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 Lost somewhere in outer space | (Liam, Aslinn)

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MessageSujet: Lost somewhere in outer space | (Liam, Aslinn)   Mar 12 Avr - 22:51



❝ Lost somewhere in outer space
I saw two faces in the light, of a dead end street. Begged them for a smoke and we started to speak. Counting bricks in the wall, and my voice cracks, I said “You see I’ve got this boy, and he don’t love me back.” Reveal yourself to me, on this dark and empty street.

Elle le fait entrer dans son univers sans pudeur. Elle ne cherche même pas à lui cacher les défauts de son existence. Il entre dans son monde comme elle le laissera la posséder. Mutine et insolente, elle l’entraîne dans le dédale de l’appartement, jusqu’à se glisser dans sa chambre. Une fois la porte refermée derrière lui, elle vient se presser contre son corps. S’agrippe à ses épaules pour l’obliger à se pencher, réduire l’espace entre eux pour mieux venir s’écraser contre cette bouche si particulière. Les phalanges froissent et s’accrochent au col de la veste et entreprennent alors de faire glisser le lourd morceau de cuir sur le sol. Il chute dans un bruissement sourd sur le tapis rose. Maîtresse de l’instant, elle le force à reculer jusqu’à ce que ses jambes viennent buter contre le lit. Les boutons de la chemise en jean cèdent, un à un et révèlent alors un t-shirt d’un violet incongru. La bizarrerie de la chose la fait tiquer un instant, mais elle s’en fiche. Parce que de toute façon, elle s’occupe déjà de l’en délester. Ce n’est pas ses vêtements qu’elle veut, mais lui. Tout entier, sans artifices. Juste cette peau et ces taches de rousseur qui la hantent depuis la dernière fois qu’elle les a croisées. Il a été surpris qu’elle le recontacte. Plus encore de voir qu’il n’y aurait qu’eux cette fois. Elle et lui. Quand lors de leur première rencontre, un autre est venu s’ajouter à l’équation. La surprise passée, Regan ne s’est pas fait prier pour accepter. La fille esseulée d’un membre de l’Assemblée, qui ouvre son monde à un résistant et ses cuisses à un impur. L’ironie de la chose appose un étrange sourire sur les lèvres du rouquin dont les mains entrent enfin en scène. Il la sent trembler d’impatience sous ses phalanges, la peau nue brûlante contre la pulpe de ses doigts. Le contact qui électrise le corps, éveille la folie entre ses cuisses. Quand dans sa poitrine le calme plat résonne. Elle ne l’attire pas. Malgré le fait qu’elle soit jolie. Aucun désir ne se brise contre ses reins, ce n’est que la résultante honteuse d’une excitation engendrée par les caresses et les baisers qui prend possession de sa carcasse.

Leurs peaux s’embrasent. Elles se brûlent au rythme de ces reins qui s’enchaînent et des soupirs qui s’élèvent. Le néant ancré au cœur, le plaisir simulé alors que sa partenaire s’agrippe à ses épaules. Vibrant sous les assauts d’une extase qu’elle est la seule à ressentir. Les jambes enroulées autour de ses hanches l’empêchent de bouger. Prisonnier d’un étau de chair qui l’indispose, Regan n’a d’autre choix que de rester là, la sueur sur la peau. « - C’est mon anniversaire aujourd’hui. » Elle lui balance ça à la figure avant de venir mordre sa lèvre. Il se laisse faire, surpris par ce qu’elle vient de lui dire. Incapable de savoir ce qu’il doit lui répondre, ce qu’il doit faire. « - Mon père s’en fout. Il m’a filé de l’argent, en cadeau, et s’est barré. Trop occupé pour rester avec sa fille, le jour de son anniversaire. Mes dix-huit ans en plus, t’y crois toi ? » Ses confessions ne font qu’accentuer son inconfort. Alors pour la faire taire, il scelle sa bouche à celle de la gamine. Elle a menti sur son âge la première fois. Le constat le dérange, laisse un arrière-goût étrange sur sa langue. Elle finit par le libérer de sa prison de chair pour mieux se détacher de lui. Sautillante, elle se jette à bas de son lit, récupère une enveloppe sur une commode et vient la jeter sur la couette rose devant Regan. Hésitant, il contemple un long moment le morceau de papier avant de le prendre délicatement entre ses doigts. La quantité de billets qui s’appose sous ses yeux le laisse interdit. Une passe à ce prix-là, une première. Des frissons d’une délicieuse satisfaction viennent rouler sur sa peau, et il s’en mord discrètement la lèvre. Grimpant à nouveau sur le lit, elle se glisse vers lui, affreusement aguichante. « - Avec tout ça, je t’achète pour la journée non ? » La réponse se meurt contre sa bouche, elle revient se blottir contre lui, sa main se perdant déjà entre les cuisses de son cadeau du jour...

[…]

Affalé de tout son long sur le tapis de bain, au milieu des vapeurs qui s’élèvent dans la pièce, Flop contemple d’un seul œil les errances de son maître. Il a laissé sa peau s’abîmer au contact de l’eau brûlante. Incendiant sa chair afin de faire disparaître le parfum qui refuse de s’estomper de la gamine. Se purger pour se retrouver. Pour ne plus appartenir à celle qui a payé pour l’avoir rien qu’à elle pendant de longues heures. Une journée qui s’étire et qui touche presque à sa fin maintenant qu’il reste planté là, devant son armoire. Il s’échine depuis la mort de Rose à tout garder en ordre. Les vêtements qu’elle a savamment mis ensembles, assemblant les tenues pour éviter à son mari qu’il ne commette ces affreux faux-pas vestimentaires. Il s’est efforcé de maintenir les choses telles qu’elles étaient, mais il constate que l’édifice s’effondre. Alors pour se persuader que ce n’est qu’une impression, il joue avec son alliance, se perd dans la contemplation des multiples tissus sans vraiment les voir. La sonnette qui retentit le sort de sa torpeur. Rapidement suivit par les aboiements de Flop.

« - Aslinn ? » L’absence de réponse et l’insistance de l’invité, visiblement pressé d’entrer irrite ses nerfs. Dans un juron bien français, l’insurgé fait finalement son choix, enfile les premières choses qui passent sous sa main. Le chien le devance, se vautre lamentablement au bas des escaliers, avant de repartir dans un bond, pour se jeter contre la porte, aboyant de plus belle. La main sur la poignée, Regan pousse le chien du pied, tente vainement de le tenir éloigné et éviter qu’il ne se jette immédiatement sur la personne de l’autre côté de la porte. La surprise se lit un instant sur son visage lorsque le panneau de bois s’ouvre enfin. Il la chasse d’un battement de cils et fait mine de chercher le nom du visiteur. « - Liam, c’est bien ça ? » Lâche-t-il, accompagnant les mots d’un sourire de circonstance. Sa voix sensiblement plus grave que d’ordinaire pour éviter qu’elle ne flirte d’un peu trop près avec celle de Lyn. « - Aslinn n’est pas là, et je ne sais pas vraiment quand elle rentrera. Je peux lui transmettre un message ? A moins que vous ne vouliez l’attendre… » A peine prononcées aussitôt regrettées. Les paroles lui mordent la langue et font germer l’inconfort dans sa poitrine. Le Ministre le dérange, et dans ton trouble, Regan en oublie la furie qui s’agite derrière la porte. Libéré de la pression du pied de son maître, le chien se rue sur le nouvel arrivant, les pattes saluant l’impeccable pantalon.

_________________
❝ Naufragé dans la nuit

On s'achète on se vend. Au vent des hémisphères. On se jette, on se prend contre un peu d’éphémère. Sur l'étoile d'argent, le cerveau, la chair. Faudra choisir un camp. L'obscur ou la lumière.
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MessageSujet: Re: Lost somewhere in outer space | (Liam, Aslinn)   Mer 13 Avr - 0:32

Avoir couché avec Giulietta n'était pas l'idée du siècle, je vous l'accorde largement. Les images qui me hantent suite à cette confrontation qui n'aboutit à rien de bon non plus. Je sens l'orage me tomber dessus, il approche de trop près, bien trop près. Je ne tiens pas en place, mes genoux tremblent alors que mes mains se serrent et se desserrent. Comme si ça ne suffisait pas, il y a Nataliya, c'était la solution facile. Remplacer la secrétaire.

J'ai fait des plans atroces et j'ai cru que je pourrais m'en tirer sans aucun dommages. Je suis stupide à ce point, ce Stain n'avait peut-être pas tort au final. Je rumine trop, et j'attends sagement que les retombées m'arrivent sur la gueule. Ça ne peut pas durer comme ça. Il faut que je fasse quelque chose. Vraiment. Je n'ai pas à me rattraper, je ne peux plus me rattraper. Je ne peux pas aller voir Shae, lui dire les monstruosités que j'ai commise. Je ne peux pas ne pas lui dire, elle verrait le mensonge dans mes yeux. Et puis de toutes façons je n'ai pas envie d'en parler. J'ai envie d'oublier.

Et je vois le visage de Nataliya. Je vois ses yeux et ces fameux astres qui roulent dans ses pupilles. J'hésite une seconde, mon téléphone proche de moi et renonce. Non. Je ne peux pas la mêler à ça. J'ai viré une secrétaire pour la protéger, j'ai pas engagé la suivante pour la faire tuer. Il faut que je me sorte de ce cercle vicieux, que je me sorte de tout ça, que j'aille dans un lieu où je suis moi, sans mensonge, où je peux me reposer, une seconde.

Le calme avant la tempête.

Le bouquin lové sur le canapé à côté de moi me fait un tilt. Aslinn. La libraire que je ne devais que surveiller et qui a fini par devenir une amie. Une amie hasardeuse et légère. Un petit brin d'herbe qui se rebelle avec une tendresse qui ferait rire les plus grands méchants. Elle est rafraîchissante, elle est tout ce dont j'ai besoin maintenant. Alors je me décide, je prends mes clés, claque la porte et me dirige vers chez elle. Mes pas sont rapides, il faut vraiment que je me montre plus calme avant d'arriver. Il faut vraiment que je tente au moins un instant d'oublier.

Alors devant sa porte j'attends une seconde, je souffle. Et je sonne. Une fois. Ma main tremble sous ma nervosité. Merde Liam, calme-toi. Mais je n'entends rien. Elle a du s'endormir sur un bouquin. J'insiste, mais me calme à l'entente des pas vers la porte et d'un bruit sourd qui m'alerte. Elle est maladroite, j'espère qu'elle ne s'est pas fait mal la renarde. Et c'est des aboiements qui m'alertent. De quoi ? Les renards ça n'aboie pas aux dernières nouvelles. Je suis tellement nerveux que j'ai loupé l'adresse ou quoi ? Un regard vers l'extérieur avant que la porte ne s'ouvre. Mon regard met un instant à se planter dans celui qui ouvre la porte.

Celui qui n'est absolument pas Aslinn. Le seul point commun, la rousseur. Mais pourtant, ce visage. J'éloigne une pensée de mon esprit et hausse un sourcil. « C'est ça oui. » la réponse est à moitié une question. Ce visage, ce visage. Avant d'avoir le temps de n'en dire plus, il parle d'Aslinn. La phrase de l'homme face à moi à peine terminée qu'une bête poilue vient me sauter dessus. Surpris de la situation, je retiens un mouvement en me rattrapant au battant de la porte avant de caresser la bête qui m'était inconnue jusque là. Aslinn a donc un colocataire. Mais là n'était pas la question. Elle n'allait pas revenir avant un moment.

Mes pupilles se perdent à regarder un peu partout autour de moi alors que ma main caresse le canin et je me demande, faut-il l'attendre ? Et puis, la réponse semble évidente. Oui. L'attendre parce que je ne sais pas combien de temps encore le calme va rester et que je veux absolument la voir avant ça. Et puis ce visage.

Et puis ce visage.

Mon plus beau sourire sur la figure, aussi faux que moi, et je regarde l'homme pour lui dire. « Visiblement votre chien m'a déjà adopté. » C'était une entrée en matière comme une autre après tout. « Je veux bien l'attendre oui, j'ai vraiment besoin de lui parler. » Tant que je suis encore en vie. Je regarde l'homme, le dévisage presque sans comprendre.

Mon esprit se braque contre lui sans même que je ne sache pourquoi, je réalise mon geste et m'excuse poliment. « Pardon, de vous dévisager comme ça, c'est juste que vous m'êtes... familier. Mais peu importe. Je ne savais pas qu'Aslinn avait un colocataire ? Vous la connaissez bien ? »

Je le suis sur le pas de la porte, faisant rentrer la bête avec nous et toujours aussi interrogatif malgré cet esprit qui se refuse à se souvenir. Et si je ne me connaissais pas autant, je ne saurais pas que ne pas me souvenir n'était vraiment, vraiment pas bon signe quant à ce souvenir que mon esprit a enfoui. Mais la curiosité des Wiggins n'ayant d'égale que sa connerie, je m'entête et rentre dans l'appartement de la demoiselle qui n'a pas vraiment changé, si ce n'est par l'arrivée de l'homme.

Je me retourne sur lui, le regarde encore un peu, cherchant malgré moi à obtenir des réponses que je suis pratiquement sûr de ne pas vouloir et dis simplement. « Si vous avez mieux à faire que de discuter avec un sombre inconnu, je peux attendre dans le salon. J'aime lire, ne vous en faîtes pas, je ne vous dérangerais pas. » Mon sourire est cette fois plus doux alors que j'attends sa réponse, mais dans le doute, histoire d'en rajouter une couche, ou peut-être pour être sûr qu'il ne se défile pas, je regarde le chien près de lui et demande, innocemment – autant que je puisse l'être. « Et cet hôte si accueillant a un nom ? » Mes pupilles brunes se fondent dans les siennes. C'était un jeu simple, il aurait été bien malpoli de me sortir le nom du chien et pas le sien. Alors je souris, calme au possible, et j'attends la réponse.

J'attends mon souvenir. Ma réponse, un indice, de quoi enlever le brouillard. Tout ça malgré ce truc au fond de moi qui me dit que c'est une mauvaise idée. Une très mauvaise idée. Mais La curiosité des Wiggins n'a d'égale que sa connerie.

_________________

SOUND OF SILENCE
Hello darkness, my old friend. I've come to talk with you again because a vision softly creeping left its seeds while I was sleeping and the vision that was planted in my brain still remains within the sound of silence. In restless dreams I walked alone narrow streets of cobblestone 'neath the halo of a street lamp I turned my collar to the cold and damp when my eyes were stabbed by the flash of a neon light that split the night and touched the sound of silence.
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MessageSujet: Re: Lost somewhere in outer space | (Liam, Aslinn)   Ven 15 Avr - 21:31


Pris de cours, à la manière d’un pauvre animal qui se retrouve soudain pris au piège, sans aucune possibilité de retour en arrière. Il a commis sa première erreur en laissant s’échapper de ses lèvres le nom du visiteur. Il a laissé parler Lyn au risque de se trahir. Il est facile de ne pas les reconnaître, l’homme et la femme lorsque le regard ne se posent qu’un bref instant sur l’un ou sur l’autre. En revanche lorsque l’instant s’éternise, faire un quelconque rapprochement entre l’un et l’autre devient plus aisé. C’est bien ça qui fait peur au résistant. Que le ministre devant sa porte n’en vienne à reconnaître la créature qu’il a ouvertement tenté de séduire. Sans la moindre retenue, le charme du politicien accomplissant son œuvre sur la prostituée. La réflexion en berne, le français ne comprend pas ce qui lui a pris de proposer à l’invité de rester ici pour attendre Aslinn. Et la perspective de se retrouver trop longtemps en sa compagnie lui tord douloureusement les entrailles. Pour chasser le malaise, il s’efforce d’apposer un sourire sur ses lèvres. Et entreprend de libérer le ministre des griffes d’un Flop déchainé. « - Profitez-en, ça n’arrive pas souvent. » Souffle-t-il alors que ses doigts s’agrippent au collier de l’animal pour le contraindre à reculer. Il grogne, manifeste le côté le plus charmant de son délicieux caractère et joue de ses petites pattes sur le sol pour résister à la poigne de son maitre. Le regard que Liam peut poser sur lui le dérange. Les yeux verts se font fuyants, incapables de vraiment soutenir les pupilles inquisitrices. Affreusement troublantes et insistantes.  Familier. Le mot aussi incongru que véridique fait germer l’ébauche d’un étrange sourire sur les lippes du résistant. Si proche de la vérité sans en être vraiment certain. C’est ce doute qui l’amuse autant qu’il peut l’effrayer. Il hausse une épaule, se redresse tout en continuant de maintenir son petit fauve à distance.

« - Vous m’avez sûrement déjà croisé en venant ici. Ou à la librairie d’Aslinn. J’y passais assez souvent il y a quelque temps encore. » Lâchées avec légèreté, les explications se font ridicules dans sa tête. Parce qu’il ne peut pas se cacher derrière la banale excuse d’un "j’ai une tête assez commune", il doit s’efforcer de trouver autre chose. Le plus classique, ce qui lui semble le plus évident. Parce que ce sont bien les seuls endroits où la route d’un résistant pourrait être amenée à croiser celle d’un politicien. Regan se résigne alors à laisser son invité entrer. Le simple fait de voir un de ces êtres qu’il arbore pénétrer dans sa maison lui retourne l’estomac. Laisse courir de puissants frissons de répulsion contre sa peau. Refermant la porte derrière Liam, il lâche Flop. Qui s’empresse d’aller se jeter sur le coussin lui servant de panier. Le nez en l’air, il attend. « - Bien, je ne sais pas. Suffisamment, je dirais. Ca fait quelques temps que nous sommes colocataires. » Quelques années serait une réponse plus exacte, mais il se garde de le dire. Parce qu’elle est entrée dans son monde en ruine par hasard. D’une manière bien singulière et qu’elle a refusé d’en sortir. Parce qu’elle est rapidement devenue sa dose d’oxygène. Un nouveau pilier auquel se raccrocher afin de ne pas sombrer plus encore. Il meurt d’envie de le planter là. De prétexter une quelconque tâche à exécuter dehors. Lui dire qu’il avait l’intention d’essayer de dormir un peu, une pauvre petite heure avant de reprendre ses sombres activités. Il ravale la vérité parce qu’elle le mettra dans une position bien inconfortable. Sa propre colocataire ignore tout de son travail méprisable, hors de question qu’un vulgaire ministre vienne apposer un jugement sur ses épaules. Le poids de son regard est déjà amplement suffisant. « - Je me sentirais un peu gêné de vous laisser seul ici, à attendre. » Il le lâche un peu mal à l’aise, sa main venant s’accrocher à ses mèches folles pour les déranger encore plus. « - Flop. » Stupidement, il ne réalise pas immédiatement le véritable sens de la question. Et son regard dérive en direction du chien. Ce simple contact le fait trépigner sur son coussin, et oblige le rouquin à lever la main pour l’astreindre à un immobilisme qui sera brisé dès l’instant où il aura le dos tourné.

« - A moins que vous ne parliez de son maître… Regan. Vous souhaitez boire quelque chose ? Je propose sans trop savoir ce que je peux vraiment vous offrir. Je suis plus un courant d’air ici en ce moment. » D’un infime geste de la main, il invite le ministre à prendre place. Il y a de la délicatesse dans le mouvement de ses doigts, celle qui s’accroche à sa peau lorsqu’il est supposé n’être qu’un homme comme les autres. La situation est trop anodine à son goût. Trop normale. Debout au milieu de son propre salon, il a pourtant l’impression d’être un étranger. De contempler le mobilier et la vie de quelqu’un d’autre. Il se sent à l’étroit dans cette maison qui a été pendant des mois bien trop grande à son goût. Vide de son âme la plus chaleureuse. Même aujourd’hui, malgré Aslinn, sans Rose, cette demeure est parfois lugubre à ses yeux. C’est pour ça qu’il s’efforce d’y être présent le moins souvent possible. Qu’il y erre telle une ombre pour mieux disparaître. Il ne supporte pas non plus de poser les yeux sur la demeure face à la sienne. Celle de ces Steinsson. « - Vous vous connaissez depuis longtemps j’imagine ? » Il se sent gauche. A tenter de faire la conversation avec un homme qui le répugne. Qui le gêne.

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MessageSujet: Re: Lost somewhere in outer space | (Liam, Aslinn)   Ven 15 Avr - 22:39

L'hôte sans nom est agréable. Aslinn a du m'en parler, d'ailleurs, mais sans nom, difficile d'être sûr. Et puis, de toutes façons, rien n'enlève ce sentiment de déjà-vu qui ne passe décidément pas. Il me sort l'excuse facile. On s'est vus à la piscine. Oui bien sûr. Je hausse un sourcil, me retiens de lui rire au nez.

Je veux bien avoir l'air d'un con mais tout de même. Il m'aurait fallu mieux que ça pour ne pas me conforter dans mes doutes. Ou alors je devenais vraiment très parano. Mais peu importe. Je l'écoute avec attention, cherche à remarquer ses manières, c'est dans les détails qu'on reconnaît les gens. Les choses qui nous marquent paraissent souvent insignifiantes mais au final, c'est ces dernières qui font absolument tout revenir. Sa voix me déconcentre, et je me sens stupide d'avoir oublié la mention de la colocation d'Aslinn.

Sûrement parce que je ne l'avais jamais croisé en personne. Mais peu importe. Il m'offre la réponse la plus polie du monde, bien élevé le gosse. Je souris poliment en retour. En effet, attendons ensemble. Laisse-moi voir qui tu es. Laisse-moi me souvenir. Je veux me souvenir. Pour le moment, la seule chose qui m'empêche de le voir comme j'aurais pu le connaître c'est ce chien qu'il tient. Parce qu'on n'est jamais nous même en s'occupant d'un autre. Mais très vite la bestiole trouve sa place, l'air plus heureuse que n'importe qui sur cette planète, m'arrache un sourire et je me retourne sur le propriétaire qui répond à ma question précédemment posée.

Je laisse un rire s'échapper avant de regarder l'animal. Le nom est bien choisi vu le bruit que j'ai entendu avant que la porte s'ouvre. Pour autant, la bestiole semble obéissante. Je souris tendrement à ce constat. Si j'arrivais à faire obéir mon chat comme ça, mon appartement aurait encore des tonnes d'objets qui sont devenus poussière. Mais peu importe. Le temps de ma réflexion et l'homme ouvre à nouveau la bouche, mon regard brun se portant dans le sien. J'acquiesce gentiment. Ding ding. T'as très bien compris que je parlais de toi. Mais rien à gagner, si ce n'est peut-être mon souvenir.

Pourtant, le nom ne me dit rien. Et merde. Je me mords la lèvre avant de me tourner vers lui et me retrouver à mon tour à répondre à une question, simple. « Les présentations officiellement faîtes, je ne peux que dire que je suis enchanté. » Connard de ministre va, tu aurais pu faire plus faux aussi. Je me rattrape, conscient de ne pas devoir projeter ma propre frustration sur cet homme qui n'a rien demandé et j'ajoute d'un air beaucoup plus simple et franc. « Connaissant la douce, il doit y avoir du thé, et ça me conviendra parfaitement, merci de votre hospitalité, Regan. » Répéter le nom à voix haute pour savoir si quelque chose vient.

Mais rien. Pourtant, je suis certain qu'il y a quelque chose. Je chasse ma pensée en prenant place comme il me l'indique, poli, bien élevé, mais sans en faire trop. Je tente de ne pas oublier que je suis ici pour Aslinn, qui me connaît moi, Liam, et non pas le Ministre Liam, et la différence est grande. Autant ne pas mêlé les deux, si jamais elle a parlé de moi, ce n'est sans doute pas en terme de connard arrogant, tentons de maintenir cette idée dans la tête du roux. Puis il chasse à nouveau mes pensées, sa voix prenant place dans le salon, mes prunelles dans les siennes alors qu'il s'éloigne calmement pour préparer les boissons précédemment évoquées. Sur l'instant, je ne bouge pas de là où je me suis installé. Je fixe les meubles, l'environnement, et finalement le chien avant de répondre à la question du maître.

« Oui, enfin, depuis quelques temps. Pas tant que ça en fait. » La réponse qui veut tout dire et ne rien dire. Mais dans ma tête, je ne peux pas me sortir cette impression des pensées, ça devient envahissant. Alors je me lève, caresse le chien et commence à faire les cent pas avant de continuer, élevant la voix sur un ton toujours doux pour qu'il puisse m'entendre. « Mais suffisamment pour avoir confiance en elle et la considérer comme une amie dirons-nous. » Un sourire s'ajoute à ma remarque et finalement je me décide.

Le meilleur moyen de connaître quelqu'un est de l'observer sans qu'il nous voit. Alors je continue le blabla, masquant le bruit de mes pas. « Flop, c'est un nom très bien choisi, vu le bruit sourd que j'ai entendu avant de vous voir à la porte. » J'avance lentement vers la cuisine, sa silhouette se dessinant dos à moi alors que je continue d'un claquement de langue pendant que ma tête pense à toute ma vie. La passe littéralement en revue pour comprendre. « Honnêtement, j'ai pensé que c'était Aslinn sur l'instant, elle est un peu maladroite alors bon, dans la précipitation, ça aurait très bien pu lui arriver. »

Je m'approche, à quelques pas de lui, et les contours de son corps évoquent quelque chose, tout au fond de moi. Un souvenir flou, mais qui devient certain. Je connais cet homme. Mais je ne connais pas de Regan, je ne connais pas son visage. Mais je le sais, au fond de moi, je le sais. Arrivé sur le pas de la porte, le chien me devance et adossé contre le battant je m'excuse d'un sourire vraiment désolé. « Je ne voulais pas vous faire peur, je me suis simplement dit que vous pourriez peut-être utiliser un peu d'aide. » Je montre mes mains, innocent au possible.

Menteur comme pas deux. Je veux savoir et je saurais. Mon regard remonte ses jambes jusqu'à sa nuque et une pensée me vient. Une pensée que je rejette instantanément. Je déglutis en m'avançant vers lui. « Désolé, ça va sembler complètement absurde, mais... vous auriez une sœur ? »

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MessageSujet: Re: Lost somewhere in outer space | (Liam, Aslinn)   Lun 18 Avr - 21:23


Factice. Le sourire qui s’appose sur ses lèvres l’est. La réponse à une visite impromptue qui éveille les instincts de l’ancien révolutionnaire. Attise les braises d’un désir de destruction assassin. Le résistant doit se faire violence pour se montrer le plus courtois possible. Coller sur son visage une expression chaleureuse afin de ne pas se trahir. Il connait l’homme qu’à travers Aslinn. Il le connaît parce qu’il est impossible d’oublier le nom d’un de ces êtres abominables qui se croient au-dessus de tout. Parce que la résistance les connait tous, et ceux qui restent dans l’ombre, elle s’efforce de mieux les dénicher pour ne pas perdre la course. « - Le plaisir est partagé. » La réponse courtoise lâchée en écho à celle du ministre. Regan acquiesce d’un infime hochement de tête à la phrase suivante. Voit là une occasion de se retrouver seul un instant, pour remettre un tant soit peu d’ordre dans son cerveau fatigué. Il a encore le goût de la gamine sur sa langue. La sensation de sa peau contre la sienne et la douche brûlante ne parvient pas à atténuer cette gêne. La fusion de deux corps étrangers qui reste profondément ancré en lui, tous ces êtres qu’il s’approprie et qui le possèdent, quoi qu’il fasse, une trace perdure. Ils remplissent le vide sous sa peau, les morceaux s’ajoutent et forment un nouvel amas qui lui fait office d’amas. Le rejet du monde, la souillure d’une société qui se veut admirable mais qui se vautre dans la décadence dès que les yeux se tournent. La Prohibition est une belle stupidité à ses yeux. Parce qu’il est affreusement aisé de la contourner. Le petit ministre en est la preuve. Lui qui a ouvertement flirté avec une vulgaire prostituée, payée pour faire rêver les benêts dans son genre. Leur offrir son attention et un amour de façade pour mieux alimenter leur orgueil surdimensionné. Après avoir jeté un regard à Flop, le propriétaire des lieux quitte la pièce pour se retrancher dans sa cuisine. Il s’affaire à préparer le thé de son invité dérangeant, et en profite pour se servir un café. Le plus corsé possible, pour le maintenir éveillé encore quelques heures. Avant le prochain, qui lui permettra de passer les heures sombres de la nuit sans flancher.

Les réponses évasives du ministre lui font froncer les sourcils. Il y a quelque chose d’étrange dans ces paroles sans qu’il ne parvienne à vraiment le déterminer. Pour avoir fait l’erreur de distribuer sa confiance inutilement, il s’étonne de voir qu’il est possible de l’offrir à une personne que l’on ne connait que depuis quelque temps. Un œil étranger dirait qu’il a fait la même erreur avec son voisin. Lui offrant sa loyauté sans la moindre hésitation bien trop rapidement pour ne pas souffrir de la chute. Un léger rire s’échappe de ses lippes. Il se gardera de dire que le nom de l’animal a été choisi par son épouse. Qu’elle est tombée amoureuse du chiot à cause de sa maladresse. Le pauvre animal, trop empressé s’était lamentablement vautré aux pieds de ses futurs maitres, à plusieurs reprises. Son incapacité à descendre les escaliers sans se retrouver en bas à grand renfort de roulade avait fini par la conforter dans ce choix de nom.  Il se gardera de le dire parce que même si la chose est plaisante, elle lui fait mal. Machinalement, Regan joue avec son alliance. Il se perd dans le fil de ses pensées, se coupe de sa triste réalité le temps de plusieurs battements de cœur.  « - Je doute qu’elle soit cependant capable de venir se jeter sur la porte, même victime d’une quelconque précipitation. Sa maladresse n’égale pas encore celle de Flop. Heureusement pour elle. » Lâche-t-il enfin. Le nom en guise d’appel, Flop surgit dans la cuisine pour venir se coller contre les jambes de son maitre. L’arrivée impromptue de l’animal menace de le faire trébucher, l’oblige à se raccrocher de justesse au plan de travail en lâchant un juron. Alors qu’il s’apprête à réprimander le chien, il sursaute de surprise lorsque son regard se pose sur son invité. « - C’est aimable, mais ne vous embêtez pas. Ce n’est pas grand-chose à porter. » Il agite la main et s’empare des deux tasses, prêt à revenir dans le salon. La question le prend de cours. Regan se fige le temps d’une inspiration et dans sa poitrine, le cœur s’affole.

L’angoisse menace de lui écrouer la gorge. C’était évident que les regards inquisiteurs du ministre allaient finir par lui apposer son autre identité sous le nez. Ses phalanges se crispent autour des tasses, et l’insurgé s’oblige à chasser le trouble. Il cille, et en échappatoire, il s’extirpe de la cuisine, se laisse le temps de déposer les tasses sur la table basse avant de répondre. Son trésor noir entre les mains, il vient se couler dans l’un des sièges de la pièce, s’efforce de chasser au mieux cette féminité qui le ronge alors qu’il ne devrait être que masculin. « - Je dois avouer que c’est une question bien étrange. Mais je n’ai pas de sœur. » La réponse s’extirpe de sa gorge sèche dans un souffle. S’accompagne de son plus beau sourire. Celui qui se dessine pour mieux masquer l’inconfort. Dissiper les doutes dans une franchise à toute épreuve, renforcée par son regard qui vient s’ancrer à celui du ministre alors qu’il porte la tasse à ses lèvres. Il n’a eu qu’un frère jadis. Un morceau de son âme appartenant à une autre époque. Il pourrait mentir pourtant, dire que Lyn est une sœur, une cousine. Justifier son existence en s’inventant un quelconque lien de parenté avec elle. Lui créer une histoire de toutes pièces, différente de la sienne. Il pourrait mais il ne parvient pas à le faire. Parce qu’elle est lui. Indissociables malgré leurs différences.

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MessageSujet: Re: Lost somewhere in outer space | (Liam, Aslinn)   Jeu 21 Avr - 11:21


La libraire rousse avait fermé la boutique plus tôt ce jour-là. Les clients n’avaient pas été très nombreux dans la matinée alors elle avait décidé d’aller faire un tour au marché noir pour voir ce que les revendeurs de livres avaient pu dénicher ces dernières semaines. Elle ne recherchait rien de particulier, personne ne lui avait passé de commande cette fois, mais elle aimait bien aller voir régulièrement histoire de ne pas passer à côté d’un livre de Platon, introuvables ou presque à cette époque. Roman lui avait dit qu’avant son retour, on pouvait trouver des centaines d’éditions de ces ouvrages qui aujourd’hui semblaient avoir disparus mais elle n’avait jamais connu cette période de faste. Elle était simplement passée du beau livre relié avec beaucoup de soin en imprimerie à la rareté de la plupart des livres. Elle se demandait d’ailleurs où se trouvait l’imprimerie aujourd’hui, car il ne devait y en avoir qu’une et, bien sûr, sous la surveillance du gouvernement…

Elle avait donc passé un très long moment en compagnie de son dealeur de mots qu’elle avait appris à connaître depuis ces quelques années. Il était devenu une sorte d’ami, on ne peut jamais vraiment faire confiance à des dealeurs. On ne peut jamais vraiment faire confiance à qui que ce soit en fait, se disait-elle. A quelques rares exceptions près qui partageaient un gros pan de sa vie. L’un était son colocataire qu’elle appréciait beaucoup malgré leurs chamailleries de vieux couple et son côté mystérieux qu’il ne voulait pas lui dévoiler. L’autre était son meilleur ami dans cette vie-là, elle aurait pu lui confier sa vie (enfin presque), malgré le fait qu’il travaille pour cette crapule de gouvernement. Il y avait aussi Roman qui l’avait instruite et avait fait d’elle ce qu’elle était aujourd’hui. Et c’était à peu près tout. Elle avait quelques autres amis et connaissances mais elle restait toujours méfiante et faisait toujours attention à ce qu’elle disait. Ce gars du marché noir faisait partie de cette deuxième catégorie qu’elle appréciait et qu’elle craignait à la fois.

Finalement, elle repartie, les bras chargés d’une bonne dizaine de livres qu’elle offrirait à la vente dès le lendemain. Avant ça, elle aimait bien feuilleter ces nouvelles acquisitions pour pouvoir répondre aux questions des clients parfois tatillons. Elle arriva devant la porte d’entrée et resta un moment à réfléchir à comment s’y prendre pour attraper les clés dans son sac à main alors qu’elle avait les bras encombrés. Persuadée que Regan n’était pas encore rentré, elle opta pour la solution la plus sûre et déposa sa pile de livre sur la rambarde pour prendre ses clés, ouvrir la porte et retourner chercher les livres. D’un léger coup de pieds, elle referma la porte derrière elle qui fit un bruit sourd alors qu’elle entendait déjà Flop se précipiter vers l’entrée pour l’accueillir. Ce n’était pas vraiment le bon moment avec ses livres pleins les bras et elle dût s’accrocher à eux pour éviter de tomber, le chien s’entortillant comme un fou entre ses jambes.

« Flop, laisse-moi poser ça avant de te jeter sur moi ! » le gourmanda-t-elle. Mais peine perdue, le chien n’avait rien compris. Elle se fraya donc un chemin laborieusement jusqu’à la table du salon où elle put enfin poser son tas de livre avec un soupir de soulagement et elle s’accroupit pour enfin dire bonjour au chien qui n’attendait que ça : des gratouilles. Quand du mouvement survint au coin de son regard du côté de la cuisine, elle sursauta avec un petit cri. Elle ne s’attendait vraiment pas à trouver Liam ici, en compagnie de Regan.

« Que de monde à la maison aujourd’hui ! C’est rare ! » lança-t-elle souriante malgré le fait qu’elle appréhende de voir les deux hommes ensembles. Les connaissant l’un et l’autre, elle ne les avait jamais présentés pour la bonne et simple raison qu’elle était persuadée qu’ils ne s’entendraient pas au vu de leur caractère respectif. Il fallait croire que le destin avait forcé les choses et elle aurait finalement une réponse concrète sous peu.
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MessageSujet: Re: Lost somewhere in outer space | (Liam, Aslinn)   Dim 24 Avr - 9:47

Un sourire sur mon visage à la remarque de l'homme quant à la maladresse d'Aslinn qui n'égale pas celle du chien. Enfin, ça restait à prouver. Je taisais mes paroles et lui offrais un regard poli lorsqu'il refusait mon aide. Je le suis finalement, lui et les tasses jusqu'au salon alors qu'il n'a toujours pas répondu à ma question. Je marche lentement, le suis avant de m'installer face à lui, et à peine les fesses dans le fauteuil qu'il se décide à me répondre. Je lui offre une moue désolée, c'est vrai que la question était étrange, j'étais le premier à le dire. Mais pour autant la réponse me fait tiquer. Sans savoir pourquoi, j'aurais réellement aimé qu'il me dise que c'était le cas. Comme si c'était la réponse à mon pressentiment, à ce truc qui ne me quittait pas.

Son sourire franc m'en fait afficher un, réflexe idiot. Comme pour lui prouver que je crois ses dires. Non pas que ce ne soit pas le cas, d'ailleurs, simplement que ce n'était pas forcément une phrase dite avec conviction qui réussirait à me convaincre. Et en miroir à l'homme face à moi, je porte le thé à mes lèvres quand Flop, qui ne nous quittait pas vraiment, traînant entre nos jambes et nous montrant bien qu'il existait s'agite. Le chien me coupe de toutes pensées, de tous mes doutes et laisse mon regard se déporter sur sa course vers un bruit sourd. Cette fois, rien d'une chute, le bruit était clairement celui de la porte.
Aslinn. Un regard vers Regan et mon cœur loupe un battement. J'en oublie mes doutes et mon inconfort, je me rappelle pourquoi je suis là. Et avant d'avoir eu le temps de me lever ou quoique ce soit d'autre d'ailleurs, même pas de poser ma tasse, voilà une pile de livre devant moi et les cheveux de la rousse devant mon nez. Un sourire fin se glisse sur mon visage, celui-ci n'a rien de calculé, rien de préparé. Il n'est que vrai. Le supplice d'encrer dans ma mémoire cette petite libraire avant que tout tourne mal. Parce qu'à l'origine, j'étais bel et bien venu pour ça. De sa voix fluette, elle nous sort sa petite phrase toute douce. Aslinn, dans toute sa splendeur. Le sourire se renforce au coin de mes lèvres tandis que sans savoir pourquoi, j'ignore la présence de Regan une seconde.

Comme si j'étais gêné d'être avec lui, face à elle. Sentiment idiot, puisque je ne le connais ni d'Eve, ni d'Adam. Posant ma tasse sur la table basse je prenais le temps de me lever pour rejoindre Aslinn et d'une accolade légère venait lui dire tendrement. « Je pense que ce n'était pas tout à fait au programme. Je suis d'ailleurs désolé de passer à l'improviste mais je devais te voir. » Je laisse mon bras un instant sur son épaule avant de couper le contact. Je profite sans m'expliquer, sans que cela se remarque, par de simples gestes, plus discrets les uns que les autres et finalement, pour ne pas perdre contenance et aussi chasser mon impression je me retourne vers Regan et lui offre un sourire avant de continuer. « Mais ton colocataire, - que tu n'avais pas pris la peine de me présenter, mes sourcils se froncent légèrement, mon instinct protecteur envers la renarde m'avait obligé à faire cette remarque, a pris grand soin de moi, la preuve regarde. »

Je désigne du doigt la tasse de thé fumante sur la table que j'ai quittée quelques secondes auparavant. Et puis les choses se font, Aslinn prend sa place dans son propre chez elle, se joignant à nous dans ce cercle complètement improbable et le temps que la demoiselle fasse ses affaires je m'adresse à Regan face à moi. « Je m'excuse pour la question, je ne voulais pas être indiscret. » Le sentiment de gêne grandit un instant, prend toute la place, la réflexion est sincère, sauf qu'elle n'apporte que de nouvelles questions. Pourquoi ce corps me dit tant quelque chose ? Qui est-il ? Et surtout, pourquoi ce sentiment persiste, encore et encore. Il faut que je passe rapidement à autre chose, que rien ne se lise sur mon visage, alors presque instantanément j'enchaîne, fixant les yeux clairs de l'homme dans une moue légèrement complice, d'un regard vers notre amie commune qui s'apprête à nous rejoindre. « Je présume que nous allons partager encore un peu de temps ensemble, au moins jusqu'à ce que nos tasses soient vides. » Ma parole est douce, une manière de vouloir faire plaisir à Aslinn. Une parole détournée pour mieux observer l'homme en face de moi. Et dans un sourire alors que la rousse nous rejoint finalement, je lui demande poliment. « Bonne journée ? », la question était simple, la réponse le serait sans doute aussi. C'est pour cela que je ne peux m'empêcher, après une gorgée de thé, de lancer un regard aux deux et ajouter doucement.

« Bon, comment ma belle petite rousse en est-elle venue à choisir un compagnon de route autre que moi pour partager sa vie ? J'en serai presque vexé. » Le ton est léger, vraiment. Si j'avais dépanné Aslinn plus d'une fois pour qu'elle dorme confortablement, il n'avait jamais été question de vivre ensemble. Pour autant, la renarde avait des tendances bavardes avec moi, surtout lorsque je la provoquais ainsi, tendrement. Et puisque Regan ne semblait pas être celui qui pouvait m'apporter mes réponses à mes impressions, peut-être qu'elle, elle le pourrait.

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MessageSujet: Re: Lost somewhere in outer space | (Liam, Aslinn)   Mar 26 Avr - 20:20


Comme le plus beau des désagréments, Flop abandonne ses tentatives pour gagner l’attention du nouvel arrivant et relève le museau. L’instant de flottement chez l’animal, avant qu’il ne se précipite sur ses petites pattes en direction de l’entrée. Il a réagi avant même que la porte ne s’ouvre, prompt à venir se heurter contre les jambes du visiteur à la manière d’un boulet de canon. Faire partager son équilibre étrange à tous les bipèdes qui croisent sa route. Son maître y compris. Happé par la frénésie d’un contentement à son paroxysme, l’animal se heurte contre Aslinn. Tourne entre ses jambes sans se soucier le moins du monde de ce qu’elle peut porter, et qui risque fortement de lui glisser des bras. Pour atterrir par terre, ou sur son museau. Regan se redresse, un brin gêné par le carnage qui est en train de se produire hors de sa vue. La rouquine est habituée depuis le temps, mais rien n’y fait, l’attitude de son fauteur de trouble à quatre pattes le dérange. Qu’il se soit vautré sur le pantalon impeccable du politicien après être allé traîner dans le jardin, et le résistant n’en aurait pas été plus fier. Il rappelle son fauve à l’ordre lorsque sa colocataire entre dans la pièce, chargée de livres. Il pose sa tasse, s’apprête à se lever pour lui prêter main forte et se ravise au dernier instant, la pile achevant son existence sur la table entre eux. Du monde, cette maison n’en a plus vu depuis bien longtemps. La justesse de la phrase lui laisse un arrière-goût amer sur la langue. Distille un froid étrange sous sa peau. Il cille, et secoue légèrement la tête pour chasser ses idées noires. Son besoin soudain viscéral de quitter la pièce pour laisser les deux autres seuls. Il n’a rien à faire là. S’il s’est efforcé de tenir la conversation avec le ministre, c’est par faute d’autre choix. Sa maudite bienveillance et ses idées idiotes qui l’ont poussées à faire rester un ennemi dans sa propre demeure. Regan en serre la mâchoire de contrariété et dans un soupir, il s’oblige à coller sur ses lèvres ce sourire de circonstance. Sincère envers la rouquine, un brin hypocrite dès qu’il en vient à se tourner vers l’invité du jour.

« - Ne sachant pas à quelle heure tu allais rentrer, je lui ai proposé de t’attendre ici. » Lui qui avait longuement hésité à rentrer après sa journée passée dans les draps de la gamine. Il y réfléchira à deux fois. Il ne parvient pas à détacher son regard d’Aslinn. Concentre toute son attention sur elle pour effacer au mieux l’inconfort distillé par Liam. La voix qui revient voleter à ses oreilles l’oblige pourtant à poser ses pupilles sur le politicien. « - Il n’y a pas de mal. Au fond, c’est une question relativement banale. » Lâche-t-il avec toute la légèreté du monde, balayant l’air de la main comme pour chasser la gêne d’un délicat mouvement des doigts. La complicité qui s’installe dans l’attitude de l’invité l’importune. Fait courir l’irritation jusqu’au bout de ses doigts. Le résistant s’accroche alors à sa tasse, se concentre sur le café brûlant qui pour la première fois de toute sa nouvelle existence, lui apparaît comme un ennemi plutôt qu’un allié. Au risque de se brûler la trachée, il allait devoir rester là, au milieu d’un duo qui se passerait certainement de sa présence. La dernière question lui fait légèrement lever un sourcil. Intrigué, Regan ne peut s’empêcher de scruter Liam avant de poser son attention sur Aslinn. Ils se connaissent depuis des années maintenant. Mais sous la surface, de nombreuses tâches sombres perdurent encore. Il connait le plus important de la vie de sa colocataire, les éléments de base que l’on énonce à chaque début de relation. L’amitié sincère avec sa part de mystère. Ses secrets certainement bien plus encombrants que ceux de la rouquine. « - Tu aurais dû me dire qu’un de tes amis aurait aimé t’accueillir sous son toit. » Il le lance, moqueur, l’esquisse d’un sourire taquin apposé sur ses lèvres. « - Nous avions l’habitude de passer des heures à argumenter dans sa boutique. Elle cherchait un toit, et j’étais… La maison étant trop grande pour moi tout seul, c’est venu naturellement au cours d’une discussion. » Le mensonge s’extirpe avec une légère difficulté. Incapable de mettre des mots sur la période affreusement chaotique qui a suivi le décès de Rose. Parce que le faire redonnerait à l’épreuve toute sa douleur. Il ignore ce que peut savoir le politicien sur la vraie nature d’Aslinn. Et il ne se voit pas non plus annoncer de but en blanc que la colocation vient d’une nuit de pleine lune qui tourne à la chasse au renard.

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MessageSujet: Re: Lost somewhere in outer space | (Liam, Aslinn)   Dim 8 Mai - 18:43


Le temps de poser la pile de livre qu’elle a dans les bras, Liam et Regan sont déjà debout pour l’accueillir. Elle sourit. Deux beaux hommes qui l’accueillent en rentrant du travail le soir, n’importe quelle femme serait aux anges. En plus, ce sont deux des trois hommes qui comptent le plus dans sa vie alors que demande le peuple ? Son sourire éclaire son visage un peu trop pâle sous ses cheveux roux. Liam la rejoint pour s’excuser de venir à l’improviste, son accolade se résume à une main sur l’épaule de la jeune femme mais elle n’en a cure. Elle pose une main sur le ventre plat du ministre et rit doucement. « Tu es le bienvenue, tu le sais bien. » Et puis elle s’éloigne un peu pour ôter son manteau et son écharpe qu’elle accroche au porte-manteau dans le couloir.

Elle sent déjà le reproche dans les propos du brun. Non, elle ne lui a pas parlé de Regan. Et oui, il y a une raison à cela. Mais Liam ne l’entendait jamais de cette oreille, que la raison soit bonne ou non. Après tout, leur relation était basée sur les non-dits depuis le début, des non-dits que chacun avait devinés, mais cette fois ce n’était pas le cas. Liam ne s’était jamais douté de la colocation d’Aslinn et un soupçon de culpabilité traîna en elle avant de s’évaporer presque aussitôt. En quoi était-elle coupable ? En rien. Ce genre de sentiments qu’elle éprouvait depuis quelques temps la dérangeait. Elle regrettait son insensibilité passée mais à force de côtoyer les humains, elle semblait le devenir de plus en plus. Elle sourit néanmoins aux deux hommes et vint les rejoindre pour prendre le thé en leur compagnie.

« Tu as bien fait, Regan. Et puis, comme ça, vous avez pu faire connaissance. » Elle sourit un peu et se sert une tasse de thé avec méticulosité. « C’est bien pour ça que je ne t’en ai jamais parlé Liam. » Elle se rassoit et n’a pas le temps de prendre sa tasse que Flop grimpe sur ses genoux. Bye Bye collants. Elle est habituée et n’y prête pas cas, elle préfère glisser sa main dans la fourrure de l’animal qu’elle adore caresser.

« En fait, vous avez un caractère tellement différent tous les deux, je ne pensais pas que vous pourriez vous entendre. Et puis… ça n’est jamais venu sur le tapis, Liam. Tu n’es pas mon mari que je sache, je n’ai pas à te dire si je vois un autre homme. » Elle sourit et penche légèrement la tête laissant planer le sous-entendus alors que sa relation avec l’un ou l’autre est plus que platonique. Elle sent leur légère jalousie pleine de testostérone latente et n’aime pas ça. Elle n’était pas revenue parmi humains pour appartenir encore à la gente masculine. Ici, elle était indépendante. Et joueuse, parfois. Mais elle n’appartenait certainement pas à quelqu’un, encore moins à un homme. Une décharge électrique la paralysa en pensant que Melvyn était sans aucun doute toujours en vie et qu’il pouvait revenir la chercher à n’importe quel moment. Son sourire sembla dépérir sur ses lèvres fines et elle releva les yeux vers Regan qui mentait à propos de leur rencontre. C’était touchant, il ne savait pas si Liam savait pour ses transformations et il ne voulait pas mettre les pieds dans le plat.

Aslinn posa une main amicale sur le genou de son colocataire. « Il sait pour… ma deuxième nature » expliqua-t-elle. « Et avec Liam…. Hors de question que j’habite avec lui, il ne pourrait pas se retenir de me sauter dessus. » Elle sourit encore puis chasse toute ambiguité. « On s’engueulerait beaucoup trop tous les deux…. »
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MessageSujet: Re: Lost somewhere in outer space | (Liam, Aslinn)   Mar 10 Mai - 23:02

Inconfortable. Définitivement pas à ma place. Je m'empêche de me tortiller sur place alors que Regan balaye mes excuses d'un geste de la main. Attitude plutôt banale en soi qui pourtant me laisse un goût amer dans la bouche. L'homme n'a aucune conscience de ce que je peux éprouver, et de ce sentiment qui dure. J'aurais pu rattraper le coup avec un banal, mais qui marche toujours, « vous me rappelez sans doute quelqu'un que j'ai connu », mais je n'avais vraiment pas envie de clôturer le débat comme ça. Parce que c'était plus que ça.

Si je n'avais pas ma réponse par des questions simples, peut-être que les détournées, elles, me guideraient. J'écoute les deux colocataires parler l'un après l'autre. Avec un sourire bien trop léger pour mon visage. Je décortique les mots de l'homme, ceux de la renarde. Qui est ce mec. J'en oubliais presque la raison de ma venue ici, tout ça à cause de ce visage, de ces formes qui me restent bien trop en tête. Et si la complicité des deux me saute au visage, je regarde d'un œil curieux, pas réellement en confiance Regan, tandis que la bouche de la rousse prend à nouveau la parole et me laisse un rire au coin des lèvres.

« La faute à qui, si on est pas marié. » La réplique est du tac-o-tac. Une comme tant d'autres qui me venaient d'un naturel alarmant en compagnie d'Aslinn. Regan reprend assez vite la parole pour me raconter leur rencontre et comment ils en sont arrivés là. Je perds mon sourire, retrouve mon sérieux en l'écoutant poliment. Je ne réagis pas plus que ça, trouvant la situation tout à fait possible connaissant la libraire, pourtant, lorsqu'elle lui dépose une main sur le genou pour le reprendre je hausse un sourcil.

Il avait menti. Avec un naturel déstabilisant. Et certes, il avait pu répéter ce mensonge à quiconque demandait cela, mais toujours est-il que cela me laissait un arrière-goût assez désagréable sur le bout de la langue. Sur quoi d'autre avait-il pu mentir ? Et la paranoïa revenait au galop, mes impressions s'installant de plus en plus au fond de moi. Les phrases d'Aslinn me chassent bien heureusement de mes pensées et je me retourne vers elle avec un regard aussi joueur que sa remarque. Elle était vraiment à l'aise avec Regan pour parler comme ça face à lui. Et même si cette idée allait à l'encontre de toutes mes impressions, elle ne suffisait pas à les supprimer. Histoire de ne pas laisser mes pensées se trahir sur mon visage, je porte ma concentration sur la rousse pour lui répondre sur le même ton qu'elle, avec une moue légèrement et faussement désolée.

« C'est vrai que je ne suis pas sûr de pouvoir te supporter tous les jours. Je dois avouer que je tire mon chapeau à Regan sur ce point. » La remarque était sortie toute seule, le regard qui croisait les yeux de l'homme aussi. Détournant à nouveau rapidement pour attention sur la libraire je continue, sans trop savoir pour quoi, dans quel but. « Et je ne te permets pas de parler de mon caractère ainsi. Je peux m'entendre avec des tas de gens, foncièrement différents de moi. T'en es la preuve vivante, la renarde. »

Je lui offre mon plus beau sourire avant de croiser à nouveau, un peu trop naturellement, le regard de son colocataire pour adresser à son égard. « Non mais sincèrement, on est pas des monstres. On est capable de s'entendre avec les gens pour lesquels nous avons une affection commune quand même. N'est-ce pas ? »

Pourquoi chercher appui d'un homme dont je ne savais rien ? Pourquoi ne pas l'évincer de la conversation, me retrouver qu'avec Aslinn et enfin lui poser les questions les plus indiscrètes du monde sans aucune gêne ? Parce qu'étrangement, il y avait cette part de moi qui voulait résoudre ce mystère plus présente que celle qui voulait le fuir. Ma vie partait en lambeaux et j'avais besoin de me sentir en position de force sur quelque chose. Et face à cet inconnu, j'étais tout sauf en position de force. Sentant le stress me monter aux joues, je me redresse, me levant du siège, faisant lever les oreilles du chien qui avait trouvé sa place sur la renarde pour dire en me frottant les mains. « Bon, le thé, c'est bien, mais je vais avoir besoin d'une petite cigarette. Mes yeux s'arrêtent sur Regan une fois encore, et mes paroles dépassent à nouveau ma pensée. Vous fumez ? »

Ce n'était certainement pas dans mes habitudes de fumer, loin de là. Si la cigarette avait accompagné ma vie, les occasions étaient toujours exceptionnelles. Mais l'épée de Damoclès qui se rapprochait doucement du haut de mon crâne était une raison suffisante pour me balader avec un paquet toujours sur moi. Le fait que Regan me perturbe plus que de raison et que la chevelure de la rousse ne suffise pas à chasser mes pensées était une excellente occasion pour en tirer une de son étuis. Je n'allais tout de même pas me laisser déstabiliser par le premier venu, pas après tant d'années à avoir bâti un masque solide et incassable face à ceux que je ne connaissais pas.
Je ne comprends décidément pas mon attitude face à lui, et alors que je me mords l'intérieur de la lèvre pour m'empêcher d'en rajouter une couche, je m'adresse cette fois-ci à la renarde, pourtant simple locataire de cette maison. « Je n'ai pas l'intention de fumer dedans, Mlle O'Brady. Mais un peu d'air frais ne te ferait pas de mal non plus. En plus, je présume que la petite boule de poils sur tes genoux aime bien se dégourdir les pattes. »

Un sourire franc, sincère, et mon regard qui se balade de l'un à l'autre sans savoir sur quoi, qui, où s'arrêter. Peut-être que je m'en faisais trop, qu'à force de chercher mon frère partout, je finissais par voir ce qui n'existait pas dans de simples inconnus. Peut-être que c'était simplement ça, au final. Oui, peut-être.
Mais peut-être pas.

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MessageSujet: Re: Lost somewhere in outer space | (Liam, Aslinn)   Ven 13 Mai - 21:21


Comme pour apaiser le doute et les vagues de l’inconfort qui se rue dans les veines, une main s’appose sur le genou. Déverse sa chaleur contre la peau et un réconfort qui se renforcer lorsque les prunelles vacillent dans celles de la rouquine. L’ébauche d’un sourire sur les lèvres, et le cœur qui se serre le temps d’un battement comme pour rappeler qu’il vient de mentir. Apposer la marquer d’une histoire factice pour la protéger. Un sourcil se lève légèrement et Regan reporte brièvement son attention sur le ministre. Son humanité le torture, parce qu’elle prive de tout ce qu’il a été pendant des années. Le rend aveugle et sourd au reste du monde, à ces créatures qui se faufilent au milieu des pauvres mortels. Des êtres dans son genre. Et maintenant qu’il s’attarde contre le costume savamment taillé de l’homme, il réalise qu’il est peut-être le seul humain du groupe. L’irritation glisse dans sa gorge, tire les traits de son visage le temps que l’ombre passe. Elle caresse les pommettes et se reflète dans le vert de ses yeux pour mieux disparaître d’un battement de cil. L’amusement de façade venant s’apposer contre ses lippes, offrir l’illusion d’une légèreté qui n’est qu’un leurre. La réponse courtoise qu’ils sont en droit d’attendre, la singerie d’une allégresse qui se fane dès qu’elle se rapproche des méandres de son véritable état d’esprit. Présent sans vraiment l’être, Regan glisse dans ses propres pensées. S’efface telle une ombre face au soleil. « - Vous avez donc eu l'honneur de croiser la renarde. Et moi qui me suis trituré la tête pour que tout ait l’air le plus normal possible. » Il balaie l’air de ses doigts, repose sa main contre sa jambe pour la laisser venir s’unir à sa jumelle. Offrant à ses phalanges tout le loisir de jouer avec son alliance. Elle tourne contre son annulaire, à un rythme qu’il est le seul à connaître, les variantes témoignant de son trouble. Le jeu de la nervosité, les nerfs qui s’enroulent autour de l’anneau d’or. Parce qu’il sent que le ministre doute. Ce ne sont que des picotements sur sa peau, l’acéré d’aiguilles pénétrant la chair pour mieux signaler la menace qui se dresse face à lui.

« - Ce n'est pas comme si notre cohabitation était dépourvue de ce genre de désagrément. Et je suis loin d'être un colocataire facile. On se supporte plutôt bien en fin de compte. » Le regard qu’il peut poser sur Aslinn se fait tendre. Empli de toute sa reconnaissance, de cet amour fraternel qu’il apprit à lui vouer au fil du temps. Parce qu’elle l’a trouvé dans un état déplorable, appréciant les contours les plus mordants de son caractère. Scellant les règles de la colocation, capable de le supporter quand il a été au plus bas, le reste ne serait qu’une promenade de santé. Parsemée de disputes comme n’importe qu’elle autre relation. Qu’importe sa nature. « - Il semblerait que ce soit le cas. Au moins pour quelque minute. » Courtoisie roulant sur le bout de sa langue, il accorde un nouveau regard à Liam. L’insurgé fait bonne figure, efface l’aversion qui lui brûle la gorge. La trahison envers sa propre maison, l’ennemi qui se glisse dans son intimité. Il bafoue ses propres idées, ravale le venin de sa haine pour ne pas faire du tort à sa colocataire. Parce qu’il n’est plus le seul à vivre sous ce toit. Et plus il pense, plus il se demande ce qui a pu pousser cet homme et la rouquine à se rapprocher, comment elle a pu lui faire suffisamment confiance pour lui révéler ce qui sommeille sous sa peau. Dans sa déraison, Regan est incapable de voir les êtres corrompus du Gouvernement comme digne de confiance. Parce que tôt ou tard, ils finiront par trahir. Au pire moment, pour mieux porter le coup fatal. L’amertume lui fait serrer les dents, ses phalanges se crispant contre son alliance jusqu’à faire craquer le pauvre doigt. « -  Ca m’arrive, à l’occasion. » La mauvaise habitude qui se rajoute sur toutes celles qui le composent. Il n’en apprécie pas tant que ça la saveur. Cet arrière-goût étrange que la nicotine laisse sur la langue. Elle vide son esprit lorsqu’elle remplit ses poumons, et c’est là tout ce qui lui importe.

« - Une vraie boule de nerf. » Lâche-t-il en jetant un regard à l’animal. Il se tortille sur les genoux d’Aslinn, et malgré le claquement de doigts de son maître, Flop reste affalé à sa place. L’obéissance en mode aléatoire, la honte du propriétaire qui se retrouve à devoir se plier aux humeurs de son animal turbulent. Le caractère de merde en écho au sien. « - Tu devrais y aller Aslinn, Liam est après tout venu pour te voir. » La conclusion hâtive qui se distille hors de ses lèvres sans qu’il ne prenne le temps d’y réfléchir plus avant. La fatigue vient se heurter contre ses tempes, accroche les décorations d’une migraine aux branches de son cerveau. L’abdomen qui se crispe au rythme de crampes n’annonçant jamais rien de bon. La nervosité incite son cœur à se rebeller. Creuser le vide laissé par la disparaître du démon qui l’a possédé. L’insurgé renifle comme pour ordonner au reflux de sang de rester comprimé dans ses veines. Il s’efforce de rester à sa place, de ne pas se lever et paraître grossier. Une telle attitude, il le sait, viendrait à attirer plus avant l’attention de Liam. La présence de Lyn lui aurait été bénéfique, parce qu’elle le rend plus fort. Lorsqu’elle prend possession de son être, tout est plus simple. Lyn, cette inconnue que seul le ministre peut connaître. L’étrangère qui n’a jamais croisé la route d’Aslinn.

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MessageSujet: Re: Lost somewhere in outer space | (Liam, Aslinn)   Jeu 19 Mai - 14:31


Aslinn sourit aux réponses de Liam. La conversation est plutôt bon enfant mais quelque chose l’embête, elle sent que quelque chose coince et ne va pas. Liam semble se forcer à sourire, il pense beaucoup, elle le connaît suffisamment pour reconnaître lorsqu’une pensée s’incruste dans sa tête pour ne pas s’en déloger. Il y pense. Constamment. Et les regards qu’il jette à Regan, sous couvert de lui parler dans cette conversation à trois, ne laisse place qu’à peu de doute pour Aslinn. Elle sent cette légère tension et ces non-dits qui déteignent sur elle et elle sent qu’elle n’est pas à sa place, tout autant que ses deux compagnons. Etrange. Si chacun d’entre eux s’éclipse, il n’y a plus personne dans cette fameuse place. Le chien n’y prend pas garde, lui, insouciant dans sa folie canine.

D’un autre côté, Regan ne semble pas plus à l’aise que Liam. La réserve et la méfiance qu’il dégage agressent presque les sens de la renarde. A vrai dire, elle comprend la méfiance du roux pour le ministre, il a une très bonne place au sein du gouvernement et tout le monde n’approuve pas leur façon de faire. Aslinn elle-même n’approuve pas. Mais tout le monde ne sait pas à quel point Liam ne se définit pas par cette simple fonction et qu’il est beaucoup plus que cela. Certes avec des défauts, comme tout un chacun, mais elle sait qu’elle peut lui faire confiance. Elle sait aussi qu’elle est une privilégiée dans les sentiments du brun, tout comme il est privilégié dans les siens et que tout le monde ne peut pas se targuer d’avoir obtenu sa confiance à lui. Elle comprend donc cette appréhension de la part de Regan. Mais il y a plus que ça. Quelque chose qu’elle ne sait pas. Car son colocataire est nerveux, plus que d’habitude, en tournant son alliance autour de son doigt. Une alliance qu’il n’a pas eu le courage de laisser de côté encore et dans laquelle il a pris l’habitude de confier son angoisse. Comme en cet instant précis. Et cela n’a pas échappé à la jolie rousse.

Alors quand Liam se leva pour expliquer qu’il voulait aller fumer, cela n’étonna guère la renarde. La tension était trop importante entre Liam et Regan et cette nervosité était du fait de Regan même. Il savait quelque chose, Liam était impliqué mais ne savait pas et Aslinn ne pouvait que constater ce qu’il se passait alors que les deux autres en avaient à peine conscience. Du moins, ils n’avaient pas conscience de l’atmosphère lourde qui régnait dans la pièce. Liam l’invita à aller fumer avec lui. Elle resta un moment à regarder Liam, puis Regan. Le laisser seul alors qu’il avait eu la gentillesse d’accueillir le brun ? Mais il lui dit d’y aller et elle se laissa convaincre. Après tout, Liam était venue la voir elle puisqu’il ne connaissait pas l’existence de Regan avant sa venue ici et il avait sans aucun doute des choses à lui dire, personnellement. Elle hocha la tête et se leva, Flop sauta de ses genoux. « Je vais l’amener pour qu’il se dégourdisse les pattes, il t’embêtera moins cette nuit. » ajoute-t-elle à l’égard de son colocataire.

Elle lui met sa laisse, enfile sa veste et sort de la maison pour rejoindre le petit bout de jardin qui leur est octroyé sur le devant de l’entrée. L’air est frais et elle boutonne sa veste alors que Flop fait déjà des bonds de joie. Elle lève les yeux vers Liam. « Quelque chose ne va pas Liam ? » commence-t-elle. « Ce n’est pas dans tes habitudes de venir me voir comme ça…. Quelque chose te tracasse…. » Elle l’observe, elle sent ces choses-là. Il le sait. Il sait aussi qu’elle le verra s’il ment ou détourne la conversation. A ses risques et périls.
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MessageSujet: Re: Lost somewhere in outer space | (Liam, Aslinn)   Ven 20 Mai - 5:23

La tension de Regan se fait sentir, et je n'arrive pas à savoir pourquoi. Je le mets sans doute mal à l'aise. Globalement, les gens sont mal à l'aise lorsqu'ils me rencontrent. Il faut un petit temps d'adaptation. La seule qui ne l'a jamais été est finalement assise entre nous, faisant tampon dans cette étrange situation que je n'arrive pas à cerner. Croisant mes doigts pour finalement me lever. Comprenant assez rapidement que Regan, bien qu'ayant répondu par l'affirmative à ma question ne compte pas me suivre.

Comportement plus suspect ou plus normal ? Cet homme me perturbe tellement que je n'arrive pas à savoir quoi choisir, à comprendre sa façon de fonctionner. Je pose ma veste sur mes épaules et me dirige vers l'extérieur suivit seulement d'Aslinn et du chien qui lui sert également de colocataire. Je passe la porte avant elle, entendant la voix de Regan résonner pour elle. Il me perturbe trop, quelque chose n'est pas normal, vraiment pas normal. Cet air, je suis sûr et certain de le connaître. Mais pourquoi je ne m'en souviens pas ?

Aslinn et Flop me sortent de mes pensées et la douce voix de la rousse s'élève à côté de moi alors que j'allume cette cigarette qui n'a pas sa place entre mes doigts. Je ne suis pas de ceux qui fument, pas de ceux que ça soulage. Je suis de ceux qui boivent, mais pour un ministre, en pleine rue, ça le faisait moyen. Alors je me contentais d'un autre poison, sensé tuer l'angoisse et la peur. C'était plutôt raté. Triste ironie, d'être au pouvoir et de se sentir au plus bas. Mais je l'avais cherché, un peu trop même. Et ça allait tomber, je le savais, je le sentais.

C'était pour ça que j'étais venu à la base. Pour me sentir encore un peu vivant auprès d'une personne de confiance avec qui j'oublierai une dernière fois tout ce qui se passe autour de moi. Et pourtant, la tournure des choses est bien différente, trop différente. Je regarde le chien jouer devant nous et me frotte le front du bout du doigt. Je ne sais même plus ce que je dois dire, quel sujet je dois aborder. Ce qui compte et ne compte plus. C'est étrange qu'un inconnu ait pu m'embrouiller l'esprit à ce point. Je soupire d'un rire un peu triste alors qu'elle souligne l'étrangeté de la situation.

Ce n'était clairement pas dans mes habitudes non. Et pourtant, je ne savais pas quoi faire, quoi dire. Je ne savais même plus si c'était une bonne idée d'être venu. Je me retourne vers elle et j'observe son visage alors que les cendres s'effacent sans même que la nicotine prenne une autre place que dans ma main. Je ne peux pas lui mentir, et je le sais. Elle le saurait. Mais je n'ai pas vraiment de vérité. Mon regard se détourne alors que je me décide enfin à parler.

« C'est toujours aussi impressionnant de voir que tu me connais à ce point Aslinn. »

Parce que tu es là seule. Que mon propre frère n'a pas su reconnaître ma vérité de mes mensonges. Il ne reste plus que toi, qui voit vraiment à travers moi. Et je me demanderai toujours pourquoi.

« J'ai merdé, sur pas mal de choses. Et ça va me retomber sur la gueule violemment. Mais c'est pas comme si je l'avais pas mérité. Un rire jaune s'échappe de mes dents et la cigarette y prend finalement place, se donner du courage en se tuant un peu plus. C'est complètement stupide. Je ne sais même pas vraiment pourquoi je suis venu te voir tu sais. »

Mes yeux se relèvent vers elle, je me redresse, respirant l'air du monde comme si c'était la dernière fois avant de reprendre le regard lointain, fixant le chien, jouant innocemment dans ce jardin. Comme si la vie ne nous avait pas atteints. « Tu ne peux rien faire de toutes façons. Et je ne suis pas venu pour que tu fasses quelque chose dans tous les cas. Je crois que j'avais juste envie de te voir avant que tout tourne mal. »

J'aurais pu m'arrêter là, Aslinn aurait pu se contenter de ça, mes mots justifiaient largement mon état. Et pourtant je ne peux pas m'empêcher de continuer. Parce que je n'ai pas envie de lui mentir, de partir sur un non-dit. Parce qu'elle a peut-être une réponse à ces questions qui me prennent aux tripes. Je ne peux pas régler le reste de mes problèmes, peut-être que je peux m'enlever ce poids là. Je regarde la porte, me demande si Regan n'est pas loin avant de me lancer.

Peu importe après tout, c'est pas une irruption de sa part qui changera la donne. « Et puis, je dois t'avouer que ton colocataire me perturbe beaucoup. J'ai l'impression de l'avoir déjà vu. Et pas un sentiment faible ou un doute. Je suis vraiment sûr qu'il me dit quelque chose, sans savoir comment ni pourquoi. Je hausse les épaules avant de continuer. Mais vu que ça ne se fait pas trop de demander aux gens de raconter leur vie en détail quand on les rencontre, je ne suis pas très avancé. »

Je me tais une seconde, me demande si je dois vraiment dire ce que j'ai sur le bout des lèvres avant de finalement le laisser échapper. « Et puis, je ne sais pas si il est toujours comme ça, mais il semble vraiment nerveux en ma présence, ça n'arrange pas trop mon sentiment. »

Il pouvait tout entendre. Sortir à tout moment. Me couper, couper Aslinn avant qu'elle ne parle trop. Mais j'en étais certain. Cet homme avait quelque chose à cacher, me cacher. Et je ne savais pas quoi, mais je voulais le savoir. Tristement plus que tout le reste.

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MessageSujet: Re: Lost somewhere in outer space | (Liam, Aslinn)   Mar 24 Mai - 17:07


Liam la regarde, sa cigarette se consumant dans sa main sans jamais approcher de ses lèvres. Elle sait qu’il ne fume pas souvent. Lorsqu’ils se rencontrent, elle le voit plus volontiers avec un verre d’alcool à la main qu’une cigarette. Cela rend la situation plus étrange encore car Liam semble bouleversé, à sa façon, et il n’agit vraiment pas comme d’habitude. Il la regarde, vérifiant peut-être la gravité avec laquelle elle lui a posé la question, peut-être même vérifiant sa sincérité. Mais de ça, il ne doit pas en douter. Elle s’inquiète pour lui. Ces derniers temps, il s’est montré distant, plus qu’en temps normal et sa venue chez elle au lieu de lui téléphoner pour lui donner rendez-vous ailleurs en était d’autant plus bizarre. Elle sentait qu’il voulait lui parler de quelque chose mais qu’il lui était difficile de le faire et elle ne pouvait pas le brusquer. Cette montagne de testostérone risquait de se fermer comme une huître si elle agissait ainsi. Mais il lui fallait de la fermeté, parce-qu’au final il connaissait son caractère affirmé.

Elle connaissait, ça oui. Grâce à ses sens sans aucun doute car même s’il s’était ouvert durant leurs années d’amitié, elle se souvenait de ses gestes et habitudes, ce que quelqu’un de normal ne retiendrait qu’au bout d’une dizaine d’années, au mieux. Il avait merdé. Sur pas mal de chose. Elle le regarde se détourner pour lui avouer ça, comme s’il n’assumait pas, comme s’il avait honte de lui dire ça à elle. Vraiment ? Une pointe de colère fit surface. Oui, elle s’en doutait qu’il avait merdé. Mais il n’ajouta rien et la laissa dans l’expectative. Elle eut la sensation de ne pas vraiment reconnaître ce Liam-là, qui lui faisait face à cet instant. Mais elle se radoucit aussitôt parce-qu’elle comprend que Liam a vraiment des ennuis et qu’elle ne veut pas qu’il lui arrive quelque chose.

Elle éprouve un peu de peine lorsqu’il finit par rire et tirer sur cigarette nerveusement. Loin d’être de la pitié, elle éprouve de la peine à savoir Liam aussi malheureux parce-que malgré les apparences qu’il donne, ce n’est pas un mauvais bougre. Elle se rapproche et pose une main sur son épaule avant de le laisser continuer.

« Tu es venu me voir parce-que tu savais que je t’écouterais. » laisse-t-elle échapper. « Tu sais que tu peux compter sur moi, n’est-ce pas ? »

Elle essaye de le cacher mais les derniers mots de Liam la perturbent. Avant que tout tourne mal. Un mauvais pressentiment l’envahie et elle le regarde. Un instant à peine car il détourne encore une fois les yeux, le regard à présent vague. Elle resserre ses doigts sur son épaule pour lui montrer qu’elle est là. Mais il préfère déjà parler d’autre chose. Une préoccupation bien plus récente mais tout de même.

« Oui, il est un peu nerveux aujourd’hui. J’ai trouvé aussi. Mais tu sais, il a encore du mal à se remettre du décès de sa femme, alors ça lui arrive parfois d’y penser. Je ne sais pas vraiment où vous auriez pu vous croiser d’ailleurs. Tu sais, le gouvernement il s’en tient un peu à l’écart, il préfère rester tranquille. »

Oui, Aslinn croit dur comme fer à ce qu’elle lui dit de Regan. Mais en parlant, en essayant de rassurer Liam. Les zones d’ombres de l’existence de Regan lui apparaissaient avec une netteté sans pareille. Elle fronça les sourcils. Elle ne sait pas vraiment comment son colocataire occupe ses journées. Elle savait qu’il était journaliste par le passé et avait supposé jusque-là qu’il avait repris cette activité, mais il ne le lui avait jamais dit clairement. Pire même, ils n’avaient jamais eu une conversation vraiment sérieuse à propos du gouvernement et même si ça ne les empêchait pas de bien s’entendre et de s’apprécier sa confiance en lui en pris un léger (pour ne pas dire gros) coup.

« Regan est quelqu’un de mystérieux…. Je m’en rends compte…. »

Elle reste un moment silencieuse, perturbée par cette prise de conscience. Elle ne peut s'empêcher de lever les yeux vers la maison, sa maison tout autant que celle de Regan aujourd'hui et elle a l'impression de ne plus vraiment le connaître. Une ombre est venue effleurer ses sentiments envers lui, une ombre qui ne cessera de croître tant qu'elle n'aura pas éclairci l'horizon.

Flop revient vers Liam et elle à toute allure et saute dans une flaque avant de repartir vers le fond du terrain. Même le chien n'arrive pas à détourner ses pensées, sauf peut-être Liam et son inquiétude pour lui.
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Feuille de perso
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MessageSujet: Re: Lost somewhere in outer space | (Liam, Aslinn)   Ven 10 Juin - 5:26

Toujours dans cette phase de mal-être qui perdurait, j'espère qu'Aslinn pourra me donner des réponses. Et alors que je joue avec les peaux de mes doigts pour m'occuper et ne pas trop psychoter, la voix de la rousse s'élève doucement. C'est une hochement de tête en guise de réponse, évidemment, que je sais que je peux compter sur elle. Et l'inverse est tout aussi vrai. C'est pour cela que ma langue se délie rapidement et finalement, la renarde parle de son colocataire.

Loin d'être l'objet de ma venue, il en reste l'objet de conversation qui m'intéresse le plus pour le moment. Et j'écoute attentivement les mots qu'elle prononce. Confirmant mes doutes et tentant tant bien que mal de les justifier. Parce que la demoiselle est comme ça, bienveillante. Elle cherche à ne pas trouver de noir là où il ne peut y avoir que du blanc. La nervosité de Regan n'est pas anormale, c'est ma position qui le met dans cet état. Sur l'instant, un rictus se dessine sur mes lèvres. J'ai failli lui dire que je ne me m'étais pas présenté en tant que Ministre, cependant, quelqu'un qui sort un peu le nez de son nombril a eu vent de mon nom ou de mon visage, et l'homme qui se trouve dans la maison a eu les deux à disposition. Mais si la justification de la douce est sensée, elle ne me paraît pas complète. Je lui souris doucement et rétorque d'un air un peu joueur, du peu qu'il me reste.

« Je fais si peur que ça ? Pourtant, j'ai un souvenir très clair d'une renarde pas fana du gouvernement qui ne m'a pas trouvé si effrayant que ça, et tout ça, en ayant mon CV quasiment dans les mains. J'ai une bouteille de Jurançon pour le prouver. » Je passe les mains sur mon visage suite à ma remarque et mon sourire s'efface doucement. Cette histoire me tracasse, comme si il existait quelque chose, quelque part, tout au fond de moi, qui avait la réponse. Mais que cette réponse était tellement lointaine, tellement dans la pénombre que je ne pouvais pas l'atteindre.

Peu importe combien j'essayais. Je ne parle pas plus que ça, ne relance pas de conversation. La présence d'Aslinn me laisse suffisamment à l'aise pour rester dans mes pensées sans un mot de plus. Mais c'est finalement elle qui ouvre la bouche pour reprendre une remarque sur son colocataire. Son air perplexe me fait tourner les yeux sur elle. Déposant une main sur son épaule, c'est un sourire sincère qui se dessine cette fois-ci sur mon visage, et alors que je soutiens son regard, je lui dis cette fois-ci d'un air doux.

« Tout le monde l'est, ma renarde. Tout le monde. Ne prends pas ma parano pour te faire des idées. Objectivement, il semble prendre soin de toi. Je me fiche complètement qu'il soit capable de poser des bombes dans les locaux de mon bureau, tant qu'il te protège du monde. Et il a l'air de tenir à toi, vraiment. »

Je soupire. Mes mots étaient sincères mais m'arrachaient une partie de cœur qu'il me reste. Parce que je ne suis pas capable de la protéger, et qu'à l'avenir, je suis sûr de l'être encore moins. Je ne sais ni quand, ni comment. Mais bientôt. Et le fait de savoir que quelqu'un tient suffisamment à elle pour mentir sur toute la ligne pour la protéger me rassure. Peu importe mon instinct envers ce dernier. Ce n'est pas moi qui compte, c'est elle, et sa sécurité. Et ce Regan semble capable de la maintenir.

Le chien qui vagabonde face à nous me fait sourire un instant, et alors que je regarde Aslinn perdue dans ses pensées, je réalise que peu importe ce que je peux penser de lui, c'est au final à Regan que je dois parler. Peu importe l'issue de la conversation, pour Aslinn, je dois m'assurer qu'il ne peut pas lui faire du mal, encore plus maintenant qu'il m'a vu dans l'équation. D'un commun accord, nous rentrons avec le chien bien défoulé. Et alors qu'Aslinn s'éloigne pour faire je ne sais quoi, je me dirige vers Regan, dans ce salon qui me fascine toujours autant par sa composition.

Attentif aux bruits de pas de la renarde qui risque sans doute de nous rejoindre je demande simplement à l'homme. « Vous voulez bien me servir une tasse de café ? » Le sourire qui accompagne ma phrase est tendre, pour une fois sans ce petit quelque chose qui cherche un sous entendu ou autre. Je continue, posant mes iris brunes dans les siennes. « Je pense que nous devons parler, vous et moi, seul à seul, pour Aslinn. Ça me semble important. »

Je ne sais pas si il a entendu un bout de la conversation, mais peu importe. Il doit bien se douter que j'ai posé des questions à sa colocataire dans tous les cas. Et que ces fameuses questions amenaient au mystère sur lui, et à ma propre position. Alors j'étais prêt à la jouer sans langue de bois. Ce n'était pas pour ce qu'il me restait à perdre de toutes façons. Je devais savoir qu'elle serait en sécurité le jour où cette épée de Damoclès me tombera sur le coin de la figure. Et ce, peu importe mon sentiment fort envers Regan, pour Aslinn, j'étais prêt à le mettre de côté.

_________________

SOUND OF SILENCE
Hello darkness, my old friend. I've come to talk with you again because a vision softly creeping left its seeds while I was sleeping and the vision that was planted in my brain still remains within the sound of silence. In restless dreams I walked alone narrow streets of cobblestone 'neath the halo of a street lamp I turned my collar to the cold and damp when my eyes were stabbed by the flash of a neon light that split the night and touched the sound of silence.
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Lost somewhere in outer space | (Liam, Aslinn)

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