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 Lost somewhere in outer space | (Liam, Aslinn)

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MessageSujet: Re: Lost somewhere in outer space | (Liam, Aslinn)   Dim 12 Juin - 20:20


L’immobilisme s’étiole au gré des pas qui résonnent, s’éloignent et laissent la trace de leur souvenir dans la pièce. Le fantôme de présences à présent lointaines. Une nouvelle crampe vient se briser contre le ventre, déchire les méandres d’une carcasse en proie à la perdition. Le crâne se fend, se morcèle sous le joug des élans douloureux qui n’ont de cesse de se fracasser contre les parois. Jusqu’à lors pressées contre les tempes, les phalanges se contractent et abandonnent la lutte. Brusquement, Regan se lève, la main plaquée sous son nez, cherchant à masquer le sang qui s’en extirpe. C’est une souillure gênante, la manifestation affreuse des ruines qui tapissent l’intérieur de son être. Les cassures qui ne parviennent pas  à se refermer, l’immortel d’une plaie à jamais béante. Le français souffle, ravale la colère que cette faiblesse fait grouiller sur sa peau et traîne sa charogne jusque dans la cuisine, dont il ferme la porte du bout du pied. Penché au-dessus de l’évier, la respiration en déroute, l’insurgé ferme les paupières pour ne plus voir les tâches sombres qui s’apposent au fond de la cuve. Les phalanges se pressent plus avant contre l’injure. Elle glisse sur la pulpe de ses doigts, s’enroule autour du poignet et vient se lover dans le creux de ses lèvres. Le sang n’est qu’un morceau d’amertume qu’il est aisé d’effacer. Ce qui est en train de lui lacérer l’estomac est la pire manifestation de sa douleur. Sa main libre s’agrippe au plan de travail alors qu’il se penche encore un peu plus en avant, comprime les organes en feu pour endiguer l’incendie. L’empêcher de se répandre dans les moindres recoins de son être afin de ne pas s’embraser. L’inconfort s’exalte dans ses soupirs, le mal en tyran impérieux dans les veines. Dans un froncement de sourcils, le français s’enlise encore un peu plus dans son aveuglement. A la manière d’une tempête dont le ressac se heurte contre les récifs, les crampes et le sang s’effacent aussi soudainement qu’ils ont pu se manifester. Ce n’est qu’une question de minutes. De longs instants de douleur pure, le vide de l’âme soudain rempli par une entité trop imposante pour se voir comprimer dans un corps trop petit pour elle.

Dans un dernier soupir, la crise s’étiole. Elle se dissipe et ne laisse dans le corps que du vide en souvenir de sa présence. De la faiblesse dans ces jambes qui tremblent et menacent de se briser sous le poids pesant sur elles. L’accroche contre le meuble reste pressante, quand de l’autre main, Regan ouvre le robinet et nettoie l’injure sombre. L’écarlate invisible à ses yeux tourbillonne dans le fond de l’évier et s’efface de sa main. Seul dans sa tourmente, il sursaute lorsqu’un aboiement de Flop s’écrase contre ses tympans. Trop proche pour provenir de l’extérieur. De la panique au cœur, l’insurgé se presse d’effacer les stigmates de la tempête et s’efforce de rester droit sur ses jambes trop frêles. Il se redresse et ce simple geste lui fait voir l’ampleur de la catastrophe qui a eu lieu sous sa peau. La fatigue n’en est devenue que plus forte, intense, elle vrille les sens et engourdi le cerveau. Les paupières cillent, chassent l’inconfort alors qu’il pénètre dans le salon pour se faire accueillir par le ministre. Ce n’est qu’un murmure, à peine perceptible au milieu des bourdonnements qui hurlent dans ses oreilles. Il se perd le temps d’un soupir dans un immobilisme étrange, avant de comprendre la requête et de retourner dans la pièce qu’il vient de quitter, l’homme à sa suite. D’une main malhabile, Regan sert une tasse de ce café extrêmement fort qu’il est le seul à boire. A supporter, habitué au café de son siècle, l’or noir dans sa forme la plus brute. « - Il est extrêmement fort… » L’avertissement se brise dans un soupir fatigué. Les pupilles se font fuyantes, trop épuisées pour seulement prendre la peine de s’engager dans une lutte avec celles du Ministre.

L’importance de la discussion lui échappe. Parce qu’il vit avec la renarde depuis des années maintenant et qu’il n’a jamais été question de passer un concours d’admission auprès d’un parfait inconnu. Les sourcils se froncent, froissent le front du résistant. La contrainte le dérange, appose sur ses traits le tiraillement d’une gêne qui s’accroit. Elle pousse les doigts à s’accrocher une nouvelle fois contre le bord du mobilier, en renfort pour éviter la chute. « - Ecoutez, je ne demande rien à personne. J’ignore ce que vous pouvez croire ou imaginer à mon sujet. Il n’y a rien entre Aslinn et moi, si c’est là le but de la discussion. Elle est comme une sœur à mes yeux. » Sa voix se perd dans les graves. Prisonnière de sa trachée, elle ne parvient pas à s’en extirper comme elle le devrait. « - Elle avait besoin d’un toit, j’avais besoin… D’aide, c’était le meilleur arrangement que l’on pouvait trouver pour tous les deux. » Regan hausse légèrement l’épaule. De la désinvolture pour dissimuler le malaise. Les mots et le cœur qui butent sur un morceau de phrase. L’évocation de sa destruction, ces heures sombres qui lui collent à la peau et qui le hantent. Rose, dont la présence reste encore affreusement présente dans cette maison. « - Il n’est pas dans mes habitudes de m’immiscer dans la vie des autres, si elle a besoin de moi, elle sait où me trouver. Et je l’aiderai, sans sourciller. Je comprends vos inquiétudes mais Aslinn est adulte, et suffisamment censée pour savoir quoi faire de sa vie. » Dans un battement de cil, le regard se pose alors sur Liam. De la glace dans le timbre, de la froideur dans les gestes. La retenue et le flegme, étiolés par le supplice qu’il a subit un peu plus tôt. Morcelés sous les assauts de la fatigue.

« - La journée a été éreintante, je ne m’attendais pas à recevoir de la visite ce soir. Je suis navré, Liam, mais j’ai bien peur de ne pas pouvoir tenir cette conversation. Si vous voulez bien m’excuser. » L’ébauche d’un infime sourire s’appose sur ses lèvres. Un léger hochement de tête en guise de salut éphémère et Regan tire sa révérence sans attendre. Laisser planer le silence reviendrait à prolonger l’instant. L’épaule effleure celle de l’autre homme alors qu’il quitte la cuisine, Flop sur ses talons. Le chien bouscule, se rue contre les jambes de son maître en grognant. Laborieuse avancée qui les mènent jusqu’à l’étage, dans cette chambre qu’il a un jour partagée avec son épouse. Ce sanctuaire où le temps s’est figé mais où il ne subsiste plus que le vide de l’absence. La place inviolée dans le lit, l’espoir au cœur qu’un jour peut-être, l’orpheline reviendra s’allonger à ses côtés. Regan referme la porte derrière lui et s’y appui. Le dos contre le panneau, le regard perdu dans la contemplation de sa solitude. Le morceau de cœur arraché, l’âme profanée. Le Ministre en pensée parasite, il sait que les doutes continueront de creuser sa tombe. Les regards ont été trop pesants pour que Lyn soit en sécurité à présent. Il soupire et va s’allonger à sa place, tournant le dos au vide à côté de lui. Flop le rejoint, ratant le matelas au premier bond. Seconde tentative se soldant par une victoire, l’animal turbulent vient alors se rouler en boule contre le ventre de son maître, le museau en appui contre le bras. L'instant de calme éphémère, l'animal offrant son affection bien trop rare pour redonner un peu de vigueur à ce cœur en lambeaux.

_________________
❝ Naufragé dans la nuit

On s'achète on se vend. Au vent des hémisphères. On se jette, on se prend contre un peu d’éphémère. Sur l'étoile d'argent, le cerveau, la chair. Faudra choisir un camp. L'obscur ou la lumière.
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MessageSujet: Re: Lost somewhere in outer space | (Liam, Aslinn)   Lun 27 Juin - 18:13


A regarder le visage de Liam, j’avais un mauvais pressentiment. Ses traits étaient tirés, probablement à cause d’un sommeil agité et peu reposant. Ses sourcils froncés semblaient vouloir se rejoindre de façon inhabituelle. Et son regard. Par-dessus tout. C’était son regard qui me faisait le plus peur. Il exprimait l’appréhension, la douleur, le ressentiment, la tristesse, l’inquiétude… Toutes ces choses qui ternissent la vie et la peignent de nuances de gris au lieu d’y déceler les quelques couleurs que l’on y trouve en temps normal.

J’étais témoin de cela. De son mal-être. Et j’étais apparemment incapable de lui apporter le moindre soulagement alors que j’en étais consciente. Si j’avais voulu le prendre dans mes bras, contre mon sein pour le rassurer, lui chuchoter que tout irait bien, ce n’était pas comme ça que ça fonctionnait entre nous et je n’étais moi-même pas à l’aise avec ces élans maternels qui me poussaient vers lui. Et ça me faisait mal de le voir comme ça. Ça me faisait mal de ne rien pouvoir faire parce-que s’il s’était ouvert un peu à moi, il me cachait toujours des choses. J’étais inquiète. Plus que de mesure. Et ce court entretien avec lui n’avait absolument rien pour me rassurer, bien au contraire. Et ça me tue qu’il se soucie de ma sécurité alors que c’est la sienne qui semble la plus compromise à l’heure qu’il était. Il y avait de quoi se mettre en rage, mais je ne me mettrais pas en colère, ce n’était pas le moment.

Pour le moment, c’était mon colocataire qui le préoccupait même s’il semblait apprécier qu’il prenne soin de moi. Enfin, tout était relatif. Regan était une personne trop distante, tout comme moi, pour dire que l’on prenait ouvertement soin l’un de l’autre. Tout ça se passait plus de façon subtile. Une douche déjà chaude ou un croissant laissé sur la table à côté d’un café fumant, un livre laissé traîner négligemment devant la porte d’une chambre et une présence réconfortante, une oreille à disposition dans les moments les plus déprimants. C’était ça, Regan et moi. Moins de taquineries qu’avec Liam, beaucoup moins. Plus d’élégance et de douceur, de subtilités et parfois de caractères de cochon. Il faut bien le reconnaître, vivre avec quelqu’un n’est pas tous les jours évident, même si l’on aime vraiment cette personne, même si l’on sait que cette personne cache des choses.

Car j’avais bien pris conscience d’une chose aujourd’hui, c’était que Regan n’était pas celui qui laissait paraître et cette constatation avait blessé mon ego. Moi qui croyais que l’on se connaissait plutôt bien. Je l’admets, chacun a son jardin secret, moi la première. Mais là, j’avais pris conscience que le jardin secret de Regan devait faire le double, voire le triple du mien. Et quelques part, ça m’attristait. Je pensais qu’il me faisait confiance. Je lui avais accordé la mienne, en tout cas bien plus qu’à beaucoup d’humain que je côtoyais et je pensais cela réciproque. Il semblait bien que non.

Liam ne me disait pas tout. Pas plus que Regan. Le constat était flagrant. Et douloureux.

Je regardais Flop gambader autours de nous avant de décider qu’il avait suffisamment prit l’air. Un regard à Liam me confirma que l’on rentrait nous aussi. Mais je n’avais pas envie de passer du temps entre les deux individus que je ne connaissais pas si bien que ça. J’avais besoin d’avaler l’amertume qui m’avait envahie et de m’isoler un peu.

« Je crois que j’ai besoin de prendre une douche. Mon escapade dans les bas-fonds pour trouver ces livres a été très poussiéreuse. Je te laisse avec Regan. »

Elle sourit malgré tout. Un beau sourire comme elle savait les faire, masquant toutes émotions, son bouclier magique. Et elle l’embrassa sur la joue avant de monter à l’étage prendre une douche.

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