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 Troubled sky {Jorgen/Giulietta}

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MessageSujet: Troubled sky {Jorgen/Giulietta}    Sam 30 Avr - 13:24


« Loterie du RP »



Jorgen & Giulietta
featuring



« When the day has come that I've lost my way around
And the seasons stop and hide beneath the ground
When the sky turns gray and everything is screaming
I will reach inside, just to find my heart is beating
»

Vous n'êtes qu'un passant parmi tant d'autres. Pris dans l'engrenage d'une routine insipide, piégé dans un va-et-vient constant de piétons. Au-dessus de vos têtes, le ciel s'alourdit. Vous n'y prenez pas garde, vous poursuivez votre marche sans même relever les yeux. Les températures chutent abruptement, la chaleur laisse place à un froid mordant tandis que les premiers éclairs apparaissent. La pluie s'abat, vous accélérez le pas. Mais déjà, l'ondée se métamorphose en grêle. Les orbes glacées vous martèlent le crâne, les épaules, cognent désagréablement contre votre visage tandis que l'orage s'amplifie. Vous êtes obligés de battre en retraite tandis que le vent se lève, brise quelques branches des arbres venus égayer l'environnement urbain. Le déluge n'a de cesse de prendre des proportions inquiétantes. Tout le monde déserte les allées, vous voilà forcés de suivre leur exemple et de trouver un refuge. La météo devient votre pire ennemie au même titre que les quelques portes closes qui refusent de s'ouvrir pour vous accueillir le temps de la tempête. La panique est générale. Le climat détraqué n'annonce que le pire. Vous partagez votre infortune avec quelques naufragés tandis que le tonnerre se fait plus oppressant et plus impressionnant encore. Dénicher un abri, c'est tout ce qu'il vous reste à faire.


Ordre de passage:
1 - Jorgen Ingstad
2 - Giulietta V. Monicelli



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MessageSujet: Re: Troubled sky {Jorgen/Giulietta}    Sam 30 Avr - 17:10

Il marchait de son pas assuré dans cette rue bondée à la recherche d'une table à laquelle se poser. Il faisait chaud. Beaucoup trop chaud, comme à l'accoutumée. C'était son jour de repos et il n'avait qu'une seule idée en tête : flâner sans aucune pensée pour les rebelles ou le gouvernement, pour toutes ces tâches qui l'attendraient dès le lendemain et cette paperasse en retard qu'il avait accumulée. Le shadowhunter était un homme d'action, de terrain, et remplir les rapports n'avait jamais été sa tâche favorite. Il n'était pas pressé de retourner à ce genre d'affaires, surtout que les derniers papiers à remplir mettraient certainement le feu au poudre. Il y avait eu une légère, très légère bavure - il avait tué la cible qu'il aurait dû ramenée vivante dans une mêlée qui avait échappé à tout contrôle mais comptait bien justifier cet acte par la légitime défense, bien que les choses ne se soient pas tout à fait passer de cette manière mais ça, aucun bureaucrate n'avait besoin de le savoir. Les mains dans les poches, il cheminait dans l'insouciance sur les pavés tout en maudissant toutes ces terrasses remplies de glandeurs qui sirotaient des sodas dans lesquels il y avait plus de glaçons que de boisson. Les commerçants, tous des voleurs. Pas une place ne se profilait à l'horizon et ça commençait à irriter ses nerfs déjà échauffés par le cagnard de cette pleine après midi. Il avait soif le vautour. Très soif. Et l'un de ses hommes, qui avait une affaire personnelle à lui demander mais dont il ne connaissait pas encore le sujet, ne devait plus tarder à le rejoindre sur cet axe qu'ils avaient décrété être leur point de rendez-vous.

Il n'avait pas prêté attention au ciel tantôt d'un bleu éclatant qui avait viré au gris pendant qu'il cherchait toujours une chaise libre sur laquelle pouvoir prendre place. Ce fut le froid mordant qui vint s'éprendre soudainement de sa chair recouverte d'un simple tee-shirt qui lui fit prendre conscience que le temps virait à la catastrophe. Cette atmosphère glacée, il ne lui semblait pas l'avoir subie depuis bien longtemps et son instinct lui intimait que quelque chose clochait. Il se frotta énergiquement les mains dans lesquelles il souffla un peu de chaleur qui laissa dans l'air une légère fumée opaque. Ce n'était définitivement pas normal. Son regard d'un bleu profond vint accoster la grisaille de laquelle s'échappait maintenant le tonnerre, suivi de près par des éclairs qui déchiraient le ciel de manière incessante. Jorgen accéléra le pas pour trouver un abri, alerté par ce changement de climat qui lui paraissait trop subite et invraisemblable pour être naturel. La pluie s'invita tout aussi soudainement avant de se transformer en grêle redoutable. Le vent qui se mêla ensuite au chaos engendra non seulement le plein tumulte climatique mais aussi citadin. Les rafales se déchaînaient et les retombées, poussées brutalement vers les visages des passants, laissaient des écorchures sur les visages, des traînées de sang qui disparaissaient ensuite dans le déluge. De petits objets volaient ici et là, entraînés par la force du cataclysme qui paniquait toujours plus les civils. La tempête fit naître l'émeute. Le peuple galopait dans tous les sens, se poussait, se piétinait, puis frappait les entrées closes des cafés et des boutiques que les propriétaires fermaient de leurs rideaux de fer pour se protéger des intrus paniqués. L'altruisme avait depuis longtemps cédé place à l'individualisme dans cet univers apocalyptique.

Légèrement éraflé par les grêlons, le shadowhunter qui n'avait jamais ressenti la douleur n'avait pris conscience de l'urgence de sa propre situation que lorsqu'un filet d'hémoglobine était venu lui brouiller la vue. Il s'était alors mis à détaler lui aussi, sans pour autant se précipiter comme tous ces affolés qui se bousculaient avec d'avantage d'effroi et de fureur pendant que les éléments prenaient de plus en plus d'ampleur chaotique. Devant lui se dessinaient deux silhouettes familières : une à la chevelure d'or presque blanche et à la carrure gracile, l'autre beaucoup plus imposante taillée pour le combat. Cette dernière menaçait la première d'un ton agressif qui n'augurait rien de bon. Il s'agissait de son acolyte qui réprimandait Giulietta. Jorgen n'était pas certain de tout comprendre, mais il s'agissait à priori d'une simple histoire de bousculade. Son homme d'armes, connu pour sa fierté plus fière que la fierté elle-même, n'avait pas dû apprécier que cette délicate demoiselle ose le heurter accidentellement. Il l'entendit à travers la tempête lui affirmer qu'il faisait partie d'une haute unité d'élite du gouvernement, s'empressait d'ajouter qu'il en avait tué pour moins que ça. Il la tenait fermement par le poignet en l'acculant de toute sa hauteur, omettant que la priorité revenait à se dégoter un abri avant de panser les plaies de son ego démesuré égratigné. Le vautour vit là une occasion de plus à saisir. Prétextant des idéologies rebelles qu'il ne possédait pas, il s'était rapproché de cette fameuse Giulietta que les plus hauts placés soupçonnaient d'activisme dans la Rébellion pour la mettre à jour, découvrir l'identité de ses complices et les faire chuter comme tant d'autres, ou juger de l'infondé. Il savait déjà qu'elle avait l'âme résistante, mais ne se préoccupait pas de simples petits opposants qui crachaient sur le pouvoir sans aucun investissement pour le contrer - il se fichait royalement qu'on s'indigne sans geste d'une politique qu'il n'encadrait pas non plus. Il ne s'intéressait qu'à ceux qui mettaient les mains dans la merde au risque de s'y retrouver totalement enlisés, jusqu'à s'y noyer. Et il ne savait toujours pas de quel côté se situait la révoltée. Mais pour le découvrir, rien de tel qu'un rapprochement et une apparence de bons sentiments. S'il ne s'était pas agi d'une suspecte, il l'aurait même appréciée, peut-être. Là, le geste qu’il s’apprêtait à faire était seulement intéressé... Il s'élança vers son collègue à qui il décrocha une droite bien placée avant que ses lèvres ne trahissent l'identité de son agresseur. Son regard fortement surpris en avait déjà dit suffisamment. « Ca va ? » demanda t-il en haussant la voix pour se faire entendre par dessus les bourrasques avec un air inquiet parfaitement crédible, avant qu’un panneau ne se détache et ne vienne les percuter, les clouant tous les deux sur un sol détrempé.

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MessageSujet: Re: Troubled sky {Jorgen/Giulietta}    Sam 7 Mai - 14:59


Mon but est incertain alors que je traverse les rues de la ville les yeux dans le vague. Je marche, pour ne pas trop m’égarer dans mes pensées, même si cela semble vain. Inexorablement je reviens vers tout ce qui me perturbe dernièrement et c’est la raison pour laquelle je ne constate pas immédiatement le changement de climat. Ce n’est que lorsqu’un frisson de froid parcoure ma peau presque dénudée, que je remarque les cieux encombrés. Le ciel était d’un bleu éclatant juste avant et maintenant, je regrette de ne pas même avoir un gilet pour protéger mes bras frêles de la morsure du froid. L’orage du ciel fini par cloner celui de mon cœur lorsqu’il se tourmente encore un peu plus. Etrangement, je ne me préoccupe pas réellement des grondements de colère du tout puissant et préfère me perdre dans les abîmes de mon cœur détruit par les évènements derniers. Nolan, Liam… Liam, Nolan… Leurs visages se confondent dans leur parfaite ressemblance et je sens mon palpitant s’ébranler de nouveau en repensant à la nuit passée avec l’un, puis à la dispute avec l’autre. Tout s’emmêle et s’enferme dans un flou qui me rend encore plus en colère. Contre moi, contre lui, contre eux, contre le monde… Mais surtout contre son indifférence qui me rend malade. En vérité, j’aurais préféré subir sa colère plutôt que l’étrange calme qu’il m’a réservé en apprenant ma trahison. Seule la sienne lui a importé et cela me désole tout autant que cela me blesse. Parce qu’il faut être deux pour faire une erreur de ce genre et qu’il ne m’a forcé en rien, son jumeau. Je me suis laissée faire et emporter par la situation alors qu’avec le recul, je sais que j’aurais pu le reconnaître. Seul l’euphorie d’enfin ressentir quelque chose a guidé mes pas, au fond je le sens, mais de toute manière il s’en moque. Seuls les actes de son frère comptent et cela, j’en suis bien consciente.

Conneries de Wiggins…

Je m’emporte encore une fois, m’énerve contre cette situation pour ne pas la pleurer et l’orage alimente par son âme, mon tourment. Dans ses grondements j’avance, me dirige vers ma maison toujours en travaux, qui ne devrait plus être très loin, même si je ne vois plus vraiment où je suis, tant la tempête s’amplifie. Une bourrasque plus forte m’impose de relever les yeux vers les cieux et je ne vois donc pas l’homme qui s’avance vers moi. Pas plus qu’il ne me voit finalement, puisque d’un coup d’épaule, je le heurte. Bien trop perturbée, je ne fais que marmonner quelques vagues excuses, qui ne ressemblent en rien à mon emphase naturelle. Je ne suis plus que l’ombre de moi-même et malheureusement, ça se montre au pire moment. Mon vis-à-vis s’énerve, semble hurler pour se faire entendre à travers le fracas des bourrasques et je tremble. Non pas face à son emphase, mais plus à cause des frissons incessants qui s’emparent de moi maintenant. En débardeur, je ne peux lutter contre la fraicheur soudaine et la présence de l’homme n’arrange vraiment pas la situation. Il me détourne de mon but, celui de me dissimuler quelque part le temps que ça se calme alors je m’énerve. C’est plus fort que moi de nouveau. Un trop plein d’émotions dont mon démon se délecte et qu’il exprimer dans une insulte en italien que l’autre ne comprend pas. Il l’entend cependant et semble s’énerver d’autant plus. Membre d’une unité d’élite du gouvernement. Et autres grands mots qui ne m’apportent que mépris et colère pour lui et son fichu gouvernement. Tout s’amplifie encore, lorsqu’il fini par attraper mon poignet. Je tire par réflexe, pour m’en défaire, mais je dois rapidement me rendre à l’évidence, il est plus fort que moi…

Un œil noir vient bientôt le fixer et je retiens avec peine un flot d’insultes, toutes en italienne. La situation me frustre, me pousse à l’imprudence et finalement, je prends la décision de lui imposer mon genou entre ses jambes. Dans une provocation qui ne me ressemble pas une seconde, toujours poussée par cette seconde personnalité qui semble prendre de plus en plus de place. Le temps me manque pourtant, lorsque la surprise vient décorer ses traits, avant qu’il ne prenne sur son visage un poing qui me semble énorme vu de si près. Un accès de peur me prend une seconde, avant que les traits familiers de Jorgen ne viennent s’imposer. Difficilement, je me retiens de lui sauter dessus pour l’entourer de mes bras et lui donner une étreinte. Je sais que cela me ferait du bien, que cela réchaufferait mon cœur qui se glace toujours un peu plus. Pourtant une fois encore, je n’en ai pas la possibilité qu’un nouvel élément extérieur s’en vient.

Je pousse un cri, un seul, avant de me retrouver au sol violemment. La douleur me prend au niveau du bas ventre, où le plus gros du poids semble d’être échoué puis dans mon dos, qui violemment a rencontré la boue détrempée. Cette fois, je laisse échapper un long gémissement avant que dans un réflexe, je ne tourne mon visage vers l’homme qui m’accompagne. « Ca va ? » L’inquiétude décore mon visage plus visiblement que ma peine et dans l’optique de le délester un peu du poids, qui semble être plus important sur lui, je tente de relever le lourd panneau. Peine perdue bien sûr. Mes bras tremblent sous l’effort, mais pas un centimètre ne bouge. « Jorg’… Je crois qu’on est coincé. » Je parle, mais le fracas de l’orage semble couvrir mes mots. Tout comme le froid se fait plus intense encore, imprégnant chacun de mes muscles d’une tétanie à venir. Lentement, je finis par stopper mes efforts et glisse mes mains le long de mon corps. Juste avant d’attraper ses doigts, dans un réflexe. Je l’imagine déjà souffrir le martyr et ce geste, je n’ai pu l’empêcher, trop inquiète pour ne pas l’esquisser.

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MessageSujet: Re: Troubled sky {Jorgen/Giulietta}    Ven 13 Mai - 21:01

La voix de la rebelle ne l’atteignit pas. L’homme étourdi cligna plusieurs fois des paupières, comme pour chasser cette brume de son regard dans le vague. Le choc avait été violent et bien que la douleur brillait toujours par son absence, il sentait que le corps n’était pas resté sans séquelles. Cela dit, inconnu de la souffrance, il n’aurait su dire quelle partie de son intégrité avait été heurtée puis meurtrie. Il sut simplement qu’il lui fallut plusieurs instants avant de reprendre ses esprits et que le décor devienne plus précis, que quelque chose de lourd altérait la régularité de sa respiration. Piégé le ventre à terre, tout entier détrempé par un sol tellement ravagé que la boue avait réussi à prendre comme otage malgré l’environnement urbain, il observait l’eau ruisseler sauvagement sans parvenir à bouger. Transi de froid, il sentit à peine les doigts de Giulietta s’entremêler aux siens, mais suffisamment pour se surprendre à répondre à cette étreinte. Le soldat sans pitié fut touché par cette inquiétude sincère qu’il savait pourtant non méritée. Alors qu’il avait su gagner la sympathie de la concernée, l’attendrir, il n’avait toujours eu en ligne de mire que la déchéance de cette dernière et de ses compères. Chaque attitude avait dissimulé un intérêt croissant, chaque parole une ambition traîtresse. Il venait d’accueillir ce geste affectif, de reconnaître et d’apprécier sa valeur. De lui faire écho, mais pris le temps de s’avouer dans l’action déferlante du cataclysme que ça ne changerait rien à ses intentions. Qu’il ne ressentirait jamais de sympathie non factice pour Giulietta, quand bien même il avait eu la faiblesse d’apprécier sa sollicitude et de refermer ses doigts sur les siens avec un réel désir qu’il s’empressa pourtant d’éradiquer de son esprit.

Sans lâcher la main de la jeune femme qui peinait dans une entreprise d’échappée, il tenta à son tour de vainement soulever le panneau qui les maintenait au sol pendant que le niveau de l’eau montait dangereusement de façon totalement inexpliquée. A ce rythme, les deux prisonniers seraient bientôt submergés, mais cette fatalité n’était peut-être pas une si mauvaise chose en soi. Le panneau serait emporté par le déluge et les piégés délivrés. Aussi, dans le vacarme, il prévint sa compagne d'infortune de sa voix criée pour bien se faire entendre. « Quand l’eau aura suffisamment monté prends ton souffle ! Il n’y aura plus qu’à attendre que ce fichu machin soit emporté. Ca va aller ». En espérant que la manoeuvre soit relativement rapide et que l’objet de leur tourmente dérive avant de les noyer. Jorgen se savait capable de guérir de bon nombre de blessures, plus ou moins importantes, mais doutait fortement de pouvoir se remettre d’une catastrophe pareille. Et mourir n’était assurément pas dans ses projets, lui qui avait encore toute une vie devant lui. Une existence d’élévations et de tortures. Dans la foulée de ses pensées, il tourna sa tête vers Giulietta - autant que la situation le lui permettait. Malgré la scène désespérée, son regard n’avait pas la moindre once de panique, mais ne laissait transparaître qu’une étrange sérénité. Comme si voir la mort en face n’avait pas d’effet sur cet esprit qui n’avait aucune envie de périr mais qui après tant de tragédies n’avait plus non plus peur de mourir. Comme résigné... Dans l’acceptation de leur sort, que leur proche avenir soit clément ou dramatique. Calme. Placide. Dans l’attente. Il resserra sa prise sur la main de la jeune femme, lui communiqua toute cette tranquillité qui demeurait en lui.

Comme prévu, l'eau monta rapidement et ne tarda pas à atteindre leurs visages qu'elle contraignit à la submersion. Jorgen inspira profondément et se laissa totalement saisir par le froid glacial de l'élément qui ne balaya pas le panneau aussi promptement qu'il l'avait espéré. L'étreinte des doigts entrelacés faiblissait pendant que l'air manquait cruellement, durant trop longtemps. Curieusement, aussi proche de la faucheuse, il se sentit paisible. Profita de cet instant de paix qui laissait son esprit vierge et son corps engourdi, de cette obscurité placide offerte par ses yeux clos. Jusqu'à ce qu'il se sente soulagé du poids du panneau qui les avait opprimés et que son instinct de conservation ne le pousse à sortir la tête hors du bourreau glacé dans une inspiration bruyante et salvatrice. A quatre pattes, l’eau lui rasant le ventre, il toussa quelques instants, tenta de reprendre son souffle en tremblant de tous ses membres. Respira ensuite à pleins poumons tout en examinant les alentours. Le chaos. Les éléments n'avaient pas cessé de se déchaîner et désormais des corps sans vie assombrissaient ce tableau déjà bien noir. Il se rendit compte à ce moment là que la main de Giulietta lui avait échappée, sans parvenir à définir à quel instant, ni même qui avait lâché l'autre finalement. Un coup d'oeil en sa direction lui apprit avec stupeur qu'elle ne se trouvait plus là où elle s'était tenue plus tôt. Ou qu'il s'était lui même déplacé dans la foulée. Ayant perdu le fil de sa conscience durant un temps, il n'était plus sûr de rien, omis le fait qu'ils étaient séparés. Il se releva d'un bond avec le regard en alerte, s'effondra aussitôt sans comprendre pourquoi avant de poser ses yeux confus sur une jambe ouverte et un genou complètement tordu. De ses deux mains, d'un geste sec, il remit sa rotule dans l'axe sans une seule crispation sur son visage resté de marbre, ne toucha pas à la plaie qui ne lui insufflait aucune souffrance. Puis chercha la rebelle de ses iris plus alarmées qu'il n'osait se l'avouer. Il se remit sur pieds avec plus de prudence, fit un pas dans l'eau qui s'élevait toujours. Il boita mais son articulation tint bon et ne se préoccupa plus que de la disparue dont il hurla le nom dans l'ouragan. « Giu' ! »

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MessageSujet: Re: Troubled sky {Jorgen/Giulietta}    Mar 31 Mai - 12:36


Lorsque ses doigts se referment sur les miens, je ressens aussitôt une petite pointe de chaleur, qui m’amènerait presque les larmes aux yeux. Ce n’est qu’une simple considération de rien du tout, et pourtant je me sens immédiatement plus rassurée, moins dépassée par les évènements. Bien sûr, la situation n’a toujours rien d’enviable, mais la chaleur qui se répand dans mes doigts, puis mon bras, me font considérer la chose de façon beaucoup moins dramatique. Il y a une chose pourtant que je ne peux pas ignorer, c’est la douleur dans mon bas ventre et les conséquences que pourrait avoir une plaie ouverte. J’imagine un simple coup et l’espère, ne voulant pas expliquer par ailleurs, pourquoi je me retrouve avec une plaie noire et calcinée. La préoccupation me quitte pourtant précipitamment alors que l’eau continue à monter autour de nous. D’un réflexe apeuré, je resserre un peu plus ma prise sur lui sans parvenir cette fois à me rassurer. L’eau m’effraie, non pas parce qu’elle est d’une couleur douteuse et d’une odeur qui l’est tout autant. Non, ce qui me fait peur actuellement, c’est la vitesse à laquelle elle peut monter et si pour l’homme du nord, cela ressemble à une bonne nouvelle et même une délivrance, je ne cesse de considérer cette élément comme dangereux. Et quand ses mots me parviennent difficilement, je sens une montée de panique toute nouvelle me prendre, jusqu’à me faire hurler frénétiquement. « Non ça ira pas ! Je sais pas nager ! »

C’est pourtant trop tard maintenant. Le plan semble être mis en place et de tout façon, il semble impossible d’empêcher l’eau de monter, jusqu’à finir par nous recouvrir intégralement. Je prends mon souffle dans une pathétique tentative de conserver la vie mais dans une panique évidente, je finis par le relâcher un peu plus. Tout comme ses doigts qui m’échappent et que je ne parviens pas à agripper de nouveau. Tout se mélange dans ma tête lorsque l’objet fini par se soulever et se dégager. Il m’entraîne avec lui lorsque ma ceinture se coince dans un de ses éléments et cette fois, je suis au-delà de ce sentiment de peur frénétique. Mon esprit s’évade soudain, je ne suis plus du tout présente et je me retrouve à penser à lui. Plus jamais je ne le reverrais maintenant. Plus jamais je ne pourrais lui dire à quel point je suis désolée. Plus jamais je ne pourrais lui avouer que l’aime. Plus jamais je ne pourrais respirer le même air que lui et en sourire béatement. Plus jamais je ne verrais son sourire si lumineux et plus jamais je ne m’agacerais de ses âneries. Nolan… Ma dernière pensée est pour lui alors que je me sens submergée par les flots et que je cherche à lâcher prise… Et finalement, au-delà des pensées, c’est son image qui s’impose et dans un sursaut de lucidité, je parviens finalement à me délivrer de l’emprise de l’objet pour enfin revenir à une surface pourtant pas si éloignée. Dans une volonté de survie évidente, je reprends mon souffle et à quatre pattes, finis par observer frénétiquement autour de moi. Mon acolyte d’infortune n’est nulle part en vue, je me retrouve seule avec de l’eau qui monte toujours et les larmes qui me montent, à la simple idée d’avoir pu abandonner. Tout abandonner et le laisser derrière moi… Je salue cette horreur d’un frisson violent et me relève enfin, les yeux toujours à la recherche de la silhouette connue. Seuls les quelques cadavres jonchant les rues heurtent ma vue mais bientôt, c’est mon ouïe qui fini par le repérer. Il n’est pas si loin, si je parviens à entendre mon nom. Alors j’avance, ne constate aucune blessure visible et enfin je parviens à le reconnaître dans le lointain.

« Jorg! » Je ne sais pas s’il m’entend, alors je me précipite, ne me préoccupe pas une seconde de ce qu’il se passe autour de moi pour avancer et tout en bravant les flots, je parviens enfin à sa hauteur. Je lui saute dessus. Je ne peux faire autrement que de sauter pour entourer sa nuque de mes bras et blottir mon visage dans son cou. C’est un réflexe, un besoin que de ressentir de nouveau sa chaleur autour de moi, sa si rassurante chaleur dans cette tourmente glacée. Je ne vois pas ses blessures et à vrai dire, je m’en moque un peu. Seul le fait de l’avoir retrouver est important maintenant. Je me surprends moi-même de l’importance que je lui accorde, mais finalement dans un sourire, je retrouve un calme relatif et fini par quitter la sécurité relative de son cou. De nouveau j’attrape sa main et serre un peu plus, comme pour lui signifier que cette fois, je ne le lâcherai plus. « On fait quoi ? » Je me sens comme une enfant, incapable de prendre une décision dans cette tourmente qui me fait perdre le peu d’assurance que je peux posséder à l’heure actuelle. Un éclair soudain, traverse les cieux pour s’écraser non loin de nous dans un fracas qui me fait sauter et crier de peur. Dans ce réflexe que je maudis, je faillis à la promesse en laissant de nouveau échapper ses doigts pour reculer de plusieurs pas, la panique bien visible dans mes yeux et sur les traits de mon visage.

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MessageSujet: Re: Troubled sky {Jorgen/Giulietta}    Ven 3 Juin - 22:33

Symbole d'un soulagement qu'il n'avait pas pensé si grand, le shadowhunter à la silhouette imposante et réconfortante accueillit l'élan de la jeune femme sans broncher. Lui ouvrit ses bras avec dans son regard d'acier l'étincelle d'un réconfort troublé. De ce sentiment découlait la confusion. Le chien de guerre ne savait plus s'il était soulagé de la retrouver entière parce qu'il éprouvait pour elle une bribe de sympathie ou parce qu'elle était une cible de choix au potentiel suffisant pour lui accorder une pierre supplémentaire à son édifice d'ambitieux démesuré. Sans se confronter plus longuement à la question, sous une pluie toujours battante, le skinchanger referma ses membres musculeux sur Giulietta dans une étreinte brève mais sécurisante, lui offrit par ce simple geste l'apaisement qu'elle quémandait sans pudeur avant de la laisser reprendre quelque distance relative. Elle chercha de nouveau le contact de ses doigts qu'il laissa s'entremêler aux siens sous la tourmente. Il était le pilier dans ce chaos. L'épaule sans faille sur laquelle la rebelle décida de se reposer en toute confiance, ignorante qu'elle était du vrai visage qui se cachait sous les traits de son soutien. Un homme qui jouait ce rôle qu'elle désirait le voir endosser sans réel scrupule, d'un jeu plus qu'admirable.

La question du moment fusa des lèvres de la révoltée mais resta sans écho. Un éclair s'ensuivit, déchirant l'obscurité du ciel tout en hurlant sa rage avant de se fracasser sur un horizon beaucoup trop proche. Terrifiée, l'insoumise plia presque l'échine avant de reculer comme un animal acculé. La foudre s'abattit une seconde fois, cette fois-ci à seulement quelque pas, et fendit un poteau électrique qui s'écrasa dans un ballet de décharges aux couleurs vives sur le toit d'une petite boutique. Les câbles frôlaient dangereusement les eaux de pluie et l'homme comprit rapidement qu'il ne leur faudrait que très peu de temps avant d'y être balayés, poussés par la force des bourrasques. Un peu boiteux, il s'élança vers sa compagne d'infortune et lui saisit le poignet avant de la contraindre à le suivre jusqu'au perron d'une bâtisse abandonnée dont la porte était barricadée par des planches de bois mal taillées. Les commerçants ayant égoïstement fermé leurs portes au peuple en désespoir, cette maison close à la façade d'un autre temps était peut-être leur seule issue, leur unique salut. Il jeta une dernière oeillade inquiète en direction du câblage qui s'était d'avantage écroulé et accrocha une première planche qu'il tenta de déloger. En vain, ces saletés étaient bien clouées. « Bouge pas » ordonna t-il à la rebelle de ce timbre qu’il utilisait chaque jour sur sa troupe, à la fois serein et catégorique. Il s’appuya contre l’épaule de cette dernière pour soulager sa jambe blessée, s’agrippa de son autre main sur la rambarde rouillée du petit escalier bétonné et de son pied valide, heurta de toutes ses forces la frontière qui les séparait de l’abri. Le bois craquait sous les coups puis chutait petit à petit sur le sol détrempé, jusqu’à leur laisser un passage suffisamment large pour se faufiler à l’intérieur du taudis. Par chance la porte qui se trouvait derrière n’était pas vérouillée et le soldat invita Giulietta à pénétrer leur antre « Magne toi Giu ! ». Puis s’y engouffra à sa suite en entendant le bruit meurtrier d’une électricité déchaînée épouser les eaux.

Il entraîna la demoiselle à l’étage, là où le sol était complètement sec et ne s’attarda pas sur le décor en désordre d’un âge ancien et tristement poussiéreux qui les cernait. Ils montèrent l’escalier sans traîner, dans une avalanche de craquements et de grincements désagréables. Le métamorphe ouvrit la première porte qui se présentait à eux et découvrit une chambre rustre dans laquelle ne se trouvait qu’une grande armoire dégueulant de vieilles couvertures et de linge de maison, bordée par une coiffeuse et un lit à la structure métallique sur lequel reposait un matelas jauni par le temps. Tout ici puait l’ancienneté et le renfermé mais cela n’arrêta pas Jorgen qui attrapa l’une des couvertures pour la tendre à la demoiselle détrempée que le froid devait ronger tout autant qu'il le laissait transi et grelottant. « Ca schlingue mais ça nous réchauffera ». Il retira son tee-shirt qui dégoulinait d’une eau brune et glaciale avant d’en saisir une autre pour sa personne et de s’en recouvrir. En plus de leur porter aux narines une odeur un peu piquante, les tissus grattaient, quelle aubaine... Mais ils étaient chauds, effectivement, c’était le principal. Il prit ensuite place sur le rebord du lit dans un long soupir soulagé, respira enfin plus sereinement avant d’étendre sa jambe meurtrie pour la zieuter brièvement. Porta finalement toute son attention sur la révoltée à l’allure bien pitoyable et à la chevelure lui collant à un visage bien pâle. « Ca va aller toi ? » s'enquit-il d'un air franchement intéressé, autant de sa condition physique que de son état d'esprit.


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Dernière édition par Jorgen Ingstad le Ven 18 Nov - 15:59, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Troubled sky {Jorgen/Giulietta}    Lun 13 Juin - 16:18


Pas si peureuse habituellement, je me découvre une toute nouvelle panique face aux orages. Les éclairs sont bien trop près, bien trop dangereux et je ne peux que me sentir mal face à leur présence. S’ils éclairent le monde trop noirci par les nuages sombres, ils sont porteurs d’une électricité que je ne souhaiterais pas retrouver en moi. Ils nous attaquent et nous frôlent, dans leur danse endiablée et nous sommes les dommages collatéraux de leurs échappées. Cependant au lieu d’agir comme à mon habitude, au lieu de relever la tête pour trouver une solution viable, je me laisse aller à ce sentiment désagréable d’impuissance. Je ne peux rien faire, ni prendre une décision pour nous aider tous les deux. Bloquée, je ne fais qu’observer le ciel menaçant, qui semble préparer un nouvel assaut électrique contre nous. Une pression soudaine sur mon bras me force à baisser le regard et croiser le sien, si résolu, si sûr de lui. Sa simple présence me rassure, mais son regard m’enveloppe d’une couche de protection qui me fait me sentir invincible une seconde. Avec le viking près de moi, je ne risque rien de plus qu’un mauvais rhume, de cela je suis certaine maintenant alors sans discuter, sans douter, je m’élance à sa suite, en toute confiance. Tout en marchant, je finis par l’observer un peu plus et remarque rapidement le boitement qu’il utilise pour se mouvoir. Il s’est blessé. L’évidence s’impose à moi bien vite et je voudrais tirer sur son bras pour le forcer à se stopper, l’obliger à faire attention. Je ne peux pourtant m’y résoudre, alors que les grondements du tonnerre résonnent toujours autour de nous. Je suis tout simplement incapable de l’empêcher de me sauver. Les soins seront pour plus tard.

Relativement à l’abri, il fini par me lâcher. Alors je frisonne, je me sens de nouveau plus vulnérable que jamais, mais je ne bouge pas. J’obéis à son injonction, moi qui me libère pourtant si souvent des ordres qui me sont donnés. Cette fois pourtant, est différente. L’impression que ma vie est en jeu est si forte, si présente, que je ne peux que rester immobile. Jusqu’à ce qu’il me demande le contraire. Je m’engouffre aussi vite que possible dans la vieille demeure et savoure immédiatement le contraste. Il fait plus chaud ici. Moins humide. Et la peur reflue aussi vite qu’elle est arrivée. Quatre murs et un plafond font des miracles sur mon esprit fatigué et je me prends à soupirer de soulagement. Ce n’est pas terminé. Je sais que les conséquences de cette journée seront probablement dramatiques pour des centaines de personnes. Une pointe d’égoïsme s’impose pourtant à moi, lorsque je considère ma chance d’être encore en vie, puis celle d’être en sécurité. Bien sûr, ce n’est pas avec cet homme que je voudrais être maintenant. Tout comme je voudrais être certaine que Nolan n’est pas quelque part dans une rue en train de se noyer. Seulement peu importe. Je suis en vie, je suis en sécurité et pour l’instant, pour quelques minutes encore, c’est la seule chose qui importe.

Lorsqu’il fini par me tendre la couverture, je ne peux m’empêcher de froncer le nez. Ca sent effectivement très mauvais. Mon appendice délicat n’a guère l’habitude de ce genre d’odeurs, mais je sais néanmoins que si je veux me réchauffer, il me faut passer par cette épreuve olfactive difficile. Je m’apprête à faire une blague sur le sujet, lorsque mes pupilles croisent le corps étonnant de mon compagnon d’infortune. Je ne peux m’en empêcher, de parcourir son torse les lèvres entrouvertes, trop obnubilée par cette plastique pour me détourner. Ce que je fais néanmoins au bout de quelques secondes, une légère rougeur décorant mes joues. Dans le fond, je ne suis pas gênée par son déshabillement, mais plus par ma réaction de collégienne pré pubère. Surtout que je sais qu’il a raison. Garder ces vêtements mouillés n’est pas une bonne idée, alors plutôt que de m’envelopper à mon tour dans l’horrible tissu rêche et puant, je m’empresse de l’imiter. Mon haut rejoint le sien sur le sol, bien vite rejoint par mon pantalon collant et froid. Presque immédiatement, je sens une amélioration de ma chaleur corporelle, même si je sais que ce n’est pas suffisant. Alors je finis par prendre mon courage à deux mains et enfin me couvre. Dos à lui, je sursaute lorsqu’il me parle de nouveau et vient m’assoir près de lui, un léger sourire rassurant aux lèvres. « Je n’ai pas de bobos. » Une façon détournée de prétendre que tout va bien. De toute façon, ce ne sont pas ses oignons et notre relation n’est probablement pas de ce genre. Je ne peux lui déballer mes problèmes de cœur. Cela me semble tant ridicule que j’esquisse un petit rire jaune, avant de m’intéresser à mon tour à lui. « Toi, tu es blessé par contre. » Ce n’est pas une question. Je sais qu’il souffre probablement le martyr alors je lâche la couverture puis, en sous vêtement, vient m’accroupir devant lui pour déposer une main prudente près de sa jambe. « Comment t’as fait pour marcher jusque là ? On dirait que c’est cassé. Tu dois souffrir le martyr. » Je ne suis pas médecin, loin de là, mais quelque chose me dit que cette blessure est grave, mais qu’il n’en dit rien pour ne pas m’inquiéter. « Au fait… Merci. » Sans transition aucune, je relève un regard plein de gratitude vers lui, trop reconnaissante pour ne pas le lui dire.

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MessageSujet: Re: Troubled sky {Jorgen/Giulietta}    Mar 14 Juin - 17:43

La gêne gagnait la rebelle, laissait d'entre ses lippes vagabonder un petit rire que Jorgen ne comprit pas mais qui l'amusa presque. Sans chercher à décrypter l'esprit complexe de la femme, il la laissa simplement tourner la page de ses pensées pour se concentrer sur un sujet sensiblement moins troublant, mais d'avantage préoccupant. Un sujet qui pourtant ne l'angoissait pas le moins du monde, parce que la douleur s'était exilée dans un univers qu'il n'avait jamais connu et que son corps guérissait vite. Parce que sa jambe savait encore le maintenir et que ce fait était de bon augure. Que la plaie qui la recouvrait n'était pour lui rien d'autre qu'une égratignure qui ne laisserait pas la moindre stigmate. Ce fut d'avantage l'absence de pudeur de sa compagne d'infortune qui accapara son attention. Toute en légèreté à ses pieds, sa peau nue immaculée encore légèrement marquée par les vices des températures en chute, la révoltée était observée d'un oeil à la fois comblé et amusé. Le shadowhunter pinça légèrement ses lèvres, surplombées par un regard pétillant et plein de malice. Il écouta ses inquiétudes sans dire mot, jusqu'à ce qu'elle pose de nouveau ses grands yeux très expressifs sur les siens dans un remerciement entendu.« A ton service » lui souffla t-il doucement. Il jeta un coup d'oeil en direction de son membre meurtri. « Ca c'est pas grand chose, si c'était cassé je ne marcherai pas. Et non je ne souffre pas, je suis très dur à la douleur » Il décida dans un premier temps de garder son petit secret médical pour lui avant de se raviser. Il vit finalement là une occasion à saisir pour évoquer ce pourquoi il était un jour venu à la rencontre de Giulietta, à savoir son désir d'approcher ses rangs de près. « Pour ne rien te cacher je ne ressens absolument rien, c'est génétique à ce qu'il paraît et incurable. Je n'ai jamais connu la douleur ». Puis, de son timbre presque trop doux pour convenir à sa carrure de guerre, d'une assurance toujours au sommet, il donna à la scène un peu de légèreté. Balaya la tragédie au moyen de son attitude sans plus aucun sérieux. « Voyons le bon côté des choses. Si je finis dans vos rangs, je ferai un kamikaze exemplaire ».

Sans tarder, pour ne pas laisser à son vis-à-vis trop de temps à la réflexion, le traître détourna l'attention. Un tantinet blagueur, sans considérer la confusion qui pourrait s'éprendre de la demoiselle mais plutôt soucieux de créer ce sentiment, simplement pour le plaisir de la taquinerie, le guerrier s'exprima avec un franc sourire aux coins des lippes. « Pour le moment, c'est plutôt le rôle du spectateur de charmes que j'endosse à merveille. C'est pas pour me déplaire Giu', t'es plutôt agréable à regarder sans tes vêtements dans cette position, mais ça pourrait finir par devenir gênant ». Il lui tendit la main, l'invitant ainsi à se redresser puis à venir reprendre place sur le matelas ancien. Il n'y avait rien à faire avec cette blessure et le shadowhunter se serait retrouvé bien embêté de voir la rebelle tomber nez à nez avec cette petite arme blanche dissimulée au niveau de sa rangers. En tant qu'homme d'armes accompli, conscient que le danger errait dans chaque ombre de ce monde, il ne sortait jamais totalement découvert, même lorsque l'heure était au repos. Il ne tenait pas à devoir expliquer la présence de cette petite précaution, ou plutôt à trouver la parade parfaite pour se faire. Il avait une confiance à gagner et une mission à accomplir. Un but qu'il se devait d'atteindre, parce que l'échec n'était pas permis. Pas pour lui. Jamais. Trop ambitieux. Trop fier qu'il était. Il n'était pas encore certain du sort qu'il réserverait à Giulietta s'il révélait suffisamment de preuves au grand jour, s'il pointait du doigt ses opinions d'indignée et son activisme. Mais il irait au bout de son entreprise coûte que coûte par amour pour la réussite, parce qu'il était le subalterne de l'obstination. Parce qu'il gagnait toujours, peu importait les moyens dont il fallait user, les pertes qu'il fallait essuyer. Les dommages collatéraux plausibles... Une autre chose était certaine, c'était que ses acolytes tomberaient eux, tous autant qu'ils étaient, coupables ou innocents. Et ce fut cette pensée qui lui démontra une nouvelle fois qu'il s'attachait un peu trop à cette cible qu'il était pourtant censé détruire. Il s'empressa donc d'oublier cette conclusion perturbante, de la chasser de son esprit qu'il voulait plus noir qu'il ne l'était réellement. Se persuada qu'il avait largement le temps de réfléchir, que le temps ne filait pas si vite et qu'il n'effleurait pour le moment que les prémices de son objectif.

Il s'allongea sur le lit dans un soupir, laissant la couette filer légèrement pour découvrir un peu son torse déjà sec qu'elle commençait à gratter péniblement. Il n'osait même pas imaginer le genre de bestioles microscopiques qui s'étaient nichées dans ses tissus rêches au fil des années. Déposant ses bras noués derrière son crâne, il dirigea son oeillade azurée vers la petite fenêtre aux carreaux étroits cernés d'un bois vieilli derrière laquelle triomphait toujours plus d'obscurité. La pluie tapait contre le verre dans un bruit sourd et donnait à l'atmosphère une tristesse singulière. Déprimant. Lassé par tous les efforts fournis, l'adrénaline dorénavant fuyarde, il se sentit soudain blasé par cet univers apocalyptique qui ne leur épargnait décidément rien. Espéra vainement qu'ils n'auraient pas à passer la nuit dans cette bâtisse soumise à la déchéance.

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MessageSujet: Re: Troubled sky {Jorgen/Giulietta}    Jeu 16 Juin - 19:31


Le temps au dehors est toujours aussi dévastateur, en témoigne les nombreux bruits sur la toiture et les fenêtres. Pourtant, je me sens de plus en plus en sécurité, au fur et à mesure des secondes puis minutes. La présence du géant blond n’est probablement pas étrangère à ce sentiment grandissant. Ses yeux pétillants, posés sur moi, me font sourire légèrement, puis plus sincèrement au bout de quelques temps. Je ne pense plus aux problèmes qui s’accumulent dans mon cœur, seule la situation présente occupe mon esprit et je bénis cette accalmie bienheureuse. Ne plus penser à Nolan, à son jumeau, à mon isolement forcé loin du Blackbird. Rien de tout cela n’a d’importance maintenant, parce que l’orage gronde au dehors, que mon inquiétude se tourne uniquement vers la blessure de mon compagnon et que mes sentiments confus s’évadent pour une fois. L’esprit vidé par la peur passée, par l’expérience si proche de la mort, je me sens plus calme, plus ouverte à la discussion et conserve du coup mon regard dans le sien. Mes sourcils pourtant s’arquent de surprise en l’entendant clamer ne pas souffrir. Sa blessure me semble si moche que je ne comprends pas comment c’est possible, mais il explique bien rapidement. Je ne maîtrise aucunement mon faciès à ce moment là, lorsqu’un air malicieux vient se dessiner sur mes traits. Vient ensuite le rire à sa remarque déplacée, que j’aurais probablement accueilli avec un air scandalisé en temps normal. Le reflux de l’adrénaline me rend pourtant étrangement gaie et c’est donc avec amusement que je l’écoute. Le reste de ses mots me rend perplexe, mais ça ne dure qu’un instant, un seul, avant que je ne décide de répondre avec taquinerie à mon tour. La rougeur n’est plus présente sur mes joues, passée la surprise de son corps si parfait, je me sens désormais plus à l’aise.

Dans l’optique de le désarçonner à mon tour, j’attrape ses doigts pour me redresser avec une lenteur délibérée. Je ne pousse pas le vice jusqu’à l’aguicher cruellement. Lui donner ce genre d’espoir pour les décevoir ensuite, je ne m’en trouve pas la force. Sagement, je viens donc m’assoir à côté de lui sur le lit et laisse échapper sa main pour regarder autour de moi. Ces murs délabrés changent énormément de ma demeure habituelle et la simple idée de dormir ici me pousse à frisonner. Je ne sais pas exactement si c’est le froid ou bien cette pensée, mais je sens mes poils se hérisser. La couverture m’appelle autant qu’elle me rebute, alors je la laisse au sol et finis par me lever de nouveau, dans l’optique de faire les cent pas pour me réchauffer. « Gênant hein ? Puisque tu ne peux rien ressentir, il n’y avait rien de gênant dans ma position voyons. » D’un éclat de rire, je ponctue cette phrase qui se veut pleine d’humour. Dans une euphorie toujours aussi étrange, vu la situation, je finis par faire un pas de danse, avant de me concentrer de nouveau sur mon interlocuteur, qui a fini par s’allonger sur le lit. La vision de cet éphèbe, dans sa couverture débraillée, alangui et désirable, ne m’apporte rien d’autre qu’une envie néfaste de lui faire plaisir. Il m’a après tout aidé dans un moment perdu, m’a apporté le sourire dans une situation désespérée et semble fort apprécier le spectacle que je lui fournis dans mes sous vêtements. Probablement devrais-je donc me prêter au jeu de la donzelle avide de satisfaire son sauveur.

Plus longuement je le dévisage, me stoppe dans mes déambulations et mord ma lèvre inférieure. Toute à mon observation, je ne remarque pas immédiatement que cela n’est pas correct et franchement inconvenant. Il me faut plusieurs secondes avant de finalement cesser de l’observer sur un commentaire rêveur. « Les rôles s’inversent on dirait… » Ce n’est qu’un souffle, presque un murmure qui m’échappe, avant que je ne ferme les yeux. Juste une seconde. Avant d’avancer vers lui. Je reviens sur le lit mais cette fois, c’est tout à côté de son flanc que je m’installe. A genoux, les yeux dans les siens, je laisse ma main glisser près de son torse pour écarter un peu plus la chaude protection dont il s’est enroulé. Légères, les pulpes de mes doigts s’égarent et touchent lentement son torse. « Peut être pourrions nous stopper cette observation Jorgen… Non ? » Autant occuper le temps qu’il nous reste entre ces murs délabrés. Une pensée fugace s’échappe vers Nolan, mais je ne peux rester coincée dans un passé aussi inutile. Nolan et moi… Nous étions un échec depuis le début après tout… « On dit que la chaleur humaine est la meilleure… » Et ma main baladeuse termine finalement sa course contre son aine, sans oser aller plus loin pour l’instant. Intérieurement je crois, je voudrais qu’il me repousse, pour ne pas me laisser commettre l’inévitable. Tout autant pourtant, je souhaite qu’il réponde à mes avances, juste pour cesser de m’enfoncer dans cette spirale douloureuse…

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MessageSujet: Re: Troubled sky {Jorgen/Giulietta}    Ven 17 Juin - 12:01

Preux chevalier, confiance absolue et sauvetage brillant, il n'en fallait pas plus pour attiser les hormones de l'aguicheuse qui s'était adonnée à une entreprise à laquelle il ne s'était pas réellement attendu, ni l'un ni l'autre n'ayant jamais dévoilé à l'autre un sentiment d'attirance réciproque de cette ampleur jusqu'à ce jour. L'effet cheveux mouillés et corps dénudés, mêlés aux retombées d'une situation désespérée qui avait failli leur ôter tout souffle de vie offrait cette tournure soudaine aux deux rescapés. Et l'initiative de cette donzelle n'était pas pour déplaire à Jorgen qui n'avait de toutes manières de compte à rendre à personne et qui se voyait bien flatté par ce regard envieux qu'elle portait sur lui, de l'attention qu'elle lui livrait avec tant de charmes dans les gestes, de flammes dans l'oeillade. Son ego de mâle était dorloté et c'était appréciable. Sans omettre que Giulietta était une femme bien faite qui ne pouvait pas laisser planer l'insensibilité et lui un homme vif qui n'avait jamais eu honte de satisfaire ce genre de plaisirs, souvent s'en se retourner par la suite. Sans tirer un trait sur le fait qu'il s'agissait peut-être là d'une occasion à saisir pour s'attirer toujours plus de confiance de la part de la rebelle, s'il la jouait finement et prenait grand soin de ne surtout pas l'offusquer. L’homme de mains réfléchit vite. Soupesa chacune des réactions qu’il pourrait adopter face à cette attitude entreprenante. Lui céder ce caprice extrêmement tentant ou le lui refuser prudemment sans indubitable envie mais par intérêts dissimulés... Deux options qu'il étudia silencieusement sans ne rien laisser observer de son plongeon dans quelconque réflexion.

Les doigts féminins devinrent de plus en plus baladeurs sur le corps de l’homme qu’ils avaient un peu plus découvert et osèrent se nicher à la frontière de son intimité avant de cesser leur avancée avec une certaine méfiance, attendant de voir réagir celui qu’ils effleuraient sans pudeur. Cherchant l’approbation ou l’opposition dans cet acte ensorceleur dénué de subtilité. Le guerrier se redressa durant cet instant d’accalmie sur le petit lit, s’accoudant d’abord dans un regard intense et un sourire à la fois enjôleur et enjôlé. Prit ensuite position assise face à la charmeuse tout en déposant sa main sur la sienne avant de la remonter jusqu’à son épaule dans un effleurement charnel très suggestif. Suivant son cheminement de ses yeux éclatants, il cessa cette avancée sur la bretelle de son soutient-gorge qu’il fit doucement glisser sur son avant bras. Brève caresse qu’il offrit à cette peau glacée mise à nue avant de figer ses prunelles d’azur dans celles de la séductrice. « Et on dit vrai » répondit-il dans un souffle à l'ultime tirade de sa compagnie. « La meilleure... » ajouta-il tout en faisant jouer ses doigts déjà réchauffés sur la pâle épiderme de la révoltée avant des les immobiliser dans sa réflexion. Il fut muet quelques instants, juste le temps de mesurer les conséquences et les séquelles, de faire le choix le plus approprié à la poursuite de son objectif. Se glissa ensuite dans la peau d’un être fort digne et respectueux. «  Mais il n'y a pas besoin d'abuser de la demoiselle en détresse pour la réchauffer. Je crois que seul le contexte se prête à ce petit jeu Giulietta, je ne suis pas certain que ce soit vraiment ce que tu veux et je m'en voudrais d'avoir le sentiment de profiter de toi. Ton simple merci peut me convenir tu sais... » .

Dehors un éclair déchira le ciel et agressa les deux rescapés de son bruit détonnant. La grêle avait remplacé la pluie et cognait désormais plus fort contre les carreaux de l’unique fenêtre. L’ambiance continuait lentement de s’assombrir. Ne leur promettait toujours aucun répit pendant que le métamorphe décida d’oublier les éléments pour se concentrer de nouveau sur l’insoumise. Sereinement, il se parait derechef de ces draperies trop parfaites et respectables qui n’étaient pas les siennes mais qui lui seyaient à merveille tant leur porteur se révélait convaincant. Jorgen était un fabuleux acteur, la spectatrice de ses tromperies tomberaient d’une grande hauteur lorsque les vérités sur le trompeur seraient enfin dévoilées. Habituellement, le scandinave ne se serait guère posé autant de questions et aurait simplement répondu aux avances de l’ensorceleuse. Se serait foutu éperdument de ses sentiments ou de leur lendemain, de la crédibilité de ses désirs ou de leur succincte illusion. Il aurait profité de l’instant offert, abusé du corps et de l’esprit sans se soucier de rien, si ce n’était l’assouvissement de sa propre jouissance. Mais de cette personne qui se dissimulait sous les traits de l’honorable, sa compagne de mésaventures n’en savait rien, n’en soupçonnait pas la moindre parcelle. « Mais ne crois pas que tu ne me fasses pas envie, ce n’est pas le cas ». Ne pas vexer la demoiselle. Ne pas l’amener sur le chemin de croyances erronées qui pourraient la faire suspecter qu’elle n’était pas de son goût et l’offenser. Tout demeurait dans le tact. Sans la quitter des yeux, de son doux faciès, il fit reprendre sa place à la bretelle pendante. « Pour dire vrai, c'est tout le contraire ». Parade à ajouter à sa panoplie du merveilleux gentleman, pour signifier à la demoiselle que la tentation était bien présente et à son comble, qu'il n'y cédait pas par respect pour elle et pour aucune autre raison.

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MessageSujet: Re: Troubled sky {Jorgen/Giulietta}    Jeu 30 Juin - 12:27


Sa main touche la mienne, le jeu est désormais sien et dans une immobilité certaine, j’attends. Je cherche à voir, à savoir, si ce n’était qu’une unique fois, une unique personne, ou si les frissons peuvent de nouveau prendre possession de moi. Mes yeux se ferment, dans l’attente insupportable, mais rien ne vient. Ses doigts fourmillent sur ma peau, en mille caresses que j’aurais du ressentir, en tant que personne normale, mais qui ne reste finalement qu’une paluche posée sur un morceau de viande. Je ne ressens rien d’autre que le froid, alors que la chaleur devrait le remplacer aisément. Les choses, il les fait bien, de ça, je suis entièrement persuadée, mais seule l’indifférence répond à mes prières. Tant pis. Je ne compte pas me détourner de lui pour autant. Si cet effleurement aurait du être un test, autant le poursuivre jusqu’à la fin. Qui ne tarde pas. Ses mots me glacent un peu plus, provoquent en moi une étrange réaction qui me pousse à me reculer, me soustraire de ses pulpes et me relever du meuble puant. Presque courroucée, je darde sur lui un regard agacé, que je tente de moduler sans succès. Le temps semble donner raison à l’orage qui menace, lorsqu’un éclair vient déchirer le ciel de nouveau. Sursaut, que je ne maitrise pas, alors que je semble développer une toute nouvelle peur pour les tempêtes. Inconsciemment du coup, je reviens vers lui, me pose encore juste à côté de lui, peu rassurée et incapable de rester seule, debout, au milieu de la pièce. Je préfère sa chaude présence, que je tente d’accaparer en me plaçant le plus proche possible de lui. Il finit par remettre ma bretelle, scellant là sa décision, qui ramène de nouveau une colère sous jacente. De celles qui pourraient réveiller les mauvais côtés que je tente de dissimuler. Je voudrais frapper sa main, pour la repousser et lui montrer mon mécontentement. Tout comme je voudrais lui sauter dessus pour l’embrasser, sans considération pour ses états d’âme.

L’agacement se teinte soudain du soulagement, alors que l’information circule dans mon esprit fatigué par les luttes incessantes qu’il mène. Son refus me pousse à envisager les choses autrement et à me rendre compte des conséquences possibles de mes actes. Lui, dans sa bonté ignorante, me pousse loin de lui, m’empêche de commettre un pêché que j’aurais maintes fois regrettés par la suite. Mon âme n’aurait même pas été apaisé par cette folie et seul un tourment plus fort encore se serait incrusté loin dans mon être. « Merci… » C’est un mot sans rapport, qui m’échappe presque contre mon gré. J’aurais voulu le conserver en mon sein, mais il est maintenant dehors et me pousse à détourner le regard. C’est la fenêtre que j’observe maintenant alors que je feins m’intéresser aux éléments perturbés. La nuit, nous allons la passer ici, j’en suis presque persuadée mais la simple idée d’avoir été repoussée m’amène des larmes désormais. Elles ne coulent pas, s’emparent juste des mes yeux, comme le dépit de mon cœur. Nolan ne voudra plus de moi. Lui ne veut pas non plus. Personne ne veut. Ce désespoir me prend une seconde et ses mots pourtant rassurants n’y changeront rien. Je ne suis plus qu’une femme, que ce nouveau monde, ce monde moderne, aura fini par détruire à petit feu. A mesure de ma course vers le malaise, l’esprit se nourrit, cherche à grandir et se donne comme mission de tourmenter encore un peu plus mon âme. Malicieux, il m’impose de poser mes doigts de nouveau sur l’être. Et là je me perds. Toutes mes émotions contrariées, se retrouvent désormais dans ce toucher, qui devient noir rapidement. La nécrose se dépose sur sa peau, s’égare et s’étend sur mon ami, alors que je ne maîtrise plus rien. L’esprit lui, se gausse de ma faiblesse, des pouvoirs qu’il m’impose alors que mon être s’affaibli et le mien se perd, dans la félicité du moment. L’ascendant, c’est moi qui le possède à cette seconde. Tout mon être s’évertue à lui faire du mal, pour me faire du bien, sans y parvenir réellement.

Le moment s’étend, tout comme la blessure que je lui impose et finalement mes doigts retombent, alors que la fatigue se fait plus intense encore. Cette utilisation, non maîtrisée, imposée, altère un peu plus mon âme détruite et il me faut plusieurs secondes pour ramener mes prunelles sur l’attaqué. « T’es juste un foutu menteur Jorgen. » Une seconde, puis deux, je reste bloquée sur cette impression, probablement encore une fois imposée par l’esprit qui me prend parfois, et je finis par expliquer, d’une voix un peu éteinte. « T’as aucune envie d’être avec moi. Tu veux pas de… ça ! » D’un doigt tremblant je montre mon corps, lui explicite enfin mes paroles, prenant son rejet au pied de la lettre, sans me soucier plus des sensations de mensonges qui me prennent. J’analyse mal, trop perturbée pour réellement comprendre les enjeux de la situation et continue de m’enfoncer dans les méandres de la paranoïa. « Tu peux juste dire que t’as pas envie plutôt que d’me mentir ! » Je me fourvoie si lourdement, que je ne m’en rends même pas compte et préfère m’allonger finalement, dos à lui, trop perturbée pour reprendre la parole maintenant.


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MessageSujet: Re: Troubled sky {Jorgen/Giulietta}    Dim 25 Sep - 16:55

La complexité de la femme se dévoila dans toute sa splendeur déroutante pendant que Giulietta passait d’un sentiment à un autre, empêchant le shadowhunter bousculé par ce revirement de se soustraire à l’erreur de jugement. Aurait-il dû simplement lui sauter dessus tel un amant fougueux... Il n’en était pas non plus très sûr, peut-être se serait-il retrouvé face à la même vexation, ou pire encore. Avec la gente féminine, allez savoir. Adepte du « suis moi je te fuis et fuis moi je te suis », elle perdait le genre masculin dans un dédale d’incompréhension et l’empêchait souvent d’agir comme il le devrait, ne sachant jamais quelle solution adopter face à tant d’instabilité. Qu’il était laborieux de savoir ce qu’une femme attendait réellement d’un homme. Ou attendait tout court d’ailleurs. Jorgen avait pensé bien faire et pourtant. La réaction de la rebelle ne se fit pas attendre et la peau du métamorphe se teinta rapidement d’une sombre nécrose. Indolore pour ce corps aux gênes un peu étranges, il se contenta d’observer cette tâche s’étendre sans y opposer le moindre geste, comme fasciné par la vue de cette pourriture immonde qui s’éprenait de lui si facilement sans lui causer la moindre gêne. Les lippes scellées, il patienta simplement. Attendit que la hellraiser termine son oeuvre et libère toute la frustration qu’il lui avait involontairement causée. L’instant pourtant bref paraissait presque interminable, jusqu’à ce qu’elle parvienne enfin à laisser filer ses doigts vers les draps et à mettre fin à cette tension mystérieuse qui s'était si soudainement installée. Aussitôt l’épiderme du changeur commença à reprendre une couleur bien plus pâle. Et après son corps, ce fut à son âme que la demoiselle offusquée s’attaqua. Mettant en doute sa sincérité, elle se dévoila un peu pathétique, telle une petite fille aux prises avec un caprice qu'elle ne comprenait pas vraiment. Encore une fois le guerrier la laissa finir sans sourciller. Il lui fallait prendre un peu le temps de la réflexion pour offrir à cette comédie la meilleure des réponses.

Il s'allongea aux côtés de la boudeuse et déposa sa tête sur son poing, accoudé au matelas. Il observa brièvement cette silhouette qui lui tournait le dos dans la confusion et laissa le silence s'éterniser avant de se décider enfin à lui répondre. Peu sûr de lui pour une fois, son grain de voix semblait avoir moins de force « Giu', ne joue pas à ça s'il te plaît ». Loin de lui l'idée de se montrer moralisateur, il désirait simplement calmer les sentiments erronés de la jeune femme et apaiser son attitude un peu trop enfantine et paranoïaque. Attitude qu'il n'était pas certain de maîtriser et qui le mettait finalement plus mal à l'aise qu'il ne l'aurait cru. Il abhorrait cette sensation de ne plus avoir du tout de contrôle. Elle le déstabilisait. Il aimait placer ses pions là où il le voulait et nulle part ailleurs. Les déplacer selon son unique volonté et ses propres intérêts, mais le genre humain rendait cette tâche parfois très ardue. Plus encore avec une femme qui se sentait trahie et grossièrement repoussée dans ses avances. Il avait contre son gré touché à sa plus profonde sensibilité et n'était pas certain que la marche qu'il suivait pour rattraper cet impair soit la plus appropriée, néanmoins il fallait bien la tenter parce qu’il n’avait pas d’autre idée en tête. « Ce que tu me chantes là, ce sont juste de grosses conneries ».

Le shadowhunter se servit de sa force d’homme pour contraindre la susceptible à se retourner, tout en douceur cela dit. Face à face, ses pupilles d’acier se plantèrent dans les siennes avec une lueur de désir non feint. Ses doigts vinrent s’apposer délicatement sur la joue de l’offensée avant que ses lèvres ne se rapprochent des siennes, puis ne les piègent dans un baiser fugace et léger qui contrariait avec le caractère et la carrure de ce grand et redoutable guerrier. Sans dire mot il passa ses bras de chaque côté du visage de l'insoumise, l'amenant ainsi à prendre position sur le plat de son dos. Le haut du corps dressé au dessus du faciès de la rebelle, il s'exprima d'un timbre suave. « Ce n'est pas l'envie qui me manque Giulietta. Mais je ne suis pas sûr que toi tu puisses m'affirmer en avoir réellement... Ou pouvoir y céder sans regrets ». Le changeur ne pouvait pas faire preuve de plus de franchise. Elle avait les cartes en mains, lui ne ferait que se plier aux règles qu'elle déciderait de leur faire suivre. Si seulement elle avait pu savoir que le jeu n'en valait pas du tout la chandelle... Et que rien dans l'attitude de cet homme dont elle était à cet instant si proche n'était totalement spontané et véritable. Excepté son appétence pour son corps si joliment sculpté. Mais, après tout, il n'était qu'un homme aguiché qui réagissait tel quel.

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MessageSujet: Re: Troubled sky {Jorgen/Giulietta}    Lun 26 Sep - 19:14


La situation m’échappe, tout comme mes sentiments, qui deviennent toujours un peu plus confus. Seule reste la colère, qui ne se trouve pas uniquement dirigée vers le changeur de formes. Nolan est le premier à me rendre furieuse, alors même que nous ne nous sommes pas parlé depuis plusieurs semaines. Je suis la seconde à m’agacer, à utiliser ainsi la malédiction sur l’homme qui vient pourtant de me sauver la vie. Sans lui, probablement aurais-je pu mourir durant cette tempête. Pourtant, c’est bien le dernier qui attise encore les tourments colériques de mon âme. Au fond de moi, je sais qu’il me ment et si je m’évertue à lui tourner le dos, c’est pour réfléchir un peu plus profondément à la situation actuelle. Il n’a aucune raison de me raconter des bobards. Je me fourvoie donc à l’imaginer me rejeter en utilisant une diplomatie et une hypocrisie dont je n’ai pas besoin. Alors je me vexe, sans mesurer l’ampleur du cadeau qu’il m’offre pourtant en repoussant mes avances. Mon cœur serait plus facile à apaiser, sans céder à la tentation que le viking m’offre.

Perdue dans mes pensées, je sursaute presque lorsque son poids affaisse un peu le matelas sur lequel je boude négligemment. Soudain tendue, je sens tout mon corps se raidir, alors qu’il n’esquisse pas un geste vers moi. Son silence me perturbe, me mets sur les nerfs, mais je ne me retourne pas vers lui. Butée et touchée dans mon orgueil, je persiste à montrer mon dos, sans lui offrir la moindre porte ouverte. Ses mots finalement, glissent vers moi, sur un ton que je ne lui reconnais pas. Etonnée, j’en suis presque à me retourner vers lui pour lui offrir mon visage surpris. Je n’en fais pourtant rien, trop concentrée sur ce simulacre de prise de contrôle, pour le laisser m’avoir aussi grossièrement. C’est une situation stupide et je le suis tout autant. Ce n’est que lorsqu’il use de sa force pour me tourner vers lui, que je finis par lui offrir un regard, sans pour autant réellement me laisser aller. Incapable de définir cette malsaine situation de mensonge ambiant, je m’évertue à lui offrir un visage buté, bien que désormais un peu intéressé par ses propos. Je voudrais lui répondre que ce ne sont pas des conneries, qu’il me ment, mais son regard me cloue sur place. Ils sont si intenses, ses yeux, que je m’y perds une seconde. Juste une avant qu’ils ne deviennent plus sombre, bien plus rieur. L’hallucination ne dure qu’une seule seconde, mais c’est bien celui de Nolan qui s’est superposé. Aussi vite qu’elles sont apparues, les prunelles marrons disparaissent et il ne reste plus que Jorgen devant moi et sa main sur ma joue. Et ses lèvres sur les miennes. Si aériennes, si douces… si lointaines.

Le baiser n’a duré que le temps d’un clignement d’œil et le voilà déjà égaré. Seulement le géant ne s’est pas éloigné pour autant. Au contraire, il s’impose, vient me surplomber et me force presque à lui faire face. Désormais allongée sur le dos, les yeux perdus dans les siens, je perds pied une seconde. Le froid me fait toujours un peu trembler, mais une douce tiédeur émane de son corps. Inconsciemment je me cambre, approche mon bassin du sien, dans la simple optique de réclamer un peu plus de chaleur… Ou bien le geste n’est il pas si innocent finalement. « Mes états d’âme ne sont pas tes oignons. Je sais ce que je veux. » Comme pour donner plus de poids à mes propos, mes doigts viennent entourer sa nuque, m’aident à surélever mon buste finalement, jusqu’à ce que mes lippes caressent les siennes. Trop légèrement pour un baiser, mais suffisamment pour attiser la tension qui est brusquement de retour entre nous. Tout contre lui, je murmure finalement, peu déterminée à laisser tomber réellement. « si ce n’est pas sur ton désir que tu mens… Pourquoi est-ce alors ? » Mon sourire se fait taquin. Je n’attends pas réellement de réponse. Je préfère fondre enfin sur ses lèvres en un baiser qui cette fois, n’a rien de chaste. Mes pensées se trouvent reléguées au loin, tout comme mes états d’âme. Tant pis. Pour Nolan, pour moi, pour nous. Les forces dont j’ai besoin pour combattre ne sont pas entre mes doigts alors je cède et me perd, dans ce début d’étreinte qui ne me fait pas trembler d’un iota. Le froid s’évade alors que nos corps se touchent finalement et les frissons se font absents finalement. Malgré mes espoirs, mes ébats avec Liam ne m’ont pas débloquée. Seule sa personne me permet d’entrevoir le nirvana. Je suis néanmoins bien décidée à laisser sa chance à Jorgen. Après tout, peut être que lui aussi, saura réveiller la bête qui sommeille en moi depuis si longtemps. Mes lippes finissent par quitter les siennes, sans que mon regard ne les imite. « Je sais ce que je veux… je me répète, mais pas pour très longtemps. et ce que je veux, c’est toi… » Dans un murmure ma tirade s’achève alors que l’une de mes mains glissent dans son dos, qu’elle caresse doucement.

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MessageSujet: Re: Troubled sky {Jorgen/Giulietta}    Mar 4 Oct - 21:55

Non, le jeu n'en valait pas la chandelle et pourtant. Les reins de l'aguicheuse se cambrèrent et menèrent son corps au contact de l'aguiché, attisant le feu et le désir. La peau du changeur frémissait presque pendant qu'il entendait les paroles de la hellraiser, créature qui laissait naître un mensonge dans cet instant éphémère. Elle scellait son sort, autorisait le shadowhunter à profiter de sa faiblesse passagère sans pouvoir lui incomber la faute. Elle ne pourrait pas faire le moindre reproche à celui qui avait tenté de la dissuader de commettre cet impaire. Il avait évoqué l’erreur et les regrets, elle leur avait offert l’indifférence pour réponse. Consciente de se fourvoyer elle taisait ses états d’âme pour un homme qui n’en avait jamais valu la peine, qui ne la vaudrait peut-être jamais. Il avait trahi l’esprit de la résistante, s’apprêtait maintenant à trahir son intégrité de femme. En voie de lui dérober le peu de dignité qui aurait pu lui rester le jour où le vrai visage du guerrier serait révélé, il ne ressentait pourtant pas de culpabilité. Pas une once. Elle voulait mener la danse, il suivrait ses pas. Se soumettrait à ses avances sans plus aucune protestation, à la fois pour ne plus froisser son orgueil et satisfaire le désir qu’elle faisait volontairement monter en lui. Petite martyre qui s’offrait sans crainte à son bourreau sans même le savoir et qui subirait la dévastation le jour où les masques tomberont. Pour l’heure ils étaient bien accrochés, sans faille, impeccables. Et celui de l’amant, lorsque les doigts de Giulietta accostèrent sa nuque dans un frisson d’excitation, vint se superposer à celui du fidèle ami au sang de révolté. Les lèvres de la rebelle provoquèrent les siennes dans un effleurement et les sensations de la chair jaillirent, augmentant dans la foulée l'envie avant que les mots ne soufflent soudainement la flamme de la luxure.

Son coeur avait presque failli cesser de battre, tourmenté par la mauvaise surprise qu'elle avait décidé de lui faire. L'évocation d'une quelconque tromperie l'avait désarçonné, quand bien même il n'en avait rien laissé paraître sur son visage d’admirable comédien. Il réfléchit à toute vitesse à une riposte crédible à lui offrir, persuadé qu’elle avait peut-être décelé une bribe de malhonnêteté sans toutefois mettre le doigt sur la véritable félonie. Le jeu avait été trop parfait pour qu'elle puisse déceler ses tromperies. Il abandonna l'idée d'une réplique mensongère improvisée lorsqu'il prit conscience qu'il était à l'abri de tout soupçon, parce qu'une femme trompée ne se donnerait pas à un homme qui l'avait à ce point déshonorée. Et le sourire de la victime confirma sans tarder qu'elle ne savait absolument rien de ce qu'il se tramait dans son ombre. Soulagé, le soldat venu du Nord fut libéré de toute pensée et ne se concentra plus que sur le moment présent.

La tentatrice vint assaillir les lèvres du chasseur. Il y répondit par un baiser mêlant douceur et passion, tout autant sauvage que délicat. Il s'y abandonna jusqu'à ce qu'elle décide d'y mettre fin, sans ne plus oser le regarder. Quelque chose n'allait pas, c'était une évidence, une certitude qu'il avait depuis le début pressentie mais qu'elle continuait de nier malgré tout. Son intense regard de glace se posa sur elle, tenta de déceler les sentiments qu'il pourrait peut-être lire sur ses traits d'amante désorientée. Un autre mensonge naquit dans cette attente. Une chimère qui se donnait tant de convictions... Mais qui ne restait qu'une illusion. Ce qu'elle voulait, ce n'était certainement pas lui. D'abord parce que ses pensées étaient toutes entières dévouées à un autre, secondement parce qu'il n'était pas celui qu'il prétendait. Aussi, alors qu'il aurait pu se dévoiler offusqué, ce fut compréhensif qu'il s'exprima à son tour, presque dans un chuchotement. « Ce n’est pas vraiment moi que tu veux Giulietta ». Mais je m'en moque.

Le guerrier se perdit dans les caresses de la rebelle qu'il vint surplomber. Ses lippes vinrent cajoler son torse en un baiser très suave, entre ses deux seins, avant de s'éparpiller sur sa peau satinée, d'effleurer son cou, puis de remonter jusqu'à son oreille à laquelle il susurra. « Mais j’ai envie de faire comme si c’était pourtant le cas, parce que moi je te veux ». Se fondre un peu plus dans son rôle. Se rapprocher d’avantage de la cible. Ne rien ressentir, simplement se satisfaire. Il n’y avait pas d’égarement possible. Convaincu de tout cela, il ajouta. « Je te dirai mes mensonges quand tu m’avoueras les tiens ». Puis recouvrit le corps de la séductrice du sien avant de capturer fiévreusement ses lèvres. Oublia aussitôt mission, risques, objectif et conséquences. Il n'était plus un homme d'armes au contact de sa cible, mais simplement un homme dans les bras d'une femme. Un homme pas aussi indifférent que cela.

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MessageSujet: Re: Troubled sky {Jorgen/Giulietta}    Dim 9 Oct - 19:17


Toute cette étreinte est une erreur. C’est un point sur lequel il a parfaitement raison. Les regrets viendront. Plus tard. Pour l’instant, je ne peux pas faire autrement que me laisser tenter et me serrer contre lui. Je n’en peux plus, de tous mes sentiments négatifs, de ces problèmes qui s’accumulent. Alors juste une fois, il me faut oublier et me perdre dans une danse interdite. Mon âme et mon cœur crient alors que mon corps se resserre contre le sien et profite de sa chaleur. Les frissons ne viennent pas, je ne suis qu’indifférence, mais il est de toute façon trop tard pour reculer maintenant. Alors j’assaille ses lèvres, les attaquent des miennes, pour simplement me perdre un peu plus. Il est trop tard. Je m’enfonce dans mon mensonge, même s’il s’en rend compte immédiatement. Mon attitude fuyante dénote évidemment avec la chaleur que mes hanches infligent. « Ca n’a pas d’importance. C’est avec toi que je suis. » Dans sa nuque et son dos, mes mains se crispent une seconde, mes ongles se plantent dans sa peau, sans se préoccuper de lui faire mal. Il m’a déjà prouvé être très solide, ce ne sont pas ces armes inoffensives qui sauront le blesser. Alors que la corne s’enfonce dans sa chair, je gémis, plus dans l’optique de lui offrir un spectacle parfait que par désir. Parfaite imitation, perfectionnée dans les années. Mes doigts quittent sa clavicule pour venir se perdre dans ses cheveux une seconde. Je m’agrippe à lui, comme un rescapé à une bouée de sauvetage. L’image est parfaite puisqu’à chaque seconde je me perds un peu plus loin, sans carte pour me ramener sur le bon chemin.

Ce sont ses mots finalement, qui réussissent là où ses lèvres et ses mains échouent si habilement. Je l’utilise. Lui comme tant d’autres avant lui. Tous échouent entre mes bras, contre mes lèvres, sur ma peau et dans mon égoïsme je me sers d’eux comme de jouets. Lui plus que les autres. Cette fois, je suis émotionnellement attachée à quelqu’un et je me sers du géant blond dans l’optique évidente de faire le mal autour de moi. Pourtant je n’ai pas le temps de me pencher sur mes états d’âme, qu’un rire clair m’échappe. « Menteur. » Puis il m’enveloppe tout entier et de nouveau je quitte la route. Oui, je l’utilise. Oui, je sais que je vais faire du mal à quelqu’un. Oui, je vais le regretter amèrement pendant un bout de temps. Non, je n’arrêterais pas maintenant.

(…)

Dans un souffle je retombe sur le matelas, plus troublée que je ne l’aurais du. Mon jeu a été parfait. Il l’est toujours. Comme une mécanique bien mieux huilée que mon corps cassé. Ce n’est pas le problème. Mon esprit a été ailleurs et si, distraitement, je caresse toujours le torse de mon amant, je ne suis toujours pas vraiment là. Je pourrais presque en pleurer, tant mon âme blessée hurle à la mort. Mes yeux restent secs néanmoins et je roule un peu, pour venir poser mon menton contre son épaule. Son regard, je le cherche du mien, sans trop savoir comment agir maintenant. Nous avons franchi une limite et ne sommes donc plus uniquement des amis. Je ne veux pourtant rien d’autre de lui. Repartir en arrière est hors de question. Aller plus loin… Mon esprit s’embrouille de nouveau mais je m’efforce de rester concentrée et dépose donc mes lèvres contre sa peau, pour m’occuper et ne pas me laisser divaguer là où je ne souhaite pas aller. « Jorg’… Tu sais que c’est toi que je voulais hein ? J’ai quelques soucis, mais ça change rien au fait que je n’aurais pas fait ça avec n’importe qui. » Mes lippes expriment tout le contraire de ce que mon cœur exprimer quand, dans un souffle j’ai repris un vieux rôle. Mon meilleur. L’actrice s’éveille de nouveau, pour simplement flatter l’égo du mâle qui m’a protégé aujourd’hui. Ma survie, je la lui dois en grande partie et je ne désire pas le faire fuir de ma vie, en simplement prononçant les mauvais mots. Comme avec Nolan… Je chasse la réminiscence dans un clignement d’œil, avant de ramener le sujet sur le tapis, d’un ton légèrement moqueur. « Dis moi un mensonge Jorgen et je t’en dis un à mon tour. » J’énonce ça sous forme de jeu, tout en étant pourtant diablement sérieuse. Je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi je me suis enflammée un peu plus tôt, ni pourquoi je suis persuadée qu’il me ment sur quelque chose. Alors je demande et cherche à comprendre, sans réellement savoir si je veux m’embarquer avec lui dans l’antre des secrets inavoués.

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Troubled sky {Jorgen/Giulietta}

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