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 Lost in the echo {Lazlo/Jackson}

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MessageSujet: Lost in the echo {Lazlo/Jackson}    Ven 29 Avr - 11:40


« Loterie du RP »



Lazlo & Jackson
featuring



« Welcome to your life
There's no turning back
Even while we sleep
We will find you acting on your best behavior.
Turn your back on Mother Nature !
Everybody wants to rule the world.
»

C'est au cours d'une vos errances que vous vous retrouvez à déambuler dans cette station de métro lugubre. Peu de gens la fréquentent à cette heure tardive mais ça ne vous inquiète pas particulièrement bien que vous soyez inconsciemment sur vos gardes. Quelques personnes croisent votre route, vous bousculent parfois mais vous atteignez le quai sans réels encombres. Peu de lumières pour déranger la pénombre des souterrains, la plupart des ampoules ont dû griller. Cette cécité malvenue vous prive pratiquement de votre meilleur sens, vous vous reposez sur les sons produits par la ferraille, écoutez attentivement ce qui se blottit dans l'ombre. Le silence semble d'autant plus irréel que vous ne pouvez réellement apprécier ou non la présence d'autrui dans l'obscurité. Votre train n'est pas encore là mais l'agitation survient abruptement. Quelqu'un hurle. Ça peut provenir d'un tunnel. Ça peut provenir du couloir à l'étage. Le cri résonne à nouveau, fracasse toute quiétude, vous glace le sang. La rumeur enfle bien vite dans les rangs. La secte attaquerait cette partie de la Nouvelle-Orléans. Ils sont déjà là d'après certaines silhouettes que vous ne discernez pas bien. La panique débute alors, tout le monde se presse vers les escaliers, cherche à regagner la surface. Vous êtes ballottés en tout sens, vous n'y voyez pas grand chose. Vous avez décidé ou non de croire ce qui se raconte ou vous avez décidé de l'ignorer. Dans tous les cas, les personnes piégées ici avec vous vous poussent inéluctablement vers la seule issue. On vous dit que les grilles ont été fermées, que vous êtes piégés mais vous n'êtes sûrs de rien. Les gens s'insurgent, entretiennent leur affolement. Encore un beuglement qui vous arrache un frisson. C'est peut-être une mauvaise farce, c'est peut-être un réel danger. Il vous faut quitter les souterrains dans tous les cas ou découvrir ce qu'il se passe.


Ordre de passage:
1 - Jackson Montgomery
2 - Lazlo J. Andersen



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MessageSujet: Re: Lost in the echo {Lazlo/Jackson}    Mar 3 Mai - 13:25

Lost in the echo

Loterie du RP

Je ne sais pas depuis combien de temps la nuit est tombée sur la Nouvelle-Orléans. Dix minutes, une heure ? Mon esprit est embrumé d’alcool. Je titube depuis un moment lorsqu’enfin, mes pieds foulent les marches crasseuses du métro. Ma respiration est bruyante et renvoie des effluves d’alcool. Je suis ivre, comme souvent. Ivre pour noyer ma mélancolie redondante qui me colle aux basques depuis des années. Malgré ça je parviens à me repérer. Je n’ai jamais foutu les pieds ici, c’est une certitude. Je me faufile parmi les gens pressés de rentrer chez eux. Comme un fantômes parmi eux, les silhouettes me frôlent, certaines me bousculent même sans m’adresser un seul regard. Un homme aux traits creusés de fatigue manque même de me faire tomber. Énervé je me retourne vivement. « T’es trop pressé pour t’excuser, connard ? » je crache dans sa direction avant de reprendre ma route. Ces robots, toujours pressés, toujours préoccupés que par leur petite personne. Je les déteste tous ces gens, c’est à cause d’eux que j’ai perdu ma fille. Ma Emma Chérie, à cause de ces vipères. Ah oui, aucun doute.

Sans m’en rendre compte j’arrive sur le quai. Il est quasiment désert et quasiment dans la pénombre totale. Planté au bord des rails, j’attends. Mes yeux se ferment, je peine à rester éveillé. Pourtant quelque chose me dit de ne pas m’endormir. Mon instinct reste aux aguets. Un sursaut, les rares personnes présentes s’agitent. Je me retourne en arquant un sourcil quand un cri perce le silence. Un cri effroyable. Mon cœur s’accélère immédiatement. Mon voile d’ivresse s’atténue, je me concentre et sors les mains de mes poches. Est-ce que j’ai rêvé ? Un second cri me confirme que non. On murmure que la Secte arrive. Je n’y comprends rien. Les silhouettes tourbillonnent dans la pénombre. L’agitation est de mise et la panique aussi. Les rares visages que j’aperçois sont déformés par la peur. Et moi, je reste là. Les informations se bousculent dans ma tête. La Secte ? Qu’est-ce que c’est déjà ? Le souvenir me revient. Sans comprendre je me retrouve emporté par la foule en délire et manque de manger le sol. Par réflexe je repousse violemment les personnes qui m’emmènent vers la sortie. Je ne sais pas si c’est parce que je suis ivre, mais je doute. Je sais à quel point la rumeur peut provoquer la panique. Est-ce fondé ? Et puis qu… Un nouveau cri effroyable. Un frisson me parcours.

Dans un effort, je parviens à m’appuyer contre un mur pour éviter de me faire piétiner. Je regarde les silhouettes s’agglutiner dans l’espoir de trouver une sortie. Dans ma tête, la meilleure solution serait de s’aventurer dans les couloirs du métro plutôt que d’être pleinement exposé. Mais mes idées s’embrouillent, se mélangent et ne mènent à rien. Mon regard est attiré par un homme un peu plus loin. Lui aussi ne semble pas vouloir suivre la foule. Il est à deux doigts de se faire écraser. Je me fraye de nouveau un chemin, enchaînant les coups de coudes pour l’atteindre. Ces fous furieux n’ont qu’à se calmer s’ils ne veulent pas être frappés. Finalement j’arrive près du jeune homme. Je l'observe brièvement. Châtain, yeux bleus, plutôt jeune, inconnu au bataillon.

« Vous avez l’air d’être censé. Vous savez ce qui s’passe ici ? Ces fous vont nous écraser. »

Je lance un regard vers les autres. Pour moi ils ne sont qu’un troupeau d’éléphants apeurés. Dans d’autres circonstances, j’aurais sûrement été le premier à me ruer vers la sortie, mais pas ce soir… Si les grilles sont réellement closes comme je l’ai entendu, ce que font ces gens est totalement inutile. Une perte de temps. Et si toute fois les membres de la Secte sont parmi nous, le meilleur moyen de leur échapper serait la dispersion. Je ne sais pas exactement ce qui m’a conduit vers cet homme -mon instinct surement- , mais un allié dans une situation pareille ne serait pas de refus, loin de là.

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MessageSujet: Re: Lost in the echo {Lazlo/Jackson}    Dim 31 Juil - 20:15


La nuit, le dernier train pour rentrer chez soi. Le dernier train pour retrouver la quiétude d'un foyer maintenant habité plus seulement de lui et de ses pigeons, mais aussi d'une présence féminine. Non pas qu'il ne soit pas habitué à avoir des gens chez lui, son appartement s'étant rapidement improvisé comme une authentique Cour des Miracles. Mais avoir Laura chez lui, depuis quelques jours, est quelque chose de tout nouveau dans sa vie. Une squatteuse à temps complet, qui cherche résolument à retrouver ses marques dans un monde qui n'est plus le sien depuis longtemps. Et si sa vie se reconstruit progressivement, à tâtons, c'est ce faisant qu'elle chamboule celle de Lazlo.
Au réveil, il avait trouvé de longs cheveux blonds dans cette brosse qu'il n'utilisait pas. Il y avait du café tiré dans sa vieille cafetière, et le calcaire qui s'était accroché aux parois de cette dernière avait été scrupuleusement enlevé. Ses vêtements avaient été soigneusement pliés, alors qu'il les jetait pèle-mêle sur le canapé. Laura reconstruisait leur vie à tous les deux sans même s'en rendre compte, apportant sa douceur à chaque recoin insoupçonnable par de petits gestes anodins. Sa vie qui revenait doucement à chacune de ses attentions, et celle de Lazlo qui prenait un tout autre sens avec elles.
C'est étrange, après toutes ces années chaotiques, de rentrer chez soi pour retrouver la compagnie de quelqu'un qu'on apprécie profondément. C'est... réconfortant.

Alors ce jour-là, il était parti dans l'optique de lui faire plaisir. Pas de missions, pas de Résistance, pas de pillages, rien de tout cela. Il avait traversé le quartier, son quartier, pour glaner çà et là de petits objets qui puissent raviver sa mémoire. Le marché noir regorgeait de ressources diverses, et il avait été particulièrement fier de retrouver une petite bouteille à peine entamée de ce parfum qu'il avait toujours senti sur elle par le passé. Certes, il avait coûté un rein. Mais la gratitude qu'il ressentait vis à vis de Laura valait bien un prix pareil.
Le flacon enveloppé dans de vieux journaux pesait dans la poche de son blouson, juste à côté de son couteau papillon, de la petite dynamo qu'il utilisait pour ses expéditions et d'une figurine de crocodile en plastique délavé qu'il avait trouvée pour Tristan. Le sorcier s'était terriblement assombri depuis la dernière fois qu'il l'avait vu. Il avait bon espoir que l'expression béate du bestiau lui arracherait ne serait-ce que l'ombre d'un sourire. Rien que ça, ce serait tout un monde.

Les yeux fermés, les mains fourrés dans les poches de son blouson, il écouta les badauds s'attrouper progressivement autour de lui pour attendre le train. Le quartier était réputé pour être craignos. Pourtant ça n'empêchait pas la vie de suivre son cours, la débrouille et la survie faisant foi dans un monde par trop ravagé par la précarité. L'apocalypse n'avait pas réussi à arrêter l'Humanité. L'espoir, la vraie grande force de l'être humain.
Ca, et sa capacité à hurler plus fort que le tonnerre.

Un hurlement, justement, venait de retentir. Un hurlement strident, provenant des entrailles de la terre, étouffé par le brouhaha ambiant. Le vent s'engouffrant dans les tunnels pouvait parfois avoir l'air d'une voix humaine, aussi ne s'en préoccupa-t-il pas immédiatement. Jusqu'à ce qu'un deuxième retentisse, mettant toute la foule aux aguets. Jusqu'à ce qu'un grondement s'élève dans ladite foule, soulevant la panique qui ne faisait encore que sourdre silencieusement. Il n'y avait rien de pire que l'anxiété collective. Rien de pire que de voir tout le monde perdre la moindre once d'intelligence voire de discernement dont tout un chacun est pourvu pour se ruer en masses vers les issues de secours.
Forcément, elles étaient fermées. Forcément, cette nouvelle pas des plus joyeuses accentua la panique générale, et déjà certains s'écorchaient les ongles sur les portes dans une tentative désespérée d'ouvrir.

Un courant d'air porta un nouveau cri, plus ténu, dans les conduits du métro, poussant Lazlo qui n'avait pas bougé d'un iota à tendre le cou. Il était en train de se concentrer sur sa nature quand il sentit une main se poser sur son bras. A l'autre bout, un homme à moustache dont il n'avait aucune idée de l'identité qui l'apostrophait. Et le bombardier de se fendre d'un sourire à sa réflexion.

-Mon pote, si tu penses que le seul mec qui ait pas bougé dans tout le troupeau est le plus sensé, j'ai peur que tu te fourres le doigt dans l'oeil jusqu'à l'anus. Mais bon, va pas dire après que t'auras pas été prévenu.

Son sourire s'élargit alors qu'il posait un regard plein de malice sur l'inconnu, pivotant juste assez pour lui faire face. Lui, un mec sensé. La bonne blague.
Un coup de coude dans son dos lui signala un nouveau mouvement de foule, et il attrapa son nouveau compère par le bras, l'entraînant avec lui à l'écart pour éviter qu'ils ne se fassent soit bousculer, soit piétiner. Au loin, les plaintes affolées s'intensifiaient tout autour des sorties potentielles, toujours aussi résolument fermées. Lazlo se mordit l'intérieur de la joue alors qu'il se penchait vers l'inconnu, histoire de se faire entendre.

-J'sais pas plus que toi ce qu'il se passe, mec. Par contre si tu veux mon avis ça sert à rien qu'on essaie d'ouvrir les portes. Et j'ai rien sur moi pour les faire péter.

Il se doutait bien que ses paroles n'auraient que peu d'impact sur son nouveau comparse, mais les mots étaient sortis tous seuls. Et quand bien même il ignorait s'il pouvait confier ce genre d'informations au moustachu, il avait décidé qu'il était suffisamment digne de confiance pour savoir qu'il ne se baladait pas régulièrement avec des bâtons de dynamite dans ses poches. Restait à voir ce que son ami surprise serait prêt à faire de cette information.
Une brise leur parvint depuis les tunnels, plus intense, portant de nouveau une plainte plus étouffée. Plus lointaine. L'éleveur leva le nez dans sa direction, avant de se retourner rapidement vers l'inconnu. S'il n'avait pas de dynamite dans sa poche, il avait autre chose qui pourrait être utile. Sa main fourragea quelques instants pour empalmer sa dynamo. Deux-trois tours sur le levier et elle dégagea une lumière blanche un peu poussive, qui balaya faiblement le sol en béton.

-J'ai la lumière, t'as la motivation. Et j'ai comme la sensation que la personne qui a hurlé dans les tunnels a probablement besoin d'un coup de main. Donc à moins que t'aies d'autres plans qui impliquent ton épaule contre des portes qui s'ouvriront jamais, on peut aller là-bas.

Il adressa un nouveau sourire malicieux à son comparse, signifiant que quoi qu'il décide, lui allait foncer directement dans la gueule du loup. Personne d'autre ne semblait en avoir envie, de toutes façons. Il fallait donc bien que quelqu'un s'y colle. Et Lazlo étant Lazlo, le petit soupçon d'adrénaline qui pulsait dans ses veines en ce moment même était la petite étincelle suffisante pour qu'il se jette dans l'obscurité sans ciller. Si bien qu'il sauta de la plateforme sans attendre la réponse de son compagnon, et entreprit de suivre les rails vers l'origine du bruit qui avait tout commencé.

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MessageSujet: Re: Lost in the echo {Lazlo/Jackson}    Mar 2 Aoû - 13:07

Lost in the echo

Loterie du RP

L’homme me sourit je lui souris, par mimétisme je suppose. Sa réponse sonne étrangement dans mon esprit. D’inconnus nous passons à potes. Je le fixe un instant sans rien dire. L’alcool continue d’embrumer mon esprit même si la panique et l’urgence font resurgir un zeste de conscience. J’ouvre les lèvres près à rétorquer mais l’inconnu me tire à l’écart. En quelques secondes j’en aurais presque oublié la foule en délire qui se déplace en troupeau. Surpris –ou plutôt ivre- je manque de trébucher mais me reprend à temps. Visiblement l’homme en face de moi n’en sait pas plus sur ce qui arrive. Il parle de faire péter les portes. Mes sourcils se froncent légèrement, quelle drôle d’idée. En même temps, qui se balade avec des explosifs sous le manteau ? A moins qu’il ne soit un adepte de la dynamite. Trop de questions Jackson, tu te poses trop de question mon vieux. Je secoue légèrement la tête et assimile les paroles de mon vis-à-vis.

« Bien sûr que ça sert à rien, ces gens ne réfléchissent pas. Il faut s’éloigner d’eux. »

Oui car rester agglutiner près des issues bloquées n’est qu’un moyen de plus de s’exposer au danger. La fuite serait impossible parmi tous ces badauds en détresse. Finalement je me satisfais d’être tombé sur ce type. Il n’a pas l’air effrayé et loin de se laisser envahir par la panique. Un peu comme moi je suppose. Je le regarde sortir une lampe de poche. Les tunnels seront notre prochaine destination. J’ai toujours trouvé ça glauque moi, le métro. Glauque et sale mais le cri m’interpelle. Et si ça avait été moi ?

« Ok je te suis. On sera mieux à deux de toute façon. »

A peine avais-je répondu que l’inconnu sautait déjà sur les rails. Je lui emboîte le pas. Il semble plus déterminé que jamais. La dernière fois que je me suis retrouvé dans une situation pareille, j’ai failli me faire buter. Pourtant j’en redemande. Comme si les ténèbres m’attiraient. Mais encore une fois, je n’ai pas d’autres choix. Assez lentement les tunnels se révèlent sous le voile de lumière que crache la lampe. « Une chance que t’ai eu ce truc. » je cligne plusieurs fois des yeux comme si j’essayais de me réveiller. Marche droit Jacks. C’est ce que je me répète. Une brise légère revient souffler contre mon visage. Il y a forcément une sortie par ici. D’ailleurs où sommes nous ? Nous arrivons près d’un train vide. Sûrement qu’il est bon pour le dépôt. La lumière traverse les vitres crasseuses, je n’y porte pas attention, trop occupé à scruter l’obscurité à la recherche de la personne qui criait quelques instants plus tôt. Pourtant je nous sens observé. Et alors que j’entre-ouvre les lèvres pour faire partager mon ressentiment, des bruits de pas se font entendre. Je lève les yeux vers le métro vide. On dirait que quelqu’un court sur le train.

« Hey y’a quelqu’un là haut ! Vas-y éclair le toit. »

Ou est-ce mon imagination qui me joue des tours ? S’il n’y a personne je suis bon pour passer pour un con. D’ailleurs les bruits de pas ont cessé lorsque je tends de nouveau l’oreille. Je passe une main contre ma nuque, près à m’excuser pour la confusion mais c’est à ce moment là que les bruits reprennent, plus rapides et bientôt un bruit sourd résonne. Comme quelqu’un qui vient de sauter au sol et qui prendrait la fuite. Nous ne sommes pas seuls. C’était déjà probable mais la probabilité vient de devenir une évidence. Ami ou ennemi, on ne peut pas le savoir. Les souterrains grouillent, j’en suis persuadé. En plus des rats il doit s’y tramer des affaires plutôt louches. Encore en pleine hésitation, près de mon compagnon d’infortune, un bout de pierre vient siffler près de mon oreille. Le fuyard croit sans doute nous éloigner comme ça. Manque de pot, c’est dur de viser dans le noir et bien que mon cœur ait accéléré, je suis intact. « Cet enfoiré nous lance des pierres ! » pour l’instant ce n’était que ça. Devrions-nous nous estimer heureux ?

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MessageSujet: Re: Lost in the echo {Lazlo/Jackson}    Lun 31 Oct - 18:14

Son compagnon n'avait pas l'air d'être de première fraîcheur, mais il avait eu le mérite de le faire rire. Un argument suffisant pour justifier qu'ils fassent équipe, afin de découvrir l'origine du hurlement. D'autant que s'il était d'un naturel feu-follet, Lazlo n'aurait probablement pas pu s'occuper de tout cela seul. Accueillant la prise de décision du moustachu d'un mouvement de tête, il tapota sur la lampe torche pour en réveiller les piles faiblardes et balaya distraitement les couloirs du métro.
D'un commun accord, ils avaient bifurqué sur la gauche, en direction de la source du hurlement. Le boyau était redevenu sombre, les lumières vacillantes signalant les sorties de secours suffisant à peine à éclairer leurs pas. Il entendit le moustachu manquer de se prendre les pieds dans les rails, plusieurs fois, derrière lui. Apparemment, la situation ne l'avait pas encore suffisamment dégrisé pour qu'il marche droit. Mais Lazlo n'était personne pour juger.
Pas alors qu'il cultivait de la marijuana sur son toit, et posait des bombes en guise de passe-temps. Il esquissa un sourire amusé à la réflexion. S'il savait tout ce qu'il avait, dans ses poches, en temps normal.

-J'm'en sépare jamais. On sait jamais quand on pourrait en avoir besoin !

Le squelette d'un train décati réverbéra la lumière de sa lampe, jonché de poussière, tagué par endroits. L'humidité suintait à travers les parois du tunnel, se déversant en gouttelettes régulières qui s'écrasaient sur le sol. Concentré sur ce qu'il voyait, il attribua le bruit de course à des rats qui se baladaient. Jusqu'à ce que l'exclamation le pousse à lever le faisceau de lumière blafarde vers le toit du train. Une jambe le traversa. Une jambe bien humaine, qui disparut en une fraction de seconde de leur champ de vision, se faisant la malle aussitôt.

-Merde, reviens, toi !

Lazlo se mordit la lèvre, se retournant vers son compagnon d'infortune. Il semblait tétanisé. Hagard. Il allait lui dire quelque chose quand il entendit l'air se déplacer autour d'un projectile. Projectile qui souleva une mèche des cheveux du brun moustachu, le poussant à sortir de sa catatonie. Instinctivement, le Résistant dirigea la torche vers le toit. Cet enfoiré ne venait pas seulement de leur envoyer un caillou. Il s'apprêtait à en jeter d'autres, mais, ébloui par la lumière projetée dans son visage, il s'était arrêté à mi-geste. Son visage, masqué par un bandana, était entouré de longs cheveux bruns. Crasseux. Sans se laisser déstabiliser plus longtemps, il acheva son geste. Le caillou toucha Lazlo dans l'épaule gauche, lui arrachant un grognement excédé. Et le tirailleur fou de reprendre sa course le long du toit du train, profitant de la diversion.

-Okay, ça va chier. Moustache, attrape ça, va falloir que tu suives !

Sans autre forme de procès, il jeta la lampe torche en direction de son compagnon, priant pour que ses réflexes se soient suffisamment ré-aiguisés. Ce serait con qu'elle tombe et se bousille en s'écrasant au sol.
La lumière pourtant resta dans son dos. Et Lazlo profita que la vue soit suffisamment dégagée pour foncer à la poursuite de leur agresseur, à grandes enjambées, malgré les cailloux qu'il recevait à la foulée. Malgré celui qui se nicha juste sur sa paupière, qui, s'il avait heurté légèrement plus bas, lui aurait probablement crevé un oeil. Il eut tout du moins son petit effet, le poussant à s'arrêter le temps de poser sa paume contre son orbite pour apaiser la douleur. Quelques précieuses secondes qui lui permirent de prendre l'échelle de secours à l'arrière du train, pour rejoindre le plancher des vaches, et poursuivre sa fuite.

Lazlo s'assura que son aîné le suivait toujours avec la lampe, poussant un juron agacé. Il avait encore du jus en ce qui le concernait. Et l'autre serait bientôt à court de munitions. L'occasion de se lancer une nouvelle fois. Ce qu'il fit.
Reprenant sa course, il profita que ses foulées soient plus rapides pour rattraper le fuyard. Pour lui sauter dans le dos, le poussant à rouler au milieu des rails. Le cri que poussa l'autre était aigu. Aigrelet. Certainement pas celui d'un homme mûr.
Ils roulèrent ensemble pendant un moment, le jeune masqué tentant de donner des coups de poing à Lazlo pour le forcer à le relâcher. Souplement, retrouvant les mouvements qu'il avait faits et répétés à l'armée, le Résistant l'immobilisa, face contre terre, avec une bonne clé de bras.

La voix du jeune était tout juste mature, partait en vrille lorsqu'il s'époumonait. Ce qu'il faisait actuellement, incapable de se débattre.

-Mais lâche moi espèce de connard !!

Sans répondre au gamin, Lazlo le maintint, le temps que Jackson revienne à leur niveau. Jackson à qui il jeta un regard interrogatif. D'autant qu'un hurlement déchirant retentit à nouveau dans le tunnel, plus proche, cette fois-ci, répondant aux insultes du gosse. Gosse qui avait aussitôt cessé de vagir en l'entendant. Il savait quelque chose. C'était évident.


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MessageSujet: Re: Lost in the echo {Lazlo/Jackson}    Lun 7 Nov - 11:56

Lost in the echo

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Dans cet océan d’obscurité je titube, me demande si tout ceci est bien réel. J’hésite en prévenant mon acolyte et finalement, il s’avère que les bruits que j’ai perçus sont bien d’origine humaine. Peut-être que l’alcool n’a pas eu totalement raison de moi ce soir. Est-ce une chance ? Rien n’est moins sûr. Alors qu’une pluie de cailloux nous frôle, le jeune homme à la lampe torche aveugle notre assaillant. Bonne initiative car un peu plus et mon crâne se faisait exploser par un des projectiles. Un visage masqué apparait furtivement. Je n’ai pas le temps de l’observer que l’attaquant reprend la fuite. C’est qu’il est vif le bougre et que je suis ivre peut-être. Un peu trop pour percuter que mon compagnon d’infortune s’est pris une pierre dans l’épaule. C’est son grognement qui me fait réagir. Je commence à réaliser ce qui est entrain de se passer. Jusqu’à ce que le surnom que me donne le jeune homme m’interpelle. A peine le temps de comprendre que j’attrape la lampe torche par je ne sais quel miracle. Des réflexes, des habitudes.

« J’m’appelle Jackson. » je marmonne comme un enfant boudeur et commence à suivre la course. Je trottine plus que je ne cours, le faisceau de lumière frétille au rythme de mes pas. Je me concentre pour ne pas m’écraser au sol. Notre course provoque un vacarme monstrueux dans les entrailles du métro. Une brise étrangement fraîche souffle. Heureusement que mon acolyte du jour est plus réactif que moi. Il évite les cailloux avec agilité, à croire qu’il a fait ça toute sa  vie. Je reste à distance jusqu’à ce que le fuyard soit plaqué au sol. Echec et mat. Je rattrape les deux hommes, pour le coup bien plus conscient que je ne l’étais quelques minutes auparavant. J’éclaire le visage juvénile du garçon qui crache des injures. Mais autre chose attire mon attention. Un cri, la même voix que tout à l’heure. Visiblement ce gosse est sur ses gardes mais nous ne sommes pas les ennemis qu’il craint. La lampe toujours pointée sur l’agresseur, je réponds au regard interrogatif que me lance mon allié. Il se trame quelque chose de louche par ici.

« Putain mais laissez moi partir, on va tous crever à cause de vos conneries. » réagit finalement le jeune qui se remet à gigoter dans tous les sens.

Mes sourcils se froncent. Je crois bien qu’on est entrain de se jeter dans le gueule du loup. Est-ce que les murmures entendus étaient vrais ? La raison qui avait provoqué une telle panique se trouvait-elle dans ces tunnels ? Et ce type et moi ferrions nous l’affaire ? Toutes ces questions réunies me foutent la migraine. Ou peut-être que ce n’est que ma gueule qui commence à devenir de bois. Intrigué, je m’agenouille vers le gosse. « Bon de quoi tu parles p’tit ? Et puis qu’est-ce que tu foutais sur cette rame, t’attendait qui au juste hein ? Pourquoi tu voulais nous exploser l’crâne avec tes pierres ? Tu pensais qu'on était qui ? » mon ton  est posé mais un peu pressant aussi, parce qu’après tout, quelqu’un semble bel et bien en danger. Et que le brave homme qui sommeil sous le gars ivre commence à s’inquiéter. Toujours éclairé par la lampe, le gamin écrasé sous mon acolyte lève ses yeux noirs vers moi.

« Cassez vous, ils vont vous chopper. » dit-il visiblement excédé.

Je hausse mes épaules et lance un regard à mon allié. Ce jeune ne sert décidément à rien si ce n’est nous faire perdre notre temps. Un nouveau cri retentit, cette fois le temps presse c’est certain. On dirait qu’on torture quelqu’un mais pourquoi ? Est-ce c’est encore un coup du Gouvernement ? Et alors que notre petit interrogatoire n’aboutit à rien, un grognement me parvient. Nous parvient à tous d’ailleurs. Mais rien à voir avec un humain non, on aurait plutôt dit un animal. Peu rassuré je balaye les alentours de lumière pour finalement tomber sur un coyote. Il montre les dents et ne semble visiblement pas ravi de nous trouver sur son chemin. D’ailleurs l’animal semble blessé puisqu’il s’avance vers nous en boitant. « Couché Médor ! » pour le coup je ne me pose plus de questions. J’ai vu assez de choses depuis que je suis sorti du coma pour ne pas être étonné de trouver un animal sauvage dans le coin. Et puis est-ce vraiment un animal ou l’une de ces créatures qu’on appelle Skinchanger ? Pour l’instant, la réponse attendra. Sans quitter la bête des yeux je m’adresse aux autres. « Bon les gars maintenant plus le temps de causer. Si vous avez d’autres pierres c’est le moment. »

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THIS PAIN IS JUST TOO REAL
And this pain may not be escaping, and I may still be hurting, but that's okay. Because at least I'm living and I can see that some day it will be ending, even if it's not today, I'll be set free. sign by Solosand
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Lost in the echo {Lazlo/Jackson}

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