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 Reflection [Emilia & Duncan]

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MessageSujet: Reflection [Emilia & Duncan]   Ven 22 Avr - 22:49

« Tout va bien monsieur Idaho, vos examens sont normaux. Il faut juste vous reposer, rien de grave »
Je raccrochai le téléphone après un remerciement et soupirai. Je n’avais rien. Encore une fois. J’étais allé aux urgences pour rien, comme souvent. C’était plus fort que moi. J’étais conscient, quelque part, d’avoir un problème. De flipper pour rien. D’ailleurs, on me l’avait déjà dit, le Docteur Steinsson me l’avait déjà dit, Rafael avait déjà dû me le dire une ou deux fois, des collègues se foutaient même de moi à cause de ça. Mais je ne pouvais pas lutter : quand mon cœur s’emballait, quand je voyais ou sentais quelque chose dans mon corps qui sortait de l’ordinaire, je m’attendais au pire. C’était un peu justifié, ceci dit, vu la Peste qui trainait dans le coin. Je n’arrivais pas à croire que cette saloperie était de retour. Je l’avais connue, j’y avais survécu alors qu’elle emportait mon père, mes frères, ma sœur. Je l’avais vaincue, j’avais cru ne jamais la revoir. Mais elle revenait, comme pour me narguer, tuant à nouveau des gens à côté de moi. Disparue pendant des siècles, comme moi, et de retour sur le devant de la scène alors que j’étais à peine revenu au monde normal. Comme si elle me mettait au défi de lui échapper une fois encore. Mais je lui échapperai, elle croyait quoi, franchement ? J’avais survécu à pire. Ceci dit, cela ne coûtait rien de vérifier que ma santé était bonne.

J’allais retourner tranquillement dans mon canapé, profiter de ma soirée de congé, quand on sonna. Mon cours était un peu en avance, et j'allai ouvrir d'un pas énergique à la jolie bouille d’Emilia. Lorsqu’elle me vit, je lui adressai un sourire amical. L’un des rares qui n’était pas feint, de tous ceux que j’adressais sur une base quotidienne. J’avais tendance à feindre beaucoup de gestes, de paroles, d’émotions, d’attention envers les gens. Ca faisait partie de mon boulot, en partie. De ma personnalité, aussi, j’essayais d’être aimable. Le contact avec les gens était parfois difficile, pour quelqu’un qui avait été un mignon panda loin des hommes, séparé d’eux par une grille pendant des siècles ; alors je faisais de mon mieux pour qu’ils se sentent à l’aise en ma présence, me réhabituant encore à être humain, à surmonter mon instinct animal qui me hurlait de manger du bambou et jouer avec ma queue.
« Salut Emilia. Tu vas bien ? »

Pourtant mon sourire se transforma vite en moue méfiante lorsque je vis l’état de son visage. Evidemment, on ne venait pas à l’hôpital quand on était en pleine forme. Sauf les gens comme moi, qui venaient parce qu’ils pensaient n’être potentiellement pas en pleine forme. Mais l’hématome que je voyais ne me disait rien de bon. Il ne fit que monter une colère sourde en moi, parce que je me doutais bien du coupable de cet hématome.
« Tu t’es salement amoché dis donc. Comment tu as fait ça ? »
Ou plutôt, comment cet enfoiré d’Oscar t’avait fait ça ? J’étais persuadé que c’était cet homme. Cet homme en apparence tout ce qu’il y avait de plus respectable, mais qui était un bourreau. L’homme qui tenait Emilia entre ses griffes. Je connaissais cela comme je connaissais la Peste, parce que je l’avais déjà vécu. Ayalone m’avait tenu entre ses griffes de cette façon. Elle m’avait fait croire que j’étais tout pour elle, avant de me trahir, de me transformer en une boule de poil orange inutile et de tenter de m’arracher mon fils. Et de me tuer, accessoirement, me condamnant à rester une boule de poil orange inutile pendant que le monde continuait de tourner. Emilia était trop naïve, elle ne se rendait pas compte de la véritable nature de Oscar. Elle le trouvait charmant. Il l’était sûrement, ça ne le rendait pas moins horrible. Et elle refusait de m’écouter quand j’essayais de lui faire entendre raison. Mais je ne cherchais pas à être moralisateur, en cet instant, j’étais juste quelqu’un qui s’inquiétait pour une fille qui comptait un peu pour lui.

« Un médecin t’a pris en charge au moins ? Sinon je peux arranger ça, tu sais. »
C’était un des avantages de ma fonction. On faisait passez les membres du Gouvernement en priorité pour les consultations. Le peuple ensuite. Je n’aimais pas forcément cette règle, je la trouvais discriminatoire, injuste, irrespectueuse même. Mais elle m’arrangeait bien quand j’en avais besoin, comme tous les avantages de mon poste. Et j’étais ravi d’en faire profiter mes proches de temps en temps. Après tout, les médecins ici m’appréciaient, dans l’ensemble, puisque je ne faisais jamais d’histoires. J’avais l’avantage de ne pas être condescendant, comparément à d’autres membres du gouvernement. Bon Dieu, s’ils m’avaient connu quelques siècles plus tôt, ils auraient drôlement déchanté. Mais peu importe. Ce qui comptait, là, c’était Emilia, et la première marque physique de la violence que faisait peser Oscar sur elle. Si ça ne tenait qu’à moi, je lui aurais déjà réglé son compte, à ce salaud. On l’aurait retrouvé hors des murs, suicidé d’une balle dans le dos de façon inexpliquée, bouffé par un ou deux zombies. Mais ça ne dépendait pas que de moi, malheureusement. Alors j’attendais patiemment le jour où elle ouvrirait les yeux, où je pourrais lui annoncer « je te l’avais dit ». Où elle serait libre.

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MessageSujet: Re: Reflection [Emilia & Duncan]   Ven 13 Mai - 15:52

L’Histoire était toujours complexe et tissée de mensonges. Emilia avait toujours eu du mal à bien comprendre tous les tenants et les aboutissants de l’Histoire. Cependant à mesure que son histoire avait, elle finissait par comprendre pourquoi les données obtenues étaient si incertaines. Les intérêts des uns convergeaient ceux des autres divergeaient. Alors, on mentait, on trompait, on se moquait, on se jouait des autres et finalement on avait une version de l’histoire différente pour chaque personne. En un sens c’était passionnant, en un autre juste extrêmement difficile à suivre comme de regarder l’épisode 25 de la saison 15 de Dallas sans jamais avoir rien vu auparavant. Dallas était une bonne illustration de ce que les êtres humains étaient capables de faire. L’Histoire en elle-même était bien pire que ces histoires inventées par les humains. Cela n’était pas rassurant. Emilia soupira pensant qu’elle-même qui aurait aimé avoir une vie plus honnête se retrouverait une fois de plus dans l’obligation de mentir. Ce ne serait pas la première fois. Oscar avait fait d’elle une fieffée menteuse. Ce qui était le plus perturbant était la facilité que les gens avaient à la croire avec son visage poupin et délicat. Avoir l’air innocent constituait un avantage non négligeable dans l’existence qu’elle avait malgré elle embrassée. Peut-être qu’elle devrait annuler son rendez-vous avec Duncan. Toutefois, elle l’appréciait. C’était un des rares amis avec qui elle avait l’impression d’avoir une relation presque normale et pas complètement dysfonctionnelle. L’homme n’allait pas du tout apprécier de voir le visage de son amie mutilé mais d’un autre côté, il n’y avait pas grand-chose qu’il pourrait faire. Ça n’était pas comme s’il allait la gronder. Emilia n’avait pas besoin de parents, ou de prêtres. Elle ne se gênerait pas pour lui dire qu’elle menait sa vie comme elle l’entendait. Le fait est que la vérité serait une fois de plus arrangée pour éviter les questions trop embarrassantes.

« Hey Duncan ! Je vais aussi bien qu’on peut aller et toi ? » répondit-elle avec une politesse et un sourire espérant que ça pourrait aider à occulter le magnifique œil au beurre noir de son gracieux faciès. Elle prit un air polisson qui se voulait complètement enfantin. Son visage et ses attitudes adulescentes l’aidaient assez fréquemment pour cela. Avoir l’air attendrissant, ce n’était pas de la manipulation pour Emilia car c’était devenu un modus vivendi tellement ancrée en elle que c’était un mécanisme de défense. La femme n’avait pas conscience de se servir de son physique de femme-enfant pour apaiser les hommes ou pour donner l’impression qu’il fallait la protéger. De la même manière, elle prenait cet air aussi lorsqu’elle mentait éhontément. Jusqu’à présent personne ne s’était intéressée suffisamment à elle pour faire une remarque ou même réaliser qu’elle ne faisait que transformer la réalité. Oscar aurait pu lui faire du mal si jamais elle avait énoncé la réalité de ses missions. De plus, une grande part d’elle avait honte de jouer l’espionne. « J’ai glissé sur une poignée de porte ? » Elle avait un léger sourire pour montrer qu’elle se doutait qu’instantanément Duncan avait du suspecter Oscar. Elle s’empressa malgré tout de rajouter quelque chose de peur que son imagination finisse par partir dans tous les sens. « C’est rien de grave, deux clochards se battaient. Je connaissais un des deux alors je me suis opposée. Sauf que j’ai pris un coup qui ne m’était pas destinée. Tu vois rien de grave, pas besoin d’aller à l’hôpital pour un coup comme celui-là. » La femme avait parlé un peu plus vite et son ton avait tourné très légèrement dans les aigües. Cette histoire suffirait, du moins l’espérait-elle. « Tu t’inquiètes toujours trop pour moi tu sais. Est-ce que je pourrais avoir un café malgré tout ? Je n’ai pas bien dormi cette nuit. » Cette petite phrase indiquait exactement ce qui s’était passé. Tout aurait pu très mal tourné en réalité. Elle espionnait un gars et au moment où elle fouillait dans son bureau un vigile avait déboulé. Il avait eu le temps de fortement la sonner avant qu’elle n’ait le réflexe de se retransformer et de fuir par la fenêtre qui était grande ouverte. Elle s’installa à la table où ils étudiaient ensemble. « Et toi alors, tu es encore passé chez le médecin récemment ? Des nouvelles ? » Elle soupira, le cours d’aujourd’hui portait sur le siècle des lumières en France. Une époque intéressante assez peu connue en Amérique. Emilia aimait bien les auteurs français. Il y avait dans leurs textes un raffinement et une analyse qu’elle trouvait spéciale et enivrante. « Aujourd’hui on va discuter d’auteurs français. J’espère que ça te plaira. Si tu as envie d’autre chose, dis-le moi simplement. »
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MessageSujet: Re: Reflection [Emilia & Duncan]   Sam 21 Mai - 23:11

« J’ai glissé sur une poignée de porte ? »
Je haussai un sourcil circonspect. Une poignée de porte ? Je n’étais peut-être pas le gars le plus intelligent de la planète Terre, mais je n’étais pas non plus un parfait abruti. Et le sourire d’Emilia ne me convainquait pas plus que ses mots. J’allais objecter fermement lorsqu’elle se résolut à modifier son histoire. Mais il faut dire que le second jet ne me satisfaisait pas plus que le premier. Il était crédible. Et pourtant….mon instinct grognait en moi que ce n’était pas la vérité. Oui, mon fabuleux instinct de panda roux me soufflait que Emilia mentait. Les pandas sont une espèce très perspicace et intelligente, est-il besoin de le préciser ?
Néanmoins je décidai de me contenter de cette explication, pour l’instant, et allai chercher le café qu’Emilia me demandait. Après tout, dans l’absolu sa vie privée ne me regardait pas. Elle venait me donner des cours. Elle n’avait pas de compte à me rendre. Mais quelque part, je me sentais responsable d’elle et de sa sécurité. Le monde était dangereux, trop dangereux pour une jeune fille comme Emilia. Elle avait besoin d’être entourée et protégée. Et ce n’était pas Oscar qui allait la protéger comme il se doit. Ca n’allait pas être moi non plus, ceci dit, vu la fréquence à laquelle on se voyait. Alors autant ne pas trop interférer. Elle était une grande fille majeure et vaccinée. Laisse-la faire ses cours et tais-toi, Gab’.

« Et toi alors, tu es encore passé chez le médecin récemment ? Des nouvelles ? »
Je souris. Comme quoi, elle aussi s’inquiétait pour moi. Pourtant, elle savait pertinemment que ma principale maladie était d’être toujours persuadé d’être malade. Hypocondriaque, c’était le terme scientifique. On a pas idée de mettre autant de consonnes compliquées dans un même mot. La linguistique était bien différente de celle que j’avais assimilée étant plus jeune et des fois, je regrettais la simplicité de ma langue natale. J’étais donc hypocondriaque. Néanmoins Emilia continuait à me traiter comme si mes symptômes étaient réels et mes craintes justifiées.
« J’ai passé une batterie de tests il y a quelques jours. Mon médecin attitré m’a appelé peu avant que tu arrives. Visiblement tous sont revenus normaux. Rien d’inquiétant donc. J’ai quand même quelques migraines, mais il parait que je travaille trop », ajoutai-je avec un sourire entendu. Oui, je travaillais trop. J’avais un métier prenant, il faut dire. Assurer la sécurité de Rafael n’était pas chose aisé. Le bonhomme était peut-être l’homme le plus détesté de toute la Nouvelle Orléans. S’il n’était pas premier, il se plaçait aisément dans le trio de tête en tout cas. En même temps, Rafael ne se montrait pas beaucoup sous son meilleur jour, il arborait plutôt cet air froid et condescendant, parfois cruel qui faisait sa réputation. Et donc, il était un homme visé. Et mon boulot était de m’assurer qu’il ne lui arriverait rien. S’il était tué, j’étais au chômage. Cela motivait à travailler beaucoup. Et depuis qu’il avait perdu la vue, Rafael était plus fragile que jamais. Heureusement pour moi, j’arrivais à me ménager des plages pour moi-même, comme pour ces cours.

J’avais loupé plus de 600 ans d’Histoire. J’avais tout loupé, tantôt dans ma forêt, tantôt dans mon enclos. Moshi ne s’était pas franchement intéressé à la géopolitique et aux changements du monde. Alors, même 4 ans après mon retour sous forme humaine, il me manquait encore beaucoup de connaissances. Emilia m’aidait gentiment à tout comprendre, à assimiler l’histoire du monde, surtout celle de la France, mon pays natal, et des Etats-Unis, ma terre d’adoption. Et bordel, il y avait beaucoup à assimiler. Auteurs français, tel était donc le thème d’aujourd’hui. J’acquiescai d’un signe de tête.
« Ce sera parfait. On n’avait pas beaucoup d’auteurs, à mon époque. Je crois. »
Je n’étais pas non plus un grand intellectuel, à l’époque. Je n’en suis toujours pas un, certes. Mais j’ai fait de beaux progrès. Je me revois en 2012. Un vrai gueux, moi qui me prenais plus jeune pour un grand seigneur. Si j’avais su. La vie m’avait servi l’ironie sur un plateau. Je m’assis et regardai Emilia. Sa blessure me fit froncer les sourcils. Elle semblait tout de même bien violacée.

« Tu es sûre que tu ne veux pas aller faire examiner ça ? Je veux dire, imagine que ce soit plus grave, tu pourrais avoir une contusion, ou que sais-je. Je sais que je suis accro aux rendez-vous chez le médecin, mais pour le coup, cela pourrait te servir. »
Je soupirai. Je recommençais, c’était plus fort que moi. L’ancien Duncan ne se souciait de personne. Le Duncan actuel se souciait peut-être un peu trop de certaines personnes.
« C’est quand même dingue que ce soit une jeune fille comme toi qui doivent s’interposer entre deux clochards. Les gens ne sont pas intervenus pour te porter secours ? »
Une façon comme une autre, presque innocente, d’aborder de nouveau la raison de cette blessure. Une façon de voir si la version d’Emilia tenait la route. Je n’étais pas dans la sécurité et le renseignement pour rien.

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