AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 And we meet again...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Féminin
↳ Nombre de messages : 272
↳ Points : 209
↳ Date d'inscription : 31/03/2016
↳ Age : 24
↳ Avatar : Zooey Deschanel
↳ Age du Personnage : 33 ans
↳ Métier : Animatrice radio / Illusionniste au Colosseum
↳ Opinion Politique : Travaille pour le gouvernement sans forcément en partager les opinions
↳ Niveau de Compétences : Niveau général - 3. Nécro - 1. Illusion - 4. Maladresse - 84
↳ Playlist : Thinking out Loud - Ed Sheeran
Chop Suey - System of a Down
Kané - Fauve
Crazy Youngster - Ester Dean
↳ Citation : "Right now we're crazy youngsters, time is running out but who cares we're running free. They call us crazy youngsters, we don't apologize we're mad and running free."
↳ Multicomptes : Laura E. Ievseï
↳ Couleur RP : #ff9999



Feuille de perso
↳ Copyright: Kamo La Morue de mon coeur ♥
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: And we meet again...    Mar 5 Avr - 14:22


BIIIIP… BIIIIP… BIIIIP… BII… Paf !

Je me retourne et enfonce ma tête plus profondément sous la couette, me blottissant dans la chaleur des draps. Mon rêve était vraiment sympa et j’aimerais bien y retourner. Sans vraiment m’en rendre compte j’me rendors avant de me réveiller dans un sursaut et de jeter un regard affolé au réveil posé sur ma table de chevet. « Merde, merde, merde ! » Je sors du lit d’un bond, les cheveux hérissés sur le crâne et des marques d’oreiller plein la joue. Ma couette atterrie au sol avec un léger « pof » que je n’entends pas vu que j’suis en train de courir vers la cuisine pour lancer la vieille cafetière, que j’ai récupérer il y a longtemps, et qui fait le meilleur café du monde. Je la rempli et la met en marche, avant de courir dans l’autre sens jusqu’à la salle de bain. Je m’arrête, en trébuchant, quelques secondes pour saluer Mrs Hudson qui traine dans le salon. Elle s’appelle pas vraiment comme ça, mais j’ai redécouvert il y a pas longtemps les livres de Sir Arthur Conan Doyle et je trouve que le nom lui va comme un cache théière sur une… théière justement. La vieille dame décédée qui était en location avec l’appartement m’a tout l’air d’avoir été une mamie gâteau vu comme elle traine autour de moi quand j’fais des cookies.

Je me glisse dans la douche alors que l’eau est encore froide et je gicle hors du bac avec un cri. « BORDEL ! J’en ai marre de ce chauffe-eau de merde là ! » Je profite des quelques secondes avant que l’eau ne soit chaude pour mettre une noisette de dentifrice sur ma brosse à dent. Je me glisse sous le jet devenu ENFIN chaud avec un soupir de plaisir et commence à me brosser les dents tout en savonnant maladroitement mon corps. Je me rince la bouche et le corps avant de sortir de la douche et de glisser sur le sol mouillé. Comme par hasard. Je me retrouve le cul par terre et grognant je me relève en frottant mon postérieur meurtri. « Va falloir que j’me fasse greffer des trucs pour pas tomber, vous savez, un truc comme les roulettes sur les vélos des gamins ! » je lance à Mrs Hudson en courant à nouveau vers la cuisine où la cafetière a fini son œuvre. Je m’arrête dans une glissade sur le carrelage glacé et me sers un gobelet de café brûlant avant de repartir vers ma chambre. Le temps que je m’habille et me maquille vite fait, il sera à la bonne température pour être bu d’un seul coup, comme j’aime. J’enfile ce qui me tombe sous la main. C’est à dire la même chose que la veille : un chemisier blanc cintré, une jupe qui tourne rose pâle et un gilet en laine tout doux et brun clair. J’attache mes cheveux en un chignon flou sur le dessus de ma tête avant de me maquiller d’un peu de crayon noir, une touche de blush et un peu de rouge à lèvre clair. Je préfère éviter d’en faire trop pour aller au boulot, la grande majorité de mes collègues étant doté de cet outil qui ouvre tant de porte, permet de faire toute les réflexions, même les plus déplacée et qu’on appelle un pénis.

Je repars dans l’autre sens, attrape mon café et le bois d’un seul coup, comme tous les matins avant de remplir à nouveau le gobelet et de mettre le capuchon dessus. J’attrape ma besace avec la totalité de ce dont j’aurais besoin pour ma journée dedans, avant d’enfiler rapidement mes chaussures, de saluer Mrs Hudson qui me sourit gentiment et de fuir de l’appartement. Je trébuche en haut des escaliers et réussit à me rattraper à la rambarde de justesse et à descendre la première volée de marche avant de m’auto-engueuler et de remonter aussi sec. Je pose toute mes affaires sur le pas de la porte et cours jusqu’à la gigantesque cage que j’ai construit pour Chat, je la gratouille rapidement entre les oreilles avant de remplir son biberon et sa gamelle. Je repars dans l’autre sens, récupère mes affaires et descend d’une seule traite tous les escaliers.

J’arrive au boulot juste à l’heure, ce qui tient presque du miracle. Heureusement pour moi, le programme qui commence ma journée c’est les info aka le truc le plus barbant de l’univers et c’est pas moi qui doit écrire les fiches. Le stagiaire qui est complètement surexcité et qui doit en être à son quinzième café (vu sa tronche) me tend les fiches écrite par mon supérieur. Je le remercie rapidement et l’envoie me chercher mon troisième café. La matinée se passe normalement, entre les émissions classiques, les infos, la critique littéraire du jour, les annonces des « procès » à venir au Colosseum, et les pauses musicales. Quand arrive l’heure de ma pause, c’est avec un soulagement évident que j’accueil mon collègue et lui laisse la place pour 2h30. Je m’étire, tendant les bras au ciel et cambrant mon dos dans le couloir avant de prendre mon gilet, mon sac et de descendre jusqu’au rez-de-chaussée, la bouffe de la cafet est vraiment trop dégueu pour moi, j’tente plus le coup depuis mon deuxième jours de taf. Après un court passage par les ascenseurs, qui sentent, comme tous les ascenseurs, les pieds, j’arrive au rez-de-chaussée. J’suis toujours en pleine réflexion sur la raison qui pousse les ascenseurs à sentir les pieds, quand je me prends les pieds et m’étale dans le couloir. Je me cogne le front sur le sol, pas suffisamment violemment pour me sonner mais assez pour me faire mal. Je vois du coin de l’œil mon sac répandre son contenu au sol et un tampon s’arrête au bout d’une chaussure qui est à environ 10 cm de mon visage. Je me redresse tant bien que mal en frottant mon front avant de jeter un œil à la personne devant laquelle je viens de me ridiculiser. Honnêtement, l’univers doit avoir une dent contre moi. Parce que devant moi, il y a un visage que je connais. Que je connais putain de bien même. J’peux pas m’empêcher de rougir avant de lâcher un : « Bordel, bien sûr qu’il fallait que j’m’étale devant toi. »


Dernière édition par Maisy A. Weaver le Mer 18 Mai - 1:18, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t3466-maisy-annabel-we

Invité
Invité






MessageSujet: Re: And we meet again...    Lun 11 Avr - 15:27

D’un commun accord, Liam et Alistair avaient convenu d’un emploi du temps assez strict pour la garde des chats. Et cette semaine, c’était le blondinet qui se les coltinait. Oh, bien évidement qu’il adorait son petit Brush, mais il trouvait tout de même la pilule difficile à passer car après tout, c’est Brush qui l’avait adopté non l’inverse. Et voilà que maintenant, il se retrouvait avec la garde alternée d’une portée de chatons que Brush s’est amusé à concevoir avec un chat sensé être un mâle mais qui s’est avéré être une femelle. Génial. Alistair jubilait. Ou pas. Car les matins de sa semaine étaient sacrément speed avec tous ces miaulements dans les pattes.

Et comme pour confirmer ce fait, ce sont trois boules de poils suffisamment âgées pour sauter sur le lit qui le réveillèrent aux aurores réclamant avec force miaulements leurs croquettes et leur bol de lait. Trois. Au moins, ils ne s’y étaient pas tous mis. Pas sûr qu’il aurait supporté les cinq chats de la maison. Et vas-y que je te mordille la main et vas-y que je te saute sur les pieds qui ont touché le sol et vas-y que je m’enroule dans tes jambes pour te faire tomber. Mais non, le géant blond en boxer est un redoutable adversaire qui ne choira pas de sa hauteur. Rébellion. Le chaton s’en va donner un coup de dents au chargeur de son téléphone. Pour se venger.

Lorsqu’Alistair rejoint sa cuisine, il est habillé avec un peu plus d’élégance que d’habitude. Ils ont une réunion aujourd’hui et pas question d’arriver en tongs. Bon, d’accord Alistair n’a jamais porté de tongs de sa vie (même pas à la plage à l’époque) mais ce n’est pas une raison. Il a mis un jean propre pour l’occasion et il a troqué son t-shirt AC/DC contre une chemise d’un blanc immaculé. Un blazer par-dessus et ça rendra le tout présentable. Devant la glace, Alistair se demandait à quel moment de sa vie il avait arrêté de prendre soin de lui. L’alcool avait creusé ses joues même s’il n’y avait pas touché depuis 93 jours maintenant. En tirant les manches de sa chemise pour qu’elles dépassent légèrement, il sourit, il se souvenait comme il aimait s’habiller, quelques années auparavant. Peut-être pourrait-il recommencer ? Si seulement il pouvait trouver un fichu tailleur dans cette ville ravagée…

Il se versa une tasse de café et sortit un biscuit hyper protéiné de son emballage en guise de petit déjeuner. A peine posé que Brush sauta sur le comptoir de la cuisine ouverte où Alistair s’était installé pour venir lui mettre sa queue pleine de poils sous le nez. « Oui, oui, minute, je vais vous mettre à manger. » Il prit le temps de manger et de boire son café avant de se lever pour remplir les cinq bols de croquettes. Oui chacun le sien sinon ça fait des histoires…. Un bol de lait commun. Le bol d’eau changée, plus fraîche et bien meilleure au palais délicat de ce satané Brush et de ces marmots. Tout installé, les chats se précipitent sur le lieu du crime et se délectent enfin d’un bon repas sans un seul merci pour leur pauvre maître. Alistair soupire en souriant. Ils sont trop mignons, impossible de leur en vouloir.

Enfilant son manteau trois-quarts, il glisse son téléphone dans la poche intérieure de son blazer, sa pochette avec les dossiers qui le suivent et se rend enfin au boulot pour cette réunion interminable. Et blablabla. Et blablabla. Puis blablabla. Pour finir blablabla et blablabla. ZzzZzzzzz. Alistair est un homme d’action. Heureusement qu’on lui a proposé cet emploi de peacekeeper et non pas de gratte-papied au fin fond d’un bureau, il aurait fini par se tirer une balle. Lorsqu’enfin on les relâche, il sort de la salle avec un souffle de soulagement. Vite, l’ascenseur. D’un pas rapide, il se dirige vers la boîte métallique et en tournant le coin du couloir, il a juste le temps d’apercevoir le visage de Maisy qui se dérobe d’un seul coup en s’écrasant au sol. Alistair arrive a garder son sang-froid. Avec difficulté. En baissant les yeux vers elle, il constate que son sac a explosé à l’atterrissage.

D’un geste souple, il se penche pour l’aider à se redresser et rassembler ses affaires. Elle n’a pas l’air content de le voir. Le serait-elle un jour ? Après tout, il avait commis trop d’erreurs avec elle et même s’il le regrettait amèrement aujourd’hui, il ne pouvait lui en vouloir pour sa rancœur. La seule chose à faire : éviter toute erreur supplémentaire dans l’espoir qu’un jour, ils puissent se retrouver en bons amis et qui sait, peut-être accepterait-elle qu’il l’invite à déjeuner. Mais pour le moment, c’était clairement inapproprié.

« Tu ne t’es pas fait mal en tombant ? L’infirmerie n’est pas loin, je t’accompagne si tu veux…. »
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 272
↳ Points : 209
↳ Date d'inscription : 31/03/2016
↳ Age : 24
↳ Avatar : Zooey Deschanel
↳ Age du Personnage : 33 ans
↳ Métier : Animatrice radio / Illusionniste au Colosseum
↳ Opinion Politique : Travaille pour le gouvernement sans forcément en partager les opinions
↳ Niveau de Compétences : Niveau général - 3. Nécro - 1. Illusion - 4. Maladresse - 84
↳ Playlist : Thinking out Loud - Ed Sheeran
Chop Suey - System of a Down
Kané - Fauve
Crazy Youngster - Ester Dean
↳ Citation : "Right now we're crazy youngsters, time is running out but who cares we're running free. They call us crazy youngsters, we don't apologize we're mad and running free."
↳ Multicomptes : Laura E. Ievseï
↳ Couleur RP : #ff9999



Feuille de perso
↳ Copyright: Kamo La Morue de mon coeur ♥
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: And we meet again...    Ven 15 Avr - 22:02


J’ai toujours été maladroite, toujours. Enfant, les médecins de l’hôpital de McCarthy, connaissaient mon dossier et ma tête par cœur. J’avais droit à mon petit voyage à l’hosto au moins une fois par mois. J’ai cassé mes deux poignets. Deux fois chacun, dont une fois en même temps. Autant dire que ça été les deux mois les plus relou de ma vie. J’ai aussi cassé chacune de mes chevilles, mes cubitus, luxer un de mes coudes, un de mes épaules et un de mes genoux, j’ai une multitude de cicatrice sur le crâne dû à mes trop nombreuses chutes. Oui, parce qu’en plus d’être maladroite, j’étais casse-cou. Enfant parfaite, vous avez dit ? C’est donc pas vraiment une surprise pour moi quand je m’étale au sol pour la deuxième fois de la journée (Non, je ne compterais pas mon trébuchements sur le trottoir en sortant de l’appartement).

Toujours en frottant mon front, j’observe le visage d’Alistair. Bien qu’il soit clairement inquiet pour moi, ce qui a, déjà en temps normal, le don de m’énerver, il semble aussi se retenir difficilement de rire ce qui fait naitre une petite bulle de joie dans mon ventre. Il a toujours l’air tellement triste. Il a l’habitude de me voir tomber ou trébucher, il a bien souvent été celui qui me rattrapait de justesse, m’empêchant de me briser encore plus d’os. Le souvenir fugace de cette époque où tout était simple entre lui et moi me transperce d’une multitude d’aiguilles et brise cette petite bulle de joie. J’aide plus en plus de mal à oublier le jeune homme qui veillait sur moi et à me concentrer sur l’enfoiré qui m’a quitté pour aller se marier et refaire sa vie. Je n’ai écouté que d’une oreille distraite ce qu’il disait trop concentrée sur son visage. Ses traits sont creusés, tristes et fatigués comme à l’accoutumé, mais j’ai l’impression qu’il a encore perdu du poids. S’il continue comme ça il va disparaître.

J’ai pas vraiment le temps de donner une réponse quelconque qu’il m’entraine vers le bureau de l’infirmier. Ou ce dernier, après un rapide examen, me dit que ce n’est rien et se contente de me renvoyer dehors ou Alistair m’attend bien sagement derrière la porte. Il faut que je reprenne une contenance et surtout que je trouve mes granules d’arnica et ma crème anti-bleu. Le visage camouflé par mes cheveux, je respire un grand coup par le nez en fouillant dans mon grand sac. Alistair, bordel, arrête d’être gentil, arrête de t’inquiéter, arrête d’exister s’il te plait. C’est trop dur de te regarder, trop dur de rester autour de toi et de continuer à te détester quand tu es si… toi. J’ai à la fois envie de le frapper et de le serrer dans mes bras pour sa gentillesse. Mes mains tremblent et je trouve finalement la petite trousse dans laquelle je range mon nécessaire. Je fais cliquer plusieurs fois de suite le récipient avec les granules avant de les glisser sous ma langue et d’appliquer une noisette de crème sur mon front.

Je regarde finalement Alistair dans les yeux, choses que j’essaie de ne pas faire en temps normal. Mais je suis un peu sonnée et au final aujourd’hui je m’en fiche un peu. Il a vraiment perdu du poids. Trop. Je réfléchis deux minutes avant de choisir d’oublier mes réticences. Je zozote légèrement à cause des granulés sous ma langue. « Comme tu vois, z’ai tout c’qui faut sur moi. Y avait pas b’zoin d’aller à l’infirmerie. » J’avale ma salive avec un petit bruit un peu dégoutant et fronce les sourcils, mon ton est plus sec, plus froid que ce que j’aurais souhaité. Les granulés et leur petit gout sucré disparaissent dans ma gorge et je redresse mon dos, pour essayer d’arrêter de devoir lever le menton pour lui parler. Ce qui se solde par un cuisant échec. « Bon, Jenkins, tu m’connais, tu sais bien que c’est pas un plat sur le parquet du couloir qui va me sonner. Par contre toi, t’es trop maigre. » J’appuie mon commentaire d’un doigt tendu et pointé dans son ventre. Je ne croise aucune sorte de gras. Juste la présence brute de ses abdominaux et je sens mon ventre se crisper au souvenir de ses même abdominaux nus, sous la paume de mes mains. Je retire mon doigts rapidement et me racle la gorge avant de l’attraper par l’avant-bras et de le trainer à ma suite. « Tu vas venir manger avec moi. Et ne pense pas que j’fais ça parce que je m’inquiète hein ! J’en ai rien à foutre que tu maigrisses a vue d’œil. J’ai juste faim et rien, même ta présence, ne serait pire que manger seule et me faire emmerder par le premier venu. »


Sans vraiment lui laisser le temps de refuser, je rentre dans le premier restaurant que je croise et l’assoit de force sur une chaise avant de m’installer face à lui. Et je parle, je parle, je parle, comme à chaque fois que je suis mal à l’aise. Je parle de mon rat, du temps qu’il fait dehors, des stagiaires qui sont incompétent et du menu qui a l’air délicieux. Quand je remarque l’air un peu perdu et surpris d’Alistair, je me tais d’un coup et me cacher derrière mon menu. Qu’est ce qui m’a pris de le faire venir ici ? J’suis vraiment pas bien. Il a probablement des choses bien plus importantes à faire. Genre une descente dans un bar ou des résistants à arrêter. Fin j’sais pas un truc de peacekeeper quoi. Je renifle un coup et lui dit d’un ton toujours aussi sec. « T’sais t’es pas obligé de rester. Honnêtement j'm'en fou qu'tu bouffe ou pas hein.» Une part de moi a envie qu’il parte. Parce que c’est dur d’être face à lui et que j’ai toujours envie de le frapper. Mais l’autre moitié, la plus grosse, elle, elle a juste envie de rester là et d’essayer de le faire sourire pour enlever les quelques rides de tristesse qui apparaissent au coin de ses yeux. Elle a juste envie d’effacer le pli amer qui marque les coins de sa bouche. Je fronce les sourcils. Faut qu’j’arrête ça. Tout de suite.

_________________

But time has changed nothing at all. You're still the only one that feels like home. I've tried cutting the ropes and I let you go but you're still the only one that feels like home.


Dernière édition par Maisy A. Weaver le Mer 18 Mai - 1:19, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t3466-maisy-annabel-we

Invité
Invité






MessageSujet: Re: And we meet again...    Dim 8 Mai - 17:53


Le grand blond l’entraîna vers l’infirmerie et la confia entre les mains du médecin (ou en tout cas du personnel médical). Il aurait pu partir à ce moment-là. La laisser. Encore. Mais il ne le fit pas. Il était toujours heureux de la revoir même si l’ambiance était toujours tendue et qu’il lui semblait marcher sur des œufs. Mais au final, c’était sa faute à lui. Alors il assumait, parce-qu’il voulait que ça change. Il voulait retrouver son amie. Il voulait que cette amie partage sa vie, parce-que c’était la seule donnée constante de celle-ci. Celle qui le maintenait à la surface de l’eau et qui lui tendait la main à marée montante.

Lorsqu’elle ressort de l’infirmerie, elle lui assure que tout va bien et elle se met à chercher énergiquement dans son sac. Il l’observe et se souvient. Maisy avait tendance à toujours finir par terre à un moment de la journée et elle avait toujours sur elle de l’homéopathie pour éviter les bleus et les douleurs gênantes. Elle cherchait son tube d’arnica, le trouva et en avala une petite dose. Il souriait en la regardant faire, nostalgique du passé. Un passé où tout était beaucoup plus simple entre eux. Un passé où il n’avait pas merdé. Elle posa un peu de crème sur son front et fini par lever les yeux vers lui. Ses grands yeux noisette lui faisaient toujours autant d’effet, une décharge électrique le traversa. Une tension sexuelle qu’il ne ressentait qu’en sa présence. Du moins quand elle ne parlait pas. Car lorsqu’elle reprit la parole en zozotant, c’était plutôt l’envie de rire qu’il ressentait. Et il trouvait ça sexy. Faut le dire. Même avec le bruit de déglutition. Il rit légèrement en baissant la tête pour ne pas avoir l’air de se moquer d’elle. Elle sait qu’il ne se moque jamais d’elle.

Et puis c’est la claque. Trop maigre ? Vraiment ? Oui bon. Peut-être qu’il s’était un peu affiné à force de manger des boîtes et des surgelés mais il avait fait beaucoup de sport pour compenser son manque d’alcool qui le tenaillait tous les jours. Le doigt fin de Maisy lui rentre dans l’estomac, du moins essaye parce-que ses abdominaux sont plus que présents aujourd’hui. Le contact est fugace car elle le retire rapidement pour l’attraper par le bras comme les deux meilleurs amis qu’ils étaient par le passé. Ses boucles brunes se rapprochent dangereusement de lui et il se souvient l’élégance avec laquelle elles s’étalent sur les draps du lit qu’ils ont partagé. Il se souvient l’odeur de son shampooing à cette époque, il n’est plus le même aujourd’hui. Elle l’invite soudain à manger, sous prétexte de ne pas manger seule, pourtant, quelques minutes plus tôt elle le trouvait trop maigre. Aurait-elle toujours des sentiments pour lui, même si elle le cachait ? Il sourit, sans doute finirait-elle par lui pardonner ? S’ils en parlaient un jour en tout cas. Encore fallait-il trouver le bon moment.

Il la suivit, contraint et forcé mais quelle douce torture pensait-il. Le premier restaurant, elle entre. Alistair aussi. Ils s’assoient l’un en face de l’autre et elle se met à parler, lui à l’écouter. Comme au bon vieux temps quand elle était stressée. Le blond la regarde et l’écoute, son débit augmente et il se demande à un moment si elle ne va pas s’étouffer à force et si elle arrive encore à respirer. Et puis elle s’arrête. Elle lui dit de partir s’il veut. Sauf qu’il ne veut pas. Elle a beau agir de façon étrange, il est bien avec elle et s’ils ont besoin d’aide au bureau, ils savent comment le joindre. Alors il reste. Il veut lui parler, il faut qu’il lui parle. Alors enfin, après tout ce temps, il arrive à ouvrir la bouche pour parler à cette femme qui se cache derrière les mots avec beaucoup trop de force.

« Maisy, je n’ai pas l’intention de partir. Tu m’as invité à déjeuner après tout, je ne pensais pas pouvoir déjeuner avec toi avant longtemps…. Alors j’en profite. » Il sourit, un sourire qu’il ne réserve qu’à sa meilleure amie avec qui il a déjà couché et avec qui il a totalement merdé. « Ecoute, je m’excuse…vraiment. Je regrette mon comportement et… même si je pourrais me justifier…je n’aurais pas dû agir comme ça. J’espère qu’un jour tu me pardonneras. »

La serveuse arrive et prend leur commande, une simple salade et des frites lui suffisent. Il se fait violence pour ne pas commander une bière mais une eau gazeuse. Au final, ce sera quand même des bulles. Maisy ne sait rien de son problème d’alcool et il n’a pas envie qu’elle le sache. Pas tant qu’elle ne lui aura pas pardonné. Il a trop honte d’être tombé aussi bas et il se dit qu’il devrait sans doute tourner la page, arrêté de penser à sa femme. Mais sa mort semble le retenir prisonnier. Seules ses rencontres avec Maisy la lui font temporairement oublier.

« Ça me manque. Nos appels à n’importe quelle heure. Nos sms qui sortaient de nulle part. »

Il baisse le nez sentant le poids de la culpabilité s’appesantir sur son dos. Elle mérite tellement mieux que lui.
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 272
↳ Points : 209
↳ Date d'inscription : 31/03/2016
↳ Age : 24
↳ Avatar : Zooey Deschanel
↳ Age du Personnage : 33 ans
↳ Métier : Animatrice radio / Illusionniste au Colosseum
↳ Opinion Politique : Travaille pour le gouvernement sans forcément en partager les opinions
↳ Niveau de Compétences : Niveau général - 3. Nécro - 1. Illusion - 4. Maladresse - 84
↳ Playlist : Thinking out Loud - Ed Sheeran
Chop Suey - System of a Down
Kané - Fauve
Crazy Youngster - Ester Dean
↳ Citation : "Right now we're crazy youngsters, time is running out but who cares we're running free. They call us crazy youngsters, we don't apologize we're mad and running free."
↳ Multicomptes : Laura E. Ievseï
↳ Couleur RP : #ff9999



Feuille de perso
↳ Copyright: Kamo La Morue de mon coeur ♥
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: And we meet again...    Mer 18 Mai - 1:14

Je lui jette des regards à la dérobée et ça ne me ressemble tellement pas. Ça ne nous ressemble tellement pas. Et il parle. Il dit les mots qu’il aurait dû dire il y a plusieurs années. Il s’excuse et j’inspire profondément. Ça réchauffe un endroit dans mon corps, ça réchauffe la Maisy d’avant, la jeune femme douce, celle qui l’aimait tendrement sans trop se poser de question.  Je me souviens d’un temps, un temps où j’étais bien plus jeune, plus naïve, plus douce. D’un temps où il était plus gai, plus léger, où des années de souffrance n’avait pas marqué nos âmes et nos corps jusqu’à l’os. Où tout ce qui importait quand nous étions face à face étaient de faire sourire l’autre. D’un temps où il n’y avait aucune barrière entre nous, où nous nous disions tout, tout le temps. Où son visage, ses expressions, ses mouvements n’avait aucun secret pour moi. Où il était une extension de moi et où sa souffrance, sa joie étaient miennes.

La nostalgie de cette époque bénie où il avait été successivement mon meilleur ami et mon amant avant de ne devenir qu’un étranger. Marié à une femme que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adams. J’aurais pu passer outre mes sentiments, si seulement je l’avais connu, si je l’avais vu tombé pour elle. J’aurais pu comprendre. Mais comment réagir face à quelqu’un dont les derniers souvenirs que l’on possède sont ceux d’ébats torrides ? La dernière image qu’il me restait de lui était celle de son corps languide sur les draps de mon lit dans ce minuscule appartement que papa acceptait de me payer. L’image de sa main posée sur le drap froissé avant que je ne m’endorme et ne me réveille face à une moitié de lit vide, sans un mot pour m’expliquer sa disparition.

J’avais d’abord commencer par m’inquiéter, avant de comprendre qu’il m’avait de nouveau abandonnée. Et encore aujourd’hui, malgré tous les sentiments contradictoires qui semblaient se déchainer quand je le voyais, c’était encore le ressentiment qui prenait le dessus. Je n’étais plus la jeune fille éperdue de cette histoire, mais j’avais encore et toujours des sentiments pour lui, malgré tout ce qu’il m’avait fait. Et malgré tout ce que j’avais fait. La seule constante dans ma vie avait été la présence de mes sentiments pour Alistair. J’aurais préféré ne rien ressentir pour lui, mais je vacillais constamment entre l’envie de le voir sourire et celle de lui coller une claque. J’inspire profondément et me reconcentre. ‘’Oui, bien sûr que je te pardonne.’’ J’ai envie de lui dire ça, enfin une moitié de mon cœur en a envie, mais l’autre, celle qui est la plus grosse pour le moment, celle qui est pleine de ressentiment et celle qui est la plus véhémente m’en empêche. Et c’est avec une voix douce et en bâillonnant mon cœur que je m’apprête à lui répondre quand la serveuse arrive.

Il commande une salade et je ne peux pas m’empêcher de rire doucement. Une salade ? Pas étonnant qu’il ne soit pas plus épais. Bon, ok il prend des frites à côté mais quand même. Pour ma part j’adresse un sourire à la serveuse en commandant le poisson du jour et le flan de légumes du soleil, qui semble délicieux dans l’assiette d’une table voisine. Je commande un soda, il me faut ma dose de sucre sinon je ne tiendrais pas. Il rajoute que nos petites habitudes téléphoniques lui manquent, et elle me manque aussi. Ça me manque de ne pas me réveiller en pleine nuit pour voir un sms, ça me manque de ne plus l’appeler à 3h du mat’ parce que j’ai fait un rêve particulièrement drôle ou triste, ou parce que j’ai cru entendre quelqu’un rentrer dans l’appartement. Alors j’ouvre la bouche et je lui réponds.

« Ça me manque aussi. Ça me manque tous les jours, et ça m’a manqué depuis toujours.  Mais c’est un peu tard tu ne penses pas ? Je veux dire t’as quoi ? Cinq ? Six ans de retard ? Te pardonner, j’aurais pu le faire à l’époque. J’aurais été capable de te pardonner puisque je l’ai été quand tu es parti la première fois. J’veux dire une fois, ça passe. J’peux comprendre. Mais que tu m’ais abandonner une deuxième fois, comme ça. Sans un mot. Sans rien me dire. Et que je te retrouve marié en arrivant ici, c’est un peu trop non. » Je reprends mon souffle et tente de juguler une envie de pleurer tenace. « Pardon, j’aurai pas du parler de ta femme. C’est pas elle le problème au final. C’est surtout que tu ne m’as rien dit. J’aurais pu tout entendre Al’… Tout. »

Nos plats arrivent et je regarde mon assiette, sans vraiment y faire attention, ça a l’air délicieux pourtant, mais je n’ai plus vraiment faim. Je m’attendais à ce qu’il tente de fuir par tous les moyens mais certainement pas à ce qu’il me demande de lui pardonner et je suis au final assez secouée. Je penche la tête sur le côté, essaie de reprendre mes esprits avant que quelque chose de stupide ne sorte de ma bouche mais c’est trop tard. Et je déverse une partie de ce que j’ai à dire. Sans dire le plus important pourtant.

« J’peux pas te pardonner. Du moins pas tout de suite. J’ai l’impression de plus te connaitre, de plus savoir qui j’ai en face de moi. Tu m’as tenue à l’écart de ta vie pendant trop longtemps. Et même si j’ai parfois l’impression de reconnaître mon meilleur ami en toi, j’ai aussi l’impression de parler a un inconnu. T’avais une place tellement importante dans ma vie, que quand t’es parti, j’savais même plus qui j’étais. » J’inspire un grand coup et je continue à parler tout en lui envoyant doucement une partie de mes sentiments à l’époque où j’avais compris qu’il était juste partie part choix et pas par obligation. J’omet, bien sûr, mes sentiments amoureux, mais je lui envoie une partie de la souffrance, de la sensation de perte qu’elle soit physique ou mentale que j’ai ressenti. « On peut pas juste reprendre là où on a laissé les choses, parce que… parce que j’veux pas, enfin, plutôt j’peux pas, juste effacer ces années ou t’étais plus là. C’était comme si… comme si t’étais mort, Jenkins. » Je coupe un morceau de poisson et le mâche avant de continuer. « Je veux bien essayer de commencer à te pardonner, mais pas si tu veux juste continuer comme avant. Parce que qu’est-ce qui me dit qu’une fois que j’t’aurais a nouveau laissé de la place dans ma vie tu vas pas repartir ? »

_________________

But time has changed nothing at all. You're still the only one that feels like home. I've tried cutting the ropes and I let you go but you're still the only one that feels like home.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t3466-maisy-annabel-we

Invité
Invité






MessageSujet: Re: And we meet again...    Dim 22 Mai - 18:40


Et puis c’est la gifle. Ou plutôt les gifles. L’une après l’autre, incisives, violentes, réalistes. Après tout, à quoi est-ce qu’il s’attendait en lui disant ça après tant de temps ? Il avait cru que cela suffirait peut-être, au moins pour obtenir le pardon. Mais il s’était mis le doigt dans l’œil, jusqu’au coude, et même un peu plus. Il était déjà conscient de tout ce qu’elle lui disait, il le savait, il savait ce qu’il entendrait en prononçant ces mots. Il savait qu’il aurait mal. Mais il était loin de se douter à quel point chacun des mots de la jeune ouvrirait une blessure dans sa peau fine et en ferait goutter une perle de sang plus douloureuse que si on lui arrachait les ongles des doigts.

Il avait tenté de soutenir son regard, lui plus longtemps possible. Pour lui montrer qu’il était conscient de son erreur. Qu’il savait qu’il l’avait blessée. Et qu’il ne cherchait pas de fausses excuses pour minimiser son comportement de connard prétentieux. Mais c’est trop dur et il profite du moment où la serveuse leur apporte leur repas pour baisser les yeux sur son assiette. Il aurait pu tout lui dire selon elle. Vraiment ? Oui, probablement. Mais il n’avait pas osé lui dire à quel point le décès de son père l’avait chamboulé. Oui, elle l’avait aidé. Mais elle l’avait aidé à prendre une décision : celle de retourner à New York pour y continuer sa vie comme il l’avait prévu au lieu de rester pour sa mère, ses frères, ses sœurs. Ce choix avait été difficile. Pourtant, c’était le plus raisonnable car lui aussi avait sa propre vie à vivre. Et lorsqu’il s’était réveillé ce matin-là, qu’il avait regardé le visage de Maisy encore rosé du plaisir de la nuit et si belle, il n’avait pas eu le courage de le lui dire. Il avait préféré être lâche et partir sans un mot plutôt que redouter de lui dire en face et finir par flancher, pour elle, et uniquement elle. Non, ce n’était pas un argument qui s’entendait. Oui, il avait agi comme un connard. Il le savait. Il assumait. Mais il regrettait tellement. Car elle aurait compris et n’aurait jamais essayé de le retenir…. Avec le recul, il en avait pris conscience.

Il n’avait plus faim et l’odeur des frites lui donnait la nausée mais ce n’était rien à côté de ce qu’elle lui faisait endurer. Non, elle ne le pardonnerait pas. Pas tout de suite. Peut-être même jamais. Elle ne le connaissait plus. Et elle n’avait pas tort. Lui-même ne savait plus vraiment qui il était. Depuis la mort d’Hélène, il avait tellement changé que malgré tous ses efforts, rien n’y faisait. Il rechutait chaque fois et devait tout recommencer à zéro. Il était usé. Avant l’âge. Et ses traits étaient tirés alors qu’il n’avait même pas quarante ans. Il continua de l’écouter. Le blessant toujours plus à chaque mots, mais c’était aussi ça le rôle d’un ami, dire les choses, sans aucun gant, le forcer à faire face à ses démons. Son démon. Celui qui le rendait lâche et odieux. Et là, le coup de grâce. Mort. Comme si t’étais mort. Le corps ensanglanté d’Hélène fit surface dans une mer noir et visqueuse. Il fit de son mieux pour mettre cette image de côté. Ce n’était pas le moment. Pour son amie, sa meilleure amie, il avait été comme mort. Et ça lui fit un mal de chien, même si c’était la pure vérité. Il avait vécu ces dernières sans penser vraiment à elle ni ce qu’elle devenait, et encore, il s’en voulait.

Alistair regarde ses feuilles de salade. Il n’ose plus la regarder. Parce-qu’il a trop mal. Parce-qu’il a trop honte. Parce-qu’elle a beaucoup trop raison. Sur tout. Quand elle finit de parler, il accuse le coup et doit attendre quelques minutes avant de pouvoir répondre sans avoir touché un morceau de son assiette.

« Je ne veux pas que ce soit comme avant entre nous Maisy. Il s’est passé trop de choses, dans ta vie, dans la mienne….ce n’est pas possible. On n’est pas les mêmes adolescents qu’à l’époque. Tu dis que tu ne me reconnais plus… et tu as raison… tu as raison pour tout… Mais c’est vrai. J’ai changé….encore plus depuis que j’ai ce travail, ici. »

Il lève finalement ses yeux bleus marqués par la douleur accumulée de ces dernières années. Il n’a pas osé dire qu’il n’était plus lui-même depuis la mort d’Hélène. Ce ne serait pas vraiment délicat d’en parler à Maisy alors qu’elle ne peut même pas encore lui pardonner.

« J’ai agi comme un con. Je le sais…. Je sais aussi que mes excuses ne seraient pas suffisantes pour me justifier. Alors j’assume. Je regrette ce que j’ai fait mais j’assume. Et je ferai tout pour obtenir ton pardon. Pas parce-que je veux reprendre où on en était mais parce-que je sais que tu es quelqu’un de bien et que j’ai besoin de quelqu’un de bien dans ma vie. Je sais que…. j’ai eu tort. J’aurai dû te parler en face, j’aurais même pu te téléphoner ensuite, j’aurai pu t’écrire, venir te voir, j’aurai pu revenir vers toi… Mais je crois que j’avais honte et je ne voulais pas regarder en face la personne que j’étais. Et même aujourd’hui, c’est égoïste ce que je fais. Parce-qu’aujourd’hui j’ai besoin de ton pardon. Je ne m’en étais pas rendu compte avant. »

Il a besoin de s’arrêter un instant. Pas parce-que c’est difficile. Au contraire, il ressent comme un bien fou à lui dire enfin tout ce qu’il pense de son comportement, de cette situation. Il se sent plus léger à avouer cette culpabilité qui le ronge et dont il n’a jamais parlé à personne, pas même à Hélène.

« Je regrette sincèrement, je sais que j’ai merdé…. Tellement merdé…. Prends le temps que tu veux pour me pardonner, mais je n’abandonnerai pas cette fois. »

Il la regarde. Son regard bleu est devenu acier. Il est déterminé, plus que jamais.

« Je veux ton pardon. Et je ne partirais plus jamais. J’ai trop conscience de ce que j’ai perdu…. Deux fois. A cause de ma connerie. »
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 272
↳ Points : 209
↳ Date d'inscription : 31/03/2016
↳ Age : 24
↳ Avatar : Zooey Deschanel
↳ Age du Personnage : 33 ans
↳ Métier : Animatrice radio / Illusionniste au Colosseum
↳ Opinion Politique : Travaille pour le gouvernement sans forcément en partager les opinions
↳ Niveau de Compétences : Niveau général - 3. Nécro - 1. Illusion - 4. Maladresse - 84
↳ Playlist : Thinking out Loud - Ed Sheeran
Chop Suey - System of a Down
Kané - Fauve
Crazy Youngster - Ester Dean
↳ Citation : "Right now we're crazy youngsters, time is running out but who cares we're running free. They call us crazy youngsters, we don't apologize we're mad and running free."
↳ Multicomptes : Laura E. Ievseï
↳ Couleur RP : #ff9999



Feuille de perso
↳ Copyright: Kamo La Morue de mon coeur ♥
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: And we meet again...    Mar 24 Mai - 20:13

Je savais à quel point mes mots pouvaient être bruts. Mais merde, je l'avais fermé tellement longtemps, c'était déjà un miracle que j'arrive à lui parler calmement, à ne pas vouloir lui arracher les yeux. Papa serait fier de moi. J'avais une « réaction adulte », je discutais au lieu de fuir, je parlais au lieu de hurler. Alors que je n'avais qu'une envie, celle de fondre en larmes, de crier, de détruire ce stupide restaurant. Peut-être qu'il prendrait conscience de la peine qu'il m'avait infligée. J'avais vu le visage d'Alistair passé de l'espoir à la culpabilité, avant que ses yeux n'arrivent plus à soutenir mon regard. Il fixe sa salade comme si elle possédait les réponses aux mystères de l'univers et je fixe les plis soucieux qui froisse son beau visage. Et je retiens ma main qui a envie de caresser sa joue et de se glisser entre ses sourcils pour effacer cette ride coupable. Je sers les doigts sur ma fourchette et me force à manger un morceau de mon flan de légumes avant qu'il ne soit complètement froid. Mais je fais tourner et retourner le petit morceau dans ma bouche sans être capable de l'avaler. Je n'ai pas faim, j'ai même plutôt la nausée. Je joue vaguement avec les quelques branches de persils qui trainent dans mon assiette en guise de déco en attendant qu'il prenne la parole. En espérant qu'il le fasse.

Quand il ouvre la bouche, je prends une profonde inspiration en même temps que lui et je le fixe. Je refuse de baisser les yeux devant lui. Tant pis s'ils sont hagards et remplis de tout ce que je ne dis pas. Je prie simplement pour qu'Alistair ne sache pas lire aussi bien dans mes traits que ce que je crois. Et quand il lève les siens et que son regard couleur de mer d'orage se plonge dans le mien, j'expire lentement. J'avais oublié à quel point le regard d'Alistair est parlant. Si beau et sauvage, comme l'adolescent qu'il était quand je me suis rendu compte qu'il ne serait jamais une simple amourette de jeunesse. Je me secoue, on dirait une héroïne de bouquins romantiques à la con, tellement aveuglé par le physique du héros qu'elle en oublie que c'est un gros con. Il me dit que j'ai raison, qu'il a changé, qu'essayer de retrouver ce que nous avions avant ne servirait à rien. Et même si je sais que c'est impossible que de toute façon, jamais nous n'aurions pu retrouver une relation aussi insouciante que celle que nous avions à l'époque, je ne pouvais pas m'empêcher d'espérer. D'espérer que quelque part il restait encore un peu de ces enfants en nous.

Il continue sur sa lancé alors que je m'apprête à lui répondre, alors je me tais et je le laisse vider son sac. Et il me brise le cœur. Parce que oui, j'ai de la rancœur envers lui, mais jamais il ne m'est venue à l'idée qu'il regrettait si clairement ce qu'il avait fait. J'étais tellement obnubilé par ma rage, ma colère et ma tristesse que j'avais réussis à oublier qu'il était quelqu'un de profondément bon dans le fond. Je penche la tête sur le côté en me souvenant de l'ado avec qui je passais des soirées à faire les comptes ou encore, que j'accompagnais faire les courses pour une famille nombreuse. Je me souviens de nos après-midis de jeux remplacé petit à petit par des après-midis à faire des choses d'adultes. Il n'a jamais vraiment fonctionné comme adolescent normal. Il est juste passer du stade d'enfant à celui d'adulte, sans transition. Je me rappelle encore de le voir engueuler ses petites sœurs pour qu'elles fassent leur devoir alors que sa voix muait encore. Si ma vie n'a pas été simple, la sienne l'a peut-être été encore moins. La mort de sa femme l'a détruit, il n'a pas besoin de me le dire pour que je le sache et je sais qu'il tente de le cacher tant bien que mal.

Je suis un peu estomaquée de le voir parler autant, il n'a jamais été du genre à parler de lui et de ses sentiments mais, le voir ouvrir une partie de son cœur et la mettre à nue devant moi, comme ça, a quelque chose de très touchant. Il s'arrête à plusieurs reprises, mais je ne l'interromps pas de peur de gâcher ce moment où il semble se débarrasser d'un poids. Quand il fiche à nouveau ses yeux dans les miens, je ne peux m'empêcher de sourire. Le voilà le garçon que je connais, son regard déterminé se plante comme une flèche dans le mien et c'est avec un sourire que j'accueille sa déclaration de guerre contre mon ressentiment.

« Je… Je sais pas vraiment quoi te répondre. » Je reprends mon souffle et je pousse mon assiette en avant, avant d'appuyer mes coudes sur la table et mon menton dans mes mains. Je regarde un point quelque part entre lui et moi, un peu perdue dans mes pensées. « Honnêtement, je t'ai détesté longtemps, mais aujourd'hui tu ne fais que m'énerver la plupart du temps. » J'omets évidemment que l'autre partie il me donne envie de m'envelopper dans ses grands bras. « Mais, jamais je n'ai essayé de voir les choses de ton point de vue. Je veux dire, à quoi ça m'aurait servi ? » Je lui jette un regard d'excuse. « Je pensais avoir été la seule à souffrir de cette séparation. Et puis surtout, je pensais que t'en avais un peu rien à foutre de ton am… » Je me mords la lèvre et change la terminaison de mon mot « …ie de jeunesse. Que t'avais refait ta vie avec une femme sublime et que tu m'avais simplement oublié. » Je bois une gorgée de mon verre de soda. « Je pensais juste que ça n'avait pas vraiment d'importance pour toi, ce qu'on avait vécu depuis l'enfance. Que j'avais été un soutien, mais que je ne valais pas vraiment la peine d'avoir ma place dans ta nouvelle vie. » Je ramène une mèche de mes cheveux sur le devant de mon visage, à la fois pour cacher mon expression blessée et pour occuper mes mains. « Enfin bref, je pensais pas que t'en avais souffert et comme je sais pas ce que tu as vécu ici, à part ce qu'on apprend par les bruits de couloir, je pensais pas que tu pouvais avoir honte de quoique ce soit… » Je pose ma main à plat sur la table avant de redresser la tête et de coller un sourire de défi sur mon visage. « Si tu veux mon pardon, va falloir jouer à mon jeu, Jenkins ! » Il connaît le jeu, on y a joué des milliards de fois quand on était jeune. « Si j'étais un animal, je serais quoi ?! »

_________________

But time has changed nothing at all. You're still the only one that feels like home. I've tried cutting the ropes and I let you go but you're still the only one that feels like home.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t3466-maisy-annabel-we

Invité
Invité






MessageSujet: Re: And we meet again...    Sam 18 Juin - 16:18


Devant elle, il ne sait plus comment se tenir. Ils partagent un passé intime et fort. Mais aujourd’hui, c’est presque comme ils étaient deux inconnus assis l’un en face de l’autre essayant de se convaincre qu’ils se sont toujours connus. C’est faux. Ces années d’absence dans la vie l’un de l’autre les a rendus étranger et Alistair s’en rend compte. Un instant, il doute. Si lui a changé, sans doute, elle aussi. Appréciera-t-elle le nouvel Alistair ? Et lui, aimera-t-il autant la nouvelle Maisy ? Rien n’est moins sûr. Pourtant, il se reprend et se dit que peu importe, ça en vaut la peine. Parce-que malgré les malheurs qu’il a traversés et qu’elle aussi a peut-être subis, au fond, il y a toujours cette jeune femme aussi forte que maladroite qui l’a soutenu dans les pires moments et l’a fait rire quand il était au fond du gouffre.

Quand elle lui dit qu’elle ne sait pas quoi lui répondre, le peu d’espoir qu’il avait réussi à faire émerger à la surface de l’eau stagnante et saumâtre de sa volonté se remit à couler inexorablement. Elle se perd dans ses pensées alors qu’il regarde les traits fins de son visage. Il préfère lorsqu’elle sourit, mais il n’est pas encore sûr de mériter les sourires de la jeune femme à présent. Alors il l’écoute, boudant pour de bon son repas qu’il ne touchera pas. Ce ne sera pas la première fois, ce ne serait certainement pas la dernière que le peacekeeper sauterait un repas.

C’est elle qui parle d’Hélène. Lui avait préféré mettre le sujet de côté parce-que c’était beaucoup trop compliqué avec Maisy et que, bien avant son mariage, il avait partagé le lit de la jeune femme, qu’il l’avait quitté et laissé sans nouvelles jusqu’à ce qu’il la croise…au bras d’Hélène. C’était déplacé. Et il s’en voulait encore plus de ne pas avoir régler les choses avant son mariage. L’évocation de sa femme lui noua l’estomac et il dut se concentrer pour réprimer la nausée qui l’envahissait en revoyant les dernières images sanglantes qu’il avait d’elle. Maisy but une gorgée de sa boisson avant de reprendre, exprimant avec toujours plus d’exactitude chaque connerie qu’Alistair a pu commettre à son encontre.

Où puise-t-il la force de soutenir son regard cette fois ? Difficile à dire. Peut-être dans le fait que pour une fois, ils se disent les choses. Il sait qu’elle a besoin de les verbaliser face au coupable : lui. Alistair ne se rendait pas compte à quel point ça lui avait fait du bien à lui aussi. A présent, elle savait qu’il se sentait comme une merde. Au moins, c’était clair. Elle posa sa main sur la table, un peu comme une invitation à venir la saisir et la serrer avec douceur, mais il trouve que c’est trop tôt. Il reste donc là, les yeux baissés sur cette main blanche posée devant lui en signe d’ouverture. Lui disant qu’il pouvait toujours essayer de se racheter, que ça ne coûtait rien. Qu’il pouvait lui montrer qu’il n’est pas si con qu’il en avait l’air.

Et puis c’est le drame. Enfin…presque. Lorsqu’Alistair relève les yeux sur son amie, elle affiche un sourire de défi. Un sourire pervers. Qu’il ne connaît que trop bien car elle avait les même quinze ans plus tôt lorsqu’ils se lançaient des piques et jouaient à qui sera le plus malin. Et il ne se trompait pas. Il resta un moment silencieux avant de prendre cette perche tendue pour ce qu’elle était : son seul moyen de salue. Son sourire s’élargit également, carnassier. Pourvu seulement qu’elle ne le piège pas ! Mais si elle le faisait, il jouerait le même jeu.

« Si tu étais un animal, tu serais un raton-laveur. »

Sûr de sa réponse, il affiche un air de triomphe alors qu’elle pose une autre question. Si elle était une couleur, elle serait bleue. Il tiqua. Il n’avait pas été assez précis sur cette réponse. Si elle était une fleur, elle serait une jonquille. Raté. Il n’avait pas joué à ce jeu depuis trop longtemps. Une deuxième tentative, du lilas et il fut un peu rassuré. Le petit jeu continua ainsi quelques temps. Alistair alternait bonnes et mauvaises réponses mais dans l’ensemble, il avait un taux de bonnes réponses bien meilleur. Avait-il réussi le test ?

Il n’était pas question qu’elle s’en tire ainsi. Et il n’y avait aucune raison pour qu’Alistair soit le seul à subir un interrogatoire aussi contraignant.

« Dis donc, je ne vois pas pourquoi je serais le seul à répondre à tes questions. A mon tour. Si j’étais un arbre, je serais… ? Si j’étais un livre… ? Et si j’étais une pizza ? »

Il sourit. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas souri comme ça. Maisy était décidément la seule capable de ce prodige, n’importe lequel de ses collègues serait sur le cul de le voir comme ça.
Revenir en haut Aller en bas
 

And we meet again...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Welcome. I'm Ranim. Nice to meet you. :)
» Meet me The.Equinox
» Deborah + I'm a social vegan... I avoid meet
» Peluches ~ WE MEET AGAIN
» Happy.Nessie ♣ meet me in the pouring rain

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-