AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 You're The Silence In Between What I Thought & What I Said [Maycie]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité
Invité






MessageSujet: You're The Silence In Between What I Thought & What I Said [Maycie]   Lun 26 Nov - 21:36


« You are the revelation
You are to get it right
And it's a conversation
I just can't have tonight
»

Au contraire de tous ces hommes s'amassant dans la salle et bavant presque littéralement sur la scène où se déhanchent des créatures aussi viles que tentantes, tu restes en retrait, affalé dans ton fauteuil on ne peut plus confortable, ta silhouette masquée par le manque de lumière baignant les lieux. Les yeux brillants, ta main droite protectrice recouvrant ton verre de Bourbon, se prélasse au creux de ton autre bras une divine créature aux allures de top-model tout droit venu de la scène. Ne rien faire porte parfois ses fruits et ça, tu le sais mieux que personne Everdeen.

L'on dit que beaucoup d'ères viennent en ces lieux de luxe et de plaisir dans l'espoir d'oublier le quotidien morne et d'effacer d'un revers de main les critiques acerbes de leurs femmes bien trop préoccupées par leur ménage que par leur petit mari rentrant à la maison après une rude journée de travail. De ce côté là, tu n'es pas à plaindre Alex et ôte-moi de ce regard de braise cette touche malsaine ne faisant que durcir les délicats traits de ton visage ... veux-tu ? Tu vois, même cette créature du Diable te susurre des avances à l'oreille et t'engage à afficher un sourire. Tentant ? Et pourtant, tu ne quittes pas des yeux ce point dans le vide que tu t'efforces de maintenir pour ne pas céder et faire grandir l'impatience de cette blondinette à l'accent australien. Ce que tu cherches, c'est une présence rassurante car tu as beau faire ton malin au jour le jour, rien ne remplacera jamais la présence rassurante d'une femme à tes côtés. Tu n'as jamais eu vraiment l'opportunité de te mettre en couple puisque d'un point de vue personnel, tu as toujours préféré privilégier les aventures d'un soir ... À chacun sa technique mais si cela te convient, soit. Tu attire la jeune succube contre toi sans la regarder dans les yeux, elle boude et à cet instant, tu consent à lever tes yeux en sa direction. Vos regards se croisent, elle en veut plus.

« Depuis quand les strip-teaseuses proposent-elles de telles choses ? Ça n'est pas sérieux Amber et tu le sais aussi bien que moi ... »

Un gloussement cristallin à tes oreilles. À sa plus grande déception, tu refuses une énième fois de passer la nuit en sa compagnie et, pour te prouver qu'elle parviendra à te convaincre un jour, elle te fait apporter un énième verre. Ta vision se brouille, tu te sens soudainement plus hilare et t'autorise même une blague vaseuse sur ses chevilles ... Qui de nos jours oserait blaguer sur des chevilles ? Pitoyable Alexan, pitoyable ! Elle te propose de partir, limite de te ramener chez toi et tu acceptes mais avant, tu lui imposes une pause clope. Toi fumeur ? Après avoir bu tu te découvre de nouveaux attraits, de nouvelles attirances et Amber en fait partie tout comme ces cigarettes pointant le bout de leur nez dans ta veste lorsque tu la récupères. Cela fait des mois qu'elle te tourne autour et ce à chaque fois que tu franchis le pas de la boîte de strip-tease du coin mais tu ne peux la repousser parce que tu aimes trop sentir ce doux parfum de vanille s'échapper des pores de son épiderme et de ses vêtements à chaque fois qu'elle se dévêtit pour le plus grand plaisir de tous ces bovins gueulant avidement au bord de la scène. Qui a dit que les plus riches de cette ville étaient des gentleman sachant se tenir ?

Jetant une dernière fois un regard en arrière, tu l'agrippes par la taille et l'entraînes en dehors. La tête te tourne, les visages apparaissent et s'éclipsent aussi rapidement et tu manques de trébucher sur une canette ... une canette Alexan quoi ... Amber rit de bon cœur et allumes ta cigarette alors que vous sortez à peine. T'adossant au mur, elle s'agrippe à toi et t'observe fumer, fascinée, son menton reposant sur ton épaule. Toi ce qui t'intéresse, c'est cette furie aux allures de déesse que tu vois entrer dans ton champs de vision, l'air apparemment contrarié. « Maycie ? » Ta première pensée est "mais qu'est-ce qu'elle fout là ..." pour ensuite se transformer en quelque chose d'autre que tu ne peux ignorer sans pour autant pouvoir mettre un mot dessus. Tu sais juste que ça rend tes mains moites. Ton cœur cesse de battre, tu décuves juste le temps d'apprécier sa beauté à sa juste valeur et replonges dès que tu penses à cette énième engueulade qui ne va pas tarder à pointer le bout de son nez. Vous avez beau vous détester, vous ne pouvez vous empêcher d'aller l'un vers l'autre et ce sans être en couple et pourtant ... tu aimerais qu'elle soit à la place de cette cruche d'Amber ...
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: You're The Silence In Between What I Thought & What I Said [Maycie]   Sam 1 Déc - 1:13



    ❝ This love will take my everything
    One breath, one touch will be the end of me ❞



Le clapotis intempestif de cette goutte d’eau allait me rendre folle. Les yeux grands ouverts, fixant le plafond avec une insistance presque troublante, voir même inquiétant, j'étais dans une période d’insomnie chronique. Non pas que cela était présent en moi depuis longue date, mais j'étais une habituée. Ne parvenant pas à fermer l’œil depuis deux jours, -ou peut-être trois, je ne sais plus-, j'avais appris à reconnaître les moindres petits détails de ce petit cabanon. Du moindre trou dans le mur par lequel les insectes nocturnes y avait élus domicile, jusqu’à la moindre lézarde sur le plafond cireux. Et c’est dans un haussement de sourcils sceptique que j'attardais mon attention sur une fissure qui commençait peu à peu à s’émietter. Et c’est avec irritation que je constate que cette cabane qui a survécu à mon enfance, était d’une extrême résistance, mais son état, ou du plafond du moins, venait contredire la notoriété de mon petit jardin secret. Il ne manquerait plus que le plafond s’écaille et que la poussière et la peinture me retombe dans les yeux, ça serait le pompon.

Alors que mes yeux, plus qu’habituée à la pénombre de la pièce s’attardait sur la pièce vide, je songe aux évènements de la semaine. J'avais convaincue Ewan, en remuant ciel et terre -et force de persuasion agrémenté d’un soupçon d’harcèlement moral- de m’accompagner au cinéma où je devais l’y retrouver d’ailleurs. Geste un tantinet désespéré de ma part me direz-vous, mais ironie du sort fait que je ne souhaitais pas regarder un film seule, c’est bien trop triste. Je supporte de moins en moins cette solitude qui m’enveloppe tel un fœtus dans le ventre de sa mère. Une raison personnelle me forçait à rentrer chez moi seule, au lieu de me retrouver en charmante compagnie avec le bel homme avec qui je rêve de passer le plus clair de mon temps. Mais penser à cette aspiration qui ne réalisera jamais, ne sers à rien, sauf à me peser sur le cœur, et si je peux m’abstenir de ressentir du regret, sentiment de faiblesse, ça serait bien. Alexan est un imbécile. ; Il le sait très bien, et pourtant, il semble faire la sourde oreille. Et grande gamine, je peux m’empêcher de répondre tout feu, tout flamme à ses provocations aussi acerbes les unes que les autres. Son air suffisant, et sa manie a toujours me chercher m’exaspère. Mais Dieu, comme je l’aime !

Ploc ! C’en était un de trop. Je me sentais comme sur le point de me rompre. Les yeux à la limite de ma chair, j'avais comme mal à ces derniers, ça me picotait, et des larmes d’une amertume si douloureuse se versa sur mes joues charnues, suivantes toutes un sillon commun, que j’avais la désagréable sensation de sentir mes joues s’embraser à chaque passage d’une nouvelle perle de larme, qui se cristallisa et se gela instantanément au contact avec ma peau marmoréenne. Ahurie de voir que je me laissais autant aller, j'essuie le flot d’un revers de main rapide, avant de respirer une grande bouffée d’air. Non pas que pleurer était honteux pour moi, mais pour une raison inconnue, je ne pouvais le concevoir. Alors que mon esprit débordait de pensées plus ou moins joyeuses, je décide dans un soupir imperceptible de me lever et me rendre à mon rendez-vous.

« Oui, même si je l'avais su, je serai tombé amoureuse de lui. »

La nuit, un étendu de territoires sombres dans lequel on marche en pressant le pas, dans l'espoir de fuir les tueurs de l'âme qui nous pourchassent. Minuit, l'heure où les carillons sonnent pour annoncer le coucher aux petits enfants. L'heure où le marchand de sable passe avec son sable à effet somnifère. Ou encore l'heure où Morphée accueille à bras ouverts les détenteurs de rêves, les passagers de son navire des songes. J'errai dans une rue qui me mènerait au cinéma. Les protestations des passants que je heurtais, je n'en avais que faire. Qu'était-ce donc à coté de ce que je ressentais ? Ce malaise quasi perpétuel, auquel je n'arrivais pas à me détacher. Je suffoquais. Et là, je pouvais m'adonner à tout. Je dis bien tout, à en mourir. A croire que je n'avais pas eu mon comptes d'expériences mortifères, je fis mon entrée fracassante dans une rue qui me permettrai d’arriver plus vite au cinéma de la zone 1. Complètement lessivée, je me suis laissé tomber avec fracas contre le mur, soupirant lentement.

Un gloussement attira mon attention, et sans réfléchir je contourne ce mur qui m’emmène à l’angle de l’avenue où se trouve la boîte de strip-tease. Et là, c’est le drame. Mon visage s’affaisse, mes traits se durcissent et ma lèvre se contracte avant de tressaillir de colère. La vision de cette dinde agglutinée à son cou me révulse, me met hors de moi. Et m’exaspère surtout. Et ses yeux vitreux, vide de sens me sidère. Est-ce donc ce genre de femme qu’il aime ? Je ne suis décidément pas son type de femme, et pourtant je nourris l’intime espoir qu’un jour, il m’aimera enfin !

« Maycie ? »

Surprise ! Je peux aisément lire sur son visage la surprise, et je m’en réjouis intérieurement. Je lui adresse un regard désespéré, tout en secouant la tête, faisant valser ma crinière de feu. Je toise de haut en bas sa partenaire avant de déclarer d’une voix sec.

« Et si tu allais voir ailleurs ? Ce soir, il a des choses à faire, avec … moi. »

Un sourire ravageur pour couronner le tout, je ne prends pas la peine de lui donner son dut, car elle s’éclipse dans la nuit en faisant une mine boudeuse à Alexan. Nous voilà seul à seule ! Mon cœur s’envole, s’affole et dégringole dans un florilège de sensation bien trop passionné pour mon petit cœur. Je me frotte les mains par anticipation à ma rougeur soudaine, faisant mine d’avoir froid. Je déglutis ma gorge avant de dire d’une voix calme.

« Dis-moi. Que fais-tu ici ? »

Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: You're The Silence In Between What I Thought & What I Said [Maycie]   Dim 2 Déc - 22:34

« I never knew daylight could be so violent »

Tu n'as pas l'habitude de ce genre de situation inconfortable, n'est-ce pas Alexan et, de plus, tu ne sais guère comment réagir. Ne reste pas planté là et essaye d'agir si ça n'est pas trop te demander ... Dois-tu sauter au plafond en voyant cette représentation de la perfection même se profiler dans le décor ? Parce que même si, dans un premier temps, tu pensais faire face à une illusion, tu te plais soudainement à croire qu'il s'agit bien de la réalité et que tu n'es pas si ivre que ça ... Avec tout ce que tu as bu et cette clope que tu fumes actuellement en supplément, tu pourrais tout aussi bien être en train de subir les conséquences de ce cocktail nauséabond te pourrissant les neurones et les poumons. Voir des mirages se dessiner dans le noir apaisant de la nuit et prendre forme, des formes aux contours incertains vrombissant à mesure qu'ils se précisaient et qui ne pouvaient que te faire douter quant à ton état de conscience actuel. Avec Amber agrippée à ton cou de la sorte, presque suspendue à ce dernier comme un singe s'agrippant du bout des pattes à sa branche d'arbre favorite, il n'aurait plus manqué qu'elle se balance de gauche à droite pour être ridicule et, alors que tu l'imaginais faire ce genre de chose, tu voyais la situation se matérialiser devant tes yeux ébahis avant de faire de nouveau face à une réalité morne et peu amusante. La pression sur ta nuque s'était intensifiée, tu eus même l'impression de sentir les ongles de la jolie blonde perforer ta peau pour mieux te dépecer.

La seule chose que tu trouvas à faire fut de te frotter les yeux, toussant après avoir avalé la fumée peu ragoutante de cet amas de déchets de travers, tu finis finalement par abdiquer et écrasas négligemment les vestiges de feu cette cigarette contre le mur en brique contre lequel tu t'étais adossé il y a quelques minutes, craignant plus de ne pas pouvoir tenir debout par toi-même qu'autre chose. Tes jambes se transformaient en véritables bouts de bois dès que tu tentais quelque chose sans l'aide de ce précieux mur ou alors, quand Amber venait à ta rescousse, les bouts de bois se changeaient en coton et, bien entendu, il est impossible de compter sur du coton pour prendre un appui solide et sûr. Dubitatif quant au manque de réaction de tes membres inférieurs, tu restas contre ce mur, bien au chaud, à chercher vers quelle direction se trouvait la réalité. Bien entendu, ce genre d'attitude pouvait paraître normale pour la plupart des passants qui lui jetaient à peine quelques regards sauf lorsqu'Amber s'égosillait et le suppliait une fois de plus de la suivre, supplications auxquelles il ne donnait nulle réponse, préférant se concentrer sur cette image encore floue de Maycie s'avançant vers lui, les yeux écarquillés. Comment allait-elle réagir ? S'il était sûr d'une chose c'était bien que jamais cette jolie rousse ne laisserait passer une occasion de lui en mettre littéralement plein la tronche et, une fois de plus, il savait qu'il allait en prendre pour son grade.

Ce prénom sortit d'entre tes lèvres malgré toi alors que tu eus à peine le temps d'y penser, comme s'il s'agissait d'un automatisme t'assouvissant. Penser par toi-même était trop difficile de toute façon et fort heureusement pour toi, ton inconscient n'était pas encore assez réveillé par les effluves d'alcool dans lesquelles baignait ton cerveau pour que tu passes du côté obscur de la force. Repoussant un instant Amber du bout du bras, tu parvenais à tourner tout ton corps vers la charmante vision arrivant au fur-et-à-mesure vers toi. Il te semblait qu'il te suffirait de tendre le bras pour la toucher mais, puisque tes mouvements n'étaient pas coordonnés avec les courants d'action envoyés vers tes membres pour te faire réagir, tu ne levas pas le bras à tant et resta là, debout, presque bouche-bée, le regard flou, incapable de faire quoique ce soit si ce n'est prononcer son prénom. Chose semblant ne pas plaire du tout à Amber qui se retrouvait reléguée au second plan. Cela ne devait pas être dans ses habitudes mais tu n'en avais que faire. Ce soir, Maycie était à toi et elle semblait même d'accord avec cela.

« Et si tu allais voir ailleurs ? Ce soir, il a des choses à faire, avec … moi. »

Rêves-tu Alexan ? Depuis quand Maycie était-elle aussi directe ? Et depuis quand aviez-vous prévu de faire de telles choses ... Et surtout, quel genre de choses ? Si seulement tu avais moins bu, tu aurais pu te rendre compte que c'était juste un moyen détourné pour que vous vous retrouviez en tête à tête mais, persuadé que tu avais des choses à faire avec elle comme elle venait de le dire, tu jetais un regard lourd de sens à Amber qui tournait finalement les talons, vociférante. Bien trop heureux pour t'exprimer, ton visage affichant une mine béate semblait se réjouir petit à petit. Tes jambes retrouvèrent leur fonction initiale et tu t'avançais vers elle, comme dans un compte de fée et t'apprêtais à glisser tes bras autour de sa taille avant d'être arrêté en plein mouvement par sa seconde intervention.

« Dis-moi. Que fais-tu ici ? »

Perdu ... Ça tu l'es ! Un coup elle dit que vous avez des choses à faire et deux secondes après, elle te demande de lui rendre des comptes. Serait-ce la version de ton rêve où vous êtes en couple et où elle s'apprête à te reprocher ton comportement de débauché de service déboursant son argent dans des choses futiles plutôt que de préférer lui acheter une robe rouge à pois noirs ? Tu n'en as aucune idée et te retrouve pantois, face à elle, louchant sur ses yeux émeraudes te transperçant. « On devait pas faire des choses ? » Arquant un sourcil d'un air tout à fait sérieux, tu lui reproches de ne pas te laisser bercer par des illusions. Avait-elle remarqué que tu n'étais pas au meilleur de ta forme et qu'il se pouvait que tu aies abusé de boissons alcoolisées à trop forte dose ? Du moment que tu ne sentais pas l'alcool à tes kilomètres à la ronde, peut-être finirait-elle par bien vouloir t'embrasser. Mais en attendant, tu te contentes de te lécher les lèvres qui se gercent et d'essayer de trouver une excuse valable.

« C'est du rouge sur tes joues ? Ça te va bien. »

Belle pirouette de rattrapage et en plus, elle n'aura pas à s'expliquer pour ce rougissement incontrôlable. Tu lèves une main vers son visage, examine sa réaction et caresse sa joue d'un revers d'index. La chaleur s'y trouvant est agréable et tu te serais certainement mis à fondre si tu avais été dans l'un de tes rêves mais là, c'est la réalité Alexan ... Tu te doutes qu'elle va réagir, ça n'est pas dans vos habitudes de vous faire des compliments ni même d'avoir des gestes tendres l'un envers l'autre bien que l'homme qui sommeille en toi en a extrêmement envie. Souriant comme un gosse, tu retires tes doigts de sa joue et consens enfin à lui répondre, le visage tourné vers le ciel à la recherche de quelques étoiles.

« Je m'ennuyais alors ... Bah je suis sorti en fait et puis je suis venu ici et j'ai rencontré Amber. C'est pas la première fois que je parle avec elle mais, même si elle fait un peu fille facile, elle est gentille. J'étais loin de me douter que nos chemins se croiseraient sinon j'aurais fait un effort et je ne serais pas allé à la boite de strip-tease ... c'est pas classe ... »

Tu manques d'assurance et est hésitant sur ce que tu lui sors. Cherchant à croiser le fer avec ses yeux revolver de temps à autres, tu ne peux supporter son regard plus de cinq secondes comme si tu avais quelque chose à te reprocher. Aller dans une boîte de strip-tease et se faire griller par la fille que tu aimes ... Manque de bol, une fois de plus elle va te prendre pour un idiot et tu vas lui balancer ses quatre vérités en pleine tronches encore plus vivement que d'habitude puisque l'alcool t'aide à être vindicatif. Manquerait plus que tu sois violent et là, elle te renierait à vie ! Ressaisis-toi Everdeen ! Lève la tête, croise son regard là comme ça et attend de voir sa réaction avant de te faire des films ou de tenter quoique ce soit d'autre.<\blockquote>
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: You're The Silence In Between What I Thought & What I Said [Maycie]   Sam 12 Jan - 23:15



❝ If I had only seen how you smile when you blush
or how you curl your lips when you concentrate enough. ❞

Je cligne des yeux. Le visage dubitatif, j’osais espérer que cette vision d’horreur que le voile de la fraicheur naissante me dévoilait était fausse. Pitié ! Je craque littéralement, dans le deux sens du terme. Cette situation me rend hors de moi, et bien que je ne veuille pas me l’avouer, je sais pertinemment bien que la jalousie prend le pas sur mon discernement. Et la simple conclusion de ma réaction me rend malade. Et puis surtout, je ne me comprends plus : je suis en colère contre lui, non je suis même folle de rage, je bouillonne en mon fort intérieur. Et c’est bien involontairement que le rouge vient teinter mes joues. Je ferme les yeux avant de respirer bruyamment alors que j’expédie un soufflet à la petite blonde enfarinée de maquillage. Peut-être devrait-elle manger son maquillage afin de devenir belle de l’intérieur ? Elle m’exaspère, et c’est en fulminant mes pensées meurtrières que je suivais sa silhouette disparaître dans la nuit. Bon débarras !

Je reporte mon attention sur Alexan, et mon visage se détend sans que je ne puisse l’en empêcher ! Je me maudis intérieurement, en me mordant la lèvre inférieure je comprends que je n’arriverai pas à lui faire la morale comme je voudrais la faire. Il est tellement mignon avec son visage en cœur. Une panique silencieuse me saisit : voyait-il que je perdais toute contenance face à lui ? Non, tentais-je de me rassurer, il est impossible que cet imbécile puisse voir l’effet qu’il engendre sur ma personne. Et c’est sous mes yeux revolver, reprenant de mon courage que je l’interroge sur sa présence dans ce lieu … macabre, il faut le dire. Je pose mon regard sur le jeune homme et je me rappelle que ce dernier est alcoolisé pour ne pas dire au bord du rouleau, et donc incapable d’établir de mouvements coordonnés qui pourraient lui permettre de se relever ou même de prendre convenablement appuis contre ce mur dégueulasse. Je lève les yeux au ciel avant de m’accroupir devant lui et l’aider à bien s’assoir. Je lui adresse un regard réprobateur, signe de ma reprise de parole afin de lui avouer le fond de ma pensée. Mais avant que je n’aie pu dire quoi que ce soit, il prit la parole avant moi. Mes joues se teintèrent à nouveau d’un rouge pourpres que même la noirceur de la nuit ne peut dissimuler, à mon grand regret.

« On devait pas faire des choses ? »

Quelle n’est pas ma surprise à l’écoute de ses propos ? Je veux bien balancer des dires sans en penser un mot, mais je n’imaginais pas qu’il allait me demander de les assouvir. Détendre l’atmosphère, je dois faire diversion. Un rire nerveux s’échappe de ma gorge alors que je lui tapote l’épaule en riant.

« Faire des choses ? Tu rigoles, si je n’avais pas dit cela, elle ne t’aurait jamais lâché ! »

Je ris à nouveau de bon cœur, avant de reporter mon attention sur lui. Je m’assois face à lui alors que je l’observe silencieusement. Il s’humecte les lèvres en geste presque sensuel que je sens à nouveau mes joues s’embraser.

« C'est du rouge sur tes joues ? Ça te va bien. »

Je soupire, tâchant de ne pas répondre à sa réplique qui n’a que pour but de m’embêter. Je pince ma lèvre inférieure avec contrariété. Et voilà comment il me traite alors que je m’abaisse afin de l’aider, et surtout de prendre soin de lui. Pourquoi ne peut-il pas comprendre ? Il m’énerve, il m’énerve ! Il ne pense qu’à lui, pas pour rien qu’il passe pour un gamin à côté de son frère et mon meilleur ami pour la même occasion. Ewan, j’ai parfois du mal à imaginer qu’ils soient frères. Le jour et la nuit, le soleil et la lune. Alexan, mon soleil qui m’éclaire lorsque je suis perdue. Oh que oui je le suis, et encore plus lorsque je sens un contact doux contre mon visage. La surprise prend place sur ma figure, et je ne parviens pas à bouger ou même esquisser une expression d’ahurissement. Pourquoi donc me fait-il autant de mal à trop me tenter ? Est-ce donc un jeu pour lui ? Comment ose-t-il alors qu’il était agrippé à une autre femme quelques instants avant mon arrivée ? Et c’est à ce moment-là que je lui en veux de me faire comprendre que je ne suis pas mieux à ses yeux que n’importe quelle femme que sa bouille d’ange peut lui permettre d’obtenir à sa guise. Avec une colère non dissimulée, j’écarte brusquement sa main, ne supportant pas ce contact intime qui n’en ait sûrement qu’un à ses yeux et non pour Alexan.

« Oui, ce n’est pas classe, et tu peux avoir honte de toi. »

Je tourne mon visage dans la direction opposé afin de ne pas croiser le regard de celui qui me met dans tous mes états.

« Mais je vais rester jusqu’à ce que tu sentes mieux, et je te ramènerai chez toi. »

Spoiler:
 



Dernière édition par Maycie R. Allen le Lun 14 Jan - 22:32, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: You're The Silence In Between What I Thought & What I Said [Maycie]   Dim 13 Jan - 1:09

« I'm falling to pieces ... »

« Faire des choses ? Tu rigoles, si je n’avais pas dit cela, elle ne t’aurait jamais lâché ! »

Elle t'observe, apparemment troublée et toit tu te contentes de répondre à son air faussement contrarié par un adorable sourire sorti du fin fond de ton petit cœur de glace la suppliant presque de te dire que tu avais bien compris et que vous finiriez la nuit ensemble. Tu aurais presque l'air mignon sans ces fois où tu te retiens de roter. C'est dur d'être un garçon et encore plus lorsque l'on est bourré ! Avec un peu de chance, tu te feras border par la jolie Maycie ce soir ... qui sait ? Cependant, l'attitude que tu as avec elle risque de lui faire penser qu'elle n'est qu'une femme comme toutes celles avec lesquelles tu agis avec légèreté ce soir-là. Tu ne t'en rends pas compte mais tout ce que tu entreprends devant ces yeux, tous ces compliments que tu lui adresses, sonnent particulièrement faux à ses oreilles que tu perçois à peine à travers ces mèches d'une couleur assombrie par l'obscurité de la nuit. Tu prends conscience, malgré toi, qu'elle n'a fait que te sortir des griffes malfaisantes de la blondinette et qu'elle n'a nullement l'intention de faire des choses avec toi ce soir. Tu tiques, te grattes la nuque d'un air déçu et laisse tes jambes s'allonger sur le sol après qu'elle t'ait aidé à t'asseoir convenablement.

« Et pourquoi tu voulais qu'elle me lâche si tu n'avais rien prévu de faire avec moi ce soir Maycie ? Tu voulais peut-être te jouer de moi ? Ironiser ? Te moquer ... »

D'un air tout à fait sérieux et innocent, tu viens de lui balancer ça de but en blanc te concentrant ensuite sur un de tes lacets qui venait de se défaire, mine de rien. Fronçant les sourcils tu te dis que ce ne sont pas de simples lacets qui vont jouer avec tes nerfs ce soir et que, plus fort qu'eux, tu vas réussir à les nouer de nouveau sans aucun problème ! Cependant, les refaire te prend au moins dix essais avant que tu ne sois totalement satisfait et qu'ils soient parfaitement lacés sans qu'un des fils ne tombe plus que l'autre sur l'un des côtés de ta magnifique chaussure droite parfaitement cirée.

« Oui, ce n’est pas classe, et tu peux avoir honte de toi. »

Cette remarque te rend encore plus honteux à l'instant où elle arrive à tes oreilles et, comme un gamin coupable d'avoir fait une bêtise, tu baisses la tête vers le sol d'un air triste. Il te paraissait évident que tu ne serais pas venu ici si tu avais pu passer un peu de temps avec Maycie mais vu l'état de votre relation tendue mais aussi tout-feu tout-flamme, tu doutais pouvoir passer ne serait-ce qu'un dîner avec elle sans que vous vous chamailliez. Et d'ailleurs, qu'attendiez-vous pour vous déchirer comme à votre habitude ? Arquant un sourcil, tu relèves les yeux vers elle comme si elle allait répondre à cette question t'ayant effleuré l'esprit mais, rien ne vient. Assis, tu l'es mais tu ne t'en souviens plus alors, ton arrière-train cogne durement sur le sol et la douleur t'arrache une grimace à l'instant où tu essayes de t'abaisser mais que le sol t'empêche de le traverser. Ton coxys risque de souffrir ce soir mais la douleur disparait aussi vite qu'elle apparaît et c'est souriant que tu lui réponds finalement.

Mais je me sens parfaitement bien, regarde je peux même marcher sur les mains !

Ni une ni deux, tu ne perds pas une seconde pour te redresser sur des deux jambes flageolantes sous le coup de la surprise et entreprend de jeter ton corps en avant pour prendre appui sur tes mains et lever ces pauvres cannes qui te servent habituellement de jambes en l'air. « Regarder, regarde ! » Fort heureusement pour toi, tu es assez soul pour que demain tu ne te souviennes plus des circonstances dans lesquelles tu as écopé de ce magnifique bleu causé par le choc de ta cuisse contre une gouttière mal placée sur le mur que tu heurtes en te déplaçant maladroitement sur le côté en direction de ton ami le mur. Le videur que tu as frôlé il y a à peine quelques minutes te regarde apparemment partagé entre l'amusement et l'exaspération et il doit en être de même pour la charmante demoiselle daignant rester en ta compagnie quitte à supporter l'être vil tentateur et gamin que tu étais lorsque tu avais abusé de la boisson. Était-elle ravie de te découvrir sous un nouveau jour ? Tu n'en avais strictement aucune idée et cela ne semblait pas être ta principale préoccupation pour le moment. Alors que tout ton corps était on ne peut plus proche du sol, ton magnifique poirier s'étant cassé la gueule, tu cherchais en vain à démêler les nœuds de tes jambes et bras emmêlés. Un véritable casse-tête et pourtant, ça n'était pas si compliqué que ça. Avec un peu d'application, une langue maintenue entre tes dents en signe de concentration et un peu de bonne volonté, tu mis moins de cinq minutes à retrouver l'usage de toutes les parties de ton corps mobiles et utiles. Ainsi adressas-tu un regard se voulant rassurant - qui avait plus l'air d'une grimace alors que tes yeux louchaient sur l'arrête de ton nez - à ta compagne. « Tout va bien, j'le jure ! »

Levant les mains vers le ciel comme si l'on venait de pointer un pistolet en ta direction, tu prouves ton innocence en tapotant tes jambes et tes bras qui sont encore intacts bien que tes coudes soient légèrement égratignés. « Tu sais soigner ce genre de choses ? » Lui adresses-tu finalement plus vraiment sûr de toi, presque sur le point de croire que tu vas mourir si vous ne faites rien pour te guérir immédiatement. T'avançant vers elle à quatre pattes sur le trottoir, tu avances ton coude vers elle de sorte à ce qu'elle voit bien et de très près la blessure de guerre que tu t'es faite et qui commence à goutter légèrement le long de ton bras. « C'est grave docteur ? Je vais mourir ? On ferait peut-être mieux de rentrer maintenant faire des choses comme ça je serai sûr de pas succomber à mes blessures dans une rue aussi sale que celle-ci ! En plus j'ai tout ce qu'il faut pour les blessures de guerre. » Tu débites ta tirade aussi rapidement que possible manquant parfois un ou deux mots et sort du fin fond de la poche de ta veste les clés de ton appartement que tu lui tends comme si vous étiez devant la porte et qu'elle n'attendait que ça pour l'ouvrir. « Tu sais comment ouvrir une porte ? » C'est plus fort que toi, tu ne peux pas être sérieux ou la fermer plus de cinq secondes et à ce rythme là, elle va finir par être lassée par ton comportement ... tu délires légèrement et des gouttes de sueur commencent à perler sur ton front alors que le décor tourne de plus belle autour de toi et que la vision de la porte de ton magnifique appartement disparait soudainement.

Comme si tu venais de te réveiller, tu te redresses alors que tu lui tends encore les clés et que ton visage est bien trop proche du sien sans que tu puisses expliquer pourquoi. De nouveau perché sur tes deux jambes, tu observes les environs d'un oeil de spécialiste et lui tend la main pour l'aider à se redresser. « Je te guide ? Par contre TU ouvres la porte. Je ne pense pas être capable de trouver la serrure. » Comme si vous étiez d'accord pour rentrer et qu'elle te soigne, tu décides de prendre les devants et l'entraîner à ta suite qu'elle le veuille ou non. De toute façon, si elle ne te suivait pas, tu étais persuadé que tu finirais par mourir et était presque prêt à faire une belle colère au beau milieu de la rue. Cependant, plutôt que de la tirer par le bras, tu laisses ta main tendue en sa direction et daignes attendre quelques minutes qu'elle prenne sa décision.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: You're The Silence In Between What I Thought & What I Said [Maycie]   Lun 14 Jan - 22:31



    ❝ I love you, i have loved you all along
    I keep dreaming you’ll be with me and you’ll never go ❞

    Il était presque ironique pour moi de voir ma soirée tomber à l’eau. Je m’étais presque perdue moi-même, le travail me surmenait de plus en plus, et la fatigue assombrissait mes soirées. Pour une fois où je prenais une soirée pour m’occuper de moi, il fallait que je tombe sur Alexan ivre mort à draguer une fille si banale qu’elle pourrait s’incorporer aux murs de la ville, je n’y verrai que du feu ! Et c’était presque avec colère, en mon fort intérieur, que je reprochais à Alexan d’avoir gâché ma soirée. Je n’arrivais pas à le comprendre et encore moins à pardonner son comportement aussi puéril. Ewan et moi, nous ne cessons pas de nous interroger sur la motivation d’Alexan à agir comme un enfant. Et lorsque je le regarde, je m’interroge sur la raison de mes sentiments pour lui. Il faut dire que rien ne penche en sa faveur : notre relation n’a rien d’amical, si ce n’est que l’on ne peut s’empêcher de se lancer des répliques acerbes, donc un certain de besoin de l’autre est présent. Mais sinon, qu’a-t-il donc fait pour me charmer à ce point ? Il est immature, incorrigible, imbécile, téméraire, mignon, adorable, imbécile … Ah, ça je l’ai déjà dit ! Un fou rire me prend soudainement, alors que je souris avec douceur en pensant à ces défauts qui se transforment en qualité face à mon cœur amoureux et retenu par le jeune homme. Je toussote tout en me raclant la gorge, je constate avec frustration qu’il possède mon cœur sans même le savoir. Quel imbécile décidément, il fait tout pour m’énerver !

    « Tu as vraiment rien dans le crâne ?! Tu es ivre mort, seul dans la rue avec une femme en plus ! Et si tu te fais agresser ? Tu penses un peu à ton frère ? Il va mourir d’inquiétude enfin ! Et à moi ? Mais enfin Alexan, on va … »

    Tout feu, toute flamme, j’ai hurlé ma colère contre le jeune brun. Et bien involontairement, je laisse échapper mon sentiment d’inquiétude. Gênée, agacée contre Alexan pour me faire dire ce que je ne voudrais pas lui avouer, et surtout contre moi-même pour avoir été assez stupide pour n’avoir pas su contrôler le flux de mes propos. Je fronce les sourcils, tentant de donner une certaine crédibilité afin qu’il ne tique pas sur mon embarras.

    « Ce n’est pas bien ce que tu fais Alexan, voilà tout. »

    Déclarais-je d’une voix attristée, dans le but de lui faire prendre conscience de ses actes. Et il baisse la tête. Comprend-il réellement les reproches qu’on a vis-à-vis de lui ? J’en doute, mais que cela le calme pour le moment est déjà un bon début. D’ailleurs, il est chose rare pour moi et lui qu’on puisse d’adresser la parole sans s’aboyer dessus, et habituellement à l’heure actuelle, on serait à deux doigts de s’étrangler l’un l’autre. Mais ce soir, c’était différent, il est en piteuse état, et je ne suis pas aussi cruelle pour lui infliger une torture auditive. Avec les ravages de l’alcool, je ne doute pas que ses oreilles doivent être hyper sensibles. Et puis surtout, j’apprécie cette atmosphère paisible entre nous où je peux l’observer avec douceur alors qu’il s’entête à me faire croire qu’il va bien. Il vient de se faire mal au coxys et le voilà à faire des pirouettes pour faire le pitre !

    « Regarder, regarde !

    Mais quel imbécile, un adorable crétin ! Un sourire apparaît progressivement sur mon visage, le visage amplis de douceur, je ne peux m’empêcher d’éprouver de tels sentiments à la vue de sa singerie. Et je pris le Ciel pour qu’il soit assez saoul pour ne pas remarquer mon air paisible, je ne veux pas qu’il me déchiffre et lise en moi comme dans un livre ouvert. Je soupire d’amusement tout en secouant la tête, je sors mon iPhone et je filme la scène afin d’en garder un merveilleux souvenir ; Ou s’il me cherche trop, un moyen de pression pour l’embêter un peu, haha. Le videur au loin en fait de même, et je pars dans un petit rire suite à cette situation des plus invraisemblables. Oubliant presque qu’une personne ivre n’avait plus la notion de l’apesanteur et perdait donc toute capacité de coordination, c’est avec horreur que je vois le jeune singe s’effondrer au sol avec fracas. De manière instinctive, j’exécute un geste afin de le ramasser, mais ce dernier le fait de lui-même. En pleine action inachevée, je feins de ramasser un caillou pour jouer avec. Quelle crétine, je suis ! Que m’arrive-t-il donc ce soir ? Suis-je donc trop compatissante pour m’inquiéter pour un petit bobo, en dramatisant la chose comme s’il était à l’article de la mort ? L’amour me rend faible.

    « Tout va bien, j'le jure ! »

    Evidemment que non que tout ne va pas bien, mais soit. J’examine d’un regard furtif les blessures conséquentes de sa chute. Je soupire en me grattant la tête, je n’ai pas le choix : je vais devoir le ramener chez lui tout de suite, soigner ses blessures, le mettre au lit et attendre qu’il s’endorme.

    « Tu sais soigner ce genre de choses ? »

    « Oui, bien sûr. »

    A croire que l’alcool annihile tout sens de discernement, et voilà que le vilain petit garnement retombe définitivement en enfance. J’ai face à moi un enfant pleurnichant de ses bobos, à prendre en charge. Avec un peu de chance, il aura droit à des pansements avec images, et à du désinfectant qui ne pique pas, sinon petit bébé va pleurer.

    « C'est grave docteur ? Je vais mourir ? On ferait peut-être mieux de rentrer maintenant faire des choses comme ça je serai sûr de pas succomber à mes blessures dans une rue aussi sale que celle-ci ! En plus j'ai tout ce qu'il faut pour les blessures de guerre. »

    Je n’écoute pas un mot de ce qu’il peut déblatérer. Mon attention a été attirée par une blessure à son front, une bosse au visage. D’un geste vif, j’encadre sa figure de mes mains tièdes, et j’approche mon visage du siens afin de mieux examiner la blessure. J’appuie légèrement dessus, et je vois le jeune homme faire une grimace. C’est bien ce que je pensais ; Alors que je m’apprêtais à lui demander si la douleur était forte, le voilà encore à dire des inepties aussi grosse que sa stupidité.

    « Tu sais comment ouvrir une porte ? »

    « Alexan, on rentre. »

    Sans plus attendre, le jeune homme se relève, et il me tend les clés. Concentrée sur la prise du trousseau, je ne remarque pas que nos visages sont bien trop proches. Les yeux écarquillés, je ne peux détacher mon regard de ses lèvres vermeilles. Troublée à nouveau, mes joues se teintèrent à nouveau d’un rouge vif que je ne peux cacher. Je saisis la main qu’il me tend sans plus attendre, et je me relève. J’époussète les saletés sur mon pantalon et je me tourne vers lui.

    « Ne t’en fais pas, on rentre à la maison, Alexan. »

    Sans lui demander son avis, je me rapproche de lui pour saisir son bras que je passe par-dessus mon épaule, et mon bras entoure sa taille. Heureusement pour moi qu’il me surplombe en taille, car si jamais sa démarche déraille, je n’aurais aucun soucis à le maintenir redressé. Je lui adresse un regard, puis sans attendre nous quittons ce lieu macabre et déambulons dans la ville en direction du logement du jeune homme.

Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: You're The Silence In Between What I Thought & What I Said [Maycie]   Mar 15 Jan - 1:28

La jeune femme te trouve passablement stupide et tu t'en veux intérieurement de devoir en faire des tonnes pour attirer son attention pourtant concentrée depuis le début sur toi. Ainsi alcoolisé, tu t'ouvres plus facilement à elle et ne ressens pas ce besoins irrépressible de t'en prendre à elle et lui reprocher la moindre chose. En l'observant ainsi à travers quelques mèches de tes cheveux rebelles qui viennent recouvrir un court instant tes yeux avant que tu ne les rejettes en arrière d'un geste de la main appliqué, elle te semble belle, calme, posée et agréable. Et pourtant, lorsque vous vous côtoyiez en temps normal, tu ne pensais pas cela d'elle à quelques exceptions près ... Maycie était jolie, tu l'aimais autant que tu la désirais et la haïssait mais si tu la détestais c'était avant tout parce qu'elle entretenait une relation sur laquelle tu ne pouvais mettre de qualificatifs avec ton frère. Ce frère qui animait ton animosité depuis sa récente victoire et qui osait fréquenter la jeune femme aux joues rosies et au regard compatissant tant tôt amusé. Tu étais persuadé qu'il exerçait une mauvaise influence sur cette jeune femme et qu'il ne pouvait ressortir de leur relation que de mauvaises choses ... Ewan ... Il venait même se taper l'incruste dans votre conversation fort plaisante jusqu'à présent et à son évocation, tu fronces les sourcils tout en baissant la tête.

« Tu as vraiment rien dans le crâne ?! Tu es ivre mort, seul dans la rue avec une femme en plus ! Et si tu te fais agresser ? Tu penses un peu à ton frère ? Il va mourir d’inquiétude enfin ! Et à moi ? Mais enfin Alexan, on va … »

Comme si Ewan se souciait de toi ... À ton humble avis, il passait plus de temps à jouir de sa popularité et de profiter de ses avantages plutôt que de s'inquiéter pour son frère sinon il serait déjà là en train d'essayer de le raisonner à grands renforts de grognements et de reproches tout comme venait de le faire Maycie qui te surprenait à être aussi imprévisible. Jamais tu ne l'aurais imaginée pouvoir entrer dans un tel état et crier aussi fort ... Quelques têtes s'étaient tournées en votre direction et, maladroitement, tu retroussais les manches de ta veste, ne sachant que faire de tes mains qui s'agitaient nerveusement sous le coup de la pression. S'il était une chose que tu détestais encore plus que ton frère c'était de décevoir les gens auxquels tu tenais et apparemment, au vu de sa réaction, ton comportement n'était pas des plus appréciés. Cependant, rien ne sert de répliquer et, ainsi, tu restas emmuré dans ton silence le temps qu'elle finisse de défouler ce trop plein d'émotion sur ta silhouette presque recroquevillée contre le mur. L'observer aurait suffit à te percer le cœur et te tuer sur place alors, pour t'épargner cette peine, tu fixais quelques petits cailloux éparpillés autour de ta main droite apposée contre le sol. Tu avais beau savoir que ce que tu faisais n'était pas bien, tu savais que tu attendais un déclic pour arrêter et ce déclic, peut-être finirait-il par venir à moins que personne ne veuille de toi et que tu sois condamné à fréquenter éternellement ces lieux de perditions de la zone 1 ...

Un voile de tristesse passager s'attarda seulement quelques secondes sur ton visage et ne laissa qu'un amer goût de regret dans ta gorge bien vite avalé en un raclement de gorge gêné. Tu ne savais plus vraiment quoi faire et t'en remis aux méfaits de l'alcool qui te poussaient à sortir de ta carapace et apparaître comme un Alexan nouveau et bouffon du roi aux yeux de la jolie rousse qui s'exaspérait de ton attitude imprévisible mais semblait également prendre beaucoup de plaisir à t'observer te ridiculiser de la sorte. Tu ne ressentais aucune honte à t'exhiber de la sorte et du trader sérieux que tu étais d'habitude ne restait plus aucune trace. Qu'il était bon de ne plus se contrôler et de laisser son corps agir sans devoir en tirer les ficelles. Tu n'étais plus maître de toi mais prenais autant de plaisir que Maycie en te rendant compte de ce que tu faisais. Auparavant, tu ignorais que tu étais capable de telles prouesses et bien vite, alors que tu admirais ce miracle te permettant de marcher sur les mains, tu retombais aussi sèchement et rapidement que tu t'étais mis en position. Étouffant un juron, tu massais ton coxys douloureux mais t'efforçais de n'afficher nulle grimace pour ne pas l’alarmer. La voyant ranger ton téléphone, tu te demandais si elle venait de passer un coup de fil à Ewan ou si elle regardait simplement l'heure sans jamais penser qu'elle ait pu filmer ce moment mémorable. La voyant se redresser simplement pour ramasser un cailloux, tu fut déçu qu'elle ne vienne pas à ta rescousse mais te dit que tu étais assez grand pour t'en sortir seul. De plus, elle n'aurait pas pu te porter, tu étais bien trop lourd pour ça !

Rassuré par ses évidentes compétences en matière de soin, tu grinçais des dents et grognais lorsqu'elle touchait ton visage tuméfié. Tes yeux louchaient sur les tâches de rousseur peuplant ses joues rosées puis s'attardèrent sur ses lèvres légèrement entrouvertes alors qu'elle t'observait attentivement. C'était la seconde fois que tu t'approchais autant d'elle et cette fois encore tu pus sentir son délicat parfum monter à tes narines, sentir ton pouls s'accélérer et ta vision s'éclaircir le temps d'une observation rapide. Concentrée, elle s'appliquait à diagnostiquer le mal qui t'atteignait et toi, tu osais douter de ses talents d'infirmière du soir. « Alexan, on rentre. » Il ne t'en fallait pas plus.

Les clés à la main, la main de la jeune femme bientôt enserrée par la tienne, vous vous évadiez de cet endroit sinistre pour prendre la route vers ton appartement qui serait certainement en désordre et que tu regretterais de ne pas avoir rangé en prévision de la venue d'une invitée de marque comme Maycie dans ton antre. Pour l'instant, ce qui attirait ton attention était la chaleur se dégageant de l'emprise que tu exerçais sur cette main qu'elle t'avait tendue et que tu t'étais empressé de saisir. Tu avais rarement ce genre d'échange avec Maycie ainsi, même ivre, tu croyais évoluer en plein rêve. Les pas s'enchaînaient naturellement tant et si bien que tu avais l'impression de léviter à quelques centimètres au dessus du sol et de glisser dans le vide à ses côtés. Les clés cliquetant dans la main de la jeune femme restait le seul bruit audible qui parvenait à tes oreilles et te reliait au monde réel. Puis, soudainement, tu refermais ta main sur du vide et regardais autour de toi. Vous n'aviez pas bougé en fait, elle s'était juste redressée et avait glissé ton bras le long de tes épaules, te soutenant comme si tu étais incapable de marcher tout seul. Intrigué, tu raffermis ta prise sur son épaule et t'amusas à bouger les pieds dans le vide histoire de voir si tu sentais encore la terre sous tes pieds ...

Le chemin fut long, tu balbutiais, riais sans raison à gorge déployée, agrippais parfois Maycie par la taille pour l'observer de face et la relâcher pour aller courir plus loin avant qu'elle ne te rattrape et ne t'oblige à rester à ses côtés. Te perdre aurait été plus dangereux pour toi que pour elle mais tu n'en avais pas conscience. Il n'y avait plus que elle et toi et cette porte qui vint brusquement cogner contre ton corps instoppable alors que vous veniez de monter les trois étages conduisant à ton appartement à la vue magnifique. Cependant, avant de pouvoir bénéficier de la vue idéale, il fallait encore ouvrir la porte et forcer la poignée n'était pas une bonne idée surtout que la clé n'avait pas encore été introduite et qu'elle resterait ainsi hermétiquement fermée tant que tu ne laisseras pas Maycie l'ouvrir.

« Prouve-moi que tu es bien plus douée que moi avec les serrures ! »

L'espoir fut tout ce qui teinta ce regard désespéré que tu lui lança et, impatient de t'affaler dans un fauteuil pour qu'elle soit à tes petits soins, tu ne perdis pas une seule seconde pour rentrer dans l'appartement luxueux à l'instant même où le déclic de l'ouverture se fit entendre. Finir à quatre patte, tu ne t'y attendais pas vraiment mais tu te résignais à te déplacer comme un gosse jusqu'à atteindre le promontoire tant espéré du fauteuil sur lequel tu finis les quatre fers en l'air.

« Maycie où es-tuuuuuuu ? Viens ! »

Levant les bras vers le ciel comme si elle allait en descendre, tu tournais la tête vers la gauche, la cherchant du regard et à l'instant où elle surfit dans ton champs de vision, tu l'agrippas par les hanches et l'attiras à toi en te redressant promptement. Souriant, cet air de bêta accroché au visage, tu l'observais penchée au dessus de toi et ne put que lui dire la vérité en glissant un index le long de sa joue.

« Tu es belle Maycie. »
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: You're The Silence In Between What I Thought & What I Said [Maycie]   Mar 15 Jan - 18:28



    ❝ You don't want me, like i want you, oh.
    And I want you in my life ❞


    Sous le tonnerre des violons dramatiques, ma soirée avait pris un tournant littéralement éprouvant pour moi. Je n’avais reçu que des compliments de mes proches, et j’étais la fierté de mon paternel. En effet, cette fatigue chronique n’était que la conséquence d’une bien jolie promotion au poste de cadre dirigeant en Architecture. Et même si cela a toujours été un souhait qui alimente ma volonté de fer, je rougis de honte. Ma promotion m’a été offerte par le sorcier Rumpelstiltskin, je n’ai donc pas été promu par ma force de travail. Mais je ne pouvais plus supporter d’obéir à d’incapables homme d’affaires qui se croient tout permis parce que dans le monde de l’entreprise, le client est « Roi ». ; Voilà pourquoi je me plaignais tant qu’il me fallait un petit moment de détente. Et bien que j’en veuille à Alexan de m’avoir gâché ce privilège, ma colère s’envola rapidement face à ce brun de jeune homme imbécile et cascadeur. Et bien qu’habituellement notre relation soit extrêmement hostile, je suis heureuse ce soir de pouvoir passer du temps avec lui sans hausser la voix. Je l’aime, oh que oui je l’aime, mais jamais je ne lui avouerai. Mon orgueil mal placé m’en empêche, je ne peux pas lui dire, ou même lui montrer. De plus, il était avec une femme tout à l’heure, et c’est la jalousie qui m’a poussé à venir le chercher dans un premier temps. Au lieu de me montrer sous mon meilleur jour, je ne fais que passer pour une hystérique à ses yeux. Comment peut-il m’aimer dans ces conditions ? J’ai l’intime conviction qu’il me déteste même ! A chaque fois que je suis avec Ewan, ou je prononce son nom, j’ai droit à l’éternel regard revolver d’Alexan. Oui, il ne peut pas m’aimer, je ne ressemble en rien à cette blonde que j’ai expédié ailleurs.

    Je n’avais qu’une hâte, rentrer au chaud tout en soignant les blessures de guerre d’Alexan. Et même si ce dernier se montra docile lorsque je lui demande de lever les voiles, le chemin s’annonce périlleux. Je sais pertinemment bien qu’une personne saoule est incapable de rester en place plus d’une minute, il était donc primordial pour moi de canaliser le jeune homme en le saisissant par la taille. Ce geste protecteur avait pour but de le maintenir debout, le tenir tranquille et surtout m’assurer de ne pas le perdre. Car un Alexan de perdue + une Maycie paniquée est égal à un Ewan fou de rage. Je n’étais pas folle au point de vouloir susciter la colère noire de mon meilleur ami, car ma relation avec lui me donnait donc l’impératif de veiller sur son frère si ce dernier est en besoin d’aide. Et ce soir, c’est le cas ; à vrai dire, dans sa situation d’ivrogne, qu’il ne le veuille ou non, je l’aurai ramené de gré ou de force à la maison. Et le ramener n’est pas mince affaire, il faut dire. Le jeune homme possède indéniablement l’alcool heureux, et chanter à tue-tête à cette heure-ci est assez mal vu par respect pour ceux qui dorme. Je tente tant bien que mal de lui faire signe de ne pas faire trop de bruit, mais autant mieux parler à un mur. Je trouve pour seule réponse, un regard profond qu’il me lance alors qu’il me prend par la taille. Cet acte un peu trop intime me gêne, mais je ne m’en plains pas, le savourant en mon fort intérieur ; je ne peux m’empêcher de sourire discrètement. J’apprécie de plus en plus cette soirée décidément.

    C’est le souffle coupé devant la porte donnant sur l’appartement d’Alexan, que je reprends ma respiration. Lui courir après n’a pas été facile, il est rapide même bourré, ma parole ! Puis heureusement que l’ascenseur est mon ami, il m’a permis de souffler un peu, car un effort de plus et j’aurai été à terre. Le visage rouge, essoufflée, je saisis les clés qu’Alexan me donne me suppliant d’ouvrir cette porte. Un sourire aux lèvres, je feins la concentration extrême tandis que mon visage se tord en une moue. Je lève les bras en l’air avec un air solennel avant d’introduire la clé dans la serrure tout en chantonnant la musique de Star Wars :

    « Tun tun tun tun tunlun tun tunluuuuuun ! »

    Un éclat de rire m’échappe avant d’entendre le déclic qui annonce l’ouverture de la porte. Alexan se précipite comme un dératé et tombe au sol. Inquiète, je lui tapote la tête avant de refermer la porte derrière moi. Je soupire d’amusement avant de me diriger automatiquement dans la salle de bains pour en sortir la trousse de santé, du coton et de l’éosine pour empêcher l’infection des blessures. J’avais encore du mal à prendre conscience que tout cela n’était pas un rêve, c’était encore mieux que dans mes rêves. Car jamais je n’avais rêvé qu’Alexan puisse m’attendre ou même réclamer ma personne, or c’était le cas en ce moment même.

    « Maycie où es-tuuuuuuu ? Viens ! »

    Tout sourire, je me lance un regard radieux à travers le miroir de la salle de bain. Je prends une grande respiration et je sors de la pièce en direction du salon. Au passage, je passe devant le buffet où une chaîne hi-fi iPod est visible ; Un iPod y déjà posé, grâce à la télécommande, j'allume le lecteur musique qui diffuse une musique agréable en répétition (listen here). Je constate qu’il s’est déjà installé tout seul, alors je le rejoins en m’asseyant sur un couffin. Mon instinct de femme me poussait à ne penser qu’à soigner ses blessures qui devaient le faire souffrir ; alors que je m’apprêtais à ouvrir le sac de santé pour commencer à soigner les blessures les plus graves, ce dernier n’en fait qu’à sa tête encore une fois. C’est avec pantoise que je me retrouve coller contre lui, sentant ses mains sur mes hanches avant de sentir ses doigts caresser ma joue.

    « Tu es belle Maycie. »

    Un frisson parcourt mon échine, et une fine chair de poule recouvre ma peau toute entière alors que mes joues s’embrasent, que cœur s’envole et dégringole dans un florilège de sensations les plus agréables et douloureux par la même occasion. Alexan, pourquoi me faire souffrir à ce point ? Je lui envie sa situation de bourré, car si j’étais dans le même état que lui, il aurait été plus facile pour moi de répondre à ses actes sans avoir honte, car le lendemain, je pourrai feindre que l’ivresse m’avait poussé à faire ces actes. ; Je ne dois pas m’emballer toute seule, c’était l’alcool, rien que l’alcool ! Il ne pense pas ce qu’il est en train de me dire. Et c’est avec un pincement au cœur que je me convaincs de cette dure vérité. Et pourtant aussi vraisemblable que cela puisse paraître à mes yeux, le plus dure est de supporter cette souffrance de ressentir un amour à sens unique. Une larme nait sur le bord de mon œil et dégouline le long de ma joue stoppant net sa dégringolade. Je détourne légèrement la tête, m’affairant à sortir le matériel adéquat qu’il me faut pour le soigner. Je déglutis avec difficulté ma salive avant de jeter quelques gouttes de désinfectant sur les blessures les plus superficiels puis je passe un coton imbibé d’éosine rouge pour finaliser la désinfection. ; Le plus long fini, je sors une crème anti-coup, j’applique une petite noisette sur mon doigt que j’étale sur sa bosse qui avait pris une légère teinte bleutée. J’approche mon visage du sien pour vérifier que la pommade s’est bien imprégnée, puis je soupire avant de me détourner pour ramasser les saletés et je saisis la trousse au passage. Je me lève et je retourne à la salle de bain pour ranger la trousse et jeter les détritus à la poubelle. Je reviens aussi vite que je suis partie auprès d’Alexan, je m’assois près de lui, tête posé contre le fauteuil et je ferme les yeux.

    « As-tu mal à la tête ? Je peux te donner un comprimé pour chasser ce mal, si tu veux. »

    Je me redresse légèrement, sursautant légèrement de retrouver à nouveau aussi près de lui. Mes yeux ne peuvent se détacher de la courbure de ses lèvres roses. Mon cœur s’accélère à nouveau, et sans savoir comment, ni comprendre pourquoi, je glisse ma main contre sa joue, mon pouce venant se poser près de son nez que j’aime tant. Mon cœur rate un battement alors que je reprends conscience, et je cligne des yeux avec étonnement, ne parvenant plus à bouger.

Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: You're The Silence In Between What I Thought & What I Said [Maycie]   Dim 3 Fév - 23:41

" No I don't wanna fall in love ... "

Elle met trop de temps et tu n'en peux plus ... Intenable, tu te dandines sur place, fais plusieurs tours sur toi-même et commence même à geindre à haute voix au risque de réveiller le vieil homme bougon dont les poches dégoulinent de gros billets à chaque fois qu'il pointe son nez en pleine nuit pour venir frapper à la porte du trader afin de le prier de bien vouloir baisser sa musique. Toi, tu n'en as que faire de cet homme à cet instant précis puisque tu veux rentrer et te faire soigner et facultativement, aller uriner. Mais uriner, à ce moment précis, est la dernière de tes préoccupations.

Tu l'observes. Elle t'obsède elle et ces petites tâches venant illuminer son regard à chaque fois qu'elle se retrouve gênée. À cet instant, il est difficile de s'imaginer que vous puissiez vous déchirer en temps normal à chaque fois que vous vous croisez et même toi tu aurais du mal à y croire si tu étais dans ton état normal ce qui, évidemment, n'est pas le cas. Le décor est flou mais sa silhouette se dessine merveilleusement nette devant toi alors qu'elle vient de s'asseoir en compagnie d'une trousse de premiers soins trouvée dans ta salle de bain. Toi qui peine à retrouver tes affaires en temps normal te demande comment elle a bien pu faire pour être aussi rapide et tu te demande même si elle a pu prêter attention à tes affaires d'homme occupant la baignoire.

Le matin, tu avais pour habitude de jeter tes affaires de la veille -avec lesquelles tu dormais puisque tu rentrais souvent tard et avais à peine le temps de dire ouf avant de t'endormir - d'un geste négligeant, leur jetant à peine un regard, dans la baignoire pour ensuite les mettre à laver lorsque tu en aurais le temps. Ce qui fait qu'au bout de quelques jours, cette dernière manque de déborder de vêtements et non pas d'eau tandis que tu lui préfères l'évier et le gant pour ta toilette matinale. Ce manque cruel d'ordre et d'organisation dans ta vie te ferait presque regretter de ne pas avoir embauché de "serviteur" pour faire le ménage et s'occuper de ton appartement et de tes affaires lorsque tu n'étais pas là tant et si bien que tu te redresses maladroitement sur un coude, jettes un regard inquiet vers la salle de bain que tu ne distingues pas à travers le dossier du sofa et te rallonges en soupirant.

« Au diable la baignoire ... »

Marmonnes-tu alors que tu sens de nouveau son délicat parfum à quelques centimètres de toi. Le regard tourné vers le plafond, tu prends ton temps mais finis par te tourner vers elle et l’agripper sans trop réfléchir de sorte à l'attirer vers toi après l'avoir réclamée pendant qu'elle s'affairait dans une autre pièce. Pourquoi fallait-il que tu sois amoureux d'elle alors que tant d'autres femmes bien moins revêches rêveraient d'être à sa place et ne te crieraient pas dessus à la moindre occasion ? Pourquoi ton cœur s'empressait-il de se serrer lorsqu'elle était loin de toi mais que tu pensais à elle ? Pourquoi diable avais-tu envie de tuer ton frère lorsque tu savais qu'elle passait beaucoup de temps en sa compagnie ? Contenant ta rage, tu profites de l'instant présent et ce même étant ivre. Tu sais que tu te souviendras de son visage le lendemain, de ces échanges et même de cette larme versée le long de sa joue disparaissant soudainement de ton champs de vision alors qu'elle détourne le regard. Arquant un sourcil, de nouveau inquiet, tu t'apprêtes à lui adresser une parole réconfortante mais n'en trouve pas puisque tu ne sais même pas pourquoi elle pleure ... Pourquoi les femmes devaient-elles être aussi mystérieuses ?

Abdiquant, tu te laisses tomber en arrière jusqu'à ce que ton dos heurte mollement le dossier et observes la première page du journal posé sur la table basse derrière Maycie attendant que celle-ci en ait terminé avec les compresses et autres désinfectants qui piqueraient certainement dès l'instant où ils entreraient en contact avec ta peau. Si l'article attire ton regard à cet instant précis c'est parce que la photo le surplombant n'est autre qu'un portrait de ta petite personne. Il avait fallut que tu participes à la traque d'un homme recherché depuis des mois par la police et aide involontairement les forces de l'ordre à l'intercepter après l'avoir battu au poker. Les souvenirs de cette soirée sont encore flous -eux aussi- mais tu sais que tu as accompli sans le vouloir quelque chose de bien et que Maycie n'est peut-être même pas au courant. Fier de toi, tu t'apprêtes à lui désigner le journal d'un mouvement d'index mais te retrouves surpris par le contact du désinfectant et cri même comme un gosse, cherchant à croiser le fer avec son regard, constatant que son visage reste fermé.

« ÇA FAIT MAL MAYCIE ARRÊTE ! JE VAIS MOURIR ! »

Exagérant la chose, tu te tords de douleur et roule sur le sofa de droite à gauche essayant d'éviter les assauts répétés du désinfectant, te rendant soudainement compte que tu n'as pas seulement mal au visage ni au coude mais également aux côtes vers lesquelles tu apposes la paume de ta main en couinant. Alors que ces dernières t'empêchent de trop bouger de peur de paraître encore plus ridicule sous le coup de la douleur, tu la laisses achever sa tâche en affichant une mine boudeuse. Le pommade semble calmer la lave coulant dans tes plaies et te brulant de l'intérieur et, fermant les yeux, tu essayes d'ignorer cette douleur lancinante te clouant à même le sofa. Quelques instants plus tard, elle a enfin terminé et s'en va de nouveau. Surpris, tu ne comprends pas vraiment ce qu'elle fait et te redresse grâce à ton bras encore indemne, les sourcils froncés en suivant sa silhouette du regard. En un murmure, tu la supplies de revenir mais ça, elle risque de ne pas l'entendre à moins que tu n'hausse le ton.

« ... reviens, j'ai besoin de toi ... »

Puis, comme dans un rêve, elle jaillit de nouveau devant toi et s'avance en ta direction. Les secondes n'ont pas beaucoup défilées entre l'instant où elle est partie jeter les compresses souillées et ranger la trousse mais tu as pourtant l'impression qu'une éternité vient de passer et, tout heureux de la voir revenir, lui adresses un sourire mélancolique rehaussé d'une grimace de douleur que tu peines à masquer, la paume de ta main libre encore appuyée contre tes côtes. La douce Maycie prend place à tes côtés et, tu te serais écouté, tu te serais laissé glissé de sorte à appuyer ta tête contre son épaule mais, étrangement, tu ne le fais pas, arrêté en pleine réflexion par ce geste. Sa main s'avance vers ton visage et caresse ta joue qui devient brulante sous sa paume. Les yeux écarquillés, tu la regardes encore et encore. De ses traits, tu ne peux plus te passer et ces paroles qu'elle t'adresse, tu les bois comme du petit lait. Soucieuse de ton état de santé, elle s'inquiète à son tour et, reprenant ton air assuré, tu nies d'un mouvement de tête.

« Ne t'en fais pas, je suis un homme, je survivrai ! »

Puis, finalement, te disant que ça ne serait pas plus mal, tu fermes les yeux sous ses caresses contre ta joue et laisses ta tête tomber mollement contre son épaule. Hésitant, tu lâches tes côtes et lèves ton bras blessé afin de l'avancer en sa direction. Tu as envie de l'étreindre mais comment réagira-t-elle face à cette approche ? Pensera-t-elle que tes faits et gestes sont essentiellement et seulement motivés par la boisson ? Renfrogné, tu essaies de te prouver le contraire et glisse ton bras de sorte à ce que ta main caresse à son tour sa joue. Tu ne la lâches pas des yeux et, finis par laisser ta main glisser le long de sa nuque, son épaule et de son bras pour finalement venir jouer avec ses doigts. Puis, comme pour justifier le fait que tu n'aies pas besoin de cachets, tu approches tes lèvres de son oreille et lui confies.

« Ta présence suffit à atténuer la douleur alors, reste s'il-te-plais et ... si tu le veux ... »

Tu observes son profil au même moment, ta main remonte le long de son bras pour que ton index se pose sur sa mâchoire et l'invite à tourner le visage en ta direction. Les doigts de ton autre main glissent du dossier en direction de sa main et cherchent le contact. Emporté dans ton élan, tu te laisses influencer par les effluves tentatrices de son parfum et la douceur de son épiderme. Tout est trop beau ... tu peux à peine y croire mais après tout, n'es-tu pas ivre ? Comme stoppé dans ton élan, tu t'arrêtes en pleine course et n'ose en dire plus. Allais-tu oser franchir les limites de votre relation habituellement houleuse ? Dans un sens, tu as envie de caresser ses lèvres rosées pour finalement découvrir leur contact du bout des tiennes mais, était-ce vraiment le moment ? N'avais-tu pas autre chose à lui montrer comme cet article histoire qu'elle voit que plus que l'image d'abruti qu'elle devait avoir de toi tu étais un véritable héro ? Les lèvres sèches, le cœur au bord des lèvres, ton souffle se coupe et tu te sens rougir des pieds à la tête. Tu balbuties et détourne le regard. Tes doigts quittent sa mâchoire. Que faire ? Comment allait-elle réagir ?
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité






MessageSujet: Re: You're The Silence In Between What I Thought & What I Said [Maycie]   Mar 5 Fév - 19:57



    ❝ Look into your heart and you'll find love love loooooove ! ❞

    Etais-je suffisamment suicidaire pour me mettre dans des situations délicates ? Au vue de mon précédent geste, je devrais réellement m’inquiéter et/ou me remettre en question sur mes intentions vis-à-vis d’Alexan. A vrai dire, je ne comprenais pas pourquoi le sort avait comme par magie décider de poser pour musique d’ambiance une ballade romantique ; et il fallait croire que j’en redemandais puisque je n’avais pas pris la peine de vérifier si l’option répétition de la chanson n’était pas activée. En fait, c’est clairement un détail insignifiant, et il était ridicule que je me prenne la tête sur ça, mais ma confusion était si forte que je ne savais plus où donner de la tête. Je devais arrêter de porter importance sur des choses qui n’en ont pas, et peut-être me concentrer sur la tâche la plus essentielle qui était en l’occurrence de soigner le jeune homme.

    « ÇA FAIT MAL MAYCIE ARRÊTE ! JE VAIS MOURIR ! »

    Pantoise, frôlant presque l’idiotie, je cligne des yeux ne comprenant pas la raison de son hurlement. Étais-ce moi ou il exagérait la chose de manière plus qu’extraordinaire ? Cherchant la réponse à ma question, j’ai pour premier réflexe d’examiner la référence du désinfectant : je constate avec horreur que j’ai confondus les deux flacons en ayant pris l’alcool à 90°C. Je lui adresse un regard attristé alors que le pauvre chou doit souffrir le martyr et au combien même Monsieur est un simuleur digne d’un grand footballeur, je ne peux m’empêcher d’en sourire presque attendrie par sa moue boudeuse qui s’affiche sur son visage. Je me surprends même à hésiter quelques instants à aller chercher l’autre désinfectant afin de soulager sa douleur, mais ayant commencé à soigner le mal par le mal, je décide de finir et de lui appliquer une pommade cicatrisante venant adoucir le picotement de mes soins. Quelle piètre infirmière, je fais ! Au lieu de venir soulager ses blessures, je ne fais qu’empirer son mal. Le remord m’envahit, et je m’éclipse ranger tout le matériel médical à sa place ; à vrai dire, cela avait été presque innée pour moi de trouver ce qui m’était nécessaire. Le sexe masculin est tellement prévisible, où mettre des médicaments autre part que dans sa salle de bain ? Et voir qu’Alexan était l’équation qui confirme la règle me fait rire. Il est tellement humain …

    Et pour la première fois depuis que je le connais, je sens que mon cœur déraille, que mes hormones sont à ébullition, que tout ne fonctionne plus correctement en moi. Depuis quand ais-je ce besoin incompressible de me hâter pour vite revenir à ses côtés ? Depuis quand est-ce que je me soucie de son bien-être au point où le moindre petit bobo m’hérisse les poils ? Et pire encore, pourquoi mon cœur me fait si mal quand il n’est plus là ? Ma main se contracte sur ma poitrine, ne comprenant pas ce florilège de sentiments aussi incompréhensible qu’inconnu pour moi. Il me manque, et c’est avec cette idée en tête que je reviens au salon, et la vision de son visage souriant me rend toute chose. Et je ne manque pas de noter ce rictus de douleur venant gratifier son beau visage. J’ai besoin de savoir qu’il va mieux, et dans une caresse presque involontaire, je viens chercher réconfort en lui. Il nie sa douleur, comme je m’en doutais, si prévisible.

    « Ce n’est pourtant pas ce qui m’a cru voir il y’a quelques instants ?! »

    Ne pouvant m’empêcher de reprendre mon habituelle répartie, je lui lance une petite pique tout sauf méchante, afin de gagner gain de cause et lui appliquer une crème anti-inflammatoire sur ses côtes. Aussi têtu qu’une mule, je le supplie du regard de me laisser finaliser son traitement, mais il n’en fait qu’à sa tête et se blottit contre moi. Un vrai bébé celui-là ! Je plains parfois Ewan, son aîné qui tient le rôle de grand-frère et de parent. A vrai dire, même si je pense cela sans grand sérieux, je ne peux imaginer leur situation d’orphelins alors que moi, mes deux parents sont encore vivants et en bonne santé. Plongée dans mes pensées, la sensation de caresse le long de mon corps me sort de ma torpeur, et je lève mon regard chocolaté sur Alexan. Je me mords la lèvre inférieure alors que ses doigts cherchent le contact avec les miens, et je ne me fais pas attendre pour saisir ses doigts du bout des miens en une caresse presque impalpable. Il me susurre au creux de mon oreille sa supplique, je soupire avant de lui répondre d’une voix douce :

    « Je finis de te soigner, je te mets au lit, et je te promets de rester auprès de toi, je dormirai sur le canapé, d’accord ? Mais avant ça … »


    Je ne finalise pas ma phrase, car mes mains se posent sur le pan de son tee-shirt que je fais passer par-dessus sa tête avant de lui ôter. J’examine d’un coup d’œil rapide l’étendue de ses hématomes aux niveaux des côtes, avant de venir les palper tout en observant sa réaction, dans le but d’y trouver une quelconque douleur à un endroit précis. Fort heureusement pour lui, je transporte toujours une crème dans mon sac contre ce genre de blessures, je suis assez maladroite et les chocs ne sont pas rares pour moi. Alors que je m’apprêtais à piocher dans mon sac à main le tube de crème, Alexan sollicite de mon attention par une nouvelle caresse le long de mon flan droit avant de remonter jusqu’à mon menton qu’il détourne afin de me prédisposer à le regarder. Je l’observe, lui et ses lèvres qui me font du zèle, si roses, si pulpeuses, si tentantes … ; Et il rougit, c’en est tellement adorable que je ne peux me retenir : je lui donne un petit coup sur le nez avant de lui adresser un grand sourire. Il relâche la pression sur mon visage, ne sachant plus quoi faire ou dire. Il est juste trop mignon, mais je n’ai pas le temps de rêvasser.

    J’étale brièvement la pommade sur ses blessures en un massage vif et efficace pour la crème chauffante s’imprègne bien dans sa peau. Je m’applique, et une fois ma tâche accomplie, je relève mon visage vers le siens avant de déclarer avec fierté :

    « Et voilà, tu es soigné ! »


    Je balance la crème qui atterrit dans mon sac grand ouvert. Je repose mon regard sur celui d’Alexan, avant de frapper des mains et de finaliser cet instant.

    « On va au lit ? »


Revenir en haut Aller en bas
 

You're The Silence In Between What I Thought & What I Said [Maycie]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-