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 This misery is weightless as a stone [PV Eamon]

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MessageSujet: This misery is weightless as a stone [PV Eamon]   Mar 3 Mai - 22:25

 This misery is weightless
as a stone

○ Have you lost the same things I have lost ? Do you know that panic I know ? And would I see the terror in your face ? Do you know that fever I know ? I wish time was still, we'd stay right here with time to kill in our hearts without chains. And if time was still, we'd have no fear or scars to heal in our hearts without chains.


Tu vas te décider, oui ou merde ? Maintenant qu’elle est là, il serait plutôt ridicule de rebrousser chemin. Pourtant, c’est exactement ce qu’elle fait. Elle avance, elle recule. Elle stagne. Les questions se superposent, provoquent immanquablement sa migraine. Pour la téméraire qu’elle est, toute cette confusion ne trouve pas le moindre sens dans son esprit en proie au chaos. Ça l’irrite d'ailleurs au plus haut point. Dès qu’il s’agit d’affronter ces conséquences, elle disparait, cherche sans doute à oublier comme la lâche qu'elle a trop souvent été. Pourtant, cette vérité la harcèle depuis plusieurs jours. Elle revient toujours plus vigoureusement la heurter dès que la trentenaire se surprend à divaguer. Le discours de Declan l’a poussée jusqu’ici. Quand bien même, il outrepassait ses droits en la blâmant. Quand bien même, il ne le pensait pas. Ses mots ont réussi à l’atteindre, à la bousculer. A force de revivre mentalement ces événements, Joan a fini par dénicher une part de vrai dans sa démence passagère. Elle est responsable jusqu’à preuve du contraire. Sa présence ne résoudra rien dans l’absolu. Peut-être même qu’elle n’a pas réellement de place à prendre dans cette tragédie mais elle se sent suffisamment impliquée, suffisamment coupable pour au moins se confronter à la réalité. Juste une fois. Une seule fois. Le courage la déserte dès qu’elle s’approche des portes. Les hôpitaux la rendent malade. Ils n’attisent que de mauvais souvenirs. Ces quelques rendez-vous avec des pédiatres trop souvent incompétents. Puis, des visites régulières chez des pneumologues, trop rarement sympathiques, pour traiter cet asthme handicapant. Dans un passé plus proche, elle se revoit passer des portes similaires avec Jill dans ses bras. Les quelques frayeurs provoquées par un bambin trop souvent malade, comme sa mère a pu l’être à son âge. Rien de grave. Jusqu’à son dernier passage, l’unique fois où Isaac l’avait frappée assez fort pour qu’elle se réceptionne mal, se cogne la tête contre un meuble et perde conscience. Même lui avait paniqué ce soir-là, il l’avait amenée aux urgences. Pendant quelques semaines, ça l’avait même dissuadé de recommencer. La bouche devient pâteuse, les jambes flageolent. Réfléchir ne l’a aidé jamais, elle devrait le savoir.

En se débarrassant de son embarras à débarquer là sans y avoir été invitée, la divorcée s’assure d'un meilleur contrôle de ses appréhensions. D’un pas faussement déterminé, elle rejoint l’accueil. La soirée a débuté mais l’heure attitrée aux visites n’est pas écoulée. Avant de pouvoir accéder au comptoir, on l’arrête. Une main lui saisit le bras, la tire abruptement en arrière. Un sursaut, le cœur s’insurge immédiatement. Un grognement lui échappe tandis qu’elle cherche déjà à se débattre. « Putain de… » Son regard échoue alors sur un visage familier. « Bordel, t’as perdu la tête ? »  scande-t-elle alors avant que son opposant ne la relâche finalement. Un léger rictus fracasse les traits d’ordinaire si crispés de son interlocuteur. Elle a longtemps cru qu’il ne lui était pas possible de placarder une autre expression à son visage. Rien d’autre que celle du gars qui n’arrive à rien supporter. Du genre, pourri de sérieux. « Vos papiers, mademoiselle ? » La brune le dévisage, incrédule. « Tu te fiches de ma gueule ? » Il réitère. Elle refuse. Son petit jeu ne l’amuse pas. Il la met davantage au défi en l’écartant des quelques passants présents avec force, la contraignant à l’isolement dans un recoin du hall. D’une voix basse et contrôlée, son coéquipier tente de lui faire comprendre. « Réfléchis, bordel. T’es pas censée me connaître. T’es censée ne pas faire partie de la milice. Ta couverture, imbécile ! » Un soupir échappe à la fausse mafieuse. Les bras croisés sur la poitrine, le regard insolent et la verve entêtante, elle contrattaque immédiatement. « Un putain de prétexte, ouais, pour me faire la misère. Garde ta vengeance pour toi, Burty. J’ai pas que ça à foutre. » Son comparse lève les yeux au ciel. « Allez fais pas ta chieuse, Valentine. File-moi tes papiers. »  L’envie de lui relever le majeur se fait tentante mais la peacekeeper se résout à lui tendre ses papiers d’identité pour en finir au plus vite. « Raison de votre présence ? » prononce-t-il d’une voix plus forte. « T’es ridicule. » lui répond-elle, les sons sifflant désagréablement entre ses dents serrées.

Inutile de préciser qu’il ne saura rien. Plutôt crever que de lui dire ce qu’elle vient faire là. « Tu le seras davantage si tu te fais bêtement refroidir ! Je vois qu’ils t’ont déjà pas loupé. Joli l’hématome sur la joue, t’es encore plus moche à regarder. » Par pur réflexe, elle relève une paume contre sa joue meurtrie. « Ça fait ressortir mes yeux, connard. Rends-moi ça et fous-moi la paix, ok ? » Burton sourit à nouveau. « Tout est en ordre. Mais je dois vérifier que vous ne portez pas d’arme, vous comprenez. »  « Je comprends que t’es qu’un foutu emmerdeur, ça, ouais. » D’un geste rageur, elle ouvre son blouson, lui laisse l’occasion d’admirer son flingue soigneusement rangé dans son holster. « Bien, parfait même. » apprécie-t-il, satisfait de la voir armée de toute évidence. Elle referme aussitôt sa veste, s’assure que personne n’ait rien vu et le détaille ensuite. « Qu’est-ce que tu fous là toi ? T’es de mission de surveillance ? » Un hochement de tête imprécis. «  Un détenu qui s’est enfui. Son gosse est ici. Donc on se fait chier à l’attendre mais faudrait être sacrément con pour rappliquer quoi. »Se pourrait-il que le taulard en question soit le père de l’enfant qu’elle vient visiter ? Elle hésite à lui demander franchement mais décide finalement de ne pas se dévoiler. Cette partie de sa vie est définitivement trop intime pour ne fusse que l'effleurer indirectement dans une conversation anodine, même avec son collègue et sans doute, seul ami de la brigade. « Ouais, je vois le genre. » Son malaise n’échappe pas à son acolyte mais il n’en dit mot. D’un mouvement de main, il l’invite à achever le geste exécuté plus tôt. « Vous pouvez circuler. » En lui rendant ses documents, il se penche une ultime fois vers elle afin de lui porter un dernier message qui a plus des airs d’avertissement que de réel conseil. « Je sais que tu vas pas m’écouter mais fais pas la conne. T’es dans une sale position là. »  « Ferme la un peu, ça me fera des vacances. » Discrètement, elle lui fiche un coup de coude dans l’estomac avant de filer. Cet abruti qui ne pouvait pas la blairer au début. A force de se côtoyer, ils se sont habitués, il faut croire. Ça lui manquerait presque de ne plus faire équipe avec lui. Presque.

La jeune femme attend que le milicien ait déserté son environnement proche pour poser sa question à la réceptionniste. « Je cherche la chambre de Keane Grimes. » Nerveusement, ses doigts s’entortillent. Est-ce qu’il est là lui aussi ? L’espère-t-elle ? Un peu. Peut-être beaucoup. Ou pas du tout - surtout au vu du lieu et des circonstances. Tout n’a de cesse de s’emmêler dans son crâne depuis qu’il a déserté son appartement. Elle ne réalise pas vraiment ce qu’il s’est clairement passé et bien qu’elle fasse tout pour chasser ces souvenirs, ça revient toujours la tirailler à toute heure de la journée. Par vagues successives, son avis sur la question change, évolue, régresse et ne la laisse finalement que plus indécise, plus incertaine. Et tout aussi sûrement dépendante. Satané Declan Grimes qui a foutu un bordel sans nom dans son esprit et dans sa vie de façon plus générale. Aller voir un gosse alité. Pour qui d’autre se donnerait-elle cette peine ? Un énième soupir. Elle sait que ça en vaut la peine. Qu'il en vaut la peine. Et le réaliser ne l'aide pas spécialement à se calmer.

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MessageSujet: Re: This misery is weightless as a stone [PV Eamon]   Mar 17 Mai - 15:00


La panique alimente chaque partie de mon corps. Tout mon être se liquéfie lentement sous la terreur que je ressens à chaque seconde, chaque pas. Je ne cesse de me retourner, de fixer chaque visage, chaque regard, dans la peur de voir une étincelle de compréhension briller dans l’un d’entre eux. J’en deviens paranoïaque, alors que je n’ai probablement pas assez d’importance pour être recherché ainsi. Je n’étais qu’un petit prisonnier, mis en cabane pour un petit délit, gardé sous des prétextes fallacieux et pervers… Le gouvernement n’a donc aucun intérêt à mettre une prime sur ma tête, à faire en sorte de me rechercher. Pourtant, malgré cette auto-persuasion, qui ne fonctionne que partiellement, je me retrouve à raser les murs, à chercher les ombres pour m’y confondre et ainsi rejoindre ma destination finale. Seulement une fois devant les portes coulissantes de l’imposant hôpital je me trouve incapable de les franchir. Ce n’est plus le même sentiment qui m’agite soudain. Mon cœur s’affole, je sens ma respiration se faire de plus en plus rachitique, jusqu’à ce que ma trachée se refermer légèrement, signe évident d’une nouvelle crise de panique. Cela m’arrive de plus en plus souvent dernièrement. A chaque fois que j’envisage les revoir. Je ne le connais même pas en vérité, le petit bout que je désire voir si ardemment. Ce n’était qu’un bébé lorsque j’ai pris la poudre d’escampette. Un tout petit bout d’être, qui à mon instar, a du se construire un début de vie sans père. Je ne suis pas son père. Declan l’est bien plus que moi. Et pourtant lorsque j’ai appris sa condition, sa douleur, ses blessures, mon sang n’a fait qu’un tour. Mon cœur s’est emballé et dans une colère que je n’aurais jamais crue possible, j’ai décidé à ce moment là de le revoir, de lui transmettre le peu de force que je peux encore avoir au fond de mon être.

Ces derniers jours, je la reconstitue, je reprends un peu du poil de la bête et c’est aujourd’hui que mon impétuosité s’est réveillée. J’ai décidé de le revoir en ce jour et c’est ce qu’il arrivera. Dans le meilleur des cas. Planté là, devant le bâtiment, je ne suis plus certain de rien. Et si mon grand frère est là lui aussi ? Et si son grand frère est là aussi ? Je sais être capable de les affronter, l’un comme l’autre. Le premier à cause des mots échangés dans la prison. Le second parce qu’il doit se souvenir de mon abandon… Et je ne suis pas encore prêt à affronter ses petits yeux accusateurs. Lentement, ma casquette vissée sur le crâne, j’observe les alentours et ne croise finalement aucune silhouette connue. Pas là. Pas à l’extérieur. Peut être là dedans qui sait ? Mes yeux se ferment une seconde, juste une, avant que dans une impulsion, je finisse par franchir l’obstacle qui me semble déjà insurmontable. Une fois là, le palpitant se lance de nouveau dans une cavalcade impressionnante. La bile amère remonte le long de ma trachée et la nausée, je ne la retiens que difficilement. Chaque étape semble plus rude que la précédente et je ne me vois pas aller jusqu’au bout. Tout ma volonté ne semble pas suffire pour la situation actuelle. Revoir mon fils n’est qu’un rêve, une chimère et un évènement qui ne se produira jamais, de cela j’en suis soudain persuadé.

Alors que j’allais abandonner et repartir sur mes pas, j’entends soudain une voix. Je ne la connais pas. Par contre, ce que je reconnais aussitôt, c’est le nom qu’elle prononce. Keane Grimes Mon cœur se serre et lentement, je coule un regard vers la personne au guichet d’accueil. Ma mémoire fouille mais se trouve rapidement dans une impasse. Non, je ne connais pas cette femme et cette idée m’effraie aussitôt. Si je ne la connais pas, pourquoi veut elle voir mon fils ? Et avec cette peur vient aussi les questions. Connaît elle Declan ? Est-elle une amie ? Puis-je lui demander de m’aider à traverser cette marée de peacekeepers que je crois apercevoir derrière elle ? Mon esprit semble soudain fonctionner à vive allure, mais je n’esquisse pas un mouvement vers elle. Tout simplement parce que je ne sais pas quoi lui dire. Le malaise, je le sens poindre le bout de son nez, mais l’impensable fini par se produire. Alors que mon cerveau s’affole et cherche toutes les solutions du monde pour s’en aller, mes pas eux, s’avancent et me conduisent vite, trop vite, vers la femme. Je ne suis plus maître de rien et c’est d’un regard presque extérieur que j’observe la scène à venir. Comme un ralenti, je me vois percuter la brune et glisser ma main contre son flanc pour la retenir et l’empêcher de chuter. Dans le mouvement, je me vois aussi murmurer, presque trop sûr de moi pour être totalement Emmy. « J’ai besoin de ton aide pour voir mon fils… » Et plus fort, en l’aidant à se redresser, je reprends. « Pardon. Je suis confus, je ne regardais pas devant moi. » Cette tirade s’accompagne d’un sourire, trop éclatant pour être franc, trop lumineux pour être émis par moi…

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    MessageSujet: Re: This misery is weightless as a stone [PV Eamon]   Ven 20 Mai - 2:18

    Les néons incommodent l’acuité visuelle, dérangent irrévocablement la sorcière tandis que la réponse se fait attendre. Durant les longues secondes séparant la question et la réaction quelconque de la réceptionniste, l’esprit dérouté de la milicienne a le temps d’anticiper quelques désagréments. Devra-t-elle fournir un motif à sa visite ? Décliner son identité, donner un lien avec la famille ? Elle aurait dû y penser avant. Mais comment aurait-elle pu anticiper la fuite d'Eamon Grimes et la surveillance accrue de cet établissement ? S’il s’agissait bien de lui en premier lieu. Mais si c’était le cas, est-ce que Declan serait déjà au courant ? Devrait-elle se renseigner à ce sujet pour l'informer ? Nerveusement, ses doigts tapotent le comptoir qui lui fait face. Dans quelles histoires s’enchevêtre-t-elle seulement ? Elle a l’impression de jouer à un jeu sans même en connaître les règles, de s’immiscer dans une partie qui a débuté sans elle, de s’emparer des dés pour mieux sauter à pied joint dans le prochain gouffre. Tout ça sans même y avoir été conviée. A quoi pensait-elle en venant ici ? A rien, comme d’habitude. Forcément. Sa tête s’agite en tout sens tandis qu’elle soupire en retenant de justesse sa voix. L’habitude de se parler seule, d’éjecter ses pensées pour se décharger de cette frustration permanente. Mais ce n’est pas le lieu et sûrement pas le moment de passer pour une de ces vieilles folles qui parlent à des ombres. La brune accueille avec beaucoup de perplexité la réplique posée de son interlocutrice. Le numéro de la chambre, l’étage et même quelques explications pour atteindre escaliers et ascenseur. Hébétée, Joan la remercie, s’écarte de son point d’appui. Toutes les cartes en main mais pas la moindre fichue idée sur la manière de les distribuer. L’indécision réapparait, elle retient cette main qui ne demande qu’à la gifler.  De la bravoure pour fuir ou pour continuer maintenant. Dans les deux cas, l’énergie semble nécessaire et l’inconfort se manifeste. Du moindre mal, il faut choisir celui qui amènera peut-être du remord mais pas du regret. C’est comme ça qu’elle vit désormais.

    La fausse mafieuse s’apprête à faire un pas en direction des portes pour rejoindre l’aile souhaitée quand quelque chose ou plutôt quelqu’un la heurte sans qu’elle ne l’ait calculé, sans doute trop préoccupée pour entrevoir un réel danger à proximité. Déstabilisée, elle se sent chuter mais est aussitôt rattrapée. Sa paranoïa naturelle exacerbée par sa mission récente, l’infiltration périlleuse, atteint son point culminant. Sa main se pose déjà sur la crosse de son flingue tandis que le ténor de l’étourdi froisse sa férocité. Les mots ne trouvent aucun sens. « De quoi ? Pardon ? Qu’est-ce que j’en ai à carrer que t’aies besoin d’aide ? » crache-t-elle avec mépris après qu’il ait simulé une comédie étrange. Ses doigts se resserrent contre l’arme qu’elle n’a pas encore sortie de son étui. D’un coup de coude violent balancé dans les côtes de son assaillant, elle se défait bien vite de la poigne du damné. « T’as pas intérêt à garder ce putain de sourire longtemps, ni à foutre tes sales pattes sur moi. » Une menace accompagnée d’un regard assassin. Elle recule d’un pas avant d’analyser les traits de l’inconnu en quête d’une compréhension qu’elle ne cherche qu’à moitié à vrai dire. Elle n’a pas de temps à perdre avec un type perturbé. « Qu’est-ce que t’as cru que je m’appelais mère Térésa aussi ? T’es pas net dans ta tête ! T’es sorti de l’aile psychiatrique, comment ça se passe ? Qu’est-ce que j’en ai à foutre de ton… » Fils ? C’est le regard de Burton coulissant vers eux qui l’arrête dans sa tirade. L’air soucieux qu’il placarde à son faciès distend le courroux qu’elle réservait, lui fait tirer des conclusions hâtives. L’air lui manque durant une seconde tandis qu’elle revient poser son attention sur le maladroit. Et si…

    La trentenaire retire lentement sa paume du pistolet précieusement rangé dans son holster, adopte une attitude plus décontractée d’apparence afin d'endormir la vigilance de son coéquipier à l’autre bout de la pièce. « Putain mais attends… » débute-t-elle, un ton plus bas, la surprise réinventant son expression jusqu'alors excédée. « Me dis pas que t’es… » Elle ne connait même pas son nom. Elle fouille dans sa mémoire inutilement, se concentre sur les derniers souvenirs grappillés en compagnie du changeur. Mais tout semble affreusement confus désormais. Elle n’a déjà retenu que ce qui l’arrangeait. Ou presque. Tout converge vers le même point à nouveau, tout la ramène à cette situation étrange, sous tension. Ce n’est déjà plus qu’une question de vérités, de curiosité et sans doute, de protection par extension, chose dont elle n’a pas encore conscience. Son regard se repose sur son collègue, elle attend quelques instants. Juste assez pour qu’il soit distrait. Elle le connait par cœur. L'opportunité se présente très rapidement. « Suis-moi. » ordonne-t-elle alors sèchement à l’étranger en l’emmenant sans plus de cérémonie dans un couloir désert adjacent, loin des prunelles inquisitrices du milicien. Elle suit une intuition, passera peut-être pour une tarée si jamais elle se trompe mais ça vaut la peine de tout risquer, même pour un doute.

    Avant de le laisser croire à une quelconque alliance, elle pousse abruptement l’homme contre un mur sans le moindre ménagement et enfonce son index dans sa poitrine. « Je te laisserai pas aller plus loin si tu me dis pas clairement qui t’es et ce que tu fous ici. » Pas de jugement bien que le timbre soit empressé, agressif.  Un simple constat. Elle le détaille malgré elle, ne note aucune similitude concrète sur ses traits qui pourraient valider cette folle théorie. Peut-être que tout ça, ce ne se passe que dans sa tête, qu’elle devient totalement bonne pour l’asile à force de remuer sans arrêt ce qu’il s’est passé. Pourtant, pourquoi la farce ? Pourquoi la bousculade juste après qu’elle ait réclamé l’emplacement du garçon ? Tout se confond dans son esprit fatigué. Peut-être un autre taulard avec un autre môme ici, ça n’aurait rien de surprenant par les temps qui courent, en pleine apocalypse et entourés par un ghetto gigantesque. Avant de savoir de quoi il en retourne, elle ne parvient pas vraiment à ordonner le flux de ses pensées, ni à songer aux conséquences ou choix qui s’offriront à elle. Tout se résume au silence que son opposant se doit de briser rapidement. Sous peine d’être sans nul doute secoué, voire peut-être même un peu malmené.

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    MessageSujet: Re: This misery is weightless as a stone [PV Eamon]   Mer 8 Juin - 22:25


    Dans mon mouvement, je sens le sentiment d’erreur pointer le bout de son nez et s’incruster dans mes veines. Je doute immédiatement et il ne m faut qu’une seconde pour regretter mes actes. Dans mon impétuosité, je me suis emballé et mes agissements ne me ressemblent en rien. La fin justifie soudain les moyens, mais lorsque les yeux colériques de la brune se posent sur moi, je ne parviens plus à me dire que c’est une bonne idée de l’avoir accostée. Sa voix s’élève entre nous et par un réflexe déplacé, je viens fixer l’homme derrière elle, qui l’a déjà accostée, effrayé à la simple idée d’attirer son attention. Pourtant elle parle fort, trop fort et je sais déjà, en mon for intérieur, que je suis foutu. La simple idée de retourner en cellule me fait paniquer une seconde, mais je conserve ma concentration, suffisamment pour chercher une réponse qui saura la convaincre. Son franc parler pourtant, me désarçonne et je ne parviens pas à répliquer sur le champ. A la place, je la laisse continuer et s’enflammer, jusqu’à recevoir ce coude, qui me fait plier une seconde sous la douleur du coup. Je lâche un bruit sourd, mais parviens néanmoins à ne pas reculer et relève mes yeux vers elle en me redressant. Les secondes passent et je ne peux m’empêcher de regarder frénétiquement tout autour de moi, paniqué à l’idée d’attirer l’attention. J’envisage d’ailleurs une seconde de partir de là, en courant, pour ne plus écouter les propos toujours plus agressifs de la demoiselle, pour ne pas me faire repérer et revenir plus tard, lorsqu’elle aura disparu.

    Un changement dans son ton me maintient sur place et une lueur d’espoir s’invite dans mes yeux lorsqu’elle s’interrompt. Peut être qu’elle connaît réellement Declan finalement et qu’il a parlé de lui. Peut être qu’elle pourra l’aider aussi. Et surtout, peut être que le retour en prison ne sera pas pour aujourd’hui. Je ne peux empêcher un léger soupir de soulagement m’échapper lorsque la lumière semble se faire dans son esprit et lui emboîte le pas à son injonction. Le sentiment de peur s’estompe lentement, pour faire place à un insidieux espoir de revoir le bout de chou blessé. Mon cœur s’emballe et c’est d’un rythme frénétique qu’il accueille la suite des évènements. La douleur, dans mon dos, me rappelle ma faiblesse et surtout la rudesse de mon interlocutrice. Probablement n’ais-je pas choisi la meilleure personne, mais le destin m’a poussé dans ces bras, de ça je suis persuadé. Cette fois ci, j’échappe un léger gémissement de douleur, avant d’écouter avec attention ses propos. Mes yeux, pourvus d’un intense regard d’espoir, brillent et se plantent dans les siens, avant que d’une voix toujours un peu rauque, je ne finisse par répondre. « Je ne… Tu… » Mon élan s’estompe, pour ne laisser place qu’à un tremblement dans ma voix, ainsi que mes mains que je resserre en poing douloureux. Autant impressionné, qu’incapable de prononcer les quelques mots que je voudrais dire, je me retrouve idiot face à elle et me contente de calquer son agressivité, pour me débarrasser de son doigt d’un geste vif de la main. C’est une erreur, je le sais au moment même où je termine le mouvement, mais cela me permet de retrouver une légère contenance, qui me permet de reprendre. « Tu dois me promettre de ne pas me dénoncer. De ne pas dire mon nom. Je suis… le frère de Declan. Son petit frère. Et je devrais pas être là. »

    Dans un sursaut de méfiance, j’utilise mon frère pour obtenir d’elle sa confiance, sans pour autant me mettre trop en danger. Mes propos sont volontairement flous, mais probablement suffisamment compréhensibles, si elle est réellement une proche. Les doutes pourtant, font leur grand retour et mes lèvres s’entrouvrent et se mettent à trembler à leurs tours alors que mon regard se fait encore un peu plus intense. Je ne sais pas si je dois faire confiance à cette femme, que je n’ai jamais vu et que je ne connais pas du tout. Je ne sais pas plus comment obtenir la sienne et je me retrouve bêtement face à elle, silencieux, comme en attente d’un verdict. Le silence ne dure pas longtemps, je ne peux le conserver alors que la nervosité me prend toujours un peu plus au fur et à mesure des secondes. Alors je reprends et m’enfonce dans une incohérence, au lieu de la laisser me répondre. « Je dois voir mon fils. Même si c’est plus vraiment mon fils. Declan voudra pas m’y voir. Mais je dois y aller. C’est… S’il te plaît ! Aide moi ! Je sais pas quoi faire… je… » Je reprends difficilement mon souffle après cette tirade, me rends compte de mon flot ininterrompu de mots et fini par conclure, en baissant enfin le regard. « … vais me taire maintenant. »

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      MessageSujet: Re: This misery is weightless as a stone [PV Eamon]   Lun 13 Juin - 0:06

      Cette situation lui donne presque envie de rire. Et sans doute qu’elle le ferait ouvertement si elle n’était pas aussi préoccupée par la présence de Burton et de la milice en ces lieux. Pourtant, le fuel ne manque pas pour l’hilarité. Acculer cet étranger dans un couloir quelconque en s’agrippant férocement à son intuition, dépassée par des faits qui ne la concernent même pas tout à fait directement. Et pourtant, elle est là à risquer le peu d’intégrité qu’il lui reste dans la brigade, en protégeant un fugitif au sein de cet établissement hospitalier. Bien que ses intérêts la tiennent bien éloignée de toute considération pour les lois, les crimes ou la morale, elle ne crache pas non plus sur le salaire ainsi que sur la nature de son job. Mettre à nouveau sa place en jeu pour le même homme la rend partiellement folle. Et tout aussi sûrement furieuse. L’envie de planter là l’inconnu se fait sentir tandis que le silence s’allonge avec les balbutiements du malheureux. La trentenaire roule littéralement des yeux en le voyant en proie à une confusion grandissante. Sa dégaine générale l’interpelle, il tient plus de la proie que du prédateur. Un constat qui s’avère troublant. Après tout, n’est-il pas un dangereux criminel ? Elle ignore ce qui l’a amené à se retrouver derrière des barreaux mais tout de même, il a réussi à s’en évader. Rien d’un saint mais cependant, toute son attitude transpire un malaise apparent. Sa bravoure d’un peu plus tôt n’a jamais semblé plus irréelle que maintenant. Joan se demande s’il joue un rôle. S’il cache son jeu. Sa méfiance l’oblige à garder sa paume à proximité du flingue. Juste au cas où. La sorcière n’a pas envie d’être dupée aussi facilement. Tant qu’elle n’a pas la confirmation de son identité, elle ne lui accordera pas le moindre crédit. Même quand elle l’obtiendra, ceci dit. Elle ne sait rien sur Eamon Grimes. Seulement qu’il a, de toute évidence, abandonné ses enfants. Et qu’il a blessé suffisamment son frère pour que ce dernier en vienne à s’effondrer chez elle, ivre. Un tableau peu reluisant. Rien qui n’encourage la confiance.

      D’un geste rapide, l’ex-détenu écarte son index. La fausse mafieuse l’assassine du regard. Pas aussi passif qu’il s’en donne l’air bien que son discours soit affreusement décousu, maladroit. La divorcée croise les bras sur la poitrine, fait en sorte de glisser une paume dans sa veste pour entrer en contact avec son arme tandis qu’il s’exprime enfin. L’ancien drogué confirme ses doutes et dès qu’il prononce le prénom de l’aîné, elle se sent délestée durant une poignée de secondes de toute lucidité. Les questions s’entrechoquent, les options aussi. Confuse, elle ne bronche pas pendant qu’il se met à la supplier. La fragilité et la vulnérabilité de cet homme heurtent ses cheminements avec âpreté. Est-ce vraiment là le benjamin de son amant ? Les différences s’amoncellent, les séparent en tout point. Ses pensées vagabondent vers son propre frère et elle en déduit l’évidence. Eux non plus ne partagent pas grand-chose, des traits à la personnalité. L’appartenance ne fait pas d’eux des clones. Néanmoins, la critique se fait tout de même acide et ça, pour plusieurs raisons. « Ouais bonne idée, ferme-la. Tes couinements me filent la migraine. » Elle s’est mise à faire les cents pas sans s’en apercevoir, entraînée par son chaos interne. Le déluge se poursuit alors que les mots dépassent comme toujours, sa pensée. « Putain de merde, mais t’es vraiment con ? J’hallucine. Tu te pointes ici, comme ça ? Pour cette raison en plus ?  Ça pue l’ironie ta foutue histoire. T’es le paternel qui a pas eu les couilles d’assumer ? Ouais bon, je sais rien de votre merde en vrai. Mais j’étais là quand ça s’est produit. Et t’es qu’un enfoiré pour avoir… » Mis Declan dans cet état. La milicienne se mord les lèvres. Franchir les limites de la bienséance ou du bon sens ne la dérange pas plus que ça au fond. Mais se dévoiler trop, offrir trop d’indices à son vis-à-vis par contre, c’est une toute autre histoire. Sa pudeur la rattrape à un moment tout à fait inopiné. Nerveusement, elle réajuste sa position, consciente de s’être rapprochée à plusieurs reprises de sa cible dans l’optique de la bousculer. Elle n’en fait rien, balance ses mains en tous sens pour canaliser la rage éprouvée autant que la frustration. « Rah putain mais j’en reviens pas. T’as eu un sursaut de conscience ? Tu t’es souvenu que t’étais un père ? Comment ça se passe ? » Un grognement et elle s’immobilise.

      Ses cheveux basculent derrière ses épaules tandis qu’elle relève le menton pour rencontrer les prunelles adverses, y dénicher un désespoir pour lequel elle n’éprouve pas encore la moindre compassion. « T’es en train de me dire que ton frère, le mec qui a la garde de ta marmaille te veut pas ici et que je dois t’aider à aller le voir malgré tout ? Qu’est-ce qui te fait croire que je le ferai ? Y a pas marqué assistante sociale sur ma gueule. » Il désapprouverait sans doute. Sans doute. Elle n’en sait rien. Elle ne sait rien de leur relation. Elle ne possède que de rares bribes allouées par son état de la dernière fois, sur les hypothèses à tirer de son absence. De la responsabilité que le tueur à gages a endossé. Tout ça la dépasse. Elle ne devrait pas s’en mêler mais elle s’entend lui faire une promesse qu’elle n’a même pas anticipé. « Je vais pas te vendre à la milice, alors te fais pas dessus. » Parce qu’elle ne veut pas que ça retombe sur Declan, principalement. Parce qu’elle se met à la place du métamorphe et que jamais, elle ne voudrait qu’Ezekiel soit envoyé dans l’arène. Peu importe la nature de ses crimes, peu importe leur relation chaotique, trop souvent haineuse. Jamais, elle ne pourrait le laisser courir droit à sa perte de la sorte. Il doit en être de même pour le changeur. Jugement apposé par sa seule expertise, elle la fait devenir la seule vérité potable. Sa loyauté l’encombre tout à coup. Cependant, elle ne peut s’en défaire ou l’absoudre. C’est trop tard pour ça. Son attention se reporte sur son interlocuteur et un soupir décompose la quiétude factice. « Mais t’es assez con pour essayer d’aller voir le gosse hein même si je t’aide pas ? Putain de merde… » Les mains réceptionnent la tête un bref instant.

      Même si elle ne dit rien, il va se faire prendre à essayer de se faufiler pour voir le gosse. Elle aussi aurait couru au chevet de Jill s’il s’agissait d’elle. Mais tout aurait été différent. Elle ne l’avait jamais abandonnée. Peut-être qu’elle aurait dû la confier à un couple plus stable, à une mère plus forte. Ses yeux effleurent la silhouette voisine. Elle ne veut pas chercher à le comprendre, elle refoule cette esquisse d’empathie et rendosse son masque de mépris. L’idée qu’il voit l’état de son enfant, qu’il en souffre possède tout autant son attrait. Du moins, s’en convainc-elle. La curiosité n’est pas absente. Mais un dernier obstacle la préserve d’une alliance fortuite pour l’heure. « Et si Declan y est déjà ? Tu vas faire quoi hein ? » On va faire quoi ?  Elle ne peut prévoir sa réaction. Elle ne peut savoir ce qui se passe dans sa caboche. Ni ce qu’il en penserait. A force trop réfléchir, elle en a mal au crâne. « C’est encore une putain de merveilleuse soirée. Je sais pas pourquoi je me force encore à me sortir les miches du lit le matin, putain. » Pour la forme, elle frappe un mur proche de son poing et jure un peu plus entre ses dents serrées. Encore une fois, elle est piégée. Encore une fois, elle se maudit. Encore une fois, elle sait qu’elle va sûrement céder. Parce qu'elle aurait l'impression de l'abandonner, lui et pas celui qu'elle toise avec tout son dédain.

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      Dernière édition par Joan C. Valentine le Ven 17 Juin - 0:53, édité 1 fois
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      MessageSujet: Re: This misery is weightless as a stone [PV Eamon]   Mer 15 Juin - 19:11


      Je finis par me taire, gêné comme jamais, incapable d’avoir un discours cohérent, comme à mon habitude. Impressionné face à la trentenaire, je ne parviens pas à distiller la confiance que je prétends avoir. D’un regard perçant, trop plein d’espoir, je l’observe une seconde, une seule, avant que sa verve ne m’atteigne et me force à baisser les yeux. Le sol semble avoir un attrait tout particulier alors que l’impression d’être face à Declan me prend une seconde. Sa façon de parler, le discours qu’elle tient, tout me fait penser à mon grand frère et je grimace un peu plus alors que les mots s’écoulent si facilement de ses lèvres. Tout ce quelle dit, elle le tient forcément de l‘homme que j’admire tant. Le reflet de ce qu’il pense de moi plante une dague cruelle au fin fond de mon cœur et je le sens se serrer doucement alors qu’une boule douloureuse se forme dans mon estomac. « Pour avoir ? » La question m’échappe de façon incongrue, mais sa phrase coupée me frustre bien trop pour ne pas l’interroger à ce sujet. Et puis une seconde vient se dresser insidieusement contre mes lèvres. Je ne la pose pourtant pas, me contentant de croiser les bras, dans un mimétisme étonnant. J’essaye par mes gestes de calquer les siens, simplement pour me sentir un peu plus à l’aise. Comme pour lui voler un peu de la confiance en elle dont elle irradie à chaque fois qu’elle s’approche de moi. Mon souffle se bloque à chaque fois, pour ne revenir qu’à son éloignement. Cette fille me fait peur, de part son agressivité, son discours si précis et son jugement si sévère. Comme un enfant, je me referme lentement, pour devenir complètement hermétique à ses paroles. Je sais qu’elle m’agresse, qu’elle m’accuse, comme Declan peut le faire et je ne suis pas tout à fait près à entendre de nouveau ce discours.

      Alors je voudrais hurler, lui crier de se taire pour me laisser m’exprimer, de cesser de me juger pour me laisser souffler une seconde. Ces réprimandes perpétuelles me plongent dans un malaise constant, qui m’enfonce un peu plus dans mes erreurs. Inconsciemment pourtant, même si je ne veux rien entendre d’elle, même si je ne veux pas la laisser me juger, je finis par hocher la tête lorsqu’elle me pose une question, puis une seconde fois à sa supposition. Lèvres pincées, je suis incapable de plus. Seul mon regard exprime encore mon désespoir. Seul mon espoir résonne encore dans mes prunelles. Les deux se battent inlassablement et me donnent probablement l’air d’un idiot. Je ne me démonte pas et fini par redresser les épaules face à elle. Je gagne quelques centimètres, sens ma respiration se débloquer légèrement, juste assez pour me redonner un petit coup de fouet. « Si Declan est déjà là, je n’entrerais pas et je te laisserais tranquille. Mais s’il est pas là… Enfin voilà. » Je lâche une phrase complète alors que mon palpitant s’emballe aléatoirement. Proche de l’asphyxie, je reste tout de même assez lucide pour revenir sur quelques points, même si les mots qu’elle a employés sont douloureusement fichés dans mon épiderme. « Tu ne sais rien de moi. Rien des raisons qui m’ont poussé à partir. Rien de notre relation avec Declan. Garde tes grands discours pour quelqu’un qui en a quelque chose à foutre. » Pitoyablement, je tente de garder contenance et la face devant elle. Je ne sais si mon illusion est assez correcte, mais je me sens légèrement plus confiant alors que ma tirade touche à sa fin. Mes poings qui se serrent et desserrent frénétiquement sont pourtant une preuve de mon inconfortable position.

      Je ne peux l’agresser à mon tour. Tout simplement parce que j’ai besoin d’elle. Alors je garde mes mesures, m’empêchent d’être totalement désagréable. Et puis la peur que je ressens à son égard est bien réelle et je ne voudrais pas réveiller le démon qu’elle semble pouvoir être. Je garde donc pour moi la plupart des choses que je voudrais dire, pour finalement me contenter de reprendre, la voix un peu plus tremblante après cette prise de confiance inopinée. « Pour info… J’ai jamais oublié mes gosses. J’ai jamais rien oublié. Et j’en ai rien à foutre que tu m’penses être un enfoiré ou j’sais pas quoi. Ca te regarde pas d’façon. Tout ce que je veux, c’est voir Keane. » Lèvres pincées, je la regarde une seconde, puis détourne les yeux, avant de revenir rapidement dans les siens. Je me dois de conclure, juste pour ne pas le regretter ensuite. « Je peux pas commencer à me repentir, si j’ai aucune chance de l’faire. » Toujours le dos au mur, je fronce le nez, en une moue incertaine, incapable de rester totalement impassible face à cette furie faite femme.

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        MessageSujet: Re: This misery is weightless as a stone [PV Eamon]   Ven 17 Juin - 2:35

        L’image qu’elle s’était fait de cet homme, s’oppose en tout point à la personne lui faisant face. Elle a eu le temps, l’occasion de brosser un portrait tout à subjectif de ce petit frère absent. Trop souvent, elle lui a prêté les traits de Declan, le même timbre, la même stature. Inconsciemment, sans doute, elle lui a inventé le même genre de caractère revêche, le visualisait comme quelqu’un faisant front, qui ne semble avoir peur de rien ou personne. Sentiment amplifié par son arrestation, par l’état du métamorphe à la suite de leur échange. Désormais, elle s’interroge réellement. Comment quelqu’un d’aussi peu vindicatif a pu abattre aussi radicalement le changeur ? Joan le voit se ratatiner à mesure qu’elle déploie sa rage. Presque déçue au fond, qu’il ne l’entretienne pas d’un comportement déplacé, qu’il ne justifie pas le fait qu’elle ait déjà choisi de le mépriser sans même le connaître. Juste par principe. Juste par loyauté. Non, il semble plutôt accuser ses mots, les accepter peut-être. Il ne la contredit pas, ne laisse rien paraître si ce n’est son inconfort. Il doit regretter s’être adressé à elle. Regret qu’elle compte bien amplifier car il la place dans une position extrêmement délicate. Partagée entre le devoir, l’envie et les conséquences possibles. Si elle avait plus d’éléments en sa possession, peut-être qu’elle pourrait prendre une décision plus facilement. Sa capacité à analyser les événements, à les traiter avant d’agir, ne se manifeste que trop rarement. A vrai dire, elle doute même de son existence. La solliciter pour cette situation lui est difficile, déjà bien trop guidée par l’émotionnel pour s’imposer un raisonnement bêtement cartésien. Tellement de contre, si peu de pour au fond. Mais il suffit d’un seul détail pour faire basculer ses résolutions. Il tient en six lettres. Irrationnel dans chaque nuance.

        Après avoir subi son acidité, elle croit qu’il va déguerpir sans même demander son reste et ne sait toujours pas si elle va le rattraper ou non à la suite. C’est alors qu’il se redresse et la surprend en répliquant enfin. Un peu de verve pour animer le débat, bousculer davantage la sorcière. Au moins, il n’est pas aussi passif qu’elle le craignait. Il a de la ressource cachée sans nul doute. Après tout, il faut du courage pour oser se présenter dans un établissement gardé par la milice. Ça, elle peut le respecter. Pour le reste, elle n’est pas prête de le pardonner ou de l’excuser. Quand bien même elle n’a pas d’avis à donner, ni de jugement à porter. Elle s’octroie tous les droits.

        La scène qu’il lui dessine la fait partiellement rire. Et cette fois-ci, elle ne se gêne pas pour exprimer l’hilarité. « C’est ça, ouais. Tu vas faire quoi s’il est là au juste ? Errer dans le couloir en attendant que le premier con qui passe par là, te chope et te renvoie à la case départ ? Tu te crois dans une putain de partie de monopoly, mec ? J’en reviens pas que tu sois là, tranquille.  T’as pas le cerveau à l’endroit ? » Exaspérée, la trentenaire soupire, détourne son attention pour fixer la porte, croit percevoir des bruits. Aux aguets, elle se tient prête à agir, repère très vite une pièce adjacente qu'elle pourra utiliser au besoin. Dans laquelle, elle pourrait propulser le fugitif. Cette pensée lui confirme qu’elle ne pourra pas s’empêcher de vouloir le protéger instinctivement. Étendant sa fidélité à l'ainé au benjamin de la fratrie. Pourtant, elle n’a pas manifesté la même indulgence pour Nymeria. La culpabilité pèse sur sa poitrine. D’autant plus qu’elle commence à se faire une raison sur ses aveux. Ce qui rend son geste encore plus odieux. Qu’est-ce que Susanna a pu penser de sa jumelle ? Chiara, la douce, envolée, détruite par cette seconde existence.

        L’esprit totalement égaré, elle ne revient sur terre que pour cueillir les propos qu’elle juge déplacés de son acolyte. Elle se retient de lui agripper le col, de le balancer contre le mur. De le malmener pour ce qu’il ose lui dire. Pour se faire, elle crispe chacun de ses muscles, serre les poings. Il a raison, elle le sait. Ce qui ne la calme pas. « Ouais bah je sais que t’étais pas là pour le protéger ce foutu môme. Pendant que ton frère était prêt à crever pour qu’ils survivent tous les deux. Mais t’as raison, ouais pourquoi je gâche ma salive, t’en as rien à foutre de ça aussi. » Forcément. Elle ne peut pas voir son amant autrement que comme la victime. Elle se refuse à le voir autrement. C’est plus simple comme ça. Et elle aime la simplicité. Son vis-à-vis lutte pour se faire entendre, elle balaie toute sa plaidoirie d’un revers de main immédiatement. « Putain, je sais pas si t’as le droit de réclamer ça. Puis, si ça me regarde pas, pourquoi t’as besoin de mon aide, hein ?» Un ricanement avant qu'elle ne secoue ses paumes vers le ciel, marquant son agacement de la sorte. « C’est pas à moi de te la fournir ta putain de chance, bordel. » Ses yeux se plantent sur la source de cette contrariété. Ses cheminements deviennent de plus en plus confus.

        Finalement, à bout de nerfs, elle renonce à combattre son intuition. Après tout, le gosse a aussi le droit de voir son père. Quand bien même ce dernier l'ait abandonné. Elle pense à son propre père et à sa relation chaotique avec Ezekiel. « Putain, je sens que je vais le regretter. T’as intérêt à m’obéir et à me suivre, pigé ? Tu te la fermes si quelqu’un approche, tu me laisses causer. » D’un pas décidé, elle s’approche de la porte menant à la cage d’escaliers, pose sa paume sur la poignée. « Je fais pas ça pour toi, j’en ai rien à secouer de ta prétendue rédemption. Et t’auras pas intérêt à rapporter ça à Declan. Je t’assure que tu veux pas savoir ce qui peut t’arriver si tu te fous de ma gueule. » Son regard le toise, devient menaçant avant qu’elle ne tire la paroi vers elle et qu’elle fasse un signe nonchalant à son comparse. « Faut qu’on monte. Y a sûrement d’autres mecs postés près de la chambre du gosse. Tu me laisses gérer sinon tu te démerdes, je te préviens. » Elle attend ensuite qu’il passe devant elle, pour être sûre de l’avoir toujours en visuel. Incapable de lui accorder la moindre confiance. Incapable de le juger assez stable pour ne pas tout faire foirer. Hors de question qu’elle soit reconnue complice. Hors de question de se faire choper. Hors de question d'attirer des ennuis à la seule personne qui les relie. Pour le meilleur mais surtout, pour le pire.    

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        MessageSujet: Re: This misery is weightless as a stone [PV Eamon]   Jeu 23 Juin - 19:33


        Impressionné face à cette femme que je ne connais pourtant pas, je me pare d’idiotie et continue à m’enfoncer dans mes discours incohérents et inutiles. Je sais pourtant, que mes raisons d’être ici sont légitimes, qu’elle devrait m’aider, pour le bien de tout le monde. Tout autant, je sais que Declan ne voit pas les choses de cette façon et visiblement, c’est la même chose pour la brune. Debout face à elle, j’hésite quand à la marche à suivre. Probablement devrais-je partir et chercher une autre façon d’entrer dans la chambre de mon petit bout. La meilleure des idées, mais qui ne traverse même pas mon esprit fatigué par la prison et les échecs répétés. Cette femme, est ma meilleure chance, peut être même la seule actuellement, alors dans un sursaut de courage, je finis par me redresser et lui dire ce qui traîne sur mon cœur. Tentative ratée pour la rassurer, l’aider dans son choix et lorsqu’enfin je termine, je me donne aussitôt l’impression d’avoir creusé un peu plus ma tombe. L’espoir pourtant, ne quitte pas mes yeux, mon cœur s’emballe et danse comme jamais, alors que j’attends son agressivité, que je pense être monnaie courante chez elle. Elle ne tarde pas, m’abreuve de ses propos sans que je n’y réponde rien sur le coup. Après tout elle a raison. Aucun plan, pas la moindre idée, je suis venu ici, sans savoir comment faire pour arriver à mes fins et l’entendre dans sa bouche, fais sonner le tout encore plus ridicule. « Parce que tu crois vraiment que je suis tranquille ? » La réponse a finalement fusé, trop claire dans ma tête pour y être conservée plus longtemps. A son instar, je tourne la tête, entend les bruits qui lui font peur et sursaute malgré moi. De nouveau, mes poings se serrent et se desserrent, dans une agitation terriblement visible. L’impression malsaine, de devoir retourner en prison aujourd’hui, ne me quitte pas une seconde alors je coule un nouveau regard vers elle, probablement encore plus pitoyable que le précédent, quand elle reprend la parole.

        J’accuse le coup, prend chacune de ses attaques personnellement, encore une fois, je sais qu’elle n’a pas tort. Pas entièrement. Je me refrogne pourtant, à l’image d’un âne trop fier, qui se refuse à avancer. Le Grimes que je suis, refuse de la laisser entrer sur ce terrain glissant qu’est la famille, d’autant plus lorsqu’elle ne dispose que d’une seule version. La bonne probablement, mais cela, jamais je n’oserais l’avouer. « Ouais beh… Comme c’est pas à toi d’me dire que j’ai pas l’droit de réclamer ça. Merde quoi, tu t’prends pour ma mère ? Tu ne sais que ce qu’il t’a dit hein ? On t’a jamais dit qu’il y a toujours deux faces sur une pièce ? » Une seconde, je prends l’air revêche, mais je me sais peu crédible alors j’abandonne cette façade, pour me contenter d’une image déterminée. Avec ou sans elle, je verrais mon fils, peu importe les dangers que je pourrais rencontrer. Cela, probablement le sait elle, puisqu’elle semble soudain rendre les armes. Sa déclaration, je l’accueille avec un soupir de soulagement, qui apaise une seconde mon palpitant tourmenté. Plus qu’un guide, je viens de trouver une protectrice, pour me mener à mon graal. Au fond, je ne suis pas certain d’être préparé à le voir si mal, si blessé, mais peu importer. Il n’est plus temps d’avoir peur. Tout comme je ne dois plus céder à l’impulsion de la fuite. Certes, elle semble si douce, si agréable, si salvatrice, mais il est hors de question que je me trouve en dehors des murs poisseux de la prison, sans risquer cette liberté pour Keane.

        D’un hochement de tête positif, j’accueille sa remarque, avant de pincer les lèvres, visiblement agacé. « T’as besoin d’montrer les crocs ? J’vais t’écouter, j’vais pas prendre d’initiatives et j’vais pas t’prendre pour quelqu’un d’bien. Promis. » Mes derniers mots, je ne les pense pas une seule seconde. Probablement n’agit-elle pas pour moi, en m’aidant aujourd’hui, mais le résultat est le même. Je vais pouvoir revoir le gamin et ça, c’est le plus important. A son signe, je m’engouffre dans les escaliers et hoche de nouveau la tête au passage. Bien docile, je ne compte pas désobéir à ce cerbère, bien trop effrayé par sa personne pour l’oser. Marche après marche, je gravis l’escalier sans fin, le cœur de plus en plus lourd. Derrière moi, je sens le regard de la brune, dont la présence me donne le courage d’avancer un peu plus. Tout simplement parce que je ne peux faire demi tour pour me heurter à ses moqueries probables ou ses insultes. « Tu peux le faire. Calme toi… » que je finis par lâcher, alors que devant moi se dresse la porte de l’étage suivant. Ma main se pose sur la poignée, mais je ne l’enclenche pas. Je préfère couler un regard interrogateur vers elle, trop indécis pour prendre la décision de pénétrer dans le couloir.

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          MessageSujet: Re: This misery is weightless as a stone [PV Eamon]   Jeu 30 Juin - 21:53

          Cette situation surréaliste ne cesse d’étonner la milicienne. Ses propres réactions la désarçonnent. Elle ne sait tellement pas ce qu’elle fait, qu’elle s’en inquiète à moitié. Et ça ne lui ressemble pas de s’en faire. Tout se complexifie forcément avec l’attachement. C’est bien pour cette bonne raison qu’elle a toujours évité tout rapprochement. La brune aime la simplicité, l’affectionne dans tout ce qu’elle a de plus constant. Oui, non. Blanc, noir. Mais depuis qu’elle s’est fourrée dans ce pétrin sans trop savoir comment, les peut-être s’immiscent dans son esprit, y imposent un doute qu’elle ne supporte pas. Hors de question qu’elle se mette à voir du gris là où elle se buttait jusqu’alors à voir du noir. La hargne maintenue et la patience s’émiettant naturellement, il faut résoudre ce problème le plus rapidement possible. Et donc, l’amener auprès du gosse pour mieux déguerpir ensuite avant d’offrir trop de place aux raisonnements à parachever, aux conclusions à tirer. La nervosité de son interlocuteur ne lui permet pas de relativiser autant qu’elle le souhaiterait sur ce qu’elle s’apprête à faire. Combien de fois devra-t-elle mettre sa carrière en danger pour cette famille ? Il n’y a qu’elle à blâmer pour ça. Elle le sait. Ce qui l’agace davantage. Et la rend encore plus irascible. Manque de chance pour le fugitif. « Je t’avoue que j’en ai rien à foutre de la seconde face. Mais alors totalement rien à carrer. Je te connais pas, j’ai même pas envie de te connaître. T’étais pas là, on t’a jamais dit que les absents ont toujours tort ? J’ai rien à voir avec vos merdes mais ça empêche pas que j’ai mis mes miches en danger pour tes gosses, mec. Autant que ton frangin. Les faits sont là alors la ramène pas. » Ne t’en mêle plus, Valentine. Un terrain houleux dans lequel elle ne ferait que s’enliser. Défendre davantage Declan serait sans doute une mauvaise idée. Ne ferait qu’aggraver ce qu’elle a déjà débuté malgré elle. Son ignorance des faits l’oblige de toute façon à ne pas poursuivre sur ce thème particulier. Pour l’instant du moins.

          Remonter les escaliers, atteindre l’étage et trouver la chambre. Facile. Trop facile tant qu’on omet la présence de l’ennemi public numéro un. Ses yeux roulent, toisent les cieux tandis que son acolyte se permet une remarque qui lui donne sincèrement l’envie de le planter là. Ou de lui en coller une. Elle n'arrive pas à se décider mais ne peut de toute façon pas assouvir cette envie. « Et toi, t’as besoin d’être aussi mou du genou hein ? » Plus revêche que jamais, son ton tente d’imposer son autorité. Elle ne donne pas chère de sa peau en le voyant aussi peu préparé à cette ascension dans les entrailles du complexe hospitalier. Pour sûr, il pourrait très vite saboter leur infiltration. Sentiment qu’il renforce en s’exhortant seul au calme devant leur seule issue possible. Joan sait qu’elle ne va rien arranger mais ses nerfs lâchent abruptement devant ce manque évident de self control et d’audace. « Putain mais t’es sûr que vous appartenez à la même famille ? Même ta sœur en a dans le froc quoi. Allez pousse-toi de là, la mauviette. » Les doigts éjectent la main du cadet Grimes de la poignée. Elle pousse la porte, s’insère dans le couloir et analyse très vite les lieux. D’un mouvement de main, la sorcière ordonne à son complice de rester là où il est. « Je vais virer les nuisibles. Je reviens te chercher après. Tu bouges d’un chouïa et je te jure que tu le regretteras. » Un regard sévère pour soutenir les menaces. Aucune once de confiance pour cet homme. Pas la moindre. Et ce en raison du peu d’informations qu’elle possède sur lui.

          La fausse mafieuse fait le tour, déniche une sentinelle postée non loin de la pièce convoitée. Un autre de ses collègues. Elle peut opérer de deux façons différentes. L’idée de détourner son attention est alléchante mais insuffisante. Alors elle opte pour le baratin. Pas douée dans l’art du mensonge ou dans l’art du spectacle. La comédie n’a jamais été un talent. Elle met plus de quatre minutes à le convaincre de quitter son emplacement, prétextant prendre la relève, éludant allégrement sur les raisons de cette manœuvre. Un membre de la brigade placé mine de rien en civil, dans la chambre. Sceptique, il finit par décamper après deux injures bien placées de la brune, pour se poster à l’endroit qu’elle lui a indiqué. Loin d'eux. Pratiquement certaine qu’il ira en référer à son collègue par la suite mais peu importe. Burton la couvrira. Elle s’en assurera.

          La jeune femme repart d’un pas rapide jusqu’à la cage d'escaliers pour y déloger l’intrus. « Allez viens. » Elle tient la paroi pour le laisser entrer, le pousse un peu de l’épaule pour qu’il accélère le pas et le bouscule littéralement afin qu’il pénètre dans la salle plus rapidement encore, oubliant carrément de vérifier la présence ou non du métamorphe. Elle referme derrière elle et se retourne assez abruptement. La vision chaotique du garçonnet emballé dans ses bandages la tétanise durant une poignée de secondes. Le poids de la culpabilité pèse sur sa poitrine, les souvenirs affluent et la ramènent à cette nuit catastrophique. Des marmonnements lui échappent alors. « Bordel de merde. Il blaguait pas. » Les sourcils arqués par la peine ressentie, la trentenaire s’avance vers le lit et se penche sur les dégâts. Sa compassion pour le changeur se multiplie aisément. Le regret s’allonge, elle peut facilement visualiser sa silhouette avachie sur la chaise à proximité, écroué à son anxiété pour le convalescent. La divorcée observe un peu plus les traits de l’enfant, avance les doigts pour écarter des bandelettes mais se ravise finalement. Un soupir lui échappe. Elle pourrait le guérir. Mais ça soulèverait trop de questions. Peut-être qu’elle en serait même pas capable. De toute façon, elle n’est pas seule. Ses prunelles se redressent vers le père du cadet. Aucun reproche à formuler, elle ne les adresse déjà plus qu’à elle. Elle s’installe sur le siège proche sans un mot, absorbée à nouveau par la contemplation de ce corps frêle, calciné, par ses pensées déchaînées. Et par la perspective de le sauver.

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