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 Accepte ou crève ! Pv Camillia

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↳ Opinion Politique : Il faudrait tous les saigner ! La vengeance se mange froide...
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↳ Citation : “Qui ne s’est jamais laissé enchaîner, ne saura jamais ce qu’est la liberté”
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MessageSujet: Accepte ou crève ! Pv Camillia   Mer 23 Mar - 13:05

Le criminel avançait dans l’ombre des ruelles. A pas de loups. Muet. Il traquait la proie future que lui avait désignée l’un de ces malfrats à qui il devait une énième belle somme d’argent. Le poker était un vice bien compromettant... Surtout lorsqu’on s’apparentait d’avantage au perdant qu’à l’invincible. Camillia Reyes. Un nouveau nom sur une liste noire déjà bien pleine. Ravissante jeune femme à la chevelure brune en cascade, au corps si gracile qu’il lui aurait suffit d’une caresse un tantinet trop brutale pour lui briser l’échine. Elle n’avait pas l’air menaçante cette ravissante condamnée, ni même vraiment coupable. Mais dans ce bas monde, là où la plus profonde noirceur se dissimulait parfois sous la plus pure des candeurs, Declan avait appris à ne plus se fier aux apparences. Et quand bien même cette charmante créature aurait été la blanche colombe, l’assassin n’aurait pas pour autant retenu son geste. Plus la moindre hésitation n’accompagnait ses faits, parce qu'ils étaient fatalement devenus coutume. Tuer était une besogne quotidienne désormais et il avait appris à s’y adonner en taisant conscience et remords. L’obscurité l’avait enlacé de ses bras avilissants et cette existence de tueur n’était plus que son unique moyen de protéger ceux que la vie l’avait contraint à préserver quoi qu’il pouvait lui en coûter. Animal piégé qui foulait la jungle urbaine de ses pas esclaves, dompté par la cruelle loi de l’argent et de ses dirigeants de l'ombre les plus puissants. Homme menacé et devenu l’exécuteur d’une justice de mafieux et de boss en tous genres qui régissaient la ville selon des codes bien sombres.

La surprise qui vint se présenter à son regard d'azur fut particulièrement grandiose. Le chasseur avait totalement cessé de penser au sang de sa victime en devenir lorsqu’il avait vu pénétrer la biche dans l’antre de Nymeria. Nym... sa prunelle dont il n’avait plus la moindre nouvelle, l'énigme pour qui se mêlaient amour et haine. Une panoplie de rumeurs étranges et dérangeantes à son sujet avaient douloureusement heurté son aîné. Les révélations n’avaient pas laissé le plus âgé des Grimes sans séquelles. Déjà conscient de l’obscurité qui habitait sa soeur - lui qui avait pourtant préservé ses oeillères trop longtemps - il avait offert à ses ragots le bénéfice du doute. Et c’était ce doute qui l’avait conduit - alors qu’il n’avait eu de cesse de pourchasser sa cadette avant cette fameuse rencontre avec Stain et sa langue acérée trop pendue - à lâcher prise et accepter cet immense fossé qu’elle avait imposé à leur relation. Il n’avait plus cherché à la recroiser après sa confrontation avec le loup. Un changeur de peau qu’elle avait peut-être sournoisement accusé d’un viol qu’il n’avait jamais eu l’audace de commettre. Il n’avait jamais cessé de se poser un tas de questions au sujet de la jeune femme qui avait si aisément échappé à son contrôle, mais n’avait pas non plus tenté de leur apporter des réponses. Il était bien connu que la vérité s’était souvent avérée plus effrayante que l'ignorance. Mais aujourd’hui... l’occasion était d’or et Declan la saisirait au vol. Ce fut donc le coeur battant trop fort sous le joug de l’impatience qu’il attendit simplement que la cible refasse surface avant d’attendre le bon moment pour enfin sortir de l’ombre.

Le jour tombait lorsqu’elle la dite Camillia sortit des lieux et reprit sa marche vers l’inconnu, le traqueur silencieux dans son dos. Il se rapprocha d’elle d’un pas tout aussi discret que résolu et pointa le canon de son arme dans le creux de ses reins légèrement cambrés. Puis, lentement, vint lui chuchoter à l’oreille pour qu’elle soit seule à entendre ses mots « Pénètre la ruelle à ta gauche, reste bien tranquille et j’te promets de n’pas abîmer c’joli minois ». Il la conduisit sans une once de brutalité dans la pénombre, à l’abri des oeillades indiscrètes. Sereinement, il rangea son revolver, ôtant au passage tout le poids de la menace qu’il avait tantôt représenté. L’objectif n’était pas d’affoler le petit oiseau qui n’avait qu’à déployer ses ailes pour tenter de se soustraire au prédateur. « J’vais pas y aller par quatre chemins, j’ai été chargé d’te liquider par une personne haute placée, à priori tu dois pas être suffisamment bandante pour certains requins d’cette ville. Mais j’ai un marché à t’proposer. J’te laisse filer avec l’information et donc l’occas’ de t’protéger ou de contre attaquer, toi tu m’files des infos sur la belle Grimes que tu viens d’quitter ». Il la laissa réfléchir un instant à la proposition avant d’ajouter, doté de son aplomb naturel « Et crois moi qu’j’ai bien plus à perdre et à risquer à t’laisser cavaler qu’à faire le sale boulot qu’on m’a confié. Boulot pour lequel j'suis particulièrement doué ». Elle devait comprendre par là qu’elle n’avait finalement pas vraiment le choix et Declan espérait grandement qu’elle soit suffisamment intelligente pour que cette conclusion fasse son petit bonhomme de chemin jusqu’à son jeune esprit. Il ne désirait pas franchement offrir cette âme à la faucheuse avant qu'elle n'ait pu livrer toute sa connaissance. Il ne laisserait pas passer cette chance de comprendre enfin les changements qui s'étaient opérés chez Nymeria. Qui elle était dorénavant. Ou ce qu'elle était... Il savait qu'il risquait lui même sa peau et celle de ses neveux à préférer sa propre satisfaction à celle du malfrat qui l'avait missionné, mais le jeu en valait la chandelle. Et il pourrait toujours reconsidérer sa propre parole, car rien n'était jamais acquis lorsqu'il s'agissait du vilain peuple...

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MessageSujet: Re: Accepte ou crève ! Pv Camillia   Jeu 24 Mar - 22:59

Je ne sais pas si vous avez déjà côtoyé votre enfer personnel une fois dans votre vie. Que ce soit de près ou de loin, peu importe. Moi je venais de rendre visite au mien. Et autant vous dire que ce n'était pas joli à voir. J'étais piquée, mordue, accro, foutue, et pas mécontente de l'être.

Si ça n'avait été qu'une histoire d'un soir avec elle, j'aurai été bien plus tôt sorti d'affaire. Mais non, j'avais un attrait, celui de ma nature, qui me rendait précieuse à ses yeux. Du moins comme un mouchoir, qu'on utilise plusieurs fois et qu'on jette. Oui, j'étais un putain de bout de papier réutilisable. Et cela me convenait parfaitement. Me complaire dans mon malheur était un sport que je pratiquais en haute catégorie. Je portais d'ailleurs sur mes bras et dans mon dos, quelques médailles le démontrant. J'étais l'actrice principale de ma propre perte. Et je m'en délectais.

Sortir des bras d'une femme est grisant. Personne, surtout pas un homme, n'ira me dire le contraire. Quand elle vous empoigne, vous griffe, vous fouette les sens, vous retourne l'âme et vous laisse vide et pleine à fois. Dio mio, celle ci allait avoir ma peau un jour. Baiser une jolie femme c'est une chose. La baiser et se nourrir d'elle avec son accord est une autre. « Aspire Reyes, prend cette énergie qui est à toi, mais des images qui trotteront dans ta tête. Dis moi tout. ». C'était un deal que je n'avais jamais compris. Pour moi, les bribes d'images incohérentes accompagnant l'étanchement de ma soif m'avaient depuis toujours parues insignifiantes. Mais un flash, celui d'une chevelure noire baignant dans une grande flaque de sang devait être ce qui torturait tant Nymeria Grimes.

Voilà pourquoi je ne lui avais jamais touché un mot de cette vision.

Je me remettais à peine de mes émotions que je sentis quelque chose de dur se caler au creux de mes reins. Et non, ce n'est pas ce que à quoi vous pouviez penser. Une sorte de grondement tamisé se faufila à mon oreille alors que la rugosité d'une barbe sûrement jamais entretenue caressa mon cou.

« Pénètre la ruelle à ta gauche, reste bien tranquille et j’te promets de n’pas abîmer c’joli minois »

Oh un psychopathe, ça allait me changer tiens.  

D’expérience, je sais que lorsque vous êtes dans le viseur d’une arme. Faire le malin est la dernière des solutions. J’obtempérai donc, prête à me faire violer-tuer-étriper, pas forcément dans cet ordre. Il n’y avait aucune lumière, la ruelle n’était illuminée que par les enseignes des diverses boutiques alentours.

Je sentis le canon de l’arme quitter le bas de mon dos et mon agresseur se reculer. Comprenant à demi-mot qu’il était peut-être le moment de me retourner pour voir qui allait sans doute clore prochainement mon existence.

Visiblement, un molosse, vous savez le genre de mec avec écrit « pitbull enragé » sur le front.

Ce mec avait la dégaine d’un doberman, un air de rottweiler et une haleine de pékinois. Tout le bestiaire canin de la création réunis en un seul être. J’avais lu un jour dans un bouquin une expression française disant « Le chien aboie, la caravane passe. », ce cabot-là, il laissait pas passer la caravane, il lui sautait dessus et bouffait les roues.

J’étais dans une sacrée merde.

« J’vais pas y aller par quatre chemin j’ai été chargé de te liquider par une personne haut placée. »

Ah nan sérieux ? Jpensais qu’on allait coller des gommettes tiens.

« A priori, tu dois pas être suffisamment bandante pour certains requins d’cette ville… »

Trop poli.

« Mais j’ai un marché à t’proposer… »

Ah tiens là tu réveilles mon sens de la survie mon gars.

« J’te laisse filer avec l’information et donc l’occas’ de t’protéger ou de contre-attaquer, toi tu m’files des infos sur la belle Grimes que tu viens de quitter. »

Dit donc, il lui voulait quoi à Nymeria le pitbull ? Parce que ce que ce brave monsieur me proposait là, c’était bien joli mais ça me revenait à échanger l’enfer contre le purgatoire. Te sortir d’une merde pour te plonger dans une autre. Je voulais bien avoir un sacré karma, mais décidemment le sort s’acharnait. Après, ma vie était sur la balance, sauver mon cul passait avant ma logique débile, et à bien regarder le monsieur, je ne m’en sortirais jamais avec un petit « non ». Lui, c’était le genre de gars qui à la kermesse du village dans son enfance, lorsqu’il gagnait qu’un pins après 9 $ dollars donné au stand de tir, devait buter le forain.

« Et crois-moi qu’jai bien plus à perdre et à risquer à t’laisser cavaler qu’à faire le sale boulot qu’on m’a confié. Boulot pour lequel je suis particulièrement doué. »

Non, rectification faite, ce gars n’était jamais allé à une kermesse de sa vie.

Et il était loin d’être con. D’une parce qu’il devait avoir senti, je ne sais comment que j’en savais plus d’une sur Grimes et deuxièmement parce qu’il avait parfaitement compris que si j’avais eu, ne serais-ce que deux minute un autre choix, je me serais tirée.

Regard à gauche, regard à droite. Evidemment personne. Ce molosse là, il était dangereux, autant la jouer conne.

« Tu veux que je te donne des informations sur la fille qui me vient de me fourrer les doigts dans la chatte ? Je veux pas faire ma prude, mais c’est vachement intimes quand même. »

On pardonne toujours au con. Enfin il paraît.


Dernière édition par Camillia W. Reyes le Jeu 5 Mai - 13:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Accepte ou crève ! Pv Camillia   Ven 25 Mar - 11:13

Les coups d’oeil qu’elle lui balançait au visage sans même essayer de masquer le dégoût qui y demeurait le minèrent quelque peu. Avec sa barbe en vrac et ses cheveux en bataille, sa carrure à contrario suffisamment taillée pour le corps à corps et son regard où luisait d’avantage de malveillance que de bonté, Declan révélait l’allure type du bandit de grands chemins qui ne laissait dans son sillage que la mort et le pillage pour ultimes témoins de sa barbarie. Il se rendit compte que ce qu’il observait dans les iris dorées de Camillia pouvait parfois le blesser plutôt que le servir, parce qu’il n’en avait pas toujours été ainsi de l’aîné des Grimes. Il fut un temps où seule la bienveillance avait cajolé son esprit d’homme prêt à tout pour protéger les siens, mais jamais au détriment d’une vie. Un temps où le sang n’appelait pas encore le sang, où le meurtre n’était qu’une illusion mystérieuse dont il n’avait aucun désir d’en ôter le voile. Un temps où tenir une arme en mains avec une panoplie de menaces sanglantes sur la langue n’était pas encore permis, ni même dans l’idée de le devenir. Declan avait bien changé ces dernières années et n’avait finalement plus le moindre contrôle sur son existence qui dérapait comme une vieille bécane aux pneus trop lisses par temps de pluie. Il avait réellement l'impression de n'être plus qu'un vieux débris dépassé par le temps et les événements. Plus qu’un vulgaire pion de guerre facilement remplaçable sur un échiquier qui le surpassait et qui l’empêchait chaque coup de se retirer de la partie. Il ne prenait pas plaisir à jouer à l’assassin, mais n’y trouvait pas non plus d’absolue répugnance. Vulgairement, c’était un homme qui avait le cul entre deux chaises et en un équilibre parfait. Le bienfaiteur de ceux qu’il aimait, le meurtrier de ceux qui pouvaient laisser planer une ombre au dessus de leurs têtes. Un homme bon pour certains, un monstre pour d’autres. L’homicide et la perversion étaient finalement presque devenus salvateur, il y laissait cascader sa rage, sa lassitude de cette vie qu’il n’avait pas choisie et son désespoir. Il avait emprunté le chemin du chaos et de la Géhenne, tout comme cette cadette qu'il avait blâmé pour cette même descente aux Enfers. Il était devenu maléfique et hypocrite, mais ne pouvait rien faire pour contrer cette attitude nuisible et pathétique qui lui collait aujourd’hui parfaitement au teint.

Il recula de quelques pas lorsque la donzelle daigna ouvrir la bouche pour lui offrir la première révélation. La main vint effleurer son arme puis se déposa sur la garde d’un geste assuré. Un seul faux mouvement de la part de la donzelle et le cruel skinchanger n'aurait qu'à dégainer et appuyer sur la gâchette pour avorter tout espoir d'échappée. Il la détailla dans la foulée de la tête aux pieds, sans exprimer la moindre gêne, l'observa sous toutes ses coutures, nota chaque détail de sa frêle posture. Declan n'avait jamais su que la gente féminine pouvait être le genre de sa prunelle. Il n'avait toujours vu que des mâles à son bras, et pas ceux dont le physique était le plus désagréable. Il se passa une main rêche dans une tignasse blonde entremêlée qui dissimulait légèrement deux yeux déroutés et pleins d’interrogations. Soit Nymeria avait bel et bien changé, évolué, soit elle n’était plus ce qu’elle paraissait... Et cette deuxième perspective était sans nul doute la plus effrayante des hypothèses. L’irlandais n’avait jamais été aussi incertain. Peut-être aurait-il mieux valu qu’il laisse simplement sa soeur et ses vérités loin de son univers déjà trop dramatique et compliqué... Respecter l’absence qu’elle lui avait contrait d’endosser. Peut-être devrait-il simplement buter cette blanche colombe en carton et retourner à son monde sans ne plus se préoccuper de Nym et de sa décadence. Non, impossible. Oh bordel, Deko avait une belle paire de couilles dans le pantalon, il n’allait pas se dégonfler face à la réalité, aussi redoutable puisse t-elle devenir pour son esprit d’aîné un brin trop soucieux.

Il laissa fuir un soupir dans l’atmosphère pesante de cette pénombre étouffante, se para derechef de sa superbe et de tout son courage. Sa voix grave raisonnait avec un aplomb parfait dans la ruelle lorsqu’il invita la jeune femme à en dévoiler d’avantage, sans ne plus rien révéler du trouble qui s’était tantôt insinué et que son audace avait si promptement balayé. « Que tu lui fourres la chatte j’m’en tape comme d’ma première branlette. C’que je veux savoir c’est pourquoi elle s’encombrerait d’une broute-minou qui patauge à moitié crevée dans d’sales affaires de malfrats ? Comment tu l’as connue ? Et ce qu’elle trafique ». A en croire le loup, elle charcuterait des bêtes de foire dans leurs genres, à la solde de gens d'une certaine importance peu recommandables, se livrerait à des jeux échangistes morbides et se serait parée d'une parole mensongère condamnable. Un tableau bien sinistre qu'il espérait peint par un homme malhonnête qui n'aurait eu pour but que de le tourmenter. Qu'aucune de ces suspicions ne soient réelles, que le changeur de peau soit disant violeur se soit simplement joué de lui. Que Nymeria soit toujours Nymeria, bien qu'un peu plus sombre qu'autrefois. Après tout, aujourd'hui, ils l'étaient tous.

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MessageSujet: Re: Accepte ou crève ! Pv Camillia   Jeu 12 Mai - 15:54

Mais c'est que c'était facilement choqué cette petite chose. Hé bien quoi Médor ? On arrive pas à s'imaginer que deux femmes peuvent faire des galipettes et aiment ça ? Quelques mots avaient permis de transformer le vilain pitbull en petit chiot perdu. Un instant faiblesse, ce malade avait des failles dans sa carapace, et moi les failles j'en faisais une porte de sortie.

Mais cela ne dura pas plus que quelques secondes. Et vu cette stupeur passagère, je commençais à me demander si ce n'était un amant éconduit de la jolie Grimes. Se faire jeter pour retrouver l'objet de ses désirs dans les bras d'une femme, un cauchemar pour l'orgueil de tout homme.

Un sourire gagna mes lèvres alors qu'il élevai la voix. Ah la bête était de retour.

« Que tu lui fourre la chatte, j'men tape comme de ma d'ma première branlette.
- Alors techniquement je ne lui « fourre » pas la chatte.
- C’que je veux savoir c’est pourquoi elle s’encombrerait d’une broute-minou ...
- On pourrait plutôt appeler ça un échange sensoriel tu vois ?
- ...qui patauge à moitié crevée dans d’sales affaires de malfrats ?
- Après je t'avoue que je lui fourre quand même des choses dans la chatte.
- Comment tu l’as connue ?
- Et elle adore ça tu sais ?
- Et ce qu’elle trafique..
- Même si c'est vrai que c'est plutôt moi qui aime me faire défoncer. »

Mon sourire s'élargit quand sa tête s'allongea. Il n'avait pas dut bien se renseigner sur moi. Des menaces j'en bouffais à chaque repas. Des psychopathes à tête de corniaud, j'en croisais à tout les coins de rue. Frôler la mort ? Une banalité.  Je ne lâcherai rien, et officiellement, je n'avais rien à lâcher. Officieusement par contre …

« Médor, moi et Nym on ne discute pas. On baise. Elle me fouette de temps à autres. Me lèche assez souvent. Parfois elle m'encule. Mais je ne connais pas sa vie. Je m'appelle Winona pas Services des renseignements. »

Je levais un sourcil. Ses yeux froids semblaient lancer des éclairs à ma plus grande joie. Je l'observais un instant. Et puis deux neurones se connectèrent là-haut. Ces yeux, ce regard, cette trogne de bandit de grand chemin. Je l'avais vu. Au détour d'un flash. Chevelure ébène, sang pourpre, yeux bleus glaçant, haute silhouette. Ce mec connaissait Nymeria. Et il ne voulait absolument pas du bien.

Fini de rigoler. Je lâchai mon air moqueur pour mettre mon masque de peste insensible.

« Comme tu ne m'as pas entendu. Je repose ma question: qu'est ce que tu lui veux ? »

Il était hors de question que cet espèce de cabot touche à un cheveux de celle qui m'obsédait tant. Me dire que quelqu'un pouvait lui faire du mal, la blesser comme je l'avais vu dans sa mémoire … tout cela me rendait folle de rage. Cette vision de Nymeria en sang... Je ne me rappelle plus quand je l'avais eu … peut être au cour de notre troisième partie de jambe en l'air. Je m'étais nourrie, et ces flash m'étaient apparus. Des images projetées avec violence dans mon esprit repue. Aucune bande son ne les accompagnait, mais elles étaient claires et limpides. Le regard perçant que ma compagne avait alors sonné comme un ordre « Parles ». Je n'avais pas osé. Et avait essayé de contenir ma colère.

Savoir que cet homme pouvait être lié à tout cela... la même rage sourde monta en moi. Je serrai les dents, et ma folie pris le dessus. L'homme était plus grand, plus fort, plus dangereux, il pouvait m'écraser comme une mouche en l'espace d'un millième de seconde. Mais ma conscience avait lâché les commandes. Je bondis sur lui et ma main vient saisir sa nuque. Je sentis son énergie me gagner immédiatement. Je voulais une seule chose : qu'il aille rejoindre le paradis des psychopathes et laisse mon obsession en paix.

« Tu ne lui fera plus de mal, hijo de puta ! »

Je sentis à peine la mandale venir...
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MessageSujet: Re: Accepte ou crève ! Pv Camillia   Lun 16 Mai - 13:56

Declan sentit la colère lui monter au nez de manière un peu trop violente lorsque les ripostes de la brune s’étaient mises à fuser sans la moindre pause. De l’exaspération, mais aussi une réelle lassitude face à cette femme ridicule qui n’était que le cliché de la chatte en chaleurs sans intérêt, la pauvre fille sans aucune importance qui n’avait que le sexe en bouche et qui brillait par une vulgarité qu’il avait rarement rencontrée jusqu’ici. Et pourtant, dans le genre, il en tenait lui-même une couche. Il soupira de façon exagérée, roula son regard noir au ciel dans un blasement à peine contenu, eut presque pitié pour cette cible tantôt intéressante qui virait au pathétique. Une chose devenait limpide, de cette calamité obsédée, il n’en tirerait certainement rien et n’était plus vraiment certain d’avoir envie d’en extraire quoi que ce soit de toute manière... Il jugeait son attitude un peu trop exécrable et se disait qu’il devrait peut-être l’achever dans l’instant plutôt que de s’échiner à tenter d’échanger des informations qu’il avait pensé cruciales et qu’il n’avait finalement plus le désir d’entendre. Non pas qu’il s’offusquait des penchants de sa cadette, de ces derniers il n’en avait strictement rien à faire, c'était la mauvaise surprise qui l'avait ébranlé. Celle qui l'avait contraint de s'avouer toujours plus qu'il ne connaissait finalement plus rien de cette soeur avec laquelle il avait pourtant été si proche. Comprendre que toutes ses certitudes n'étaient plus que des ruines qui tombaient chaque jour un peu plus en morceaux et qu'il peinait à se traîner dans un monde bien obscur, déplaisant et fort mystérieux. Que pour atteindre sa prunelle, poser des vérités là où il n'y avait plus que la brume, il pataugeait vainement dans l'ombre de ses secrets qui ne lui permettaient aucune spéculation. Et cette condamnée l’horripilait à un point qu’il n’avait même pas cru possible n'arrangeait rien à la situation qu'il avait voulu éclaircir et qui ne devenait que plus sombre encore.

Cette énergumène semblait être à ses yeux une pure ignominie de la nature et il n'avait pas pensé si bien la cerner jusqu'à ce qu'il sente soudain sa main vagabonde se saisir de sa nuque et le malaise lui venir inexplicablement jusqu'au bord des lèvres, lui ôtant toute possibilité de répondre à son vis-à-vis. Il se sentit faiblir, beaucoup trop, presque défaillir avant que son instinct ne le pousse à se servir de son arme à feux pour venir, dans un élan désespéré, heurter la mâchoire de la martyre soudainement devenue bourreau dans un craquement singulier. Il n'y était pas allé de main morte malgré ses forces amenuisées par un contact hostile qu'il ne comprenait absolument pas. Il n'avait jamais fait face à une telle créature avant cet instant percutant. N'avait pas vu venir cette menace surnaturelle qui l'avait laissé vidé et dont il apprendrait à se méfier à l'avenir. Le monde avait encore tant à lui enseigner. Un monde inhumain et terrifiant dont il faisait lui-même partie et qui ne parvenait même plus à le troubler...

Cette mortelle emprise totalement rompue, le métamorphe n'accorda plus d'attention à cette vipère, le temps pour lui d'appuyer ses paumes contre le mur pour se maintenir sur ses jambes affaiblies qui ne le portèrent pas bien longtemps. Elles le contraignirent à s'agenouiller, son pistolet toujours en mains s'éraflant sur le sol crasseux et bitumé. Il reprit son souffle avec du mal, s'épuisa presque d'avantage à vouloir reprendre tous ses esprits et à se relever avec le maximum de contenance qu'il pouvait encore offrir. Se retourna finalement vers cette monstruosité qu'il avait amochée en tremblant légèrement de ses membres un peu engourdis, pointa son canon vers cette dernière avec dans l'oeil une lueur qui ne laissait plus qu'entrevoir l'imminente arrivée d'une faucheuse qui n'avait à son goût que trop tardé. Puis, très franchement, cette saleté de sorcière où il ne savait pas trop quoi, ne serait pas une grande perte. Si elle avait atterri sur sa liste noire, ce n’était pas pour rien se convainquait-il. Elle méritait peut-être son sort. Sûrement même. Aussi, le timbre un tantinet faiblard mais venimeux, il la prévint du franchissement de ses frontières. « T’aurais jamais dû faire ça pourriture d’obsédée... ». Il l’observa avec une haine dans les iris qui laissait ces dernières dangereusement éclatantes. « J’sais pas c’que t’es ni c’que tu crois savoir mais t’es complètement à l’ouest pauvre tarée ! Jamais j’toucherai à un seul cheveu de Nym’. Toi par contre, t'auras pas cette chance... ». Son arme laissa un tintement métallique s'échapper dans l'atmosphère meurtrière, un tintement bien particulier qui annonçait qu'elle était chargée et parée à loger une balle entre ses deux petits yeux maléfiques qui ne se poseraient plus jamais sur l'entrejambe de qui que ce soit. « C'est ta dernière occasion. Parle ou crève sale chienne ».

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MessageSujet: Re: Accepte ou crève ! Pv Camillia   Mer 24 Aoû - 20:55

Depuis le début de la dernière fin du monde, la mort et moi, nous donnions des rendez-vous quotidiens. Elle était parfois compagne de beuverie ou de déprime, me suivait dans les rues et me déposait parfois à ma porte, pour me retrouver le lendemain. Mais la côtoyer transformait souvent tous les grands dangers en des petits tracas sans intérêt. Et par conséquent causer avec le canon d’une arme devenait d’une affolante banalité.

« C'est ta dernière occasion. Parle ou crève sale chienne ».

Décidément se garçon avait de graves problèmes de communication. À ajouter à un caractère de merde et un balai carré dans le coin des fesses. J’espère que quand il essayait d’aborder une fille ce n’était pas toujours avec une arme, parce que ça réduisait légèrement ses chances. Et puis disons que la menace… moi ça ne me faisait pas grand-chose. A part rire bien sûr, mais le pauvre petit était déjà bien vexé dans son honneur.

« Non. Pas envie. »

Levant lentement les yeux du revolver, je croisai son regard. Furieux, glaçant, un regard de tueur, mais cette étincelle commençait à se voiler, l’énergie serpentait dans mes veines, et l’un des nombreux dons que ma nouvelle nature me conférait fit son œuvre. Le molosse aveuglé grogna, et je profitai de cette seconde d’inattention (et de mes réflexes amplifiés) pour me glisser derrière lui et poser une main à l’arrière de sa nuque.

« Ne jamais sous-estimer son adversaire Médor. »

J’aspirai alors un flot d’énergie qui le fit tomber à terre.

« C’est pourtant une règle de base. »

Je n’ai jamais été du genre sadique, préférant plutôt terminer rapidement mes victimes que de les torturer. Mais lorsque l’une des personnes que j’appréciais (vénérais) était en danger. Je perdais alors toute compassion, et l’espèce de taré psychopathe qui vivait caché dans un coin de mon cerveau était de sortie.

Bonsoir, je m’appelle Camillia Reyes et j’ai soif de ta misérable existence.

Si cette brute était prêt à me tirer dessus pour une simple information sur ma belle Grimes, ce n’était pas pour lui vouloir du bien. On ne bute pas des gens par gentillesse merde ! Il fallait être cohérent. Et savoir qu’un taré pareil rodait autour m’étais insupportable.

« Tu ne feras pas croire que tu es un bon samaritain en quête de vérité Médor. »

Je me baissai et de nouveau, je le saisis à la nuque pour goûter à cette merveilleuse essence de vie pendant que son corps tressautait. Je me positionnai alors face à lui.

« Je t’ai vu. Dans sa tête connard. Je t’ai vu et tu lui avais fait du mal. »

De nouveau, un éclair de rage me traversa. L’envie de lui faire mal devint de plus en plus puissante.

« Ne crois pas que je ne sais pas reconnaître un monstre quand j’en vois un. J'en ai à la maison c'est pour dire. Et moi les mecs dans ton genre, je leur fais ça. »

Plongeant alors la main dans son pantalon, j’empoignai ses attributs masculins et aspirai les dernières lapées de vie qui lui restait. Un sourire morbide peint sur le visage, je savourai avec une joie perverse sa destruction.

Une détonation se fit alors entendre.

Dans un sursaut je me redressai et lâchai ma victime. Le silence pesant qu’avait créé le coup de feu fut couper par des cris et des bruits de course. Cela n’annonçait rien de bon et il valait mieux que je quitte la zone. Sans lancer un regard au molosse crevé, je me dirigeai vers une autre ruelle avec la satisfaction du devoir accompli.

Sans me douter qu’aujourd’hui la mort n’était pas de la partie.
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Accepte ou crève ! Pv Camillia

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