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 Shoot and run (.Moïra)

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MessageSujet: Shoot and run (.Moïra)   Mer 20 Avr - 22:06

SHOOT AND RUN

feat Moïra Everett & Aleksi S. Lenaïk
Happy hunter, ripe fresh kill. On to the next one, gotta chase the thrill. You gotta chase the thrill. If you wanna have fun you gotta shoot and run. Leave it fleeted all behind. Life's too short not to take risks. It's a job well done. If you speak its language. It will do the rest. A little too soon. she put it to the test.


« - Tu nous prends pour le cimetière du coin ou quoi ? T’veux qu’on en fasse quoi de tes machins ? » L’accueil que l'on me réserve ne m’étonne qu’à moitié. J’ai déjà tellement rechigné à venir ici que devoir subir les remontrances d’un parfait imbécile me conforte dans mon envie de me tenir le plus éloigné possible de cet endroit. Je ne suis là que depuis quelque pauvre minute mais déjà l’inconfort me gagne. Le Bones dans tout ce qu’il a de plus ignoble. Je m’efforce de rester focalisé sur le type et ma livraison. Eviter de me perdre dans la contemplation de l’endroit pour ne pas être la cible de ces violents frissons d’inconfort et de répulsion. Le vigile se remet à examiner les corps sous les sacs mortuaires. Il s’improvise professionnel et ce qu’il voit n’a pas l’air de lui convenir. Pour avoir moi-même procédé aux examens, je le rejoins dans son mécontentement. Des victimes de l’épidémie. Décharnées, les trois pauvres corps ne seront d’aucune utilité pour la propriétaire des lieux et ses adorables combats. Trois horreurs qui ne croiseront pas la route de Kyran. Si je m’obstine à ne pas vouloir accomplir ma part du contrat, c’est par peur de retomber dans les filets du Gouvernement. Etre à nouveau la victime de cette justice détestable et totalement arbitraire. C’est pour Lui aussi. Pour ne pas le voir revenir couvert de sang et de plaies. Je ne suis pas le seul à alimenter la machine, j’en ai parfaitement conscience. Mais limiter la nécrose, ne serait-ce qu’en privant le club de quelques corps, allège le poids dans ma poitrine. Redonne à l’étiquette de légiste sa dorure, au lieu de n’être qu’un simple marchandeur de cadavres.

« - C’est tout ce que j’ai, je ne peux pas faire mieux. » Le mensonge s’extirpe de ma bouche avec une étonnante facilité. Empli d’une honnêteté un brin naïve à laquelle vient s’accrocher une expression navrée. Le jeu d’acteur n’en devient que plus parfait à chaque nouveau mensonge. Plus aisé d’offrir une nouvelle vérité à ceux qui ne savent pas. Il ignore le contenu des chambres froides de la morgue. Ne sait pas ce que je peux voir passer. Les corps qui s’amoncèlent depuis le début de l’épidémie de Peste. Si les décès causés par la maladie ont commencés à se faire plus rares, les autres eux, continuent d’alimenter les sacs noirs et les dossiers mortuaires. Ceux que j’ai pu offrir à mon interlocuteur pendouillent lamentablement dans sa main alors qu’il contemple à nouveaux les sacs. Incapable de savoir qu’elle attitude adopter. Je reste impassible, me force à ne pas laisser transparaître mon trouble. Cette gêne qui me prend à la gorge dès que je m’aventure trop près de ce lieu qui me rebute presque autant que sa propriétaire. Les picotements dans les membres, et le regard qui ne peut s’empêcher de finalement se poser sur le décor alentour. J’ai beau essayé de comprendre, rien n’y fait, ce qui peut attirer dans cet endroit reste un parfait mystère pour moi. Le simple fait de savoir que des mort-vivants se trouvent enchaînés quelque part entre ces murs me fait frissonner d’angoisse. « - Ca va pas plaire à la patronne ça… » Je me mords la langue pour ne pas répondre. Ne pas lui cracher à la figure que ce n’est pas mon problème et que ma part du contrat a été rempli. Pas aussi bien que prévu, mais remplie malgré tout. « - J’ai besoin d’une signature par contre. » Le type me regarde comme si je venais de sortir la blague du siècle. Mon aplomb se cisèle et le regard se fait fuyant. Partir de suite avant que la situation n’empire serait une bonne solution. Je finis par m’y résoudre, m’apprête à le faire savoir à mon interlocuteur mais ce dernier me devance.

« - Je peux pas accepter ça. Je vais chercher la patronne. » L’angoisse doit se lire sur mon visage, mais l’autre est déjà en train de s’éloigner. Me voilà seul au milieu d’une pièce qui m’indispose presque autant que ma cellule pouvait le faire. Planté là, l’attente me semble insurmontable. Je n’ai aucune envie de me retrouver face à Moïra. Parce que sa présence me dérange, exacerbe mon irritation et tiraille mes nerfs. Parce que je suis incapable de courber l’échine devant elle comme je devrais pourtant le faire. Elle n’est rien à mes yeux. Ou du moins rien qui se rapproche d’une supérieure. Une menace tout au plus. Un pion qui se rajoute à une équation qui fonctionnait parfaitement bien. Avant de s’effondrer. Je sais que c’est temporaire, mais la tournure que peut prendre la chose laisse penser qu’elle va s’éterniser. Elle n’apporte rien de bon, aux affaires comme à Kyran. Je me crispe, serre les dents et triture nerveusement mes doigts. La fuite est de loin la solution facile. Ce ne serait que remettre à plus tard l’inévitable. Une conversation qu’il serait temps d’avoir afin de faire comprendre à la rousse que je n’ai plus l’intention de faire office de fournisseur. Abandonner les risques inutiles, redevenir un simple légiste et arrêter de falsifier des documents susceptibles de tomber entre les mains de sbires du Gouvernement. A défaut de pouvoir fuir ce lieu, je finis par extirper une cigarette de ma veste. L’allume difficilement à cause de la nervosité qui me ronge les doigts puis parvient enfin à la glisser entre mes lèvres pour me remplir les poumons de nicotine. Et d’un calme qui se dissipera dans un nuage de fumée blanche.

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MessageSujet: Re: Shoot and run (.Moïra)   Jeu 28 Avr - 19:28


« You better run. »

shoot and run
Aleski & Moïra

Moïra sait, à l'instant où elle entend l'escalier grincer sous les pas lourd d'un homme arrivant, que quelque chose ne va pas. Personne n’empruntait cet escalier. Si ce n'est-elle. Il servait à rejoindre la librairie depuis l'intérieur du Bones et bien sûr, descendre au Bones depuis la librairie. Et puisqu'il donnait accès à sa vie privé, il était logique qu'elle en soit la seule utilisatrice. Alors l'homme s'arrêter sur la dernière marche, hésite puis toque à deux reprises contre la porte. Il ne demande pas d'ouvrir, il fait juste savoir sa présence. Et de l'autre côté de la porte, il hausse la voix suffisamment pour se faire entendre à travers celle-ci. « Patronne ? Moïra lève enfin son nez de son livre. Le légiste. Il est en bas. » Le silence incertain qui émane de la porte fait pression sur l'employé. Les relations houleuses entre la patronne et le médecin légiste ne sont pas un secret. Et sa récente disparition n'a rien arrangé à l'humeur de la rouquine. Il trépigne, s'agite puis finit par lâcher la bombe. « Vous feriez mieux de descendre. »

La couverture de son livre claque. Son visage si apaisé vient de se refermer en même temps que ce livre dans lequel elle prenait plaisir à tout oublier. Assise, jambe croisée, derrière le comptoir de sa boutique, elle se laisse un temps avant d'aller affronter ce qui va suivre. Le simple fait qu'elle entende parler de la présence de LenaÏk veut dire que quelque chose ne va pas. Sinon son employé aurait déjà pris les corps en charge sans qu'elle ait à le croiser. Au risque de créer d'autre tension. Mais à croire qu'elles étaient inévitables. Moïra se reprend. Elle efface ses craintes qui marquent son visage, s'humecte les lèvres au lieu de les mordre et ramène ses mèches derrière son oreille. Ses talons claquant contre le parquet annoncent son arrivée. Elle déplisse sa robe puis franchit le pas de la porte.

« Je vous ai déjà dit de ne pas amener les corps jusqu'ici. Des gens boivent  ici, pour l'amour de dieu. » A peine descend-elle les escaliers qu'elle se doit de remettre de l'ordre. Elle n'a pas besoin d'exprimer un ordre plus clair pour que les sacs mortuaires soient ramené loin des tables. Elle s'avance avec cette habituelle habitude de tourner ses bagues autour de ses doigts. « Vous pouvez rester Aleski. Vous n'avez rien d'un cadavre, non ? » Après tout, lui et l'humour morbide, ça le connaissait. Elle hoche la tête, souriante, alors qu'elle n'en pense pas moins. Elle n'avait pas besoin d'aller voir ses l'intérieurs de ces sacs pour savoir qu'ils étaient périmés. Décomposés. Inutiles. Comme lui. Moïra est arrêtée à quelques mètres, droite, fière et calme. Pourtant elle s'agite sur sa bague. « Vous vous êtes déjà battu avec un mort Aleski ? Je veux dire... Un vrai mort, un de deux qui ne se réveille pas. Un cadavre désarmé, inanimé. Un corps frêle, si ce n'est maigre ou amputé. Est-ce que vous vous êtes déjà battu contre ça ? » La rouquine lève enfin son regard vers lui quand il lui pose une dernière fois la question. Le silence demeure. Puis elle se met soudainement à rire, un rire léger, qui soupire à moitié. Et elle répond à sa place. « Non. Parce que c'est absurde. Parce que vous êtes déjà gagnant et que vous n'avez rien à prouver. » Il était inutile de préciser que les combattants qui se jetaient dans la fosse, gladiateur d'un soir, le faisaient pour se prouver des choses. Le plus souvent pour se sentir vivant. Le temps d'un instant. « Alors pourquoi m'amenez-vous que des perdants ? » Et cette fois, elle désirait une réponse.



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MessageSujet: Re: Shoot and run (.Moïra)   Dim 1 Mai - 20:01


L’attente se brise contre les récifs de mon inconfort. La nicotine qui se rue joyeusement dans mes poumons n’y fait rien. Elle apaise pour mieux faire revenir les picotements sous la peau. Comme un pansement qu’on s’efforce d’arracher rapidement pour limiter la douleur. Le stratagème qui fonctionne sur l’instant avant que l’explosion ne se fasse dans un sursaut. En surconsommation de tabac, une seconde cigarette vient suivre la première qui meurt dans un mégot écrasé à la hâte dans un des cendriers gentiment posés sur une table à proximité. Je m’efforce de couver du regard mes cadavres. Comme si j’avais peur de les perdre, de les laisser là pour les retrouver dans un état encore plus lamentable que celui dans lequel ils se trouvent déjà. J’ai honte, d’être un rouage d’une machine aussi détestable. D’alimenter un commerce qui se joue et se moque du respect que l’on est en droit d’attendre envers les morts. Parce qu’il n’y a plus de règles dans ce monde en ruine. Parce que la plupart des morts se relèvent pour errer sur leurs jambes chancelantes. Je suis la résultante d’un de ces dommages effarants. La contre-attaque d’une normalité qui n’existe plus, pas même dans les recoins de mon pauvre cerveau pourtant bien cartésien. Nouvelle bouffée de fumée grise, les volutes s’élèvent vers le plafond, s’y écrasent en faisant alors écho aux talons qui s’écrasent contre le sol. Des frissons me lacèrent l’échine, dégringolent joyeusement jusqu’à mes reins. Les nerfs se tirent et se relâchent d’un seul coup. Comme de vulgaires élastiques. Ce simple bruit annonciateur de la mise à mort de ma solitude irritante, me plonge plus encore dans un état de nervosité malsain.

L’ordre claque dans le silence, et déjà l’emploi modèle s’exécute. Ma gorge se serre lorsque les sacs s’éloignent. C’est tellement stupide de se sentir à ce point concerné par des êtres en train de pourrir. De laisser les noms et les soupirs de la vie continuer d’exister malgré le froid affolant de la chair. Inconsciemment, mes pieds se décollent du sol, me poussent vers la sortie. Un pauvre pas, à peine esquissé et déjà réduit à néant par la voix de la maîtresse des lieux. « - C’est un point de vue comme un autre. Peut-être en suis-je un au fond. » Il n’y a pas à creuser bien loin pour discerner la mort sous le haussement d’épaule qui accompagne la réplique. Rongé par la vermine de l’intérieur, le parasite s’accroche sans savoir s’il va pouvoir survivre une journée de plus ou non. A se nourrir de la vie des autres, le cadavre qui se remplit de vent pour mieux vaciller à chaque nouvelle bourrasque. Son sourire me tape sur les nerfs. Je le lui rends, avec toute l’hypocrisie du monde. Appose sur mon visage la sympathie sournoise du petit employé pas si modèle que ça. La question me prend de cours. Je relève le menton, la cigarette se froisse entre mes doigts et me voilà contraint de la fixer avec incrédulité. C’est ridicule. Affreusement absurde. Et le rire qui répond à cette aberration me cisaille les nerfs. Je me crispe dans un spasme, tire sur ma cigarette et détourne le regard. « - Se battre avec un de ces morts-vivants est tout aussi absurde. Il n’y a aucun intérêt à se moquer de ceux qui ont vécu de la sorte. » Je m’étrangle dans ma propre trachée, coince les mots contre les tissus en fusion pour éviter de voir ma langue se délier. La course contre mes propres pensées, devancer celles qui pourraient tout faire déraper pour rester dans le couloir de conduite. Avec elle plus qu’avec n’importe qui d’autre, je m’oblige à contrôler mes paroles. Mesurer les syllabes et les virgules pour ne pas m’aventurer en terrain miné. Parfois avec succès. Et de temps à autre, quelques accidents viennent noircir le tableau.

Je ne lui amène que des perdants pour ne pas voir un certain gagnant rentrer couvert de sang et de plaies écœurantes. Parce que j’ai souffert, et souffre encore, de cette mort qui se moque et qui mord. Elle ne sait rien de cette faim hideuse qui dévore de l’intérieur. De tout ce mauvais qu’elle injecte dans le corps et qui se distille à chaque battement de cœur. « - J’apporte ce que je peux décemment faire sortir de la morgue sans courir de risque. Vous avez conscience des risques que j’encours pour alimenter votre petit commerce ? C’est mon travail, ma vie que je risque pour vous offrir des gagnants et voir les pauvres imbéciles qui viennent ici se faire déchirer le corps. Je n’ai pas envie de prendre de tels risques pour une cause aussi futile. » Je le lâche dans un souffle amer. Ma vie est une suite d’hésitations et d’absurdités. J’ai trop effleuré la flamme pour ne plus en sentir la brûlure à présent. Il n’y a qu’une seule personne pour laquelle je serais capable de retomber sans sourciller, et malheureusement, la rouquine face à moi n’est pas cette personne. Elle est un intermédiaire qui ne vaut pas la peine d’apposer son nom sur la liste déjà longue de ceux qui iront abreuver le sable de l’arène.

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MessageSujet: Re: Shoot and run (.Moïra)   Dim 15 Mai - 1:29


« You better run. »

shoot and run
Aleski & Moïra

Dans un excès de violence, Moïra lui ferait bouffer sa cigarette. Elle l'enfoncerait suffisamment pour lui brûler la gorge et étouffer tout ce qui pourrait en sortir. Elle ne voulait plus l'entendre. Elle ne voulait plus le voir ici. Si ce n'est dans la fosse du Bones, en tant que zombie, pas en tant que combat. Mais le calme inhabituel du bar lui rappelle qu'elle n'est rien de tout cela. La rouquine sait sourire au pire. Elle sait faire face aux tornades. Alors pourquoi éprouvait-elle tant de mal à se retrouver devant Aleski ? Cet homme la déshabillait, et pas comme le voulait. Seul son voile d'impassibilité la sauvait. Sourire et sang-froid, c'était tout ce dont elle avait besoin. Alors Moïra rit à nouveau, dans un soupir moqueur qu'elle essaye néanmoins de contenir. « D'où vous viens cette soudaine... empathie pour les morts et ce qu'ils deviennent ? » Il était bien trop tard pour se soucier de tous les corps et âmes déchus qu'il avait offerts au Bones. Avec ou sans son aide, ils continueront à aller-et-mourir ici. Même si, sa présence rendait les choses tout aussi compliqué que s’il avait été absent. L’un dans l’autre, la gérante se trouvait dans l’impasse. Elle ne pouvait tout confier à Grayson, aussi efficace pouvait-il être.

Vint soudain l’heure des excuses et des reproches. Elle moque sincèrement du degré de sincérité de ses paroles. Il pouvait éprouver les pires difficultés du monde que sa compassion resterait au même point mort. Ce sentiment n’avait pas sa place dans la part du marché. Il pouvait tomber qu’elle le laisserait tomber seul. Imposer la loi du chacun pour soi lui permettait d’être constamment sur ses gardes. Non, ce qui embête vraiment Moïra c’est qu’elle a déjà entendu ce discours. La plus part des employés ou personnes avec qui elle avait pu travailler listait les mêmes choses. « Tout le monde prend des risques quand il met un pied au Bones.  Ça m’a semblé tellement logique que je n’ai pas pris le temps de faire une pancarte d’avertissement à l’entrée. » La rouquine hausse les épaules, aussi désolée que désintéressée. Elle tourne les talons et quelque pas plus loin elle se tient derrière son comptoir. Derrière elle se tient plusieurs rangé de bouteille plus ou moins pleine, toute au contenu différent. Elle sait pourtant exactement laquelle d’entre-elle l’intéresse. Un Bordeaux qui trouvait rarement preneur. « Alors pourquoi avez-vous franchis le pas de ma porte ? » Les deux verres à pied clinquent entre ses doigts fins, deux verres qu’elle ne destinait pas forcément à eux deux. Mais elle remplit seulement le sien. Le deuxième verre à pied restant vide. Vide comme l’implication du légiste.

« C’est bien ça qui me pose problème avec vous, Lenaïk. » Son cœur s’accélère mais tout le reste demeure indéniablement calme. Le vin tourbillonne contre les parois en verre, admiré par les yeux verts de la rouquine. « Vous aviez disparu. Envolé, capturé ou apeuré, je m’en moque bien. Le fait est que vous n’avez pas rempli votre part du contrat pendant tout ce temps. Je me suis débrouillée sans vous. Difficilement mais je l’ai fait et j’aurais continué si vous n’étiez pas revenu. Mais aujourd’hui vous revoilà, avec de la piètre marchandise de surplus. Le vin se calme au fond de son verre. Alors pourquoi êtes-vous là ? Vous m’aurez épargné cette conversation et vous, de prendre vos soi-disant risques. » Elle brise son sérieux pas un sourire parce qu’elle tente d’anticiper ses réponses. « Je n’ai jamais tué les lâches vous savez. Du moins, pas encore. »


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MessageSujet: Re: Shoot and run (.Moïra)   Sam 21 Mai - 16:30


Il est trop tard pour alléger ma conscience. Loin d’être stupide au point de croire qu’un abandon pourra tout effacer. Ce n’est qu’une maigre tentative pour effacer les dernières tâches qui viennent recouvrir mon âme en perdition. Arrêter la nécrose avant qu’elle ne devienne complète. Ne plus trembler de crainte à chaque  formulaire qui se rempli, ma signature apposé au bas de la page. Les identités qui changent et s’interfèrent pour limiter les interrogations et les ennuis. Tôt ou tard, ils finiront par savoir. Que les morts sont devenus une nouvelle sorte de trafic. Que ces créatures que la milice traque, errent dans une bâtisse du cœur de la ville. La moindre erreur, la moindre inattention et elles pourraient aisément s’échapper. Semer la terreur dans les rues grouillantes de cette capitale ridicule. Changer le reste du monde en des êtres abominables. La même engeance que celle que je peux être. Des frissons me lacèrent l’échine quand un dégout évident vient se poser sur mes traits le temps d’un souffle. « - Elle a toujours été présente. Ma dernière rencontre avec le Gouvernement n'a fait que la renforcer. » Je le lâche dans un soupir amer. Les dents serrées pour ne pas laisser trop d’informations s’en échapper. Elle ne mérite pas de savoir. Pourquoi je n’ai pas pris la peine de lui fournir de quoi alimenter son commerce. A demi-vivant dans une chambre d’hôpital, mon salut uniquement dû à une employée de l’arène. La convalescence difficile dans un studio miteux avant de réaliser qu’il était temps de faire preuve de cette prudence qui me fait défaut depuis toujours. Au moins le temps que tout se tasse. Atténuer les bavures pour disparaître du champ de vision de cet œil qui n’a de cesse de se poser sur ma nuque. Paranoïa latente qui me pousse à voir le Gouvernement sur chaque visage. La méfiance et la suspicion dans chaque œillade. L’arrestation dans les gestes trop brutaux pour être considérés comme communs.

Je scrute d’un regard plus sombre que je ne le voudrais son manège. Le verre qui se remplit d’un liquide dont la teinte se rapproche étrangement de celle de mon sang. Le désintérêt qui suinte du moindre de ses gestes, de ces mots qui s’extirpent de ses lèvres et dont sa seule voix me retourne l’estomac. « - De son plein gré, je ne suis pas venu ici par bonté de cœur. Je n'ai fait que suivre les ordres donnés par mon véritable supérieur, parce qu'il trouve son compte dans cette alliance ridicule. » Amère et glaciale ma voix s’écrase aux pieds de la rousse. Je m’efforce de rester impassible, mais je ne peux m’empêcher de jouer des phalanges. Les ouvrir et les refermer nerveusement jusqu’à faire craquer mes pauvres articulations. La raideur du geek privé depuis trop longtemps de sa drogue journalière. Abandonner les claviers pour ne pas retomber dans un travers affreusement douloureusement. Délicieusement grisant. Son sourire écorche la chair. Exacerbe mon envie de lui faire ravaler sa suffisance. « - Virez-moi. Ce sera tellement plus simple pour tout le monde. Ne me dite pas que Grayson ne sera pas capable de trouver des corps digne de ce nom pour votre détestable entreprise. Ma morgue n'est pas un supermarché. » Je hausse une épaule, empreint le geste d’une désinvolture assassine avant de reprendre un semblant de confiance. « - Voyez ça comme de la lâcheté. J'ai usé la corde de mon inconscience, je refuse de la voir se briser pour vous. Difficilement... Il est bien là, votre petit problème. Vous savez très bien que sans moi, vous allez perdre des clients. Des bénéfices et du sang dans votre charmante aire de jeu. » La main s’agite en direction de l’arène, englobe la salle et les cages dissimulées à l’arrière. Tout le commerce qui s’effondre sans sa source de revenus principale. Le corps s’élance alors, s’autorise à se pencher légèrement en avant comme pour la rendre complice d’une confidence trop importante pour être dite à haute voix.

« - Ajoute un lâche à ta liste sans fin de victimes, si ça peut te faire plaisir. Je doute que Kyran tolère que l’on élimine ses employés sans son autorisation. C’est un gros risque que tu prendrais, Moïra. » C’est un murmure qui se décroche de ma langue. De la glace dans la voix et un énigmatique sourire sur les lèvres. La familiarité soudaine comme annonciatrice de la sédition qui est en train de se faire. La reprise d'un contrôle abandonné dès l'instant où l'on m'a contraint d’œuvrer pour elle.

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