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 Paranoia in bloom {Nemys/Matthew}

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MessageSujet: Paranoia in bloom {Nemys/Matthew}   Jeu 21 Avr - 9:54


« Loterie du RP »



Nemys & Matthew
featuring


« Stand tall for the beast of America.
Lay down like a naked dead body,
keep it real for the people workin' overtime,
they can't stay living off the government dime.
Stand tall for the people of America.
Stand tall for the man next door, cuz
we are free in the land of America,
we aren't goin' down like this. Come on Now
! »

L'après-midi vous cueille alors que vous déambulez dans les rues de la Nouvelle-Orléans. La cathédrale se dresse sur votre chemin, sublime, majestueuse. Vous y pénétrez pour apprécier son architecture ou pour prier des Dieux qui semblent vous avoir abandonné. D'autres silhouettes se pressent dans ce lieu sacré, plus nombreuses que vous ne le pensiez. Seuls quelques murmures caressent les murs, dérangeant à peine la quiétude régnant à l'intérieur de la bâtisse. L'odeur de cire et de bois vous enivre. Rien ne semble prédire la suite. Ils arrivent par dizaine, armes levées et vous ordonnent de vous allonger au sol. Les plus hagards, confus devant cette soudaine agressivité se voient marteler de coups s'ils n'obtempèrent pas assez rapidement. Parmi vous, se cache un résistant extrémiste, un ennemi du gouvernement. En tout cas, c'est ce qu'ils affirment. C'est leur seule justification. Personne n'ose crier au blasphème directement mais vous notez quelques mécontentements. Les Peacekeepers ont osé souiller la sérénité d'un lieu saint. Ce serait une honte si le sang se mettait à couler ici. En espérant qu'il ne s'agisse pas du vôtre... Tout le monde est coupable jusqu'à preuve du contraire. Vous voilà pris en otage par les autorités, personne ne sort tant que le criminel n'a pas été appréhendé.


Ordre de passage:
1 - Nemys Hellm
2 - Matthew Everett



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MessageSujet: Re: Paranoia in bloom {Nemys/Matthew}   Jeu 21 Avr - 14:33



Paranoia In Bloom

Nemys / Matthew
Les églises ont toujours été fraiches. Qu’importe le temps dehors, qu’importe le soleil, la neige, le vent, l’intérieure semblait toujours baigner dans la même fraicheur. Les églises étaient souvent sombres, calmes, étouffant les bruits de la rue et de la foule. J’avais toujours aimé les églises. C’était un peu comme plonger dans l’eau, entrer dans un monde aqueux, doux, où quelque chose vous portait loin de vos soucis. La cathédrale n’était pas l’exception qui confirmait la règle. Elle aussi, malgré l’étonnant nombre de croyants et de touristes, appareil photo à la main, était d’une tranquillité affolante. Les gens discutaient à voix basses, chuchotant au détour des piliers.
Ce phénomène m’avait toujours amusé. Lorsque quelqu’un mettait les pieds dans un lieu saint, soudain sa voix se faisait murmure, automatiquement. Comme si l’immensité des lieux écrasait notre voix.
Je n’étais pas croyante. Loin de là. La seule divinité qui gouvernait ma vie était ma famille. Mon Saint Père et ma Divine Jumelle. Il fallait bien un mouton noir dans toutes saintes écritures. Ce mouton c’était moi, crasse, cumulant les péchés capitaux. Incarnation même de la colère, au fond je me sentais cavalier de l’apocalypse. Parfois je n’étais plus Nemys, j’étais Guerre en lui-même. Cependant, au sein de la cathédrale ma fureur se tenait tranquille, apaisée par le calme et la spiritualité des lieux. Je prenais place sur un banc de prière, les mains posées sur ma petite jupe patineuse noire. Fermant les yeux, je me laissais envahir par un sentiment de calme qui m’était généralement étranger. Un léger sourire au bord des lèvres, je laissais mes oreilles trainer de ci, de là, écoutant les conversations qui se tenaient à mi-voix à proximité.

Venir dans la cathédrale me permettait de me ressourcer. Souvent, lorsque je marchais sans but dans la ville, mes pas m’y menaient. C’était comme inévitable. J’avais le sentiment que, au milieu de la grande bâtisse, j’avais une sorte de place. Comme si le lieu savait apaiser mes plaies, réduire mes péchés. Je soupirai d’aise au milieu de ce tout dont j’arrivais à faire partie alors que dans le monde derrière les lourds battants de bois je n’étais qu’une petite fille colérique salie par la magie. Ici je n’étais qu’une âme parmi tant d’autre, peu importe que celle-ci soit crasseuse.
Un cri me fit pourtant rouvrir les yeux. Un cri de peur, de détresse. Me retournant pour en chercher l’origine, mes yeux effleurèrent une forme noire dans la main d’un homme. La peur explosa dans mon estomac bien avant que mon cerveau ne comprenne qu’il s’agissait d’une arme à feu.
« Tout le monde à terre ! »
Face au cri, je me levais pourtant, hagard, perdue. Qui étaient-ils, que venaient-ils faire là ? Mon cerveau fonctionnait à toute vitesse pourtant, mais il m’était impossible de comprendre la situation. A ma gauche j’entends un homme m’interpeler, cependant ses mots restent inaudible à mes oreilles. Les choses bourdonnent autour de moi, les murs tournent. Et comme toujours quand mon corps ne sait plus quoi faire je sens ma colère s’enflammer pour m’éviter de perdre pied.
Cependant l’embrasement est de courte durée. Un coup me met au sol, on vient de ma frapper derrière la tête. Je bascule en avant, m’effondrant contre le banc de prière sur lequel je m’étais assise auparavant. Ma tête heurte violemment le bois…

Et je perds connaissance.
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MessageSujet: Re: Paranoia in bloom {Nemys/Matthew}   Ven 22 Avr - 17:20

S’il laisse son regard traîner sur les statues à l’effigie de la Sainte Vierge, ce n’est pas par admiration, par dévotion, mais par habitude. Les familles des années 1920 qui ne faisaient pas un point d’honneur de se présenter à la messe le dimanche matin n’étaient pas légion; la sienne ne faisait pas exception. Peut-être qu’il avait été croyant, à une époque. Il n’arrive plus à se rappeler, et pourtant, chaque symbole qu’il effleure, chaque personnage qu’il croise, chaque bribe de prière qu’il entend, il reconnaît. Ses lèvres bougent au rythme d’un je vous salue Marie prononcé avec ferveur, à voix basse, par une femme non loin d’où il est assis. La familiarité du lieu le rassure, en quelque sorte, l’apaise – lui rappelle inévitablement sa mère, qui n’avait jamais laissé ses capacités surnaturelles entraver sa foi, et son père, l’homme qu’il détestait le plus au monde. Après, peut-être, l’ex-mari de Moïra et lui-même.

Les hurlements qui déchirent la quiétude de la cathédrale lui font tourner la tête vivement, assez vite pour constater la présence des Peacekeepers. Il n’hésite pas à obéir à leurs ordres. Son ego pouvait bien prendre un coup – il dégusterait sa vengeance froide, mais s’il se faisait arrêter, celle-ci mourrait dans l’œuf. Une gamine déstabilisée, visiblement choquée par l’irruption soudaine et honteuse de la milice, se voit contrainte d’obtempérer alors qu’on lui assène sur le crâne un coup de matraque bien trop violent. C’était la guerre, dans cette église, dans ce lieu saint – et il n’y avait rien qu’il connaissait mieux que la guerre. Glissant silencieusement sous les bancs, il attend patiemment le bon moment pour ramper jusqu’à l’autre côté de l’allée, là où la fille gît mollement sur le sol. Derrière les hauts dossiers de bois des bancs de prière, ils profitent d’une cachette sommaire. Matthew calme sa respiration et soulève doucement la tête de la rouquine, venant tapoter sa joue du revers de sa main gantée. « Hey », qu’il murmure, espérant que ça suffirait à la faire émerger. Il jette un regard aux miliciens, qui ne semble pas se préoccuper d’eux – pour l’instant. Ils bousculent les quelques fidèles qui osent les réprimander pour leur blasphème, peu impressionnés, haussant le ton dans l’espoir que ça fasse obéir les rebelles.

Il pose à nouveau son regard sur le visage de l’inconnue, qui reprend doucement des couleurs. Ses longs cheveux roux et ses traits fins lui rappellent vaguement Moïra. Sans doute était-ce pourquoi il se sent aussi investi, aussi interpellé. « Ouvre les yeux. » Les miliciens énoncent finalement tout haut la raison de leur visite, et Matthew serre les dents. Il sait qu’il est techniquement impossible qu’il s’agisse de lui. D’un, il n’est pas un rebelle, mais un clandestin, et de deux, il est persuadé que personne ne sait qu’il est de retour en ville. Il l’aurait su… non? Les pas d’un milicien se font entendre. Si elle ne se réveillait pas, Matthew devrait inventer quelque chose pour justifier sa présence auprès d’elle. Ça ne risquait pas d’être trop difficile… ou du moins, il l’espérait.
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MessageSujet: Re: Paranoia in bloom {Nemys/Matthew}   Mar 26 Avr - 13:12

On me tirait des ténèbres qui m’avaient engloutie. La forme était trop masculine pour être ma sœur, la voix trop rocailleuse. Des brumes de mon cerveau se confondaient des souvenirs, des voix et des odeurs. Je n’étais pas capable de les dissocier. Mais la présence qui m’extirpait de mon sommeil forcé avait le charisme rassurant de celui que je nommais…

« Papa… ? »

Ce n’était qu’un souffle, une réponse vague au milieu de la tempête qui se soulevait dans mon crâne. Mon corps reprenait vie et avec lui se réveillait la douleur que la crosse et le banc avaient fait subir à ma tête. Je portais une main à ma tempe, retenant un cri de douleur. Mes doigts rencontrèrent un liquide poisseux, dégoutant et l’odeur du fer caractéristique du sang me parvint presque aussitôt aux narines. Comme une enfant, je sentie les larmes me monter aux yeux à l’idée que je mettais blessée, la panique s’insinuant en moi alors que je me rendais compte que je saignais de la tête. Je laissais échapper une nouvelle complainte inarticulée en tentant de me relever. Aussitôt une voix d’homme me rappela à l’ordre, m’ordonnant de me rasseoir et de me tenir tranquille.

L’espace d’un instant je restais dans l’incompréhension totale de la situation. Il me fallut cligner plusieurs fois des yeux pour me souvenir que j’étais dans un lieu saint. Les cris, les armes, tout me revint soudain en bloc, et je me laissais retomber en arrière entre deux bancs, soudain affolée à l’idée de me faire tirer dessus. Dans ma chute, je me cognais à mon voisin de derrière, l’homme qui avait dû me réveiller. La peur affluait partout dans mon être, poison terrible qui tentait de me ronger. Je la sentais, s’insinuant dans mon cœur, dans mon ventre, cherchant mes points faibles afin de les exploiter. La sensation était intolérable. Les larmes coulaient, silencieuses sur mes joues et sans réfléchir, je me blottissais contre l’homme qui se trouvait derrière moi, m’agrippant à son bras. Je restais là, chaton terrifié.
Non loin de nous deux une femme noire, une 50 ene d’année, les sourcils fronçaient, regardait les hommes armés avec des yeux si remplis de jugement qu’elle aurait pu les tuer sur place si elle en avait eu l’occasion. Aucune trace de peur chez elle. A la mienne vint alors se mêler la honte.

Je levais les yeux vers l’homme auquel je m’agrippais comme à une bouée de sauvetage. Sa barbe rousse, mal rasée était pour le moment le seul élément que j’arrivais à distinguer nettement. Qu’importe, lui non plus ne semblait pas avoir peur. Il était temps de se reprendre. Lillial elle… Non. Non. Il ne fallait pas penser à Lillial. Penser à elle s’était se souvenir que si je mourrais maintenant, nous serions séparées à jamais. Il fallait penser comme Nemys.

Je me redressais, tremblante certes, mais tentant de faire montre d’un semblant de maitrise de soi. Murmurant, me penchant vers l’homme à mes côtés, tentant vainement de paraitre sereine, je demandais :
« Je… Ont-ils dit ce qu’ils nous veulent ? Peut-on faire quelque chose pour que tout cela s’arrête ? »

A peine avais-je prononcé ses paroles qu’une voix s’éleva d’un coin de l’église. Un homme, âgé, venait de se lever en pointant du doigt un des individus armés. Sa voix vibrait de colère. Tous les regards s’étaient soudain tournés vers lui qui se dressait, courbé, vouté mais pourtant fier, animé par un feu que je connaissais bien. Au fond de moi je sentis mon brasier se rallumer, répondre en écho à celui, ardent du vieil homme. Pour le moment il fallait que je le contienne. La colère servirait oui, mais plus tard.

« Enlevez vos sales pattes de ma petite fille. » Grondait-il, agitant un doigt menaçant en direction d’un homme accroupie devant une jeune fille aux cheveux blonds. Une de ses mains tenait toujours une mèche des épis de blés de la jeune fille entre deux doigts. Les yeux bleus de la jeune fille, agrandis par la peur,  ne cessaient de passer de l’homme armé à son grand-père, sa respiration semblant s’être bloquée quelque part dans sa poitrine.
Elle restait là, suspendue, comme le temps qui nous entourait.
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MessageSujet: Re: Paranoia in bloom {Nemys/Matthew}   Ven 13 Mai - 21:01

Il retient l'enfant effrayée entre ses bras, l'empêchant par la même occasion de faire trop de bruit. Il attireraient l'attention, comme ça; et ce n'était pas le moment de vouloir être sous les projecteurs. La rouquine s'agrippe à lui comme un naufragé sur les décombres de son navire et il n'a pas le cœur de la repousser. Dans d'autres circonstances, Matthew aurait sans doute tenté de mettre une distance raisonnable entre lui et l'inconnue. À cause de son passé, à cause de ce qu'il pouvait lui faire, maintenant qu'il n'était plus seul dans son corps, s'il venait à être submergé par de trop fortes émotions. Il fallait qu'il se contrôle, qu'il réprime aussi longtemps que possible l'animosité qu'il éprouve envers ces brutes qui menacent la paix, la sérénité de la cathédrale. Pas que ça le dérange, lui. Mais c'était pour le principe.

La petite se ressaisit; Matthew relâche son emprise sur elle lorsqu'il est confiant qu'elle ne tentera pas d'aller jouer aux sauveuses. La peur et la panique sont de bien mauvaises conseillères. Le murmure qui parvient à ses oreilles reste ignoré pendant un court instant. Il a l'impression de savoir exactement ce qu'ils sont venus chercher, mais en réalité, il ignore tout de leurs intentions. « Qui sait », se contente-t-il de répondre à demi-mot, osant expirer doucement, démontrant son exaspération. Il ouvre la bouche pour poursuivre, or, une voix rauque, tremblotante, le coupe dans son élan. Matthew jette un coup d'œil en direction du contestataire, un vieillard qui venait de signer son arrêt de mort -- paix à son âme. Peut-être que le Dieu auquel il croyait lui accorderait une place de choix au Paradis en raison de l'ironique lieu où il aura poussé son dernier souffle. Tel qu'il l'avait silencieusement prédit, une matraque s'abat sur le crâne de l'homme, tirant un cri viscéral à la gamine aux cheveux dorés malmenée par les Peacekeepers trop zélés, qui aboient une poignée d'ordres supplémentaires que personne ne semble vouloir respecter. « Ils cherchent un résistant », finit-il par lâcher dans un souffle lorsqu'il est convaincu que personne ne l'entendrait. « Il faut sortir. Ils seraient prêts à tous nous abattre pour s'assurer que le criminel ne ressorte jamais d'ici. »

Plus facile à dire qu'à faire. Ils ont toutefois un avantage; aucun des miliciens ne sait qu'ils sont là, tapis entre deux bancs, à l'abri des œillades inquisitrices. Ces vieilles églises étaient pleines de portes et de couloirs qui leur permettrait de se cacher le temps qu'ils repartent. Matthew n'a que sa peau à sauver -- or, s'il est prêt à laisser les autres derrière, même la gamine blonde, il sait qu'il aurait la mort de la rouquine dans l'âme jusqu'à la fin de ses jours si elle ne sortait pas vivante. Damnée soit-elle de ressembler autant à sa tendre Moïra. « Viens. » Elle a le choix. Elle n'est pas contrainte de le suivre. Mais Matthew ne l'attendrait pas indéfiniment. Il désigne d'un geste de la tête un escalier, niché derrière un autel où brûlent lentement une poignée de cierges. S'ils avaient de la chance, ils ne seraient pas suivis.
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MessageSujet: Re: Paranoia in bloom {Nemys/Matthew}   Sam 4 Juin - 13:31

Personne n’avait bougé. Pas une personne n’avait tenté de s’opposer à ce qui paraissait maintenant implacable. Le vieil homme gisait maintenant à terre et notre seul réaction, à tous, été de détourner les yeux. Je restais muette, étouffée quelque part par ma honte, les yeux rivés sur l’homme au sol. Il fallait agir. Il fallait faire quelque chose. Ces hommes cherchaient quelqu’un parmi nous. Mais qui ? Comment pouvaient-ils seulement savoir que cette personne était bien présente parmi nous ? Et quand bien même, pensaient-ils vraiment qu’elle allait se révéler, comme ça, aux yeux de tous ? Non. Si je savais quelque chose, c’était que hors mi Papa, les Hommes étaient des lâches. Nous nous disions tous capable du meilleur mais lorsque notre vie entrait en ligne de compte, il n’y avait soudain plus personne.

Mais qui étais-je pour les juger, tous, alors que je restais ainsi, pétrifiée au milieu des bancs. Une partie de mon être me criait qu’il était de toute manière inutile de me mettre en danger. Que pouvais-je faire ? Je n’étais pas un combattant, encore moins une sorcières douée. J’étais pour ainsi dire inutile. Derrière moi, l’inconnu s’agite, il effleure ma peau et je frémis à ce contact. J’entends dans un souffle qu’il me propose de le suivre et mes yeux suivent la direction qu’il pointe. La tête d’un petit escalier, parfait pour se cacher. Mes yeux se mettent à chercher dans une danse affolée la moindre présence d’un garde alors que barbe rousse commence à avancer à quatre pattes entre les deux bancs qui nous dissimulent. Pense-t-il vraiment que nous avons une chance ?

Si seulement Lilial avait été là, elle aurait fait danser ses illusions pour nous sortir d’ici. Malheureusement, je suis seule. Je fais rapidement le calcul. Si je reste ici, que risque-t-il de m’arriver ? Qu’ils m’abattent pour faire sortir de sa cachette un inconnu ? Seraient-ils vraiment capable de renoncer à leur traque ? Non. En restant ici, j’étais presque sure de mourir. En suivant barbe rousse, peut-être avais-je une chance. Mais si nous nous faisions prendre, il n’était même plus question d’espérer survivre. L’inconnu avait déjà bien progressé. Je laissais de nouveau mais yeux fouiner les alentours. Un des miliciens me tournait le dos, les autres semblaient occupés avec le plus gros des otages. Il fallait tenter le coup.

Je basculais à quatre pattes et, passant devant la vieille dame noire, je lui murmurais de me suivre si elle le voulait. Ne prenant même pas le temps d’observer sa réaction, je me mettais à avancer, aussi silencieusement que possible, baissant ma tête. Derrière moi, je sentais ma jupe battre mes cuisses et dans mon cœur les étincelles se ravivaient, m’offrant un regain d’énergie. Ma colère était alimentée par l’horreur que ces hommes me faisaient vivre. Il me fallait qu’elle soit là pour bruler ma peur, sans pour autant s’embraser. Je posais mes yeux sur l’arrière train de mon compagnon qui s’était arrêté à l’orée des bancs de prière. Il se tenait accroupie, observant le passage, les yeux plissés. Un homme, arme à la main, se tenait sur notre gauche, nous tournant le dos, il semblait ne pas nous avoir remarqués. Cependant sa présence semblait déranger barbe rousse.

Je m’arrêtais à ses côtés, observant à mon tour le soldat. Fallait-il tenter de nous faufiler derrière lui ? Je plongeais la main dans la poche de ma veste, cherchant de quoi détourer son attention. Ma colère semblait m’avoir redonné un semblant de courage. Au fond de l’église, les voix montaient pour nous exhorter à désigner le coupable. Un cri s’échappa derrière nous et je n’osais pas me tourner pour regarder ce qui se passait. Allaient-ils commencer à nous abattre un par un ? Dans un geste instinctif, j’empoignais la main de barbe rousse et plongeait mes yeux dans les siens. D’un hochement de tête, je lui faisais savoir que s’il avançait, j’avançais avec lui.  
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