AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 La contrariété d'un petit ouragan [ Némys et Vaas ]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité
Invité






MessageSujet: La contrariété d'un petit ouragan [ Némys et Vaas ]   Dim 24 Avr - 22:39

Je le sens sur moi, pesant et lourd de sous-entendu. C’est agaçant, mais je l’ignore. Si je devais y répondre elle s’en servirait pour la nourrir. Sa colère, celle qui couvait et qui ne demandait que la plus minuscule étincelle pour exploser en un feu de joie dévastateur. Notre colloc’ avait encore eu une insomnie et nous avions passés la nuit à parler. Enfin, quand je disais nous, c’était moi et lui, sans Némys. Elle ne l’appréciait pas beaucoup, faut dire qu’il n’y avait pas grand monde qui aimait se faire réveiller en pleine nuit par quelqu’un ressemblant à un chaton en détresse. Des fois, il l’a réveillé, mais la plupart du temps c’était vers moi qu’il se tournait. Faut dire que Némys pétait souvent les plombs quand il venait à elle.
Nous formions un groupe assez étrange, mais il fallait bien quelqu’un d’aussi cassé que nous pour pouvoir s’immiscer dans notre quotidien. Alors, bon grès mal grès, nous l’avions adopté. Némys aussi, même si elle refusait de l’admettre. Mais en attendant, elle était en colère, enfin pas encore, pas tout à fait. J’étais en train de ranger des livres et elle, derrière le comptoir, ne me quittait pas des yeux, brulant mon dos de son regard acéré. Plus loin, vers l’entrée, Vaas Milligan travaillait tranquillement et efficacement. Nous étions en train de réorganiser la bibliothèque, les zones d’achats ou d’emprunt de sorte à pouvoir voir les étagères au mieux de là où nous travaillons pour limiter les vols. C’était un habitué de la boutique. C’était un peu un homme à tout faire et il n’était pas trop cher, c’était dans nos moyens.

Je finis par me retourner en soufflant. C’était pesant de sentir sa mauvaise humeur s’évaporer de son petit corps. Les mains sur les hanches, je lui souris.

-Arrête un peu de ronger ton frein. Ce n’est pas la première fois que ça arrive, ce n’est pas bien grave.

Des fois, Némys ne disait rien sur le comportement d’Orféo, elle pouvait même se prendre au jeu et endosser le rôle de grande sœur. Mais certaine fois, comme aujourd’hui, c’était tout le contraire et sa jalousie obscurcissait son joli visage.

Son nez se retrousse et ses prunelles se chargent d’un orage qui ne va pas tarder à se déchainer. Oups, l’étincelle avait été provoquée. Je la vois prendre le premier objet à porté de main. Manque de chance, c’était un ciseau. Je la vois bander son bras et me regarder alors que la colère enfle, gonfle et écrase toute logique dans son esprit.
C’est quand sa voix, déformée par la fureur, se répercute sur les murs que je cours et finis par plonger à terre. Le parquet me fait glisser sur presque un mètre alors que les lames du ciseau se sont plantées par terre là où je me tenais un instant plus tôt. Pas sûre qu’elle m’aurait eu, enfin si, surement les pieds. Mais j’y tenais à mes pieds et j’étais bien contente d’avoir pu éviter le projectile. Affalée sur le sol, je croise le regard d’un Vaas qui ne comprend pas tout à fait ce qui est en train de se passer. Caché par une étagère qu’il était en train de réparer, il n’avait rien vu venir de la colère de ma jumelle.
C’est quand je reçois un bouquin sur la tête que je prends de nouveau la fuite en me réfugiant sous le couvert des meubles, près de notre réparateur officiel. Les injures pleuvent et je ne peux m’empêcher de rire en attendant le vocabulaire fleurit de ma sœur. Elle jure et je sais que je viens d’attiser sa furie encore un peu plus.
Mais je n’y pouvais rien, elle était aussi cultivée dans son phrasé que dans ces insultes.

-Tu vas encore détruire la biblio si tu continue, je sais que Vaas est là, mais quand même.

Je fais un petit clin d’œil à l’intéressé en lui souriant joyeusement. Je ne suis pas certaine qu’il ait déjà vu ma moitié en colère. En général, ceux que nous employons ne revenait pas une fois qu’il avait eu affaire à Nym’ dans cet état. C’était aussi pour ça que j’appréciais Orféo, il n’avait pas fuit la queue entre les jambes. C’était un exploit en soit qui se devait d’être salué. Enfin, bref, en attendant, on avait un véritable ouragan roux qui était en train de se déchainer dans la boutique.
Revenir en haut Aller en bas

Féminin
↳ Nombre de messages : 977
↳ Points : 665
↳ Date d'inscription : 01/07/2015
↳ Age : 26
↳ Avatar : Aaron Paul
↳ Age du Personnage : 32
↳ Métier : Ouvrier
↳ Opinion Politique : Anti-gouvernement
↳ Niveau de Compétences : Niveau max en tâches et théorie du complot
↳ Playlist : Woodkid - Run Boy Run ; C!NCC - Bipolar Mind ; The Used - The Bird and The Worm ; Enter Shikari - Destabilise ; ADTR - Paranoia ; Eddie Vedder - Society
↳ Citation : « Too late it was, for him, for them, the evil curse had won. The anger and the anguish overwhelmed his fragile soul, and caused a wicked tantrum that he never could control. »
↳ Multicomptes : /
↳ Couleur RP : #C79F4B



Feuille de perso
↳ Copyright: Lux Aeterna + (she)wolf
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: La contrariété d'un petit ouragan [ Némys et Vaas ]   Sam 30 Avr - 13:08


Cette journée commençait dans la normalité la plus agréable. Depuis quelques semaines, Vaas avait été embauché dans une petite bibliothèque du quartier afin de réorganiser les lieux. C’était un travail plutôt tranquille à dire vrai. Vaas appréciait faire son boulot seul, sans être obligé de partager le terrain avec un collègue. Il n’était pas spécialiste en assemblages de meuble, mais il se débrouillait. Et puis c’était bien payé. Suffisamment en tout cas. Et ses patronnes étaient semblaient réglos. Des jeunes femmes dont l’amour pour les livres les avaient réussis à posséder un endroit à elle. Vaas n’était pas un gros mangeur de pavés à lettre, mais cela ne le rebutait pas non plus. Et puis ce genre d’endroit était toujours d’un calme apaisant, chose qui ne lui déplaisait pas.

Vaas ne fit pas plus attention que ça à la voix féminine qu’il entendit derrière son crâne. L’un des propriétaires qui devaient dire quelque chose à l’autre… A dire vrai, Vaas avait encore du mal à les différencier. Après tout, c’était bien là la particularité des jumeaux. L’ouvrier ne prêta pas aux éclats de voix qui commençait à se déchainer derrière lui. Il avait remarqué que c’était une chose courante entre les deux jeunes femmes. Bien que d’apparence plutôt calme, Vaas ne mit pas longtemps à découvrir qu’il s’était fourré le doigt dans l’œil. Car elles avaient un caractère qui lui avait fait plus d’une fois hausser le sourcil. Un bruit lourd comme celui d’un poids qui venait de s’écraser au sol fit alors se lever Vaas qui était en proie à l’assemblage d’une étagère. Ce n’était qu’en tournant la tête vers le bruit en question qu’il aperçut l’une des rouquines à plat ventre. Elle croisa son regard et son clin d’œil ne fit que lui lever une fois de plus son sourcil. « Euuh… ça va aller ? » La réponse avait de très forte chance d’être négative, mais c’était ce que les instincts humains avaient l’habitude de dire face à une situation inhabituelle. Vaas leva les yeux et aperçu une paire de ciseaux dont les lames étaient plantées dans le sol. « D’où ça sort ça ? » dit-il en pointa l’objet dangereux d’une vis qu’il tenait encore entre les doigts.

Vaas n’eut à peine le temps d’espérer avoir une réponse lorsqu’un livre vint percuter la tête de la jeune femme encore sur le sol. Étonné par le choc provoqué par ce geste, Vaas tourna son regard vers l’endroit d’où a été lancé l’objet. Il vit alors son autre patronne particulièrement agitée dont les injures fusaient entre ses petites lèvres délicates ce qui dans d’autres circonstances auraient pu faire sourire l’ouvrier. Une seconde plus tard, la victime au livre s’était réfugiée sous les meubles dont Vaas avait la charge. « Encore ? Si j’comprends bien, la première fois c’était d’sa faute ? » Vaas se demanda alors s’il s’agissait vraiment de première fois, ou de deuxième, voire de troisième. Sa sœur était-elle si colérique au point de détruire tous les meubles d’une bibliothèque à chaque contrariété ? Vaas posa les vis qu’il avait encore au creux de la main sur une planche déjà bien stable. Il s’agenouilla près de la jeune femme, comme s’il était inquiet qu’un animal sauvage leur saute dessus. « Et elle est souvent comme ça ? » demanda-t-il en désignant sa sœur d’un léger signe de la tête. Son sourire joyeux lui laissait à penser qu'elle semblait prendre un étrange plaisir face à cette situation. Il devait s'agir de Lillial. Oui, sûrement. Vaas songea sans raison apparente si recevoir un livre sur le crâne laissait des bleus ou pouvait ouvrir une blessure. Après tout, on se blessait bien quelque fois en se faisant griffer cruellement par une feuille, pourquoi pas un livre. Mais face à l'humeur enfantin et même un peu trop jovial de Lillial, il conclut qu'elle ne devait pas avoir trop mal à la tête. Vaas tenta de se lever prudemment, mit sa tête à découvert en la laissa dépasser de l’étagère. Il chercha des yeux Nemys, bien qu’il ne fût pas certain que ça soit elle mais commençait mine de rien à percuter qu’elle était la plus bougonne des deux.

« Euuuh… ok, relax, et si on réglait ça en communiquant au lieu d’utiliser des armes barbares comme euh… des livres ? » Il désigna du regard le pauvre bouquin encore à terre dont les pages embrassaient le sol. Non loin de là, le ciseau était toujours planté sur le sol. Chose beaucoup moins drôle. « Sérieusement, une paire de ciseau ? » Mais elle est barge ou bien ? Imagine elle aurait pas loupé son coup... Il dévisagea l’espérée dénommée Nemys encore loin d'elle en la questionnant du regard. Était-elle vraiment conscience de son geste au moment des faits ? Probablement pas. A dire vrai, il n’avait pas vraiment prêté attention au sujet de la dispute. De ce fait, il n’était pas sûr d’en connaître les vraies raisons. Inconsciemment il redoutait de devoir prendre parti envers deux têtes brûlées. C’était d’ailleurs probablement mieux s’il prenait le plus de distances entre elles… Mais c’était une chose plutôt difficile lorsque vous côtoyez les deux protagonistes d’une dispute pendant toute une journée de travail.

_________________
COMMEDIA DELL'ARTE DELL'INFERNO
Dans un monde sans lumière s'avance l'armée des ombres. Secte au culte lunaire, marionnette, quelle est ton ombre ? Le bon sens est mis en quarantaine, où est passée la vérité ? Moyen-âge des temps modernes, bienvenue dans un monde dépassé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://consign-to-oblivion.forumactif.com/t2888-fell-down-a-hole

Invité
Invité






MessageSujet: Re: La contrariété d'un petit ouragan [ Némys et Vaas ]   Sam 7 Mai - 19:46

Il était rare que je me réveille de bonne humeur. En général, sortir du doux monde des rêves pour me replonger dans mon quotidien avait un gout amer. C’était comme demander à un enfant de quitter prématurément un parc d’attraction. Quitter mon lit, revêtir de nouveau ce manteau de sentiments qui ne m’attirait guère, c’était à chaque fois comme me demander de replonger la tête sous l’eau et d’y rester jusqu’au jour où je suffoquerai complètement.
Et certains matins c’était d’autant plus difficile. Comme ce matin par exemple où je vis, une fois de plus, Orféo sortit de la chambre de ma sœur. Je ne supportais pas cela. Je ne supportais pas de devoir la partager avec ce petit imbécile qui n’était pas capable de subir seul ses craintes et ses angoisses. Pourtant, dès que ces terreurs nocturnes pointaient le bout de leur nez, il filait ventre à terre vers l’une d’entre nous pour se rassurer. En général il allait voir Lili, celle-ci le prenant dans son giron pour le rassurer. Moi, je ne supportais de voir le miroir de mes propres angoisses dans les yeux du garçon. Je flambais alors de colère. Orféo ne semblait pas comprendre, comme tout le monde d’ailleurs, que ma colère n’était pas dirigée contre lui, uniquement contre les sentiments qui me dévoraient les cœurs et contre cette empathie qui me rendait malade. Pourquoi fallait-il qu’il vienne m’engluer dans sa terreur. Ce n’était pas le genre de choses qu’il fallait partager.
Alors que je le voyais sortir de la chambre de ma sœur, je me sentais horrible de le rejeter alors qu’elle, sainte qu’elle avait toujours été, le prenait en son sein. Je me sentais nulle, stupide, incapable et, comme toujours, en dessous de tout.

Je ruminais derrière le comptoir, jalouse, me sentant mal d’être jalouse, me demandant comment je pouvais être une personne aussi abjecte alors qu’elle était aussi parfaite, quand il fallut que Lilial décide de mettre le feu au poudre. Elle savait pourtant que lorsque je luttais contre mes sentiments ce n’était pas le moment de me jeter quelque chose au visage.


-Arrête un peu de ronger ton frein. Ce n’est pas la première fois que ça arrive, ce n’est pas bien grave.

Je retrousse mon nez face à la remarque, tente de l’ignorer. Mais déjà les braises se mettent à rougir, s’embrasant sans que je n’aie vraiment mon mot à dire. M’emparant de ciseau se trouvant à proximité, je décidais de mettre fin à la conversation aussi rapidement que radicalement. Je les jetais dans la direction Lilial, ne prenant même pas le temps de viser. Ma fureur montait, gonflait, se transformait en un animal grondant, ne cherchant pas vraiment à savoir si ce qu’il faisait avait un logique ou des répercutions quelconque. Quelque chose me rongeait de l’intérieur et ma sœur s’amusait à le nourrir. Alors, elle aussi, il fallait la bruler, c’était aussi simple que ça. Peut-être ais-je grondé quelque chose en tentant de l’assassiner. Mais mon esprit voit rouge et préfère ignorer.
Le monstre que je suis devenue la voit détaler. Les ciseaux l’ont manquée, de peu certes. Ventre à terre, elle s’enfuit au milieu des rayons. Sautant au-dessus du contours, je m’empare d’une édition assez rare d’Oliver Twist, assez lourde pour en faire une arme. Cette fois-ci, je prenais le temps de viser. Le projectile fit mouche, agréable constatation. Je ponctuais mon acte d’un salve d’injure, chacune nourissant un peu plus mon feu intérieur.

Ho non, je n’avais pas encore totalement explosée. J’étais encore capable de me retenir. Le livre avait frappé certes, mais pas assez fort pour la blesser complétement. La situation aurait pu en rester là si son sourire goguenard n’était pas venu me narguer. Pourquoi fallait-il toujours qu’elle se moque de moi ? Savait-elle qu’elle m’était supérieure à ce point ? La rage déforma soudain mes traits, effaçant les derniers restes de Nemys.

Le monde se fit brouahaha, ma colère préférant ignorer ce qui m’entourait pour se concentrer sur Lilial. Il n’était pas question de la laisser ainsi se moquer de moi et de laisser couler. Grognant, je me ramassais sur moi-même, ressemblant l’espace d’un instant à un chat arcboutant son dos. Puis je m’élançais. Arrivait à leur niveau, je plongeais en avant, sautant au-dessus d’un meuble à moitié monté pour atterrir sur ma sœur, l’entrainant avec moi dans un roulé-boulé des plus majestueux. Nous terminâmes notre course dans une armoire qui se mit à osciller dangereusement, une pluie de livres nous arrivant sur le museau. Je jaillissais de la montagne de page, haletante, agrippant d’une main la chevelure de feu de ma sœur.

« Ronger mon frein ? Ronger mon frein ?! Grondais-je en plantant mes yeux étincelant de fureur dans les siens. Mais je n’aurais pas besoin de me calmer si tu étais capable de fermer ta porte lorsque l’autre handicapé du noir vient y gratter. Y'a qu'entre tes cuisses qu'il arrive à trouver le repos maintant ? »

Oui, voilà, c’était de sa faute. C’était elle, et sa parfaite attitude de boyscout qui était en faute. Moi, en lui fermant ma porte, je lui apprenais à faire face au monde seul, comme il devrait le faire. Car Lilial ne serait pas toujours là pour lui.

Car elle était à moi.
Revenir en haut Aller en bas
 

La contrariété d'un petit ouragan [ Némys et Vaas ]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Un petit bonjour / bonsoir !
» Petit Cafe Gratuit au McDo du 15 au 28 novembre
» Petit billet d'humeur
» Présentation d'un petit suisse
» McKibbins petit dejeuner

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CONSIGN TO OBLIVION .} :: The Fifth Chapter :: Memories-