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 « it's safer by your side » - pv. Elias

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↳ Métier : trafiquante et créatrice de nouvelles drogues et médiacements pour la Niflheim.
↳ Opinion Politique : sans opinion.
↳ Niveau de Compétences : niveau un.
↳ Playlist : PANIC! AT THE DISCO - emperor's new clothes⎜SMALLPOOLS - street fights⎜HALSEY - drive⎜THE SCORE - where do you run?⎜THE 1975 - love me⎜TWENTY ONE PILOTS - ride⎜DOROTHY - wicked ones⎜THE KOOKS - bad habit⎜PVRIS - you and I⎜BMTH - follow you
↳ Citation : « I'm falling, so I'm taking my time on my ride »
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MessageSujet: « it's safer by your side » - pv. Elias   Sam 2 Avr - 12:18



elias & mackenzie
I know it's warmer where you are and it's safer by your side. But right now I can't be what you want. Just give it time. And if you and I, can make it through the night. And if you and I can keep our love alive, we'll find. We can meet in the middle, bodies and souls collide. Dance in the moonlight. When all the stars align, for you and I. I know it's cold when we're apart. And I hate to feel this die. But you can't give me what I want. Just give it time. And if you and I, can make it through the night. And if you and I, can keep our love alive, we'll find. We can meet in the middle. Bodies and souls collide. Dance in the moonlight. When all the stars align, for you and I. But for now we stay so far. 'Til our lonely limbs collide. I can't keep you in these arms. So I keep you in my mind. But for now we stay so far. 'Til our lonely limbs collide. I can't keep you in these arms. So I keep you in my mind. Reaching out, can’t feel you now. Can we meet in the middle?. Bodies and souls collide. Dance in the moonlight. When all the stars align for you and I, for you and I.
« it's safer by your side »



La noirceur de la journée s’impose, jusqu’à ne plus y voir clair. Une atmosphère plombante, pesante, étouffante. Qu’elle supporte de moins en moins bien. L’air lui paraît trop lourd, épais, pour se frayer un chemin jusqu’à ses poumons noircis par la fumée. L’extérieur lui semble aussi peu commode qu’un placard. Quatre murs grisâtres dont elle se retrouve prisonnière, incapable de s’en défaire. La contrariété n’en est que plus grande. La frustration plus exténuante. Un sentiment qui la hante, la rend folle, elle, l’australienne. L’incompréhension ne fait que croître à l’arrière de son crâne, à mesure que l’emprise de l’inconnu se resserre contre ses tempes. Elle pensait qu’une bouffée d’air frais lui ferait du bien. Mais tout ce qu’elle respire ne fait que lui irriter la trachée. Elle tousse, s’efforce de remplir sa poitrine d’oxygène. N’y parvient qu’à moitié. Sans comprendre pourquoi. De longues minutes adossée contre un mur de béton froid ne lui auront procuré que du dégoût. Une profonde envie de s’évader. Nerveuse, elle passe une main dans sa chevelure bleutée alors que le mégot qu’elle tenait entre ses lèvres s’écrase sur le bitume. Elle ne prête pas attention à l’ombre qui se dessine. Trop habituée à évoluer parmi elles et leurs singularités. Elle ne jette qu’un regard bref vers la silhouette qui s’avance, n’y attarde pas ses prunelles noisettes. Préférant retrouver le confort de son laboratoire au plus vite. Elle aurait peut-être dû, pourtant. Pour une fois. Elle aurait peut-être dû s’attarder et découvrir ce qu’elle redoute. Pour mieux y échapper.

« - Tu vas crever, sale garce » C’est tout ce qu’elle perçoit de la voix rocailleuse qui la transperce comme autant de lames à travers son épiderme. Elle n’a le temps de rien, avant qu’une main solide ne s’empare de son bras et la jette au sol. Elle s’écrase sur l’asphalte de la plus violente des manières, étouffe un cri sourd au creux de sa gorge alors que déjà, les égratignures engendrées se mettent à noircir. Elle relève la tête vers le ciel pour découvrir enfin le visage de son agresseur. Ça ne pouvait être que lui. Il le lui avait promis. L’avait juré. Qu’il la retrouverait, et la tuerait. Lui faire payer des années d’emprisonnement injustifiées. Elle, se plonge dans le mutisme, essaie de retrouver la stabilité de ses jambes mais il revient à la charge. S’empare d’elle comme d’une poupée désarticulée, lui plaque le dos contre un mur, si violemment qu’elle grimace, parvient à peine à se débattre. Une furie désarmée, blessée. Lui, s’acharne, s’en prenant à de nombreuses reprises à l’abdomen de la dealeuse. Son visage, aussi. Plusieurs fois. Le calvaire s’éternise sans qu’elle ne puisse y remédier. Le monstre en face d’elle bien trop massif comparé à son petit être. Il grogne, comme un animal enragé, se décide finalement a achever son œuvre. Une main, énorme autour de son cou. Le manque d’air est immédiat. Immanquable. Elle ne tarde pas à se sentir faible, au bord du malaise. Elle se débat comme elle peut, en vain. Ne parvient à rien. Il est trop fort, trop solide pour elle. Son teint change de couleur alors qu’un air satisfait se dessine déjà sur les traits de son assaillant. Elle grimace, se tord dans tous les sens. D’une main, elle atteint finalement son arme. Aveuglé par son objectif, il ne la voit pas venir. Ne s’apercevra de rien. Pas avant que le bruit sourd ne retentisse. Les paupières closes, elle presse sur la détente. Le coup part sans qu’elle n’hésite trop longtemps. Lui, s’effondre, blessé. Elle reprend immédiatement son souffle, inspire profondément. Comme si elle s’était trouvée au bord de la noyade. Non, elle ne l’a pas tué. Pas encore. Il ne cesse de jurer, de l’insulter alors que sa cuisse se vide de son sang. Du sang, dont elle se retrouve couverte, elle-aussi. Libérée de l’emprise qu’il avait sur elle, l’australienne peine à retrouver une certaine stabilité. L’arme toujours dans la main, l’idée de l’achever lui traverse l’esprit. Persuadée que le soulagement qu’elle en retirerait serait immense. Poussée par cet autre monstre qui l’habite. Un instant, elle lève le bras, dirige son viseur vers la tête de celui qui fut un jour sa famille, avant de se raviser. Affaiblie, elle préfère le laisser pourrir là, s’enfuir. S’éloigner de lui, une fois de plus.

Elle voudrait courir. Sans y parvenir. Comme piégée dans un mauvais rêve. Elle ne sait même pas où aller, se met à douter de tout, de tout le monde. De partout. Ne se sent plus en sécurité nulle part. Elle titube, perd l’équilibre à de nombreuses reprises, se rattrape comme elle peut contre tout ce qui lui passe sous la paume. Elle n’a aucune idée de ce qu’elle est censée faire. Aucune notion du temps. Elle ne fait que marcher. Marcher vite. Aussi vite que ses membres meurtris le lui permettent. La dealeuse finit par s’arrêter un instant, un goût métallique abominable en bouche, elle se met à tousser, ne peut retenir plus longtemps le sang qui s’est accumulé dans son œsophage. Elle crache quelque gouttes qui viennent teinter de rouge l’asphalte pâle. Elle secoue la tête, perdue, se tient l’abdomen. N’ose même pas constater les dégâts qu’il lui a infligé. La douleur lui suffit à les deviner. Plus le temps passe, plus l’adrénaline s’évade, plus la géhenne se fait cinglante. Elle grimace, étire les lèvres avant de se rendre compte de la coupure qu’elle y a aussi gagné. Les doigts viennent prendre connaissance de la chaire à vif au bord de ses muqueuses. Elle regrette presque de ne pas avoir tiré la deuxième fois.

Elle ne cherche même pas à guider ses pas. Se laisse complètement aller, ne gardant à l’esprit que l’idée qu’il faut qu’elle prenne de la distance. Elle relève la tête quelques secondes pour s’apercevoir que l’environnement dans lequel elle se retrouve ne lui est pas complètement inconnu. Il lui faut un moment avant de comprendre. De mettre un nom sur ce que lui rappelle l’endroit. Elle n’est pas très loin de chez Elias. Le soulagement ne tarde pas à se faire ressentir. Elle remet immédiatement ses idées en ordre, essaie de retrouver son chemin jusqu’à la bâtisse qu’elle n’avait eu aucun mal à trouver la première fois. Un nouveau but en tête, elle s’avance, se traine contre le bitume. Souffre à chaque mouvement mais ne s’arrête pas pour autant. La silhouette d’un pallier familier se dessine finalement devant ses prunelles éreintées. Elle s’empresse de le rejoindre, se laisse tomber contre le bois dur de la porte, retient un nouveau gémissement de douleur. Les phalanges déjà ensanglantées s’écrasent contre l’entrée. « - Elias, ouvre moi ! » Elle martèle la chênaie avec toute la force qu’il lui reste alors que l’intensité de sa voix s’amenuise petit à petit. Il ne lui reste que l’espoir, autant que l’envie, qu’on réponde à son appel. Comme elle a répondu au sien.

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MessageSujet: Re: « it's safer by your side » - pv. Elias   Mer 13 Avr - 2:10

Le regard s’évade, des meubles au tapis en passant par les murs. Un soupir disperse alors le silence. L’échine courbée, il recule pesamment, emporte ses sombres pensées dans la pièce adjacente. Il ne sait plus vraiment pourquoi il s’obstine à vivre ici. Ou plutôt, il le sait trop bien mais refuse de l’accepter. Il croit aller de l’avant. Il pense qu’il a le regard rivé sur l’horizon et cependant, il remonte trop souvent l’asphalte sans même apprécier le soleil, glisse ses doigts aux endroits où les pneus ont crissé et abandonne plus d’une fois, sa volonté sur le bas-côté de la route. Dans ce lieu dédié au passé, dans cette maison qui n’est déjà plus un foyer, il ne reste que des ombres, des échos qui s'allongent avec le temps, se déforment dans la mémoire apeurée. Un disque rayé qui se rejoue sans jamais s’arrêter. Un son strident qui prend plus d’espace à chaque fois. Des voix qui s’attardent, des odeurs qui exultent des textiles, des pas qu’il croit percevoir dans l’escalier, des rires qu’il pense dénicher derrière les jouets. Et les cris qui reviennent encore et encore. Toujours, la nuit et davantage le jour. Entre cette multitude de souvenirs, il ne parvient pas à se frayer son propre chemin. Il les laisse le guider, l’abattre. Il n’a plus sa place ici. Il ne la trouve plus. Ce dilemme s’entretient à chaque fois que la fatigue survient. Où déposer sa carcasse pour dénicher un semblant de repos ? Le canapé accueille régulièrement ses cauchemars. Parfois, il fait l’effort d’occuper son lit, se laisse toujours surprendre par le vide laissé par Carley et par la sensation de normalité qui l’habite quand il ouvre les yeux, au chaos qui lui succède alors quand il réalise que tout a changé. Que tout a été perdu. Le matin demeure à ce jour, le pire moment de sa journée. Quand le sommeil s’écarte et que la réalité revient cogner la poitrine, il s’entend préférer brièvement la mort à cette agonie.

L’eau brûle sa peau glacée. A défaut de trouver le courage nécessaire pour gagner sa couche, le journaliste se noie volontiers. Las, il s’extirpe de la douche et sans ôter la buée du miroir, il file vers ses enfers. Calé entre les draps et les fantômes, il suffoque. Son visage se tourne vers un mirage qu’il croit distinguer. Il ferme les paupières et prie, comme chaque soir, pour que l’aube lui soit plus clémente. En vain. Le grec bascule dans les nimbes, se débat dans ses rêves décousus. Le volant entre les mains, la tôle se fracassant, Bran qui hurle. Qui hurle d’abord pour l’agacer, ensuite pour l'alerter et puis, plus rien. Rien que le son de son cœur affolé. Ses yeux scrutent longuement le plafond. Il ne fait pas la part des choses entre ses songes et son environnement. Ça dure quelques secondes seulement. Il se retourne, emporte dans son geste les couvertures, se recroqueville en tordant entre ses mains crispées, ce tissu qui lui râpe l'épiderme. La douleur s’estompe entre ses côtes alors qu’il se force à calmer sa panique. Sa sérénité bancale s’effondre à nouveau quand les aboiements du cerbère à l’étage du dessous, perturbent ses pitoyables tentatives d’inspirations mesurées. Troublé par ces jappements inopinés, le divorcé se redresse, tend l’oreille. Aux glapissements du chien, il entrevoit la présence d’un danger. L’anxiété rend le moindre de ses mouvements incohérent, chaotique. Il attrape des vêtements à la volée, saute dans un jean et emporte un pull sans prendre la peine de l'enfiler. Ses pieds nus raclent le parquet tandis qu’il interpelle l’animal depuis le palier. Les coups contre la porte achèvent ses doutes. Quelqu’un est là. Et à cette heure tardive, ça ne peut signifier qu’une seule chose.

Entre la cinquième et la sixième marche, il s’immobilise. La terreur le fauche. Bran est mort. L’évidence le brise en deux. C’est forcément ça. Ça ne peut être que ça. Le drame déjoue sa bravoure, il s’appuie contre la rambarde, laisse le désespoir l’anéantir quelques instants avant de reconnaître une tonalité. Il dévale la distance restante, se jette sur la poignée pour ouvrir l’accès à la dealeuse. Le soulagement précoce se craquelle jusqu’à la combustion totale. Sans prendre le temps de réfléchir, l’hôte tire son invitée à l’intérieur, la préserve d’une menace spectrale rôdant encore sûrement dans les allés mal éclairées, qu’il ne peut discerner ou même appréhender. Sa paume se nécrose à l’endroit où le contact s’est produit. Il sursaute et décide aussi vite que ça n’a pas d’importance. D’un coup sec, il referme la porte derrière elle. Ses yeux se posent sur les détails, les effleurent sans jamais les comprendre. Et ce sang. Tout ce sang qui souille sa peau d’opale, trace des halos macabres à divers endroits. Livide, perturbé et encore ensommeillé, il en oublie la mortification de son épiderme et replace son autre main, celle qui tient encore le pull qu’il n’a toujours pas enfilé, contre le menton de la mafieuse pour capter ses prunelles. « Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Tu es blessée ? Qui t’as fait ça ? » Son ton est empressé, essoufflé. Il défait sa prise en poussant un grognement, dépose ses doigts contre l’épaule de son interlocutrice, là où l’épiderme n’est pas à nu. « Mack, c’est ton sang ? » Il ne parvient pas à le déterminer. Principalement parce qu’il est tétanisé par cette vision cauchemardesque et que son sens d’observation semble en être très fortement alterné. « Est-ce que tu saignes ? » insiste-t-il, l’accablement brisant la voix. Les endroits épargnés par l’hémoglobine, ne lui offrent aucune source de réconfort. Il atteint sa limite quand les meurtrissures sur la nuque de l’australienne, heurtent son regard. L’affolement se mêle à la rage et tout aussi sûrement à cette foule de sentiments qui ne lui sont plus étrangers désormais. « Il faut que tu vois un médecin. Il faut qu’on trouve un véhicule. Il est quelle heure ? » Il cherche sa montre, se rappelle qu’il l’a laissée à l’étage. « Merde. Bon, je peux toujours réveiller les voisins. Tant pis. Puis il faut que … Faut que… » Emprunter une voiture, conduire jusqu’à l’hôpital. Sa panique s’accentue, il n’en est pas capable. Il doit être en capable. Ce n’est pas le moment de s’apitoyer.

Recentre-toi, elle a besoin de toi.

Son attention se repose sur la victime, apparemment en état de choc. Il repousse le déplacement immédiat de quelques secondes. « Il faut que tu t'asseyes. » Il la soutient comme il peut jusqu’au salon sans se soucier des calcinations observées par le phénomène surnaturel contre son derme toujours dévoilé. Il la dépose sur le canapé, étend aussi vite un plaid sur ses épaules sans s'inquiéter des traces qu’elle laisserait sur ce dernier. « Je vais aller demander la voiture des voisins, ok ? L’hôpital est trop loin d’ici et tu n’es pas en état de… Non, je devrais peut-être comprimer l’hémorragie si t’en fais une ? »  Un rire nerveux lui échappe, il se moque de sa propre incapacité à gérer cette situation et la seconde suivante, il n’a jamais été plus sérieux. Il s’agenouille en cherchant au fond de lui un calme qu’il ne possède absolument pas.  C’est plus doucement, plus posément qu’il lui demande alors. « Mackie, dis-moi, si tu peux, où tu as mal, quelles sont tes blessures les plus graves. » Il glisse sa main abimée contre la couverture qu’il a repliée sur elle, frotte machinalement son bras à plusieurs reprises à défaut de mieux. A ce jeu de sincérité, ils sont désormais deux. La comédie, la légèreté, il n’en reste rien, pas même l’ombre du moindre doute. Il s’inquiète pour elle. Suffisamment pour en perdre la tête et pour ne plus savoir où poser le regard. Pas sans souffrir davantage de sa détresse.

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    Stuck along a road of sadness with nowhere to go. Here's hoping that the signs are real. And tomorrow with a spring in my heel. Somewhere on the road of sadness lies a better deal. I know that my hardened heart is beating still. I drove it to the point of madness just to feel something real.
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MessageSujet: Re: « it's safer by your side » - pv. Elias   Mer 11 Mai - 21:35




La supplique hurlée comme un dernier recours, une dernière chance de se sortir de cet enfer rougeâtre et douloureux. Elle s’abandonne contre le bois dur et inconfortable de la porte d’entrée, un soutient inattendu mais plus que bienvenu, qui soulage ses membres et ses muscles amoindris. Elle n’a pourtant pas le temps de s’y habituer. Le courant d’air balaie ses espoirs et les transforme en réalités. Sans vraiment comprendre, ni vraiment s’y opposer, elle se laisse aller, emportée par la poigne qui l’attire vers l’intérieur. Un soulagement incertain la gagne immédiatement, les poumons se vident de tout leur oxygène alors qu’une grimace s’invite sur son visage éraflé. Témoignage permanent de la géhenne qu’elle est contrainte de subir. Un bruit sourd, la porte claque sur son passage. Des mouvements qu’elle ne contrôle pas, qu’elle ne contrôle plus. Le contact glacial la fait frissonner, lui rappelle qu’elle est en vie. Le timbre masculin résonne contre ses tympans et elle prend finalement conscience qu’elle est avec Lui.

Elle baisse la tête, honteuse de se présenter à lui dans un tel état, aussi délabrée que la plus piteuse des ruines. Elle reprend son souffle, haletante, ouvre la bouche comme si des mots allaient en sortir. Pourtant, aucun son ne franchit la barrière de ses lèvres, elle ne sait pas quoi lui dire. Elle ne sait pas ce qu’elle est censée faire ou quoi lui avouer. Les interrogations la frappent en pleine poitrine, comme autant de justifications qu’elle n’a pas envie d’apporter. Des propos qu’elle ne veut pas formuler. Elle peut sentir la panique s’emparer du journaliste, de chaque parcelle de sa peau visiblement encore à nu, sans même croiser son regard. Elle s’acharne à éviter les prunelles qu’elle craint accusatrices, se contente de secouer la tête plus ou moins vigoureusement. Non, ce n’est pas son sang. Elle n’en est pas certaine, pas tout à fait. La dealeuse se recroqueville sur elle-même, referme ses bras contre son abdomen, plisse le front quand la décharge dans sa cage thoracique se fait sentir, plus forte que jamais. C’est un non de la tête qu’elle lui offre à nouveau. Plus énergique que le premier. Plus convaincu. Elle ne veut pas parler, ne veut pas s’expliquer. Ne veut surtout pas repartir, quitter l’enceinte rassurante de la demeure, encore moins pour aller voir un médecin. Son cœur se met à battre de plus en plus vite. La simple idée de retrouver le monde extérieur, ne serait-ce que pour quelques minutes, la fait paniquer. Son regard s’affole, elle lève enfin la tête pour le foudroyer de ses iris noisettes qui ne reflètent que la peur. Comme un mécanisme enclenché par des rouages automatiques, sa main glacée agrippe l’avant-bras du ténébreux, elle esquisse un pas maladroit vers l’avant. Les doigts salis, mis à mal par la lutte, s’enroulent autour du poignet, le temps d’une seconde seulement. Elle n’a pas la force pour maintenir la pression plus longtemps. Rapidement, elle se sent faible à nouveau, ses jambes se dérobent sous elle et c’est avec soulagement qu’elle accueil le soutient physique qu’on lui apporte.  

Comme si rien n’avait vraiment d’importance, elle ne prête pas attention aux alentours, aux éraflures noircies sur le long de ses bras déchirant le tissus de ses vêtements, aux mortifications qu’elle engendre sans le vouloir sur l’échine dénudée de son hôte. Aux éléments du passé qui avaient attiré son regard lors de sa première visite. Elle reprend brusquement conscience quand ses muscles endoloris par les coups entrent en contact avec le cuir élimé du canapé. Elle étouffe un gémissement de douleur en s’écrasant contre les coussins, n’y reste pas adossée bien longtemps et préfère se redresser. Encore mal à l’aise dans cet environnement, dans cette situation qu'elle ne maîtrise pas. Elle tressaille au contact de la couverture sur ses épaules, surprise par le geste, elle ne tarde pas à en apprécier la sensation de réconfort qu’il lui apporte. Elle ne le regarde toujours pas. Préférant fixer le plancher et le chien qui semble apeuré et se tient éloigné d’elle et de son aura morbide. Elle parvient cependant à distinguer la silhouette du ténébreux à demi dessinée dans l’obscurité. Lui aussi semble préférer se tenir éloigné, à chercher des solutions impossibles. Inaccessibles. « - Elias… » Un souffle, à peine audible qu’elle a grand mal à articuler. Elle s’éclaircit la gorge, relève un peu la tête. « - Je veux pas aller à l’hôpital. Je veux aller nulle part » La voix se brise sous l’effort, ses cordes vocales ont souffert de la strangulation. Les paupières se ferment le temps qu’elle retrouve une certaine sensation de confort intérieur. Une sensation qui tarde à venir mais reparaît finalement. Les yeux dans le vide, tout se bouscule à l’arrière de son crâne. Des réponses qu’elle aimerait pouvoir lui donner, sans être capable de les formuler.

La proximité qu’il impose la fait réagir. Elle tourne vivement la tête, plonge ses prunelles épuisées dans celles du journaliste. Le front plissé, un air inquiet gravé sur son teint pâle, elle en perd ses capacités de compréhension. Elle ne le reconnaît pas, ne la jamais vu comme ça, si en proie à la panique. Elle n’aurait pas du venir. N’aurait pas du s’immiscer comme ça dans sa vie, chez lui. N’aurait pas du le forcer à la voir dans cet état. L’angoisse disparaît peu à peu, se fane doucement au profit d’une expression plus douce, en écho au timbre qu’il lui adresse directement en massant son bras recouvert d'étoffe. « - Je sais pas trop, je… » Elle réfléchit un instant. Se repasse la scène en boucle. Les images défilent devant ses paupière à demi closes, ravivant des blessures qu’elle ne soupçonnait même pas. Ses phalanges se posent sur sa lèvre inférieure, entrouverte et tachée d’hémoglobine séchée, le contact le fait grimacer et elle ne s’attarde pas. Les doigts gagnent son cou, sa nuque meurtrie par une poigne dont elle ne pouvait se défaire. Elle frémit tant la sensibilité de sa peau à cet endroit particulier est accrue. L’australienne continue son examen, observe ses bras rougis par les hématomes et les égratignures disséminées un peu partout. Tout ça n’est rien comparé à la géhenne qu’elle peut sentir brûler son abdomen. Elle enroule de nouveau son bras le long de son ventre, essaie d’ignorer le mal qu’elle provoque mais tout peut se lire aisément sur son visage fendillé. « - Je dois avoir des côtes cassées. Quelques bleus » Elle secoue la tête, chasse les images de devant ses yeux pour les replonger dans ceux d’Elias. « - Et mes fringues sont foutues » Elle tente de laisser un sourire se dessiner sur ses lippes, sans vraiment y parvenir. Une quinte de toux s’empare de sa trachée. Elle détourne le regard le temps de contrôler ses maux, se reprend un instant. Respire, du mieux qu’elle peut, laisse passer la douleur. « - Je sais que je dois pas en avoir l’air, mais ça va aller. J’ai pas besoin de médecin j’ai simplement… J’ai juste besoin de temps » Elle ne le quitte plus des yeux. Elle a besoin de son approbation, de son soutient. une fois encore. Elle n’ira nulle part ce soir. Du temps. C’est tout ce qui lui manque. Désespérément. Et quelqu’un avec qui le passer.

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MessageSujet: Re: « it's safer by your side » - pv. Elias   Dim 15 Mai - 1:58

Le temps se joue de sa patience. A chaque seconde écoulée dans ce silence macabre, il dédie plus d'un battement de cœur empressé. La terreur massacre toute concentration, répand sur ses traits un peu plus d'anxiété. De sa voix, il n'a eu jusqu'alors qu'un vague aperçu. Des sons chétifs mourant dans l'insuffisance respiratoire, rien qui ne puisse réconforter une inquiétude exacerbée. Rien qui ne puisse prouver qu'elle ne porte pas sur elle, des plaies sévères, aggravées par sa course dans le quartier. Durant ces quelques instants où le mutisme se fait encombrant, il ne désire déjà plus qu'une seule et unique chose. Qu'elle parle, appose des mots sur son état, qu'elle communique. Pourvu qu'elle soit là avec lui et pas à des milliers de kilomètres comme son esprit semble le suggérer à ce moment précis. Bien qu'elle ait révoqué la seule idée des soins hospitaliers, il réserve son propre jugement. Se projetant déjà dans le pire, envisageant les échappatoires à un problème qu'il ne peut qu'imaginer, voir même inventer dans l'ivresse du moment. Pour rien au monde, il ne voudrait que sa vie soit menacée. Quand bien même, elle serait elle-même un obstacle pour sa survie. Il ne compte pas la regarder se vider de son sang s'il s'agit bien du sien. Elias arrête d'observer ses mouvements frénétiques contre la couverture pour l'écouter, déjà pendu à ses lèvres. Trop vite frustré par sa réponse et son absence de précisions. Ses yeux suivent les doigts qu'elle ramène contre sa bouche, sa nuque et finalement, son ventre. Un examen sommaire auquel elle se soumet, amenant un trouble plus grand sur son faciès décomposé, mimant le déluge interne, la douleur externe. Le palpitant du grec se contracte atrocement devant la détresse qu'elle dévoile. La belle assurance de Mackenzie git quelque part, à leurs pieds, juste à côté du faux détachement du journaliste. La sincérité se propage, les rend plus vulnérables que jamais. Ou presque. Cette nuit-là aussi, il était difficile de conserver les apparences. Difficile de ne pas vouloir un rapprochement, de ne pas chercher à la protéger du monde entier. Difficile de prétendre ne pas être affecté. Mais ce soir, c'est pire.

Le trentenaire tente de se composer un sourire rassurant quand les prunelles de la dealeuse accostent les siennes mais l'intention s'effondre, lui concède une grimace à demi tordue. La toux de la blessée chasse très vite cette expression à demi-crispée. Ses craintes se déploient et en quelques mouvements, il est déjà à ses côtés, assis près d'elle tandis qu'elle lui délivre son seul désir. Les sourcils arqués par l'affolement, il s'entend lui offrir la réponse souhaitée. « De temps... D'accord. » Même s'il ne l'est pas vraiment et que tout en lui le prie de la porter jusqu'au premier médecin qu'il pourrait croiser. L'analyse incertaine et la déroute de la trafiquante ne lui fournissent aucune réelle quiétude, aucune certitude. Pourtant, sa férocité antérieure, sa détermination à la confronter au choix qui s'impose, se démantèle dans la peine qu'elle démontre. Elle n'a pas besoin de soins pour le moment. Juste de se savoir en sécurité. Un refuge, ça, il peut bien lui fournir. « Tu peux rester ici aussi longtemps que tu le voudras. » Une heure, un jour, une semaine, un mois. Tout ce qu'elle voudra pourvu qu'il ne la retrouve plus jamais dans cet état. Prudemment, le damné allonge un bras, entoure ses épaules recouvertes par l'étoffe déposée plus tôt. Il la rapproche en faisant attention à ne jamais entrer contact avec sa peau dénudée. « Tu as bien fait de venir. » Il la préfère ici, avec lui, plutôt que seule, à errer et s'effondrer dans les rues. Ses lèvres se perdent un instant dans sa chevelure, déposent tendrement un baiser au milieu de sa crinière édulcorée tandis qu'il la serre un peu plus fort contre lui en veillant à ne pas réveiller inutilement les diverses contusions qu'elle présente. « Ca va aller. » répète-il d'un murmure, faisant écho à ce qu'elle lui a affirmé auparavant. Il ne sait pas très bien qui il cherche à convaincre. Mais il ne compte pas lui laisser le choix à ce propos. Ça doit forcément aller. Il ne pourrait pas tolérer l'inverse.

L'hôte s'écarte légèrement, ôte quelques mèches colorées de la peau opaline malmenée pour mieux observer le visage de son invitée. « Il faudrait qu'on te retire tout ce sang. Qu'on t'examine mieux que ça quand même. J'ai une trousse de soins à l'étage. Laisse-moi au moins te rabibocher comme je peux. » Une supplique. Il ne supporte pas de détailler les meurtrissures sans pouvoir y faire quoique ce soit. A défaut d'appliquer la moindre solution, il ne peut s'empêcher de les énumérer afin de se donner des buts à poursuivre, de ne pas avoir l'impression d'entretenir sa propre inutilité. « Je te donnerai des vêtements. Tu pourras prendre une douche aussi... Enfin quand tu te sentiras prête... » Si ça ne tenait qu'à lui, elle serait déjà à l'étage et il l'aurait déjà plongée toute habillée dans la baignoire afin de ne plus croiser l'hémoglobine et de ne plus entretenir cette psychose qui l'interroge sur sa réelle appartenance à l'enveloppe qu'elle souille. Face à la posture recroquevillée de la jeune femme, le tourment se réinvente. Il se détache définitivement d'elle, reprend de la hauteur et articule très doucement. « Je reviens. » Sa main glisse contre le bras de l'australienne avant qu'il n'enjambe la distance le séparant de la cuisine, à l'arrière de la demeure.

Le divorcé profite de cette échappée pour prendre du recul, retrouver un peu de sang-froid et enfiler le pull qu'il a embarqué. Un verre dans une main qu'il remplit bien vite d'eau, un sac de glaçons dans l'autre. Durant sa progression, il se heurte à toute sorte d'objets qu'il n'a pas pris la peine de ranger, s'en soucie si peu qu'il manque à plusieurs reprises de casser de la vaisselle traînante. Il revient tout aussi rapidement dans le salon, dépose le récipient sur la table basse et rapproche ses précieux cachets du contenant. « C'est inutile que tu souffres. Si tu as des côtes cassées... Ça t'aidera à supporter la douleur. » Nerveusement, sa paume libre glisse contre son front. « Enfin, je n'ai pas besoin de te le dire, c'est toi qui me les a fourni. » Il soupire face à son incohérence, reprend sa place sur le canapé et porte précautionneusement les cubes de glace contre le cou de la victime sans vraiment savoir si le froid aidera à apaiser les séquelles de la strangulation. La bile remonte l'œsophage tandis qu'il analyse d'un peu plus près le phénomène. Son imagination recrée la scène. Elle, désarmée, la gorge comprimée par deux mains revêches. L'idée qu'elle ait pu mourir ce soir prend toute son ampleur, elle lui glace le sang, le brise littéralement en deux. « Je ne sais pas quel est le salaud qui a osé te faire ça mais je lui souhaite une mort lente et aussi douloureuse que possible. » Son ténor délivre sa colère et tout aussi sûrement son trouble. Elle fréquente un milieu dangereux, ça ne devrait pas le surprendre. Et pourtant, un millier de questions se disputent le terrain dans son crâne. Qui ? Pourquoi ? Comment ? Est-ce le même homme que la dernière fois ? Sa curiosité naturelle n'est contenue que par l'affection qu'il porte à la jeune égarée, que par la nécessité qu'elle semble éprouver à taire les raisons de son arrivée fracassante en ces lieux. Elle lui parlera quand elle le voudra. Il ne veut pas la brusquer. « Dis-moi ce que je peux faire d'autre pour t'aider ? » C'est tout ce qu'il lui reste à faire à défaut de pouvoir attraper son agresseur. De l'anéantir pour de bon. Si ce n'est pas déjà fait... Il la regarde alors avec insistance mais n'ose pas l'interroger à ce sujet. Un problème à la fois, oui. Un problème à la fois.

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MessageSujet: Re: « it's safer by your side » - pv. Elias   Lun 23 Mai - 15:50




Le silence les embaume le temps de quelques secondes. S’impose de tout son poids entre leurs deux entités mortifiées. L’une littéralement, l’autre, intérieurement. Les prunelles ambrées plongées dans celles du journaliste, elle appuie ses propos d’un regard convaincu. Le pousse à lui accorder ce qu’elle demande. Ne lui laissera de toutes façons pas le choix de la décision finale. Elle n’est pas en état de se battre, de se débattre avec celui dont elle aime la proximité. Ne veut pas en arriver là, pas ce soir. Le soulagement qu’elle ressent lorsqu’il lui concède ce qu’elle réclame n’est pas feint. Même pas un peu. Elle souffle longuement, rassurée de pouvoir rester là où elle se trouve. Bien qu’elle ne s’y sente pas à son aise, la demeure du grec reste sa meilleure option pour le moment et elle n’est pas décidée à la laisser s’envoler. Rassurée, elle hoche la tête, confirme son choix, le défend jusqu’à l’impossible. En vient à apprécier les efforts qu’il dessine pour la contenter, les concessions qu’il se montre prêt à faire pour la maintenir sauve. Un sourire, à peine discernable sur sa peau blafarde, entame son ascension le long de ses joues. Bien vite stoppé par la douleur d’une lèvre écorchée qu’on étire un peu trop. Elle grimace, mais ne regrette pas son geste. L’étreinte la surprend, elle tressaille, juste une seconde. Retenue par la hantise de voir sa géhenne se réveiller, plus forte que jamais. Mais le sentiment de sécurité qui la gagne, quand il enroule son bras autour de ses frêles épaules, ce sentiment de bien être est tel, qu’il en efface presque ses blessures. Estompe les éraflures et les contusions, jusqu’à les rendre invisibles. Elle savoure cet instant trop rare, oublie la raison de sa venue pour enfouir son visage dans le cou du ténébreux. Toujours recroquevillée sur elle-même, l’australienne se perd dans le contact qu’il prolonge d’un baiser contre sa chevelure bleutée. Relâche ses épaules, réalisant finalement qu’elle ne risque plus rien. Plus pour le moment.

Une certaine distance retrouvée, elle n’ose plus croiser son regard alors que les doigts du journaliste effleurent les contours de son visage défait. Elle se trouve idiote de lui imposer ce spectacle macabre, auquel il n’a jamais souhaité assister. Les mots rassurants qu’il lui réserve ne suffisent pas à lui ôter cette impression désagréable de s’être imposée dans un endroit où elle ne devrait pas être. Elle acquiesce pourtant un nouvelle fois quand il lui propose son aide. Accepte l’offre dûment formulée sans vraiment s’en rendre compte. Prise entre deux feux, elle brûle de l’intérieur. Ne sachant pas trop quoi faire, ou quoi dire. Elle aimerait le ménager. Lui épargner tout ça. Lui éviter cet état de panique dans lequel elle l’a plongé involontairement. Et à regret. « - Merci » Le souffle comme seule alternative à ce qu’il déverse à ses pieds. Elle ose enfin replonger ses prunelles assombries dans celles de son hôte, mais pas pour longtemps. Le regard fuit son interlocuteur. Ne s’y attarde pas. Elle lève quand même la tête lorsqu’il la quitte définitivement, la laissant seule avec l’odeur de souffre qui lui tapisse les narines. Les bruits lui parviennent du lointain mais elle n’y prête pas attention. Focalisée sur ce qu’elle ne comprend pas. Ne saisit pas. Il ne s’attarde pas non plus, ne lui laisse pas le temps de trop réfléchir. Il la rejoint munit d’un verre d’eau, lui présente des gélules qu’elle ne connaît que trop bien. Elle soupire, soulagée qu’il ne soit pas déjà à court. Soulagée qu’il lui en propose. « - Je t’en apporterai d’autres. Promis » La dealeuse ne se fait pas prier, se redresse sur le bord du canapé et avale les petits cachets colorés avec une gorgée d’eau froide. Le liquide lui tapisse l’œsophage, abaisse sa température corporelle, un phénomène plus que bienvenu qu’elle accueille avec envie. Elle frissonne, esquisse un mouvement de recul incontrôlé au contact de la glace contre son échine meurtrie - avant de comprendre. Avant de se détendre à nouveau.

« - T’es peut-être pas si loin de la vérité » Elle ricane, un rire réprimé par la douleur toujours présente dans son abdomen. Le souhait qu’il formule la fait sourire alors qu’elle se repasse son geste mortifère en boucle dans sa tête. « - Je devais le mériter, pour qu’il s’acharne comme ça. T’en fais pas. C'est pas comme si c'était la première fois » Un air complètement désabusé s’empare de ses traits tirés par la fatigue. Elle descend une nouvelle gorgée d’eau avant de reposer le verre sur la table. Il n’a aucune idée de ce qu’il s’est vraiment passé. Il est aussi assez poli pour ne pas lui demander directement. Elle sait pourtant que la question tombera, tôt ou tard. Et qu’elle devra tout lui dire. Tout lui expliquer. Comment pourrait-elle lui mentir, lui cacher la vérité, après ce soir ? Elle en serait bien incapable. Elle craint tellement sa réaction qu’elle préfère repousser l’échéance, un peu plus chaque jour, balaie chaque nouvelles occasions d’un revers de la main. Prétextant que ce n’est pas vraiment important. Que ça n’en vaut pas la peine. Mais Lui, Lui en vaut la peine. Et elle ne veut pas que l’opinion qu’il a d’elle change à cause de ce qu’elle a fait. À cause de ce qu’il ne sait pas encore. Elle a échappé à son jugement la première fois, cette première nuit, où tout à basculé pour eux. Elle l’a esquivé. N’a pas souhaité s’exprimer. Mais les erreurs se répètent et se ressemblent et elle commence à perdre patience. Elle aimerait en finir pour de bon avec cet épisode de son passé, l’effacer complètement. Le brûler à coup d’acide.

« - T’en a déjà fait beaucoup » La question lui fend le cœur et c’est la seule réponse valable qu’elle parvient à lui fournir. De plus en plus pitoyable, elle semble avoir repris ses esprits mais n’est pas capable de faire les choses correctement. Adroitement. Et se désole même pour ça. « - Je vais aller prendre une douche, si tu veux bien » Le ton se veut aussi doux que possible. Elle exècre cette situation dans laquelle elle se retrouve impuissante. Contrainte de s’imposer dans un lieu renfermant autant de souvenirs. « - T’as pas l’air de bien tolérer la vue du sang » Elle lui sourit, d'un sourire joueur, presque enjôleur. Le meilleur sourire qu’elle peut lui offrir, alors qu’une main glacée se pose sur sa joue. « - C’est pas le mien, je t’assure. Je vais bien » Les doigts fins ne s’attardent pas sur le visage du grec. Le contact déjà altéré par de sordides mortifications grisâtres qu’elle ne contrôle pas. L’australienne se ravise, abaisse son bras et retrouve sa position de confort, ses bras enroulés autour de son ventre meurtri. « - Tu pourras me rabibocher autant que tu veux après » Les iris s’ancrent pour de bon dans celles du ténébreux alors que la blessée tente de se relever en grimaçant. Elle retrouve doucement de cette assurance qu’elle aime à penser permanente. Elle avait tout faux depuis le début, sur toute la ligne. Elle ne le comprend que maintenant, déplore ce retard de compréhension. Aurait aimé faire ce constat plus tôt. Ça leur aurait sûrement épargné beaucoup. Beaucoup de temps, perdu en jeux futiles qui lui paraissent aujourd’hui bien inutiles. « - Tu veux bien m’accompagner ? J’ai pas encore eu la chance de découvrir cette partie de la maison » Une nouvelle requête, qu’elle se déteste de formuler. Et la voilà qui replonge dans ce cercle sans fin, comme un automatisme, un rouage bien huilé, qu’elle ne peut arrêter de faire tourner.

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MessageSujet: Re: « it's safer by your side » - pv. Elias   Dim 29 Mai - 1:42

Les décombres n'entravent plus les mouvements, ne salissent plus la chair. Dans cet espace familier qu'il a si souvent maudit, qu'il a si souvent rejeté, il n'accorde plus la moindre importance au passé. Aisé de comprendre de quelles composantes s'est nourrie cette attraction. Facile de savoir pourquoi son regard ne converge déjà plus qu'au centre de la pièce. Tout le décor semble s'être réarrangé autour d'eux pour mieux la placer au milieu de toute chose, de ses préoccupations, de ses pensées, de ses attentes. D'une manière bien troublante, il se voit d'ailleurs graviter autour d'elle, la prenant comme seul point de repère dans cette nuit déroutante. Simple de concevoir l'étendue de ce qu'elle a aveuglément créé chez lui. Un doux mystère s'entretenant dans une parfaite incohérence, des pièces d'un puzzle balancées à tous les vents. Et lui, si déterminé à courir après chaque parcelle, à les collecter en silence, à les rassembler pour recomposer des nuances qu'elle laisse entrevoir et qu'elle estompe tout autant. Dans les secrets qu'ils murmurent toujours trop bas, Elias s'est pris au jeu. Sa curiosité l'a mené sur une piste déjà creusée par le charisme et la répartie adverse. Il n'a jamais pu nier, pas un seul instant, l'intérêt qu'il lui a très vite porté. Atypique, singulière et affreusement intéressante, Mackenzie lui a dérobé son attention très tôt et l'a soumis à une obsession qui ne cesse de croître à chaque nouvelle rencontre. Plus de pièces, plus d'espaces vacants dans la mosaïque, la complexité qu'elle représente amplifie le désir d'en découvrir davantage. Cependant, il respecte les règles tacites de ces rapprochements. Déduire ce qu'ils taisent, ne jamais formuler de questions auxquelles elle ne pourrait lui fournir de réponses honnêtes. Ils subsistent dans les hypothèses, s'apprécient dans ce qu'ils montrent consciemment mais surtout, inconsciemment. Et elle entretient ainsi sa fascination avec une désinvolture déconcertante.

Dans ce qu'elle a semé, il y germe une somme dérangeante de cauchemars en tout genre. Les réminiscences soulignent ce fait, ces souvenirs alimentés par une autre obscurité et un geste qu'il a avorté. Cet homme qui l'a maltraitée et qu'elle a failli abattre. Il n'écarte pas la possibilité qu'il ait donc recommencé et qu'elle ait été au bout de son acte cette fois-ci. Cela expliquerait sa réplique et le sang. Les sourcils arqués malgré lui par l'anxiété, le journaliste détourne un instant les yeux pour accuser cette probabilité. « J'espère que ça sera la dernière fois alors. » s'entend-il chuchoter, un frisson remontant son échine en la dessinant mentalement, écorchée, démantelée dans une ruelle sordide. Il n'arrive pas à supporter cette idée. Le tourment saccage ses traits un instant avant qu'un calme relatif ne reprenne possession de son expression. « Et je ne crois pas que quiconque mérite un tel traitement. Surtout pas toi. » Les mots se sont bousculés à son insu, portés par une émotion embarrassante mais sincère.

Ses prunelles remontent, cherchent les siennes. « Je n'aurais peut-être pas dû intervenir la dernière fois. Ca aurait pu t'éviter ça... » S'il s'agit du même assaillant. Sa respiration devient pesante. Il a toujours eu du mal à accepter la précarité de sa situation, le fait qu'elle flirte autant avec le danger dans ce milieu rustre et ingrat. Cette manie de rire au nez des périls lui concèdent un charme tout particulier mais il préférerait la savoir en sûreté. Du moins autant que le contexte et climat politique le lui permette. Il repose ce qu'il tient encore dans sa main sur la table basse et grimace face à la remarque de la mafieuse. Cela ne lui semble pas suffisant. Mais il doute obtenir le goût de la satisfaction dans les heures à venir, pas tant que les meurtrissures lui rappellent ce qu'elle a traversé. Au moins, accepte-t-elle son idée. Un léger sourire triste pointe sur les lèvres sèche du damné tandis que les rôles s'inversent curieusement. « Disons que le rouge, ce n'est pas la couleur qui te met le plus en valeur. » se contente-t-il d'articuler en ne parvenant pas du tout à chasser l'inquiétude de son ténor rocailleux.

Le contact provoqué succinctement suffit à renforcer de nouvelles agitations dans la poitrine du grec. Une tendresse toute particulière émerge de cette perdition nocturne. Sa tentative de réconfort l'atteint à peine, il sait qu'elle ne va pas bien. Il le sent littéralement sans avoir besoin de poser les yeux sur elle. Que cette hémoglobine ne lui appartienne pas, ne le console nullement. Il ne parvient pas à l'interroger réellement, s'en tient à leur code implicite bien que ça le démange de savoir si elle a tué pour de bon son opposant. Il préférerait que ça soit le cas. « Je serai plus rassuré quand on t'aura mieux examiner. » Une confession qu'il ponctue en glissant sa paume contre le bras qu'elle vient de replier. Au moins, semble-t-elle juste assez moins confuse pour redevenir celle qu'elle est d'ordinaire et il s'accroche à ce détail pour rêver à une amélioration. Calmement, il se relève du canapé. « Bien sûr, je vais t'aider. » Trop faible pour se mouvoir sans qu'il ne l'assiste de toute façon. Et puis, il ne voudrait pas qu'elle erre dans la demeure, tombe sur les chambres de Bran et Clementine, comprenne en partie. Le cœur du père se crispe à l'envisager. Il l'invite à se relever et enroule aussi vite un bras autour de la taille encore recouverte du plaid de la trafiquante, veille à la soutenir durant la marche. Il tente d'être le plus précautionneux possible mais s'oblige à raffermir sa prise tandis qu'ils grimpent les escaliers et atterrissent finalement au premier. La voir occuper le salon est une chose, l'observer hanter le couloir de l'étage en est une autre.

Sans attendre, il la mène à la pièce convoitée qu'il noie d'une lumière artificielle avant de la relâcher près d'un tabouret abandonné. Il ramasse à la va-vite quelques vêtements traînants encore sur le carrelage avant de se retourner vers elle. « Ca ira pour la suite ? » Sa maladresse force un sourire à moitié amusé, à moitié embarrassé sur sa bouche. « Je ne vais pas pousser le vice jusqu'à te demander si tu as besoin d'aide pour te déshabiller. Non pas que je sois ravi de te prêter mes services pour cet exercice. Mais cette remarque me semble, tout à fait, mal avisée dans le contexte actuel des choses. » Très vite, son enjouement s'effondre. Les habitudes ont du mal de tenir la distance dès qu'il parcourt du regard le corps malmené de la chimiste. Les néons fracassent un peu plus cette scène de réalisme. « Je suggère qu'on laisse la porte entrouverte. Ou au moins, ne la ferme pas à clé s'il te plaît. Je me comporterai en parfait gentleman, promis ! Si jamais tu as vraiment besoin d'aide, il faut que je puisse t'entendre. Je resterai dans la pièce à côté au cas où... » Sa main glisse contre sa nuque, délivre le malaise ressenti à la savoir seule durant quelques instants. Pour distancer cette appréhension, il attrape une serviette propre, la dépose près de la douche et pointe de la main la cabine en s'exprimant. « Tu peux utiliser tous les produits qui te chantent, fais comme chez toi sincèrement. Je te laisse une serviette là et un peignoir à disposition. » Il le désigne, accroché à la porte et puis, la fixe elle sans savoir quoi faire. Ou plutôt en sachant mais en ne voulant pas savoir. « Je serai pas loin de toute façon. » Il cherche à se convaincre mais il a du mal de décoller les pieds du plancher, de la laisser ne fusse qu'une seconde. Il craint qu'elle ne s'effrite, disparaisse, sombre, souffre dès qu'il sera parti. Cette angoisse est irrationnelle, le produit d'émotions trop vives. Le résultat de sentiments déjà trop imposants.

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MessageSujet: Re: « it's safer by your side » - pv. Elias   Mer 1 Juin - 20:39




Les effluves d’une lutte acharnée contre le démon s’estompent. S’effacent doucement, de manière presque imperceptible, jusqu’à ne plus vraiment exister. La laissant là, à esquiver des lamentations qu’elle ne peut se permettre. Des vérités qui éclatent, comme autant de traits de lumière dans leur obscurité et qu’elle ne veut pas voir. Des évidences à peine esquissées, qu’elle se cachait à elle-même jusque là, sans prendre conscience de leur tangibilité. L’espoir qu’il formule en détournant les yeux de son échine écorchée la laisse perplexe. Encore plus désolée de lui imposer cette vue effroyable, elle baisse la tête avant de le suivre du regard. La douceur qu’elle lui réserve s’intensifie. L’image qu’elle s’était forgée de lui s’effrite, se désagrège. Un homme qu’elle pensait intouchable, plein de failles à combler et pourtant toujours si droit, presque insensible. Et voilà qu’elle le contemple paniqué de se retrouver face à elle et sa peau ensanglantée. Des préjugés qu’elle pensait déjà loin, mais qui semblent avoir persisté malgré tout. Pourtant, la déception est bien loin. Elle le voit plus humain, le perçoit plus en proie aux sentiments. Le temps d’une seconde, elle sourit en détournant ses iris noisettes. Elle aimerait le rassurer. Lui assurer que ce sera la dernière fois. Qu’il n’aura plus à s’inquiéter. Que ce qui s’est passé ce soir n’arrivera plus jamais. Mais lui offrir un telle promesse serait mentir.

« - Il aurait fini par me retrouver quoi qu’il arrive. C’était juste une question de temps. T’y es pour rien, Elias. Vraiment rien » Elle s’empresse de le contredire. De le confronter à sa bêtise. L’entendre se blâmer pour quelque chose qui n’a rien à voir avec lui la rend amère. La déchire. Elle ne contrôle pas vraiment sa voix qui se brise encore à plusieurs reprises. Le ton se veut autoritaire mais elle parvient à peine à le forger sans se causer plus de douleur. Elle aimerait pouvoir le soutenir du regard, lui faire voir à quel point elle n’est pas d’accord avec ce qu’il sous-entend. Mais le grec persiste à éviter tout contact visuel, du moins pour le moment. Elle respecte ça, pour lui avoir infligé la même chose seulement quelques minutes auparavant. Des idioties qu’elle regrette presque déjà. Elle s’adoucit finalement face à sa remarque qui lui arrache un nouveau sourire. Moins prononcé, plus doucereux. Mais un sourire quand même. Elle se perd dans un contact qu’elle a provoqué avant de l’avorter aussitôt. Rappelée vers la réalité de sa condition de la plus brutale des manières. Elle préfère écourter ce moment prisonnier de la pesanteur. Décide enfin de se lever. Il ne se fait pas prier pour la guider à travers les couloirs de la vaste maison, lui offre même un soutient bienvenu pour franchir les escaliers menant au premier étage de la demeure. Elle le suit aveuglément, ne se paie pas l’audace d’observer les alentours. Préfère rester dans la modeste zone qu’il veut bien lui accorder. Elle résiste à la tentation de laisser son regard divaguer le long des murs de la maison, décortiquer chaque détails tapissant les boiseries. Elle ne se permet pas d’analyser les photos qui peuvent encore s’y trouver, de regarder à travers des portes peut-être entrouvertes. L’intruse préfère avancer tête baissée jusqu’à atteindre la pièce déjà évoquée. Elle prend place sur le tabouret qu’il lui présente, ne pense pas pouvoir rester debout plus longtemps, alors qu’il s’agite de nouveau aux quatre coins de la salle de bains.

« - Je pense que oui », souffle-t-elle de son timbre le plus rassurant en hochant la tête. L’australienne entame un examen succinct de la pièce, cherche des repères, avant qu’il ne l’interrompe. Le rictus qui apparaît sur ses joues pâles fait écho à l’attitude plus habituelle qu’il retrouve. Des éclats à peine perceptibles de ce qu’il reste de leurs petits jeux. Des bribes mal construites, des tentatives qui s’effondrent aussitôt. Mais qui la réconfortent tout de même, constatant qu’il n’a pas tout perdu de sa verve. Elle acquiesce en riant, provoque involontairement le retour de sa géhenne intérieure, grimace en se tenant l’abdomen mais continue de sourire. Pas de mot nécessaire quand la confiance est accordée. Elle prend bien note de toute ce qu’il prend la peine de lui offrir, de lui prêter, sans qu’elle n’aie à demander. À croire qu’il a l’habitude de recueillir de pauvres oiseaux blessés chez lui. Elle secoue la tête, n’y croit pas elle-même. « - Ça va aller. Je laisse la porte entrouverte et je crie si je me sens mal. C’est compris » Elle énumère les instructions. Les répète autant pour elle que pour lui. « - Merci beaucoup » Un dernier sourire, avant de se retrouver seule avec sa douleur.

Les vêtements couverts d’hémoglobine finissent par tapisser un petit carré du sol encore immaculé de la pièce. Le froid lui saisit l’échine, elle se courbe, se recroqueville pour le sentir le moins possible. Se dépêche de grimper dans la douche, de faire couler l’eau jusqu’à ce que cette chaleur liquide la recouvre toute entière. Ruisselle contre sa peau blafarde maculée de couleurs diverses. Du rouge, du bleu, du jaune. Des nuances de vert et d’orange qu’elle aperçoit sous une toute nouvelle lumière. Une clarté artificielle qui lui révèle des blessures qu’elle ne soupçonnait pas. L’eau suffit à laver le sang séché qui s’était accumulé sur ses membres. Elle se galvanise de cette sensation de bien-être, profite de cette opportunité d’effacer ce qu’il reste de ces douloureux souvenirs, doute cependant que cela sonne bel et bien la fin de son calvaire. Elle assure chaque mouvement. Prend appui sur tout ce qui lui passe sous la paume pour ne pas risquer de glisser. De tomber. Et de causer plus de dégâts qu’elle n’en supporte déjà. Pour ce qu’elle pense être la première fois de sa courte vie, elle a peur. Peur de la chute. Peur de se prendre des coups. Ne saurait encaisser une nouvelle ecchymose. Une réticence évidente et incompréhensible pour la dealeuse qui n’a d’ordinaire pas froid aux yeux. Une crainte bien présente. Pesante même. Ses jambes en tremblent. Elle se sent faible sur ses guiboles endolories. Ne reconnaît pas les mêmes sensations que d’habitude, n’a pas l’impression de pouvoir tenir plus longtemps debout. Alors, elle accélère le rythme. S’empresse d’achever ce qu’elle a entamé, avant de tourner le robinet en sens inverse et de s’enrouler dans la serviette laissé là par son hôte. La dealeuse sort de la cabine, trempée des pieds à la tête, le froid ne l’incommode plus. Il la revigore.

Elle laisse finalement tomber la serviette, s’enveloppe dans le peignoir qu’elle décroche de la porte. Prenant soin de camoufler les bleus et écorchures décorant sa peau diaphane. Ne reste que le bas de ses jambes encore à nu. Et son cou meurtri. Les prunelles éreintées croisent par accident leur reflet dans le miroir. Elle s’y attarde une seconde, se désole elle-même. Malgré tout ses mensonges, l’image qu’elle renvoie ne laisse aucun doute. Elle fait peur à voir, quoi qu’elle en dise. Un rire malsain lui échappe quand elle remarque que le bleu de son cou ressemble étrangement à celui de sa chevelure. Une découverte macabre qui ne la perturbe que très peu. Les comprimés et la douche semblent avoir estompé la géhenne qui la tyrannisait. Elle souffle un instant, se plie en deux vers l’évier pour boire une gorgée d’eau froide. Apprécie une fois de plus la dégringolade liquide le long de son œsophage. Une main coulisse le long de ses cheveux humides, elle peine à se ressaisir, y parvient après de longues secondes et se décide à quitter la salle d’eau.

Des bruits presque imperceptibles la guident à travers le couloir. Elle prend cette fois la peine de laisser ses yeux parcourir l’endroit, détaillent les murs de haut en bas, se posent sur des objets certainement chargés de souvenirs, des photos qui en disent long mais laissent tout autant de mystères. Elle fronce les sourcils, incapable de remettre toutes les informations bout à bout. Elle ne préfère pas commencer à cogiter. Une migraine en plus ne serait pas la bienvenue. Elle se contente de suivre son ouïe et la lumière qu’elle entrevoit au travers d’une porte à peine ouverte. « - Elias, t’es là ? », articule-t-elle en pénétrant dans la pièce. Ses yeux se posent sur la silhouette du journaliste, elle sourit et s’avance un peu plus en découvrant un des nouveaux secrets de la demeure. « - On savoure définitivement pas assez les petites choses de la vie. Cette douche là était divine, t’as pas idée » Elle ne cache rien de sa satisfaction éphémère. Un rire cristallin franchit la barrière de ses lèvres, elle grimace quand la douleur dans son abdomen se réveille puis s’estompe immédiatement. « - Ça y est, je parle comme toi. Et je suis pas sûre que ce soit une bonne chose » Elle lève les yeux au ciel, faussement agacée. Souffle. Plonge ses prunelles dans celles du ténébreux. Un rictus, à peine visible. Elle le cherche et saura certainement le trouver. Aucune intention maudite dans ses mots, juste une tentative de replonger dans ce qu’elle a entretenu pendant tant de temps. De retrouver ce qu’elle connaissait de lui, avant. D’éviter ce qu’il veut savoir d’elle, maintenant.

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MessageSujet: Re: « it's safer by your side » - pv. Elias   Jeu 2 Juin - 1:37

Un sourire pour fendre l’opaque obscurité s’instaurant dans cette pièce immaculée. Un rictus qui permet au visage de sa seule préoccupation, de s’épanouir dans une émotion bien plus réconfortante que celles exprimées plus tôt. Mais le malaise perdure. L’inquiétude se fait excessive. Le grec devient trop souvent irrationnel dès qu’il est question de Mackenzie. Ça l’a conduit sur ses lèvres la dernière fois où elle lui est apparue dans cet état. Dès le début, elle a su attirer son attention. Si facilement captivé par cette femme farouche, si naturellement fasciné par son impétuosité. Un risque à prendre, un péril qu’il s’est vu courir plus d’une fois. Le poids des responsabilités l’en a pourtant retenu. Il se sait trop abimé, trop usé. Il ne possède plus la moindre estime pour l’homme qu’il est. Comment imposer ça à la dealeuse ? Alors pourquoi la protège-t-il dès qu’il en a l’opportunité ? Dans sa somme de contradictions, le journaliste a toujours dévoilé ses intentions inavouables d’une certaine façon. Un rejet qui appelle à un rapprochement, à chaque fois. Revenu à ce point où il faut partir mais où il aimerait pouvoir rester, rattraper le bras qu’il a trop souvent repoussé. Si l’anxiété le cloue au plancher, la bienséance l’aide à s’en décoller. Autant que la dernière expression réarrangeant le visage tuméfié de la blessée, y apposant un semblant de clarté. Il n’a pas omis le spasme entrainant le bras vers le thorax. Il n’a pas oublié la douleur derrière une grimace. Difficile de l’abandonner à son sort en sachant qu’elle peut s’effondrer. Sachant qu’elle est peut-être en train de saigner en ce moment-même. Le désarroi se disperse d’un soupir pesant avant qu'il ne fasse quelques pas vers la sortie afin de la laisser à ses ablutions. Avant de refermer en grande partie la porte, il glisse très rapidement d’une voix bien trop douce des mots qu’il pense sincèrement. « Ne me remercie pas. C'est normal. » Normal de l’aider. Normal d’être là pour elle. Elle qui a toujours été là pour lui. Elle qui occupe ses pensées, qui l’a tiré plus d’une fois de sa détresse sans même le savoir. L’éclat au milieu de la nuit.

Dans le couloir, il s’attarde, respectant pourtant sa parole, ne vérifiant pas par l’interstice laissé les mouvements effectués, tournant même carrément le dos à la salle. Ses doigts pianotent contre la paroi face à lui nerveusement. Il écoute l’eau couler et ferme les yeux quelques instants pour tenter de rassembler le flux inconstant de ses pensées. Sa paume coulisse contre son faciès tandis qu’il prend appui contre le mur à proximité. La confusion régit son organisme. Que doit-il conclure de ce qu’il vient de se passer ? De ce qu’il s’est passé ? De ce qu’il se passe tout court ? Désormais, il affronte de plein front, ces émotions qu’il a toujours reconnues mais n’a jamais voulu accepter. S’il arrivait quelque chose à la chimiste, il ne sait pas ce qu’il ferait. L’envisager suffit à insuffler un vent de panique dans sa poitrine. Une brise assassine qui siffle entre ses côtes et l’oblige à se courber. Sa respiration erratique se coupe en même temps que le jet qu’elle avait activé. Il tend l’oreille, reçoit des sons rassurants et se décide alors à rejoindre sa chambre en veillant à refermer les portes menant à celles de Bran et Clementine sur son passage. Il ne veut pas que son invitée le surprenne là, dans l’allée, l’attention portée sur les bruits qu’elle produit. Il a peur de savoir ce qu’elle en penserait.

Las, il se laisse choir sur le matelas, s’allonge brièvement ensuite, le bras replié contre ses paupières closes. Toute cette situation le dépasse et ça a quelque chose de particulièrement dérangeant de le constater en étant étendu sur le lit qu’il partageait avec Carley. Il a l’impression de suffoquer durant une poignée de secondes, se redresse pour allumer la lampe de chevet. Son regard tombe sur un cliché dont il ne s’est pas encore débarrassé. L’indifférence qu’il éprouve à le contempler lui fait froid dans le dos. Il en est donc arrivé là. Le cadre atterrit dans un tiroir et accroit sa perplexité. Ça n’a déjà plus d’importance dès que la minute suivante lui ramène l’australienne.

La violence des prochains sentiments décompose entièrement les traits du divorcé. Sa silhouette se peignant dans cette pièce, lui semble être improbable. Encore cette histoire d’univers qui ne devraient pas entrer en collision. Il trouve ça déplacé de l’obliger à se tenir là, dans ce qui a été la chambre conjugale. Cette constatation troublante côtoie mal l’insistance du regard qu'il lui dédie, qui coulisse contre le textile reposant sur la chair malmenée. « Mon corps, très certainement. Mon esprit, je ne sais pas trop. Mais je vais t’épargner mes élucubrations pour une fois. » S’entend-t-il répondre à sa question rhétorique. Le tourment chasse très vite l’incohérence psychique. Il traque les pans de la peau qu’elle dévoile pour y noter l’ampleur des dégâts. Maigre analyse en perspective vu ce que le peignoir lui laisse entrevoir. La réplique de son interlocutrice le tire de cet examen et les ramène en terrain connu. Un sourire amusé se dessine sur la bouche du damné, ses prunelles se vissent un peu plus dans celles de son vis-à-vis. « Oh s’il te plait, tu es loin du compte. Sois rassurée. Tu aurais dû ajouter au moins quinze lignes à ces quelques remarques avant de commencer à noter des similitudes. Tu es encore trop concise, je le déplore. Et pas assez effrontée. J’aurais sans doute ajouté à ce constat, une simple vérité. Quelque chose comme cet instant aurait été d’autant plus divin avec toi à mes côtés. Mais ça me réconforte de savoir que cette douche t'ait apporté un salut apprécié. » Un léger rire nerveux lui échappe alors qu’il lisse sans en avoir conscience le couvre-lit de sa main droite. Il imagine la tête de son ex-femme si elle tombait sur cette scène improbable. Il a invité la mafieuse au centre de sa tempête. Plus de bourrasques mais il ne ploie pas sous cette intensité. Dès qu’il accoste les iris adverses, il oublie immédiatement les échos du passé.

Sans doute que la bravoure qu’elle bouscule en lui, lui permet d’articuler une proposition tout à coup bien tangible. « Si tu veux, tu peux passer la nuit ici. » Ici, dans ce lit. Il ne peut pas décemment lui offrir celui de sa fille ou de son fils. Au point où ils en sont, il décide que ça n’a plus aucun sens de mêler son  ancienne épouse à ce qu’il se déroule en ces lieux. Il ne lui doit plus lui rendre le moindre compte désormais. Il vit seul dans cette maison depuis assez longtemps pour ne pas oublier que cette existence maritale est bien loin derrière lui. Son offre résonne trop étrangement cependant et il se sent très vite obligé d’y apporter quelques précisions. « J’irai dormir sur le canapé. » Comme la plupart du temps de toute façon. Un rictus bienveillant dispensé à son acolyte avant de reprendre la parole. « Mais avant d’en arriver là, il faut qu’on te remette un peu sur pied. Je suppose que tu as eu le loisir d’examiner en détails tes diverses contusions ? Tu peux donc me dire ce qu’il serait avisé d’utiliser pour te rabibocher. » Tout en parlant, il se relève, se met face à elle et observe ce qu’il peut des meurtrissures. Forcé de constater qu’il ne peut pas en apprécier l’étendue sans écarter le tissu qui entoure le corps éprouvé de la victime. Il faudra donc se reposer sur son témoignage. « Si tu as des côtes cassées, il nous faut des bandages, de la pommade pour les ecchymoses bien que je doute que les traces noircies partent avec ça... » La conséquence de leur nature respective. Le trentenaire ne réalise même plus ce qu’il divulgue, appuie cette révélation sans plus d’émoi. Une anecdote au milieu d’un discours. Pourtant, il soulève ce qu’il a toujours tu et ce qu’elle n’a jamais avoué non plus. « Enfin ça atténuera l’inflammation. » Un marmonnement inaudible. Reposant son regard dans le sien, il continue son inventaire le plus naturellement du monde. « Tu as des plaies ouvertes qui nécessitent un traitement particulier ? J’ai de quoi recoudre dans le pire des cas. » Il préférerait éviter. Ses quelques tentatives ont toujours été plutôt lamentables. Pas faute d’avoir voulu apprendre avec Carley comme guide.

Au milieu de cette tension retrouvée à l’évocation de l’état de la trafiquante, il s’empresse d’amener quelques touches un peu grotesques à cette discussion. « Sinon j’ai d’adorables pansements pour les plus petites blessures moins inquiétantes. Laisse-moi deviner, niveau motifs, t’es plus pirate que princesse, non ? » Sa petite blague ridicule lui fait avoir un pincement au cœur. Il devrait réfléchir avant de parler. Un autre souci qu’elle lui pose sans cesse. Dans l’intention de chasser le spectre de ses enfants et déterminé à faire passer un message qu’il a construit mentalement depuis qu’il l’a laissée seule quelques instants, il se rapproche un peu plus de Mackenzie, pose prudemment une main contre son épaule avant de plonger ses yeux dans les siens. Tout à coup si direct qu’il se reconnait à peine. « Mack, je ne vais pas te poser la moindre question sur ce qu’il s’est passé. Parce que je sais que tu n’es pas en mesure de me l’expliquer. Et parce que je n’exigerais jamais ça de toi. De toute façon, je ne suis pas en droit de le réclamer. Mais… J’aimerais que tu écoutes ce que je vais te dire et que tu prennes ça au sérieux. Si jamais ça devait se reproduire, si jamais… Il revenait te menacer, s’il te plait, viens me chercher ou reviens te réfugier ici. Si je ne peux rien faire de plus pour toi, que t’accueillir et te mettre en sûreté, laisse-moi au moins faire. » Un ton solennel, une sincérité qu’il ne veut plus masquer. Pas maintenant, pas après que la terreur lui ait rappelé l'attachement éprouvé. Il ne veut pas vivre avec un regret de plus. En la relâchant, il s’oriente vers la porte avec une nonchalance tout à fait factice. « Je vais chercher la trousse de soins. Tu peux te servir dans ma commode pour les vêtements. » Il la désigne d’un mouvement de main avant de déserter. Fuir pour être plus précis avant qu’elle ne puisse réagir à ce qu’il vient de lui demander. A ce qu’il vient implicitement de lui avouer.

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MessageSujet: Re: « it's safer by your side » - pv. Elias   Sam 4 Juin - 19:57




Un lumière douce baigne la chambre toute entière. Des nuances orangées qui contrastent définitivement avec les rayonnements immaculés de la salle de bains qu’elle vient à peine de quitter. Elle devine la silhouette du journaliste étendue sur le lit trônant au milieu de la pièce. Tout semble en suspend, un peu de poussière sur le dessus des meubles rustiques qui s’y dessinent. Les prunelles noisettes détaillent rapidement l’endroit, sans vraiment s’attarder sur chaque élément qui le compose. Plus préoccupée de voir le grec l’air si tracassé, allongé sur le couvre-lit seulement défait. Elle l’analyse sommairement, sans vraiment rien déceler d’inquiétant dans son attitude. Le pensant principalement fatigué à cette heure tardive de la nuit. Elle se plonge dans son regard en articulant des phrases à peine construites. À peine pensées. À peine réfléchies. Juste de quoi briser le silence omniprésent. Ne pas le laisser s’installer à nouveau. Ne pas l’autoriser à reprendre les droits qu’il n’a pas. Pas entre eux.

Le discours qu’il lui offre la surprend. Une fois n’est pas coutume, elle se laisse aller à un sourire. Laisse même échapper un rire léger en réponse à la remarque quelque peu osée du journaliste. Un écho singulier qu’elle reçoit d’une manière très naturelle. Sans vraiment s’en offusquer. Bien au contraire. Elle décortique la pensée de son hôte, analyse la formulation pour mieux y déceler ce qu’elle cherche à trouver. « - Il l’aurait certainement été. Un autre jour, dans d’autres circonstances. La porte était ouverte si t’avais tellement envie de me rejoindre. Ça aurait sans aucun doute brisé cette image de gentleman que tu veux bien te donner mais je ne suis pas certaine qu’elle te corresponde vraiment » Le timbre se veut joueur, elle en oublie presque la douleur qui continue pourtant de la tirailler. L’australienne esquisse quelques pas dans la pièce, croise les bras, fait mine de rien face au ténébreux qui refait doucement surface. Elle se fige quand l’invitation percute ses tympans. Bien que consciente qu’il ne la laisserait pas passer la nuit dehors, elle ne s’attendait pas à ce qu’il lui propose de dormir dans son propre lit. Les univers s’entrechoquent une fois encore et elle peine à comprendre. Ne parvient pas à lui offrir la moindre réponse. Aucun son ne sort de sa bouche pourtant entrouverte. Un mutisme qui en dit long et qui se prolonge avant qu’il ne l’interrompe.

La voix masculine la ramène à un état de conscience plus serein. Plus réel. Elle se redresse sur ses jambes lorsqu’il s’approche. Perché de la sorte devant elle, il reprend de sa prestance. « - Oui Monsieur », articule-t-elle en hochant la tête. Elle prend plaisir à imiter sa droiture, de celle qu’il pense infaillible. Un sourire qu’elle ne peut réfréner finit cependant par percer, s’invite le long de ses joues, tire sur ses lippes jusqu’à lui rappeler sa coupure. « - Je ne dis pas non aux bandages et à la pommade miracle. T’en fais pas pour le reste. Ça partira bien assez vite » Elle relève inconsciemment ce qu’il soulève sans s’en rendre compte. Mais n’en fait pas la remarque. Ne juge pas ça nécessaire. Pas maintenant. Que pourrait-elle lui dire de toutes façons ? Elle ne sait pas ce qu’elle est devenue. Ni pourquoi et encore moins comment. Il n’y a rien à dire sur cette nature dont elle ne sait rien. Rien à expliquer. Juste les faits. Ce qu’elle sait déjà. « - Tu crois vraiment que je t’aurais laissé me planter une aiguille dans la peau ? Il aurait fallut que je sois inconsciente ou au bord de la mort pour ça. Plutôt me recoudre moi-même, au moins je serai sûre du résultat » Un large rire éclate dans la pièce. Une taquinerie évidente qu’elle se devait d’exprimer. « - Heureusement pour moi, non. Rien qui ne nécessite d’acte chirurgical, rassure-toi » Des mots pour faire passer la douloureuse. Sa voix mise à rude épreuve, se brise en fin de phrase mais elle se reprend bien vite. Ne laisse pas la faiblesse s’installer alors qu’il s’empresse d’amener un ton plus léger à l’inventaire qu’ils dressent de ses blessures. La véracité qui transpire de cette petite blague la force à admettre qu’il l’a cernée. Plus qu’elle ne l’aurait pensé. Ou même espéré. « - Tu m’as percée à jour. Je te retournerai bien la question mais j’ai peur d’être déçue » Elle le toise sans aucune mauvaise attention, aucune. Prolonge leur joute verbale le temps d’une seconde avant que tout bascule.

Il s’adresse à elle comme à une enfant. Un ton plutôt pédagogue et délicat qu’elle exècre mais auquel elle ne réagit pas. Plongée dans les prunelles insistantes du journaliste qui ne fait que lui offrir son aide. Une fois de plus. Avant de s’éclipser, l’air de rien. La laissant seule dans cette pièce chargée de souvenirs qu’elle ne comprend pas. Le temps de quelques secondes, elle reste là, les bras ballants, à encaisser ce qu’elle vient d’entendre. À analyser le débit de parole impressionnant de l’homme qui à déjà tant fait pour elle sans même le savoir. Les mots résonnent à l’arrière de son crâne. Jusqu’à ce qu’elle se ressaisisse en secouant la tête et se tourne vers la commode désignée par Elias en sortant.

Les mains plongées dans le premier tiroir de l’imposant meuble, elle s'imagine tous les scénarios possibles et impossibles concernant son hôte. En vient même à penser à une collection morbide. Comme autant de trophées appartenant à d'anciennes conquêtes. Un scénario de film qu'elle tourne en boucle dans sa tête. Incapable de s'en défaire. Les doigts fins parcourent les étiquettes, la rassure en constatant que tous les vêtements sont de la même taille. Heureux hasard ou ils appartiennent à la même personne. Elle souffle en riant de sa propre bêtise, avant de se rendre compte qu’elle ne le connaît pas vraiment. Continue son inspection des tiroirs. Déplore ce qu'elle y voit. Des étoffes d'un tout autre style. Une dégaine qui n'est pas la sienne et des pièces qu'elle ne pourrait porter. Elle réarrange soigneusement ce qu'elle a malencontreusement dérangé, referme le premier tiroir, ouvre le second pour y découvrir des choses en tout points similaires. Mais l'australienne ne se décourage pas et la troisième ouverture lui apporte finalement satisfaction. Bien plus masculin que les précédents, ce tiroir respire Elias. Elle le reconnaît dans ce qu'elle voit, part en quête de quelque chose pouvant lui aller. N'importe quoi. Les mains soulèvent et déposent, dérangent et arrangent. Avant qu'elle ne s'arrête sur une pièce convenable. Un simple t-shirt délavé, assez long pour sa petite taille. Elle ne tarde pas à l'enfiler en se défaisant du peignoir qu'elle portait jusque là. Le tissus tombe le long de ses hanches et adopte presque parfaitement ses formes. Une esquisse longiligne épousant sans difficulté sa silhouette bien dessinée. Satisfaite, elle referme définitivement la commode et déjà, déplore l'absence de manches laissant ses bras à nu.

« - J’ai pris ce que j’ai trouvé à ma taille », souffle-t-elle à l’attention du grec qui refait surface. La mafieuse tente de justifier son accoutrement comme elle peut. Sans vraiment y parvenir. Avant de s’avancer brusquement vers lui, dotée d’une verve nouvelle et sans précédent. « - Elias, je sais parfaitement ce qu’il s’est passé. Je sais aussi exactement pourquoi ça s’est passé et quand je t’ai dit que je le méritais peut-être, crois-moi, j’avais pas tort » Elle soupire. Cherche ses mots. Prend le temps de les choisir pour ne pas blesser celui qui lui à déjà beaucoup donné. « - Je t’ai entendu et j’apprécie sincèrement tout ce que tu as fait et que tu continues de faire pour moi. Mais je veux pas te mêler à cette histoire plus que tu ne l’es déjà. Et tu l’es déjà trop » Une certaine douceur prend possession de ses traits. Elle se rend compte en le regardant qu’il ne pensait certainement pas à mal en s’adressant à elle de la manière dont il l’a fait. « - J’aimerais pouvoir tout t’expliquer, mais ça risque de tout gâcher » Et elle ne veut pas tout gâcher. Surtout pas. Le doute s’immisce pourtant dans son esprit. Pendant une seconde, elle hésite. Aimerait tout lui avouer, tout lui dire. Qu’il ne subsiste aucun mystère la concernant entre eux. Avant de se raviser. « - J’ai plus qu’à espérer qu’à l’heure qu’il est, il se soit déjà vidé de son sang dans la ruelle où je l’ai laissé » Elle recule, lève les yeux au ciel en instaurant de la distance entre eux. Jusqu’à le quitter du regard pour le porter sur ce qui l’entoure.

« - Je te demanderai bien à qui sont les fringues dans les deux premiers tiroirs de ta commode mais j’ai peur que tu te fâches en esquivant la réponse » Elle lui jette un regard doucereux en souriant. Une pique joueuse qu’elle formule sans vraiment le vouloir. Sans vraiment attendre de réaction. Juste pour elle. Juste comme ça. « - Étant donné que je ne te fourni aucune réponse moi-même, je peux pas en exiger de toi, pas vrai ? » Elle interagit avec elle-même, rit de son attitude. Un comportement qu’elle assume puisqu’il lui ressemble. Mais elle se sent toujours aussi mal à l’aise entre ces quatre murs, malgré ce qu’elle veut bien laisser voir. « - Je peux très bien dormir sur le canapé si tu préfères. Gustave me tiendra compagnie, je doute de réussir à fermer les yeux de toutes façons. J’aime bien les chiens, je lui ferais la conversation » Elle s’assoit sur le bord du lit en se tenant les côtes. « - Mais je veux pas me battre avec toi. C’est ta maison après tout. À défaut de ta salle de bains, on peut tout aussi bien partager un instant d’autant plus divin sur ton canapé, j’imagine. J’irai où tu veux bien de moi » Elle se joue de lui, utilise ses propres paroles volontairement. Prouve que l’attention qu’elle lui porte n’a rien de factice. D’inventé. Indécente dans toute sa sincérité. Jusqu’au fond de ses prunelles ambrées.

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MessageSujet: Re: « it's safer by your side » - pv. Elias   Mer 8 Juin - 2:59

Les promesses désarticulées, murmurées, suggérées, parfois assumées. Des provocations qui ont débuté pour souligner des évidences qu’il a toujours pensé singulières, vouées à ne pas être réellement partagées. Elle s’est bien prêtée au jeu pourtant et il n'a vu longtemps dans le comportement de l'australienne qu’une façon de plus de remporter la partie. Celle qui voit s’affronter deux égos. Des provocations basées sur une vérité dans son cas, une attraction pas encore tout à fait acceptée et cependant, déjà trop impérieuse pour chercher à s’en préserver ou à s’en cacher. Il a décidé de ne pas la masquer dès lors. Porter le masque de l’indifférence en présence de la dealeuse lui aurait été impossible. Le trouble grandissant et la tentation engloutissant de vaines tentatives d'esquive. Il n’a trouvé aucune autre parade qu’une franchise incertaine déliée dans cette séduction étrange, trop souvent grotesque. Jamais il ne s’est douté de la réciprocité. Il croyait être le seul à se terrer derrière une assurance toute trouvée pour contaminer l’air de répliques effrontées. Pas avant cette nuit de déroute, pas avant de franchir la limite. Pas avant qu’elle ne réponde à son baiser. Elias n’a plus de point de repère depuis, s’enlise dans ce qu’ils ont toujours perpétué. Ces dialogues décousus par l’envie, l’attrait et désormais, la tendresse. Le grec sait pertinemment qu’ils se dirigent à chaque rencontre un peu plus vers ce qu’il craint et ce qu’il souhaite plus ardemment encore. Toujours sur la réserve par la somme de responsabilités à endosser, par son crime, par ses ennuis. Par ce qu’il est et ne pourrait être. Ils devraient être incompatibles en tout point. Elle pour commencer, trop jeune pour s’intéresser à son cas mais ils sont là néanmoins. Dans cette pièce, à faire résonner ce qu’ils refoulent à moitié. Et cette fois-ci, plus que jamais ce flirt inopiné cherche à planquer d’autres réalités, d’autres sentiments bien plus importants. Dans le cas du journaliste, du moins.

Bien qu’il ait conscience du réel objectif, du fait que leurs échanges ne soient rythmés que par le besoin de légèreté et non par la nécessité d’acquérir la victoire, il ne peut s’empêcher de chercher à la déstabiliser autant qu’elle le désarçonne. « Vous devriez vous inquiéter de votre propre vertu, jeune demoiselle. Je risquerais de te prendre au mot après tout, la prochaine fois. Un gentleman se plait à vouloir satisfaire les désirs d’une lady, vois-tu. J’y mettrai même un point d’honneur pour toi. » Un sourire amusé et une légère inclinaison de la tête pour ponctuer les propos avant  que le sérieux ne revienne partiellement déranger sa moue, réarranger les priorités. Bien que le ton perdure dans cette douceur retrouvée, les préoccupations grossissent à l’ombre de leur enjouement recouvré. Chaque remarque de son vis-à-vis force un rictus sur sa propre bouche. Il en oublie totalement la commémoration d’ordinaire absolue de sa vie antérieure. Ici, avec elle - comme bien souvent, il réapprend à vivre. Si la douleur suscitée par la seule vision des plaies de la blessée ne venait gâcher ces quelques instants, sans doute aurait-il été bien plus rieur encore. Son insolence atteint sa limite trop vite. Il s’écarte de la scène alors, atteint le couloir pour s’envelopper d’une solitude qu’il supporte mal. Il n’aime décidément pas la laisser seule alors qu’elle est toujours dans cet état précaire. Encore moins à l’aise de l’abandonner avec ses fantômes. Le propriétaire des lieux presse le pas, retrouve sans grand réconfort, la salle de bain et ses néons agressifs. Ses prunelles atterrissent rapidement sur les frusques ensanglantées de la chimiste. Cette image lui broie le cœur immédiatement. Il s’accorde quelques secondes de répit pour se reprendre, chasser la lividité dérangeante de son visage avant de s’emparer de la trousse de soins dans une des étagères. Sans prendre la peine de jeter les vêtements échoués. Il n’en a pas encore la force.

Le trentenaire remonte plus prudemment l’allée sans même chercher à l’illuminer. Il en connait chaque recoin par cœur. Il se force à ralentir la cadence pour offrir à sa comparse, le loisir de revêtir une tenue plus décente, attend même quelques instants devant la porte avant d’oser l’entrouvrir, apposant même  quelques coups contre la paroi tout en effectuant ce geste pour s’annoncer. « Je te dirais bien que j’espère que tu es bien habillée. Mais nous savons tous les deux que je ne le souhaite pas vraiment au fond. » Déclare-t-il d'un ton anodin, la bravoure retrouvée après ces aveux maladroits qui lui ont valu une fuite prématurée. Son regard se pose immédiatement sur la silhouette de la mafieuse. Son accoutrement l’oblige à arrêter sa progression dans la pièce, à la détailler un peu plus longuement qu’à l’accoutumé. Diverses sensations s’ajoutent à cette soudaine immobilité. Celles qui lui sont aussi connues que méconnues finalement. Le trouble de la voir affublé d’un de ses t-shirts, insolemment trop court pour lui servir dignement de robe et la peine à part égale de constater les dégâts qu’il n’avait pas jusqu’alors remarqué. La justification de la jeune femme ne lui arrache qu’un simple haussement d’épaules qu’il veut nonchalant malgré le tourment permanent. Le mutisme sied très mal au bavard, il n’annonce généralement rien de bon. Dans ce cas-ci, il n’est le reflet que de sa confusion. Elle l’en extirpe cependant à la suite, revenant sur ce qu’il aurait voulu ne plus jamais mentionner, grimace malgré lui devant ce qu’elle tente de lui faire comprendre, succombe même pratiquement quand elle mentionne l'empreinte de Carley dans cet environnement toxique. Difficile de conserver cette assurance factice après cette réflexion, encore plus ardu de savoir quoi dire, quoi faire de cette situation inédite où ils effleurent pour une fois, les ombres dont ils se recouvrent tous deux sans arrêt.

Après qu’elle ait terminé de le chambouler dans toutes les nuances accordées, qu’elle se soit installée sur le lit, il retrouve l’usage de la parole et parvient enfin à remuer. « Il y a bien des choses que je préférerais en ce monde mais toi, dormant sur le canapé n'en fait clairement pas partie. Je refuse de t'infliger l'inconfort de ce vieux canapé élimé. Il ne te ferait aucun bien quand bien même je serais à tes côtés pour veiller à ce dit-bien. » Enonce-t-il très calmement sans jamais relever franchement les yeux vers elle, déposant ce qu’il a ramené sur le couvre-lit, se rapprochant inéluctablement de sa position pour se faire. « Quant à la seule idée que tu puisses préférer mon chien à ma compagnie ce soir... Je développe déjà une antipathie ainsi qu’une profonde jalousie à l’égard de mon fidèle compagnon. Vois ce que tu fais de moi. » Un léger sourire point, très léger. Trop léger. Il soupire, glisse une main contre son front et se décide à exterminer la source de son inconfort. « Juste dans l'optique de ne pas tout gâcher... Et d'ailleurs, je serais plutôt curieux de te voir définir ce tout énigmatique. » glisse-t-il en laissant un rire nerveux lui échapper. Il reprend son souffle, laisse son pouls s’agiter tandis que les phrases se forment dans son crâne. Ces fringues appartiennent à mon ex-femme. Une explication simple qui tient sur une ligne, qui ne nécessite pas d’approfondissement tant qu’il conjugue cette relation au passé. Il redresse le regard pour croiser le sien, convaincu qu’il peut au moins se permettre cet aveu-là.

Mais la terreur s'immisce dans cet accès de confiance, contamine ses nerfs. Il se met à contracter ses muscles pour résister à l’envie de bouger. Elle risquerait d’avoir peur. De vouloir en savoir davantage, de faire des hypothèses. De craindre qu’il ne lui mente. Il se trouve toutes les excuses du monde pour ne pas lui révéler son échec marital. Pas maintenant. Pas comme ça, pas ici. Il n’y aura jamais de bon moment, ni même de bon endroit. Il le sait. Mais ça n’empêche pas de penser que ça les éloignerait. Et qu’il ne pourrait pas le supporter. « Non, je ne me travestis pas. » Éluder dans l’urgence. Il arbore un profond sérieux dans la blague et enchaine le plus rapidement possible. « Je ne pourrais jamais blâmer quelqu’un qui fait preuve d’une curiosité égale à la mienne. Ce serait hypocrite. Et je n'ai pas envie de te fournir de demi-réponse. Encore moins te narrer dans son entièreté, l’histoire pathétique de l'abruti fini que je suis. » Si elle a osé lui déclarer qu’elle méritait sa sentence, il ne voit pas pourquoi lui devrait édulcorer ce qu’il est réellement. Un sombre crétin.

Le besoin de s’agiter se fait sentir, alors il se penche sur le matériel médical, en extirpe le nécessaire tout en continuant de parler. « Le mystère nous a plutôt réussi jusqu’ici, respectons peut-être ça pour aujourd’hui. Il faut s'accorder pas mal de confiance aveugle et je réalise bien que ça soit hautement difficile à concevoir en ces temps troublés. Mais personnellement, je n'ai aucun mal à la placer en la personne qui me fournit avec succès les remèdes les plus appropriés. » Il ose se heurter à l’ambre à nouveau, lui fournit l’esquisse d’un sourire avant de s’asseoir à ses côtés,attrapant la pommade dans la foulée. Cette proximité ne l'aide pas spécialement à réfléchir correctement. Sûrement pas alors qu'elle se tient encore les côtes et semble souffrir. Prudemment, il l’applique sur les ecchymoses visibles de son acolyte, laisse la nécrose opérer à plusieurs reprises sans s’en inquiéter, phénomène qui disparait dès qu’il ôte les doigts de sa peau. Il retrouve alors très vite un épiderme d'une normalité effarante, il n’y fait déjà plus attention. Tandis qu’il s’applique précautionneusement à soigner les hématomes, ses pensées s’envolent, forment de nouveaux fléaux pour alourdir le poids sur l’estomac.

L’idée de laisser ce mystère en suspens, entier, le dérange, l’oblige à s’interroger sur ce qu’elle va déduire. Il ne veut pas qu’elle se fasse de fausses idées, il ne supporte pas la seule idée qu’elle puisse le penser avec une autre. Piégé dans un double jeu qu’il aurait orchestré. Il a besoin qu’elle croit en lui. Quand bien même, il ne le mérite pas vraiment. « Ces vêtements ont été abandonnés par la propriétaire. Elle ne reviendra pas les chercher et je les ai oubliés, depuis le temps, pour tout t’avouer. Ça n’a pas d’importance à mes yeux. » Une confession presque chuchotée tandis qu’il termine sa tâche pour en débuter une nouvelle.

Très naturellement, sans doute trop naturellement, ses doigts effleurent la cuisse de son interlocutrice jusqu’à rencontrer le textile portée par la damnée avant qu’il ne s’arrête, cesse le contact destructeur pour l’interroger du regard. « Puis-je… ? » Un rictus amusé soulève ses lippes sèches. Il se sent tout à coup si bête de lui demander la permission mais il ne se voit pas relever le tissu sans son autorisation quand bien même, il ne le fait que dans un but curatif. S’il est audacieux par la parole, il n’ose pas non plus empiéter sur la liberté adverse de ses actes. Parce qu’il n’a aucun droit sur elle, qu’il marche toujours sur des œufs qui plus est. Qu’ils entretiennent leur petit jeu de séduction en se cherchant et en se fuyant tout autant. Il ignore ce qui traverse vraiment la tête de son alliée. Et il n’entend pas le deviner ou penser savoir ce qu’elle pense ou ressent. Alors il lui laisse le choix. Les bandages déjà dans le creux de la paume, il ajoute pour la postérité « Il faudrait que je puisse voir tes côtes. » et attend ensuite, le cœur au bord des lèvres.

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MessageSujet: Re: « it's safer by your side » - pv. Elias   Mar 14 Juin - 13:58




Du bout des doigts, elle caresse le couvre lit mordoré. Installée sur le bord du matelas, elle trouve une grande satisfaction à ce confort partiel. N’osant pas s’immiscer dans les couvertures plus qu’elle ne le fait déjà dans la vie de son hôte. Un équilibre instable qu’elle entretient mais qu’elle peine à maintenir, forçant sur sa musculature pour se tenir droite et ménager ses côtes mises à mal. Un bras s’enroule machinalement le long de son abdomen, la soulage légèrement. Amenuise sa géhenne alors que les prunelles avelines se plongent dans celles du journaliste. Consciente d’avoir provoqué l’impensable, déclenché l’inaccessible, elle lui adresse un regard doucereux. À demi joueur. À demi compatissant. Elle ne sait pas trop sur quoi s’arrêter. S’essaie à plusieurs expressions sans jamais pouvoir décider laquelle est la plus appropriée. Le désir de savoir se mélange à l’envie de le garder près d’elle. L’un n’étant pas vraiment compatible avec l’autre, elle le craint. Le déplore. Mais ne peut que comprendre. Puisqu’elle confirme le même procédé pour sa personne. Pour son histoire. Des non dits qui la rende folle. Plus encore que ce qu’elle ne saisit pas. Ce qui prend possession d’elle, de son esprit, de son corps tout entier à mesure qu’elle faiblit. Perd le contrôle sur tout ce qu’elle a pourtant l’habitude de diriger. Elle perçoit son inconfort. Le malaise dans lequel elle l’a plongé. Sans le vouloir, sans le chercher. Elle sourit pourtant en le voyant chercher une solution maligne au problème qu’elle a posé. Une esquive, un subterfuge pour ne pas lui offrir ce qu’elle demande, ne pas se livrer sans l’avoir décidé. Puisqu’elle ne lui donne rien non plus.

« - J’aimerais beaucoup savoir quelles sont ces choses. Et ne sois pas jaloux de ce pauvre Gustave. Ça n’a rien à voir avec toi en particulier, j’ai toujours eu un faible pour les animaux. Beaucoup plus fiables que les hommes, c’est un fait » Un voix rocailleuse s’échappe de la gorge malmenée de l’australienne. Elle parvient cependant à articuler plus ou moins clairement, un rictus espiègle se détachant déjà de ses pommettes livides alors qu’il peine à reprendre la parole. Elle le contemple luter intérieurement. Il se dresse non loin d’elle mais lui paraît pourtant tellement éloigné. Une distance factice et toujours bien palpable. Elle perçoit son envie de passer à autre chose, ne pas s’attarder sur la question regrettablement posée. Un instant, elle baisse la tête. Prête à s’excuser. Exprimer son remord. La contrariété qui la gagne au fur et à mesure. Conséquence de s’être sûrement trop laissée aller dans cet environnement si particulier. Elle ne pensait pas réveiller de blessures si douloureuses. Rouvrir des cicatrices encore si fraiches. Jusqu’à amplifier une hémorragie complète, telle qu’elle lui apparaît désormais. La réponse qu’il formule ne la surprend pas. Ne la choque en rien. Elle lui ressemble tellement. Un rire nerveux lui échappe et elle se redresse, le toise de nouveau en souriant à peine. Que pourrait-elle ajouter à ça ? Le silence est de bien meilleure convenance. Ponctué par un faux soupire de soulagement et un regard paisible à l’égard du journaliste ; elle peine à croire ce qu’elle entend. Plongée dans l’absurde, il ne se rend pas compte de ce qu’il dit. De ce qu’il formule. Ce simple constat confirmant pourtant les dires de l’éclopé. Si lui est un abruti alors que dire de sa propre personne ? Elle ne peut s’imaginer une telle chose. Réfute cette piètre vérité qu’il délivre à la volée. Un mensonge qu’elle n’est pas prête d’avaler. « - J’ai un esprit scientifique, Elias. Y’a pas de mystère pour moi, seulement des équations à plusieurs inconnues. Et toutes les équations finissent par se résoudre » Un murmure articulé vaillamment en réponse à la philosophie contraire qu’on lui oppose. Le ténébreux prend place à côté de la mafieuse, elle grimace une seconde, le temps que la stabilité s’établisse de nouveau. Une proximité retrouvée à laquelle elle ne fait plus vraiment attention. Qui ne la met plus mal à l’aise. Plus comme avant.

Le front plissé, elle esquive les iris voisines alors que les mains masculines s’attardent sur son échine meurtrie. Elle frissonne à chaque nouveau contact. Le froid de l’onguent qu’il applique soigneusement sur le derme noirci la fait frémir mais elle retient chaque mouvement brusque qui la secoue. Il effleure sa cuisse dénudée avant d’arrêter son geste, l’interroger du regard, se justifier. Désabusée, elle s’active presque instantanément en hochant la tête. Les doigts fins replient l’étoffe contre ses hanches, sa poitrine. Dévoilant ses côtes qu’elle devine colorées. Tapissées de nuances bleutées. Une nouvelle grimace vient étirer son visage alors qu’elle tente de dissiper la géhenne. Elle aurait pu éprouver une certaine réticence à l’idée de se retrouver à moitié nue en la présence du grec. Mais la vérité est qu’il n’en est rien. Le tempérament de la dealeuse reprend aisément le dessus et c’est avec un naturel déconcertant qu’elle accède à la requête de son infirmer de fortune.

« - C’est mon beau-père » Quelques mots à peine articulés. À peine audibles. Alors que d’une main, elle maintient le tissus sur le haut de son buste et que de l’autre, elle joue avec l’épaisseur du couvre lit. Il continue son œuvre et elle en initie une autre. Élabore difficilement un discours presque pas réfléchi. Pas vraiment spontané non plus. « - Celui qui m’a fait ça. C’est mon beau-père » Elle répète d’une voix plus assurée. Plus claire. L’australienne ne le regarde pas, préfère détourner les yeux. Ne pas affronter les prunelles rivales pour ne pas y voir ce qu’elle redoute. Ce qui l’effraie tant. Les paupières se ferment le temps de quelques secondes. Le temps de remettre de l’ordre dans ce passé lointain qui semble vouloir le revenir en pleine figure. De la plus douloureuse des manières. Elle inspire profondément, n’est pas certaine de faire le bon choix en lui révélant cette vérité. En levant le voile sur ce secret qu’elle porte à bout de bras. Encore hésitante à dissiper le brouillard qui persiste entre eux. Avant de finalement, se décider. « - C’est peut-être un salaud mais j’ai été une vraie garce avec lui » Elle rit. Un rire amer. Toxique. « - Je l’ai envoyé en prison, Elias. J’ai fait en sorte qu’il soit accusé de choses qu’il n’a pas faites. Et j’ai réussi. Je l’ai fait enfermer alors qu’il était juridiquement innocent » Elle prend soin d’articuler chaque mot, chaque syllabe. Pour ne pas devoir le répéter. Pour ne pas être obligée d’insister. Mais être sûre qu’il comprenne aussi. Les yeux toujours fuyants, elle ajoute « - J’ai pas la même définition du mot innocent, mais peu importe. Il a décidé de me faire payer et honnêtement, je peux pas lui en vouloir pour ça » Non, elle ne peut pas. Puisqu’il n’y a plus de justice en ce monde, il est normal qu’il cherche à la faire lui-même. De la plus brutale des manières, il est vrai, mais quand bien même. Elle repense à ce qu’elle a dit plus tôt. Qu’elle mérite ce qui lui arrive. Et réaffirme intérieurement cette pensée en grimaçant.

« - C’est grave, doc’ ? » La mafieuse secoue la tête, comme si elle se réveillait après un mauvais rêve. Elle n’ose pas tourner la tête. N’ose pas plonger ses prunelles noisettes dans celles du journaliste. Elle s’imagine le pire quant à sa réaction et n’a aucun désire de constater qu’elle peut avoir raison, une fois de plus. « - Je commence à avoir froid, ta pommade miracle me glace le sang » Un timbre presque enfantin, gêné, qu’elle peine à accentuer. Qu’elle ne parvient pas à changer. Elle doute que cette vérité dévoilée ne lui apporte quoi que ce soit de bénéfique. Mais espère qu’au moins il ne s’éloigne pas. Ne l’abandonne pas. Pas pour ça.

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Dernière édition par Mackenzie Caulfield le Jeu 30 Juin - 11:24, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: « it's safer by your side » - pv. Elias   Jeu 16 Juin - 23:00

Le regard glisse contre l’épiderme brutalisé, suit machinalement les courbes de cette femme qu’il ne connait pas vraiment mais dont il se sent pourtant proche. Un doux paradoxe avec lequel il ne sait pas toujours comment compiler. Ses pensées battent la mesure, rythment le chaos cardiaque tandis que les mots s’allient et forment de nouvelles vérités. Celles qu’il n’a pas dû dérober à son attitude ou aux situations qui les ont plus d’une fois amenés à se côtoyer. Jamais le grec n’aurait pu penser que des pans du mystère puissent s’écarter précisément ici. Dans des circonstances assez dramatiques de surcroit. Tout comme il n’aurait jamais espérer qu’elle vienne le trouver lui en cas de détresse. Ces deux faits le confortent à évoluer dans cette direction qu’il ne pouvait envisager auparavant. Forcé de constater désormais, qu’il s’y dirige à toute allure depuis déjà un bon moment. Malgré la panique suscitée, l’anxiété préservée par les soins à prodiguer, la vision de ses plaies, une étrange sensation l’engourdit. Enivrante, réconfortante. Elias apprivoise assez maladroitement les sentiments qu’elle ne cesse de provoquer en lui. A-t-elle seulement conscience du contrôle qu’elle possède déjà sur sa propre personne ? Il ne sait pas s’il le souhaiterait à vrai dire. Qu’elle sache avoir l’ascendant sur lui pourrait être aussi bénéfique que néfaste. Son esprit s’évade tandis qu’il s’applique à effacer au maximum la douleur qu’elle conserve de ses hématomes et contusions diverses. Lui offrir le début de sa réalité, approcher le thème Carley sans toutefois le creuser risque de lui porter préjudice. Mais l’histoire entière ferait plus de ravages qu'elle n'apaiserait. Les rares personnes à ne pas l’avoir jugé sont celles qui le connaissaient vraiment. Qui ont pu souffrir avec lui au moment des faits, au lieu de l’enfoncer davantage. Il craint que Mackenzie ne discerne que le monstre derrière l’homme qu'il a tant cherché à lui montrer. Sa fausse assurance de tous les jours risquerait de fondre en éclat. Il n’en serait alors que plus pathétique.

Reportant ces préoccupations à plus tard, se concentrant sur la suite de sa tâche, il l’observe relever le textile, dévoiler une partie de son thorax. Sans doute que si les marques n’avaient pas été aussi tangibles, aussi atroces à toiser, il aurait pu tirer profit de cette proximité, de cette pudeur légèrement éventrée. Sans doute qu’il aurait plaisanté. Sans doute qu’il se serait fait insolent mais devant l’ampleur des dégâts, il demeure farouchement muet. « Merci. » C’est le seul son qui parvient à sortir de sa gorge, difficilement. Enrayé pratiquement. Doucement, il glisse ses doigts contre les flancs, y applique un baume sensé calmer l’inflammation. Il aimerait pouvoir glisser une remarque tout à fait déplacée. A vrai dire, il sait même quoi dire mais il n’en a même pas la force. Le trouble chiffonne ses traits à la place. L’enjouement étouffé par la difficulté rencontrée à la constater dans un tel état. Il ne supporte pas ce spectacle. Encore moins l’idée que ça puisse se répéter. Le cœur se crispe à de multiples reprises et s’arrête momentanément quand la voix abimée de l’australienne brise le silence. Le journaliste relève les yeux vers elle, continue à appliquer précautionneusement l’onguent alors qu’elle poursuit. Il finit par stopper cette action ensuite, trop absorbé parce qu’elle s’apprête à lui révéler. Il écoute, ne l’interrompt à aucun moment et accuse la gravité du récit qu’elle lui soumet. Il cherche son regard sans le trouver, perçoit sans mal le malaise et n’insiste pas. A la place, il fait coulisser les bandages contre son buste pour soutenir la cage thoracique, veillant à ne pas trop serrer l’ensemble sans ajouter quoique ce soit de peur de rater cette manœuvre en se perdant dans ses révélations.

Il attend alors d’avoir achevé sa besogne avant de reprendre la parole, privilégiant sa dernière interrogation plutôt que les aveux pour l'instant. Ne sachant encore trop quoi en penser, quoi en faire actuellement. Il a peur de ne pas y réagir correctement, de ne pas leur donner la valeur qu'ils méritent. Il sait quel effort elle a dû se permettre pour lui délivrer une telle confidence. « Tu devrais y survivre, jeune fille. Evite juste les sports extrêmes durant les prochains jours. » Une futilité balancée sans réel gaieté. Il se relève après qu’elle l’ait interpellé sur son absence de chaleur, attrape un gilet reposant sur un meuble proche pour le glisser contre ses épaules tout en commentant cette seule action. « Il faut dire que le choix, tout à fait délectable, je n’en disconviens pas, de ta tenue ne pourrait guère te dispenser assez de chaleur en cet instant. » Un léger sourire point avant que tout le reste du discours ne le rattrape finalement. Il se rassied près d’elle, écarte la trousse du couvre-lit en la déposant à terre, rangeant le matériel d’un même temps. Il pose ensuite sa paume contre la chevelure de son invitée, glisse ses doigts entre quelques mèches édulcorées, prenant le temps de la rassurer avant d'émettre la moindre parole.

Il n’a même pas besoin de réfléchir pour savoir ce qu’il veut lui transmettre finalement. Les mots s'offrent avec un naturel déconcertant. « On vit tous avec nos crimes et je pense que tu as déjà payé le tien assez cher. De plus, tu dis toi-même qu’il n’était pas exempt de pêchés et au vu de ce qu’il s’est déjà passé, il mérite en tout cas, maintenant d’y séjourner à nouveau, derrière des barreaux – au moins ça. Rien ne justifie et ne justifiera ce qu’il tente de faire, ce qu’il t’a fait. » Aucun jugement à émettre. Il n’a pas toutes les composantes nécessaires de toute manière pour réellement comprendre et appréhender l’ensemble de cette narration. Puis, il serait déplacé qu’il puisse la condamner quand lui-même traîne un passif aussi lourd que tragique. Il note seulement qu’elle peut se montrer redoutable si besoin s'en montre. Ce dont il n’aurait de toute façon jamais douté. Elle est de ces personnes qui obtiennent ce qu’elles veulent. Et il l'admire aussi pour ça. « Je ne suis peut-être pas objectif après, certes. J’ai déjà choisi mon camp depuis longtemps maintenant. » Un énième rictus tandis qu’il s’approche un peu plus d’elle, glissant un bras autour de ses épaules recouvertes du tissu apporté. « Il n’y a rien à faire contre lui ? Je suis sûr qu’on pourrait trouver des choses juteuses sur son compte si tu me laissais fouiner un peu… Il suffirait ensuite de laisser ces informations tomber accidentellement entre des mains non-innocentes. De jolies mimines tout à fait aptes à mener à bien une nouvelle condamnation. Je ne suis pas très emballé par la perspective d’utiliser la milice pour l’éloigner mais si ça peut te sauver… » Un soupir ensuite qui soutient cette impuissance. Finalement, ça ne change rien. Il ne veut pas la savoir en danger et peu importe ce qu’elle a fait, il ne pourra jamais comprendre cet homme qui l’agresse de la sorte, s'acharne sur elle. Une figure paternelle ébranlée, il se sent mal à tirer cette conclusion et à se sentir relié au concept.

Son nez coulisse dans la crinière encore humide de son interlocutrice juste un instant. S’autorisant ces rapprochements pour apaiser autant la débâcle émotionnelle de la victime que la sienne. « J’aimerais te savoir en sécurité. Même relative. » murmure-t-il alors. « Merci de m’en avoir parlé. » Ses lèvres se posent quelques secondes contre le front de sa protégée, se retirent quand la nécrose n’est plus supportée avant de tirer une partie des draps pour l’inviter à prendre place dans le lit. « Tu devrais t’allonger un peu. Même si tu ne dors pas. Bien que je pourrais te lire une histoire si tu le souhaites mais ne compte pas sur la berceuse par contre, je déteste amener la pluie. » Un léger rire nerveux lui échappe avant qu’il ne reprenne plus effrontément encore. « Au besoin, je peux jouer le rôle de l’ourson en peluche. J’ai déjà le poil nécessaire. » Ses doigts coulissent dans sa barbe alors qu’il adopte une moue tout à fait grotesque avant de se reprendre ensuite en haussant les épaules d’un air tout à fait désolé. « Je suis désolé, je ne sais vraiment plus ce que je raconte ce soir. C’est déjà symptomatique en temps normal mais ça ne semble vraiment pas s’arranger aujourd’hui. » Le dos de sa main caresse la joue de la mafieuse ensuite. « Tu devrais essayer de dormir quand même. » Ses prunelles se figent dans celles de son vis-à-vis, transmettent un peu plus de cette douceur qu’elle réveille en lui. Il n’arriverait jamais à la dépeindre comme la personne cruelle qu’elle a présenté de ses anecdotes passées. Il n’y attache pas d’importance au fond. Il sait qu’on ne se définit pas que par un seul acte et depuis qu’il la connait, elle ne lui a montré que ce qu’il compte retenir. Le meilleur d’elle, sa loyauté. Entre autre millier de choses qui font qu’il est là, à la détailler, à souffrir des maux qui l’agite en silence. A la vouloir toujours plus proche.

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MessageSujet: Re: « it's safer by your side » - pv. Elias   Jeu 30 Juin - 13:23




Les mots lui échappent. Lassée de tout ce mystère, elle se laisse aller à la confidence. Sans prendre la peine de retenir ses pensées. De les retoucher, pour ne pas prendre le risque que ce qu’il comprenne soit erroné. Elle se retrouve presque surprise de l’effet que lui procure cette révélation tardive. Bien qu’elle sente le poids du regard masculin qu’elle évite, c’est un sentiment de délivrance toute relative qui la gagne peu à peu. Libérée d’un secret qu’elle traînait comme un boulet. Effrayée, cependant, du jugement qu’il peut encore lui accorder. Elle préfère ne pas trop penser, joue le tout pour le tout. Elle n’est plus à une erreur près, bien qu’elle n’en regrette pas la moitié. L’australienne choisi de détourner la tête, de ne pas croiser les prunelles voisines. Limitant les effets de l’après-coup qu’elle attend toujours, alors qu’il s’affaire encore sur son échine malmenée. Le fait qu’il esquive ses aveux, les remette à plus tard, ne la rassure en rien, bien qu’elle apprécie sa délicatesse. L’étoffe beaucoup plus chaude et appropriée ne tarde pas à recouvrir ses frêles épaules. La soulageant d’un mal éphémère mais bien réel. Elle accueille le geste en baissant la tête, témoigne de sa gratitude par le silence, à peine comblé par le pâle sourire à peine perceptible qui apparaît sur son visage. L’absence de réaction du journaliste commence à l’inquiéter, elle se redresse en constatant l’effet presque immédiat de l’onguent appliqué sur ses côtes alors qu’il reprend place près d’elle. Un contact initié à la volée, une paume contre ses cheveux qui l’apaise, enfin. La mafieuse frissonne, soulagée. Les paupières se ferment le temps d’une seconde avant de se rouvrir, encaissent le discours qu’il ne tarde pas à lui offrir. Un de ces discours dont lui seul à le secret. Elle n’est donc pas tant surprise qu’il se prête à son exercice favoris en de telles circonstances. La réflexion lui arrache un sourire plus vaste. Plus spontané. Plus vrai aussi.

« - Je sais que tu as raison mais ça reste difficile à admettre » Elle en est presque à l’interrompre. Se rend finalement compte qu’elle ne veut pas, ne veut plus, s’étendre sur le sujet. Incapable de formuler autre chose, elle se ravise, souffle longuement et se recroqueville dans son gilet, alors qu’il glisse un bras autour d’elle. Lui offrant de nouveau ce sentiment de sécurité qu’elle n’a pas connu depuis longtemps. Un rire faiblard lui arrache les tripes au même moment, elle grimace le temps que la douleur passe, se dissipe, laisse place à quelque chose de plus doux et de bien plus supportable. Le timbre rocailleux ne met pas longtemps avant de venir percuter de nouveaux des tympans. L’inquiétude qu’il lui transmet et qu’elle perçoit dans sa voix la met mal à l’aise. Elle se sent assez mal de l’avoir mêlé à cette histoire, d’avoir engendré une telle pagaille dans la vie d’un homme qui n’avait rien demandé. Jamais elle ne pourrai lui en demander plus. Plus que tout ce qu’il a déjà fait pour elle. L’offre qu’il formule, elle n’y prête même pas vraiment attention tellement elle lui paraît improbable, irréalisable. Des mots jetés au vent qui se dispersent sans avoir pu laisser une trace dans l’atmosphère. « - Non, c’est hors de question. Je veux pas que tu te mêles de ça. Enquêter sur lui, ça veut dire enquêter sur moi et je suis pas certaine que ça soit une bonne chose. T’aimeras pas ce que tu pourrais trouver et je tiens pas à finir dans l’arène. Vraiment, laisse tomber » Elle articule dans la précipitation. Remue les doigts pour faire passer sa nervosité, secoue la tête et ose enfin affronter le regard voisin pour ne lui offrir que l’expression pitoyable de son autorité. « - J’apprécie le fait que tu veuilles m’aider mais c’est pas la peine, je t’assure », souffle-t-elle alors qu’il prolonge le contact de son visage le long de sa chevelure. Puis d’un baiser contre son front, jusqu’à ce que les meurtrissures en deviennent insupportables, pour tous les deux. Elle ferme les yeux le temps de quelques secondes, prend le temps de se calmer, d’abaisser son rythme cardiaque étrangement élevé, avant de se redresser sur le matelas encore partagé.

Quelques rires arrachés à la volée alors qu’il l’invite à s’allonger en s’acharnant à jouer l’imbécile. Elle se tient l’abdomen en grimaçant mais refuse de réprimer cet élan de spontanéité au nom d’une blessure qu’elle ne cautionne pas. Elle se lève alors qu’il tire sur les draps, peine à trouver son équilibre sur les guiboles abîmées. Sa tête se met à tourner. Pendant quelques secondes, qui lui paraissent une éternité, sa vue se brouille, elle a l’impression de tomber. Elle s’appuie sur un meuble à sa portée, faisant mine de rien, avant que son état revienne à la normale. Si normalité il y a. Elle reprend pleinement conscience juste pour l’entendre s’excuser. Elle ne comprend pas bien pourquoi, le détaille quelques instants en fronçant les sourcils alors que les regards se figent l’un dans l’autre. « - T’as pas à jouer à quoi que ce soit. Je pense même que ni berceuse, ni histoire ne seront nécessaires », articule-t-elle en s’approchant du lit. Faisant étrangement référence à son niveau de fatigue considérable. Un paramètre dont elle ne s’était pas préoccupée jusque là, mais qui la rattrape bien vite. Elle se baisse précautionneusement, prend soin de s’allonger du côté où les hématomes lui font le moins mal. Opération délicate compte tenu du nombre impressionnant de bleus tapissant son derme d’ordinaire assez pâle. « - Juste toi, ça me suffit. Reste avec moi, s'il te plaît » Un souffle à peine audible. Quelques mots incontrôlés qui franchissent la barrière de ses lèvres sans qu’elle ne s’en aperçoive, alors que les limbes du sommeil s’emparent déjà d’elle toute entière. La plongeant dans le noir complet, une obscurité en tout points salvatrice. Qu’elle accueille avec sérénité, au beau milieu d’un endroit supposé toxique.

⎜TOPIC TERMINÉ

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