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 Fuis moi, je te suivrai # Ange

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MessageSujet: Fuis moi, je te suivrai # Ange   Sam 23 Avr - 16:07

Promenons nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas... Ah si en fait !
Jorgen & Ange


Le jeune shadowhunter patientait dans le couloir, non loin de la porte de celui qui lui livrait ses missions et faisait passer les ordres de la plus haute hiérarchie. Les jambes croisées, le dos bien droit, le regard d’acier qui scrutait la moindre ombre passante, il s’indignait silencieusement de la décoration des lieux. Du rouge, de l’or, du clinquant, du surfait, de la fausse bourgeoisie prétentieuse à souhait qu’il trouvait trop hideuse et tape à l’oeil, finalement à l’image de cette politique qui se vantait de sa toute puissance et de son prestige. Les politiciens ne s’étaient jamais accommodés de l’austérité. Ils avaient trop besoin de sentir la condescendance dans leur atmosphère pour oser sortir de leurs frocs trop serrés leurs paires de couilles sur leurs bureaux de prestige en vantant leurs tailles honorables, alors qu’ils n’osaient pas mettre le moindre pied dehors. Et ils avaient certainement raison, ils se feraient lynchés publiquement à la première occasion. Il en lâcha un rictus. Sans des hommes de mains tels que lui, les plus grands de ce monde ne seraient rien. « Monsieur Ingstad, veuillez entrer je vous prie, il vous attend ». Il suivit la secrétaire sans dire mot, les traits sérieux, l’allure professionnelle.

Le bureau était à l’image du long couloir, comme il était à l’image de la plus grande partie du bâtiment. Une chaise de merisier garnie d’un confortable coussin d’un rouge toujours trop kitch à son goût l’attendait et son supérieur l’invita à y prendre place. « Jorgen, toujours ravi de vous voir en si bonne forme ». Tu m’étonnes, c’est que je te suis bien utile en l’état. « Monsieur, pas autant que moi, je vous l’assure ». Un sourire de circonstances aux lippes, il s’abandonnait à une politesse hypocrite. Il n’aimait pas ce bureaucrate qui le regardait de son air supérieur, qui osait le jauger alors qu’il lui aurait suffit d’une minute pour l’égorger. L’unique pouvoir de ces hommes d’Etat résidait dans leurs statuts et dans leurs tirades à la conjugaison parfaite, nulle part ailleurs. Et ils avaient la vantardise de se juger tout-puissants ? Jorgen avait commencé à juger la hiérarchie de l’Homme bien risible lorsqu’il était sorti de sa période d’absolue soumission et n’avait plus changé d’avis depuis lors, au contraire. Néanmoins il n’avait pas le temps de laisser ses pensées débattre sur le sujet, d’autres préoccupations plus importantes venaient l’accaparer. « Bien bien, passons outre la courtoisie d’usage Monsieur Ingstad, la situation est assez pressée. Nous avons localisé cet homme - lui dit-il tout en lui tendant un dossier contenant son identité et la liste de ses méfaits - et attendons de vous que vous lui tombiez dessus dès ce soir. En plus de tout ce que vous pouvez lire sur cette page, il a tenté de faire exploser un de nos locaux dont je ne peux vous révéler le contenu et nous ne pouvons prendre le risque que son action inachevée aboutisse ». S’ensuivit une discussion concernant les détails de la mission avant que le shadowhunter d’élite n’aille réquisitionner ses hommes.

[...]

Jorgen déployait son unité dans le chaos. La mission du soir était particulièrement pénible, en plus d’être cruciale pour ses employeurs. Ils avaient ordre de procéder à l’arrestation d’un membre activement recherché du gouvernement qui avait fait de très grosses vagues dernièrement. Et si le passage des menottes s’avérait trop laborieux, si et seulement s’il s’agissait d’un dernier recours, de l’ultime option, ils avaient la permission de l’abattre, tel un vulgaire animal. Ils avaient besoin de lui soutirer des informations et espéraient que la dernière alternative ne serait qu’une précaution inutile. Un animal, c’était bien ce qu’il était d’ailleurs, une bête dans la peau d’un homme qui avait blessé deux de ses hommes dans une bataille frontale. Cette saleté de résistant s’était transformé en ours blanc et n’avait pas laissé le temps aux soldats surpris par la transformation de tirer ne serait-ce qu’une petite balle pour faire au moins bonne mesure. Le responsable de l'unité avait honte de cette inaction totale, de ce manque d’efficacité qui avait envoyé des hommes d’armes à terre et leur avait fait perdre un temps considérable. L’effet de surprise avait laissé au skinchanger l’occasion de fuir dans le tumulte. Sa bestiole étant trop lente, il s’était re transformé avec une facilité déconcertante avant de détaler à toutes jambes. Et cet enfoiré courrait vite, il avait pris une belle avance et les soldats n’étaient pas certains de la direction qu’il avait choisie. Ils se scindèrent donc en deux groupes. Jorgen partit sur le chemin le plus plausible avec un homme sur ses talons qu’il distança rapidement sans même s’en rendre compte. Totalement immergé dans l’action, avec la seule idée de réussite en tête, il courrait à en perdre haleine dans les bois - sa traque folle l'avait mené jusque là, le fuyard était infatigable - jusqu’à distinguer la silhouette de celui qu’il pourchassait. Le militant s’était enfin arrêté semblait-il pour reprendre son souffle et le scandinave profita de l’aubaine pour le pointer de son viseur. Il ne le tuerait pas. Pas encore en tous cas. C’était le genou qu’il visait. Et il visait toujours juste... Excepté cette fois, stoppé dans son entreprise par un tiers qu'il n'avait même pas vu venir...

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Sink me in the river at dawn

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MessageSujet: Re: Fuis moi, je te suivrai # Ange   Mar 3 Mai - 20:58



 

 
Fuis moi, je te suivrai

 
“This is war”


 
La chasse n’a rien d’amusante. Le calme gouverne en cette nuit humide et moi, je grogne par dépit. Je suis d’une humeur massacrante depuis quelques jours. Toujours en colère, un sentiment que je ne contrôle absolument pas. C’est ce manque de maîtrise et cette émotion, qui ne m’avait jamais envahi auparavant qui me met les nerfs à vif. Incapable d’accepter ou de pleinement me rendre compte de ce retour en arrière, j’avais pris la fuite dans les bois. Là où je pourrais enfoncer mes crocs dans une petite proie. Si la femme ne pouvait vaincre les émotions négatives qui n’arrêtaient pas de me troubler, j’allais pleinement me remettre à mon autre moi. Cette compagne de longues dates. Cette tendre amie et confidente, ma louve. De plus en plus fébrile à mesure que j’approchais de ce moment de liberté, je sentais presque mes muscles trembler d’impatience. Je tournais le dos à la blondinette révolutionnaire et pour quelques heures, je pourrais n’être que moi. Un bruit me ramène à la réalité et je tourne le regard vers ce qui perturbe mes plans. Je peux voir la forêt devant moi et mon cœur s’emballe, mais ma gorge se serre. Des silhouettes armées, des hommes se dessinent au loin. Trop pour qu’ils aient conscience de ma présence. D’instinct je montre les crocs et ramène ma capuche sur mon crâne, me dépêchant d’aller entièrement disparaître sous la protection des arbres.

Mes ongles s'enfoncent dans ma peau et je ne réagis pas le moins du monde à la douleur. Le sentiment d'être persécuter m'envahi. Ça ne se peut pas d'être aussi malchanceuse dans la vie? Si? Il fallait bien qu'une bénédiction me tombe dessus pour compenser. C'était obligatoire! Mon nez affiné par l'animal en moi, frémis à chaque fois que je perçois l'odeur d'un humain. Je n'ai pas le loisir de m'enfuir. Mes idéaux m'empêche de simplement tourner le dos à tout cela. D'autant plus frustré, j'abandonne rageusement mes vêtements sur le sol et laisse mes os se briser, mon corps se déformer. Le processus n'est pas difficile pour moi, mais le souvenir pénible de cette courte période, où j'avais été ‘'normal'' me hante. Je me souviens des larmes sur mes joues et des cris qui m'arrachaient la gorge. Enfin, ma normal à moi avait fini par me revenir et c'est sans sourciller, que j'adaptais l'apparence d'un écureuil. Je n'aimais pas m'éloigner de ma louve, mais elle n'était pas assez subtile et j'avais besoin d'observer. De comprendre ce qui avait pu mener une horde de shadowhunter aussi loin de la ville.

Mon corps minuscule me permet de me déplacer en silence et c'est de branche en branche, que je les suis. Notant le moindre mouvement, trouvant celui qui était en charge de l'opération. La traque me semble évidente, d'autant plus que la chasse est une part existentielle de ma personnalité. J'en saliverais presque de jalousie. Leur victime s'enfuit de son mieux, sans parvenir à les distancer et c'est lui que je choisis de suivre. Un dilemme prenant naissance au creux de mon âme. J'assiste avec une certaine fierté au massacre de deux de mes ennemis et je ne me surprends pas devant l'apparition d'un ours blanc. Nullement, mon odorat m'ayant prévenu qu'il n'était pas un simple humain. D'ailleurs… Il n'était pas le seul dans ce regroupement d'hommes. J'étais trop loin pour savoir exactement qui, ni ce qu'il était, mais je sentais la présence d'une autre créature. L'odeur du sang couvrant tout, je profitais du chaos pour redescendre sur terre. Tout aussi silencieuse, je me laissais redevenir humaine. La transformation n'était pas des plus aisés et je savais que, pour la plupart, un tel changement aussi rapproché, était impossible. Mais… Je n'étais pas faite de la même manière que la moyenne.

Nue et me faufilant le plus discrètement possible, je traque à mon tour. Ma décision prise, même si je risquais les ennuis pour avoir écouté mon cœur. Je poursuis et j'attends la suite. Je n'ai aucun problème à retrouver celui qui s'échappe et son visage ne m'est pas inconnu. Un sourire en coin se dessine sur mes lèvres, me rappelant que je l'avais prévenu… Qu'à force de faire l'imbécile, il finirait en couvre-lit pour politicien. Enfoncé dans la noirceur, dans le sens contraire du vent, je l'observe s'arrêter. Il n'arrive plus à continuer sa course et une part de lui à abandonner. C'est cette évidence qui me frappe de plein fouet. Un autre état que je ne connaissais pas, l'abandon… Le bruit de pas précipité me faire tourner la tête et de ma cachette je peux le voir, cette marionnette qui obéissait en bon chien, chien. Son visage attire mon attention, mais c'est son arme que je remarque surtout. Braqué sur l'homme ours, je réagis d'instinct. Remerciant intérieurement Grayson pour ses leçons et son exigence de cinglé, je quittais l'ombre et ma main propulsa l'arme vers le ciel. Le coup parti et me fit grincer des dents; sans laisser le temps à la surprise de s'envoler, j'envoyais la paume de ma main sous le menton du shadowhunters. Question de le déstabiliser un instant, peut-être deux.

Bondissant au loin de lui, j’atterris aux côtés de mon semblable et ne lui prêtais aucune attention. Accordant ma concentration à celui qui tenait encore le fusil. « Disparaît. Maintenant. » C’est un ordre qui claque, sans pour autant être prononcé très fort et le rebelle ne se le fait pas redire une seconde fois. Debout, le dos droit et fier, je n’ai aucune conscience des écorchures sur la plante de mes pieds. Je n’ai même pas de gêne à me trouver entièrement dévêtu devant un inconnu. La pudeur étant l’un des nombreux concepts qui m’échappent encore aujourd’hui. « Si tu voulais jouer à chat, tu t’es royalement trompé sur les règles du jeu! »

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MessageSujet: Re: Fuis moi, je te suivrai # Ange   Ven 13 Mai - 15:54

Son visage qu'il aperçut brièvement fit rapidement écho à sa mémoire. Cette ancienne image du gouvernement, autrefois politicienne respectable, aujourd'hui ange déchu traqué avec hargne par des hommes tels que lui et pire encore, était une cible de choix. La traîtresse valait son pesant d'or et le mérite qu'il obtiendrait avec une pareille capture laissa voir de jolis éclats convoiteux dans le fond de ses yeux bleus. Elle venait de faire de sa mission du soir un échec cuisant mais cette défaite serait vite pardonnée et oubliée par ses chefs lorsqu'il leur livrerait ce merveilleux lot de consolation. Son ambition enflamma sa résolution et le shadowhunter tantôt déstabilisé par l'effet de surprise retrouva promptement tout son aplomb. Il ramassa son arme à terre pendant que la fugitive s'affairait à faire détaler la cible et la rengaina avant de se saisir de deux lames de combat, puis de se lancer à ses trousses. Cette garce était rapide, avait laissé l'odeur singulière du métamorphe dans l'air. Et dans l'obscurité, Jorgen savait qu'il n'avait pas la moindre chance de tenir une skinchanger apparemment entraînée dans son viseur. Un rictus d'une noirceur terrifiante s'esquissa aux recoins de ses lippes à l'idée d'une bataille au corps à corps. La soirée s'annonçait divertissante. Les muscles bandés, les phalanges opprimant avec force ses couteaux, il combla la distance. Le temps pour la félonne de contraindre la proie à battre en retraite et le soldat se dressait déjà tout près d'elle, paré à en découdre.

Aucune parole ne s'échappa de ses lèvres pincées pendant qu'il se surpris à hésiter à se jeter dans la mêlée désirée. Les bras pendant le long de son corps étourdi, immobile, il se retrouva figé face à cette femme dont tous connaissaient pourtant le visage. Et sa nudité n'était pas la cause de ce trouble soudain. Jorgen était incapable d'expliquer ce phénomène mais il avait l'impression de redécouvrir ce portrait pour la première fois et d'y observer quelque chose qu'il ne parvenait pas à définir, quelque chose de saisissant mais totalement mystérieux. Il détailla ses traits qui lui semblaient familiers au delà de sa notoriété publique, la piégeait de son regard de glace qui faisait miroir au sien. Tenta d'expliquer l'inexplicable, de comprendre ce qui attirait si intensément son intention alors qu'il avait déjà vu cette femme maintes et maintes fois sur papiers et au travers les écrans du gouvernement. Puis secoua vaguement la tête pour se défaire de cette étrange emprise qui demeurait insaisissable. Il raffermit sa prise sur ses armes et chassa toute confusion de son esprit. Aucun égarement n'était permis.

Il se mit à tourner autour de sa cible nouvelle d'une posture menaçante, derechef confiant et en pleine possession de ses moyens. Les lames toujours relativement inoffensives dans le prolongement de ses bras aux muscles noués, l'oeil mauvais et arrogant, il fit perdurer ce petit jeu, par simple plaisir. Parce que l'atmosphère pesante était un met exquis dont le shadowhunter se délectait presque autant que l'action et l'adrénaline qui en découlait, que le sang qui finissait inéluctablement par se déverser à ses pieds. Et pour rompre le charme, il cessa sa danse macabre et laissa enfin filer sa voix dans l'ombre, noire et prépondérante. « Tu n'aurais jamais dû te mettre entre ma cible et moi pauvre inconsciente ». Un sourire des ténèbres se peignit une nouvelle fois sur ce visage déjà trop dur. Il leva tout en même temps l’une de ses lames et joua avec de manière très légère, mais aussi dangereusement habile. « Il va falloir que tu remplaces ton camarade maintenant, mais je ne vais pas m’en plaindre, tu vaux bien plus pour ceux pour qui je travaille et que tu as accessoirement trahis que dix résistants de la trempe de ton ours mal léché que tu aurais mieux fait de sacrifier... ». Une mine grave avait remplacé son rictus. « Ce qu’ils vont te faire subir c’est pas très joli mais tu connais la maison, j’ai pas besoin de te faire un dessin ». Le soldat réfléchit rapidement à la situation avant de faire part à son vis à vis de son analyse. « Soit ton élan d’altruisme t’as rendu complètement stupide, soit t'es trop sûre de toi... Dis moi la rebelle, qu'est-ce qui peut bien se cacher dans tes entrailles de métamorphe qui justifie autant d'arrogance ? Quelque chose de rapide, je l'espère pour toi... ». Sous la peau de l’homme se dissimulait un grand vautour. Et dans les airs, sans les contraintes de la terre, rien ne lui échappait. Qu’il utilise ses lames ou ses serres, le skinchanger était certain d’en ressortir vainqueur.  Se transformer était depuis quelques années devenu un fait détestable, non pas parce qu'il était douloureux - pour lui qui n'avait jamais connu la douleur - mais parce qu'après un siècle piégé dans ses plumes, l'animal lui était désormais abject. Cela dit, si elle ne lui laissait pas d'autre choix, il n'hésiterait pas. L'homme de mains à l'ambition démesurée savait depuis longtemps où se trouvait sa priorité.

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MessageSujet: Re: Fuis moi, je te suivrai # Ange   Mar 17 Mai - 20:21



 

 
Fuis moi, je te suivrai

 
“This is war”


 
Je ne ratais pas un frémissement de ses muscles, tous mes sens concentré sur la menace imminente. De stature imposante, une humaine aurait tremblé devant sa force brute, mais je m’inquiétais plus pour cette odeur qui annonçait pire encore. Des habilités autres, qui pouvaient me compliquer la vie. Maudissant mon cœur malmené et pourtant encore si tendre, je serais la mâchoire. Cherchant cette colère si mordante, que j’avais découvert entre les mains de Grayson, je n’ajoutais rien. Le laissant changer son arme et s’approcher. Je notais ce sourire de malveillance qui tordit mes entrailles, sans que je m’explique pourquoi. Cette manière d’annoncer son arrogance et sa noirceur d’âme me levait le cœur. Il se rapprochait et son visage me chatouillait la mémoire. Ce qu’il dégageait et même… Ces traits, tout me donnait la chair de poule. Un instinct éteint depuis de longues années, criait au scandale, mais je n’y comprenais rien. Cette marionnette du gouvernement, aussi mauvaise était-elle, n’avait jamais croisé ma route auparavant. Immobile, il se rapprochait de ma personne et j’attendais l’attaque. Contrôlant ma respiration, j’étais prête à bondir et réagir à ses mouvements. J’attendais l’affrontement, il allait chercher à me ramener auprès de ses patrons… Il allait le faire, mais la seconde s’étira et je ressentis son hésitation. Voulant saisir cette chance, je ne bougeais pas d’un centimètre. Fasciné par cette impression étrange. Je n’avais pas envie de lui faire mal. Plus, qu’à mon habitude.

Le voyant secouer la tête, je su que j’avais raté une opportunité de prendre de l’avance. Mentalement, je pris le temps de noter le sermon que je devrais me lancer, une fois devant un miroir. Devant son déploiement, je courbais légèrement l’échine, suivant ce cercle qu’il créait autour de moi. Mes yeux de louve s’affinant sous l’effet de la partie de chasse qui commençait, je ne le laissais pas sortir de mon champ de vision. « Tu n'aurais jamais dû te mettre entre ma cible et moi pauvre inconsciente » Sa manière de prononcer ses mots, m’immobilisa sur place, à la seconde même où il faisait de même. Ce léger accent et ce, je ne sais quoi, m’écorchait les tympans. Tout en me laissant une étrange impression de chagrin. Il me déplaisait, mais je ne voulais toujours pas lui faire mal. Devant ce nouveau sourire venu tout droit des enfers, plutôt de mon enfer personnel, je montrais les dents. Un grondement lointain se laissant filer le long de ma gorge. « Il va falloir que tu remplaces ton camarade maintenant, mais je ne vais pas m’en plaindre, tu vaux bien plus pour ceux pour qui je travaille et que tu as accessoirement trahis que dix résistants de la trempe de ton ours mal léché que tu aurais mieux fait de sacrifier... » Je haussais un sourcil, me demandant s’il était toujours aussi jacassier avant de se battre. « Ce qu’ils vont te faire subir c’est pas très joli mais tu connais la maison, j’ai pas besoin de te faire un dessin ». Ce fut à mon tour de sourire, un sourire sans vie et détacher. Tout le contraire de ce qui grondait à l’intérieur de ma personne. Cette rencontre avait quelque chose de surréaliste et je ne saisissais toujours pas la raison de cette sensation. « Soit ton élan d’altruisme t’as rendu complètement stupide, soit t'es trop sûre de toi... Dis moi la rebelle, qu'est-ce qui peut bien se cacher dans tes entrailles de métamorphe qui justifie autant d'arrogance ? Quelque chose de rapide, je l'espère pour toi... ».

Sur la défensive, ma posture ne se détendait pas… malgré les minutes qui s’écoulaient. Je ne pouvais m’empêcher de trouver sa manière de bouger semblable à celle d’un volatile. Et si j’avais raison… Je pouvais avoir l’avantage dans cette forêt qui était ma seconde maison. «  Sacrifier… Sacrifier… J’ai toujours détesté les soldats. Tu donnerais ta vie pour accomplir ta tâche n’est-ce pas? Tout ça pour des gens qui se contrefiche que tu respires ou non… Quelle vie pathétique. T’as aucun amour propre? Juste de l’arrogance et du plaisir à faire couler le sang? C’est un manque flagrant de personnalité gamin! » Je reculais d’un pas, redressant ma colonne vertébrale pour mieux lui renvoyer cette arrogance qui lui collait à la peau et qui était comme une seconde peau, une part de ce masque porter des années durant. « Pour toute information supplémentaire sur votre nouvelle proie, soldat, il vous faudra vous rendre dans les bureaux du gouvernement. Ils auront grand plaisir à vous révéler tout ce qu’il y a à savoir sur mes autres peaux. Si vous êtes assez haut placer pour avoir accès à mon dossier… Bien entendu. » J'avais cette intonation que le gouvernement avait été fière de me voir exercer. La politicienne avait montré le bout de son nez, avant de disparaître dans un éclat plus sauvage au creux de mon œil. « Bon, maintenant que tu m'as terrorisé à l'idée de retomber entre les mains de mes derniers bourreaux et qu'il est évident qu'ils ne me laisseront pas survivre une quoi? Pfffff! Troisième fois? Hey! Ça en fait des erreurs pour des gens efficaces! Enfin, maintenant que tu m'as montré ton habilité avec tes jolis couteaux et que tu es plutôt claire sur ton envie de m'emprisonner, je ne vois pas pourquoi je devrais continuer à discuter avec une tête de cochon tel que toi. À moins que tu comptes m'achever à coup de mots? Mais, je ne te le conseille pas, ça c'est mon domaine. » Sans attendre plus, je m'élançais.

Dans un élan qui aurait semblé presque héroïque! Si je ne m’étais pas recroquevillé avant de l’atteindre, pour mieux me laisser dériver à ses côtés. Juste assez, pour m’arracher un bout de peau et dépasser sa stature. Je ne pris pas la peine de m’essayer à le faire tomber, ni même présumer qu’il ne m’avait pas coupé une mèche de cheveux au passage. Mes transformations, quoi que facile désormais, m’avaient affaibli et j’y recourais qu’en dernier lieu. C’est pourquoi je me redressais aussi subitement et ne m’arrêtais pas. Mon corps nu s’enfonçant dans la noirceur, sachant pertinemment qu’il n’était pas loin. Toujours crispé de cette étrange interaction, je me surprise à vouloir qu’il me rattrape.

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MessageSujet: Re: Fuis moi, je te suivrai # Ange   Mer 18 Mai - 11:29

Les lèvres du shadowhunter furent éprises d'un franc sourire lorsque les paroles de la révoltée filèrent dans l'air. Elles ne le touchaient plus depuis longtemps, n'étaient que du réchauffé qu'il bouffait à chaque mauvaise rencontre de ce genre. De l'entendu et du réentendu qui ne le concernait en rien, qui ne lui offrait pas l'opportunité de l'identification. Faire offrande de sa vie à une ribambelle de politiciens crapuleux et sans réelle audace qui dictaient leur bon vouloir derrière la protection de leurs bureaux dorés ? Pour qui l'Homme n'était qu'un pion sur un échiquier qu'il savait périssable et sacrifiable ? Oh non, il n'avait jamais été question de ça. Se vautrer dans une si pathétique soumission ne faisait pas partie de ses conditions, c'était justement pour s'assurer de sa liberté et de sa préservation qu'il avait opté pour ce côté de la bataille, pour celui des gagnants. Parce qu'il n'avait pas désiré survivre comme un rat en terre, parce qu'il haïssait cette possibilité mais qu'il finirait pas l'épouser si jamais le gouvernement décidait pour une raison ou pour une autre de le déchoir de ses bonnes grâces. Ou s'il se faisait finalement dévaster par une opposition qu'ils auraient tous pu sous-estimer. Sa loyauté était imposante, mais elle avait aussi ses limites. Il n'en voulait pas au pouvoir pour toutes ces mauvaises choses qui s'y associaient, lui-même n'avait rien d'un altruiste. Il n'était qu'un égoïste, un homme qu'on avait abandonné, livré aux ténèbres sans jamais se soucier de son sort. Un homme qu'on avait rendu tel quel, à force de coups et de solitude, et de manque cruel de sollicitude. Il y avait bien eu ces deux frères, un jour, par un passé lointain. Deux frères qui se faisaient aujourd'hui appelés Kyran et Ezra. Deux âmes qui l'avaient recueilli sous leurs ailes protectrices lorsqu'était arrivée l'époque de l'adolescence désoeuvrée, qui lui avaient tant appris, qu'il avait fini par quitter pour une autre vie et qu'il avait retrouvé dans celle-ci pour les trahir, guidé par son ambition dévastatrice. Ah, si tu savais petit Ange... « Donner ma vie pour ça ? » riposta t-il en esquissant dans la nuit un geste lent qui mettait en évidence son uniforme et son équipement, avec toujours ce rictus s’étirant sur ses traits. « Pas tout à fait... ». Mais il n’en dit pas plus, cette traîtresse n’avait pas besoin d’en savoir d’avantage. Ce qu’il était, ses objectifs et ses frontières, demeuraient son jardin secret. « Quant à toi, je n'ai pas encore eu le plaisir d'être missionné pour ta capture et je dois avouer manquer un peu d'infos mais... ». Il empoigna sa lame avec l’habilité du combattant émérite et se tint en position offensive. « J’ai pas besoin de ça pour m’occuper de ton cas ». S’il suffisait de connaître un dossier sur le bout des doigts pour vaincre, la Rébellion ne serait plus qu’un souvenir risible.

La skinchanger acheva sa tirade sans lui laisser l’occasion de répliquer et fila dans la nuit en savourant au passage l’audace de l’effleurer. Jorgen aurait simplement pu lui planter le couteau dans sa chair de pêche durant cet élan, ça aurait été si facile... Il avait d’ailleurs tenu son arme prête dans les ombres, mais il avait avorté son geste, contraint par la force d’une étrange sensation. Un murmure lui laissait entendre qu’il pourrait, peut-être, regretter cette folie. Un chuchotement qui restait insondable et qui le faisait silencieusement fulminer. Pourquoi s’était-il par deux fois glissé dans les méandres de l’hésitation, alors qu’il n’avait aucune raison de s’y perdre. Qu’il avait tout à gagner, sensiblement rien à sacrifier. Qu'il n’avait plus connu ce sentiment de faiblesse depuis des lustres et qu'il avait pensé définitivement éteint. Il roula ses yeux d'azur au ciel tout en se pinçant fort les lèvres dans une moue d'exaspération presque désespérée, puis regarda quelques secondes la fugitive s'éloigner. « Bon sang ». S'empressa ensuite de s'engouffrer dans son sillage en tentant de raisonner cette démence passagère qui le rongeait sourdement.

La cible se dressait juste là, stoppée dans ses foulées fuyantes par la carrure d'un soldat qui s'était faufilé dans l'obscurité à la suite de son chef qu'il avait fini par rattraper. Jorgen avait totalement oublié son compère dans toute cette tension, dans cet océan d'incompréhension dans lequel il se noyait lentement. Surpris par l'arrivée d'Ange dans la noirceur de ces bois obscurs, ce dernier, par réflexe, dépouillé tantôt de son revolver par la violence de la mêlée, avait dégainé un couteau affûté. Sa posture ne laissait planer aucun doute. La lame fut projetée vers la silhouette gracile et le changeur de peau arrivé à leurs suites réagit vite. Très vite. Il vint se dresser au devant de l'agressée pour faire barrage de son corps. La lame se planta dans son omoplate sans douleur. Avec sur le visage la gravure profonde du dérangement - il se serait bien passé de cette présence soudainement devenue incommode - dépourvu de toute expression de souffrance, il la saisit et la délogea comme si ce geste n'était rien, avec une désinvolture qui n'était pourtant pas de circonstances, d'une lenteur exagérée. « Jorgen ? ». Le soldat regarda son boss, confus et profondément penaud, puis revint à la proie dont il reconnu rapidement l'identité. Il ne dit rien, conscient qu'il ne ferait que s'attirer le courroux de son chef qu'il avait poignardé par mégarde. Cet imbécile avait réagi sans réfléchir, avait jeté son arme avant même d'observer sa cible, trop effrayé qu'il s'était montré face à la soudaineté. Le shadowhunter essuya la lame de sang sur le tissu de son pantalon sombre et se contenta de la tendre à son propriétaire avec dans l'oeil une lueur accusatrice et moralisatrice. « Celle-là ils la veulent vivante. Et je m'en charge. La cible principale s'est enfuie vers le sud, rattrape la ». Son timbre était implacable. Son ordre ne laissait aucune place à l'échec. Cette course vaine serait la punition de ce soldat qui avait failli. Il lui fit un signe de tête pour lui signifier son approbation - il n'avait de toutes façons pas le choix - et récupéra son couteau avant de disparaître dans la nuit, aussi subitement qu'il était apparu.

Troublé, le soldat blessé ne saisissait plus rien de ce comportement dont il faisait preuve. Morte ou vivante, il n'en savait fichtrement rien. Ne savait pas d'avantage ce qui l'avait poussé à la protéger de cette attaque éclaire. Il savait simplement qu'à l'instant où le projectile avait été lancé, il avait désiré la préserver, comme s'il lui était impossible d'achever cette existence qui lui était pourtant étrangère et, finalement, sans grand intérêt. Il se maudissait intérieurement pour cette attitude insensée qui le rendait méconnaissable et qu'il trouvait absolument détestable. C'était indigne de lui. Indigne de ses convoitises et de son rang. Terriblement frustrant. Désabusé par ses agissements, il se retourna vers l'ancienne politicienne, espérant qu'elle n'ait pas esquissé le moindre geste dans cet échange.


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MessageSujet: Re: Fuis moi, je te suivrai # Ange   Ven 20 Mai - 22:07



 

 
Fuis moi, je te suivrai

 
“This is war”


  La dureté du sol sous mes pieds, martelant ma peau déjà endurci par les années, ne cesse de me rappeler que je fuis une nouvelle fois. Je n'ai que faire de la raison qui a poussé cet homme à ne pas vraiment me couper la route. Je cours, c'est le plus important. Enfin, c'est ce que je me répète. Alors, que j'essaie de chasser cette lourde impression qui m'enveloppe tel un serpent, depuis que j'ai croisé son regard. Le cœur battant rapidement, je suis son rythme presque affolé. Lorsqu'une montagne de muscle me barre la route. Figé, comme seul un animal savait instantanément arrêter de bouger, je l'observe et gronde férocement. Le message est évident, pourtant en bon soldat, il ne bouge pas. Il pointe même une arme sur moi et je m'attends au choc d'une seconde à l'autre. Face à lui, je ne bouge pas d'un centimètre, peut-être un peu trop frondeuse pour mon bien. Mais, l'absence de douleur pouvait rendre idiote. Une idiotie qui me connaissait bien.

Dans un souffle, j'attendais la suite de cet instant malvenu et une suite, qui n'eut rien de logique. La montagne de muscle épaisse passa à l'attaque, visant mon frêle corps de femme, mais une autre présence imprévu en bloqua l'accès. Il était là! Le blondinet qui avait plus d'autorité et d'importance que je ne l'avais pensé et la lame s'enfonçait dans sa chair et non la mienne. Troublé, mon pouls s'emballa davantage et j'eus envie de martyriser celui qui avait eu le culot de blesser cet homme. Je lui aurais volontiers déchiqueté l'échine­ avec mes crocs, si cet acte avait eu une quelconque raison d'être. Muette, je serrais la mâchoire pour contenir mes pulsions meurtrières. « Celle-là ils la veulent vivante. Et je m'en charge. La cible principale s'est enfuie vers le sud, rattrape la » Il avait retiré l'arme et sa résistance eue le don de lui acheter un certain respect... Une toute petite dose de respect. Je lançais un coup d'œil vers le sud, persuadé que l'ours serait trop loin pour être poursuivie. Avant de reporter mon attention sur mon... ''sauveur''. J'eus un œil sur sa stature, notant chaque détail que je pouvais remarquer. Je ne voulais rien oublier de lui, jusqu'à l'odeur de son sang qui se répandait dans l'air et laissait assoiffée ma louve. Je roulais ma langue le long de mon palais, chassant la sécheresse soudaine de ma bouche et essayant de me concentrer sur la menace qu'il représentait. Après tout, il voulait ma peau... Je n'avais aucune raison de faire de sentiment en sa présence.

Étirant l'échange muet que j'avais avec moi-même, je le laissais se retourner vers moi sans esquisser un geste. Puis, en voyant son visage, dans cette ombre, sous un angle particulier. Une impression mauvaise m'envahit. Une haine que je ne comprenais pas. Il avait... cette ressemblance qui m'effraya. Assez proche pour me le permettre, ma paume s'enfonça contre son nez, puis, je reculais de plusieurs mètre. Regroupé sur moi-même, accroupi vers le sol, tandis que je montrais les dents. « Aucun partage? Tu préfères avoir les honneurs que pour toi? » Regardant son visage de nouveau, je changeais d'expression. Il n'était plus menaçant, mais familier. Un peu coupable de cette réaction excessive, qui ne l'était pas au fond! Je pinçais mes lèvres en une grimace peu glorieuse. « Tu devrais peut-être mettre de la glace sur ton nez tout à l'heure... » QU'EST-CE QUI ME PRENAIT?!

Exagérément lentement je me relevais, ignorant les protestations de mon corps malmené par bien des choses, depuis quelques minutes. « Ce petit acte, sans aucune logique, ne m'achètera pas un droit de passage jusqu'à la ville n'est-ce pas? Même si ça t'évitait de te vider de ton sang en essayant de jouer à cache cache avec moi? Je devrais reprendre la fuite, non? » Sur le qui-vive, je pouvais m'élancer à tout instant. Mais, je restais immobile, voulant voir ce que lui ferait. Après tout, nous agissions étrangement tous les deux.

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MessageSujet: Re: Fuis moi, je te suivrai # Ange   Sam 21 Mai - 15:43

Il n’avait pas même pas pris la peine d’éviter la frappe qu’il avait pourtant largement vu venir. Trop prévisible. Il avait encaissé le choc, simplement, n’avait pas cillé, s’était contenté de sourire sans lâcher la demoiselle de son regard ténébreux. Vaine tentative petit Ange déchu. Comme si un coup de ce genre pouvait détenir la moindre conséquence sur ce corps vigoureux dans lequel le pouvoir fourmillait. Cela dit, il salua silencieusement l’audace de cette révoltée qui n’avait franchement pas froid aux yeux. Avec nonchalance, il porta ses doigts jusqu’à cette légère larme de sang qui s’était échappée de sa narine. Il n’avait pas senti la douleur, seulement la chaleur de ce chaud liquide qu’il ne connaissait que trop bien et qui était la seule alarme à ses blessures. Il s’en débarrassa du bout des doigts, sans cesser d’étirer ce rictus toujours plus amusé par une situation qui n’avait pourtant rien d’hilarant mais qui laissait en son sein un doux parfum de ravissement. Un contentement pervers.

Il essuya son sang sur le haut de son uniforme et s’approcha d’avantage du vis-à-vis, combla la distance qui séparait le méchant loup du frêle agneau. Il coula son regard dans le sien. Tenta de la captiver totalement lorsqu’il lui concéda un petit bout de son quotidien, avec l'intention qu'elle comprenne parfaitement le danger auquel elle se confrontait, mais aussi la chance qu'elle avait eu jusque là de se défaire étrangement de ses serres et qu'elle continuait à provoquer. « Les honneurs me reviennent toujours, peu importe qui attrape la cible. C’est l’avantage de commander aux hommes, on récolte tous les lauriers ». Non, il n’avait pas fait disparaître son homme pour se voir attribuer toutes les éloges. Il avait désiré s’en débarrasser pour se retrouver seul face à cette énigme déplaisante que la traquée du hasard représentait soudain. Profiter de ce tête à tête qui le laissait tout autant extrêmement curieux que désabusé. Etre l’unique au courant de la situation qui allait s’en suivre si jamais il décidait pour une raison qu’il lui échappait toujours de jouer le faible soldat aux prises avec l’échec. S’il la laissait finalement s’enfoncer dans la nuit sans oser la suivre...

Il s'accroupit au devant l'ange qui s'était presque recroquevillé, en alerte face à la menace que l'homme d'élite représentait. Sans comprendre cette caresse, sans même la réaliser, ses doigts avaient épousé sa joue de soie sur laquelle ils glissaient doucement. Ils saisirent le menton de la métamorphe lorsque le shadowhunter discerna ce qu’ils faisaient, sans réel consentement de sa conscience qui s’était éteinte brièvement. Puis le soldat contraignit la jeune femme à se redresser. Douce folie passagère que l’enfer de ses yeux clairs s'étaient hâtés de balayer dans cet ordre muet avant de rompre ce contact physique énigmatique et fugitif.

En la fusillant d’un regard assombri, indifférent à sa propre détresse d’homme, il lui livra le fardeau de son existence de son timbre le plus serein. « N’espère pas t’en sortir si facilement bel Ange. Et frappe moi autant que tu le souhaiteras, je ne connais pas la douleur ». Une expression malveillante et impérieuse s’était appropriée ses traits. Cette tare était un avantage qu’il aimait vanter face aux adversaires qu’elle décontenançait et dont elle accroissait souvent la peur, à l’instar d’amenuiser la confiance qu’ils pouvaient avoir en eux puis de la souffler jusqu’à la dernière petite flamme. Car comment vaincre un homme, de surcroît bien entraîne et bourré d’un aplomb sans faille, qui ne ressentait pas la souffrance ? Et qui en plus guérissait de ses blessures bien plus rapidement que la nature humaine ne le permettait, de maux bien plus graves ? C’était à faire pâlir. « Puis tu n’es pas la seule à posséder quelque don du genre, cette égratignure ne me laissera même pas une petite cicatrice, ce n'est qu'un vulgaire coup de couteau ». Une nouvelle fois, il lui sourit, d'une manière cette fois-ci insaisissable. Il ne parvenait plus à définir ce qu'il ressentait face à cette étrangère que le destin avait mené sur son chemin, vicieux et trop obscur pour en éclaircir les desseins. « Tu devrais peut-être continuer de fuir, c'est certain. Pourtant tu restes plantée là face au danger, à te demander s'il est en est vraiment un... Tu as envie de fuir, Ange ? A ta place, je fuirais. Quant à moi, je devrais peut-être cesser d'agir si légèrement avec toi et te mettre enfin hors d'état de nuire non ? Le problème étant que je ne suis pas certain de réellement le vouloir, mais je ne sais pas pourquoi. J'ai cette fichue impression sur laquelle je ne peux pas mettre de mots qui m'empêche d'agir comme je le devrais, c'est un peu fâcheux... ». Ses doigts retournèrent vers sa lame qu'ils empoignèrent et avec laquelle ils jouèrent une nouvelle fois. Il regarda cette danse guerrière quelques instants tout en remuant ses lèvres indécises. « Je réfléchis encore à la question ». Il fit cesser le mouvement avant de pointer l'arme vers la rebelle, puis de lui faire exécuter un demi tour pour lui tendre la garde inoffensive. « Et si tu avais le choix ? ». Il avait l'impression que cette sensation sans définition ne s'était pas contentée de le heurter, mais avait également semé le doute dans l'esprit de cette changeuse qui semblait aussi hésitante que lui. Et il avait bien envie de confirmer ses soupçons, ou pas. Dans le pire des cas, si elle s'élançait sur le couteau offert pour le lui planter dans sa grande carcasse de skin', il lui suffirait d'une parade pour avorter son intention. Il ne prenait pas grands risques.

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MessageSujet: Re: Fuis moi, je te suivrai # Ange   Sam 21 Mai - 17:06




Fuis moi, je te suivrai

“This is war”


 « Les honneurs me reviennent toujours, peu importe qui attrape la cible. C’est l’avantage de commander aux hommes, on récolte tous les lauriers » Je lève les yeux vers le cime des arbres. L'arrogance lui allait à la perfection et c'est ce qui avait tendance à m'amuser. Ce shadowhunter ne s'effacerait pas de ma mémoire de si tôt. Il était plus qu'un des visages m'ayant poursuivi. Alors même que, je le croisais pour la première fois. Le doux conflit qu'il faisait naître, sans raison apparente, dans mon esprit semblait se nouer de façon définitive. Ne se laissant qu'accentuer, jamais diminuer. Chaque seconde passée à l'observer, compliquait ce qui naissait dans mes pensées. À croire que j'étais incapable de me battre pour ma propre survie! Je le laissais s'approcher sans réagir et même s'accroupir à mes côtés. Une bonne gifle ne m'aurait fait aucun mal, au contraire! J'en avais définitivement besoin.
Je ravalais mon envie de mordre ou de me complaire dans cette caresse qui me rappelait ma faim avide d'attention. Figé dans une posture de défense, laissant ses doigts glisser sur ma joue avant d'empoigner mon menton, j'aurais voulu crier d’incompréhension. Un sifflement s'échappa d'entre mes lèvres, sans pour autant que je n'esquisse la moindre résistance. Mon cœur battant un rythme se rapprochant de la douleur, tout du moins, c'est l'impression que j'en avais, je me redressais en silence. Cet instant finissant de m'avaler dans son étrangeté.

Déconcerté par l'effet que ses doigts avaient laissé sur ma peau, je contractais ma mâchoire et lui rendait son regard noir. Il n'était pas le seul à être capable de se défendre. Ses heures dans cette cage d'entraînement, avec ce crétin de Grayson, m'avait changé. La poupée des hommes avait un moyen de résister. Adieu la princesse d'autrefois. Mon chemin s'était éloignée de la tyrannie et je ne devais pas l'oublier. « N'espère pas t'en sortir si facilement bel Ange. Et frappe moi autant que tu le souhaiteras, je ne connais pas la douleur » Je redressais la tête, mes yeux arrondie par la surprise. Cette information titilla ma mémoire, mais je me contentais de le regarder en silence. La fierté dans sa manière de me regarder de haut, m'appris que cette information devait souvent avoir son petit effet. Je me retiens de peine et misère pour ne pas éclater de rire. « Puis tu n'es pas la seule à posséder quelque don du genre, cette égratignure ne me laissera même pas une petite cicatrice, ce n'est qu'un vulgaire coup de couteau » La tête légèrement vers le sol, j'essayais de garder mon sérieux... Parce que je savais qu'il n'était pas une menace insignifiante. Tous mes nerfs à fleur de peau en avait conscience. Je gardais le silence toutefois, continuant d'écouter les mots qu'il avait à me dire. J'eus un mouvement de recule quand il prit la lame entre ses doigts et l'agita trop proche de moi. « Je réfléchis encore à la question » Puis, un autre lorsqu'elle fut subitement braquée sur moi. Je fronçais des sourcils, quand ce fut la garde qui me fut présenté. « Et si tu avais le choix ? »

Un choix? Si j'avais un choix? Il serait sans doute déjà mort ou loin derrière moi. Mais, voilà... Je me trouvais devant lui à regarder cette garde et à me traiter mentalement de tous les noms. La prendre ne servait à rien, à cette distance, il prendrait le contrôle de la situation en quoi? Trois secondes, si ce n'était pas moins. Soupirant exagérément, je relevais la tête pour fondre mon regard au sien. Un regard avec une étincelle d'humour, qui brillait élégamment. Peut-être légèrement taquine. « Je suppose, que tu as fait peur à plusieurs avec cette histoire d'insensibilité... N'est-ce pas? Dommage pour ta tactique de terreur, mais la douleur n'a jamais fait partie de ma vie. Ce serait un combat intéressant, du coup, tu ne crois pas? » Je lève ma main, mon regard toujours soudé au sien et mes doigts viennent caresser l'arme, sans l'empoigner. L'espace d'une seconde, je savoure le contact de l'arme, avant d'éloigner la tentation en la repoussant légèrement vers la droite. « Je n'aime pas ce que je m'apprête à dire, mais je ne serai pas celle qui portera le premier coup. J'en suis... Étrangement incapable. À croire que cette chose, qui te force à hésiter, est contagieuse... » Je serre de nouveau ma mâchoire et recule subitement. Mettant une distance entre nous, avant de sauter dans un arbre. D'un bond qui n'avait définitivement rien de commun avec une simple femme. Sur une branche, je l'observais, tout en restant immobile. Qu'il puisse me voir. « Si on passait un accord? Intéressé? Et ne t'inquiète pas, cet accord n'inclus pas une amnistie de ta part. Seulement, un laps de temps pour se décider tous les deux et je promets qu'on se retrouvera une seconde fois, face à face pour reprendre cette chasse... Et avant que tu le demandes. Je ne suis pas le Gouvernement, je ne mens pas. »

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MessageSujet: Re: Fuis moi, je te suivrai # Ange   Sam 21 Mai - 21:04

Le visage du skinchanger ne s'était sûrement jamais autant décontenancé jusqu'à aujourd'hui. Les mots de l'ange avaient fait mouche et avaient noyé l'homme dans une confusion qui faisait en prime resurgir un passé qu'il avait depuis très longtemps enterré, même oublié. Il n'avait pas effleuré les bribes de son enfance et de son adolescence volontairement, elles étaient venues lui éclater au nez en mille ces fichues saloperies. Elles avaient ravivé une rage sourde et fort lointaine qu'il s'empressa de ravaler pour faire de sa réflexion un atout rapide et surtout limpide. Ses yeux avaient étincelé d'une haine sans mesure, un bref instant, mais s'étaient clos dans cette apogée pour ne rien révéler de cette dernière à la coupable de son trouble. Cette riposte sur l'insensibilité - mal extrêmement rare - ne cessait plus de faire échos dans le chaos de son esprit toqué. De lui souffler des pourquoi pas et des peut-être. De tenter de le convaincre que les pensées qui l'effleuraient poseraient finalement des mots là où il ne s'était tantôt tenu que le néant et l'incompréhension, la démence qu'il avait cru embrasser. Que là se trouvait l'explication à toute cette aura étrange dans laquelle planaient les deux métamorphes qui se jaugeaient sans oser. Sans réagir. Sans ciller alors même que leurs vies étaient l'enjeu du dilemme, d'une manière propre à chacun. Et si c'était elle... Le soldat inspira profondément avant de chasser son tourment. Il serra sa mâchoire, discrètement, se rendit à peine compte dans son questionnement que la révoltée repoussait son offrande. L'arme chuta au sol et se planta dans la terre meuble sans un bruit, dans l'inconscience de son maître qui ne l'avait pas un instant sentie lui glisser de ses doigts sans plus aucune vigueur. Il suivit l'élan de la rebelle de ses yeux qui l'observaient dans le vague, entendit sa voix de femme se déverser dans l'ombre sans comprendre le sens qu'elle donnait à sa tirade. Toute son attention était dirigée vers cette mystérieuse sensation qui le hantait depuis qu'il avait posé l'oeil sur ce visage semblant sortir d'un très vieux songe. Sur cette paire de perles d'azur qui ressemblait tant à la sienne, quoi que beaucoup plus douce et attendrissante.

Il s'avança vers le perchoir sans cesser de l'admirer, sous un angle bien différent. Son oeillade avait changé. Sensiblement moins noire, dépourvue d'une grande partie de son arrogance, presque faiblarde finalement. Ce qu'il s'apprêtait à lui demander, à lui laisser penser était totalement stupide, peut-être même sans logique. Il y avait tellement peu de chances que le destin leur ait joué un pareil tour... Qu’elle soit toujours de ce monde, Elle, bien qu’il l’était toujours lui, ainsi que ces deux frères magouilleurs dont il avait partagé la route. Après tout, les années ne voulaient plus dire grand chose dans cette univers où la nature humaine s'était presque éteinte au profit de créature à la longévité louable Il hésita donc, conscient d'une réalité presque improbable, mais sa question lui brûlait la langue. Et quand bien même il pourrait sembler dérangé au yeux de l'autre, il ne put la contenir derrière ses lèvres scellées plus longtemps. D'une attitude qui n'avait plus rien d'un shadowhunter, mais uniquement d'un jeune homme en pleine tourmente, il lâcha ce qui serait sûrement le plus grand regret de son existence, mis à part celui d'avoir épargné son père, le diable de son enfance. « Est-ce que le nom Rasmussen t'évoque quelque chose ? ». Jorgen se décomposait presque pendant qu’il précisait, d’une voix pleine d’amertume, écoeuré d’être l’héritier d’une telle ignominie. D’avoir supporté ses coups et ses humiliations durant tant d’années dans une absolue soumission, d'avoir eu si peur chaque fois qu'il avait senti les remontrances s'inviter. Il avait honte. Terriblement honte d'avoir cru à l'époque que tout était de sa faute, qu'il était indigne de son père et qu'il méritait son sort. Mais il avait aussi tellement de haine en son coeur blessé par tant de vilenies, un coeur qui s’était aujourd’hui hostilement endurci. « C'est le nom que je portais jadis ». Avant de le renier, de lui cracher dessus sans aucune retenue, puis de le laisser choir dans les profondeurs de l’oubli. Il avait tué cet héritage, comme il aurait dû tuer celui qui l'avait contraint à le porter. Damné sa lignée dont il était pourtant un digne descendant. Le plus ironique dans cette affaire, c'est qu'ajourd'hui Andreas serait fier de lui, alors qu'il avait tant haï la faiblesse de sa jeunesse torturée. Il avait désavoué son père, mais avait pourtant suivi quelques unes de ses traces les plus viles. Ne s'écartait plus de ce chemin sur lequel il avait mené.

Le shadowhunter ramassa son arme à terre et la rangea dans son étui, souffla dans ce geste toute once de menaces. Il n'était plus un pion d'action, mais un homme qui mit de côté toute les tensions gouvernementales, son rang et sa mission, sa carrière et son ambition. Un homme qui décida de se concentrer uniquement sur lui même, ainsi que sur cette femme qu'il croyait intimement liée à son passé. Cette métamorphe chevronnée qu'il avait la folie de penser être celle qui, peut-être, lui avait offert la vie dans le seul but de la lui rendre impossible. Celle qui l'avait abandonné à un sort misérable, aux mains d'un monstre qui l'avait considéré d'avantage comme un animal plutôt qu'un fils. Un homme qui avait détruit toute bonté en lui, par la faute de cette génitrice qui l'avait fait naître pour le laisser seul affronter ce fardeau, qui avait décidé d'épouser une vie certainement plus clémente sans aucun désir que son enfant puisse aussi en jouir. Petite égoïste sans mérite. Le ressentiment lui noua les entrailles mais il garda pourtant toute cette colère en lui. Cette foutue pagaille pour une coïncidence... Pour un point commun singulier. Une ressemblance peu commune qu'ils avaient lâchée en toute impudence, sans arrière pensée que celle d'ébranler leur courage de guerriers.

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MessageSujet: Re: Fuis moi, je te suivrai # Ange   Mar 31 Mai - 23:38




Fuis moi, je te suivrai

“This is war”


Il n’écoutait rien. Installé bien sagement en hauteur, je l’observais qui n’entendait aucun mot de ce que je disais. Il était comme déconnecté et je pouvais lire une confusion sur son visage. Ou quelque chose d’intense qu’il n’avait pas prévu ressentir. Me taisant, je laissais s’étirer les secondes, attendant que mon chasseur se reprenne et me demandant, pourquoi! Pourquoi non de dieu, je n’en profitais pas pour m’enfuir. Mon univers se centrait sur cette réaction étrange qui semblait ancestral, je me centrais sur lui et sans m’en rendre compte, j’avais trouvé une autre personne qui me plongerait dans les abîmes de mon passé. Soudainement sur mes gardes, je pinçais les lèvres, alors qu’il se rapprochait. J’avais l’impression qu’il m’observait dans les moindres détails et cette attention fit naître une sensation dérangeante au creux de mes entrailles. Plus jeune, je me serais tortillé sous ce regard soudain si différent. Sans même savoir ce qu’il pensait, ce qui l’avait troublé, je pouvais sentir la tension monter et j’attendais que gronde le premier coup de tonnerre. Cette rencontre avait quelque chose d’un orage qui s’annonce dangereusement et qui se fracassera sans faire de distinction. Cet homme n’était pas qu’un shadowhunter, non… « Est-ce que le nom Rasmussen t'évoque quelque chose? » Mon cœur s'arrêta de battre et ce ne fut plus du sang dans mes veines, mais une haine noire et visqueuse qui n'avait rien d'angélique. Mon expression se durci instantanément et une aura meurtrière se dégagea de ma personne. Je n'avais pas entendu, ni prononcer ce nom depuis que je l'avais déchiqueté de mes crocs. Depuis, qu'il avait levé la main sur moi, une fois de trop. Depuis, qu'il avait cherché à me remettre dans ce rôle de chienne domestique. Sa propriété qu'il aimait tant martyriser. Le jouet de son existence. Le souvenir, inconnu de tous, se fit omniprésent et mes yeux brillèrent comme si la transformation allait me chevaucher à nouveau. Je revoyais son expression et son sourire pervers, je me sentais retomber dans ce néant qui m'avait ensuite englouti. Des semaines à ne plus être autre chose qu'une coquille endommagée.

Des fragments d'images bombardaient mon esprit. Je me revoyais encore jeune, souriant innocemment… Puis, ses mains contre mon cou, alors qu'il prenait son plaisir à me faire frôler la mort. Tous se brouillaient derrière ce voile de douleur purement haineuse qui s'était affaissé sur moi et par cette simple question, j'étais persuadée de rechuter. Je le sentais, c'était inévitable. Pourtant, le blond n'avait pas fini de me troubler et ses lèvres prononcèrent une phrase que je ne pouvais admettre. « C'est le nom que je portais jadis. » Le choc se fit tout autre et je relevais brutalement la tête pour le regarder directement dans les yeux. Incapable de dire quoi que ce soit, même l'air ne pouvait plus se rendre à mes poumons. J'étais pétrifiée sur place, mon cerveau refusant d'analyser  l'information. Battant des cils, ma louve avait elle aussi battu en retraite, je restais juste là. Hébété, muette et quelque part, mon cœur se mit à espérer, tout en se déchirant sans possibilité de guérison. Cherchant à me reprendre, j'ouvris la bouche et la fermais aussitôt. Aucun mot ne pouvait être prononcé, puisque je n'arrivais toujours pas à comprendre ce qu'il venait de me dire.

Je cherchais à rationnaliser, mais la seule famille de mon bourreau se trouvait être en ma personne. Il n'avait ni frère, ni sœur, ni parents, ni quoi que ce soit. Que sa victime de femme et… Ces souvenirs eurent raison de moi et je poussais un petit gémissement qui pouvait passer pour impromptu. Me laissant retomber vers le sol, j'atterris autant sur mes mains, que sur mes pieds. Accroupi, je me relevais lentement. L'observant avec un tout autre regard. L'orage avait finalement éclaté en moi et je ne savais pas comment le dompter. L'odeur de sang n'aidait en rien à m'apaiser, me ramenant à la personne que mon esprit ne pouvait assumer. Mes mâchoires se contractèrent, mes yeux luisants de tourment et de larmes qui ne voulaient pas couler. J'avais pleuré toutes les larmes qui m'étaient permis bien avant ce jour. Elles n'en chatouillaient pas moins mes cils. Plus je l'observais et plus cette impression familière prenait racine et j'avais peur de ce que cela pouvait annoncer. Paniqué par cette vérité, qui n'avait aucune chance d'être réel, je m'approchais lentement. Je sentais ma langue se durcir et au contraire de mon regard qui était de parfait miroir de mon âme. « Je dois avouer que tu es plus brillant que tes congénères,  aucun n'avait pris la peine de chercher aussi loin dans mon histoire. Alors, finalement ce n'était pas cet ours que tu voulais, mais moi? Enfin, bien tenté gamin. Mais, c'est impossible. J'ai enterré l'unique propriétaire de ce nom et avec lui, cette lignée! » Resserrant ma main sur la branche d'arbre que j'avais agrippé au sol et camoufler dans mon dos, je frappais de toutes mes forces contre son crâne, réalisant à quel point la colère grondait en moi. « Tu veux savoir comment je sais que tu ne peux pas avoir porté ce nom? J'ai regardé mourir son seul et unique enfant… Andreas n'aurait jamais donné son nom à un bâtard! » Lâchant mon arme improvisée, je tournais les talons et prenais la fuite. Il ne pouvait pas être lui. Je l'avais pleuré si longtemps et le pleurait toujours, je l'avais enterré! Il était mort et ce blond, était un soldat à la solde du gouvernement. Proche du point de rupture, je ne m'arrêtais pas. Ignorant, si j'étais poursuivie.   

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MessageSujet: Re: Fuis moi, je te suivrai # Ange   Sam 4 Juin - 0:18

Le tourment qui agitait l'âme de l'ange déchu ne fit que raviver celui qui l'agitait lui aussi. Il avait touché le coeur de cette révoltée, avait fait surgir toute une cascade de sentiments violents que son regard de femme torturée ne parvenait pas à dissimuler. Jorgen avait créé le chaos chez la rebelle et s'y retrouva piégé à son tour. Conscient que s'il était parvenu à faire naître tant d'émotions, c'était certainement parce qu'on son instinct lui avait donné raison. Et cette fatalité le terrifiait, tout autant qu'elle attisait chez lui cette haine viscérale qu'il avait alimentée toute son enfance contre cette mère absente qu'il avait toujours tenue responsable de tous ses supplices. Il eut grande peine à se confronter au regard soudainement bien sombre de celle qui le jaugeait de son perchoir, eut d'avantage de difficultés à ravaler sa propre colère et à garder ses lèvres closes pendant qu'elle déballait ses conneries de sa langue affûtée et se dégageait une nouvelle fois des responsabilités qui lui incombaient depuis le jour où elle avait donné naissance à l'héritier de cette obscure lignée. Depuis qu'elle avait posé ses yeux glacés sur ce petit corps de nouveau né à qui il avait offert la vie et qu'elle avait décidé d'oublier, apparemment sans l'ombre d'un regret, simplement parée d'excuses qui étaient insupportables pour l'abandonné. Sonné par les révélations factices de son vis-à-vis, il fut un instant hébété, figé dans une attitude presque de marbre pendant qu'il tentait désespérément de trouver une réaction adéquate. Ce fut un coup porté par une branche que la stupeur ne lui avait pas permis de voir venir qui finit par réveiller brutalement tous ses sens. Sous le choc, son visage fut détourné vers la noirceur des bois qui les bordait mais son corps ne vacilla même pas. La rage enflammait ses yeux d'azur pendant qu'il les dirigeait vers cette femme qui avait osé l'agresser si vicieusement. Plus noir que la nuit dans laquelle ils étaient plongés, ils la fusillaient pendant qu'il portait ses doigts jusqu'à son crâne en sang et qu'elle continuait de laisser fuir des inepties. Elle crut qu'elle pourrait s'en retourner si facilement et la voir détaler à nouveau en ne laissant qu'un mensonge pour justification et un fils qu'elle avait blessé dans son sillage termina de ronger son frein.

Le shadowhunter poursuivit l'objet de sa haine d'un pas lourd mais rapide, parvint sans difficultés jusqu'à sa hauteur malgré une tête qui lui tournait légèrement sous l'effet du choc couplé à l'agitation. Il agrippa avec violence le bras de cette lâche au comportement de vipère et l'obligea à se retourner pour lui faire face avant de la lâcher d'un geste plus que brutal. Il n'y avait plus aucune mesure ni dans sa voix, ni dans son attitude. Le soldat n'existait plus, ne restait qu'un homme haineux qui n'avait plus la moindre maîtrise sur lui-même. « C'est tout ce que t’as trouvé comme excuse, après plus de cent quarante ans à cogiter sur ta lâcheté ! Tu pourrais au moins avoir la décence d’assumer ce que tu as fait, plutôt que de fuir une seconde fois, pour tout le mal que tu m’as fait ! ». Pour Jorgen, il n’y avait plus le moindre doute. Cette rebelle était sa mère, toutes les parcelles de son corps et de son esprit ressentaient la véracité de cette réalité. « Fuir, c’est tout ce que tu sais faire ? ». Il ne la quittait plus de ses yeux malveillants pendant qu’il enchaînait, d’une voix plus calme mais également plus noire. « Andreas... Il marqua une pause pour se reprendre. Mon père avait raison à ton sujet... ». Sa vision se troubla légèrement, juste quelques instants, il secoua la tête pour chasser cette brume passagère avant de reprendre comme si de rien n’était. « Son seul et unique enfant hein... C'est trop abject de dire le vôtre, je suis à ce point haïssable à tes yeux ? Me faire passer pour mort plutôt que d’assumer mon existence... Je ne sais plus si je dois te haïr pour m’avoir abandonné aux mains de cet homme ou si je dois te plaindre d’être aussi lâche et méprisable ». Il recula de quelques pas et s'adossa contre l'écorce d'un arbre, se sentant tout à coup un peu faiblard.

Le fils indigné apaisa ses nerfs du mieux possible pendant qu'il prenait le temps de souffler et de réfléchir à la situation qui n'était plus qu'un calvaire à l'apparence insurmontable. Il ne comprenait pas comment une mère avait pu détester son enfant au point de crier son trépas sur les toits plutôt que d'avouer son existence. Ne cernait pas plus ce qui la poussait à continuer de nier la vérité alors qu'il lui faisait face aujourd'hui. Il se sentait misérable sous le regard de cette génitrice qui le rejetait de tout son être avec tant de légèreté et fut heurté par le besoin de justifier son souffle vigoureux alors même qu'on tentait de l'enterrer vivant. Plus posément, mais très froidement, il laissa filer, croulant sous la tristesse et l'amertume. « Je suis né en 1872, en Scandinavie, fils d'Andreas Rasmussen et d'une mère dont il a toujours refusé de me parler en détails mais qui ne valait pas le moindre souvenir puisqu'elle m'a abandonné alors que je venais à peine de fêter mon premier anniversaire. Mais quand je te vois aujourd'hui, je me dis que tu n'es peut-être pas celle qui m'a mis au monde finalement, parce qu'on a vraiment rien en commun toi et moi, si ce n'est ces petites emmerdes avec l'absence de douleur et nos beaux yeux bleus. Je ne peux pas être le fils d'une femme si pleutre ». Empli de rancoeur et de mépris, il termina, avec une pointe de sarcasme. « Puis je suis déjà mort à priori, c'est donc d'autant plus impossible, n'est-ce pas ? ». Un silence, puis une question pertinente. « Dis moi, à quoi ressemblait mon corps une fois refroidi ? De quoi suis-je mort ? ». Son ton était mordant, diaboliquement railleur. « Et mon enterrement ? De quoi avait-il l'air ? ». Pauvre folle.

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MessageSujet: Re: Fuis moi, je te suivrai # Ange   Ven 10 Juin - 2:14




Fuis moi, je te suivrai

“This is war”


« C'est tout ce que t’as trouvé comme excuse, après plus de cent quarante ans à cogiter sur ta lâcheté ! Tu pourrais au moins avoir la décence d’assumer ce que tu as fait, plutôt que de fuir une seconde fois, pour tout le mal que tu m’as fait ! » Sa poigne laisserait une marque sur ma peau, mais je n'en avais rien à faire. Face à cet homme, qui se prétendait mon fils, je ne pouvais que le fixer. Silencieuse, observant chaque détail que je pouvais remarquer. Mon cœur battait à tout rompre et une oppression grandissante saisissait mon corps et mon esprit. « Fuir, c'est tout ce que tu sais faire ? » J'aurais dû fuir… Le jour où j'avais su que j'étais enceinte, tout mon instinct me l'avait crié. Je n'avais pas pu, incapable par cette chaîne invisible qu'il avait créé dans cette prison luxueuse. Furieuse d'entendre cette vision de moi, qui n'avait rien de réaliste, j'aurais voulu le gifler. Sans y parvenir. Ce regard noir était si familier et ce ton de voix, si haineux qui arrivait à me faire frissonner. Une part de moi ne pouvait s'empêcher de le croire. La ressemblance était frappante, en quelque sorte. « Andreas... Il marqua une pause pour se reprendre. Mon père avait raison à ton sujet... » Cette même part de moi-même mourrait d'envie de s'assurer qu'il n'avait rien, alors, qu'il s'adossait à un arbre et semblait étourdi par le coup que je lui avais porté. Ma louve s'en indignait, chassant ce besoin qui naissait soudainement dans mes veines. Elle protestait et me rappelait que je n'avais aucune preuve et qu'il était mort. MORT! « Son seul et unique enfant hein... C'est trop abject de dire le vôtre, je suis à ce point haïssable à tes yeux ? Me faire passer pour mort plutôt que d'assumer mon existence... Je ne sais plus si je dois te haïr pour m'avoir abandonné aux mains de cet homme ou si je dois te plaindre d'être aussi lâche et méprisable » Je serrais la mâchoire au point d'en grincer des dents. J'étais lâche moi? Les souvenirs de cette époque où j'endurais les coups et la violence d'Andreas, pour protéger le frêle enfant qui était ma seule joie, me saisirent aux tripes. Il ne pouvait pas être mon fils, mais entendre un imposteur me parler ainsi… Je n'avais jamais été aussi furieuse de mon existence.

Furieuse et déchirée. D'instinct, je voulais le prendre dans mes bras et me traiter d'idiote de voir naître un espoir avec si peu. Il mentait. Il mentait. Il mentait. Il mentait. Il mentait. Il mentait. « Je suis né en 1872, en Scandinavie, fils d'Andreas Rasmussen et d'une mère dont il a toujours refusé de me parler en détails mais qui ne valait pas le moindre souvenir puisqu'elle m'a abandonné alors que je venais à peine de fêter mon premier anniversaire. Mais quand je te vois aujourd'hui, je me dis que tu n'es peut-être pas celle qui m'a mis au monde finalement, parce qu'on a vraiment rien en commun toi et moi, si ce n'est ces petites emmerdes avec l'absence de douleur et nos beaux yeux bleus. Je ne peux pas être le fils d'une femme si pleutre ». J'accusais le choc et reculais d'un pas. Comment aurait-il pu savoir en quelle année j'avais eu un fils? Ce n'était pas dans les dossiers du gouvernement, ce n'était inscrit nulle part dans cet univers tordu. Seulement dans mon esprit. Paniqué, mon souffle se fit plus court et je me senti presque faiblir. Ce poids, ce que toute cette situation sous-entendait était trop pour moi. Trop pour la femme qui tentait de se reconstruire après être passé sous les mains de trop de bourreaux. . « Puis je suis déjà mort à priori, c'est donc d'autant plus impossible, n'est-ce pas ? » Le néant, tout ce qui restait à l'intérieur de mon crâne, n'était plus qu'un néant s'agrandissant de secondes en secondes. « Dis moi, à quoi ressemblait mon corps une fois refroidi ? De quoi suis-je mort ? » Je relevais péniblement les yeux, que j'avais baissé inconsciemment. Ils étaient éteints, comme ils l'avaient été après sa mort… « Et mon enterrement ? De quoi avait-il l'air ? » Je ne ressentais plus aucune douleur. Ce qui ne me changeait pas de mon habitude, mais mes émotions aussi étaient gelées. Comme si, cette insensibilité s'était soudainement infiltrée à un autre niveau. Tout ce qu'il disait suintait l'irrespect, la haine, la colère, la tristesse. Il n'y avait rien de positif dans cette manière de me percevoir. Andreas avait réussi son plus grand coup, il avait anéanti mon seul amour rendu, avant Vittoria. Andreas avait finalement gagné la bataille et en avait savouré la victoire, sans même me l'avouer. Il devait avoir des orgasmes à répétition depuis l'enfer.

Un rire désillusionner s’éleva depuis ma bouche et je ne le contrôlais pas. J’en finis sur les genoux, me tenant les côtés, avant de finir par me mordre la lèvre jusqu’au sang, pour calmer mes nerfs qui me lâchaient.  « Moi? Je suis lâche, pleutre et je t’ai abandonné sans scrupule à ton père? Bien. Je suppose, que même à ton âge, tu es incapable de vraiment te séparer d’Andreas et de son éducation. » Mon regard trouva de nouveau l’azure qui rappelait les miens et je m’y accrochais, ravalant la nausée qui me surprenait en imaginant ce qu’il avait pu faire de mon fils. D’ailleurs, que j’y crois pratiquement, prouvait que les ennuis ne faisaient que recommencer pour moi. « Tu veux savoir comment tu es mort? À quoi tu ressemblais? Tu veux entendre ce mensonge dans ses moindres détails c’est ça? Puisque, même si je suis de loin plus fiable que ton père, tu préférais croire ce que tu entends depuis ton enfance, de la bouche de ce sadique sans âme, NON? C’est logique.  Alors, soit! Je vais prendre pour acquis que tu es bien mon fils et t’inventer ma vérité! » Je me relevais lentement, ne lâchant pas ce fils perdu du regard. Ma voix avait durci et je ne m’étais jamais autant senti détruite intérieurement, qu’à cet instant. Je le voyais et l’entendais, sans vouloir y croire. C’était peut-être un cauchemar après tout… Un cauchemar devenue ma vie depuis des décennies. « On jouait dans le jardin et je te regardais courir. Tu étais si beau… Andreas est arrivé et son cheval l’a désarçonné. » À mi-discours, je basculais dans ma langue d'origine. Ne retenant plus mon accent et mes origines. Après tout, ce n'était pas Ange qui pleurait chaque journée son fils, mais Théodora. Une scandinave qui n'avait pas eu de chance dans la vie. « Il était incontrôlable et de colère a abattu son cheval. L'animal est tombé sur toi. Je n'ai pas eu une seconde pour réagir… Tu te vidais de ton sang devant moi et ne bougeait plus. Tu étais inerte, un petit corps froid entre mes mains désespéré. Je n'oublierai jamais cette image de mon fils… » Je prenais une profonde respiration, des larmes coulant à flot sur mes joues. Des larmes silencieuses et pourtant visible, malgré mon expression lointaine.

« Malheureusement pour toi, je ne peux pas te raconter ton enterrement. Ton charmant père avait choisi ce jour pour faire de moi son animal de compagnie. Il m'a maudit et c'est assuré que je ne puisse physiquement pas me rendre sur ta tombe, avant qu'un mois entier se soit écoulé. C'est assez convainquant pour toi? Tu as de quoi continuer à te dire que je suis la salope qui n'a pas de cœur? La menteuse de première que tu ne peux pas croire? Alors! Toi qui te prétends mon fils! Est-ce que je suis assez pathétique et détestable, pour que tu puisses continuer ta route et me maudire encore davantage? Parce que tu as raison, je suis tout à fait le genre de femme qui abandonne son seul bonheur aux mains de son pire cauchemar! Mais, qui prend la peine de défendre le rebelle mal éduqué que tu chasses. Même si, elle le connaît à peine et qu'il n'a aucune importance à ses yeux! » Je ne prenais même pas la peine d'essuyer mes larmes, me contentant de le regarder en laissant le silence retomber. Ajoutant dans un murmure lourd de sens : « Allez, vas-y. Tu as ma bénédiction. Achève-moi maintenant, si c'est ce que tu veux… Ton père serait fier que tu termines l'œuvre de sa vie. ».

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MessageSujet: Re: Fuis moi, je te suivrai # Ange   Lun 13 Juin - 17:08

Une aliénée se tordait sous son regard ébahi. Folle de douleur peut-être, ou juste railleuse... Sa contenance fuyarde laissait le fils perdu dans cette nuit noire, sans réaction pendant qu'un rire dément continuait d'agiter le corps de la mère sans contrôle. Les dents de l'homme se serraient dans sa mâchoire carrée, d'une souffrance qu'il n'aurait jamais imaginé si grande. Ce comportement dénué de maîtrise qu'affichait l'ange déchu faisait écho à l'abandon de l'orphelin. La sensation de rejet le fouettait plus fort que jamais. Il n'avait plus seulement l'impression de n'être qu'un néant dans la vie de cette femme qu'il aurait pu appeler maman - et qu'il aurait voulu nommer comme tel, durant toute son enfance - mais celle d'être un bouffon duquel on se gaussait sans gêne. De n'être qu'un amas de déchets à la forme risible. Tellement risible qu'il en devenait pathétique.

La douleur se mua rapidement en fureur, lorsque des lèvres de la mère s'échappèrent le nom du père. Subterfuge pour se soustraire et se justifier qui faisait gronder en Jorgen une haine de plus en plus mordante. Comment pouvait-elle lui reprocher d'être le reflet d'une éducation unique qui lui avait été donnée par la seule personne jamais présente dans sa vie ? Là se trouvait le rôle du parent... celui de transmettre à son enfant son savoir et de le guider sur la voie de son comportement futur. Andreas avait rempli cette tâche à merveille, pas Elle, bien qu'il avait mené l'innocence sur le plus mauvais des chemins. Il avait transmis et éduqué, il avait donné bon nombre de leçons et le fils avait appris. Peu importait l'âge des descendants, l'homme était programmé pour reproduire les schémas qu'on lui avait communiqués et le petit Rasmussen ne faisait finalement rien d'autre que reproduire le seul exemple qu'il avait connu. Un exemple qu'il aurait pu abandonner si celle qui le jugeait aujourd'hui coupable d'être le fils de son père avait été près de lui pour lui en enseigner un autre bien différent, qu'il aurait peut-être pu d'avantage apprécier. La rebelle se montrait injuste, terriblement vile et n'avait aucun droit de l'accabler pour ce qu'il était devenu, parce qu'il n'avait eu pas le choix de cette vie auprès d'un homme violent qui avait forgé l'adulte qui brandissait maintenant les armes avec dans sa poitrine un coeur de pierre. Ou du moins, qui en était recouvert... Ce qui se dissimulait dessous n'était finalement pas si sombre, bien qu'il était le premier à se refuser la faiblesse de l'admettre.

Les mots continuaient de rouler sur cette langue de femme qu'il désirait broyer sous ses paumes qui se crispaient. Oser le blâmer d'accorder plus de crédit à l'homme qui l'avait élevé plutôt qu'à la pleutre qui l'avait laissé dans son sillage n'était pas le moyen le plus malin pour apaiser les nerfs de l'échauffé et tenter de gagner quelques miettes de sa confiance qui avait depuis trop longtemps volé en éclats. De la bouche d'une personne qui avait berné le gouvernement et brillé par une traîtrise louable, c'était encore plus stupide comme vaine démarche. Son entreprise n'était pas la bonne et Jorgen la contemplait patauger dans une marre sans fond qui, il l'espérait, finirait par la noyer et l'ensevelir. Elle n'était qu'une inconnue qu'il avait appris à haïr, le démon de son enfance qui l'avait offert à des griffes encore plus machiavéliques. Comment aurait-il pu oublier des décennies de croyances que son absence avaient largement fondées en un petit battement de cils, simplement parce qu'elle se disait plus digne que l'homme qu'elle avait épousé ? Elle n'était qu'une case vide dans son existence, une étrangère. Un esprit sensiblement complexe à la réputation de félon. Un mystère. Jorgen était donc incapable de lui accorder bonne foi, mais il avait toutes les raisons pour se faire et il ne méritait pas d'être culpabiliser pour cela.

La situation se métamorphosait à chaque tirade. Très vite. Trop vite. La démence de la traîtresse devint tristesse et désarçonna l'homme de guerre. Tout semblait si confus, irréaliste, déroutant. Etait-elle la comédienne qui se jouait des autres avec une incroyable dextérité ou une mère sincère privée de son expérience qui se révélait donc encore trop malhabile ? Le shadowhunter ne pouvait que se contenter d'écouter son récit sans parvenir à se décider. D'avaler ses paroles dont il ne connaissait pas le goût sans pouvoir les digérer. Incapable de juger objectivement ce comportement étrange et changeant dont elle était drapée. Des larmes et des plaintes. Des excuses. Les paroles cascadaient et le submergeaient. Trop d'un coup. Il n'avait pas le temps d'encaisser. De trier. De décrypter et de catégoriser. Il se sentait acculé et accablé. Complètement faible sous le regard de cette mère aux lèvres un peu trop vives et au regard de larmes.

Face à ce vase débordant, ne sachant pas quelle réaction adopter, terrassé, le shadowhunter se glissa dans les bras de la haine plutôt que dans ceux de l'amour. Dans les seuls qu'il avait connus, qui l'avaient cajolé puis battu. Il opta pour la facilité, pour taire ces sensations désastreuses qui avaient le dangereux pouvoir de fendre son armure. Il refusait ce croire à cette tendresse qui aurait pu le choyer mais qu'on avait soit disant éloigné de lui par la force et non par l'envie. De se laisser convaincre qu'il avait été amputé de cet amour maternel dont il avait tant manqué parce qu'on avait fait de ce dernier le prisonnier d'un cruel mensonge. Que sa mère ne l'avait pas délaissé mais qu'elle avait été abusée, pigée par un stratagème obscur. Qu'elle était victime, tout autant que lui. Cette réalité était pire que celle énoncée par Andreas, beaucoup plus douloureuse. Insupportable. Et le descendant du démoniaque ne se sentait pas prêt à l'affronter, ni à remettre en cause tout ce qu'il était et tout ce à quoi il se livrait, sa ligne de conduite et ses objectifs, toutes les raisons pour lesquelles il s'adonnait aujourd'hui au jeu de la guerre sans grande pitié aux côtés des plus grands dans cette époque despotique.

De légers bourdonnements aux oreilles, toujours un peu secoué par ce sale coup qu'elle lui avait infligé, il se rapprocha de la métamorphe d'un pas lent, mesuré. L'effleura presque de son corps imposant et la contraignit à reculer légèrement, jusqu'à ce que son dos nu épouse l'écorce d'un arbre proche et qu'elle s'immobilise. Il appuya l'une de ses paumes contre le tronc, juste au dessus de l'épaule de son acculée, puis lui demanda paré d'un regard à la fois assassin et assassiné. « Et pourquoi devrais-je te croire, toi qui me juges coupable de suivre l’unique éducation qu’on m’a donnée, parce que j’ai eu le malheur de devoir grandir sans autre référent que mon tyran de père, sans ma mère... Ma mère qui ne signifie rien d’autre que l’absence et la douleur. Tu n’as jamais été là, tu n’es rien pour moi. Juste un nom et un visage. Rien d’autre qu’une étrangère. Je ne sais pas quel genre de femme tu es, mis à part une mère qui n’a jamais tenu son rôle et une traîtresse activement recherchée, capable du pire. Je ne sais pas qui tu es. Tu ne sais pas non plus qui je suis ». Sa main libre vint se poser sur la chair de la génitrice, doucement, là où se trouvait le coeur. Ses yeux observèrent son geste avant de se poser sur ceux de la skinchanger. « Mais si tu avais un coeur, n’aurait-il pas dû sentir que l’unique bonheur pour lequel il battait n’était pas mort ? Une maman est censée ressentir ces choses là... ». Le lien qui unissait la mère à son enfant, n’était-il pas si particulier qu’il en balayait toutes les lois de la logique et de la physique ? N’aurait-elle pas dû ressentir que le fruit de son enfantement avait finalement subsisté ? Refuser de croire, au fond d’elle-même, à cette mort qu’on tentait de lui faire grossièrement gober ? « Je ne t’achèverai pas » ajouta t-il serein, le visage taillé dans le marbre. « Je me fiche de rendre fier ou non un homme que je hais et qui ne fait de toutes façons plus partie de ce monde. Je ne suis pas aussi digne de mon père, pas autant que tu ne le penses en tout cas... Mais à priori, Ange qui veut faire croire qu’elle porte bien son nom, je ne suis pas non plus digne de toi et je n'ai aucune envie de le devenir ». Il se sentit vaciller légèrement et posa cette main qui réchauffait le corps de sa mère sur l'arbre derrière elle pour s'y maintenir. Le trouble passé, il porta ses doigts à cette plaie qu'elle lui avait causée et qui ne cessait de saigner avant de reculer, rendant par cette action toute sa liberté à la rebelle qu'il ne comptait pas retenir prisonnière. Ses forces n’étaient plus à leur plénitude et il savait qu’il lui serait de toutes façons difficile de batailler plus encore, bien que la raison première de cette clémence - qu’il niait, évidemment - était leur lien mis à découvert. Il ne condamnerait pas sa mère, s’accommoderait de la détester. L'invitant d'un geste de la tête à décamper, il conclut, faiblement. « C'est trop tard ». Trop tard pour lui. Trop tard pour elle. Trop tard pour être un fils et une mère. 

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MessageSujet: Re: Fuis moi, je te suivrai # Ange   Mer 29 Juin - 0:38




Fuis moi, je te suivrai

“This is war”


« Et pourquoi devrais-je te croire, toi qui me juges coupable de suivre l’unique éducation qu’on m’a donnée, parce que j’ai eu le malheur de devoir grandir sans autre référent que mon tyran de père, sans ma mère... Ma mère qui ne signifie rien d’autre que l’absence et la douleur. Tu n’as jamais été là, tu n’es rien pour moi. Juste un nom et un visage. Rien d’autre qu’une étrangère. Je ne sais pas quel genre de femme tu es, mis à part une mère qui n’a jamais tenu son rôle et une traîtresse activement recherchée, capable du pire. Je ne sais pas qui tu es. Tu ne sais pas non plus qui je suis ». C’était trop. Les méandres de mon esprit se fracassaient. Les souvenirs, la réalité, tout avait une dague pour me poignarder et me laisser agoniser. Un contraste si coupant, entre la chaleur qui se dégageait de la main de Jorgen et la douleur qui m’engourdissait de seconde en seconde. « Mais si tu avais un coeur, n’aurait-il pas dû sentir que l’unique bonheur pour lequel il battait n’était pas mort ? Une maman est censée ressentir ces choses là... ». Il n’y eu plus que des lambeaux pour me tenir en vie, je me sentais défaillir et mourir, alors même, que je restais debout. Respirant péniblement, mes yeux mouillés se perdant de ceux qui ne vivaient que pour me haïr. ? « Je ne t’achèverai pas » Je tendis d'autant plus l'oreille, que j'étais certaine d'emporter son image dans ma tombe. Une délivrance qui n'aurait été qu'à semi apprécié, mon cœur de mère ayant une autre âme à protéger. « Je me fiche de rendre fier ou non un homme que je hais et qui ne fait de toutes façons plus partie de ce monde. Je ne suis pas aussi digne de mon père, pas autant que tu ne le penses en tout cas... Mais a priori, Ange qui veut faire croire qu'elle porte bien son nom, je ne suis pas non plus digne de toi et je n'ai aucune envie de le devenir » Le trou noir qui prit vie en moi, semblait absorber ce que ses mots dégageaient, renforçant l'état de déchaînement qui ne cessait de creuser plus loin dans ma peine. Je voulais croire qu'il mentait, pour ne plus ressentir ce manque d'émotion qui cachait mal la catastrophe qui ne tarderait pas à me secouer. « C'est trop tard ».

La perte de contact entre lui et moi m'arracha un gémissement. Son odeur enivrait mes narines et son malaise me troublait. Je ne pouvais pas mettre des mots sur mes émotions, je ne pouvais même pas accepter qu'un tel revirement ait pu m'arriver. Le seul bonheur de ma vie, avant ma rencontre avec Vittoria et après cette rencontre, reprenait vie dans le sang et la souffrance. Je ne pouvais que trembler, espérant que ça passerait sur le dos de ma nudité qui ne me troublait toujours pas. Qu'il soit mon fils ou un autre, la chair ne m'avait jamais gênée. Reculant d'un pas, je regardais mes pieds en haussant les épaules. « Croire ou ne pas croire cette femme que tu as blâmée, sûrement toute ton existence… Un dilemme complexe. Mais, je vais être honnête et te le dire à voix haute. Tu n'as aucune raison de le faire. » Je ne pouvais plus le regarder et voir ces ressemblances qui nous liaient. Je voulais arrêter d'exister et me départir de ma pathétique existence. Je ne le pouvais pas, je n'en pouvais plus. Lui, était de trop dans les pages de mes malheurs. « Qui sait? Mon instinct maternelle devait être défaillant ou peut-être que j'étais tout simplement habituée à ce que tout ce que j'aime, tout ce qui me rende heureuse… Devienne la plus grande source de douleur dans ma vie. » Reculant encore davantage, je détournais la tête pour observer la noirceur qui englobait les arbres. Une nature aussi menaçante que l’épée de Damoclès qui pendait au-dessus de ma tête. « Ça pour n’être plus de ce monde… Il ne l’est plus. » Un murmure qui m’échappa, alors même que la mention à sa mort me rappelait le goût de sa viande sous mes crocs. Me retenant pour ne pas frissonner d’appréhension, je me redressais légèrement pour mieux me forcer à l’observer une dernière fois. « Théodora. La femme qui t’as mis au monde s’appelait Théodora et non pas, Ange. Je crois que tu mérites au moins de savoir le véritable prénom de ta mère et je ne voudrais pas que tu en sois digne… Tu ne survivrais pas dans ce monde, si c’était le cas. » Je lui tournais le dos, prête à l’abandonner sur place et m’en voulant d’être aussi lâche. Mais, je le voyais à sa manière de me regarder. Je ne pouvais pas ramener l’enfant que j’avais perdu, un homme dont j’ignorais tout en avait pris la place. « J’ai tout de même un point en commun avec celle que j’étais, quand tu m’as été arraché… Ou quand je t’ai abandonné, selon la version… Je n’accepte jamais le fait qu’il soit trop tard. » Je n’attendais pas davantage. Il était temps de courir au loin et de… Et de quoi au juste? Je n’étais pas certaine que mon univers puisse encore être le même désormais.

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Lose You
I woke up in tears, With you by my side. A breath of relief And I realized... No, we're not promised tomorrow.
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