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 « the only place that I can feel » pv. Eamon

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MessageSujet: « the only place that I can feel » pv. Eamon   Mar 5 Avr - 19:29



eamon & vittoria
You walked in and said, "I've got some news. I didn't say all I wanted to. You know I told you that I wasn't scared. Well, I lied." You told me, "Babe I only think of you." And I said, "All I've got is a bunch of sad stories." And I told them all before the night was through. And we cried, oh, but we're here now. And I'm trying hard to make you love me but I don't wanna try too hard. And I'm trying hard to take it lightly but we're here now. Those four walls now are the only place that I can breathe out. And those four walls now are home. Those four walls now are the only place that I can feel. Those four walls now are home. I wanna make you feel how I feel when I'm listening to love songs. I wanna take you to the peak of everything that you are. You're everything I need tonight. And I'm trying hard to make you want me. But I don't wanna try too hard. I was thinking you got what you came for. But you're here now. Those four walls now are the only place that I can breathe out. Those four walls now are home. Those four walls now are the only place that I can feel. Those four walls now are home.
« the only place that I can feel »



La porte claque, rebondit contre le mur de l’entrée, se referme dans un fracas à peine dissimulé. Certainement pas contenu. Le visage fermé, elle pénètre dans l’enceinte de ce refuge improvisé, y entraînant non sans mal, l’objectif qu’elle s’était donné. Un refuge, un pied à terre, dont elle n’est pourtant pas propriétaire. Même pas une vulgaire locataire. Une simple invitée jouissant d’une générosité qu’elle ne pense pas mériter. Elle en abuse pourtant. Attirant dans l’enceinte de ce foyer qui n’est pas le sien, une âme fantomatique en possession d’un corps à l’air aussi peu vivant. Un être qu’elle s’est refusé d’abandonner. S’acharnant contre sa propre volonté, ne tenant plus qu’à sa promesse. Et la faire devenir réalité.

Trop faible pour tenir seul sur ses pieds, elle le maintient debout à la seule force de son esprit désincarné. Buté. Le souffle court, elle peine à respirer. Essoufflée par la course qu’elle vient de leur infliger. Son rythme cardiaque est bien trop élevé mais elle ne parvient toujours pas à se calmer, malgré l’ambiance rassurante qui plane sans cesse au coeur de la maison. Elle n’a pas le temps de s’attarder sur sa propre condition. Pas le temps non plus de penser. De réfléchir. Elle ne fait qu’imposer sa volonté. Se dresse en meneuse d’opérations alors qu’ils franchissent les portes du salon. La rebelle laisse doucement tomber l’ancien prisonnier sur un fauteuil, s’assure de sa demi conscience avant de s’éloigner. Elle ne dit rien, n’a rien à dire. Se contente d’agir, pour une fois, ne s’attarde pas sur les détails. Elle disparaît dans la cuisine, se jette sur la boite d’antidouleurs trônant en permanence sur le comptoir et en prélève deux comprimés. La brune ne tarde pas à retourner aux côtés d’Eamon, lui présente les médicaments ainsi qu’un verre d’eau. Elle ne demande pas. Ne pose pas la question. N’ouvre même pas la bouche. Son air est grave et elle n’est pas d’humeur à prendre des gants. Non. Cette fois, elle ne demande pas. Ne pose pas la question. Ne fait qu’exiger. Contraindre, pour le meilleur.

Haletante, elle l’observe. Le regarde se plonger dans un état presque léthargique. La souffrance qu’il endure n’est plus à contester, elle en est bien consciente. Elle ne proteste donc pas, se contente d’être là. D’être présente. Un instant, son regard divague, elle se concentre. La bâtisse à l’air vide, un répit bienvenu, lui laissant le temps d’établir un plan plus élaboré à présenter à sa colocataire. Elle secoue la tête, ne laisse pas Eamon sombrer plus profondément dans l’inconscience et le force à se redresser sur ses jambes, le guidant vers sa propre chambre et la promesse d’un sommeil plus confortable.

Elle n’a aucune idée du nombre d’heures qui a pu s’écouler. N’a pas pris la peine de regarder l’horloge une seule fois depuis qu’ils ont franchit le pallier de la maison. Elle s’en fiche un peu à vrai dire. Pour ne pas dire complètement. Assise en tailleur au pied du lit, elle n’a fait qu’attendre. Guettant chaque battement de cils potentiels de celui qu’elle a libéré. Les images se succèdent dans son esprit, se superposent. Viennent à en perdre leur forme, leur clarté. Ne laissant plus que de l’ombre au milieu d’un brouillard déjà épais. Elle ne se souvient déjà plus très bien de tous les détails de sa propre initiative. Ne se rappelle que des coups, des coups de feu et du sang. Un grimace. Se repasse la bande en boucle devant ses paupières closes. Ne cherche qu’à analyser ce dont elle se souvient. Des bribes de gestes qui l’auront pourtant menée à sa fin. La fin qu’elle a toujours voulu. Celle qu’elle lui avait promis. Un picotement de douleur tout autour de son avant bras la ramène à elle. Elle se pince la lèvre inférieure, étouffe un gémissement avant de poser ses iris neurasthéniques sur la source de la plainte. La chaire à vif, une égratignure qui s’étend sur une dizaine de centimètres et qu’elle ne se rappelle même pas s’être faite. Tout est allé tellement vite, qu’elle ne se serait même pas aperçu avoir tout perdu.

Un soupire échappe à ses lèvres rosées. Elle se relève lentement alors que l’autre main s’attarde sur une joue de l’ancien détenu. Elle détourne les yeux et rejoint la salle de bains. Le reflet qu’elle perçoit dans le miroir lui paraît différent. Ses traits sont tirés et son air est morne malgré le succès qu’elle a accompli un peu plus tôt dans la journée. Presque absente, elle relève sa manche désormais trouée, passe son bras sous l’eau froide en soufflant avant d’y laisser couler un peu d’alcool, heureusement trouvé. Elle grimace, retient un cri sourd au fond de sa gorge irritée tant la douleur est gênante. Elle s’apaise finalement ; applique un bandage par précautions. Elle peut sentir le poids dans sa cage thoracique s’estomper. Le calme intérieur revient enfin, elle se détend. Réorganise ses pensées après l’ouragan auquel elle a du faire face. Ferme les yeux un instant, tord sa nuque dans tous les sens dans l’espoir de se débarrasser de cette tension cervicale qui ne veut pas la quitter. Se jette de l’eau froide sur le visage pour se forcer à garder les idées claires. Un silence dans lequel elle se plonge volontairement, pour ne pas céder. Un silence, qui ne saurait durer.

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MessageSujet: Re: « the only place that I can feel » pv. Eamon   Ven 22 Avr - 17:33


Veillée agitée, lorsqu’en tous sens je me trouve bousculé. Toute l’action se fond dans une brume impossible à percer. Je ne me souviens de rien, sauf de quelques détails plus nets. C’est son visage surtout, qui hante mes pensées et son odeur qui s’impose à mes narines, qui me permettent de continuer d’avancer. Mon poids s’effondre sur elle, je peine à aligner un pas puis l’autre. Juste une question de survie, un besoin de la suivre partout où elle ira, lorsqu’elle semble avoir pris tant de risques pour moi. Dans ce brouillard incessant, la douleur s’estompe et seule subsiste la douceur de l’air contre mon visage. Les souvenirs d’une autre vie, près d’une mer froide et agitée, me font délirer une seconde. Je sens presque l’embrun me caresser les traits, le sable crisser sous mes pieds et le sel parfumer mes joues. Avant que la réalité ne revienne brutalement lorsque le claquement sourd d’une porte se fait entendre. Je gémis, une demi-seconde et continue d’avancer sans savoir où je me rends. Je lui fais confiance. Aveuglément. Sans contrepartie, je la suis et espère simplement ne pas me jeter dans un piège plus affreux encore que celui que je quitte maintenant. Il n’y a aucune raison pour qu’elle ne me trahisse alors je me plonge tout entier dans ce sauvetage et fini par pousser un long soupir de soulagement lorsque mon dos effleure enfin la douceur d’un lit, un vrai.

Le matelas me semble être le plus confortable du monde après avoir passé des mois sur une paillasse défoncée ou de sols trop durs. Lentement c’est un sourire niais qui vient décorer mes lèvres alors que je me délecte de ce confort qui me semble incroyable. « Merci. » Le mot se fond dans un soupir d’aise, alors que mon sourire fond face à l’austérité de la brune. Son air, je ne le comprends pas et prends peur une seconde alors qu’elle semble si forte face à moi. Pire, elle donne l’impression d’une gravité que je ne comprends pas aussitôt. Je me contente d’avaler le cachet qu’elle me donne et le verre d’eau dont le goût me reste rapidement en travers de la gorge. Peu importe. Je ne le ressens qu’une seconde avant de sombrer dans un sommeil sans rêve. La douleur s’estompe, fini par disparaître totalement lorsque dans une félicité je m’effondre.

Le temps s’écoule dans mon indifférence la plus totale, mais lorsque le sommeil fini par me fuir, je laisse échapper un long grognement douloureux, incapable de réfréner cette douleur, qui s’est insinuée dans chaque parcelle de mon être, au fur et à mesure de mon éveil. Je ne comprends pas très bien ce qu’il se passe et lorsque mes yeux finissent par s’ouvrir, je me retrouve dans un endroit totalement inconnu. Les murs sont magnifiques, la pièce semble être si belle après l’austérité de ma cellule, que je passe plusieurs secondes à observer les alentours, incapable de totalement me défaire de cet air émerveillé. Les secondes deviennent minutes jusqu’à ce qu’enfin je parvienne à bouger un muscle pour m’assoir. Ma tête tourne une seconde avant que le monde ne finisse par se stabiliser. Les scènes précédentes s’imposent dans un flou incroyable mais lentement, je parviens à imbriquer quelques pièces. Vittoria. L’évasion. Et ce matelas si confortable… « Vittoria ? » Ma voix est rauque, peut être imperceptible, même si j’ai l’impression de hurler tant le silence est oppressant. Mes yeux, frénétiques, cherchent la silhouette bien connue, mais c’est le son de l’eau finalement qui fini d’attirer mon attention. Lentement, précautionneusement, douloureusement, je finis par sortir du lot et me dirige d’un pas incertain vers la pièce dont semble venir les bruits. Mes yeux entrent soudainement en contact avec sa personne et dans un cri de joie, je viens derrière elle et l’entoure de mes bras. Je m’effondre presque tant mes genoux sont impuissantes, mais je parviens à conserver un équilibre précaire. « Vittoria ! Tu m’as sauvé ! » Ce n’est encore qu’un simple murmure, mais toujours plein de gratitude.

Son odeur, si douce, contraste probablement avec la mienne et dans un sursaut de prise de conscience, je me redresse et recule de plusieurs pas, pour ne pas lui imposer, ni mon odeur déplaisante, ni mon poids qu’elle a déjà du se traîner jusqu’ici. Et aussi vite que je lui ai sauté dessus, j’éprouve un malaise indicible. Tout simplement parce que je suis incapable de savoir quoi faire maintenant…

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    MessageSujet: Re: « the only place that I can feel » pv. Eamon   Mar 17 Mai - 17:54




    Les prunelles sombres ne cessent de croiser leur reflet macabre. Une image vitreuse et fade, qu’elle ne parvient pas à regarder plus de quelques secondes. Elle ne s’explique pas ce sentiment de colère qui la gagne peu à peu, grignote sa patience et ronge ses nerfs sans arrêt. Une impression d’injustice et d’inachevé, qu’elle aimerait réduire à néant. Brûler jusqu’à la dernière cendre et qu’il n’en reste plus que de vagues souvenirs. Des souvenirs qu’elle ne pourra jamais effacer de sa mémoire, mais qui la réconforteront dans sa hargne de gagner cette guerre qu’elle s’acharne à mener. Un sentiment de colère, de plus en plus présent. De moins en moins contrôlable. Elle aimerait faire tellement plus pour cette cause en laquelle elle croit. Une envie de liberté en laquelle elle fonde tellement d’espoirs. Et pourtant, elle en reste toujours très réaliste, parfois même sceptique. Elle ne fait confiance à personne. Ou presque personne. Elle baisse la tête, lassée par ces batailles incessantes. Des combats menés contre des ombres sans forme et sans visage, qui l’épuisent autant qu’ils la rendent vivante. Un soupire adressé à sa conscience presque machinalement. Elle relâche un peu la pression, détend ses épaules, sa nuque. Les paupières closes, elle ne l’entend pas arriver derrière elle. Ne se rend compte de sa présence que lorsque les bras masculins s’enroulent autour d’elle. Surprise par cette manifestation de tendresse, elle retient son souffle, se redresse sèchement. Presque irritée de cette proximité soudaine et inattendue.

    « - Je t’ai pas sauvé, non » Elle secoue la tête, à la limite de l’aberration. Elle ne s’attend pas à ce qu’il comprenne. Mais peu importe. Le murmure plein de gratitude qu’il lui adresse la fait tiquer. Elle réplique sans attendre. Le ton se fait plus froid que celui qu’il lui réserve. Elle ne se rend pas compte de la manière dont elle parle. Les mots franchissent la barrière de ses lèvres de la manière la plus automatique qui soit. Ne laissant transparaître aucune émotion. Aucun sentiment présent au préalable. « - Je t’ai simplement sorti de ta cellule » Elle se retourne quand il s’éloigne à raison, s’assoit sur le bord de l’évier, fuyant ce reflet qui la gêne. La rebelle redescend sa manche, camoufle le pansement qu’elle vient de s’appliquer. Autant qu’il n’aie pas à contempler ça non plus. D’un côté elle le ménage, le protège, comme un oisillon tombé du nid. De l’autre, elle aimerait le secouer de toutes ses forces pour le faire réagir. « - Maintenant, tu vas devoir te sauver tout seul » La vérité comme une sentence. Elle ne cherche plus à cacher l’évidence. Ce qu’elle a fait aujourd’hui aura forcément des conséquences. Elle le savait dès le départ. Des conséquences attendues. D’autres pas. Des conséquence auxquelles il va falloir se préparer. Se préparer à les encaisser. Ou à les éviter. « - À partir d’aujourd’hui, tu es officiellement un fugitif. Si tu l'étais pas déjà. Si ils te retrouvent… Je veux même pas imaginer ce qu’ils pourraient te faire » Les images de sa propre séance de torture lui reviennent par vagues. Une marée de dégoût et de douleur qu’elle ne souhaite à personne. Ou seulement à ceux qui le lui ont infligée. Elle se réserve le plaisir de la leur faire subir elle-même. Et se fera une joie de les étriper comme ils ont massacré son Ange.

    « - On parlera de ça plus tard » Les paupières se ferment le temps d’une seconde. Ne tardent pas à se rouvrir, pour ne pas se laisser envahir par les horreurs qu’elle a pu voir. Elle croise les bras. Cet air autoritaire - qu’elle aime arborer quand la situation s’y prête - bien ancré sur ses traits tirés. « - Comment tu te sens ? Tu t’es nourri récemment ? » Soucieuse malgré tout, elle penche la tête sur le côté. Elle connaît cette sensation de faim. Connaît sa nature. N’a aucune idée de son état. Elle doit savoir. Elle se doit de dresser un diagnostique. Quitte à lui dégoter quelqu’un sur lequel il pourrait se servir en énergie. Elle n’aimerait pas le voir sombrer comme elle a pu le faire autrefois. Une autre période sombre de sa vie dont elle n’est pas fière. Et qu’elle préférerait oublier. « - T’as qu’à… Prendre une douche, si tu veux. Je vais te trouver des vêtements propres » Une voix rauque, abimée. Elle se redresse. Fait mine de s’agiter. Passe une main dans ses cheveux, témoignage caractéristique de son état de folie douce. Elle ne sait pas vraiment quoi faire. Ou quoi lui dire. Elle ne veut pas être désagréable, ne veut pas lui faire peur non plus. Mais elle est incapable de lui vendre un idéal qui n’existera jamais. Elle esquisse quelques pas de droit et de gauche, se balance sur ses jambes. Joue avec son équilibre, le perdre pour mieux le retrouver. « - Reste là, d’accord ? Je reviens, je serais pas longue » Une décision qu’elle se force à prendre. Pour s’autoriser de la distance. Un instant pour souffler. Un autre pour reprendre ses esprits. La brune acquiesce, lui adresse un regard doucereux, tente même de dessiner un sourire sur ses joues, sans grand succès. Une seconde plus tard, elle quitte la salle de bains, referme la porte derrière elle, le laissant seul face au miroir.

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    MessageSujet: Re: « the only place that I can feel » pv. Eamon   Sam 4 Juin - 12:30



    Dans un sursaut j’accueille sa réaction, froide et incompréhensible à mes yeux si fatigués, si reconnaissants. Je ne vois que l’acte, que sa bravoure et sa force. Tous ces ingrédients qu’elle a utilisés pour me sortir d’un enfer bien réel. Le fait qu’elle puisse minimiser cette action me laisse pantois mais il ne me faut finalement que quelques minutes pour comprendre qu’elle ne veut pas de ma reconnaissance. Elle ne veut pas de moi si proche d’elle. Je me défais de notre étreinte que je lui impose, autant pour ne pas l’infester de mon odeur nauséabonde que pour la délester de mon intrusion, qu’elle ne semble pas désirer une seconde. Elle fini par se retourner vers moi et précise, le fond de sa pensée, d’un ton si froid que j’en frissonne. Concentré sur ses traits, sur son rejet évident et ses paroles, je ne perçois pas sa blessure et me contente de la fixer, d’un air probablement trop idiot pour ne pas être décelable. Je me sens idiot, alors qu’elle m’énonce clairement qu’elle ne veut plus rien avoir à faire avec moi maintenant. Me sauver tout seul… Quelle idée saugrenue que cette dernière, qui ne m’a même pas traversé l’esprit. Me retrouver tout seul maintenant, avec mes démons et ce besoin sous-jacent de me foutre en l’air, n’est probablement pas l’idée du siècle et il ne me faut qu’une seconde pour retrouver ce sentiment trop familier de panique. Elle va m’abandonner elle aussi. Mon dernier espoir, ma dernière ancre, va finir par s’échapper au loin elle aussi. Quand cette constatation me frappe, ma concentration se retrouve rapidement réduite à néant et je n’entends plus vraiment ce qu’elle me dit. Seuls quelques mots frappent encore la porte de ma conscience. Fugitif, pourrait te faire, tout seul… Ils finissent par tourner en boucle dans mon esprit déjà abimé et je retiens avec peine un mouvement d’humeur. C’est trop facile… » Que je murmure finalement, d’un ton étrangement vindicatif.

    Je n’explique rien, me contente d’hausser les épaules quand elle me demande si je me suis nourris récemment et m’enferme volontairement dans un mutisme qui me préserve de dire des choses stupides. La réaction que j’aurais du avoir avec Declan… Celle que je n’ai pas eue et qui l’a fait partir sans même se retourner vers moi. La réaction que je m’efforce d’avoir maintenant, pour ne pas la blesser à son tour et la voir s’éloigner finalement. Je sursaute de nouveau, lorsqu’elle parle de partir, qu’elle s’éloigner définitivement et ferme la porte derrière elle. Seul… Je suis seul face à un miroir criant de vérité, qui m’insulte dans la laideur que je renvois. Je fais peur. Peur à voir avec mes cernes grands comme pouvait l’être le grand canyon. Mes traits sont tellement tirés que je ne me ressemble plus une seconde et cette apparence que je réfléchis, m’effraie tant que dans un recul frénétique, je viens heurter la porte franchement et m’écroule au sol dans un bruit sonore. Je lui fais peur… Cette constatation me touche en même temps que le bois m’agresse et me donne un coup violent dans l’estomac. Je lui fais peur et il ne semble guère étonnant de la voir s’enfuir loin de moi à la première occasion. Alors je me redresse, j’agrippe la poignée difficilement et l’enclenche suffisamment pour ouvrir l’huis entièrement.

    « Vittoria je suis désolé ! Je… Pardon ! » Dans ma folie je m’excuse, me répands en vaines excuses contre l’image que je lui impose et il me faut plusieurs secondes pour finalement réaliser à quel point je suis incompréhensible. Je sais que ma voix ressemble plus à un grognement qu’autre chose, alors je prends une longue inspiration, pour reprendre finalement. « Je suis désolé. Je vais prendre une douche oui mais… Je… Pas tout seul c’est… » Pour finalement m’embrouiller et me retrouver de nouveau à la limite de la compréhension. Moi-même, je suis incapable de comprendre ce que je fais maintenant, mais je ne parviens pas à agir autrement. Lentement je mords ma lèvre inférieure, en une expression visiblement gênée et fini par refermer la porte, incapable d’affronter son regard maintenant. A travers le bois, je continue mes élucubrations, les yeux fermés pour ne pas me fixer dans le miroir détestable. « Faut pas avoir peur de moi… Je suis toujours pareil tu sais… Je… suis toujours Eamon. » Sans le jugement de son regard, les mots sortent plus facilement, bien que difficilement articulés et c’est enfin une vraie phrase qui s’échappe de mes lippes à son encontre… Même s’ils ne sont pas plus intelligents…

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