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 There a monster under my bed [ft Axl]

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MessageSujet: There a monster under my bed [ft Axl]   Sam 23 Avr - 21:27


« Feel the scars in your sleep »

Axlie
featuring

Il y a cette solitude qui lui transperce le cœur. Et ce chagrin qui s’installe. Il y a ce manque au fond de son âme. Et ce vide qui se creuse. C’est comme une fin qui n'en finit plus. Elle cherche désespérément un moyen de tourner la page mais l’éraflure est devenue une cicatrice. La cicatrice, une plaie. La plaie, un trou béant. Parfois il semble disparaître ... juste un instant. Avant de réapparaître subitement. Il est toujours là, quelque part, dans un recoin abandonné. Elle peut le sentir respirer au rythme de son souffle qui s'épuise. Et à ce moment précis, elle sait au plus profond de son être qu'elle ne sera plus jamais seule. Parce qu’il sera là. Parce qu’il ne partira pas. Parce que c’est un gouffre sans issue.

Ellie devine sa présence tapis dans l'ombre. C’est comme une évidence depuis qu'Ezra est parti. Depuis que son absence la tient éveillée chaque heure de la nuit. Elle s'éteint petit à petit, telle la flamme d'une bougie qui se meurt. Parfois il lui arrive d'apercevoir son visage. Notamment lorsque la drogue agit sur son esprit. Ce n'est ni plus ni moins qu'une hallucination. Quelques secondes avec lui. Mais ces quelques secondes, aussi courtes soient-elle, la maintiennent en vie. Hélas ce n'est pas le simple effet secondaire de ses prises quotidiennes. Ils sont de plus en plus nombreux. Et elle leur résiste de moins en moins. C'est un combat perdu d'avance. Une lutte sans renfort. Une guerre sans arme. Sa défaite est une prévision du futur. Sa chute, une promesse de demain. Elle ne fait que retarder l'inévitable, comme s'il lui restait une chance.  

La vérité c'est qu'elle l'ignore. Même dans ses moments de lucidité, l'incertitude la guette. Il lui est devenu difficile de trancher, de penser, de respirer. Elle ne supporte pas d'attendre, impuissante, dans un silence de mort. Comme s'il était déjà mort. Ne plus pouvoir le toucher, l'embrasser, le retrouver. C'est tout simplement insupportable. L'idée qu'Ezra ne soit plus qu'un souvenir l'achève littéralement. Cela devient un prétexte supplémentaire pour plonger, sombrer, oublier. Oublier la douleur qui lui lacère le coeur. Oublier l'impuissance qui la rend folle. Oublier le temps qui s'est arrêté. Il n'avance plus, les aiguilles de l'horloge sont cassées, incapables de bouger. Tout est figé dans son monde. Les gens, les odeurs, les bruits. Ce ne sont que des ombres, des effluves, des murmures. Qui perdent leur sens, jour après jour. Heure après heure. Minute après minute.

Elle n'est consciente qu'au travail. D'une certaine façon, il l'empêche de s'effondrer complètement. Il lui donne une visée, un but, un objectif. De quoi supporter la peine qui l'afflige. Mais le reste du temps, elle rôde tel un fantôme, erre tel un spectre, dérive tel un navire qui va faire naufrage. Ce n'est pas la première fois qu'elle se rend au cimetière sans s'en rendre compte. Bien au contraire, ce lieu semble l'attirer comme n'importe quel autre. Il s'en dégage une aura qui l'interpelle. Là-bas, elle respire pour de vrai. Là-bas, elle existe pour de vrai. Là-bas, elle oublie pour de vrai. Il n'y a que les morts, silencieux. Endormis dans leur tombe, paisibles dans leur sommeil éternel. Ils ne parlent pas, ils ne se manifestent pas. Ils sont juste là et ça lui suffit. Aucune âme vivante pour venir troubler le calme. Seulement le vent brûlant sur sa peau. Un vent violent et à la fois doux. Comme un chuchotement qui se répand dans son sillage.

Ellie reste immobile face aux rafales qui s'écrasent contre son visage. Le regard perdu dans la nuit sombre, elle perçoit à peine les voix qui semblent venir d'un autre monde. D'un autre ailleurs. Loin d'elle. Loin de ce présent. Probablement est-ce son imagination qui lui joue un tour. Néanmoins elle se dirige dans leur direction pour en avoir le coeur net. C'est alors qu'elle aperçoit, à quelques mètres, un corps qui tombe à la renverse et un homme qui se tient devant. La terreur qui luisait autrefois dans son regard a disparu. Il ne reste qu'une forme abstraite et complexe de curiosité. Une sorte de curiosité morbide. Depuis qu'Ellie a tué le bourreau de ses maux, quelque chose a changé. Quelque chose s'est réveillé. Sans nom ni visage. Sans forme ni aspect. Un mystère obscur qui se plait à lui faire perdre pied. L'invitant à repousser les limites de son entendement.

C'est alors qu'elle s'approche des deux individus, l'un debout, l'autre à terre. L'un en vie, l'autre à l'agonie. La jeune femme toise l'inconnu qui l'observe avant d'examiner d'un coup d'oeil la victime. Et sur un ton bien plus indifférent que glacial, elle déclare: « Il n'est pas encore mort ... vous n'avez pas touché d'organes vitaux.» Ellie semble poser un diagnostic comme elle avait l'habitude de le faire à l'hôpital. Cependant, elle ne porte plus le même regard sur la situation. La sensibilité a laissé place à la singularité. Jusqu'à remplacer l'émotion par un détachement flagrant. Une rupture discontinue, imprévue, inconnue. «Il va se vider de son sang, lentement ... très lentement.» Elle ne réalise probablement pas ce qui se passe. Encore moins ce qui se passe dans sa tête. Cela ressemble à un cauchemar. Rien n'a vraiment d'importance puisque rien n'est vraiment réel. Tout est sans tête.


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MessageSujet: Re: There a monster under my bed [ft Axl]   Dim 24 Avr - 10:05



There, a monster under my bed

 
This is your baptism, And you can't forgive 'em


Un nom sur une liste, un autre. Je plie méticuleusement le papier sous mes doigts et pose mes lunettes. Un claquement de porte, une poignée que je serre, une fois, deux fois, trois fois. Pour celui-ci, ce sera facile, ce mec se balade la nuit dans le cimetière. Pas même besoin de l'y traîner. Je remets en place mon sweat-shirt noir et le corbeau en moi s'agite alors que sa propre plume que je tiens entre mes doigts me rappelle que bientôt, de toutes façons, tout ne dépendra plus de moi.
Le monstre qui vit, celui qui a soif de sang se jette contre la cage dans laquelle il est dans mon corps et moi, je lui murmure qu'il va bientôt sortir. J'aurais du apprendre à me maîtriser, mais le départ de Vixen n'a fait qu'accentuer sa présence à lui. Elle n'a fait que lui donner de la nourriture quand je l'avais asséché dans un recoin sombre de mon cœur. Preuve vivante qu'elle a eu une part importante dans ma vie, c'est lui, c'est moi. Ce côté violent qui nous lie et nous liera toujours.

Peut-être que si elle ressent ma douleur, elle reviendra. Peut-être pas. Je ne mets pas bien longtemps à retrouver mon lieu de travail, et l'autre qui se balade. Je le suis discrètement, je ne suis pas plus bruyant que le vent. Il ne faut pas traîner trop par ici la nuit. Je lui ai déjà dit, quand il n'était pas un nom sur une liste. Il se retourne vers moi, et je lui souris. Un battement de cœur. C'est un nom sur une liste. Son visage change, comme les masques de théâtre. Et moi, je lance le premier coup. Je le frappe dans le ventre. Je le frappe dans les genoux. Je l'affaibli, il s'écroule à terre. Et lentement, la cage en moi s'ouvre alors que le sang commence à se faire sentir dans l'atmosphère et plus important, sur mes mains.

Tu prends lentement ma place, mes poings, comme un costume. Et tu frappes plus violemment, plus nettement. Tu jubiles, le regarde suppliant à terre. De tes yeux perçants tu le fixes et le reflet de la lune ne fait que refléter les tâches de sang sur notre visage. Tu respires, tu prends l'air frais. Et tu lui lances un énorme coup de pied dans la mâchoire. Je prends lentement place dans la cage et m'y installe silencieux. Je ne me bats plus avec moi-même. Je ne me bats plus avec toi. Je te laisse faire, et j'attends mon tour. Parce qu'une part de moi vit avec toi, et ça, personne ne peut rien y changer.

Inconscient, complètement abruti par ta violence et ton amusement tu ne réalises même pas que tu n'es plus seul. Toi, tu n'en aurais rien à foutre d'éliminer un témoin, mais t'es comme moi. Tu penses un peu à moi avant d'agir. Alors lorsque la voix, fine mais indifférente se fait entendre tu te retournes. Je m'approche des barreaux, c'est pas le moment que tu fasses n'importe quoi. Et pourtant, à travers nos yeux on l'observe ensemble. Calmement, sans un mot. Un air interrogatif se lit sur notre visage et elle ajoute une phrase qui te fait sourire. Tout ce qu'elle dit, tu le sais déjà. Je le sais déjà. Et même si j'aimerais prendre la place, parler à la jeune fille, la sortir du monstre, lui montrer le vrai moi, c'est toi qui est là, toi qui prend la place, et moi je disparais, quelque part tout au fond de mon être.


Je la dévisage lentement, tournant légèrement la tête sur le côté. Elle ne cherche clairement pas à l'aider, elle ne cherche clairement pas à m'arrêter. C'est une nouvelle intéressante. Mon visage se tord dans une moue interrogatrice avant de m'essuyer les gouttes de sang qui ont perlé sur mon visage pour ouvrir la bouche. Libre de parler, seul, maître de ce corps qui ne m'appartient que trop peu souvent. « Vous voulez quelque chose ? » La question n'est pas froide, mais ma voix n'a jamais connu la chaleur. Je me retourne vers l'autre agonisant et le relève dans ses hurlements douloureux, moitié mort, pantin à mon bras, mes prunelles bleues dans celles de la jeune fille que seule la lune éclaire. « Peut-être que vous voulez jouer à Docteur Maboule avec lui ? » Je relâche l'homme comme s'il n'était rien, il s'étale à nos pieds et je continue, d'un ton légèrement amusé. « Je suis navré il est un peu bruyant. »

J'appuie mon pied sur son dos pour qu'il ne bouge pas tandis que le sang s'écoule à nos pieds lentement et finalement regarde la demoiselle, encore, dans ce décor macabre avant de lui dire. « Je ne vous conseille pas vraiment de rester ici, c'est pas un spectacle très beau à voir, mademoiselle, et je ne suis pas la meilleure des compagnies comme vous pouvez le constater. » Un coup d’œil au nom sur la liste, à l'humain qui crève à mes pieds et j'ajoute  « À moins que vous ne cherchiez quelque chose ? »

Incroyablement poli pour un monstre, n'est-ce pas ? Faut dire que tout ce temps enfermé ça permet de réfléchir, à toutes les phrases qu'on pourrait dire si jamais quelqu'un nous parlait. Bon, d'accord, la plupart du temps, c'est pas pour taper la discut. Mais d'un commun accord avec l'autre, je n'agresse pas les innocents. Et pour le moment elle l'était. Elle ne semblait même pas effrayée. Alors je tenais parole. Pour être honnête, je n'attendais même pas qu'elle fasse un faux pas. Non, pour une fois, je ne rêvais pas d'entendre les os de son cou se briser sous mes phalanges. Un peu de compagnie, c'était peut-être ce qu'il me fallait.

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MessageSujet: Re: There a monster under my bed [ft Axl]   Dim 24 Avr - 23:00


« Feel the scars in your sleep »

Axlie
featuring

Elle veut s'en approcher, suffisamment pour parvenir à l'effleurer du bout des doigts, la saisir dans le creux de sa main, la distiller de l'intérieur. La peur n'est plus qu'un souvenir. Perdue dans les méandres de sa mémoire. Remplacée par une curiosité malsaine. Presque glauque. Un intérêt étrange pour cet état, cette rupture, cette fin que l'on nomme d'un mot commun. La mort. Bien plus fascinante que la vie. Bien plus effrayante aussi. Peut-être est-ce le danger qui l'interpelle. Cette adrénaline intense, puissante, démente qui lui donne l'impression d'exister.

La jeune femme se tourne vers son interlocuteur, décortique son visage comme le portrait d'un tableau, examine les couleurs qui le composent. Il ne semble pas le moins du monde gêné par sa présence, à vrai dire les traits de son faciès n'expriment aucune surprise. Aucun embarras. Aucune honte. On dirait presque qu'il peut deviner la raison de sa présence en ces lieux. Et qu'il l'accepte dans un accord implicite. Sans pouvoir l'expliquer, Ellie ne ressent pas d'animosité de la part de cet individu. Bien au contraire, il dégage un certain calme qui l'incite à rester à ses côtés. Elle remarque la maîtrise parfaite de ses gestes, la constance dans le timbre de sa voix, la lueur au fond de son regard. Et cette énergie violente qui suinte de chaque pore de son corps.

Il semble partagé entre l'envie de la voir rester et la nécessité de la faire partir. Peut-être craint-il qu'elle ne supporte le crime à venir ? Le meurtre à commettre ? L'acte abominable à exécuter ? Il est probable qu'elle ne s'en souvienne même pas le lendemain matin. Sa mémoire malmenée par les effets de la came qui se révèlent bien plus indésirables qu'il est possible de l'imaginer. L'amnésie est un concept étranger pour la jeune femme. Un terrain inconnu devenu territoire hostile. Ses souvenirs, intacts jusqu'à maintenant, doivent faire face à un bouleversement sans pareil. Chaque absence est un nouveau mode de vie. Il lui faut réapprendre à concevoir son existence comme la plupart des êtres humains. Avec des doutes, des incertitudes, des trous dans son esprit.

« Je veux le voir mourir. » Ses mots franchissent ses lèvres avec un naturel déconcertant. Un naturel qui ne lui ressemble pas. Hier encore, elle sauvait des innocents. Hier encore, elle survivait à ce monde indécent. Aujourd'hui, elle tente de vivre. Ni plus ni moins. Aujourd'hui, elle n'arrive même plus à se sauver elle-même. Les substances qui circulent dans ses veines ne sont pas la seule cause de ce déclin. En effet, l'altération de sa personnalité est si rapide que la drogue ne peut suffire à la justifier. Il y a quelque chose d'inédit dans cette agonie sinistre. Quelque chose d'interdit. Quelque chose de sombre qui résonne en écho. Un bruit sourd. Un murmure à peine audible qui se répète en boucle. Un chuchotement qui froisse l'air pour le dompter. Et il succombe, asphyxié comme jamais. Et il s'effondre dans un dernier râle, épuisé, éreinté, exténué. Tout simplement, achever. 

« Je cherche la faucheuse ... » Ellie ne se rend pas compte de son état actuel. Des paroles qui franchissent ses lippes. De la démence qui la guette. De l'esprit qui influence ses pensées à chaque seconde. Et surtout, du danger des substances qu'elle avale. Ce ne sont pas des paradis en miniature qui se déversent dans son organisme. Ils lui donnent l'impression de pouvoir tenir le coup mais lorsque leur effet se dissipe, la douleur revient. Le manque revient. Le chagrin revient. C'est de pire en pire. Alors elle en prend de plus en plus. Consciente que tôt ou tard, ce ne sera plus possible. Tôt ou tard, elle aura franchi la limite. Celle du point de non retour. A moins que ce ne soit déjà fait. Et qu'elle se noie dans une illusion alimentée par son déni. L'illusion que tout ira mieux quand ça ne va déjà plus.


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MessageSujet: Re: There a monster under my bed [ft Axl]   Lun 25 Avr - 8:58



There, a monster under my bed

 
This is your baptism, And you can't forgive 'em


J'observe la jeune femme, chacun de ses traits. J'observe ses réactions à mes mots, j'observe ses réactions aux cris d'agonie de l'autre à terre. Et puis je me demande ce qu'elle fout là. Quelque chose en moi qui ne lui veut pas de mal, outre mon lien avec l'autre qui passe son temps à chialer. Et puis elle coupe le silence, elle coupe la nuit, d'un coup plus brusque que les miens, de sa voix si fine et pourtant si directe. Mon sourire s'agrandit jusqu'à mes oreilles. Au moins, la demoiselle n'y va pas par quatre chemins. Je l'observe, et ne vois aucun doute dans son visage, dans son regard ou dans le ton de sa voix.

C'est étrange comme sensation, c'est la première fois que je peux vivre quelque chose comme ça. Alors j'appuie un peu plus sur le corps de l'autre, j'observe le sang qui coule à nos pieds, j'observe la nuit se refléter et je remercie l'autre d'avoir cédé. C'est bien la première fois. Je m'apprête à lui répondre lorsqu'elle ouvre à nouveau la bouche. Un rire léger, tendre même, s'échappe d'entre mes lèvres. Carrément. Elle n'y va pas de main morte la douce. Je la fixe, et me demande quel genre d'humain peut bien en arriver là. Autre que moi, bien entendu. Pour autant, la réflexion est réservée à mon double. Moi, j'agis. Je ne cherche pas trop loin, et je prends les mains qu'on me tend. Généralement pour leur casser les dents, mais de temps en temps, faut croire que c'est juste pour les saisir. La preuve étant la jeune femme face à moi.

Heureux d'avoir de quoi partager mon massacre sans me cacher, heureux d'être moi avec le dos droit, j'enlève mon pied de l'agonisant et m'approche d'elle. Mon pas s'éclate dans la tâche de sang et à quelques pas d'elle, sans la toucher, juste assez prêt pour que mon regard captive le sien, qu'elle comprenne bien ce que je lui dis, j'ouvre la bouche. Et d'un ton délicat, presque fin, je finis par parler. « Je ne l'ai jamais vue moi-même, tu sais, c'est moins glamour que ce que tout le monde croit. Mais faucheuse ou pas, je peux te montrer la beauté dans la mort. Parce qu'il n'y a pas besoin d'une cape ou de cacher son visage pour voir qu'il y a des choses qu'on ne peut voir que dans ce côté là du miroir. »

Un petit pic à mon double. Subtil, doux. C'est plus pour vérifier si il est encore là. Il se tait pourtant, tout au fond de moi. Et du sweat-shirt, je sors la plume du corbeau qui nous habite. L'ébène se fait magnifique de nuit, c'est quelque chose que j'ai toujours admiré. Parce qu'il faut savoir trouver son art dans les disciplines dans lesquelles on excelle. Et j'excelle dans l'art d'achever les gens, mais je les achève joliment. Je lui tends ladite plume et d'une main fraîche lui dis toujours du même ton. Sans réelle chaleur, mais d'une sincérité que je n'ai pas vraiment l'habitude de sortir autre que dans la tête de l'autre. « Tiens-moi ça, tu veux bien ? Elle est précieuse. Surtout, ne l'abîme pas. » La phrase est sincère, et même si je ne connais pas la brune et inversement, je pense qu'il faudrait être con pour ne pas me prendre au sérieux dans cette situation.

Je m'éloigne d'elle, ayant pour la première fois confié ma signature à un autre. Une sorte de confiance que personne n'a jamais acquis, jamais vue de ma part, qui doit faire se retourner l'autre dans sa cage. Mais c'est pas ce qui m'intéresse. Les mots de la demoiselle toujours en tête je relève l'homme qui supplie, les larmes aux yeux, le sang partout. Je le regarde, roué de coup. Il était peut-être magicien, peut-être qu'il était moitié animal, mais il n'était certainement pas assez bon pour me résister. Humain ou non. Il faut savoir être assassin. Et c'est d'ailleurs pour ça que je ne peux pas le laisser crever dans un coin, parce que outre le fait qu'il n'y a aucun plaisir à en tirer, je ne pourrais certainement pas être sûr qu'il est bel et bien mort. Et c'est un travail pour moi.

Alors que je prends sa tête entre mes doigts je parle à la demoiselle, posant une main sur la bouche de l'homme pour qu'il ne couvre pas ma voix. « Je n'ai touché aucun de ses organes parce qu'ils sont précieux. Voyez-vous, si l'art de tuer est un plaisir, c'est avant tout un travail. Et ses organes sont hors de portée pour moi. C'est pour cela, que la meilleure façon de l'achever après en avoir un peu profité, c'est celle-ci. » Je marque une pause, descend ma main jusqu'à sa nuque et lui craque cette dernière d'un coup sec alors qu'il s'écrase au sol dans un dernier souffle. Le bruit des os qui craque m'offre un frisson de plaisir que je ne dissimule pas. Je regarde la demoiselle et lui souris encore une fois, avant de retourner le cadavre sur le dos, le placer dans son propre sang et à l'emplacement prévu depuis le début. Là où il venait traîner, devant la tombe de son fils bien aimé. La pensée m'arrache une moue blasée, quelle bande de cons ces humains. Je me frotte les mains et me relève face à la brunette alors que le corps est placé et qu'il ne lui manque plus que la touche finale.

La plume qu'elle tient entre les doigts. Mon regard dans le sien et je dis, le plus tendrement possible pour moi, fier de partager un morceau de mon histoire. « La plume que vous tenez dans les mains à sa place entre les dents de l'homme. Si vous voulez bien me la tendre. » Je lui tends la main, toujours avec une certaine distance. « C'est à nous de rendre la mort belle. Et si vous tendez l'oreille, dans le vent, vous pouvez encore entendre ses os craquer sous mes doigts. Et cette plume, qui a capté le son, elle restera entre ses dents pour marquer sa mort, pour la signer, que ce ne soit pas oublié. »

C'est la première fois que ces mots là sortent de ma bouche. La première fois que j'explique ce que je fais. D'un sourire fin, d'une voix plus douce qu'elle ne l'a jamais été et pourtant, je n'ai pas peur de la réaction de la jeune femme, sans réellement savoir pourquoi, sans même comprendre pourquoi je lui dis tout ça.

« Et sans indiscrétion, vous avez un nom ? »

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MessageSujet: Re: There a monster under my bed [ft Axl]   Lun 30 Mai - 0:02


« Feel the scars in your sleep »

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Elle l’effleure du bout des doigts, prenant soin de la frôler sans jamais la toucher. Comme si une lame aiguisée nichait au creux de ses mains. Et que le moindre geste brusque pouvait se révéler fatal. Mortel. Dangereux. Ses yeux restent figés sur la plume qu’elle décortique tel un objet rare. Avant que la curiosité morbide ne l'oblige à s'en détourner. La jeune femme finit alors par relever la tête pour observer la faucheuse venir réclamer son dû. Chercher sa proie. Revendiquer sa vie. Celle qui lui appartient. Celle qui lui revient. Elle est là, tout près. C'est un souffle sur son échine, un soupir sur sa peau, une caresse sur son visage. Elle est là, attendant son heure. Son moment. Sa gloire.

Invisible à l'oeil nu, personne ne peut la voir. Pourtant sa présence est une évidence. Dans le vent, on pourrait presque l'entendre chuchoter quelques douces promesses pour mieux donner le coup final. Un craquement, aussi subtil que raffiné, qui démantèle les os en toute harmonie. Les notes atteignent leur terminaison, la mélodie se perd petit à petit et l'instrument s'épuise, une dernière fois. Ellie observe la scène sans rien dire, sans rien faire. Témoin passif de ce crime, complice mystère de ce meurtre. Les rôles se succèdent, s'échangent, se confondent. L'espace d'un instant, sa respiration cesse. Juste un instant qui lui permet de percevoir l'écho. La brise transporte les sons qui rejouent la chanson, un air dramatique au premier plan, un air nostalgique au second.

Le corps de la victime jonche à leurs pieds, inerte, inanimé, immobile. La mort recouvre sa silhouette comme un drap souillé par les vices de la vie. « Je n'oublierai pas. » Elle lui adresse un sourire, presque innocent, presque rassurant. Sans avoir conscience, que le souvenir s'estompera au fil des jours, au fil des nuits. Il ne restera que des bribes, des murmures, des sensations. Et son visage, incrusté au fond de sa rétine, comme un tatouage sur son iris. Ça ressemblera à un rêve un peu trop réel, un peu trop vrai. Un de ses rêves qui soulèvent des questions sans apporter de réponses. Un de ses rêves qui semblent révéler des vérités dissimulés par des mensonges. Parce qu'ils sont plus faciles à digérer.

« Il parait que c’est Hope » dit-elle comme une confession qu’on murmure à mi mot. Sans grande conviction. Sans grande résignation. Une simple constatation. L’aveu lui échappe avant même que sa langue ne fourche son palais pour en délivrer le message. Son regard finit par se planter dans celui de l’inconnu qui lui fait face. Le temps disparaît sous le poids de ses battements de cil qui l’éclipse un peu plus chaque seconde. Il ne reste qu’eux au milieu du cimetière. Les morts ne peuvent les atteindre. Les morts ne peuvent les entendre. Ils sont cloîtrés dans leur tombe, piégés dans leur prison, séquestrés dans leur repos éternel. Ne pouvant s'échapper de ce maudit sort, condamnés par le destin.

« Et vous ? Comment est-ce qu'ils vous appellent ? » Leur rencontre semble dénuée de sens. Néanmoins Ellie parvient à en trouver un. Il n'est d'aucune logique mais il sonne juste lorsque le silence l'englobe. Lorsqu'elle éteint sa pensée pour ne concevoir que le présent. Oublier le passé. Ignorer le futur. Mais les réminiscences persistent malgré ses efforts, lui rappelant le vide immense qui perfore sa poitrine. Ce manque, inexplicable, qui amplifie. Au plus elle tente de le combler, au plus il lui matraque le coeur. Et l'absence d'Ezra la tue lentement mais surement, comme une promesse que la faucheuse viendra pour elle, s'il ne revient pas de l'arène. « J'ignorais que la mort pouvait être aussi belle. »


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MessageSujet: Re: There a monster under my bed [ft Axl]   Sam 11 Juin - 6:32



There, a monster under my bed

 
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C'est étonnant. Cet air frais qui tape sur mon visage, cette nuit qui reflète sur la peau de la demoiselle en face de moi. C'est surprenant, toutes ces sensations qui habite ce corps qui ne m'appartient que trop peu. Le plus étonnant encore, c'est de partager ce moment. Ce moment unique et intense qui m'appartient, à moi seulement. Pour cet instant, je suis seul, nous ne sommes pas deux. Il n'y a pas l'autre, il n'y a que moi et ma puissance.

Et pourtant, cette fille, cette approche, aucune hostilité. Je ne vois pas mes mains tordre son cou, je ne vois pas son sang se refléter sous la lune. Je souris, à cette idée, parce que j'aime cette noirceur, j'aime les odeurs qui l'accompagne. Et la voix de la demoiselle, beaucoup plus douce que tout ce que je vis, que tout ce que j'entends, prends désormais toute la place. Elle articule son nom dans ce secret que nous partageons sans même réellement comprendre pourquoi ni comment. Je l'observe de cet œil fin, beaucoup plus fin que celui de l'autre, celui qui ne voit pas le jour, qui voit ce que les autres ne voient pas.

Hope pour ce qu'elle est, ce qu'elle représente. Dans un murmure silencieux, je répète son nom, le prononce de ma bouche, me l'approprie, comme elle s'est approprié mon monde sans le vouloir, sans le savoir. Son timbre brise à nouveau le silence qui nous entoure en s'adressant à moi. À moi seul. Pas à l'autre. Elle me parle et veut me connaître, moi. Cette sensation si nouvelle, si étonnante, qui semble à la fois désintéressée tout en se cherchant elle-même m'intrigue. Je respire lentement, profite de chaque parcelle d'air qui traverse mon esprit pour y réfléchir. Comment m'appelle-t-on ? Le respect dont elle fait preuve, cette distance qu'elle instaure entre nous me semble comme une caresse.

J'ai l'impression de percevoir ses entrailles tout en ne sachant rien d'elle. J'ai l'impression d'avoir arraché cette peau qui ne m'appartient pas vraiment pour lui montrer qui je suis sans lui avoir tout dit. Et j'aime ça. Pas de position de force, pas de dominant dominé, une approche dans un respect mutuel, nouveau. Une situation que je ne comprends pas tout en m'en délectant. Me perdant dans ma réflexion, sans doute trop habitué à être seul constamment, je ne réalise pas que je ne lui ai pas encore répondu alors qu'elle ajoute une remarque sur la mort.

Cette fois-ci, mon sourire s'élargit, dans un rictus qu'il ne connaît pas, dans une franchise que je ne comprenais pas. M'approchant lentement d'elle, laissant le corps sans vie entre nous, la flaque rougeâtre nous reflétant alors que je lui impose un mouvement en la frappant de mon pas pourtant doux, je la regarde. D'une distance plus courte, pour la première fois de ma vie, je n'émane rien de menaçant. Fixant les pupilles noires d'Hope à cause de la nuit, je lui murmure à mon tour, comme pour garder cet échange secret.

« Je crois que mon nom est Axl. » Je marque une pause et observe les alentours, son terrain, à celui qui m'habite, ou que j'habite. Et dans une confession que je découvre, ma langue se délie pour continuer du même ton. « C'est le nom de celui avec qui je partage ce corps en tous cas. Et personne ne m'ayant nommé autrement, je présume que nous partageons aussi ce trait. »

C'est étrange, de se confier, dans cette facilité, dans cette intimité. Alors que les seuls bruits qui nous accompagnent sont ceux de la nuit, je me décale à ses côtés, pour avoir la vue qu'elle a, voir à travers ses iris. « La mort a de multiples facettes, la violence aussi. La plupart de l'humanité s'arrête à ce qui se voit à l’œil peu curieux, l’œil lambda. Et pourtant, la vie recèle de tellement plus de secrets. » Me posant derrière elle, je passe un bras par dessus son épaule, dans cette tendresse que je ne me connais pas, dans cette non-violence qui ne semble pas m'appartenir pour lui pointer cette tâche au sol, qui bouge légèrement, due aux simples chants du vent.

Et finalement je reprends. « Par exemple, tu vois cette tâche au sol, l'homme n'y verrait que du sang. Mais regarde, regarde bien. Elle parle, te raconte plein de choses. Chaque élément de ce tableau fait partie d'une fascinante histoire. Cette dernière l'est d'autant plus, qu'elle est invisible à l’œil inattentif. »

Retirant mon bras, j'observe d'un peu plus loin ce tableau pour continuer. « Si tu veux, Hope, je peux t'apprendre. » Qu'est-ce qui me prend ? Pourquoi proposer encore une main tendue à cette inconnue ? D'abord la plume, puis carrément des instants qui me sont propres ? Elle me fascine, sans savoir pourquoi. Mes pupilles bleues devenues presque noires avec la nuit se posent sur elle et au lieu de me parler à moi-même, les mots s'échappent d'entre mes dents.

« Dis-moi, Hope, que caches-tu ? »

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MessageSujet: Re: There a monster under my bed [ft Axl]   Dim 3 Juil - 23:45


« Feel the scars in your sleep »

Axlie
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Cet instant leur appartient. Il s'écrit à l'encre de leurs mots, chuchotés comme des secrets afin de préserver le repos éternel des morts. Une rencontre étrange pour une connexion imminente entre ces deux esprits. Ils se comprennent sans parvenir à l'expliquer. La nuit en est le témoin complice, leur permettant de s'ouvrir l'un à l'autre, dans l'obscurité de sa robe. Elle les protège de la réalité de demain. Lorsque les rayons du soleil viendront frapper sur leur peau. Pour les ramener dans la spirale infernale de leur quotidien. Poison à digérer. Refrain à répéter. Le cercle vicieux se poursuit sans qu'ils ne parviennent à lui échapper. Il est toujours là, ancré sous leur peau. Il est toujours là.

« Intéressant... toi non plus, tu n'es pas seul dans ta tête. » C'est presque réconfortant d'entendre ça. Il lui donne l'impression que tout va bien quand tout part en vrille. Parce qu'elle est consciente, au fond, de l'ampleur de sa situation. Hélas cette même gravité l'empêche d'y faire face, incapable d'affronter ce mal sans nom. Sans visage. « Est-ce que... c'est étrange pour toi aussi ? » Elle apprécie sincèrement de pouvoir en parler à quelqu'un. Sans jugement. Sans oppression. Sans peur. Axl lui évoque un sentiment de sécurité qui la déroute quelque peu. Probablement parce que c'est un inconnu à ses yeux. Et pourtant, il apparaît comme la lumière au milieu des ténèbres. Prêt à l'aider, l'accepter, l'accompagner sur ce chemin. Le connait-il par coeur ? Il semble en totale harmonie avec cet autre qui occupe son corps tel un vaisseau à posséder.  

Chaque parole qu'il murmure glisse sur sa peau avec la douceur d'une caresse. Ellie en oublierait presque les circonstances de ce moment. Est-ce le ton qu'il emploie ? Est-ce la voix qu'il possède ? Ou encore, la poésie qui se dégage de ses paroles ? Elle ne veut pas savoir, elle ne veut pas voir la réalité. La vision qu'il lui propose est de toute beauté. « Tu ferais ça pour moi ? Vraiment ? » La jeune femme est profondément touchée par sa proposition. Et le danger évident qui en émane ne l'effleure même pas. Son instinct de survie lui dirait  probablement de fuir si elle en avait encore un. Hélas, il n'est plus de ce monde. Il est parti, il y a maintenant bien longtemps. Lorsque la blessure n'a pas guéri. Lorsque le manque est devenu son ressenti. Depuis, l'alerte n'est plus donnée. Elle se perd dans les battements de son coeur, se désintègre dans la noirceur de son âme.

Ellie ne frémit pas à son contact, appréciant même la douceur dont il fait preuve à son égard. « J'aimerais voir la mort à travers tes yeux. » La relation qu'il entretient avec cette entité la fascine au plus au point. Elle souhaite sincèrement parvenir à la percevoir comme il en est capable. Saisir les nuances qui la composent, les teintes qui la juxtaposent. Voir au-delà de ses premières notes pour entendre l'orchestre jouer sa symphonie. « Cela dépend de ce que tu veux savoir... » Un léger sourire prend forme au creux de ses lèvres tandis que la jeune femme l'observe. Son regard ne vacille pas une seule fois, obnubilé par l'aura qu'il dégage. Tel un jeu qu'ils inventent à deux, le ton est donné. Une question pour une réponse. Une confidence pour un secret. Un début pour une fin. « Et de ce que tu préfères ignorer ? » Aucun mensonge ne pigmente ses lippes, seule la vérité triomphe des tréfonds de sa gorge. Elle est prête à avouer pourvu qu'il formule les mots justes.

Ces mots qui bercent son esprit.
Comme la plus belle des mélodies.


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MessageSujet: Re: There a monster under my bed [ft Axl]   Sam 30 Juil - 9:45



There, a monster under my bed

 
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Hope parle, murmure. Hope pose des questions et s'intéresse. À moi, uniquement moi. Je laisse du temps, je prends mon temps. Je souris à ses mots, prends le temps de les mémoriser. Pour moi, rien que pour moi. Le cœur battant, le corps m'appartenant enfin. Je m'éloigne avec une délicatesse que je me découvre encore pour me retrouver à côté d'elle. Je marque une pause, l'observe, elle et ses mystères. Dans un sourire fin, franc, un sourire qui tire chaque muscle de mon visage je finis par lui répondre lentement mais sûrement.

« Le fait de ne pas être seul ? C'est un peu étrange oui, mais c'est ma normalité. Si je ne me trompe pas, Hope, ta situation est nouvelle, la mienne est vraie depuis notre premier souffle. »

Pour la première fois je parle de nous deux, sans insulte, sans mépris. Juste pour une vérité. Nous sommes nés en même temps. Nous avons existé en même temps. Je ne peux pas vivre sans toi, et quoique tu penses, tu ne le peux pas non plus. Nous ne marchons pas l'un sans l'autre. Je garde mon sourire, mon regard azur reflétant la lune dans celui de la jeune brune avant de reprendre. « Oui, je ferai ça pour toi. Parce que tu vois ce que les autres ne voient pas. »

Une vérité calme et fine. Une vérité que peu sont prêts à accepter. Celle de la beauté dans la mort, celle de l'art dans le sang. La demoiselle m'a flatté, elle a voulu mes yeux. Les miens. Mais elle ne réalise pas ce qu'elle dit, elle ne réalise pas ce que je vis. Et je pourrais le cacher, me renfermer. Je pourrais tout nier. Lui dire que je lui prêterai mes yeux avec plaisir. Mais c'est loin de la vérité. Et étrangement, quelque chose m'empêche de lui mentir. Je soupire, j'attends. Elle me pose une autre question, à moi de choisir. Une position de force que je ne connais pas. La seule personne me connaissant étant le Docteur Meadow, ce dernier ne fonctionnant que par compromis. Pas pour une question, pas sans rien demander en retour. Je fais quelques pas, m'éloigne du corps sans vis pour aller m'asseoir sur l'herbe fraîche à deux pas de là. Évidemment, j'ai demandé à Hope de me suivre dans un geste évocateur. Une main tendue, simple mais unique. La seule que j'ai jamais tendue. « Fais attention, ne te fais pas mal. »

Ironique, venant de celui qui vient de tordre le cou d'un homme devant elle. Ironique, de celui qui est prêt à mourir pour l'odeur du sang. Mais pas avec elle. Elle est spéciale. Sans comprendre pourquoi, un instinct protecteur qui ne me ressemble pas s'active près d'elle. Dans un regard sur sa tenue, sa chevelure et ses lèvres fine je finis par reprendre le cours de notre conversation, assis à quelques pas du meurtre, spectateur du sang qui vit sa vie en dehors d'un corps.

« Je ne veux pas que tu vois à travers mes yeux, Hope. Mes yeux ne sont pas si bons que ça. Je pense qu'il faut que tu vois à travers les tiens, que tu trouves ton angle, ce qui toi, t'attire l’œil. Ce qui te donnera cette étincelle qui semble te manquer aujourd'hui. »

C'est étrange, d'être si proche d'une inconnue. Étrange de comprendre son sentiment, ce manque de quelque chose qu'elle ne connait pas vraiment. Et tout cela sans aucun jugement. Une main frôlant l'herbe, je reprends finalement ses derniers propos, y ayant réfléchi sans vraiment y penser. « Je veux savoir tout ce que tu voudras bien me dire, si ça te va. Et je répondrais également à toutes tes questions. »

De cette main caressante, je frôle une gouttelette de sang qui a éclaboussé, la regarde tâcher mon index avant de me tourner vers la brune et lui montrer l'éclat sanglant au clair de lune. Un sourire admiratif du spectacle et mes pupilles à nouveau dans les siennes je finis par dire. « Est-ce que ça te va, si l'on apprend à se connaître comme ça ? Tu me dis ce que tu veux me dire, et me pose les questions que tu veux me poser. Et moi, je tenterai de continuer à te montrer. Tant que la lune est à nos côtés, on ne risque rien. »

Je l'observe dans ce regard protecteur, loin du tueur et j'ajoute lentement, plus sûr de moi que jamais, comme une promesse, une chose que je n'ai jamais fait. Sans comprendre réellement pourquoi, sans réellement chercher à le savoir non plus. « Je ne te ferai jamais aucun mal. »

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MessageSujet: Re: There a monster under my bed [ft Axl]   Lun 22 Aoû - 23:27


« Feel the scars in your sleep »

Axlie
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Comment est-ce possible ? Elle l’ignore. Le destin peut-être ? Cet homme ne la connait pas. Pourtant il semble lire dans son âme. Capable de démêler le vrai du faux lorsque le monde entier s’y perd. Et ce, avec une facilité déconcertante. Est-ce son semblable ? Elle l’ignore. Il paraît différent, sa folie n’est pas la même, son degré non plus. Cela devrait l’inquiéter. Probablement. Alors pourquoi son cœur ne bat pas la chamade ? Il est calme. Terriblement calme. On pourrait presque croire qu’il est apaisé. Sous le charme hypnotique de son confrère. Parce que la jeune femme boit ses paroles telle une source de vie. Une révélation. Une destination. Tout naturellement, elle le suit. Prenant place à ses côtés dans l’herbe fraîche du cimetière. Là où la vie défie la mort. Là où la nature reprend ses droits.

« J’ai l’impression que mes yeux ne voient plus clairement. C'est devenu flou... » Effectivement, Ellie ne parvient plus à saisir ce qui se passe dans sa tête. Tout a changé. Tout est chamboulé. Ca la dépasse complètement. Petit à petit, elle se perd dans la confusion d’hier. D’aujourd’hui. De demain. Ne trouvant point d’aide pour surmonter ce fléau. « Je n’arrive pas à comprendre ce qu’ils perçoivent. » Elle tente de mettre des mots sur ses impressions. Bien que cela reste une tâche délicate à réaliser. Il lui manque des syllabes, des consonnes, des lettres. Il lui manque du sens à donner. S’il en existe un pourvu d’une logique. « Je ne sais pas comment l’expliquer… c’est peut-être ça le pire. » C'est la première fois qu'elle en parle. La première fois que l’abstrait devient concret du bout de ses lèvres. C’est étrange de lui donner vie de cette façon. Étrange de lui concéder une existence tout court.

Néanmoins, c'est agréable de partager ce fléau l'espace d'un moment. De supporter son poids ensemble. Main dans la main. Sans chercher ce qui motive son geste, Elliee s’allonge alors aux côtés de l’étranger, posant sa tête sur ses jambes. Comme une enfant à la quête de réconfort d’un parent. Dans la confidence de cet instant, elle en oublie ses barrières. Les portes s’ouvrent, lui permettant de se libérer de ses maux. Déjouer les pièges de sa conscience. « Il faudrait que le soleil ne se lève jamais. » Ça serait plus simple. De prolonger le déni. De se tenir loin de la réalité. Loin de la vérité. Les mensonges sont comme des berceuses qu’on chante aux nouveau-nés. Ils ont un effet anesthésiant particulièrement redoutable. On ne le décèle pas au début. C’est seulement lorsqu’ils sont incrustés que leur pouvoir se révèle. Alors c’est trop tard.

Pour les empêcher de contaminer l’esprit. De noircir tous les aspects de la vie. Ils l’ont pris d’assaut. Le virus se répand. La maladie se déclare. C'est la chute libre. « Promets-le... promets-le moi. » Elle veut l'entendre de sa bouche. Elle veut l'entendre articuler ses mots, ses syllabes, ses lettres. Les unes après les autres. Il faut que ça sonne vrai. Suffisamment vrai pour lui donner envie d'y croire. « Promets-moi que tu m'apprendras à tuer, » C'est avec un détachement glacial que la jeune femme tient ce discours. Une sorte d'indifférence nuancée par sa fascination morbide qui ne présage rien de bon pour l'avenir. « Que tu m'apprendras à vivre avec cet autre. » Il détient l'expérience qui lui fait cruellement défaut. L'empêchant de remonter la pente, tirée au plus bas par cette entité de l'ombre. « Alors nous serons liés par cette promesse, quoi qu'il advienne de nous, sous le regard de la lune. » Le contrat est énuméré, le pacte est donné, le serment est prononcé. Il lui reste seulement à accepter. Il lui reste seulement à abdiquer.


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MessageSujet: Re: There a monster under my bed [ft Axl]   Ven 9 Sep - 4:58



There, a monster under my bed

 
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Une promesse qui s'échappe de mes lèvres. Un accord venant d'un monstre, d'un tueur. Quelque chose de sentimental pour quelqu'un qui n'est que brutal. Je ne comprends pas moi-même, mais je ne regrette pas. Hope parle, et je l'écoute lentement, sagement. Elle est confuse, la jolie brune. Elle est perplexe, et perdue. Elle voit sans voir, elle comprend sans comprendre. Elle vit dans cette cage dans laquelle j'ai grandi, mais ne sait pas encore l'apprivoiser.

Je ne dis rien, la laisse parler, évacuer. Je la laisse s'expliquer, tenter de se donner une justification à elle-même. Je me replace un instant en spectateur, je regarde l'humain à côté de moi et cherche à le comprendre. Bien que cette fois-ci, ce soit réellement différent. Je la comprends. Je comprends chacun de ses mots, chacun de ses doutes. Je comprends ce qu'elle éprouve, je ressens ce qu'elle ressent. Et dans ce silence de nuit, dans ce silence de mort. Et puis, pour la première fois de toute mon existence, quelqu'un s'approche de moi. Quelqu'un me touche, quelqu'un se pose contre moi. Hope dépose sa petite tête brune sur mes genoux, et mes yeux perçants observe cette noirceur qui la compose, contraste étonnant avec sa peau presque aussi claire que la lune.

Je n'ai jamais touché un autre être sauf pour lui ôter la vie. J'ai toujours été dégoûté par les contacts que pouvait avoir l'autre. Et avec Hope, c'est différent. Sans la toucher, mes mains posées derrière mon dos pour garder un équilibre et avoir à la fois une vision du cimetière et de la nuit, j'apprécie sa présence, sa chaleur humaine. J'apprécie sa tendresse, qui étonnamment m’apaise. J'ai envie de protéger cette petite, si j'ai envie de lui apprendre à tuer, à voir la beauté du meurtre, j'ai envie de la rassurer. De la sortir de sa cage dorée et de lui faire aimer le monde de la nuit. Sa tendre voix s'élève encore et elle annonce la vérité de ma vie. Je n'ai jamais dit ces choses là à haute voix, jamais eu ces discussions là. Alors je pose mes yeux sur elle, et dans un sourire qui me laisse des crampes tellement il est neuf, je lui murmure simplement. « Je sais. » Hope n'est pas encore prête à entendre la suite. Elle n'est pas prête à comprendre que pour avoir la nuit, il faut le jour. La brune n'est pas prête à savoir l'entière vérité. Celle qui brûle, qui nous rappelle qu'on ne peut pas avoir une existence complète.

Elle n'est pas prête à voir qu'elle ne pourra jamais être entièrement elle-même, et je n'ai pas envie qu'elle le sache. J'ai envie qu'elle rêve, Hope. J'ai envie qu'elle voit grand. Qu'elle tombe amoureuse d'un homme qui la comprend. Même si moi, je suis pas foutu d'avoir des sentiments. Mais c'est tout ce que je lui souhaite, qu'un soir elle me raconte qu'un homme l'a comprise, qu'il l'aime avec sa moitié lune et sa moitié soleil. Je relève les yeux au ciel, j'observe les étoiles et respire lentement, m'habitue à cette humanité qui émane d'elle, et de moi un peu aussi. Puis elle parle à nouveau.

Je la regarde, son visage change. Elle vacille dans cette incertitude qui brûle trop grand et trop fort. Je fixe ses yeux, cherche à voir ce qu'elle voit, à lire à travers elle un peu aussi. Je la laisse parler, insister, comme un enfant qui veut être absolument sûr qu'on ne l'abandonnera pas. Je souris, tendrement, de cette tendresse que je ne comprends pas, comme le reste. Comme elle. Comme maintenant. Et lentement, alors qu'elle a fini de parler dans cette voix trop froide pour elle. J'enlève une main du sol frais, de cette herbe qui perle entre sang et eau autour de nous, et l'essuyant un peu sur le sweat-shirt pour ne pas qu'elle subisse ce froid trop brutal, je viens lentement attraper sa main, sans la faire bouger plus que ça.

Dans une pression légère, je lie nos doigts, avant d'ouvrir à nouveau la bouche. « Je te le promets, Hope. », je laisse ma main dans la sienne, posant toujours mes yeux sur les siens. Son visage éclairé par cette nuit qui nous unis. « Je t'apprendrai sous les yeux de la lune. Je t'apprendrai à t'accepter, et t'aimer comme tu es. », je ne desserre pas ma prise et conclut doucement, comme pour une berceuse, comme pour cette enfant qu'elle est à mes yeux. « Tu seras heureuse Hope, tu seras heureuse et comblée. »

Sans savoir de quel droit ni pourquoi, c'est une promesse que je me fais encore plus à moi qu'à elle. Parce que j'ai besoin de comprendre moi aussi, ce qui nous lie. Parce que j'ai besoin de la voir s'épanouir là où moi je ne le pourrais jamais. Parce que Hope c'est l'Espoir, que les gens comme nous puissent vivre autre part que dans le noir.
| Terminé. ♥

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