon regard dans le sien et d'un sourire un peu fragile, je finis par dire. « Tout ça pour te dire que oui, j'aimerais que tu m'apprennes. » Je regarde le paysage autour de nous et je lui demande sincèrement. « Tu crois qu'un jour, toute cette nature, tout ce qui s'offre à notre regard là, on pourra y accéder, sans se dire que le monde va nous tuer ? »

La question vient de nulle part, de partout. Un peu comme mes sentiments en ce moment. Je me redresse difficilement en restant assis, mais le dos droit. Je pose un coude sur mon genou et continue de fumer, calmement, beaucoup plus calmement. Comme quelqu'un qui tente d'assimiler quelque chose. Mais finalement, je ne peux m'empêcher d'ajouter. « Et t'aurais pas du allumer cette clope, c'est toi qui mérite un coup là. » C'est dit calmement, mais clairement. Ma seule amie. Celle qui me montre la lumière dans toute cette ombre, je n'ai pas tellement envie qu'il lui arrive quelque chose, et elle me connaît assez bien pour comprendre mon sous-entendu pas très subtil. Mais on s'en fout. Parce qu'en cet instant, en cet instant putain, c'est de la lumière que je vois dans cette nuit obscure.

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MessageSujet: Re: One good thing about music, when it hits you, you feel no pain.   Mar 12 Avr - 23:03



Axl & Rachael
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La remarque d'Axl lui arrache une mimique amusée. Evidemment que c'est pas bon pour elle. Ni pour lui d'ailleurs, au demeurant : l'hôpital qui se fout de la charité. Une réplique lapidaire lui chatouille gentiment le palais mais il lui est évident que son compagnon ne va pas s'en tenir à ces quelques mots, aussi se garde-t-elle bien de dire quoi que ce soit qui risquerait d'orienter la conversation sur une toute autre voie. Elle le gratifie de toute l'écoute et l'attention muette dont elle est capable, le laisse évacuer tout ce qui lui pèse sur le cœur sans l'interrompre un seul instant. Sinon une vague lueur moqueuse dans le regard lorsqu'il extirpe une seconde cigarette de son paquet, son visage ne reflète aucune réaction particulière tandis qu'elle lui prête son ouïe. Lorsqu'il ferme enfin les vannes de sa logorrhée, elle contemple le silence avec lui.
Puis fuse une question venue de nulle part et sans le moindre rapport. Un détournement de conversation amené de manière très peu subtile afin de lui épargner une réponse à ce monologue essoufflant ? Si Rachael s'apprête probablement à le lui signaler sans le moindre tact, elle est promptement coupée dans son élan par la remarque qui suit, et qui lui arrache un rire de gorge amusé. « Vraiment ? Essaye seulement, pour voir », elle le met au défi et le provoque ouvertement en ébauchant une piètre caricature de garde, mais sait pertinemment n'avoir rien à redouter : l'heure du règlement de compte est passée pour aujourd'hui et en ce qui la concerne, elle n'a ni la force ni l'envie de se prêter à une deuxième édition. Quant aux sous-entendus mal camouflés, elle choisit volontairement de faire l'impasse dessus : si il y a bien quelque chose dont elle est certaine, c'est que le tabac ni la vieillesse n'auront raison d'elle en premier, et savoir cette évidence ne l'affecte en rien. Lui-même ferait bien d'en prendre également conscience.
Elle ne tarde pas à retrouver une attitude normale et plus décontractée, laissant filer quelques longues secondes dans la nuit obscure avant de reprendre le fil de la question précédente. « Je ne sais pas Axl, est-ce qu'on ne finirait pas par s'ennuyer si tel était le cas ? Est-ce que si on arrêtait de lutter pour nos vies, on mériterait toujours ce que la nature peut bien avoir à nous offrir ? J'aime autant les choses comme elles sont actuellement. Mais va savoir, peut-être que ton souhait se réalisera un jour ou l'autre. » Quoi qu'en toute honnêteté, la milicienne en doute fortement : après tout ce que le monde a subi et traversé, autant réclamer un mirage. Néanmoins l'espoir fait vivre, du moins à ce qu'il paraît, et Axl semble typiquement être le genre de personne qui devrait en glaner quelques étincelles.

La discussion s'entrecoupe de blancs plus ou moins longs mais cela ne semble pas plus déranger l'hôte que son invité en ce qu'elle dénote la valeur du lien qui les unit malgré les mondes très différents dans lesquels ils vivent en dehors de leurs rendez-vous périodiques : l'absence de gêne lorsqu'ils ne parlent pas et le simple fait de profiter de la présence l'un de l'autre sont l'apanage de ceux pour qui la complicité n'a nul besoin de mots pour s'exprimer.
« Tu sais, j'crois bien que j'ai jamais entendu quelqu'un utiliser autant de mots pour un simple 'oui'. » Un soupçon d'amusement sous-jacent dans la voix, Rachael laisse son regard se perdre dans la contemplation des volutes de fumée de la cigarette que tient son vis-à-vis. « Je dois tout de même t'avertir que ce sera loin d'être une sinécure et que j'aurais pas plus d'indulgence avec toi que j'en ai pour nos affrontements. Maintenant, si ça te convient et que t'es prêt à t'engager sérieusement là-dedans avec moi, alors je peux que te conseiller de te préparer à morfler deux fois plus que ce dont t'as l'habitude. » Quoi qu'elle se doute qu'il ne fera pas grand cas de l'avertissement contenu dans ses propos : après tout, il a déjà prouvé qu'il était largement assez coriace pour la supporter en combat, alors que sont quelques malheureux cours de musique comparés à ça ?
Il n'a probablement même pas idée.

« Quoi qu'il en soit, tu devrais sérieusement songer à vivre par toi-même et arrêter de te contempler dans le regard des autres. T'iras pas bien loin en continuant comme ça, vu l'état dans lequel ça te fout. » Et c'est l'unique intervention qu'elle se permettra sur la longue tirade. A prendre comme une simple constatation ou à interpréter comme un conseil, mais dans tous les cas Axl peut bien faire ce qu'il veut de son opinion maintenant qu'elle la lui a donnée : elle n'a pas à se mêler de la manière dont il choisit de mener sa vie mais s'il faut quelqu'un pour le secouer un peu à chaque fois que la dépression gratte au carreau, alors elle accepte gracieusement de se porter volontaire.

 


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MessageSujet: Re: One good thing about music, when it hits you, you feel no pain.   Mer 13 Avr - 1:33

La milicienne réagit vite, comme moi. Elle retrouve aussi vite son sérieux, comme moi. Parce que la situation n'a pas grand chose d'habituel en cet instant et elle est pourtant si naturelle. C'est drôle, ce sentiment de connaître profondément quelqu'un alors qu'on ne sait que des bribes de lui. Mais c'est toujours l'effet que Rachael m'avait fait, et encore plus aujourd'hui. Sans réellement savoir, sans réellement comprendre. Peut-être quand elle m'aura appris ?

Elle répond finalement à ma question sans réellement y répondre. Parce qu'il n'y a pas de réponse et mon sourire se fait doux au son de sa voix tandis que la mélodie résonne toujours quelque part dans mon crâne. Je regarde le ciel ça et là. Je regarde la nature vivre, un peu comme ça, le fond de musique dans la tête, la chaleur du corps de la musicienne contre moi. Rien de plus que cet instant, et je me sens vivant. Les silences sont parfois longs, mais ils ne sont pas gênants. Ils sont des souffles de vie, de la lumière que l'on aperçoit un peu par ci par là. Les mots de Rachael me restent en tête et j'y pense sans autre réaction que celle de fumer, encore et toujours. Sans doute la meilleure manière de voir que j'écoute vraiment, si je fume sans même m'en rendre compte. Et puis finalement, elle ouvre à nouveau la bouche, tout naturellement. Rien ne se casse, sa voix se glisse avec le vent et la nature. Je ris presque silencieusement à sa remarque et lui offre un coup d’œil amusé et désolé alors qu'elle, ne me regarde pas. Et la voilà redevenue celle que je connais. La battante, la dure, la Rachael qui ferait pâlir un mec de cent trente kilos de muscles. Je souris alors que je l'écoute attentivement, sans doute plus qu'elle ne le croit. Je laisse mon regard se perdre sur son visage, ne me détournant que pour ne pas lui envoyer la fumée toxique au visage avant de répondre, d'un air un peu enfantin, de celui qui écoute sa maman, sans pour autant me moquer d'elle.

« Je te promets d'être sage et discipliné. Tu pourras me frapper si je ne fais pas ce que tu dis, après tout, j'ai l'habitude. » Je lui adresse un léger sourire avant d'ajouter. « Je ne ferai pas tout foirer Racha, pas avec toi. »
Les mots sont presque muets, se dispersent dans la fumée alors qu'elle ouvre à nouveau la bouche à son tour.

La seule et unique remarque sur ma tirade. Finalement. Je connaissais suffisamment mon amie pour savoir qu'elle allait me glisser un mot sur ce que j'avais pu dire, je ne savais juste pas quand. Alors que je l'écoute, je laisse mon regard loin du sien, et fume, face à la nature perdue de la Nouvelle Orléans. Je me racle la gorge, simplement et lui dis, d'une voix qui a définitivement repris un peu d'assurance. « Je ne peux que te donner raison sur ce point là, et je vais essayer, sincèrement. » Je reste assis à contempler encore et toujours l'extérieur, l'oiseau en moi battant des ailes, rêvant de liberté et finalement, je me décide à parler, encore.

C'est un peu comme si la musique avait été une clef, qu'elle avait déverrouillé quelque en moi. Que celui qui n'osait jamais posé les questions, celui même d'ailleurs qui se faisait frapper par Rachael pour toutes ces raisons avait eu un léger déclic. Peut-être ne durerait-il que le temps de la mélodie, sans doute d'ailleurs, les symptômes s'enfuyant déjà lentement et la noirceur reprenant peu à peu sa place. Alors je profite de ce qu'il reste, comme un alcoolique et sa dernière goutte d'alcool pour lancer, doucement, tendrement mais franchement.

« Je sais pourquoi j'ai besoin de tout ça, et tu le sais aussi. Mais toi, pourquoi as-tu eu besoin de la musique ? La violence, les coups, je crois qu'on a même pas besoin d'en parler. Parce qu'on sait tous les deux pourquoi on en a besoin sans avoir de mots à mettre dessus. Mais la musique. C'est si particulier. » Je fume toujours, les dernières notes accompagnant mon expiration, la fumée qui se perd dans l'ombre avec le silence qui commence à se faire sentir en moi et j'ajoute, dans un élan final. « Même avant l'apocalypse, la musique, ce n'était pas un art que l'on opérait comme ça. Alors comment tu l'as choisi ? »

Je marque une pause, voyant les lumières s'éteindre, redevenant moi, plus calme, plus posé mais aussi plus réservé, et fini par dire, plus discrètement. « À moins que ce soit-elle qui t'ait choisie ? » La question pouvait sembler stupide. Complètement idiote même. Mais après tout, j'étais bien placé pour le savoir, il y a des choses qu'on ne choisit pas, des choses qui nous choisissent nous, sans nous laisser le choix.

À ma pensée, le corbeau en moi bat des ailes et se love un peu plus, fondu. On s'est apprivoisé, et ce n'est pas pour rien, c'est pour cela qu'à ma phrase, comme pour me justifier, ou du moins, m'expliquer un peu mieux. « Je veux dire... tu as déjà entendu parler de cette légende ? Comme quoi à chacun de nous, un animal serait associé. Quelque chose qu'on ne choisit pas, mais qui est bien là. Un truc spirituel. » Je reste vague alors que l'oiseau se fait sentir avec force dans ma cage thoracique. « Il paraît que le mien serait le corbeau. » un sourire doux sur mon visage, une caresse à mon double silencieux. Avant de continuer. « Alors peut-être qu'on a pas tous un animal spirituel, je sais pas. Peut-être que c'est que des conneries tout ça, on le saura sans doute jamais. Mais ce que je veux dire par là, c'est que... peut-être que ça n'en est pas. Et du coup, peut-être que la musique t'a choisie ? »

C'était peut-être confus, ça allait sans doute paraître stupide. Mes doutes remontaient au galop alors que la musique s'était éteinte il y a de ça trop longtemps pour que je déblatère encore comme ça, je sens mes joues rougir à mes propos et me réfugie sur ma seule alliée. Ma toxine préférée que j'inspire pour donner sa dose à la noirceur et qu'elle me laisse un peu tranquille. Ou quelque chose comme ça.
Mais c'était trop beau pour durer, et il fallait cacher le fait de redevenir ce bon vieux moi. Plus noir que la nuit ce soir.

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MessageSujet: Re: One good thing about music, when it hits you, you feel no pain.   Mar 19 Avr - 1:11



Axl & Rachael
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Tandis que la soirée s'avance lentement et que le froid se fait plus incisif, Rachael resserre les pans de sa veste contre son corps athlétique et se laisse porter sur le son de la voix d'Axl. Les questions se succèdent, dérivent sur un sujet qui devient de plus en plus personnel, menace de porter atteinte à la barricade solide qu'elle a soigneusement bâtie au fil des ans autour de son passé. Songeur, son regard semble évaluer son compagnon à la mention de l'oiseau rattaché aux funestes nouvelles et aux mauvais présages ; elle n'a aucun mal à deviner le corbeau derrière les traits et l'attitude du jeune homme. « J'ai l'impression que tu t'embrouilles les pinceaux pour pas grand-chose Axl. » Un coin de sourire moqueur accompagne la pique, rien de bien méchant toutefois, et la brise a tôt fait de balayer l'expression rieuse. « Mais c'est une légende. Faudra-t-il après que je commence à croire aux horoscopes et aux significations cachées derrière les prénoms ? En général, l'un ne va pas sans les deux autres. » En pensée, la milicienne s'essaye tout de même à l'exercice pour quelques secondes. Un échec : carnassière assidue, elle ne s'intéresse guère aux animaux sinon à ceux que contient son assiette, alors pour ce qui est de s'imaginer un animal spirituel… elle abandonne rapidement ce petit jeu avec elle-même et retourne dans le présent de la conversation. « Concernant la musique, ça n'a rien de particulier contrairement à ce que tu sembles penser. Des tas de gamins et d'ados s'essayent à la musique à un moment ou à un autre et certains y trouvent ce qu'ils cherchent sans savoir, comme moi. » Parler de son enfance est tout sauf l'un de ses sujets préférés, en ce qu'il lui ramène son lot de souvenirs déplaisants. Elle se revoit petite fille modèle et ses parents qui l'incitent à s'intéresser à la musique, en bonne gosse de famille aisée qui doit avoir des loisirs sans risquer de salir ses robes. Sans qu'ils ne le réalisent, ils lui ont offert là le plus beau cadeau possible. « Enfin sans entrer dans les détails superflus, disons qu'elle était là à un moment de ma vie où j'en avais besoin et qu'elle m'a plus quitté depuis. C'est aussi simple que ça. » Elle ne répond pas franchement à toutes les interrogations qu'Axl a laissé voguer entre eux deux, elle en a parfaitement conscience, mais il faudra bien qu'il s'en contente. Car si elle lui a ouvert une porte vers un des aspects de sa personnalité qu'il ignorait jusqu'à présent, Rachael ne semble pour l'instant pas désireuse plus que ça de l'accompagner de l'autre côté du seuil. Ami ou non, certaines choses n'ont pas le désir d'être partagées, ou alors pas aussi aisément, pas en tant que révélations lambda jetées au détour d'une discussion au sujet incertain.

« Je rentre. » Tranchant net dans les propos, elle se redresse du tronc d'arbre contre lequel elle avait trouvé appui au fil de leurs échanges, fait quelques pas, se retourne vers lui pour reprendre : « Tu restes ici manger ? » Les prémices de la faim commencent à la tirailler et elle ne s'en cache pas, la journée a été longue et l'entraînement épuisant. Or si la fatigue est libératrice, il n'en reste pas moins qu'elle finit par venir réclamer son dû. « Ou bien je t'abandonne ici dans la contemplation du ciel nocturne ? Mais méfies-toi, c'est pas parce qu'on est excentré de la ville qu'il n'y a pas quelques rôdeurs mal intentionnés qui traînent dans le coin. » Un fond de vérité transparaît sous le ton plaisantin qu'a adopté sa voix, preuve hypothétique qu'elle-même a déjà eu à faire avec ce genre de cas. Néanmoins et comme Axl l'a si justement souligné tout à l'heure, il faut bien payer un prix pour pouvoir bénéficier de la tranquillité de la nature comme ici. Rien de bien étonnant, de ce fait, à savoir qu'elle ne vit pas au sein d'un oasis de tranquillité.

Finalement, la milicienne n'attend pas la réponse quant à son invitation pour se diriger vers la porte d'entrée et l'intérieur autrement plus chaleureux de sa maison. Il la suivra s'il le souhaite, la proposition est lancée et n'oblige à rien. Ses pas l'éloignent de l'odeur du tabac, effluve entêtante surtout parce qu'elle s'est permis de replonger dans un de ses vices pour quelques secondes. Une erreur, elle le réalise bien à présent qu'il est trop tard pour faire marche arrière.    

 


Dernière édition par Rachael Miller le Ven 5 Aoû - 14:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: One good thing about music, when it hits you, you feel no pain.   Mer 20 Avr - 2:03

S'embrouiller les pinceaux. Laisser la noirceur reprendre sa place. Elle avait raison, elle me connaissait de toutes façons trop bien pour ne pas voir tout ça. Voir ma lutte, vaine, pour redevenir ce bon vieux moi. Celui qui ne voit qu'un faisceau de lumière au loin, mas certainement pas en lui. Je souris lentement à se remarque, doucement. Comme un blessé qui se relève. Un miraculé qui a vu l'espoir mais qui sait combien c'est dangereux d'y croire.

Mais c'est une légende. Une légende dont je suis la preuve vivante. Je me tais, la cigarette toujours dans la bouche, l'oiseau qui dort en moi. Je ne sais pas trop ce qu'il faut commencer à croire ou non, mais ce que je sais, c'est que cette légende là est plus que vraie. Je passe ma vérité sous silence, laisse mes os en entier, ne permet à aucun d'entre eux de se briser pour prouver l'existence d'un animal spirituel en moi. Mais finalement elle parle de la musique, elle parle d'elle.

Rachael ne parle pas souvent d'elle, du moins pas de son passé. Elle parle de son présent, de son travail, de ses rencontres parfois, mais du passé, jamais. C'était un silence bien accordé que j'avais brisé sans réellement le vouloir. Et pourtant, me voilà plus attentif que jamais. Je souris à sa remarque, au final, elle ne savait pas non plus avant d'avoir l'instrument dans les mains. Je regarde les miennes. Abîmées par le temps mais sans marque pourtant. Merci la légende. Je cache mon sourire à ma propre remarque et me retourne vers elle pour observer ses cheveux blonds cachés par la nuit et ne peux étouffer un rire quant à sa remarque. « Sans entrer dans les détails superflus », mon sourire se fait doux alors que je répète simplement ses mots. La demoiselle n'a jamais eu un très grand amour pour les détails. Superflus à son goût d'ailleurs. Pour tous les sujets. Même pour les coups. Pas dans le détail, pile ce qu'il faut. Rien de plus, rien de moins. Mon sourire se veut franc alors qu'elle a ouvert une porte qu'elle ne se permet d'habitude pas d'ouvrir.

Pas devant moi en tous cas.

C'est un merci du regard et finalement je me détourne à nouveau penseur, laissant la fumée loin de ses poumons. Réflexe incontrôlé qui me laisse penser à la nuit. Me laisse me demander une seconde ce que je serai si je n'avais pas cette légende en moi. En quoi je me serais trouvé ? Dans quel état je serais ? Des tas de questions superflues dont je n'aurais jamais la réponse. Rachael me dirait de ne même pas me les poser, et avant d'avoir pu dire un mot, elle ouvre à nouveau la bouche pour me dire qu'elle rentre. J'acquiesce, d'un geste qui la suit du regard alors qu'elle se relève. Prêt à faire de même pour repartir me tapir dans l'ombre. Tu l'as bien assez emmerdée comme ça, et tu le sais. Mais sa proposition m'offre un regard plus étonné que je ne le voudrais alors que je tente de faire taire les ombres. Sans doute trop longtemps pour elle puisqu'elle enchaîne, me décochant un rire et une moue désolée. Elle me connaît trop bien.

Évidemment, elle n'a pas la moindre idée que je sais plus que bien de quoi elle parle, l'oiseau et moi-même les ayant vu du ciel plus d'une fois, ces fameux rôdeurs. Mais alors que mon regard se perd encore un peu dans le ciel, une seconde, du moins c'est ce que je crois, Rachael est déjà partie. Je finis ma cigarette calmement, retenant les pulsions de fuite et me rappelant d'un des conseils les plus avisés que l'on ne m'ait jamais donné. Il faut savoir reconnaître une main tendue lorsqu'il y en a une. Et plus important, il faut savoir la saisir, sans quoi, il ne faut pas s'étonner de vivre toujours dans l'ombre.

Je souris en écrasant le mégot que je jette au loin et me frotte les mains en me relevant, contemplant une dernière fois la nuit que je ne traverserai pas sous mes plumes cette fois avant de passer le pas de la porte et de la fermer derrière moi. C'était un choix. Un choix compliqué que celui de vivre en tant qu'humain. Affronter la vie plutôt que la fuir. Un choix qui promettait souffrance, encore et encore mais avec une main tendue vers la lumière.

Après une longue inspiration, je passai la porte d'un pas discret et observai l'appartement un instant avant de rejoindre la demoiselle dans la cuisine. Presque sans un bruit, aussi discret que quelqu'un prêt à attaquer sa proie, mais je savais pertinemment qu'elle m'avait entendu. Aussi, adossé contre le mur, les mains sur la poitrine, elle de dos, je lançai. « Je peux t'être utile ? Je te préviens, je ne suis pas capable de cuisiner grand-chose. » Je m'avance vers l'évier et me lave les mains, mes mouvements rythmés par des respirations qui tentent d'alléger l'atmosphère, ou du moins mon esprit.

Tandis que je me rince les doigts et montre mes mains toutes propres à la cuisinière je lance. « Madame, que puis-je faire pour vous ? » en attendant les directives de cette dernière, les mains ne touchant absolument rien pour les garder aussi propre que nécessaire je lançai, simplement. « D'ailleurs je n'ai pas eu l'occasion de te le dire mais ton appartement est très sympa. Et rappelle-moi, que si un jour je te propose de mettre les pieds chez moi, je t'ai dit qu'il ne valait mieux pas. » Je souris à ma propre remarque, sans parler de l'état actuel de l'appartement qui fût mon défouloir pendant cette semaine je n'ai jamais été très organisé, du moins pas comme elle. Et faut dire que, Rachael n'était pas quelqu'un devant qui j'avais envie de pouvoir éprouver autre chose que de la fierté.

Alors certes, c'était loin d'être le cas, encore aujourd'hui, d'ailleurs, mais si on pouvait éviter d'en rajouter une couche. Je continuais. « Non parce que à côté de chez toi, mon appartement ressemble à un mauvais champ de bataille et tu froncerais les sourcils en voyant ça. Et ni toi ni moi ne voulons ça. » Mon sourire se fait taquin, et je finis par ajouter calmement. « Bon ! Je présume qu'en tant que personnel du gouvernement, c'est de l'eau que nous boirons ce soir. », je lui donne un léger coup de coude en lui offrant mes prunelles bleues, un instant vidée de toute noirceur, pensant juste à la main tendue, l'espoir et la lumière et je lui murmure, d'un amusement non dissimulé dans la voix. « Tu ne vas pas me dire que tu n'as jamais enfreint une seule règle de ta vie quand même ? »

C'était bête. C'était stupide. C'était rien. C'était innocent. C'était ce que la vie était supposée être. Et dans un sourire, un rire léger, j'inspirais une fois de plus le moment, l'instant présent simplement.

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MessageSujet: Re: One good thing about music, when it hits you, you feel no pain.   Lun 23 Mai - 18:38



Axl & Rachael
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Avec cette acuité propre aux personnes habituées à vivre dans la solitude, Rachael perçoit le subtil changement dans son environnement entre le moment où la pièce n'est occupée que par elle et celui où Axl s'y glisse en faisant preuve d'une discrétion en tous points remarquable. Ses gestes ne s'interrompent pas et rien dans son comportement ne laisse deviner qu'elle a conscience de la présence de son compagnon mais elle devine qu'il n'est pas dupe, ils se connaissent trop bien pour laisser s'instaurer ce genre d'illusion.
Pas plus surprise par sa décision de rester qu'elle n'aurait été offusquée s'il avait choisi de partir après que leur conversation sur le pas de la porte ait touché à sa fin, la milicienne se retourne enfin afin de faire face à son interlocuteur. Face aux mains qu'il lui montre un peu à la manière d'un gamin attendant le verdict sur son hygiène afin de pouvoir accéder à la cantine, elle sourit sans cacher son amusement. « Pas grand-chose, dans la mesure où j'ai pas prévu de te sortir de la gastronomie quatre étoiles. Mais si tu tiens absolument à te rendre utile, les assiettes et les couverts sont là-bas. » Le regard entendu qu'elle lui lance achève les aveux de sa répartie : elle non plus n'est pas une perle en terme de cuisine. D'abord parce qu'elle ne s'y est jamais particulièrement intéressée, ensuite parce qu'elle a d'autres chats à fouetter et pas vraiment de temps à perdre derrière les fourneaux. Du moment que le contenu de son assiette est décent et équilibré, elle n'a pas besoin de plus.
La remarque sur sa tanière la ramène brièvement quelques jours auparavant et au bazar indescriptible qu'avait été la pièce à vivre après la lutte qui les avait opposé avec Callum. Pas sûr qu'Axl aurait toujours trouvé l'endroit sympa s'il l'avait vu dans cet état… « Je ne pense pas qu'il y'ait de "bons" ou "mauvais" champs de bataille », elle le taquine en le reprenant sur ses propos, profitant de la légèreté de l'instant et d'une bonne humeur qui se fait bien trop rare ces derniers temps. « Dans aucun des cas le résultat ne peut être agréable à voir. Mais soit, si tu as si peur de me voir froncer les sourcils, rappelle-toi simplement de ne pas m'inviter, ou songe à mettre un peu d'ordre dans ta vie. » Elle, elle sait qu'elle ne saurait vivre dans un environnement aux airs de débarras : dans l'austérité et la simplicité de sa maison, Rachael puise le calme reposant dont elle a besoin pour affronter le chaos ambiant de la Nouvelle Orléans. Le désordre a l'art de lui porter sur les nerfs et un esprit plaisantin pourrait peut-être lui suggérer la comparaison entre la façon presque maniaque qu'elle a de gérer ses affaires et son rôle de nettoyeuse pour le gouvernement en tant que milicienne.

Son rire fait écho à celui de son invité, un éclat bref et vite contenu avant qu'elle ne retrouve un semblant de sérieux. « Bien sûr que si. Et je respecte la prohibition à la lettre, en parfait petit pion bien éduqué par ses patrons. » Trois pas l'amènent jusqu'au frigo, d'où elle extirpe deux bouteilles de bières qu'elle pose sur le plan de travail à côté d'elle. Si Rachael admet avoir un seuil de tolérance très bas vis-à-vis de tout ce qu'elle range dans le tiroir "vices et débauches", elle estime néanmoins ne pas devoir se conforter à une abstinence absolue sur tous les niveaux juste pour bien rentrer dans les cases. Et si elle n'est pas un modèle de comportement là-dessus, elle ne se voile pas la face pour autant : il n'y a pas grand monde qui vaille mieux qu'elle à ce niveau. « Tu connais la chanson, hein : fais ce que je dis mais pas ce que je fais. » Elle décapsule les deux bouteilles et en tend une à Axl. « Si on se piquait tous de respecter scrupuleusement les moindres règles, je pense qu'on se ferait bien chier. Du moment qu'on est capable de se poser des limites et de les respecter, un écart de temps à autre n'a jamais fait de mal à personne. » Du moins ce qui, aujourd'hui, est considéré comme tel. Quelques années plus tôt, rien n'aurait été plus anodin que le simple geste qu'elle vient d'avoir à l'égard de son compagnon en lui offrant une bière. « Crois bien que même ceux qui les édictent s'emmerdent pas à les suivre au mot. Mais quand on est du "bon côté" on est toujours un peu plus libre. » On le devine dans le choix du ton employé, Rachael ne critique pas : elle se contente simplement de constater les faits en se basant sur ce qu'elle sait et sa propre expérience dans le domaine. Ce qu'elle énonce tient plus d'un secret de Polichinelle que d'une révélation à tambour battant et elle se doute bien qu'Axl ne l'ignore pas. Alors, sur ces bonnes paroles, elle lève sa bouteille à la santé de son invité et s'envoie quelques gorgées au fond du gosier.   

 
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MessageSujet: Re: One good thing about music, when it hits you, you feel no pain.   Sam 4 Juin - 1:48

Rachael répond avec son tact habituel avec ce sourire qui lui va si bien. J'acquiesce à ses mots dans un regard admirateur et quelque peu moqueur. Elle n'avait rien d'un pion et je le savais très bien. Pour autant, de là à avoir de l'alcool chez elle il y avait un grand pas. Pas qu'elle ne tarde pas à franchir, sortant deux bières de son frigo. Dans un geste exagéré je lui tire une révérence. Alors là, madame, chapeau. Elle avait du culot de garder ça l'air de rien dans son frigo.

Mais j'imagine que les plus concernés sont les moins surveillés. Je souris à cette idée. C'était peut-être ça le secret, travailler pour le gouvernement, mais plutôt crever. Je ris à sa remarque sur les leçons qu'elle doit donner à longueur de temps alors qu'elle me tend la bouteille. Je la lève vers elle dans un sourire enfantin. Celui du gamin content de voir qu'une personne qu'il admire n'est pas qu'un amas de règles et d'obligation. Elle aussi elle a droit au bonheur et un peu de houblon. Je l'écoute sans un mot, portant le goulot à mes lèvres. Même lorsqu'elle enfreint les règles, elle a cette façon bien à elle de le faire. Passant une main sur mon visage alors que l'autre joue avec la bouteille je l'écoute attentivement.

Rachael était une bonne conseillère, mais pas de celles qui vous donnent des leçons. Pas vraiment, elle ne juge pas, elle parle de sa propre expérience et de ce qu'elle croit le mieux. Pour vous, pour elle. Et j'aime ça chez elle. Cette façon de partager son expérience de vie dans une discrétion qui ne tient qu'à ses yeux clairs. Alors chacun de ses mots, je les écoute toujours avec cette attention particulière. Quelque soit le sujet, quelque soit le moment. Parce que je sais qu'ils sont bienveillant et qu'un moment donné ou un autre, ces mots me seront utiles.

C'est sans doute la seule personne, avec Vixen partie, que je ne remets jamais en question. J'ai appris avec les combats, avec sa force et le temps que Rachael avait beaucoup à m'apprendre et que ce n'était pas prêt de se finir. Alors qu'elle finit sa dernière phrase, employant le « bon » côté, je souris, m'appuyant sur le meuble derrière moi pour regarder son appartement d'un œil un peu perdu. Je ne me suis jamais réellement considéré d'un côté ou d'un autre. Parce qu'officiellement je suis du bon, officieusement du mauvais. Et je ne sais pas ce que cela fait de moi, je ne me suis même jamais vraiment posé la question pour tout dire.

Mais elle me la faisait poser, comme toutes les autres. Claquant ma bouteille contre la sienne, pour en boire de nouvelles gorgées, j'attends un peu avant de finalement dire. « Je ne sais pas ce qui est le mieux, être d'accord sur le papier pour gagner un semblant de liberté ou bien prouver qu'on est contre au risque de se faire tuer. De toutes façons, aujourd'hui, je ne suis même pas sûr qu'il y ait vraiment de bon et mauvais côté. »

Tous des pourris, plus les uns que les autres. Le gouvernement travaille avec la mafia, la résistance tue des gens pour une cause qui n'aboutit pas. Je n'avais pas choisi de me placer là où j'étais, j'avais suivi ma sœur les yeux fermés. D'une confiance aveugle, parce que c'était une bonne personne et qu'elle savait ce qui était le mieux et ce qu'il fallait faire. Et tout s'était remis en question, du jour au lendemain. Elle était partie, son idéologie dans la poche, et moi, je devais démêler tout ça. Je me frotte les cheveux alors que le dîner s'annonce prêt.

Je chasse mes pensées noires, voulant profiter de cet instant en compagnie d'une amie. De nos rires joints, de conversations futiles qui s'enchaînent, de ses histoires sur des combats qui me font rêver. J'oublie, un instant, que pour moi, tout est retourné.

Par sa simple compagnie, par les coups, la musique qu'elle a joué. Par le poing dans mon épaule qui fait écho au rire dans la bouteille qui se vide. Par son honnêteté, sa franchise à toute épreuve, elle me fait oublier, peut-être même croire, que je peux être quelqu'un par moi-même. Le temps d'un repas. Le temps d'un espoir, celui qui fleurit alors que mes cernes sont moins lourdes, que mes peines s'endorment. Juste le temps de cette bière interdite, et de son rire qui traverse les âges.

« T'es géniale. »

C'est la seule chose qu'il y avait à dire, alors que la soirée se finissait lentement. Que mes pas se dirigeaient dans le noir du dehors. Que la flamme de mon briquet était désormais ma seule lumière. Mais mon cœur se traînait un peu moins, alors que le chemin du retour me semblait plus court. Parce que le temps était moins pesant, dans l'espoir que demain soit encore plus plaisant.
| Terminé. ♥

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One good thing about music, when it hits you, you feel no pain.

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