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 Le quiproquo d'un miroir.

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MessageSujet: Le quiproquo d'un miroir.   Dim 27 Mar - 18:02

Rouge et noir, couleur dominante du cabaret. Je ne sais pas trop pourquoi, je n’étais jamais venue ici auparavant. L’ambiance était électrique, il y avait de tout, de la musique, des danseurs ondulants des hanches. Entrer dans ce lieu était un peu comme plonger dans un autre univers le temps d’une soirée. On en oublié la noirceur du monde extérieur, les contraintes qui pesaient sur les gens, toujours plus lourdes. C’était un temps mort étonnant dans la routine quotidienne. Némys n’était pas là, elle faisait l’inventaire des livres. Ces derniers temps, des petits malins s’amusaient à nous voler. S’ils se faisaient choper, je ne donnais pas chère de leur peau. En attendant, répertorier les bouquins était une activité d’un ennui mortel. Alors, je m’étais éclipsée en douce. J’avais erré un peu dans les rues avant de me rabattre ici. Il ne faisait pas bon vivre dehors la nuit. Surtout ces en ce moment. L’état voulait museler la population, d’une façon ou d’une autre. Personnellement, ça ne m’intéressait pas, mais qu’est ce que ça pouvait être contraignant.

J’avale une gorgée d’une boisson sirupeuse et sucrée. Mes yeux se perdent dans les mouvements d’un danseur, hypnotisée, je perds la notion du temps. Jusqu'à ce que je l’entende. Nemys, enfin pas elle, mais son nom. Forcément, mon esprit reconnecte pour m’intéresser à la discussion naissante, encore trop loin de moi pour que je puisse capter la totalité des phrases. Le peu que j’arrivais à comprendre ne me plaisait pas du tout. Des insinuations graveleuses, irrespectueuses et grossières.  Comme attirées par du miel, les voix se rapprochent, alors que mes muscles se contractent. Qu’ils tentent de faire le dixième de ce qu’ils avaient en tête et je leur trancherais la gorge.
Ils sont tout proches, trop même, une énorme paluche se pose sur mon épaule et me fait me retourner. Ce visage, je le connaissais, je l’avais déjà vu. Ma frangine l’avait viré à coup de chaise, littéralement, de notre établissement. Il ne fait pas bon d’énerver la personnification de la colère. Moi, j’avais surveillé ce manège de près, comme toujours, je n’intervenais que si les choses dégénéraient trop. Nemys était dangereuse quand elle était furieuse, beaucoup trop imprévisible pour que je me permette d’y mettre mon grain de sel constamment.

Il m’adresse la parole. Son haleine me fait retrousser le nez. En plus d’être laid, il empestait, une véritable caricature… son petit copain aussi d’ailleurs. Leurs pupilles sont dilatées, ce n’est pas forcément bon signe.
Je fronce ensuite les sourcils lorsque je comprends qu’il me confond avec ma jumelle. Sans doute ne m’avait-il pas aperçu la dernière fois, trop occupé à fuir en riant comme un abruti. Son regard ne me plait pas. Je pourrais passer outre, vraiment, ce type m’indiffère, mais voilà, cet homme commençait à vouloir caresser mes cuisses. Ou plutôt les siennes. Celle de ma sœur. Comme si c’était son dû, comme si c’était normal que de venir réclamer une compensation des dégâts subits.
Car c’est bien ce que cet abruti était en train de me dire.


-J’ai des amis tu sais,

Comme tout le monde mon gros, comme tout le monde. Je le regarde posément, serrant le poing sur mon verre. Lui intimant de se tirer de là avant que ça ne dérape. Son sourire s’élargit, comme si la perspective lui était agréable.

-Si tu n’es pas gentille…


Comment osait-il croire qu’il me ferait peur, qu’ils nous feraient peur ? Lui, ses amis, sa puanteur ? À nous ? Quel abruti. C’est dans un sourire mauvais que j’éclate mon verre contre son crane. Le bruit du verre brisé sonne agréablement à mes oreilles, mais des fragments s’enfoncent dans ma chair. Le gars est au sol, il ne comprend pas. Moi aussi d’ailleurs, avec un élancement horrible à la mâchoire. J’allais me faire disputer par Nemys, c’est dur de dissimuler un coup de poing. J’avais oublié son ami, qui m’observe de haut, prêt à me faire passer l’envie de me défendre. Car finalement, ça n’avait été que ça, de la légitime défense.
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↳ Opinion Politique : Pour la rébellion, n'en déplaise à son esprit chaotique.
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↳ Citation : "Ses secrets partout qu'il expose. Ce sont des oiseaux déguisés."
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MessageSujet: Re: Le quiproquo d'un miroir.   Ven 1 Avr - 20:32


« If you won't listen to my words, then listen to my dancing feet. »



Lillial & Tristan
featuring

Now, you're gonna see me dance and : like it.

Il enchaînait ses mouvements robotiques, en harmonie avec la musique moderne, armé de sa souplesse et de ses muscles secs. Lorsqu'il se laissait retomber en arrière, il maîtrisait son corps au point de s'immobiliser en pleine chute, ralentissant le mouvement sous les exclamations des spectateurs. Tristan ne les voyait pas, les spots lumineux qui éclairaient la scène l'éblouissaient trop pour qu'il puisse réellement distinguer les visages dans cette foule. Du reste, il n'en souciait guère, concentré à cent pour cent sur sa prestation qui se devait d'être parfaite en tous point. Seul sur scène, il tournoyait, ses chaussures glissant sur le sol parqué comme s'il le touchait à peine, donnant aux spectateurs l'illusion qu'il flottait. On aurait pu croire en effet que la magie participait à donner à ce show des allures fantastiques et pourtant, il n'en était rien car tout était bien réel. Il se désarticula, donnant l'impression que sa tête roulait le long de ses bras avant d'effectuer une dernière pirouette, sous les applaudissements qui résonnaient dans la salle.

Il se redressa d'un bond, à la force de ses abdominaux, pour saluer le public avant de rejoindre les coulisses, placées sur le coté de la scène. La grande salle était plongée dans une atmosphère agréablement tamisée. Les décorations, toutes de rouge et de noir, participaient à conférer à l'ambiance une impression luxueuse et feutrée. Diffusée par des baffles imposants placés à de nombreux endroits, la musique assez forte masquait les conversations privées sans pour autant empêcher les clients de bavarder. Ainsi, au départ, personne ne fit attention à cette jeune fille assise seule à une table, ni à ces deux gros bonshommes d'aspect patibulaire qui s'en rapprochaient. Tristan lui non plus n'aurait pas pu les remarquer. La salle  n'était pas si énorme mais il venait à peine de sortir de scène et il était en train de se rafraîchir en profitant de la bouteille d'eau fraîche mise à sa disposition. Il avait encore une bonne heure devant lui avant de devoir retourner sur scène car à présent, une chanteuse y avait pris sa place pour faire entendre sa voix chaude et suave.

Le jeune homme était revêtu d'un ensemble sombre, tout à fait neutre et très sobre. La seule particularité de son habillement était ces gants de cuir noir qu'il portait. Tristan n'avait pas besoin de retourner se changer immédiatement et c'est d'un pas léger qu'il sortit des coulisses dans le but de se poser dans un coin de la salle. Il arrivait bien souvent que des membres éminents du gouvernement assistent à ces spectacles et Tristan ne négligeait jamais d'aller les saluer, de manière à s'attirer leurs bonnes grâces. Pour mieux leur soutirer des informations utiles à la rébellion, bien évidemment. Ainsi, il traversa la salle, offrant des sourires polis et des saluts à ses connaissances jusqu'au moment où son attention fut attirée par une exclamation de douleur. Il se retourna juste au moment où un malabar au nez crochu envoyait son poing en pleine mâchoire d'une jeune fille, laquelle fut envoyée au tapis, sans cérémonie. Les occupants de la table juste à coté n'étaient que deux vieilles personnes, choquées par ce qui venait de se passer mais qui se voyaient incapables de réagir. Tristan fronça les sourcils. Les videurs, responsables de la sécurité de la salle de spectacle, ne devraient pas tarder. Ce n'était pas son rôle de se mêler de cela, après tout.

Observant la scène, Tristan aperçu un autre homme qui gisait sur le sol, à moitié assommé, le crâne poisseux de sang. Il imaginait qu'il devait s'agir d'une scène de jalousie ou d'un règlement de compte d'un petit ami trop possessif. Dans une moue passablement méprisante, il secoua doucement la tête. Les sorteurs n'avaient pas l'air de se montrer. Il fallait donc bien qu'il s'en mêle, sous peine de voir les choses dégénérer un peu trop. En effet, le premier bonhomme – celui qui était toujours debout – venait d'empoigner la jeune fille par les épaules et lui reniflait le cou, d'une manière assez obscène. « Tu te prends pour qui, sale petite peste ? T'aurais mieux fait de t'excuser pour la dernière fois ! Tu vas morfler, Nemys... » Il avait à peine prononcé ces dernier mots que Tristan fusa pour se lover dans son dos et l'empoigner solidement de manière à lui faire une clef de bras. Il lui glissa quelques mots d'une voix calme. « Pas de brutalité dans cet établissement. Vous allez sortir. » Puis en direction de la jeune fille à qui il offrit un bref regard. « Vous pouvez vous lever ? Reculez. »

Tristan répugnait énormément à se battre en public, du moins à visage découvert. La violence était interdite avec la répression et il ne pouvait  prendre le risque de ruiner sa couverture d'espion à cause d'un malheureux concours de circonstance. Ainsi, il entraîna rudement l'homme qu'il tenait toujours solidement, dans le but de le faire sortir de la salle. L'autre malfrat qui saignait à la tête, se redressait déjà, le visage déformé par un rictus haineux. « Elle ne va pas s'en tirer comme ça, c'est moi qui te l'dit, mon gars. » Ainsi dit, il s'avança vers elle, bien décidé à se venger du coup qu'elle venait de lui porter. Tristan lâcha un soupir résigné. Il semblait bien qu'on ne lui laissait guère le choix. Se débarrassant du type qu'il avait maîtrisé, il le balança sur le coté pour mieux s'occuper de son acolyte. Usant d'un habile mouvement de jambe, il exécuta un croche pied agile qui eut pour but de déséquilibrer le gros homme qui perdit à nouveau l'équilibre et chuta de tout son long. Tristan leur offrit quelques mots brefs d'un ton bas. « J'ai dit : dehors. Et vous, petite fille, reculez, une fois pour toute. »



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Sur des escaliers de brume

On ne m'a donné ni arme ni larmes à mes yeux, Que ce cheval d'acier noir et ce corps sans visage. J'ai l'âme de l'enfant et la mémoire du vieux. L'éternité c'est long quand on marche sans cœur.
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MessageSujet: Re: Le quiproquo d'un miroir.   Sam 2 Avr - 0:05

Le sol se dérobe sous mes pieds alors que deux battoirs m’emprisonnent les épaules. Je me raccroche aux énormes bras de l’homme, mes mains paraissaient minuscules à côté… Les sourcils froncés et la gueule défoncée de celui qui s’était déjà pris trop de coup, il me fixait d’un air méchant. L’un de ces yeux partait légèrement sur le côté. Donnant l’impression qu’il me regardait en même temps que toute la salle derrière moi. Mais c’était bien sur moi que son attention était tournée, toute entière, mauvaise, meurtrière. Je tente de lui décrocher un coup de pied, mais il est trop loin. Mes ongles s’enfoncent dans sa chair sans que je n'arrive à l'émouvoir outre mesure.
Ses mots me sont plus meurtriers que son coup. Mon cœur saigne et éclate dans ma poitrine diffusant dans mes veines un besoin de cogner quasi vital.

Mes yeux se rétrécissent, alors que je lui lance un sourire insolent. Il me prenait pour ma sœur, il pensait pouvoir la traiter de la sorte ? Elle, mon miroir, ma précieuse âme, celle que j’avais divisé par je ne sais quelle coup du sort. Qu’il me tape, me brise, tant qu’il se trompait, cela m’allait, mais, il ne s’en tirerait pas aussi facilement.
Je le fusille du regard, impuissante au coup qu’il allait me décrocher. Némys n’allait réellement pas être contente, elle allait se mettre en colère. L’inquiétude, la tristesse, tous ces sentiments, ils n’arrivaient pas à s’écouler normalement de son corps, par ma faute. Ils stagnaient et infectaient son esprit qui n’avait trouvé que la colère pour vaincre le mal. Un brasier qui emportait tout, assainissait, ravageait, pour ne plus rien laisser sur son passage. Alors oui, elle s’inquiéterait, mais elle serait en colère. Je ne sais pas ce que je redoutais le plus.

Sa furie ou son poing

Je garde les yeux ouverts, le narguant, c’était la seule chose qui était à ma portée. Je la voyais sa main se refermer à s’en faire blanchir les phalanges.

Et le poing ne partit jamais. Une tête brune apparut derrière mon bourreau, un feu follet qui l’avait maitrisé et moi de nouveau à terre. Le parquet allait finir par croire que je lui faisais des avances à venir l’embrasser ainsi. Il n’a pas l’air bien commode le gamin, un minotaure déguisé en brindille. Il fallait au moins ça pour maitriser un tel gorille. J’acquiesce à sa demande, oui je pouvais bouger. Des éclats en avaient profité pour se loger dans ma jambe, rien de bien grave en somme. J’étais juste sonnée. S’il pouvait me donner une toute petite minute, ça aurait été bien.

Ça, c’était sans compter mon deuxième copain. Le rouge c’était bien, ça égayait un peu son visage déformé par la haine. Une haine qui le rendait aussi stupide qu’un animal et bien plus laid. Il devrait me remercier au lieu de beugler comme ça.
Avec de la chance, il arrêterait de réfléchir. Puisqu’il semblait seulement vouloir shooter dans ma tête comme dans une balle, il ne ferait pas attention et je pourrais le faire tomber.

-Désolée mon grand, mais oui, je crois que je vais m’en tirer comme ça.

La colère, je connaissais, je savais ce qu’elle faisait et mal géré ce n’était jamais bon. Hors, il était loin de la personnification de la furie froide et terrifiante. Autant attiser les flammes pour le rendre aveugle avec la fumée. Cela me facilitera une tache déjà trop compliqué. Le feu follet est plus rapide, se trouvant une âme de chevalier blanc. Noir plutôt, car il était loin du visage amical et chaleureux qu’on pouvait attendre d’un blanc. Puis avec cette tignasse. ..
Le résultat fut propre, rapide, net et sans bavure. Un gorille affalé plus loin et un bœuf dont le museau s’écroule à quelque centimètre de moi.

Je finis par me lever, plus pour éviter un éventuel futur assaut que pour obéir aux ordres du monsieur pas si charmant. Avait-on le droit d’être si agressif envers la personne qu’on venait de sauver ? Il se devait de jouer le rôle jusqu’au bout, sinon ça n’allait plus du tout. Je claudique un peu plus loin, trouvant sans mal un tabouret ou m’assoir. Étrangement, un périmètre de sécurité avait été établi autour de nous, libérant toutes les places. La sécurité à l’air d’arriver, maitrisant le peu de résistance qu’il restait à ces deux abrutis. Le seul problème qui restait allait être de réussir à sortir de cet établissement indemne, de regagner la libraire et de trouver de quoi émasculer ces deux porcs qui ne manqueront certainement pas de venir nous rendre une petite visite. Il faudrait que je prévienne Nym’. Ce genre de problème pouvait vite gangréner pour devenir intraitable. Il fallait donc faire très attention à comment régler une situation qui n’était qu’a son prologue.

Je commence à enlever les morceaux de verre dans ma jambe. Ceux-ci ne s’étaient pas trop enfoncés, les fragments étaient gros et en superficies. Contrairement à ma main dont certain avait pénétré plus profondément. Un filet de sang coule à la commissure de mes lèvres, je le sens descendre sur ma peau. Un gout de fer dans la bouche.
Il n’y était pas allé de main morte.
Monsieur Charmant noir vient à ma rencontre. Il était contrarié, enfin je crois. Je me contente de lui sourire, le sourire, ça calme la colère, sinon il faut détourner l’attention. Je n’avais rien pour cela, alors, je me contente simplement de sourire. Est-ce qu’il allait aussi me demander de déguerpir ? Si c’était le cas, j’étais dans la panade, les deux ânes étaient certainement en train de m’attendre à un coin de rue pas loin. Je n’étais pas sûre de pouvoir les semer.

-Merci pour l’aide. Ça va tu ne t’es pas fais mal ?

Parce qu’il était mignon avec ces ‘’petites’’, mais je ne l’étais pas tant que ça et niveau format de poche, il était pas mal dans son genre aussi.

-Je ne suis pas si petite que ça tu sais. Et on doit sûrement avoir le même âge. Moi, c’est Lillial. Tu ne m’en veux pas si je ne te sers pas la main.

Je grimace, mes yeux se reportant sur ma main. Je commence à enlever avec précaution ce que je peux. Le moindre mouvement envoyait des vibrations insupportables dans l’ensemble de mon bras.
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MessageSujet: Re: Le quiproquo d'un miroir.   Ven 8 Avr - 17:13


« If you won't listen to my words, then listen to my dancing feet. »



Lillial & Tristan
featuring

La force brute n'était absolument pas nécessaire pour réussir à immobiliser une personne. Du moins, lorsqu'on possédait assez de technique et d'expérience en art martial et c'était le cas de Tristan. Fort d'un entraînement de plus de deux cents ans, il se targuait de maîtriser les gorilles, eux-même handicapés par leur propre lourdeur. Si ces deux hommes s'étaient montrés plus intelligents et s'étaient jetés à deux contre lui, Tristan aurait sans doute souffert mais ce ne fut pas le cas. Le premier homme, celui qui possédait un strabisme divergeant, se contenta de reculer de deux pas lorsque Tristan le repoussa. Sans plus. Par la suite, il regarda la scène bêtement sans réagir, jusqu'à ce que les sorteurs arrivent enfin et l'escortent jusqu'à la sortie.

Le mouvement de jambe de Tristan à l'encontre du deuxième homme avait été efficace, grâce à son habileté et son expérience, et le malfrat était tombé. Tristan s’apprêtait donc à une contre-offensive et il se préparait ainsi à frapper sa carotide. Un coup sur cette partie neutralisait temporairement l’adversaire puisque son cerveau devenait moins irrigué en sang. Il n'aurait pas besoin de frapper fort pour cela. Au contraire, il ne devait PAS frapper trop fort, pas question de provoquer des conséquences irréversibles sur le corps de l’adversaire, ou pire, de le tuer. Tristan ne faisait pas ce genre de chose en public. Et pourtant, rien ne se passa. Et pour cause, le deuxième homme ne se montra pas plus réactif que le premier, se laissant docilement emmener par les sorteurs à son tour.

Tristan fut déconcerté par ce final, à la rapidité quelque peu décevante. Cependant, c'était tout de même assez logique car même deux abrutis pareils devaient être au courant des lois et des risques qu'ils encourraient en se battant en public. Les peacekeepers n'auraient pas tardé à arriver et ils risquaient la prison et même de plus lourdes représailles. Ils avaient donc tout intérêt à faire profil bas, tant qu'ils se trouvaient dans cette grande salle pleine de témoins. Se pourrait-il qu'ils attendent de pouvoir prendre leur revanche à la sortie ? Tout était possible.

Tristan se tourna vers la fille. De son coté, elle n'avait pas eu l'air d'éprouver la moindre peur, elle avait même affiché un sourire insolent à l'adresse de ses bourreaux, exactement comme si elle cherchait à les exciter davantage. Par orgueil ou fierté ? Sans doute. Tristan s' était adressé à elle avec froideur mais sans agressivité particulière. Certes, il ne s'embarrassait jamais à enrober ses paroles de sourires ou de flagorneries inutiles, il allait droit à l'essentiel. Il ne se rendait d'ailleurs pas compte qu'il avait pu froisser cette jeune fille ou qu'elle le jugeait agressif ou contrarié. Il l'aurait été si on l'avait obligé à se battre plus longuement en public mais finalement, les choses s'étaient passées extrêmement vite et il n'avait même pas eu à se salir les mains.

Quelques personnes s'étaient écartées avec prudence, ce qui permit à la blessée de se reposer sur une place libérée. Elle lui offrit un sourire, assorti de paroles qu'il jugea un peu étranges. Il fronça les sourcils avec incertitude, était-elle ironique quand elle lui demandait s'il avait eu mal ? Il n'avait pas reçu le moindre coup, c'était pourtant visible. Tristan avait parfois du mal à saisir les sous entendus, d'autant plus que de son coté, il était toujours très direct. Il ne chercha donc pas plus loin et finit par hausser doucement les épaules. « Non, ça va. » Son regard glissa sur les blessures qu'elle portait. Le bonhomme l'avait frappée au visage et elle saignait mais cela ne l'empêchait pas de parler, Tristan en déduisit qu'elle ne devait donc pas  avoir de fracture. Des morceaux de verre avait blessé ses jambes mais elle avait apparemment réussi à tous les enlever, cela ne semblait pas grave non plus. Ne restait donc que ceux qui étaient logés dans sa main et qui semblaient la faire souffrir, au vu de ses grimaces et des tremblements dans son bras.

Tristan observa tout cela rapidement tout en l'écoutant lui répondre qu'elle avait probablement le même âge que lui. Cette annonce lui fit un effet étrange. « Je ne cherchais pas à vous insulter. Vous paraissez juste très jeune. Quel âge avez vous ?» Il en oubliait parfois sa propre apparence. Ou l'âge qu'il donnait l'air d'avoir. Cela faisait plus d'un an que les miroirs ne renvoyaient de lui que l'image d'une créature monstrueuse et décomposée, sans âge et sans humanité. Du reste, les décennies qu'il avait passée à Darkness Fall depuis l'an 1820 lui avait fait oublier sa propre jeunesse. Il inclina légèrement la tête avec politesse, son visage toujours sérieux. « Je m'appelle Tristan. Non, je ne vous en veux pas. »

Cette jeune Lillial n'avait pas l'air de vouloir semer la pagaille dans la salle. Pas de crise d'hystérie en vue, pas de scène de panique, pas de tentative de poursuivre ses agresseurs en hurlant. Non, rien de ce genre. Au contraire, elle souriait en dépit de ses blessures et elle avait l'air fort calme. C'était donc très bien et Tristan ne voyait aucune raison de la mettre dehors. A une autre époque, il lui aurait à présent conseillé de rejoindre ses parents ou son chaperon. Mais il savait que l'époque moderne n'exigeait plus ce genre de choses de la part d'une jeune fille de bonne famille. Depuis sa sortie de Darkness Fall, il n'avait pas vraiment fréquenté beaucoup de jeunes et il savait que bon nombre des codes sociaux et des habitudes de la jeunesse moderne lui échappaient. A vrai dire, les codes humains en général lui échappaient, bien souvent, et il ne s'en rendait pas toujours compte. La plupart du temps, il s'en moquait éperdument, armé d'un cynisme à toute épreuve. Néanmoins, il n'allait tout de même pas la planter là, sans plus d'égard. Il poursuivit donc, de ce même ton neutre et posé. « Il doit y avoir une trousse de secours dans les coulisses. Si vous voulez, on peut y trouver de quoi vous soigner. » Il ne savait si elle accepterait mais au moins l'aurait-il proposé, il aurait ainsi été jusqu'au bout de son intervention de sauvetage. Il la contemplait avec une nuance de curiosité. « Vous n'avez pas une dégaine de bagarreuse, jeune fille. Pourquoi ces hommes voulaient-ils vous démolir ?»



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MessageSujet: Re: Le quiproquo d'un miroir.   Mar 12 Avr - 8:54

Mon sauveur revient vers moi, une mine stoïque accrochée au visage. Comme si tout cela n’était qu’un désagrément mineur dans une routine bien huilée. Je lui demande si tout va bien, il faut dire que malgré la vitesse hallucinante dont il avait fait preuve, la différence de gabarit aurait pu le blesser. Il me répond de façon toute aussi froide que son attitude. Plus par politesse qu’autre chose semblerait-il. Je hausse les épaules pour en revenir à ma main, les éclats sont encore nombreux et tombent sur la table avec un cliquetis dérangeant. Il ne faut pas longtemps à la clameur pour revenir s’installer dans son antre, le danger était passé, partis, invisible.
La foule pouvait reprendre ses habitudes.
Moi, je savais pertinemment qu’une fois dans la rue, j’avais de forte chance d’être dans de sales draps. Pour le moment, j’étais en sécurité et au chaud. Je ne pouvais guère demander mieux, à part peut-être Une arme pour me défendre et de quoi satisfaire ma curiosité. Elle brulait au fond de mon ventre, insatiable et demander en offrande le nom de l’inconnu à la sombre mine.

Il a l’air de se dérider un peu. S’excuse, pour s’enquérir de mon âge. On s’en fichait un peu non ? J’étais majeure c’était tout ce qui comptait. Allait-il continuer à me traiter comme une enfant s’il s’avérait plus vieux ? J’étais presque tentée de lui donner une réponse complètement stupide et fausse, mais il n’avait pas l’air très porté sur la plaisanterie.  

-Vingt ans, et toi ? Et ce n’est pas la peine de t’excuser, je ne suis pas vexée. C’est simplement bizarre d’être traitée de la sorte, alors que tu dois pas dépasser le quart de siècle. Tutoie-moi si tu veux. Après ce qui vient de se passer on est plus vraiment à ça près.

Trop de politesse tuait la politesse. Vouvoyer un client, je pouvais comprendre, mais en l’occurrence, nous n’en étions pas vraiment à une simple conversation commercial et purement professionnel. Pas quand j’avais la main en sang, la lèvre éclatée et que lui c’était débarrassé de deux gorilles comme si de rien n’était.  J’ai finalement droit à un nom, mais il était  toujours drapé dans ce même stoïcisme, ne comprenait-il pas les boutades ? Il avait l’aire de prendre toutes mes paroles aux premiers degrés. Ca enlevait presque le plaisirs de la plaisanterie ...
Mon sourire s’élargit à sa proposition et je saute sur mes jambes. Mes blessures me lancent un peu, mais pas autant que mes doigts écorchés. C’était bon signe, je pourrais courir sans que la douleur ne me fasse perdre de la vitesse. Par contre, si je devais grimper, là…. Je risquais fort d’être dans une situation compliquée.

-Volontiers. Si je rentre en l’état, je risque fort de me faire crier dessus et franchement j’y tiens moyen.

Je pourrais toujours mentir en lui disant que j’étais tombé dans les escaliers, ça n’expliquerai pas ma main, mais pour le reste ça pouvait passer. Cependant, elle saurait que je lui mens et puis il fallait aussi que je la mette en garde. Pour résumer, j’étais coincée, mais moins j’aurais de blessure visible et plus douce serai la colère.

-Tu me sauve la vie !

J’exagérais à peine. Honnêtement, les deux ânes sans manières faisaient pâle figure devant ma sœur. Tristan avait toujours ce masque d’indifférence polie. S’il faut, il était déjà en train de regretter son aide. C’était dur de savoir ce qu’il pensait. D’ordinaire, les yeux étaient le reflet de l’âme. Lui avait réussit à tout calfeutrer sous un voile opaque ne laissant rien filtrer.
C’était un poil agaçant et assez amusant à la fois. Est-ce que je pouvais dérider un tel individu ? Le challenge avait ce petit quelque chose d’impossible qui pimentait le défi. Y avait-il plus qu’un homme bouffé par l’ennui et déjà lassé de sa vie ?


-Qui te dit que je ne suis pas une dangereuse psychopathe ? Lui dis-je en riant. C’est une blague. Ils voulaient me violer, enfin pas moi, pas vraiment. Ils n’ont pas été foutus de garder leur mains dans leurs poches en racontant tous ce qu’ils avaient envies de lui faire et le coup est partie avant qu’ils ne décident de m’embarquer sur leurs dos comme si de rien n’était. Je ne pense pas que quiconque serait intervenu. Enfin… presque personne ?  

Je finis par hausser les épaules, ce monde était noir. Les gens préféraient tourner le regard en se disant que cela ne les concernaient pas. S’ils m’avaient prises contre mon grès pour m’emmener ailleurs, tant qu’il n’y avait pas eu violence, simplement des cris et de la résistance, par sur que quiconque aurait fait quelque chose pour moi. Les videurs seraient venus pour tous nous expulser. Finalement, j’avais eu de la chance. Prendre des coups était préférables. Revoir les visages satisfaits de ces mecs persuadé de ma docilité, excités par une possible résistance me donnait des envies de meurtre. Rien que de penser qu’ils pensaient avoir à faire à ma jumelle. Non vraiment, c’était insupportable.

-Encore, j’aurais pu les ignorer s’ils m’avaient vraiment visé moi…. Mais ils voulaient ma sœur. Et ça, ce n’était pas négociable. Enfin bon, désolée pour le verre…. Il était joli en plus.


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MessageSujet: Re: Le quiproquo d'un miroir.   Mer 20 Avr - 19:08


« If you won't listen to my words, then listen to my dancing feet. »



Lillial & Tristan
featuring

Lillial lui confia qu'elle trouvait son comportement bizarre et Tristan se pinça doucement les lèvres. Ce n'était pas la première fois qu'on lui reprochait ses manières étranges et ce ne serait probablement pas la dernière. Non pas qu'il en soit vexé, il se fichait bien de l'opinion d'autrui, mais il préférait se fondre dans la masse et ne pas attirer la méfiance des autres, de manière générale. Ainsi, le commentaire de cette fille lui rappelait qu'il devrait faire plus attention. Toutefois, même s'il aurait accepté de faire des efforts pour s'adapter aux normes sociales, il ignorait comment s'y prendre, la plupart du temps. Dans ce cas précis par exemple, il ne voyait sincèrement pas en quoi la façon dont il avait traité cette jeune fille était bizarre. Et entre autres choses, il avait également du mal à interpréter correctement les émotions d'autrui, parfois. Mais soit, si elle n'était pas vexée, c'était mieux pour elle, sans doute.

« D'accord. Nous pouvons nous tutoyer si tu le désires, je n'y vois aucun inconvénient. Vingt ans… Hum, je vois. Il me semble que... j'ai vingt-trois ans. Oui, il n'y a pas un si grand écart entre nous, finalement. »

Ridicule. Leur écart était énorme au contraire, et il se sentait aussi différent de cette fille que la nuit et le jour. Il n'était pas parvenu à donner à son affirmation assez de certitude et il en fut douloureusement conscient. Tristan détestait lorsqu'il perdait le contrôle de ses propres émotions et il ne se pardonnait pas le moindre tout petit trouble qui le traversait. Mais s'il se sentait mal à l'aise dans cette conversation, c'était sans doute parce que Lillial lui prouvait un peu trop l'écart qui le séparait du reste du monde. Il était censé faire partie d'une génération à laquelle il ne se sentait pas du tout appartenir. Ainsi, il la regarda sauter sur ses pieds avec un certain dynamisme, pleine d'entrain. Elle s'adressait à lui d'un ton enjoué, assez insouciant, elle souriait en lui parlant, elle riait même. Lillial lui parut encore plus ressembler à un enfant dans ses réactions pleines de fraîcheur, dans sa manière légère de parler d'un événement, somme toute assez traumatisant. De son coté, Tristan conservait le même air sérieux pendant qu'il l'écoutait lui raconter son histoire. Son regard sur elle restait fixe, trop direct, alors qu'il l'écoutait en silence jusqu'au bout.

L'espace d'un moment, il se demanda si elle était réellement désolée d'avoir détruit ce verre ou bien si c'était encore l'une de ces étranges blagues. Il préféra ne pas relever.  « Dans un monde où des violeurs peuvent kidnapper une jeune fille en public, sans que qui que ce soit n'y trouve à redire, tu gagnerais à devenir une dangereuse psychopathe pour de bon. L'idée te plairait ? » Il lui avait répondu sur le même ton neutre et insensible qui était le sien. Un infime sourire apparu cependant sur ses lèvres, prouvant qu'il plaisantait lui aussi. Tristan n'était pourtant pas certain de réellement plaisanter et une curiosité malsaine brillait dans son regard. Même si son propre humour avait toujours été un peu décalé, son attrait pour la violence le rendait songeur. Cette lueur morbide glissa dans ses yeux l'espace d'une seconde. Avant de disparaître. Il hocha la tête, suite aux explications de Lillial.  « Je vois. Tu as défendu l'honneur de ta sœur, c'est très bien. Nous allons dissimuler tes blessures. Viens. » Ainsi, il lui fit signe de l'accompagner d'un geste de la main avant de la précéder vers les coulisses.

Plus personne ne faisait attention à eux dans la salle et Tristan ouvrit la porte qui menait à l'arrière de la salle de spectacle, attendant que Lillial le rejoigne pour s'effacer avec politesse et laisser la demoiselle rentrer avant lui. Un réflexe naturel pour lui, dans ce genre de cadre, auquel il ne réfléchissait même pas. Ainsi, une fois dans les coulisses, il referma la porte derrière lui et indiqua un siège à Lillial.  « C'est là que nous nous changeons. Je pense que la trousse de secours doit se trouver dans l'une des armoires. » Tout en parlant, Tristan avait commencé à ouvrir les portes des armoires, bien rangées, et à chercher rapidement cette fameuse trousse. Il ne tarda pas à la découvrir et en l'ouvrant, il découvrit qu'elle contenait encore du désinfectant et des bandages. Il les remit à Lillial, jetant un coup d’œil sur sa main au passage. Il n'était pas habitué à soigner les autres ni même à les toucher, il avait toujours été assez distant et refusait la plupart du temps les manières tactiles. Il n'avait donc certainement pas l'idée de l'aider à se soigner. Cependant, il voyait bien que des morceaux de verre se trouvaient toujours dans sa chair.

Sur toute une partie d'un mur, se trouvait un grand miroir posé au dessus d'une tablette remplie de produits de maquillage et de divers instruments de beauté. C'était là que les artistes se préparaient pour les spectacles. Tristan pensait bien y dénicher une pince à épiler et il se retourna pour aller voir, tout en reprenant la parole. « Ta sœur est-elle dans les parages ? Si c'est le cas, je présume que vous feriez mieux de rentrer chez vous. » Il se rapprocha, lui offrant la pince à épiler. Quelque chose se passa dans son regard, une nouvelle lueur fugace.  «A moins que tu ne préfères égorger ces deux types, en guise de représailles. » Il avait ajouté cela sur le même ton détaché avant d'aller s'appuyer contre la tablette, son regard dans le sien.  « Pourquoi tu risquerais de te faire disputer ? Qui est cette personne dont tu redoutes les gronderies ? »




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On ne m'a donné ni arme ni larmes à mes yeux, Que ce cheval d'acier noir et ce corps sans visage. J'ai l'âme de l'enfant et la mémoire du vieux. L'éternité c'est long quand on marche sans cœur.
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MessageSujet: Re: Le quiproquo d'un miroir.   Dim 24 Avr - 9:25

Mes yeux brillent d’amusement. Il se déridait et j’aimais bien sa répartie. Il se cachait derrière un masque impassible, cependant il commençait à laisser filtrer un peu de sa personnalité. Peu importe ce qu’elle pouvait réellement être, il était intéressant.
Et l’idée séduisante.

-Ça pourrait être drôle. Tu m’apprendrais ? Je suis certaine que tu ferais un bon sociopathe, tu passe inaperçu avec ta carrure de crevette, mais en fait tu es sacrément efficace quand tu te mets en mouvement.

J’évoluais plutôt dans la catégorie éléphant avec ma jumelle. Nous n’étions pas vraiment la discrétion à proprement parler. Donc psychopathe ou autre chose… Je savais que je n’étais pas tout à fait normal non plus. Je ne m’intégrais pas dans le schéma classique sociétal et c’était gênant pour beaucoup de monde. On me l’avait déjà souvent répété et puis cela se voyait dans les yeux de ceux qui nous fuyaient.
La différence tend à l’incompréhension et l’ignorance fait peur.
Avant nous avions une excuse, nous étions des enfants, et puis en grandissant, l’excuse s’est flétrie. Elle n’était plus appropriée. Nous étions trop grandes, bizarres, étranges et certainement beaucoup de choses se finissant en « pathe » d’après les spy qui nous avaient suivi. Ils voulaient continuer à nous analyser, des charognards suceurs de sang, persuadés que leurs réalités étaient une vérité unique et immuable. Des menteurs et des hypocrites, eux ils m’ennuyaient. Ils ne nous avaient pas comprises, pas écouter. Nous n’étions pas normales, oui nous le savions. Ils n’avaient simplement pas pris la peine de comprendre pourquoi, alors que c’était une évidence.
Nous étions inoffensives, enfin la plupart du temps et je faisais en sorte de canaliser les colères de Nemys sur moi. De prendre les coups à leurs places. Ils étaient en sécurité sans même le savoir, ils ne pouvaient pas nous obliger à les voir, nous enfermer de nouveau. Alors désormais, nous étions de nouveau tranquilles. Enfin libérés de ces abrutis, tout ça pour devoir en rencontrer de nouveau, croyant que nous n’étions que leurs choses. Seulement bonnes à les satisfaire. Non , vraiment, je préférais encore être considérait comme folles et la protéger plutôt que de me soumettre devant ce monde étriqué et tordu.

-Merci !

C’est avec entrain que je suis mon sauveur. Non seulement il m’avait sortit d’un mauvais pas, mais en plus il avait certainement limité drastiquement la possibilité de mort subite de mes tympans. Ma sœur criait fort, vraiment très fort, quand elle était en colère et elle le serait.
Ma jambe est douloureuse et me rappel avec mauvaise humeur son état dès que je la pose à terre. Je l’ignore, refusant de boiter, alors que je pouvais encore marcher normalement. Tristan me montre l’entrée des coulisses, me laissant passer en première. Je prends donc la tête de notre expédition en haussant les épaules. Les sons s’étouffèrent lorsqu’il referma la porte, donnant une ambiance feutrée et sereine. Loin de l’excitation joyeuse qui flottait dans la salle de spectacle. J’aimais bien cet endroit aussi, c’était comme si j’étais passée de l’autre coté du miroir d’Alice au pays des merveilles. Même si les merveilles étaient assez ordinaires en fin de compte.

Pendant que Tristan cherche de quoi me soigner, je furète un peu de partout. Curieuse, je n’étais jamais entrée dans ce genre d’endroit. Un grand miroir à la décoration changeante selon l’emplacement, du maquillage et des accessoires. Une caverne d’Alibaba étrange dont l’organisation m’échappait totalement. C’est à moitié le nez dans une poudre à l’odeur étrange qu’il me récupère pour me donner la trousse de secours. Je la pose sur ce que je peux et m’assois. Un sifflement m’échappe quand le désinfectant brule ma peau. Je n’ai jamais aimé cette sensation, les coups, les coupures. C’était une douleur brutale, naturelle, mais le désinfectant…. C’était perfide, il y avait toujours cette micro seconde quand le liquide touchait votre peau où il ne se passait rien, donnant cette espoirs stupide que ça ne faisait pas si mal que ça et d’un coup ça flambait comme si on y avait mis le feu.

J’éclate de rire, il avait réussit à attirer mon attention toute focalisée sur cette douleur désagréable. Je m’empresse de m’expliquer avant qu’il ne le prenne mal. Se mettre à dos mon sauveteur n'était pas une bonne idée.

-Si elle avait été là, ces gars seraient morts. Et votre établissement aurait eu des dégâts sérieusement plus gros qu’un simple verre cassé. C’est pour ça que je ris. Elle ne passe pas vraiment inaperçu, surtout quand on s’en prend à moi. Vous n’aimeriez pas qu’on touche à une partie de vous, nous c’est pareille.


Un sourire mauvais répond à mon chevalier noir. Je ne savais pas trop s’il avait vraiment voulu dire cela. En général les gens étaient assez frileux sur ce genre de sujets. Les mots étaient magnifiés pour rendre une pensée qu’ils jugeaient sales comme étant plus respectable. Il était franc et parlait sans détours. Ça aussi j’aimais bien.

-Si j’en avais été capable, ils le seraient déjà. Mais il semblerait que c’est hors de ma portée et que ce n’est pas très bien non plus.


J’avais eu envie de les tuer. J’avais vu dans leurs yeux qu’ils étaient sérieux, qu’ils ne s’arrêteraient pas. Comme un animal revendiquant son territoire, pour je ne sais quelle raison, ils avaient décidés que nous étions leurs. Enfin, elle, Némys. Et il en était hors de question.
Elle était à moi.
Elle était moi.
Soyons franc, s’il avait été seul, je lui aurais surement éclaté le crâne contre le sol. Mais il ne l’avait pas été et ça n’aurait pas été très prudent devant tout ces gens. Je n’étais pas aussi stupide.
Mais, qu’un type aussi abject se permette de menacer ainsi ma jumelle. Non, mais pour qui se prenait-il ? C’était intolérable. J’avais souvent été réprimandée à cause de ma violence. Souvent, nos tuteurs ne comprenaient pas, je pouvais tout endurer sans broncher, mais dès que ça touchait Nemys, je devenais aussi brutale que la colère de ma sœur pouvait être dévastatrice. La seule différence était que j’avais parfaitement conscience de ce que je faisais. Je n’y ai simplement jamais vu le mal, ce qui dérangeait autant mon entourage. Tant qu’on ne faisait pas de mal à Nym’ d’une manière ou d’une autre, il n’y avait pas à s’en faire.
C’était pourtant simple non. Je ne faisais que la protéger. C’était mon rôle, à moi qui lui avait tant volé.

-De ma sœur pardi. C’est elle qui a pris la colère et quand elle se manifeste, elle n’a pas la lucidité pour la tempérer. Alors, ça enfle et ça explose. C’est terrifiant. Mais ça lui fait plus de mal que de bien, après elle a tendance à regretter. Alors, si je pouvais limiter la casse, ça ne serait pas plus mal.

Je lui explique doucement avec patience. Parce qu’il ne comprenait jamais, mais j’aimais parler delle. Il n’écoutait jamais, mais elle méritait l’indulgence que l’ignorance ne lui accordait jamais. Personnellement, je m’en fichais, de ce que les gens pouvaient penser, mais elle c’était différent, ça l’affectait.

-Mais bon, il faudrait déjà que je puisse retourner chez moi. Je ne suis pas certaine que ces deux abrutis soient repartis bien sagement. J’espère simplement qu’ils ne sont pas vers chez moi, je n’aimerais pas qu’il la retrouve et nous confonde encore…


Si cela devait se passer, s’ils devaient la toucher. Là, je les tuerais. Peu importe comment.
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MessageSujet: Re: Le quiproquo d'un miroir.   Lun 9 Mai - 20:06


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Lillial & Tristan
featuring

Tristan n'était pas susceptible, en vérité. Il se sentait tellement éloigné du reste du monde, tellement étranger à eux, que tout commentaire désagréable à son encontre glissait sur lui comme de l'eau. Sans doute en avait-il souffert quand il était jeune, lorsqu'on le traitait d'attardé ou d'anormal. Ou même, lorsque les vieux flibustiers se moquaient de son allure trop gracile, lorsqu'ils lui prédisaient qu'il ne passerait pas un hiver avec eux, tant il semblait trop maigre et trop faible. Tristan avait essuyé bon nombre de moqueries, de jugements, de calomnies. Mais loin de l'écraser, ces insultes l'avaient renforcé. Il avait appris à affronter la haine et les préjugés et à leur opposer une indifférence de glace. Lui-même n'éprouvait qu'un vague mépris envers l'engeance humaine et il réagit donc au commentaire de la jeune Lillial d'une simple inclinaison de tête. S'il lui apprendrait ? « Oh non. Je ne suis pas efficace, j'ai eu de la chance, c'est tout.» Ainsi, il se détourna.

Au sein de la discrétion des loges, Tristan nota encore une fois le comportement enfantin et enthousiaste de la jeune fille qui s'adonnait à sa curiosité naturelle en furetant partout. Bien évidemment, le désinfectant devait la brûler et il haussa un sourcil en l'entendant siffler, à moitié moqueur. Elle oubliait pourtant bien vite sa douleur en reprenant ses rires et Tristan l'observa, animé lui même d'une certaine curiosité. La gamine lui expliqua bien vite les raisons de son hilarité en évoquant la brutalité de sa sœur qui semblait la mettre en joie. A l'entendre cette demoiselle était donc un genre de berserker, capable de semer chaos et destruction sur son passage, telle une furie. Tristan se laissa aller un moment à son imagination et demeura rêveur quelques minutes. Se créant la scène dans son esprit, il visualisait déjà un guerrier-fauve en état de fureur sacrée, lâché au beau milieu du Masquerade ! Un vague sourire apparu sur son visage mince avant qu'il ne secoue la tête, haussant les épaules.

« Non, ce ne serait pas très bien, en effet. » Sa voix semblait désinvolte, lointaine. Il restait posté contre la tablette pendant que Lillial se soignait toute seule. Si jamais une telle chose avait dû réellement se produire, si jamais la sœur de cette fille était aussi chaotique qu'elle le lui dépeignait, alors il aurait aimait voir cela. Même s'il serait resté en retrait, même s'il n'aurait participé en rien à ce massacre, toujours aussi discret, aussi en dehors, aussi invisible. Mais alors, les deux sœurs auraient été rapidement livrées aux autorités car la milice avait l’œil et les lieux publics comme celui-ci étaient bien entendu soumis à son extrême vigilance. Et Lillial aurait probablement moins rigolé. Mais qu'importe puisque finalement elle était seule et à l'abri de ces loges, à l'abri de ses bourreaux tout autant que de l’ire de sa sœur, aussi effrayante soit-elle. Tristan resta à sa place, l'écoutant en silence jusqu'à ce qu'elle termine par évoquer son incertitude de réussir à entrer chez elle. La curiosité naturelle de Tristan l'emportait et surtout la nécessité de comprendre ces êtres étranges qu'étaient les autres. Les autres et leurs si déroutants cheminements intellectuels. Pourquoi ne pas tenter de faire un effort pour appréhender ces êtres si étranges, après tout ? Tristan avait parfois l'impression d'être un extra-terrestre, perdu au milieu du peuple. S'y intéresser un temps soit peu ne serait sans doute pas une si grande perte de temps. Alors, il était prêt à aller jusqu'au bout du raisonnement.

« Cela te paraît évident mais cela ne l'est pas pour moi. Je n'ai jamais eu ni frère et sœur, je suis seul. Pourquoi dis-tu qu'elle a « pris » la colère ? A t'entendre, on pourrait croire que vous vous êtes partagés les émotions, un peu comme on se partage des objets, c'est étrange. Cela dit, tu as raison, la colère n'est pas bonne conseillère à ce que l'on dit. »

Lui même ne l'éprouvait jamais. Bien-sûr, il avait déjà subi la frustration, la déception, la tristesse. Et celle-ci l'écrasait bien souvent au moment où il s'y attendait le moins. Il éprouvait aussi des vagues étranges d'un sadisme assez troublant quelques fois, mais il ne s'agissait pas de colère, pas de ressentiment, pas de rage envers qui que ce soit. Toujours était-il que le discours de Lillial était parsemé de détails étranges, comme le fait qu'elle parle comme s'il était évident qu'il comprendrait de quoi il retournait, alors qu'il n'en avait pas la moindre idée. Par exemple, était-ce si évident que ces deux hommes puissent la confondre avec sa sœur ? Et puis le fait qu'elle s'exprime aussi facilement sur sa vie, sur sa relation avec sa sœur, le caractère de cette dernière, tout cela en riant, comme s'il s'agissait d'une vaste blague, comme si au fond, la vie entière n'était qu'une farce. De son coté, Tristan était si secret, si renfermé, qu'il ne pouvait concevoir qu'on puisse se montrer aussi ouvert. Et dans le même temps, Lillial n'était pas assez ouverte pour lui permettre de la comprendre. Qui le serait de toute manière ? Il se sentait si éloigné de tout. Il était probable que jamais il ne réussirait à se sentir sur la même longueur d'onde que qui ce ce soit et il était bien disposé à s'en accommoder mais tout de même. Tristan haussa les épaules une nouvelle fois.

« Ces deux personnages n'avaient pas l'air d'être capables de sagesse, en effet. Je doute également qu'ils aient abandonné l'affaire aussi facilement, d'autant plus si la vengeance était leur mobile. Ma foi. »

Inutile de feindre de la rassurer par de vaines paroles, Tristan n'était pas de ce genre là. Ses phrases étaient sans doute froides mais en tous cas, elles étaient franches car c'était bien là ce qu'il pensait vraiment. Il se redressa soudain, orientant son regard vers la porte avant de le retourner vers la jeune fille.

« Est ce que tu t'en sors avec tes blessures ? Si oui, alors c'est tant mieux. J'imagine que si ces deux malabars tombent sur ta sœur, elle les tuera sans aucun problème, au vu de ce que tu m'a décrit, elle m'a l'air aussi farouche que puissante. En ce qui te concerne, je présume que tu lui ressembles ? Auquel cas, ces hommes risqueraient à nouveau de s'en prendre à toi ? Et donc, il va te falloir te débarrasser de tes ennemis. Comment comptes-tu faire cela, en l'absence de ta sœur ? »

Si c'était sa sœur la colérique alors... qui était Lillial ? Et Tristan l'observa en l'attente de réponses.



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